Archive pour le Tag 'françaises'

Startups françaises innovantes : 50% revendues aux étrangers

Startups françaises innovantes  : 50% revendues aux étrangers

 

Analyse de   Xerfi Canal diffusée par la Tribune. . Aujourd’hui, la réalité des startups françaises

souvent revendues aux étrangers du fait de l’absence de grandes entreprises mondiale du numérique en France et en Europe. 

 

Extraits :

« Présente avec la troisième délégation derrière les États-Unis et la Chine, à l’édition 2018 du Consumer show de Las Vegas, la France exhibe ses startups à fort potentiel. Fini le temps où le pays survendait son art de vivre, sa gastronomie, son luxe. Avec la French Tech, elle a clairement changé de registre. Elle a compris que l’attractivité était aussi une question de communication. Que la France devait investir dans sa marque. Et la « marque France », ce n’est pas celle de la France éternelle. C’est d’abord la French Tech, un pays pépinière qui se veut en prou de la révolution digitale. Il y a de la Com, là-dedans bien sûr. Personne n’est dupe. Il y a de la stratégie aussi : une volonté de chasser en meute à l’international. Mais il y a aussi une réalité. Oui la France a vu fleurir ces dernières années incubateurs et accélérateurs, dans les métropoles, dans les universités et les écoles, au sein même des grandes entreprises. Xerfi y a consacré une étude récemment, montrant, que derrière cette prolifération, il y avait du bon et du moins bon. Parfois de la « poudre aux yeux ». En arrière-plan, il y a aussi l’activité record du capital investissement. Aussi bien en termes de levée de fonds que d’investissement. Qui recouvre certes un décollage des LBO, mais aussi une montée en puissance des autres segments de l’amorçage et du développement.

Dans le même temps, rançon du succès, de plus en plus de jeunes pousses se font achetées. Même si le chiffre doit être pris avec des pincettes, la notion de startup n’étant pas clairement définie, on dénombre 250 rachats de startup par an, dont une cinquantaine implique des groupes étrangers. Selon l’institut Friedland, lorsque l’on resserre l’observation, sur les jeunes entreprises innovantes, 20% seraient revendues à horizon de 5 ans, et dans 50% des cas à des capitaux étrangers. Les jeunes pousses en conviennent. : entre le soutien de la BPI, l’abondance des fonds, la prolifération d’incubateurs et d’accélérateurs, le nouvel intérêt des groupes pour les parrainer ou les absorber, le contexte a significativement évolué en  10 ans.

Le capital est abondant. Il y’a de la gonflette et peut-être de la bulle. Il n’en reste pas moins, que tout cela traduit une véritable évolution de notre écosystème d’innovation. Le temps, où il s’agissait de faire grossir nos PME, pour les transformer en ETI, par croissance organique, celui du fléchage de l’épargne vers les actions non côtés, pour étoffer nos entreprises en fonds propres, paraît suranné. Le processus d’innovation se financiarise lui aussi.

L’industrie du capital investissement y joue un rôle clé. Cette dernière n’est efficace que si elle peut se déployer à tous les stades : amorçage, développement, transmission… jusqu’à la sortie par rachat ou cotation.

Les perspectives de sortie et les promesses sur la valeur terminale jouent un rôle essentiel dans l’incitation à investir au stade de l’amorçage, lorsque les profits ne sont encore qu’une promesse. Ce jeu d’enchère joue d’autant mieux que les grands groupes sont actifs en tant qu’acquéreur à la sortie. Ces derniers, compte tenu de leur surface financière, comme tenu des effets de réseau dont ils font bénéficier les entreprises en devenir, compte tenu de leur accès au financement externe, jouent un rôle décisif, pour crédibiliser les multiples en apparence délirant dont bénéficient les startups tout au long de leur développement. Autrement dit, être un pays pépinière, c’est admettre le rachat des jeunes pousses, et leur passage sous contrôle étranger, le cas échéant.

« >> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

Un plan pour protéger les entreprises françaises des prédateurs

Un plan pour protéger les entreprises françaises des prédateurs

Pas vraiment un plan mais une mesure réglementaire pour soumettre à autorisation certains investissements en France ;

Les relations financières entre la France et l’étranger sont libres conformément à l’article L151-1 du code monétaire et financier.

Toutefois, conformément aux dispositions de l’article L.151-3 du code précité, sont soumis à autorisation préalable du ministre de l’Économie, les investissements en France qui participent à l’exercice de l’autorité publique ou relèvent des activités de nature à porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité publique ou aux intérêts de la défense nationale ou des activités de recherche, de production ou de commercialisation d’armes, de munitions, de poudres et substances explosives. Le code monétaire et financier (articles R.153-1 et suivants) définit précisément la nature de ces activités.

L’article R.153-7 du code monétaire et financier vous donne la possibilité de saisir par écrit le ministre de l’Économie et des Finances à l’effet de savoir si votre investissement est soumis à autorisation préalable.

L‘Etat français va étendre à l‘intelligence artificielle, au spatial, au stockage des données et aux semi-conducteurs le décret imposant aux investisseurs étrangers d‘obtenir son aval pour prendre une participation dans une entreprise, a annoncé vendredi Edouard Philippe. Les entreprises de ces secteurs seront concernées dès lors que l‘ordre public, la sécurité publique ou la défense nationale sont considérés comme menacés. “Nous devons consolider les instruments de protection des intérêts français, c‘est ce que font la Chine et les Etats-Unis depuis longtemps”, a dit le Premier ministre lors d‘un déplacement dans l‘Oise. Le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), qui comprendra une série de mesures de protection, sera présenté le 18 avril au conseil des ministres. Ces prises de participations étrangères sont en général autorisées, a-t-il précisé, en contrepartie d‘engagements. (Eux m^me rarement tenus !)

Le suivi de ces engagements sera renforcé avec la mise en place d‘un audit externe régulier, a-t-il ajouté, et les sanctions seront renforcées en cas de non respect.

Le gouvernement va assouplir le cadre juridique pour la création de “golden share” permettant à l‘Etat de conserver des pouvoirs de contrôle dans des entreprises.

L‘Etat renforcera en outre ses capacités de veille et d‘anticipation des risques. Edouard Philippe a ainsi souhaité que le Conseil de défense et de sécurité nationale “puisse se réunir dans une formation consacrée aux questions économiques afin d‘assurer un pilotage de ces questions sensibles”. Il a par ailleurs rappelé que Bpifrance et l‘Agence des participations de l‘Etat travaillaient à une enveloppe d‘intervention financière pour protéger les entreprises françaises, en particulier les “pépites”, des acquisitions hostiles.

Le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, a déclaré la semaine dernière que cette enveloppe serait de 3 milliards d‘euros.

Palmarès total voitures vendues : Clio et françaises en tête

Palmarès total voitures vendues : Clio et françaises en tête

 

L’année 2017 signe une nouvelle progression du marché automobile français (+ 4,74%) avec plus de deux millions de voitures neuves écoulées. Et les constructeurs français ont dans l’ensemble plus progressé que les marques étrangères, selon les chiffres publiés lundi 1er janvier par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Assez logiquement, ce sont donc des voitures de marques françaises qui sont le plus achetées par les Français. La seule légère « ombre » au tableau est la présence de Dacia à la huitième place avec la Sandero, mais ce constructeur d’origine roumaine est une filiale de Renault depuis 1999. Les voitures Renault, Peugeot et Citroën sont de loin les préférées des Français. On y trouve la Renault Twingo III, la Renault Mégane IV, ou encore la Renault Captur, mais aussi la Citroën C3 II ainsi que les Peugeot 2008 et 308 II. Mais les Peugeot 208 et Renault Clio IV sont, de loin, les préférées des Français avec respectivement, 97 663 et 117 441 exemplaires écoulés, contre 74 297 pour la Peugeot 3008 II qui occupe la troisième place du podium.

Vente autos France:+6.7% pour les marques françaises et +2.4 % pour les marques étrangères

Vente autos France:+6.7%  pour les marques françaises et +2.4 % pour les marques étrangères

Trois éléments importants ont marqué le marché automobile en 2017 : d’abord le haut niveau des ventes qui repassent la barre symbolique des 2 millions d’avants crise, ensuite l’excellente tenue des marques françaises et  la part des diesels qui devient minoritaire.  Les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 4,74% en France en 2017, malgré un léger repli de 0,51% en décembre, pour franchir à nouveau la barre symbolique des 2 millions de véhicules, tandis que la part du diesel est passée sous les 50%, selon les données publiées lundi par le Comité des constructeurs français d‘automobiles (CCFA).Avec 193.375 voitures particulières neuves immatriculées le mois dernier, le marché français atteint 2.110.751 unités sur l‘ensemble de l‘année écoulée et retrouve son niveau naturel de deux millions de voitures neuves par an, qu‘il connaissait encore juste avant la crise de 2009 (2,05 millions d‘unités en 2008).Les immatriculations avaient ensuite bondi à 2,2 millions d‘unités et plus pendant trois années de suite sous l‘effet des aides anticrise, avant de retomber à moins de 1,8 million quand le dispositif avait pris fin. En 2016, la croissance du marché auto français avait atteint 5,1%, après +6,8% en 2015, le trait étant alors tiré sur cinq années de stagnation ou de baisse consécutives au contrecoup de la fin des primes à la casse décidées sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le repli de 0,51% observé en décembre 2017 en données brutes fait suite à un mois de novembre marqué par un bond de 10,3% des immatriculations, tirées surtout par l‘embellie des perspectives économiques et l‘engouement pour les nouveaux SUV que proposent désormais presque toutes les marques. A nombre de jours ouvrés comparable, le marché français des voitures particulières neuves affiche une hausse de 9,4% en décembre (20 jours en décembre 2017 et 22 jours en décembre 2016) et de 5,6% en 2017 (251 jours sur l’année 2017 et 253 jours sur l’année 2016). En 2018, le marché automobile français devrait connaître une nouvelle année de croissance, mais à un rythme moins rapide. L‘Observatoire Cetelem de l‘automobile attend ainsi une hausse de 3,8% à 2,2 millions des immatriculations de voitures neuves en France sur l‘année qui commence. Quant au diesel, sa part est tombée à 47,29% des immatriculations de voitures neuves en 2017, sous la barre des 50% pour la première fois depuis l‘année 2000. Le diesel, objet de controverses récurrentes pour ses émissions polluantes de particules et d‘oxydes d‘azote (Nox), liées notamment à l‘introduction de l‘injection directe qui a permis d‘optimiser la consommation des moteurs, est menacé à terme de bannissement dans certaines grandes agglomérations. Alors qu‘il représentait les trois quarts du marché français il y a encore cinq ans, le diesel était tombé à 52% en 2016, l‘affaire Volkswagen de trucage des émissions polluantes accélérant la baisse des ventes des modèles au gasoil. Les voitures électriques ont représenté 1,18% du marché français en 2017 et les hybrides 3,8%. En 2017, les immatriculations des groupes français ont progressé de 6,7% contre une hausse de 2,4% pour celles des groupes étrangers. En décembre, les constructeurs français ont enregistré une hausse de 4,9% et leurs concurrents ont subi un recul de 5,9%. Les immatriculations de PSA ont bondi de 15,57% en décembre et de 10,31% sur l‘ensemble de 2017, profitant depuis le mois d‘août des immatriculations d‘Opel désormais intégrées à celles du groupe français, qui a racheté la marque allemande à General Motors. Renault a vu de son côté ses immatriculations baisser de 4,05% le mois dernier (+3,08% sur l‘année écoulée), la progression de 12,2% de la marque low cost Dacia ne compensant pas un recul de 7,7% de la marque Renault. Parmi les groupes étrangers, Volkswagen a progressé de 4,3% en décembre et le soutien de ses marques Seat et Skoda lui permet d‘avancer de 1,4% sur l‘année. En revanche Toyota, en repli de 1,6% en décembre, fait un bond de 13,6% sur l‘ensemble de 2017. Quant à Nissan, partenaire de Renault, il a vu ses immatriculations chuter de 23,6% en décembre pour grappiller +1,5% sur l‘année.

Taxation des Gafa : refus des potions françaises par les Etats-Unis

Taxation des Gafa : refus des potions françaises par les Etats-Unis

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s’est opposé samedi à la proposition française de taxer les géants du numérique sur leur chiffre d’affaires, estimant que cette mesure n’était pas pertinente. « Je pense qu’une taxe sur le chiffre d’affaires n’est pas logique et que cela ne va pas dans la bonne direction », a affirmé Steven Mnuchin lors d’une conférence de presse au terme de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington.  Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a défendu de son côté la proposition qu’il a présentée à la fin septembre et a grandement minimisé le différend avec Washington.  « En attendant d’avoir un dispositif idéal, nous pensons qu’il faut avoir un dispositif robuste et c’est notre proposition de taxation sur le chiffre d’affaires », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas une proposition idéale, mais c’est une proposition et qui peut être mise en œuvre dans des délais rapides », a-t-il souligné. « Je reviens satisfait des avancées que nous avons obtenues à Washington sur ce sujet », a-t-il cependant assuré, soulignant la décision de Steven Mnuchin de créer un groupe de travail bilatéral avec la France sur ce sujet. « C’est la première fois que France et Etats-Unis s’entendent pour avancer sur les voies et moyens de la taxation des géants du numérique », a-t-il déclaré. Bruno Le Maire avait présenté sa proposition de taxation sur le chiffre d’affaires des géants du numérique à la fin septembre aux ministres de l’Economie et des Finances de l’UE à Tallinn (Estonie). Dans la foulée, la Commission européenne a annoncé son intention de proposer en 2018 de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique, comme Google ou Apple, malgré la résistance de certains Etats

Brexit : 1.000 emplois bancaires pour Paris par les banques françaises

Brexit : 1.000 emplois bancaires pour  Paris par les banques françaises

 

Pour l’instant content de tenu des incertitudes relatives aux négociations du brexit, les banques étrangères hésitent encore à transférer leurs activités de Londres à Paris. À défaut des banques étrangères, ce sera donc les banques françaises qui rapatrieront des emplois de Londres vers Paris. Au lendemain de l’annonce officielle du choix de Francfort par Citigroup, après celui de Morgan Stanley, la Fédération bancaire française (FBF), présidée par le directeur général de Crédit Agricole SA, vient d’annoncer une bonne nouvelle pour la place de Paris. Encore à transférer leurs activités de Londres à Paris « Les grands groupes bancaires français [...] ont confirmé au ministre [de l'Economie, Bruno Le Maire] qu’ils choisiront naturellement Paris dans ce cadre [le Brexit, Ndlr]. Ce sont près d’un millier d’emplois qui pourraient être concernés, dont l’effet d’entrainement est d’au moins trois emplois indirects pour un emploi direct », indique la FBF dans un communiqué. Soit un potentiel de 3.000 emplois indirects en plus. Cependant, le lobby bancaire déclare que  « le dimensionnement des équipes qui s’installeront à Paris dépendra aussi des décisions réglementaires sur les conditions d’exercice des activités financières dans l’Union européenne, de la réglementation des activités de marché et de la localisation des infrastructures de marché [notamment les chambres de compensation, Ndlr] qui sont des enjeux majeurs. » Et cette organisation membre du Medef ajoute à l’attention du ministre de l’Économie : « La France doit aussi rassurer en matière de prévisibilité et de stabilité de sa politique fiscale. La trajectoire qui figurera dans les lois budgétaires de la rentrée sera donc essentielle, sur l’impôt sur les sociétés comme sur l’ensemble des prélèvements obligatoires. ». Cette déclaration intervient à la suite d’une rencontre ce vendredi à Bercy entre Bruno Le Maire et le comité exécutif de la FBF qui réunit la fine fleur du secteur bancaire français  « Les activités  de banque de financement et d’investissement (BFI) sont déjà massivement implantées à Paris et dans la région Ile-de-France, avec près de 41.000 salariés, comme leurs filiales de gestion d’actifs qui emploient plus de 16.000 salariés », plaide le lobby bancaire.

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

 

 

Le premier ministre grec s’impatiente car les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Des négociations qui avancent mais très lentement notamment du fait des prochaines élections françaises mais surtout allemands. En effet l’une des revendications du gouvernement grec consiste à demander une diminution de la dette contre des mesures de rigueur supplémentaire. Or certains notamment le ministre des finances Schäuble soupçonne la Grèce de se satisfaire seulement de la réduction de la dette. Or Merkel a encore besoin du soutien de son ministre des finances car elle n’est pas totalement assurée de remporter les élections allemandes. Cette question de la dette de plusieurs pays européens est au centre des préoccupations outre-Rhin. Côté français la dette grecque a pour l’instant disparu des radars de l’information d’abord parce que les questions européennes sont relativement absentes du débat ensuite parce que la France est relativement mal placée pour donner des leçons de rigueur à d’autres ou inversement pour solliciter une bienveillance des autorités européennes sur la question de l’endettement. Le recentrage sur les problématiques internes en vue des élections tente en France et surtout en Allemagne tant en France qu’en Allemagne alimente donc  la patience de la Grèce concernant le règlement de sa dette. « La finalisation de l’accord et le vote des  mesures (réclamées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international) seront faits (…) mais à condition qu’il y ait aussi entre temps des mesures substantielles sur (l’allègement) de la dette », a déclaré Alexis Tsipras, au quotidien grec Ethnos paru dimanche. Les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Les énièmes mesures réclamées par les créanciers après sept ans consécutifs de crise constituent un nouveau défi pour le gouvernement de la coalition menée par la gauche d’Alexis Tsipras, qui doit convaincre sa faible majorité parlementaire (153 députés sur les 300) de les avaler. « Les prochains jours nous aurons des évolutions (sur la négociation avec les créanciers), nous sommes dans la dernière ligne droite » de la finalisation de l’accord, s’est prévalu dimanche à la télévision Skaï le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos.

 

Elections françaises : crainte d’une cyber-attaque des Russes

Elections françaises : crainte  d’une cyber-attaque des Russes

 

Indiscutablement les attaques russes lors des récentes élections américaines ont joué un rôle en défaveur de la candidate démocrate. Pour autant, le résultat n’aurait sans doute pas été inversé sans ces attaques. Reste qu’il s’agit d’un phénomène nouveau de guerre froide qui s’attaque aux principes mêmes de démocratie. La Russie experte en désinformation possède un très grand savoir-faire dans ce domaine. Une expérience acquise en territoire intérieur où elle a réussi à déstabiliser toute opposition politique et toute information indépendante. Cela ensuite pour légitimer la mise à l’écart des opposants à Poutine. Bref, les vieilles méthodes du KGB.  de telles attaques sont-elles à craindre en France ? Sans doute parce que nombre de responsables français militent  pour le maintien de sanctions économiques suite au climat de guerre entretenupar la Russie  en Ukraine. Ces sanctions occidentales pèsent très lourd dans la crise économique de la Russie déjà affectée par le pillage des oligarques et l’incurie de l’équipe Poutine en matière économique. La croissance est pratiquement dans le rouge, l’inflation galopante, le chômage ne cesse d’augmenter et le pouvoir d’achat s’écroule. Le salaire moyen est de l’ordre  de 500 €, les retraites de 200 euros; -bref, la situation d’un pays sous développé. Poutine s’attaque aux formations politiques étrangères qui soutiennent les sanctions. Et il souhaite le démantèlement de l’Europe. Pas étonnant qu’ils s’attaquent notamment en Macron, un des rares partisans d’une Europe forte, tandis que la plupart des autres se replient  sur des positions souverainistes. Les attaques vont donc se multiplier de la part des services secrets qui financent les sites. Des sites très difficiles à identifier puisque si l’information par de Russie les plates-formes, elles, sont localisées dans des pays périphériques voire exotiques « Si ces attaques réussissaient, l’animation de la campagne d’En marche ! Deviendrait extrêmement difficile, sinon impossible », écrit le secrétaire général du mouvement de l’ancien ministre de l’Economie, Richard Ferrand, dans une tribune publiée mardi dans Le Monde. La veille, sur France 2, il avait estimé qu’Emmanuel Macron était pris pour cible par Moscou pour ses positions en faveur d’ »une Europe forte, une Europe qui se développe et une Europe qui pèse lourd, y compris face à la Russie ». C’est la première fois qu’un mouvement politique français attribue aussi clairement des cyberattaques à un pays. Car en France, si le risque de cyberattaques susceptibles de perturber ou d’influencer le processus démocratique est pris au sérieux, les autorités refusent jusqu’à présent, contrairement à Washington ou Berlin, de pointer du doigt Moscou. « Les menaces cyber en général sont prises au sérieux et peuvent être traitées à tout moment en conseil de défense comme tous les sujets de défense et de sécurité », souligne une source officielle française. La question devrait être évoquée lors du prochain conseil de défense à l’Elysée, indique une source proche du dossier. Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi, la date du prochain conseil a été fixée au jeudi 23 février. Le piratage des listes électorales, gérées numériquement par les mairies, le vol de données conduisant à la publication de messages compromettants pour certains candidats juste avant le vote sont autant de risques à prendre en compte avant une élection, sans compter la diffusion de fausses informations susceptibles d’influencer le vote.

FOOT euro 2016 : pour des pelouses bien françaises

FOOT euro 2016 : pour des pelouses bien françaises

 

 

Spectateurs et téléspectateurs ont pu constater que les pelouses de certains stades étaient en faite de véritables patinoires en particulier à Marseille et à Lille. En cause la décision surprenante de l’organisation européenne de foot (UEFA) de changer les pelouses à quelques jours du début de l’euro 2016. Pourquoi d’abord tout simplement parce que l’organisation européenne de foot est pleine de fric dont elle ne sait pas trop quoi faire (comme la FIFA) et qu’elle a passé un contrat avec une société autrichienne qu’elle est contrainte d’honorer  dans l’intérêt sans doute des deux parties, sans doute ! . Le problème c’est que de pelouses posées trop récemment ne permettent pas à l’herbe de s’enraciner. Le paradoxe c’est que précédemment c’es pelouses étaient  en bon état avant,  d’où une interrogation majeure ne faut-il pas imposer de l’herbe française sur nos terrains de foot ? Est –il vraiment nécessaire d’importer de l’herbe étrangère alors que le temps pourri de ces dernières semaines n’a jamais favorisé autant la pousse de l’herbe ? 20 minutes revient donc ce matin sur la qualité toute pourrie de la pelouse du Stade Pierre-Mauroy, sur laquelle se sont rencontrées la France et la Suisse hier. «C’est difficile de jouer notre football sur un terrain comme ça [...] quand on tombe sur un terrain comme ça, il faut faire des choses simples», a affirmé le défenseur français Adil Rami. Le stade lillois étant le seul de France à avoir un toit, il «ne peut pas se réfugier derrière l’excuse des intempéries», balaie 20 minutes. A qui la faute, alors ? A l’UEFA, qui a décidé il y a trois semaines de changer le gazon, ce qui a valu un communiqué mécontent de Société française des gazons (ouais). «Toutes les pelouses étaient de très belles qualités (sic) ainsi qu’en attestent les dernières notations du championnat des pelouses de la Ligue de football professionnel en fin de compétition, se défend-elle. Le consultant mandaté par l’UEFA a cru bon devoir intervenir, en particulier en faisant replaquer du gazon non compatible (enracinement du gazon) en provenance d’une société autrichienne sur les stades de Marseille, Lille, Nice, et ce, en dépit de l’avis hautement défavorable des spécialistes français tenus à l’écart du système UEFA.»

 

 

 

 

 

Banques françaises : trop hégémoniques (Think thank, Génération libre)

Banques françaises : trop hégémoniques (Think thank, Génération libre)

 

Un système bancaire trop hégémonique, trop lourd, trop peu concurrentiel et même qui comporte un risque systémique, c’est lavis du le think tank libéral dans un récent rapport. Un avis qui aurait pu aussi insister sur le fait que ces banques font mal leur métier de préteurs compte tenu des conditions draconiennes faites aux entreprises et aux particuliers.    Génération Libre n’hésite pas à évoquer d’entrée un « oligopole », le rapport étant carrément titré: « Casser la rente bancaire française. Pour un système bancaire plus sûr, plus concurrentiel, et plus européen ». Selon les auteurs « l’oligopole bancaire est porteur de risque systémique et échappe largement au regard critique de l’opinion et des medias ». Les auteurs s’en prennent particulièrement aux pouvoirs publics qui soutiennent implicitement ces acteurs aussi bien au niveau national que via la Banque centrale européenne (BCE). Il est rappelé que selon les travaux du prix Nobel d’économie Robert Engle, trois des six institutions financières les plus « systémiques » du monde sont françaises, la plus exposée étant BNP Paribas. Le Crédit agricole et BPCE (Banques populaires-Caisses d’épargne) en prennent aussi pour leur grade, puisqu’elles jouissent d’une rente spécifique avec une « faible rémunération du capital et l’absence de risque d’OPA ».  Trop grosses, top protégées, ces institutions doivent aujourd’hui se remettre en cause « le gigantisme bancaire étant générateur de risques catastrophiques, ce qui appelle la vigilance ». L’une des principales rentes dont bénéficient les « mastodontes » français, est le marché des particuliers, l’un des moins concurrentiels d’Europe. Génération Libre constate ainsi « l’existence de pratiques tarifaires contestables, voire très choquantes, de la part des banques françaises » y compris sur la gestion d’actifs. Une situation « guère contestée par les autorités publiques ». En ce qui concerne le marché des clients professionnels, la situation serait pire, l’étude évoquant un « matraquage». Pour assainir la situation, GénérationLibre fonde beaucoup d’espoir dans « l’uberisation »: « Les nouvelles technologies, et le nouveau rapport aux services qu’elles permettent, condamnent à terme le maintien des rentes ». La montée de la désintermédiation et des financements non bancaire est également saluée comme un progrès. Mais la principale urgence est la mise en place de la « séparation bancaire », (banque de détail-banque d’investissement) bloquée par le Parlement européen depuis mai 2015 et la relance d’une vraie politique de la concurrence dans le secteur.  En conclusion GénérationLibre fait 18 propositions pour la réforme du secteur qui pourraient être regroupées dans une « loi Macron de la banque » permettant notamment de faciliter l’arrivée des Fintech ou de créer un fichier positif, permettant d’améliorer la relation avec les clients.

 

(Avec Challenges)

«Menaces sur les entreprises françaises : pourquoi ? »(Olivier Hassid)

«Menaces sur les  entreprises françaises : pourquoi ? »(Olivier Hassid)

 

Dans une interview au Figaro, Olivier Hassid, co-auteur du livre Menaces mortelles sur l’entreprise française), décrypte l’accélération des départs de fleurons français à l’étranger.

 

Peut-on considérer que malgré la sauvegarde de centres de décision en France et avec la mise en place de Thierry Pilenko, actuel PDG de Technip, comme président exécutif du nouvel ensemble, Technip change de nationalité?

 

Olivier Hassid.- Une entreprise française, c’est une société qui entretient avec le pays un lien fort. Les deux principaux déterminants sont l’existence d’actionnaires majoritairement français et le siège social dans le pays. Or le siège de Technip sera domicilié à Londres et l’actionnariat par la fusion sera de moins en moins français. Dans ces conditions, le lien entre l’entreprise et la France sera automatiquement réduit.

 

Que vous inspire cette perte?

Cette fusion avec l’américain FMC Technologies, leader mondial des systèmes sous-marins pour la production de pétrole et de gaz s’inscrit dans un mouvement inéluctable de départs de nos entreprises les plus innovantes à l’étranger et dont la liste s’allonge au fil des ans.

Les entreprises françaises sont des éléments de souveraineté au sein desquelles l’État a pu réaliser des investissements stratégiques. Quand une entreprise française passe sous pavillon étranger, ce sont des milliers d’emplois menacés, de la croissance en moins, des entreprises innovantes et haut de gamme qui assurent l’indépendance de notre pays perdues. Malheureusement, ces enjeux sont les grands absents des débats politiques. Je ne suis pas opposé aux rachats de sociétés françaises par des investisseurs étrangers qui leur permettent de se développer. Ce qui m’inquiète c’est que ni les médias ni les politiques ne se posent de questions sur la prédation économique, c’est-à-dire le rachat pour piller ou détruire nos fleurons nationaux, sur l’espionnage industriel, ou sur l’existence en France d’entreprises innovantes qui nous permettent d’assurer l’indépendance de notre pays.

 

Pourquoi, selon vous, les entreprises françaises quittent-elles le territoire national?

Si on ne réduit pas la taxation et si on ne favorise pas les fonds d’investissement qui permettraient aux Français d’investir leur retraite mais surtout leur épargne dans les entreprises, on aura du mal à garder nos entreprises. Plus on aura des capitaux français dans les entreprises moins la possibilité de départs sera forte.

D’autre part, pour les entreprises les plus stratégiques, il faut instaurer des golden shares donnant la possibilité à l’Etat de veiller à leur pérennité sur le sol national sans pour autant dissuader les investisseurs étrangers de venir en France. C’est pourquoi, ce mécanisme de veto doit se limiter aux décisions les plus importantes des entreprises les plus stratégiques.

Enfin, la France ne parvient pas à soutenir et protéger suffisamment les entreprises françaises. Il faut renforcer les liens entre le territoire national et nos entreprises notamment en matière de sécurité (protection des données, etc.).

 

Ces départs vers l’étranger sont-ils récents?

Non mais c’est un phénomène qui s’accélère. On a des exemples récents précis. La fusion d’Alcatel, la fusion de Pechiney, Alstom et Lafarge, le départ d’Arcelor et on peut voir aussi du côté des ETI Gemalto. Ces exemples je les détaille dans un ouvrage récent*. Et c’est sans vous parler des start-up. Dans des études réalisées par la Chine, il ressort que la France est un pays innovant qui possède de nombreuses start-up. Les Chinois, entre autres, font du pick and choose.

Trop de corruption des entreprises françaises à l’étranger

Trop de corruption des entreprises françaises à l’étranger

C’est l’accusations de Transparency International (TI) qui est une ONGI allemande ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiauxTransparency International est surtout connue pour publier régulièrement des indices mondiaux sur la corruption : classement des États, taux de corruption par pays ou encore régularité des échanges internationaux. Cette accusation de l’ONG. n’est sans doute pas complètement neutre car fortement influencée et financée par des fondations Anglo saxonnes notamment américaines. La France n’est certainement pas épargnée par les actes de corruption lors des grands contrats internationaux. Pour autant elle ne fait que s’aligner sur des pratiques certes intolérables mais incontournables pour décrocher des marchés dans certains pays. C’est particulièrement vrai quand il s’agit du secteur de l’armement.  « Nous dressons le constat de l’échec français dans la lutte contre la corruption internationale. » Déclare l’agence.  Paris a signé la Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers, comme le rappelle l’OCDE. Mais aucune entreprise française n’a été condamnée à ce titre, relève Transparency. Et de souligner que les sept condamnations de personnes physiques prononcées n’ont donné lieu qu’à des sanctions « minimes » (prison avec sursis et amende maximale de 20.000 euros). Pour l’ONG, il faut donc suivre l’exemple américain. En effet, de grandes entreprises françaises ont été condamnées sévèrement par la justice américaine ces dernières années, au titre du « Foreign Corrupt Practices », une loi fédérale pour lutter contre la corruption : Technip, Alcatel-Lucent, Total et plus récemment Alstom (amende de 772 millions de dollars infligée en décembre 2014). Et aucune de ces entreprises n’a été « reconnue coupable par un tribunal américain ». Un mécanisme de règlement hors tribunal, ou le « plaider-coupable », a permis de résoudre les quatre affaires. L’ONG conseille de ce fait à la France, de ne pas engager de procédures « longues, coûteuses et à l’issue incertaine« , mais de créer une « procédure alternative aux poursuites », le « plaider-coupable », spécialement destinée aux faits de corruption internationale. Cela obligerait les entreprises concernées à s’acquitter d’une amende, à indemniser d’éventuelles victimes et à restituer les profits « illicites » à l’Etat, en échange de l’abandon des poursuites. Cela permettrait, selon Transparency, de lever l’« immunité de fait » dont bénéficient les entreprises françaises, mais impliquerait de renforcer « les moyens humains et financiers du parquet ».

Pour des frappes françaises en Syrie (Juppé)

Pour des frappes françaises en Syrie (Juppé)

 

 

François Hollande va sans doute annoncer aujourd’hui leur de sa conférence de presse une prochaine intervention des forces aériennes françaises en Syrie. Une initiative qu’approuve Alain Juppé. Il s’agit d’une évolution de la politique française qui jusque-là avait limité ses interventions en Irak. La France n’était pas intervenue en Syrie pour éviter toute confusion avec le soutien à Bachar El-Assad. Mais aujourd’hui avec l’afflux des migrants syriens la priorité consiste à lutter contre l’État islamique est en quelque sorte de mettre de côté le rapport de la France Bachar El Assad. De toute manière des frappes aériennes dans les conditions actuelles ont montré leurs limites en Irak, il en sera de même sans doute en Syrie. Ce qui va reposer la question de la consistance de l’alliance internationale, des moyens engagés y compris au sol. D’une manière ou d’une autre il faudra bien accepter une recomposition de cette alliance. L’ancien Premier ministre Alain Juppé s’est donc  dit favorable dimanche à l’extension en territoire syrien des frappes aériennes de l’aviation françaises contre le groupe Etat islamique (EI) mais est hostile à toute intervention au sol. « Aujourd’hui, devant la menace que constitue Daech, il faut étendre ces frappes aériennes », a-t-il dit lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Le Monde-i-Télé. « Je suis favorable à l’extension des frappes aériennes qui existent aujourd’hui en Irak dans le cadre d’une coalition en territoire syrien ». Un autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, s’est dit lui aussi en faveur de telles frappes. « Je ne suis pas opposé à ce qu’il y ait des cibles aériennes qui soient définies en Syrie », a-t-il dit lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro Selon Le Monde, le président François Hollande envisage de telles frappes, que la France limitait jusqu’ici au seul territoire irakien, et devrait l’annoncer lundi lors de sa conférence de presse. « La question est de savoir s’il faut accompagner ces frappes par un déploiement au sol et là, j’y suis tout a fait défavorable », a encore dit Alain Juppé. « Nous risquons, si nous nous engageons dans cette voie, de nous mettre dans un guêpier de même nature que celui que la coalition internationale a connu en Afghanistan ou les Américains avec leurs alliés en Irak », a-t-il ajouté. Il reconnaît toutefois que l’efficacité des seules frappes ariennes est limitée, déclarant : « On le voit bien aujourd’hui en Irak : cela a permis tout juste de stabiliser la situation et pas réellement de faire reculer Daech ». Pour autant, il revient aux pays de la région, y compris la Turquie », « de faire le job » au sol, a-t-il indiqué. « Si nous nous mettons dans ce piège, (…) nous risquons de faire basculer complètement les sunnites (syriens) du côté de Daech », a estimé le maire de Bordeaux. Jean-Pierre Raffarin s’est dit de son côté « très réservé » sur l’hypothèse d’une intervention au sol, estimant que dans le contexte actuel une clarification des relations avec la Russie et l’Iran, « deux acteurs de premier rang » dans la crise syrienne, était un préalable. Des voix se sont élevées au sein de l’opposition, dont celle de l’ancien ministre Bruno Le Maire, pour réclamer le déploiement de troupes au sol pour combattre l’Etat islamique. Un sondage Odoxa publié dimanche par Le Parisien-Aujourd’hui en France fait apparaître qu’une nette majorité des Français (61%) sont favorables à la participation de la France à une intervention militaire contre l’EI en territoire syrien.

 

Hausse des exportations françaises mais croissance molle

Hausse des  exportations françaises mais croissance molle

Il y a certes du mieux pour les des exportations françaises, mais cela tient aussi à la faiblesse des prix des importations en particulier du pétrole. L’amélioration de la balance commerciale est toutefois significative. Elle pourrait soutenir la croissance qui par ailleurs a dit mal à être dynamisée par la consommation intérieure et par la production industrielle. D’une façon globale la croissance française demeure moll, handicapée surtout par un manque de compétitivité, compétitivité plombée par la fiscalité. La France a donc enregistré en juin son déficit commercial le plus faible depuis près de six ans, grâce à des livraisons d’Airbus « exceptionnelles », une poussée des exportations d’automobiles et la livraison d’une frégate à l’Egypte. Les chiffres publiés vendredi par les Douanes contrastent avec ceux de la production industrielle, en recul de 0,1% sur le même mois, alors qu’elle était attendue en hausse (+0,2% pour le consensus Reuters). Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la production industrielle s’est même contractée de 0,7%, ce qui, ajouté au recul de 0,1% de la consommation des ménages en biens annoncé la semaine passée, augure d’un rythme de croissance du PIB en net retrait par rapport au 0,6% du premier trimestre. Le consensus des économistes se situe à 0,3% pour la croissance de la période, un niveau également anticipé par l’Insee, alors que la Banque de France ne table plus que sur 0,2%. Les prévisions pour l’ensemble de l’année restent à 1,2%.  Pour Christian Parisot, économiste d’Aurel BGC, le commerce extérieur pourrait sauver la croissance du deuxième trimestre, avec en outre un rebond qu’il attend purement technique de l’investissement des entreprises et des dépenses publiques qui agissent toujours en facteur de soutien. Mais « les chiffres de la production industrielle après ceux de la consommation confirment le tableau donné par les PMI (indices des directeurs d’achat), à savoir que la reprise reste en retard en France comparée au sud de l’Europe, notamment l’Espagne, et qu’il y a toujours un problème de compétitivité », dit-il.  « On a l’image d’une amélioration graduelle mais relativement molle, la France a du mal à redémarrer », ajoute l’économiste.

 

Des villes françaises « respirables » (Ségolène Royal)….une « banalitude » de plus

Des villes françaises « respirables »  (Ségolène Royal)….une « banalitude » de plus

 

 

Spécialiste de l’ingénierie sémantique approximative , Ségolène invente un nouveau concept «  les villes respirables ». Si elle n’existait pas, par certain qu’on puisse l’inventer . Ségolène est un modèle unique. Bien sûr issue comme beaucoup du moule de l’ENA et qui n’a jamais rien fait d’autre que de la politique mais le moule était certainement fêlé quand elle a été conçue. Un nouveau concept pour celle qui a réagi avec « retardité » à la pollution de Paris, en plus en instaurant l’ « alternitude circulationnelle» le jour où vraisemblablement il n’y en aura plus besoin. Ségolène Royal a donc déclaré samedi vouloir rendre les villes françaises « respirables toute l’année » grâce à des plans d’action sur cinq ans, alors que Paris connaît depuis plusieurs jours une forte pollution atmosphérique.  Le préfet de police de Paris a annoncé l’instauration lundi de la circulation alternée dans la capitale et 22 communes proches, une mesure jugée trop tardive par la maire Anne Hidalgo et par l’ex-ministre écologiste Cécile Duflot. Lors d’une conférence de presse, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a souligné que la région parisienne n’était pas la seule concernée et qu’il y avait en réalité 34 départements en alerte, notamment dans le Nord et l’Est de la France. »Je voudrais pour ma part insister sur la nécessité d’apporter des réponses globales dans la durée, l’objectif étant moins de réduire les pics que de baisser l’exposition en moyenne sur toute l’année« , a poursuivi Ségolène Royal. Cela suppose selon elle d’agir non seulement sur la circulation mais aussi sur l’industrie, l’agriculture et les modes de chauffage, « en prenant en compte les transferts de polluants entre régions et entre pays». Elle a annoncé qu’elle réunirait prochainement les élus concernés des grandes agglomérations et des régions pour « bâtir des plans d’action sur cinq ans« , afin de relever le défi de « villes respirables toute l’année« . « Personne ne peut croire qu’on va régler le grave problème de la pollution de l’air par les particules uniquement en faisant de temps en temps de la circulation alternée« , a-t-elle expliqué plus tard. « Donc, ce que je demande aux maires des onze plus grandes villes de France, c’est vraiment d’avoir des décisions structurantes irréversibles« , a-t-elle ajouté.

 

Spéculation des banques françaises sur les matières premières

 

 

 

A quoi servent les fonds déposée dans les banques :  :spéculer. Une activité toujours  permise notamment depuis que la France a refusé de séparer activités de dépôt et activités d’investissement ( comprendre spéculation).l’énorme masse de trésorerie dont elles disposent leur permet de répondre aux critères de solvabilité ( fonds propres) ainsi d’investir dans tout et n’importe quoi pour spéculer. Une activité bien plus rentable que le prêt aux entreprises ou aux particuliers.  Exemple , l’organisation Oxfam publie ce lundi un rapport sur la spéculation des banques françaises sur les matières premières agricoles. Elles s’étaient engagées à arrêter. Certaines continuent pourtant de le faire.  Les banques françaises spéculent-elles toujours sur les matières premières agricoles ? Il y a deux ans, l’organisation Oxfam, qui lutte contre la pauvreté dans le monde, avait mis en cause quatre groupes bancaires tricolores. Dans un nouveau rapport publié ce lundi, elle estime que BNP-Paribas, Société Générale et le groupe BPCE proposent toujours à leurs clients des fonds spéculatifs, susceptibles d’aggraver la hausse des prix alimentaires. Un vrai problème alors que 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. Dans le viseur d’Oxfam, il y a d’abord BNP-Paribas. Début 2013, la banque possédait dix fonds indexés sur les matières premières agricoles. Elle s’était alors engagée à en fermer deux. Non seulement elle n’a pas tenu ses promesses, dit Oxfam, mais en plus elle a ouvert un nouveau fonds. Le tout, pour un montant total de 1,3 milliards d’euros. Une présentation jugée inexacte par BNP-Paribas qui affirme que ses huit fonds ne sont pas fait pour spéculer et que le montant réel n’est que de 200 millions. Epinglé aussi, le groupe BPCE. Il possède « toujours un fonds« , reconnait-il, mais il est géré dit-il par « une sous filiale américaine » de sa filiale Natixis. Et cette dernière affirme ne pas pouvoir le fermer. Quant à la Société Générale, bien que particulièrement exposée, elle a respecté ses engagements « en fermant deux fonds » indique Oxfam. Le seul bon élève, finalement, c’est le Crédit Agricole qui ne spéculerait plus du tout sur les prix des matières premières agricoles.

 

Entreprises françaises: la grande braderie

Entreprises françaises:  La grande braderie

 

Plus de 100 milliards investis cette année 2014 par les étrangers dans les entreprises françaises et seulement une cinquantaine investis par les entreprises françaises à l’étranger. En clair la grande braderie est en marche mais elle a commencé depuis longtemps notamment depuis que les capitaux étrangers dominent le CAC 40. Cela signifie que les plus grandes entreprises françaises appartiennent de fait à des capitaux étrangers. Ce qui pose un problème de gouvernance économique, car les actionnaires voient surtout le court terme avec de fort rendement et prennent peu en compte les lieux de production (et de consommation).Ainsi certains secteurs stratégies comme l’énergie ont été bradés à General Electric, autre exemple la vente de l’aéroport de Toulouse aux chinois (alors qu’en Chine on ne  peut pas acheter d’infrastructures !°. La vérité c’est que faute de rentabilité suffisante du fait du poids de la fiscalité et du manque de productivité, les entreprises ne sont pas chères.  Le mouvement va continuer en 2015. . Selon les données de Thomson Reuters, le volume des transactions de fusion-acquisition en France a doublé par rapport à 2013 pour atteindre 245,72 milliards de dollars (environ 202 milliards d’euros). C’est presque autant qu’en 2007 ;  les fusions-acquisitions renouent avec leurs niveaux d’avant la crise de 2008. Les groupes français, eux, ont investi 53 milliards de dollars pour des acquisitions à l’étranger. La Suisse a été le plus gros investisseur en France avec la fusion Holcim-Lafarge, plus grosse opération en 2014, valorisée à 32 milliards d’euros. Elle se situe devant le Luxembourg, les Etats-Unis et le Canada. La Chine  a triplé ses investissements français (PSA , l’aéroport de Toulouse) avec 1,86 milliards de dollars d’acquisitions. Les secteurs de l’énergie, des transports et du numérique sont les moteurs de l’attractivité de la France. La France est  l’un des pays européens qui attire le plus d’investissements directs étrangers, juste derrière le Royaume-Uni. Le classement 2014 du Forum économique mondial sur la compétitivité a d’ailleurs placé la France en 23e position. Les fonds internationaux sont majoritaires dans les entreprises du CAC 40, et cela s’explique par l’internationalisation des multinationales. Mais, l’augmentation des groupes étrangers investisseurs s’inscrit dans un mouvement plus global. Les pays émergeants, la Chine en tête, montent en puissance ; ils investissent davantage en Europe et partout dans le monde.  La Chine a notamment beaucoup investi dans les pays les plus touchés par la crise (Grèce, Portugal, Italie). Si la Chine mène une politique d’investissements audacieuse, la France elle investit timidement et majoritairement en Europe. Dernière opération de grande ampleur en date : le Club Med, fleuron du tourisme tricolore. Racheté par le  chinois Fosun et ses partenaires sino-brésilo-franco-portugais. Et la hausse des opérations de fusions-acquisitions en France devrait continuer en 2015. « Il y a tout lieu de penser que 2015 sera à l’image de 2014, c’est-à-dire une conjoncture morose en Europe et malgré tout, et c’est un paradoxe, un volume important de transactions de fusion-acquisition », pronostique Matthieu Pigasse, directeur général de Lazard France, à Reuters. Ce qui devrait encore attirer des investissements étrangers pour l’année 2015

 

La grande braderie des entreprises françaises

La grande braderie des entreprises françaises

 

Plus de 100 milliards investis cette année 2014 par les étrangers dans les entreprises françaises et seulement une cinquantaine investis par les entreprises françaises à l’étranger. En clair la grande braderie est en marche mais elle a commencé depuis longtemps notamment depuis que les capitaux étrangers dominent le CAC 40. Cela signifie que les plus grandes entreprises françaises appartiennent de fait à des capitaux étrangers. Ce qui pose un problème de gouvernance économique, car les actionnaires voient surtout le court terme avec de fort rendement et prennent peu en compte les lieux de production (et de consommation).Ainsi certains secteurs stratégies comme l’énergie ont été bradés à General Electric, autre exemple la vente de l’aéroport de Toulouse aux chinois (alors qu’en Chine on ne  peut pas acheter d’infrastructures !°. La vérité c’est que faute de rentabilité suffisante du fait du poids de la fiscalité et du manque de productivité, les entreprises ne sont pas chères.  Le mouvement va continuer en 2015. . Selon les données de Thomson Reuters, le volume des transactions de fusion-acquisition en France a doublé par rapport à 2013 pour atteindre 245,72 milliards de dollars (environ 202 milliards d’euros). C’est presque autant qu’en 2007 ;  les fusions-acquisitions renouent avec leurs niveaux d’avant la crise de 2008. Les groupes français, eux, ont investi 53 milliards de dollars pour des acquisitions à l’étranger. La Suisse a été le plus gros investisseur en France avec la fusion Holcim-Lafarge, plus grosse opération en 2014, valorisée à 32 milliards d’euros. Elle se situe devant le Luxembourg, les Etats-Unis et le Canada. La Chine  a triplé ses investissements français (PSA , l’aéroport de Toulouse) avec 1,86 milliards de dollars d’acquisitions. Les secteurs de l’énergie, des transports et du numérique sont les moteurs de l’attractivité de la France. La France est  l’un des pays européens qui attire le plus d’investissements directs étrangers, juste derrière le Royaume-Uni. Le classement 2014 du Forum économique mondial sur la compétitivité a d’ailleurs placé la France en 23e position. Les fonds internationaux sont majoritaires dans les entreprises du CAC 40, et cela s’explique par l’internationalisation des multinationales. Mais, l’augmentation des groupes étrangers investisseurs s’inscrit dans un mouvement plus global. Les pays émergeants, la Chine en tête, montent en puissance ; ils investissent davantage en Europe et partout dans le monde.  La Chine a notamment beaucoup investi dans les pays les plus touchés par la crise (Grèce, Portugal, Italie). Si la Chine mène une politique d’investissements audacieuse, la France elle investit timidement et majoritairement en Europe. Dernière opération de grande ampleur en date : le Club Med, fleuron du tourisme tricolore. Racheté par le  chinois Fosun et ses partenaires sino-brésilo-franco-portugais. Et la hausse des opérations de fusions-acquisitions en France devrait continuer en 2015. « Il y a tout lieu de penser que 2015 sera à l’image de 2014, c’est-à-dire une conjoncture morose en Europe et malgré tout, et c’est un paradoxe, un volume important de transactions de fusion-acquisition », pronostique Matthieu Pigasse, directeur général de Lazard France, à Reuters. Ce qui devrait encore attirer des investissements étrangers pour l’année 2015

Exil fiscal : une cinquantaine de grandes fortunes françaises « habitent » la Suisse

Exil fiscal : une cinquantaine de grandes fortunes françaises « habitent » la  Suisse

Normalement il faut passer au moins passer six mois dans le pays dit de résidence pour échapper à la fiscalité française (IR notamment). En fait les grandes fortunes n’y résident que de façon très épisodique notamment en Suisse. D’après le classement du journal Bilan Pas moins de 49 Français, des exilés fiscaux, sont théoriquement « présents » en Suisse, pour un patrimoine global de 66 milliards de francs suisses soit 55 milliards d’euros. Parmi eux figurent cette année cinq nouveaux noms, dont celui de l’homme d’affaires Patrick Drahi, le patron de Numericable.  Ce dernier, qui réside officiellement à Zermatt, dans le canton du Valais, apparaît tout de suite au deuxième rang des Français les plus fortunés en Suisse, juste derrière Gérard Wertheimer, propriétaire du groupe Chanel, dont la fortune est estimée entre 9 et 10 milliards francs suisses, (soit entre 7,5 et 8 milliards d’euros). Selon lui, il existe en fait de « nombreux autres Français très riches qui vivent en Suisse sans qu’on le sache, car ils ne le crient pas sur tous les toits ». Ainsi, le classement 2014 fait apparaître quatre autres nouveaux Français dans la liste de Bilan, outre Patrick Drahi dont la fortune est évaluée entre 8 et 9 milliards de francs suisses.  Il s’agit de Monique Roosmale Nepveu du groupe Louis Dreyfus, avec une fortune entre 1 et 1,5 milliard de francs suisses, Marina Picasso, la petite fille du célèbre peintre (entre 1 et 1,5 milliard de francs suisses), Martin Michaeli, le fondateur des chaussures Mephisto, (900 millions et 1 milliard de francs suisses), et la famille Daniel Amar, qui opère dans la grande distribution, (entre 400 et 500 millions de francs suisses). Selon Bilan, parmi les Français redevables de l’ISF (impôt sur la fortune) qui décident de quitter leur pays en raison de la fiscalité trop lourde, la Suisse reste le premier choix pour 20% d’entre eux, suivie par la Belgique (17%) et le Royaume-Uni (14%).  Le classement de Bilan reste dominé par la famille du fondateur d’Ikea, Ingvar Kamprad. Lui-même a quitté la Suisse cette année pour se réinstaller en Suède, mais ses trois fils, qui ont la nationalité suisse, sont restés et ils contrôlent une fortune estimée entre 42 et 43 milliards de francs suisses. Par ailleurs  2.000 Français bénéficient fortunes moyennes) du  régime spécial d’imposition en Suisse.

 

 

Evasion fiscale massive des banques françaises dans les paradis fiscaux

Evasion fiscale massive des banques françaises dans les paradis fiscaux

 

 

En dépit de la crise de 2008, la réforme du système financier n’a pas eu lieu. L’Hypertrophie du système financier par rapport à l’économie réelle s’amplifie et la fraude fiscale auusi. Sans compter les risques d’explosion du système. Ainsi les banques françaises sont toujours autant  localisées- via des filiales bidon-  dans les paradis fiscaux. Des paradis qui abritent la presque totalité des hedges fonds spéculatifs. Cette présence des banques française dans les paradis fiscaux a pour objet d’uen part de faciliter l’optimisation fiscale de certains clients et des banques elles-mêmes, d’autre part de spéculer en toute discréditions (notamment sur les produits dérivés) en s’affranchissant de la régulation bancaire européenne. Depuis cette année et la loi bancaire, tous les établissements ont l’obligation de rendre publique l’activité de leurs filiales pays par pays. Des données décortiquées et analysées par la plate-forme « Paradis fiscaux et solidaires » qui regroupe plusieurs associations qui luttent contre l’évasion fiscale. Son rapport montre que toutes les banques françaises sont présentes dans des paradis fiscaux et de façon massive. On y retrouve un tiers des filiales hors de France des cinq établissements bancaires les plus importants. BNP-Paribas détient 31% de ses filiales étrangères dans des paradis fiscaux, et le Crédit mutuel 54%. Le pays le plus prisé est le Luxembourg. Le chiffre d’affaire y est trois fois supérieur à celui généré dans les autres pays. Dans le top 10 également : la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et la Suisse. Autre donnée intéressante, le chiffre d’affaire comparé au nombre de salariés qui bat en brèche l’argument des banques selon lequel elles exercent une activité réelle dans les paradis fiscaux.  Or selon ces données, un salarié de la Banque Populaire-Caisse d’épargne en Irlande serait par exemple 13 fois plus productif que ses collègues ce qui est évidemment aberrant. Cela démontre bien selon les auteurs du rapport que les établissements bancaire se servent au contraire de ce type de filiales comme d’une adresse fiscale aux exonérations juteuses.

 

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