Archive pour le Tag 'France'

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Vendredi : un jour férié en France ?

Vendredi : un jour férié ?

 

C’est traditionnel, le vendredi c’est la disette pour les informations économiues ; Au menu des média :  les infos réchauffées de la veille, la météo, les faits divers et le sport (c’est bien d’en parler, c’est bien aussi d’en faire). Le temps que les journalistes se remettent au boulot, il faudra attendre lundi après-midi pour reparler sérieusement de la vie économique et sociale. C’est la France depuis des 35 heures, le vendredi est devenu un jour férié ; témoin la fréquentation record des gares dès le vendredi matin. Idem pour le taux de lecture des infos, à peu près divisé par deux. Curieux pays qui se plaint à juste titre de son manque de compétitivité, de sa croissance exsangue, de ses records de chômage, de ses déficits et pourtant qui pratique la semaine de 4 jours. Sur le plan sociétal, rien à dire, une semaine de deux  ou trois jours serait apprécié mais il y a malheureusement l’environnement concurrentiel et les usines françaises ferment les unes après les autres. Du coup, il faut boucher les trous financiers, avec un record mondial de prélèvement obligatoire ; la fiscalité tue alors consommation et l’activité. Un sujet évidemment tabou, politiquement très incorrect ; pas question de dire que la France ne travaille pas assez. Le sujet n’est vraiment pas sexy pour faire la une. Et pour les politique, vraiment pas un argument pour se faire élire. Pourtant c’est facteur explicatif dominant du déclin économique (avec le manque de formation, d’innovation et d’investissement). Il y a une cinquantaine d’années on travaillait  10 à 12 heurs par jour dans beaucoup de métiers avec seulement un jour de repos hebdomadaire. C’était peut-être beaucoup mais c’est ce qui a pu donner naissance aux trente glorieuses. Entre les conditions sociales d’il y a 50 ou 100 ans et celles aujourd’hui, il y aurait peut-être un équilibre à trouver car on ne peut répartir que la richesse nationale produite, le reste est incompétence et démagogie.

Libre-échange UE-Etats-Unis : pas d’accord de la France

Libre-échange UE-Etats-Unis : pas d’accord de la France

 

A la veille d’une réunion des ministres du Commerce extérieur de l’UE où les Etats membres doivent décider s’ils accordent ou non un mandat à la Commission pour négocier un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a annoncé que la France devrait s’y opposer dans une interview à Libération daté de jeudi. « La France ne donnera pas mandat à la Commission si celle-ci persiste à mettre la culture dans le champ de la négociation », a prévenu la ministre qui « considère que, sur ce point, la Commission fait une erreur tactique. Elle prétend en effet que si l’on arrive avec cette exception, les Américains viendront avec les leurs ».   »Si on n’exclut pas, d’entrée de jeu, la culture, il y a un risque que les services culturels deviennent l’otage de la Commission, une monnaie d’échange. Or l’exception culturelle ne se négocie pas », a-t-elle poursuivi. Mme Bricq a reconnu que la Commission pourrait passer en force malgré le refus de la France. Elle « est bien passée outre le refus allemand pour imposer temporairement des mesures antidumping sur les panneaux solaires chinois », a-t-elle précisé.

Libéralisation contrôle aérien : la France et l’Allemagne demandent la suspension du projet

Libéralisation contrôle aérien : la France et l’Allemagne demandent  la suspension du projet

La France a demandé  à la Commission européenne, en accord avec Berlin, «de surseoir à son projet de libéralisation» du contrôle aérien, qui a provoqué un mouvement de grève des aiguilleurs du ciel en France. Ce mouvement – qui va sérieusement perturber le trafic aérien pendant trois jours – fait consensus, à la fois du côté des syndicats, mais aussi à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), ainsi qu’au ministère des Transports. «Avec mon homologue allemand, Peter Ramsauer, nous avons remis un mémorandum au commissaire (Siim) Kallas pour lui demander de surseoir à ce type de libéralisation», a déclaré le ministre sur RTL. «Il y a un projet de la Commission de séparation des fonctions de régulation et de contrôle (…) qui est de nature à remettre en cause ce qui fait notre particularisme et notre efficacité, et qui est vivement contesté par les syndicats», a-t-il poursuivi, en ajoutant que «la France ne soutient pas cette nouvelle initiative de la Commission européenne.»  La proposition de modification du règlement ciel unique, dit «ciel unique 2+», initié par la Commission européenne, a déclenché la colère des syndicats des contrôleurs aériens qui ont entamé mardi une grève prévue jusqu’à jeudi. Le projet de la Commission européenne conduit à éclater les fonctions qui sont assurées en France par la Direction générale de l’aviation civile (fonctions de régulation, de surveillance et de prestations de service navigation aérienne) et à mettre en concurrence les fonctions support du contrôle aérien. Le ministre souligne que l’aviation civile est seulement en train d’appliquer un règlement européen datant de 2009 créant un ciel unique et une coordination entre les différents services d’aviation civile «qui n’a pas encore porté tous ses fruits en terme d’efficacité du système pour les usagers.» La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a indiqué que 1800 vols avaient été annulés en France mardi.

 

Japon-France un « partenariat d’exception »

Japon-France un « partenariat d’exception »

La France et le Japon ont inauguré vendredi un « partenariat d’exception » sur la politique internationale, l’économie et la culture, lors d’une visite d’Etat du président François Hollande qui s’est appuyé sur les « Abenomics » pour appeler l’Europe à doper sa croissance.  M. Hollande et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont précisé vouloir adopter des positions communes sur de grands enjeux internationaux, accentuer les coopérations économiques en favorisant les collaborations industrielles et amplifier le rayonnement culturel des deux pays.  Cette visite d’Etat, une première pour un président français au Japon depuis 17 ans, permet de créer « une ambiance nouvelle » et constitue « une étape supplémentaire » de l’amitié franco-japonaise, s’est réjoui François Hollande lors d’une conférence de presse conjointe.  Confrontés en janvier à une prise d’otages en Algérie sur le site gazier d’In Amenas (sud), les deux pays prévoient une enceinte de dialogue « 2 + 2″, avec leurs ministres des Affaires étrangères et de la Défense.   »Nos deux pays doivent prendre le leadership pour la paix et la sécurité », a souligné M. Abe.  Jeudi, ce dernier avait appelé la France, « grande puissance maritime », à collaborer avec le Japon « à l’heure d’un changement des conditions de sécurité dans la région Asie-Pacifique », une allusion indirecte à la Chine dont l’activité croissante dans la région inquiète Tokyo.  Par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui accompagne M. Hollande au Japon, Paris a toutefois déjà prévenu que la Chine constituait « un partenaire incontournable » de la France.  En matière économique, « nous devons ensemble susciter l’innovation et profiter des opportunités de croissance », a jugé M. Abe, dont la politique de relance budgétaire et d’assouplissement monétaire suscite un vif intérêt côté français, en pleine récession et cure d’austérité européenne.

 

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros en avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.  Si les recettes fiscales sont globalement stables par rapport à la même période de 2012, leur évolution, avec un recul des taxes directement liées à la consommation, semble moins favorable que dans les dernières prévisions du gouvernement présentées mi-avril.

Hollande : « la politique au Japon est bonne » ; oui mais pas celle de la France !

Hollande : « la politique au Japon est bonne » ; oui mais pas celle de la France   !

 

En Allemagne, Hollande félicite la politique d’austérité, au Japon la politique monétaire très accommandante ; en France il ne fait rien mais c’est l faute à l’Europe. En visite d’Etat au Japon, le président français a salué les « Abenomics », train de mesures lancées par le Premier ministre nippon pour relancer le pays notamment fondé sur une baisse du yen, au risque de relancer une « guerre des monnaies ». « Le fait qu’un pays décide, comme le Japon, d’en terminer avec la déflation est une bonne nouvelle pour l’Europe (…) Je souhaite que la politique du Japon réussisse », a dit le président français lors d’une conférence de presse avec le chef du gouvernement japonais. A la question de savoir si cette politique était transposable dans une Europe en crise, et notamment dans une France en récession, François Hollande a évoqué des « situations différentes ». « La France est dans la zone euro, solidaire de ses partenaires, agissant avec eux (alors que) le Japon peut décider de sa politique monétaire souverainement », a-t-il rappelé. « Les règles en matière de budget ne sont pas non plus les mêmes », a-t-il poursuivi. « Il n’y a pas, que je sache, une commission asiatique », équivalent de la Commission européenne, qui supervise les politiques menées dans les pays de la région. « Chacun dans son contexte doit faire la meilleure politique économique », a dit François Hollande, pour qui « la confiance » reste la clé d’une relance de l’économie mondiale. A l’occasion de la visite d’Etat de François Hollande à Tokyo, France et Japon ont signé un « partenariat d’exception pour promouvoir la sécurité, la croissance, l’innovation et la culture ».

 

Croissance France : recul en mai

Croissance France : recul  en mai

L’activité dans le secteur privé français s’est à nouveau contractée au mois de mai, le secteur manufacturier connaissant cependant une légère amélioration par rapport à avril, selon les premières estimations PMI publiées aujourd’hui par Markit. L’indice composite flash, qui combine l’industrie et les services est resté stable à 44,3, se maintenant nettement sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction.  L’indice manufacturier a progressé à 45,5 après 44,4 en avril, atteignant son plus haut niveau depuis neuf mois et dépassant les attentes des économistes qui prévoyaient en moyenne un indice à 44,8.  L’indice flash des services est resté stable à 44,3, les économistes attendant en moyenne 44,5. Selon Chris Williamson, économiste chez Markit, l’activité dans le privé reste bien trop atone pour dire qu’un rebond de l’économie française est en vue. Les indicateurs PMI suggèrent selon lui que l’économie française, entrée en récession au premier trimestre, se contractera de 0,5% au deuxième.

 

Croissance France : nouvelle baisse dans l’industrie

Croissance France : nouvelle baisse dans l’industrie

Nouvelle contraction  du secteur manufacturier en France en avril de manière un peu moins marquée qu’au moins de mars, selon les données publiées jeudi par Markit. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier. L’activité du secteur manufacturier en France s’est contractée en avril de manière un peu moins marquée qu’au moins de mars, selon les données publiées jeudi par Markit. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier en France est ressorti à 44,4 en avril, conformément aux attentes, contre 44 en mars. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 dénote un recul.

 

IBM France : 1.200 postes menacés

IBM France : 1.200 postes menacés

IBM envisage de supprimer « plus de 1.200 postes » sur les 9.700 que compte le groupe en France, a-t-on appris mercredi de sources syndicales, à l’issue d’un comité central d’entreprise.   »La direction nous a dit que sa +réflexion allait vers une nécessité de supprimer plus de 1.200 emplois+ sur deux ans », a affirmé à l’AFP Pierry Poquet, délégué central Unsa, premier syndicat du groupe.  Cette information a été confirmée par Gérard Chameau, délégué central CFDT, qui a précisé qu’IBM allait s’appuyer sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour supprimer ces emplois.  Contactée par l’AFP, la direction n’a pas chiffré les suppressions de postes. Elle a cependant reconnu dans un communiqué qu’un travail était « engagé pour parvenir à la nécessaire adaptation d’IBM France aux demandes de ses clients ».   »Pour autant, aucune décision n’est prise concernant un éventuel plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) », conclut le communiqué.   »Il n’y a pas eu de véritable plan d’exposé aujourd’hui. Nous allons demander une expertise pour savoir si tout va vraiment si mal chez IBM et pour étudier l’impact psycho-social de ces suppressions sur le personnel restant », a indiqué Gérard Chameau.  Après avoir annoncé des résultats inférieurs aux attentes le 18 avril, le directeur financier d’IBM, Mark Loughridge, avait ouvert la porte à des suppressions de postes dans le monde.  Il avait précisé que le groupe consacrerait cette année près d’un milliard de dollars pour réduire les effectifs et que cela se ferait « comme l’année dernière », en dehors des Etats-Unis.  Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CFE-CGC et Unsa d’IBM ont dénoncé des « réductions incessantes d’effectifs » et « exigé » de la compagnie qu’elle « clarifie très vite les mesures qu’elle compte prendre pour qu’il n’y ait aucun licenciement en France ».   »Envisager de fonctionner avec autant d’emplois en moins ne peut qu’augmenter le stress et la souffrance au travail déjà élevés par le fait de la politique continue de réductions d’effectifs depuis plusieurs années », ont souligné les syndicats.  Pierry Poquet a rappelé « qu’il y a quinze ans, il y avait 26.000 salariés », contre seulement 9.730 aujourd’hui.  IBM emploie plus de 400.000 salariés dans le monde.

 

France : fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

France :  fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

 

Au même moment on a annoncé l’extinction définitive des hauts fourneaux de Florange et le vote du mariage pour tous. Tout un symbole des priorités de la politique de Hollande. Une excuse cependant, Hollande ne croyait pas que l crise serait aussi importante. ! Il y a de toute évidence un léger décalage entre les préoccupations de l’oligarchie politique et celles de la France profonde. Comme dit Rocard sur RTL ce matin, il faudrait que Hollande change de vision. Après 20 mois de lutte sociale et de polémiques, la Lorraine tourne mercredi une page de son histoire industrielle avec la mise à l’arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d’une stèle en mémoire des « promesses non tenues » de François Hollande.   »Pendant qu’on posera cette stèle, derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail », a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange.  Le gaz alimentant les quatre tours de chauffe encore en état de marche dans les deux cathédrales d’acier du site d’ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d’une procédure qui durera 48 heures.   »Ça veut dire qu’on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d’investir dans de nouvelles installations », analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l’usine à chaud, qui devrait être achevée d’ici fin juin, comprend l’arrêt et la consignation de toutes les installations de la « phase liquide » de Florange, ainsi que la mise en sécurité du site.  Cette fermeture d’une partie de l’usine, qui conserve ses activités dites à froid (packaging et automobile), était prévue dans l’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.  Ce texte prévoyait également qu’il n’y aurait aucun licenciement sec pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2.500 du site), 206 d’entre eux ayant atteint l’âge de la retraite depuis la signature de l’accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l’objet des prochaines négociations sociales.  L’accord prévoyait par ailleurs l’engagement d’ArcelorMittal d’investir 180 millions d’euros en cinq ans dans la filière à froid.   »Ces engagements seront tenus et j’en serai, avec le gouvernement, le garant », a assuré François Hollande en décembre.  Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d’avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec.  C’est ce qui a valu au Premier ministre Jean-Marc Ayrault d’être qualifié de « traître » par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des « Florange ».  Après l’abandon du projet Ulcos visant à réduire les émissions de CO2 dans le processus de fabrication de l’acier et dans lequel les salariés de Florange voyaient le dernier espoir de sauver les hauts fourneaux, ArcelorMittal a assuré qu’il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d’un nouveau projet baptisé Lis.  Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d’euros supplémentaires d’investissements dans ce programme par le biais d’un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts fourneaux.  En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange.

 

Soutien zone euro : un coût de 70 milliards pour la France

Soutien zone euro : un coût de  70 milliards pour la France

 

La France qui est endettée jusqu’au cou (vers les 100% du PIB en 2014) finance le soutien à l’euro et les pays en difficultés à hauteur de 70 milliards. Comment ? par l’emprunt évidemment et en supportant les charges d’intérêt. Autrement dit une politique monétaire très accommodante ou plus vulgairement l’utilisation de la planche à billets qui dévalorise pouvoir d’achat et épargne via l’inflation réelle actuelle et surtout future. Dans le programme de stabilité qui sera débattu demain à l’Assemblée nationale, Bercy évalue précisément l’impact des différents plans qui se sont succédé : aides bilatérales à la Grèce, soutiens à l’Irlande, au Portugal et encore à la Grèce, via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), et dotations en capital au nouveau Mécanisme européen de stabilité (MES), dont les premiers déboursements ont eu lieu au bénéfice de l’Espagne et bientôt de Chypre.  Dans le cadre du FESF, la dette des Etats (supportant la garantie du Fonds) est relevée à mesure des émissions du Fonds sur les marchés. Soit, pour la France (qui garantit le FESF à hauteur d’un peu plus de 20 %), une trentaine de milliards d’euros fin 2012, et 38 milliards prévus fin 2013. Dans le cadre du MES, les Etats apportent de substantielles dotations en capital - 16,3 milliards dans le cas de la France -, mais, ensuite, les émissions du MES ne pèseront plus sur les finances publiques nationales (ni sur le déficit ni sur la dette). La France a versé jusque-là 6,5 milliards d’euros en capital. Bercy estime que la même somme sera apportée cette année, avant une dernière tranche versée en 2014.  Au total, les plans européens d’assistance financière ont donc déjà eu un impact sur la dette 2012 de la France de 48 milliards d’euros (près de 2,5 points de PIB), qui monterait à 62,5 milliards fin 2013 avant de culminer à 68,7 milliards fin 2014. Les seuls flux de créances prévus ensuite (à partir de 2015) seraient positifs avec le début des remboursements de l’Irlande et du Portugal au FESF. Si d’autres Etats devaient être soutenus à l’avenir, cela se ferait via le MES, sans impacter davantage la dette française, sauf à ce qu’un Etat fasse défaut.

 

France : une lente agonie économique, sociale et politique

France : une lente agonie économique, sociale et politique

 

La  glissade vers le déclin est irréversible ;  d’abord sur le plan économique, toutes les prévisions macro économiques sont remises en question par la réalité. Hollande qui voulait être jugé en 2017 renonce même à son objectif d’équilibre budgétaire de 2017. Ne parlons pas du chômage et de sa perspective de renversement de la courbe des chômeurs en 2013. Il n’y a aura pas de croissance en 2013, la France connaîtra même une récession autour de 0.4% Les déficits publics vont s’aggraver (budget général, sécurité sociale, retraites, Unedic etc.) et pour boucher certains trous la fiscalité va encore augmenter en 2013 comme en 2014. Bref un vrai cercle vicieux ;  plus les prélèvements obligatoires augmentent et plus en la compétitivité, la croissance, l’emploi et aussi les recettes fiscales  s’écroulent .  ; Du coup plus d’autres solutions que d’inventer encore et encore des impôts nouveaux. Les usines vont continuer de fermer au même rythme, il  ya aura au moins 1000 chômeurs de plus par jour. Le mécontentement va encore monter, la chienlit est proche car il faut s’attendre maintenant à des mouvements de révolte sociale. Politiquement la situation est bloquée. La majorité actuelle ne disposer plus d’aucune crédibilité, ce sera donc le ni-ni, ou plutôt le « un peu, un peu »; un peu d’impôt, un peu d’austérité, et très peu de résultats. Hollande est élu jusqu’en 2017, aura-t- le courage de dissoudre l’assemblée ? Pas sûr , encore moins de démissionner ! Encore moins  ; Coté Europe, rien ne bougera cette années, i faudra attendre les résultats des élections allemandes de septembre. Si des décsion de relance sont prose ce ne sera pas avant 2014 avec effet pas avant 2015-2016. La gauche va s’accrocher au pouvoir car elle n’est pas prête de revenir aux affaires. La France va s’enfoncer dans une agonie économique, sociale et politique. D’autant qu’aucune perspective politique ou économique crédible n’émarge pour l’instant de la part des décideurs potentiels.

IBM France : au moins 1200 emplois menacés

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IBM France : au moins 1200 emplois menacés

La nouvelle est tombée ce jeudi après-midi. « La direction a la volonté de supprimer entre 1.200 et 1.400 emplois directs sur deux ans« , a affirmé Gérard Chameau, délégué central CFDT d’IBM. Cela représente environ 14% du personnel du géant de l’informatique dans l’Hexagone.  »On perd environ 500 personnes par an. Il y a quinze ans, nous étions 24.000″ (Aujourd’hui, ils sont 9.700) D’après le syndicaliste, ce plan devrait être annoncé lors d’un comité central d’entreprise le 24 avril. Une information confirmée par la CFE-CGC et Unsa : « On perd environ 500 personnes par an. Il y a quinze ans, nous étions 24.000« , déplore Pierre Poquet, délégué central Unsa. Aujourd’hui, le groupe emploie un peu plus de 9.700 salariés.  Selon Christian Berveglieri, secrétaire du CCE et représentant de la CFE-CGC, sur deux ans, il est possible d’éviter un plan social, en encourageant notamment les départs volontaires. Mais lui aussi concède que le chiffre est douloureux. « Si ce plan se confirme, dit-il, il faut qu’IBM précise comment on pourra fonctionner avec autant d’emplois en moins« . La direction pour le moment reste muette.

 

France : recul de croissance de 0.5% en 2013 pour l’observatoire BFM Business

France : recul de croissance de 0.5% en 2013 pour l’observatoire BFM Business

Comment, hors de portée une progression de 1,2% du PIB l’an prochain ? Oui, sauf choc qui infléchirait fortement la trajectoire de croissance de la France vers le haut. D’abord, si l’on scrute tous les baromètres avancés de l’activité, aucun ne dessine les contours d’une reprise à l’horizon des six prochains mois, si bien que l’année 2013 risque plutôt de s’achever sur une baisse de 0,3% à 0,5% de l’activité que sur l’augmentation 0,1% annoncée officiellement.  Tirons ensuite les leçons de l’histoire : Après les deux dernières récessions de 1993 et 2009, les reprises se sont effectuées à des rythmes de 0,3% à 0,4% au cours des trois ou quatre trimestres suivant la fin de la contraction. C’est au moins à ces rythmes que devra croître le PIB pour atteindre l’objectif de croissance de 1,2% fixé par Bercy. Or de tels rythmes sont inatteignables aujourd’hui: l’environnement international, et particulièrement européen, est moins porteur qu’en 1994 et 2010. La politique budgétaire est beaucoup plus contraignante (elle était même fortement stimulante en 2010 !), le chômage est plus élevé, la situation financière des entreprises est plus dégradée et le levier du crédit ne peut plus être actionné aussi fortement comme à l’époque. Enfin, et c’est un problème qui passe trop souvent inaperçu, la crise a détruit une partie du potentiel de croissance du pays (fermetures d’usines, licenciement de travailleurs qualifiés donc pertes de savoir-faire…), qui ne se situerait plus, si l’on prend en compte l’évolution de la productivité et de la démographie, qu’à moins de 1%, contre un 1,5% au moins avant la crise. Donc si l’on tient compte, comme on l’a vu, du fait que le point de départ de l’activité pour 2014 sera plus bas que prévu, la trajectoire « naturelle » la plus optimiste pour la croissance française en 2014 se situerait plutôt autour de 0,5%.  Problème : à ce rythme, la France ne tiendra jamais l’objectif de déficit public affiché par le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, soit moins de 3% du PIB. Déjà que sur la base de 1,2% de croissance, la Commission européenne prévoit presque 4% de déficit public à politique fiscale inchangée, soit presque 1 point d’écart avec Bercy, alors on peut penser qu’une croissance de 0,5% seulement du PIB amènerait automatiquement les déficits publics bien au-delà de 4% du PIB.  Un niveau quoi qu’il arrive inacceptable pour Bruxelles, Berlin et les marchés financiers. Admettons que Paris fasse tout pour revenir à ne serait que 3,5% du PIB de déficit, la croissance en sera impactée en retour à hauteur de quelques dizièmes de point, si bien qu’il semble au final difficile de prévoir plus de 0% de croissance l’an prochain.  Seul un choc de compétitivité et/ou de pouvoir pourrait déjouer ces pronostics et nous faire passer la barre des 1% de croissance l’an prochain. Mais d’où viendrait-il ? De la chute de l’euro ? Peu probable au moment où c’est le Japon qui décide de faire plonger son yen. D’une injection massive de liquidités? La BCE n’a pas l’audace (ou la folie !) de la Réserve fédérale américaine ni de la Banque du Japon. Une baisse massive des charges de 40 milliards au moins sur le travail en contrepartie d’une hausse de plusieurs points de TVA? La gauche, pour qui la TVA est un impôt injuste, ne s’y résoudra jamais. De nouvelles révolutions technologiques ? Celles-ci sont réelles, mais n’auront pas de véritable effet d’entraînement avant 3 à 5 ans. Reste la seule arme à disposition du gouvernement : la réforme de l’Etat pour moderniser le fonctionnement de l’administration et réduire massivement la dépense publique. Quoi ? Réduire la dépense publique encouragerait la croissance ? Impossible selon la tradition keynesienne, pour qui le lien entre déficits publics et croissance ne fait pas de doute : accroître la dépense publique ou baisser les impôts (dans les deux cas, le déficit augmente) ne peut que stimuler l’activité.

Zone euro : alertes sur la France, l’Espagne et l’Italie

Zone euro : alertes sur la France, l’Espagne et l’Italie

 

 Dans son deuxième examen approfondi des déséquilibres macroéconomiques de 13 pays de l’Union européenne, l’exécutif européen s’est inquiété de la France et de l’Italie, tout en incluant l’Espagne et la Slovénie parmi les pays pouvant être mis à l’amende s’ils ne rectifient pas le tir. Ce système d’alertes appelé procédure des déséquilibres macroéconomiques vise à circonscrire les problèmes individuels et à empêcher un effet de contagion. Il a été mis sur pied après les crises de la dette en Grèce, en Irlande et au Portugal. La procédure peut déboucher sur une amende représentant 0,1% du PIB à l’encontre d’un pays prévenu de déséquilibres macroéconomiques excessifs, mais qui n’a pas suivi les recommandations qui lui ont été adressées pour y remédier. « En Espagne et en Slovénie, les déséquilibres peuvent être considérés comme excessifs », écrit la Commission, mentionnant des déficits et des dettes élevés et des déséquilibres structurels du système bancaire et du marché de l’emploi. Les deux pays doivent à présent faire savoir à la CE d’ici la fin avril de quelle manière ils comptent s’attaquer aux problèmes mentionnés et cette dernière émettra des recommandations à leur adresse fin mai. Peut-être encore plus inquiétants sont les signes de déséquilibres en France et en Italie, les deuxième et troisième économies de la zone euro, même s’ils ne sont pas « excessifs ». Si ces problèmes s’aggravent, cela voudrait dire que quasiment aucune économie de l’Union européenne, à l’exception peut-être de l’Allemagne, n’est à l’abri de la crise de la dette et que les coûts d’emprunt dans l’ensemble de la région pourraient augmenter pour refléter ce risque.  

 

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