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Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

 

 

Il est clair qu’Amazon  (capitalisation supérieure à 300 milliards !) et d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire,  on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits (et certains experts de s’extasier devant cette »innovation majeure !). . On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. Les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment.  En France, Amazon est le leader des plateformes de e-commerce dans presque tous les domaines. Le dernier baromètre Médiamétrie classe le site en tête pour la mode, les produits culturels, l’électronique, l’électroménager, mais aussi les meubles et la décoration. Le pire c’est qu’Amazon est capable de déceler les produits les plus vendus pour leur substituer des produits de sa propre marque (ou de marques concurrentes).

L’économie française : résiliente !

L’économie française : résiliente !

La résilience nouveau mode mot à la mode dans la sémantique médiatique s’applique aussi à l’économie française et à la croissance. Ce qu’affirme en tout cas la Banque de France qui vient de réviser à la baisse ses perspectives pour l’année 2019 concernant le PIB avec un pronostic de +1,3 au lieu de 1,4. L’argumentation de ces brillants économistes s’appuie sur le fait que la France est moins influencée que d’autres par les évolutions d’un commerce international dont on constate le tassement. Donc au lieu de dire que la croissance sera assez insignifiante : un tout petit peu plus que 1 % on qualifie l’activité de résiliente. En clair la croissance recule mais moins que ce qu’on pourrait attendre si l’on tient compte de l’évolution de certains autres pays notamment européens qui auront du mal à atteindre 1 %. La Banque de France affirme que Le pouvoir d’achat par habitant devrait bondir de 2,1% en 2019,  cependant elle n’a sans doute pas intégré l’augmentation sensible de nombre de dépenses contraintes comme par exemple la très forte hausse des prix de l’électricité. Trop d’incertitudes planent sur l’environnement économique et social et il semble bien que les Français soient davantage encouragés à épargner pour faire face à certaines défenses difficilement prévisibles plutôt que de consommer. S’ajoute sans doute aussi un phénomène qui commence à poindre, celui de la des consommations ou plus exactement de la consommation mieux adaptée aux besoins réels. « Les gains de pouvoir d’achat sont consommés plus lentement que ce qui était prévu. Au quatrième trimestre 2018 et durant le premier trimestre 2019, il y a eu des gains de pouvoir d’achat très importants mais la consommation a été en retrait par rapport à ces gains. La consommation des ménages est révisée à la baisse en 2019 mais à la hausse en 2020 et 2021. Les gains de pouvoir d’achat sont consommés mais un peu plus lentement. Ce qui soutient l’activité à l’horizon 2020/2021 », explique la Banque de France.

Le pouvoir d’achat par habitant devrait bondir de 2,1% en 2019. « C’est le plus fort gain de pouvoir d’achat depuis 2007. Ensuite, le pouvoir d’achat devrait évoluer autour de 1,2% en 2020 et 1% en 2021 », poursuit-elle. Des prévisions évidemment très hypothétiques qui relèvent du marc de café davantage dessiné à rassurer certains acteurs du marché car rendre compte des scénarios économiques et sociaux

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

 

 

Il est clair qu’Amazon  (capitalisation supérieure à 300 milliards !)e t d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits. On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. Les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment.  En France, Amazon est le leader des plateformes de e-commerce dans presque tous les domaines. Le dernier baromètre Médiamétrie classe le site en tête pour la mode, les produits culturels, l’électronique, l’électroménager, mais aussi les meubles et la décoration. Le pire c’est qu’Amazon est capable de déceler les produits les plus vendus pour leur substituer des produits de sa propre marque (ou de marques concurrentes).

 

 

Arjowiggins: encore une usine française de 570 salariés liquidée

Arjowiggins: encore une usine française de 570 salariés liquidée

 

La société liquidée, qui emploie 570 salariés dans son usine de production de papier recyclé à Bessé-sur-Braye (Sarthe), et une cinquantaine à son siège social situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), n’a pas réussi à réunir les financements nécessaires à une poursuite de l’activité, a déclaré Thomas Hollande, avocat des représentants des salariés du site. En revanche, le tribunal a validé un plan de reprise partiel de la papeterie Arjowiggins Le Bourray, située à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), par la société CGMP située à une vingtaine de kilomètre, à Tuffé. Client historique du site, CGMP, spécialisée dans les serviettes et nappes en papier, reprend l’activité ouate et 117 salariés sur 250 pour un million d’euros, précise la présidente de CGMP, Céline Bourdin. L’usine du Bourray fabrique aussi des ramettes de papier.

Quant à l’usine Arjowiggins Greenfield, qui produit de la pâte à papier recyclée à Château-Thierry, dans l’Aisne, elle a été attribuée avec ses 75 salariés à l’allemand Wepa, spécialisé dans les tissus hygiéniques en papier, confirme Laurent Benault, directeur du site. Wepa, qui a mis 16 millions d’euros sur la table, a déjà deux usines en France. Un autre concurrent était en lice pour reprendre Greenfield, le papetier autrichien Mondi. Les pouvoirs publics s’engageaient à financer la moitié de la somme et à mettre sur la table respectivement 20 millions et 12,5 millions d’euros. Mais compte tenu des délais extrêmement courts, la partie privée du financement n’a pu être montée. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire et sa secrétaire d’Etat, Agnès Panier-Runacher, disent dans un communiqué prendre « acte » de la décision de liquidation du site de Bessé-sur-Braye et annoncent la mise en place « d’outils exceptionnels » pour accompagner et reclasser les salariés. Ils annoncent la mise en place d’un « contrat de sécurisation professionnelle » assorti notamment d’une allocation chômage correspondant à 75% du salaire brut pendant 12 mois, contre 60% du salaire brut en droit commun et une prime de reclassement assortie de conditions !!!

L’économie française : du mieux ?

L’économie française : du mieux ?

Paradoxalement il se pourrait bien que le mouvement des gilets jaunes ne porte pas atteinte à la croissance économique mais au contraire concoure à sa meilleure résistance.  En effet, la prime d’activité et la suppression de la fiscalité carbone sur le carburant par exemple vont soutenir la consommation au moins pendant six mois. Notons que le ministre de l’économie avait indiqué au contraire que le mouvement des gilets jaunes avait coûté 0,2 % au PIB en 2018. Un chiffre évidemment complètement approximatif et qui expliquait –ou faisait semblant- l’écart entre les prévisions et les chiffres réalisés. D’après l’INSEE, la croissance pourrait atteindre 04 % au premier trimestre au lieu de 0, 3 avec des perspectives identiques pour le second. La croissance pourrait tourner autour de 1,5 % au lieu des 1,7 % prévus dans le budget. Pas vraiment une croissance exceptionnelle mais en tout cas qui semble résister mieux que celle de l’ensemble de l’union européenne qui, elle, pourrait être limitée à 1 %. Notons aussi que les allègements fiscaux auraient contribué à la résistance de la croissance française surtout soutenue par la consommation st moins handicapé que des pays comme l’Allemagne par la baisse des exportations.

La France est donc d’abord protégée par la (relativement) faible ouverture de son économie à l’international. Le coup de fouet budgétaire, donné par Emmanuel Macron en réponse à la crise des «gilets jaunes», devrait ‘aider à supporter ces temps troublés. Les mesures d’urgence annoncées en décembre stimuleront dans un premier temps le pouvoir d’achat des ménages, qui avait déjà bénéficié en fin d’année de la réduction de la taxe d’habitation et des cotisations salariales. À mi-2019, l’acquis de pouvoir d’achat des ménages (évolution que l’on obtiendrait si la variable demeurait jusqu’à la fin de l’année au niveau du deuxième trimestre) atteindrait 1,8 %. Un niveau déjà supérieur aux 1,2 % et 1,4 % de 2018 et 2017. Parmi les mesures, la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, exonérée jusqu’à 1000 euros d’impôt sur le revenu et de toutes cotisations et contributions sociales, dites «prime Macron» a été perçue par plus de 2 millions de salariés en janvier.

Affaire Tapie : « le thermomètre de la corruption française » (Benoît Bartherotte, Sud ouest)

 

 

 

Une interview d’un connaisseur de l’affaire parue en 2013 mais qui demeure pleinement d’actualité

 (Benoît Bartherotte, Sud ouest)

 

Tapie, Mitterand, Sarkosy, Lagarde, le juge Estoup, Richard le PDG d’Orange, Boorloo, le Crédit Lyonnais quelques uns des protagonistes du scandale d’Etat dont certains aspects sont confirmés par un proche de Tapie.  Benoît Bartherotte qui a lancé, en 1996, l’offensive juridique des petits porteurs d’actions du groupe Tapie. Une action qui relancé Bernard Tapie.  Dans les années 80, le Girondin Benoît Bartherotte dirigeait la maison de haute couture Jacques Esterel. C’est à ce moment-là qu’il fait la connaissance de Bernard TapieUn homme avec lequel il n’a jamais voulu s’associer mais dont il n’ignore rien du parcours. Pour la première fois, Benoît Bartherotte raconte comment il a conçu en 1996 l’offensive juridique des petits porteurs d’actions du groupe Tapie qui a remis en selle Bernard Tapie.

 

 Comment avez-vous rencontré Bernard Tapie ?

Benoît Bartherotte. La première fois que j’ai entendu parler de lui, c’était à la fin des années 70, par le journaliste économique Emmanuel de La Taille. Il voulait que je connaisse deux hommes qui, selon lui, « avaient de l’avenir » : Alain Juppé et Bernard Tapie ! En 1984, pour faire plaisir à Mitterrand, Tapie avait repris la maison de couture Grès. La société dirigée par la célèbre Mme Grès, proche de la sœur de Danièle Mitterrand, battait de l’aile. Moi, j’étais le président et le créateur de la maison de couture Jacques Esterel, que le milliardaire rouge Jean-Baptiste Doumeng m’avait transmise et que j’avais relevée.

Tapie n’avait pas le profil « haute couture ». Cela a très vite tourné à la catastrophe ! Un jour, je reçois un coup de fil : « Allô, c’est Tapie ! Tu ne veux pas reprendre Grès ? Tu as sorti Doumeng de l’ornière, tu vas me tirer de là parce que je suis en train de me couvrir de ridicule sous les projecteurs ! » Tapie était déjà un incroyable marchand de cravates. Il m’a promis monts et merveilles pour me convaincre. Je lui ai fait mettre sur papier les promesses qu’il m’avait faites. Dès qu’il a fallu les tenir, les problèmes ont commencé.

Le début d’une longue histoire ?

Je n’ai jamais voulu m’associer avec lui. Bernard Tapie est extrêmement malin, drôle. Parfois plus agréable que les gens qui le pourfendent, mais il lui manque seulement quelques principes moraux ! S’il avait eu ces principes, avec l’incroyable énergie qui est la sienne et ses indéniables qualités, il aurait pu faire des choses extraordinaires. Je dis souvent qu’il est resté malheureusement le thermomètre qui permet de mesurer l’état de déliquescence et de corruption de la société française.

Pourquoi avoir volé à son secours ?

Au début des années 90, je m’étais associé avec le groupe Lexmar pour tenter de sauver les chantiers navals de La Ciotat, avec l’appui de la majorité des Bouches-du-Rhône, de la CGT et du Parti communiste. Bernard Tapie était l’homme lige d’un gouvernement qui s’opposait déjà à toute solution industrielle. Nous ne nous sommes pas épargnés. Mais, quand il s’est retrouvé en prison, il a demandé que je vienne le voir. Il n’était plus rien. Pour permettre à la justice de le faire sortir plus tôt, j’avais convaincu le réalisateur Pascal Thomas de s’engager à le prendre sur un tournage. La situation était objectivement insupportable.
Les journalistes et tous les profiteurs qui l’avaient encensé lui marchaient sur la gueule alors qu’il était à terre. Le nouveau patron du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, avait même l’arrogance de faire passer des publicités dans le journal ou l’on voyait le dossier Tapie émerger d’une poubelle ! Alors que cette banque publique avait fait tout et n’importe quoi avec l’argent du contribuable, y compris camoufler les profits dus aux Français dans des paradis fiscaux.

Tapie a-t-il été victime du Crédit lyonnais ?

Incontestablement ! Mais pas dans le sens où on l’explique en ce moment. Nous sommes dans une période où Mitterrand laisse les banques publiques, gardiennes de l’épargne des Français, se transformer en banques d’affaires : du socialisme « fashion ». Pour se lancer dans des opérations risquées, les banques cherchent les hommes qui ont le profil. Tapie est l’un d’eux, sûrement le plus voyant, mais il y en a d’autres et on peut vous les citer ! Pour racheter Adidas, Tapie n’a pas d’argent. C’est une filiale de la banque publique, la SDBO, qui va lui avancer une partie de la somme et organiser le tour de table. Lorsque Bernard Tapie revend, c’est le Crédit lyonnais qui rachète l’entreprise, via ses filiales planquées dans des paradis fiscaux. Les plus-values réalisées ensuite lors de la cession d’Adidas à Robert-Louis Dreyfus seront donc encaissées dans les paradis fiscaux. La banque est à la manoeuvre à chaque étape. Mais comme il s’agit de l’argent des contribuables, ça ne peut se faire que de manière déguisée. Et comme d’habitude. Les pertes aux Français, les profits à l’étranger.

Lorsqu’il découvre le pot aux roses, comment réagit Tapie ?

Il est furieux ! Complètement coincé, il a perdu ses droits civiques, il ne peut rien faire. Mais je vais glisser un grain de sable dans la machine en créant l’association des petits porteurs… Je vais chercher Jean Bruneau, un petit actionnaire de Bernard Tapie Finance (BTF) et convaincs ce véritable pitbull d’en devenir le président. Tout s’est préparé chez moi, au Cap-Ferret ! Nous nous présentons devant le tribunal de commerce de Paris. La partie adverse s’attend à voir débarquer un petit avocat de Clermont-Ferrand. Surprise : j’ai fait venir Me Vergès aux côtés de mon ami bordelais, Me Boerner. Le 7 novembre 1996, le Lyonnais a ainsi été condamné à payer des centaines de millions de francs ! La justice avait introduit une échelle de grandeur : pour chaque action BTF, tant de préjudice. Tapie aura su saisir l’aubaine en demandant que l’on applique ce coefficient multiplicateur à son portefeuille.

Du coup, la sentence n’est pas illogique, selon vous…

Elle est logique mais scandaleuse : les turpitudes du Lyonnais ne font pas la vertu de Tapie, car contrairement aux petits porteurs, ce n’est pas son argent que Tapie avait risqué dans Adidas, mais surtout celui du contribuable : c’était le Crédit lyonnais qui avait avancé la majeure partie des capitaux !

Et pourtant, il a empoché le gros lot ?

En 2007, le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l’a tous vu exulter : « ça y est, j’ai les sous ! » Il semblait sûr de lui, l’avenir a prouvé qu’il avait raison, mais à court terme.
Comment a-t-il pu convaincre l’état d’avoir recours à cette procédure d’arbitrage privé qui lui a permis d’empocher le pactole ?

Nous savons que les voix du Seigneur sont impénétrables, mais tel que je le connais, il aura su promettre un arrangement électoral, comme par exemple se présenter à une élection pour bloquer la gauche à un moment décisif. Le problème aujourd’hui ne viendrait-il pas du fait que le contrat n’a pas été rempli ?

 

Une taxe française de 3% sur les Gafa

Une taxe française de 3% sur les Gafa 

 

Il n’y aura pas de taxe européenne pour l’instant, le dossier a été renvoyé à l’OCDE mais un taxe française de 3% (et non progressive comme prévu initialement). Elle pourrait rapporter 500 millions.   La France entend appliquer dès cette année une taxe à toutes les entreprises proposant des services numériques dont le chiffre d’affaires dépasse 750  millions d’euros au niveau mondial et 25  millions d’euros en France. Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup,  on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne (le dossier a en fait été renvoyé devant l’OCDE°) et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France décide seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français. Le ministre a toutefois précisé que cette taxe sur les géants du numérique, qui paient en moyenne 9 % d’impôt en Europe, là où les entreprises traditionnelles paient 23 %, ne se limitera pas au chiffre d’affaires prévu dans la directive européenne. Celle-ci s’étendra également «aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles». L’Irlande (dont le modèle économique repose en partie sur l’accueil des grandes entreprises du secteur numérique), le Danemark et la Suède s’étaient clairement opposés à une taxe sur 3% du chiffre d’affaires des géants du numérique. Pour sa part, l’Allemagne ne la voyait pas non plus d’un très bon œil, par crainte de mesures de rétorsion américaines contre son industrie automobile. Une trentaine de groupes sont visées : Google, Amazon, Facebook et Apple (les Gafa) mais aussi Uber, Airbnb, Booking et le français Criteo, spécialiste du ciblage publicitaire en ligne.“Nous visons en premier lieu les plateformes qui touchent une commission pour mettre en relation des clients et des entreprises”, dit Bruno Le Maire. “Autre secteur d’activité concerné : le ciblage publicitaire. Enfin, cette fiscalité portera aussi sur la revente de données personnelles à des fins publicitaires.” “Aucun particulier et aucun utilisateur de services ne seront concernés”, précise-t-il.

La Nouvelle-Calédonie toujours française ?

La Nouvelle-Calédonie toujours française ?

 

 

 

On ne peut pas dire que le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ait occupé beaucoup de place dans les grands médias. Sans doute y a aussi vis-à-vis de cette question une sorte d’embarras. Ceci étant, il est assez probable que les calédoniens pour des questions économiques et sociales refuseront l’indépendance. Ils en ont évidemment le droit. Le droit aussi de dire oui pour ceux qui le souhaitent. De toute façon, cela ne changera pas l’interrogation sur la légitimité du rattachement de ce petit bout de territoire isolé au milieu du Pacifique à la république française. Selon une enquête d’Harris Interactive pour la 1ere réalisée début octobre, 66% des électeurs se prononceraient contre l’indépendance.

Colonisée en 1853 notamment en raison de ses ressources minières (le Nickel)  la Nouvelle-Calédonie a connu de vives tensions autour de la question indépendantiste dans les années 1980. Les accords de Matignon en 1989, puis l’accord de Nouméa en 1999, ont permis à la Nouvelle-Calédonie d’obtenir un statut juridique unique. Une partie lui est ainsi consacrée dans la Constitution et lui donne plus de droits que les collectivités d’outre-mer. Ses habitants peuvent par exemple bénéficier de la citoyenneté calédonienne. De plus, la Nouvelle-Calédonie dispose d’une souveraineté partagée avec la France, ce qui lui permet de voter ses propres lois avec ses propres institutions. Parmi celles-ci, un Sénat coutumier qui est le « gardien et le défenseur de l’identité kanake » et qui doit être consulté sur tous les projets de loi du pays liés à l’identité kanake.

Croissance française: c’est foutu !

Croissance française: c’est foutu !

L’estimation préliminaire de la croissance en zone euro a déçu au troisième trimestre, à 0,2 % contre 0,4 % au deuxième trimestre. L’Allemagne et l’Italie sont à la peine. La France a bénéficié d’un effet de rattrapage par rapport à son mauvais premier semestre, avec une accélération à 0,4 %, après 0,2 % au deuxième trimestre. La France a réalisé 0,4 % de croissance au troisième trimestre, contre 0,2 % en zone euro, ont indiqué mardi l’Insee et Eurostat.. L’Hexagone profite d’un effet rattrapage par rapport à son mauvais premier semestre, et cette remise à niveau est d’ailleurs moindre que prévue, car l’Insee attendait 0,5 % de croissance entre juillet et septembre. Le rebond de l’économie tricolore, après 0,2 % au premier puis au deuxième trimestre, est dû à la consommation de transports qui a rebondi suite à la grève SNCF, celle d’énergie qui est revenue à la normale après un printemps doux, aux immatriculations massives de voitures en août avant une nouvelle norme européenne antipollution, et à l’investissement dynamique des entreprises. Si l’on n’a pas atteint le 0,5 % attendu, c’est car la consommation des ménages en hébergement et restauration a été moindre qu’escomptée, ainsi que l’activité dans les travaux publics, naturellement volatile. Au quatrième trimestre, la croissance française sera de 1,6 % en 2018, contre 1,7 % attendu par le gouvernement.

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

L’Italie et la dette française : danger pour l’euro

 

 

Si les décisions budgétaires italiennes ont un peu secoué les marchés financiers, il ne faudrait pas oublier que la dérive du déficit et de la dette française constitue aussi un danger pour la monnaie unique. , avec 2 299,8 milliards d’euros de dette publique à fin juin 2018, le pays affiche un taux en hausse d’endettement de 99 %.En cause la dérive des déficits une révision comptable qui  a modifié à la hausse ce ratio. À la demande de l’agence comptable européenne Eurostat, l’Insee a reclassé à partir de 2016 la dette de SNCF Réseau au sein de la dette des administrations publiques. Pour l’instant le phare est surtout mis sur l’Italie.  En effet l’Italie est loin d’être un pays marginal de la zone euro c’est la troisième économie. Du coup, ses dérives financières pourraient déstabiliser la monnaie unique. En cause, le fait que l’Italie laisse filer son budget avec un déficit prévu de 2,4 % pour financer sa politique démagogique. Certes pour la France c’est pire en matière de déficit budgétaire,  ce déficit devrait frôler les 3 % en 2018, loin aussi des prévisions. La différence avec l’Italie c’est que la dette française est proportionnellement moins importante. Elle frôle les 100 % du PIB en France mais atteint plus de 130 % en Italie. L’Italie sera encore contrainte de davantage emprunter pour financer ses équilibres. Des emprunts qui compte tenu des incertitudes vont faire monter les taux d’intérêt en Italie mais sans doute aussi en France car les propres dérives françaises ne vont pas conforter le sérieux de la politique financière européenne Depuis l’annonce du déficit à 2,4% jeudi, le taux d’intérêt auquel Rome emprunte sur les marchés a de nouveau bondi. Problème: plus emprunter coûte cher, moins le gouvernement pourra financer ses mesures. Si Rome se lance dans un bras de fer dur avec Bruxelles, la situation risque d’empirer. Dans un récent rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’était penchée sur la chute des valeurs bancaires européennes après les élections en Italie et sur l’exposition des banques européennes à l’Italie (dette souveraine et privée), et partant, sur le risque de contagion. Ce sont les banques italiennes, suivie des espagnoles, qui sont les plus exposées, juste avant les françaises. « Le canal direct de transmission pourrait passer par d’importantes pertes à la valeur de marché sur les avoirs en obligations d’État et autres actifs, ce qui affaiblirait le capital de base des banques. Parmi les canaux indirects potentiels, figurent des conditions de financement plus strictes, si les spreads de crédit augmentent pour les banques italiennes et les autres grandes banques de la zone euro », analysaient deux économistes de la BRI.

 

L’électricité française : 30% de taxes

L’électricité française : 30% de taxes

 

L’électricité française pourrait être l’une des moins chers elle n’était pas grevée de taxes. Des taxes qui représentent de l’ordre de 30 % de la facture.

Cette  facture d’électricité reste une énigme pour près de neuf Français sur dix, selon un sondage publié ce jeudi. Le Figaro vous détaille les cinq éléments à regarder sur votre facture pour bien la comprendre. Trop de rubriques, des montants très décortiqués, des taxes à toutes les lignes … La facture d’électricité reste une énigme pour près de neuf Français sur dix (89%), selon un sondage* publié ce jeudi et réalisé par l’Ifop pour Qinergy, un service de mesure en temps réel de la consommation électrique, destiné aux particuliers. Dans le détail, si 61% des consommateurs disent réussir «globalement» à s’y retrouver, ils admettent ne pas «tout comprendre». Pour 21% d’entre eux, ils parviennent «péniblement» à comprendre «certains élements», tandis que 7% se contentent de «consulter le montant à payer» car «il y a longtemps qu’ils n’essaient plus de comprendre les autres rubriques». Résultat: près de la moitié des Français (47%) disent avoir régulièrement une mauvaise surprise en découvrant le montant de leur facture, et 55% des clients soulignent ne pas avoir «les moyens de vérifier» ce que leur facture leur fournisseur d’électricité.

On  distingue quatre grandes familles de taxes et contributions s’appliquant à l’électron : suivez ce guide pour mieux comprendre votre facture d’électricité.

La contribution tarifaire d’acheminement (CTA)

La contribution tarifaire d’acheminement (CTA) est une taxe apparue en 2005. Elle représente, à ce jour, environ 1 % d’une facture moyenne d’électricité. La CTA a pour but de contribuer au financement des caisses de retraite des personnels des industries électrique et gazière (IEG), et plus particulièrement des droits acquis par ces derniers avant l’adossement de leur régime au régime général, intervenu en 2005. Elle apparaît obligatoirement sur toutes les factures d’électricité et de gaz depuis le 15 août 2009.

Le produit de cette contribution est donc reversé par les fournisseurs d’électricité à la Caisse Nationale des Industries Électrique et Gazière (CNIEG), pour financer la pension des retraités d’EDF, GDF, RTE, GRTgaz ou encore GRDF.Le montant de la CTA n’est pas proportionnel à votre consommation mais forfaitaire, et dépend pour chaque client de la puissance de son compteur en kVA. En effet, la contribution est calculée par l’application d’un pourcentage de 27,04 % sur le tarif d’utilisation du réseau public d’électricité (TURPE), qui sert à rémunérer les gestionnaires du réseau de transport et de distribution. Or, le montant du TURPE est lui-même déterminé en partie par la puissance souscrite en kVA.

La contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE)

La contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE) représente environ 10 % de la facture d’électricité, et se caractérise depuis quelques années par une croissance très rapide : indexé sur la consommation de chaque ménage, son montant a été fixé à 19,50 € du MWh au 1er janvier 2015, soit une augmentation de 18 % en un an et… de 550 % depuis 2002 !

De fait, ce prélèvement est destiné à couvrir une grande variété de charges, dont :

  • Le rachat obligatoire par EDF, ou par certaines entreprises locales de distribution, du surplus de production des particuliers ayant recours à une énergie renouvelable (éolien, photovoltaïque…).
  • Les coûts liés au tarif social de l’électricité et à la participation des fournisseurs au fonds de solidarité pour le logement.
  • Le coût de fonctionnement du médiateur national de l’énergie, qui intervient dans les litiges opposant les clients avec leurs fournisseurs ou distributeurs.
  • Et enfin le surcoût représenté par l’alimentation en électricité de certains territoires insulaires, non interconnectés avec le réseau national. C’est le cas de la Corse, de certaines îles bretonnes et bien sûr des départements d’outre-mer.

À ce jour, la croissance rapide de la CSPE est surtout liée, selon EDF, à celle de la filière des énergies renouvelables et donc à une obligation de rachat de plus en plus lourde à assumer, qui engloutit 63,7 % du produit total de la taxe en 2015.

On notera, pour mémoire, que le montant de la CSPE fait l’objet d’un plafond pour les très gros consommateurs, lesquels ne pourront payer plus de 627 783 € de CSPE en 2015.

finale d’électricité (TCFE) correspondent, depuis le 1er janvier 2011, aux anciennes taxes locales de l’électricité (TLE). La très grande majorité des consommateurs particuliers et professionnels, à savoir ceux qui ont souscrit une puissance inférieure ou égale à 250 kVA, sont soumis à la part communale de cette taxe (TCCFE) ainsi qu’à sa part départementale (TDCFE). Les plus gros clients, abonnés pour des puissances supérieures, sont redevables en plus d’une taxe dite « intérieure » (TICFE). Les montants exacts de la TCCFE et de la TDCFE s’obtiennent par un savant calcul : il convient de multiplier la taxation de base, fixée par l’État (actuellement 0,75 € du MWh pour une puissance inférieure ou égale à 36 kVA), par un coefficient déterminé par la commune ou le département. Ce coefficient, en 2014, pouvait être compris entre 0 et 8,44, ce qui donne donc une bonne idée des énormes différences qui peuvent se manifester d’une commune ou d’un département à l’autre !

Pour un consommateur moyen, les TCFE s’imputent sur la facture d’électricité à hauteur de 7 % environ.

Différents taux de TVA s’appliquent en ce qui concerne votre facture d’électricité :

  • Le taux réduit de 5,5 % est applicable au montant de votre abonnement.
  • Votre consommation d’électricité, exprimée en euros, subit en revanche le nouveau taux standard de 20 %. Le montant total de votre TVA sera donc directement proportionnel à la quantité de kWh que vous aurez consommé sur la période de référence.

Il convient par ailleurs de bien prendre en compte une subtilité typiquement française : la TVA s’applique aussi sur le montant des autres taxes évoquées ci-dessus ! Plus précisément, la contribution tarifaire d’acheminement est intégrée à la part de TVA à 5,5 %, tandis que la CSPE et les TCFE, indexées sur votre consommation, sont taxées au taux standard de 20 %. Une « taxe sur la taxe » qui renchérit d’autant le coût de l’énergie pour le consommateur final… Au sein de l’Union européenne, le prix moyen varie du simple au quasiment triple entre la Bulgarie (10 centimes le kilowattheure) et la Belgique (28 centimes), lanterne rouge du classement. Il est toutefois à noter que ni l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, pays où l’électricité est notoirement chère, n’ont fourni de données à Eurostat. La France se situe, elle, à 17 centimes par kilowattheure, ce qui reste moins cher que l’Irlande (21 centimes), le Portugal (24 centimes) ou le Danemark (26 centimes), mais plus élevé que la Suède (16 centimes), la Finlande (14 centimes) ou le Luxembourg (15 centimes). Autres champions européens de l’électricité bon marché, la Norvège et l’Islande, à 12 centimes d’euro. Une donnée peut expliquer ce classement surprenant de la France: l’augmentation galopante des taxes. D’après une autre étude de l’Observatoire de l’industrie électrique publiée en juillet, la fiscalité représente désormais plus d’un tiers des factures d’électricité, soit une augmentation de 40 % en l’espace de quatre ans. Dans le même temps, les coûts de la production et de l’acheminement sont restés quasiment stables, avec respectivement + 2 % et + 5 %.

 

Déficit commercial : la tare française

 

 

Le commerce extérieur constitue le véritable baromètre de la qualité et de la compétitivité française. Un baromètre qui montre l’ampleur de la maladie. Une maladie qui depuis des années se traduit par un déficit de l’ordre de 50 à 60 milliards tandis que les Allemands dégagent à peu près 250 milliards d’excédents et 300 milliards pour la balance des paiements courants. Et les derniers chiffres tout aussi alarmants. Sur l’ensemble du premier semestre, le déficit cumulé de la balance commerciale a atteint 33,47 milliards d’euros, après 29,6 milliards au semestre précédent, selon les données publiées par les Douanes. Autant dire que le déficit annuel ne devrait pas franchement être meilleur que celui de 2017, où il avait atteint 62,3 milliards. Rien de réjouissant… surtout si l’on se compare à l’Allemagne, qui a dégagé un excédent commercial de plus 121 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour justifier cette dérive, le  gouvernement impute le déséquilibre en cours à la hausse du pétrole. Une hausse réelle mais qui affecte la plupart des économies. Les causes sont connues. En premier le poids de la fiscalité qui tue la compétitivité sans parler des réglementations de tous ordres qui freinent l’investissement et l’initiative. En second, le fait que depuis plusieurs dizaines d’années la France a abandonné progressivement son industrie en pensant que seul le marché parviendrait à réguler ce secteur. On a abandonné tout concept de plan de développement dans chaque secteur industriel. Le mot plan était et reste tabou depuis la découverte par les technocrates de l’État des merveilles du libéralisme sauvage. En fait la France manque de tout de compétitivité, d’innovation et de structuration des réseaux. Pourtant, la situation pourrait être pire s’il n’y avait pas chaque mois le résultat des exportations d’Airbus qui viennent diminuer fortement le déficit commercial global. Or Airbus existe à égalité à peu près maintenant avec Boeing c’est précisément à la suite d’un plan de l’État élargi ensuite à plusieurs pays d’Europe. Nos  produits sont moins compétitifs que ceux provenant des pays européens à plus faible coût de main-d’œuvre, comme l’Espagne notamment. Mais ils sont également moins haut de gamme que ceux fabriqués en Allemagne.Et c’est sans compter la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.Au total, la France perd des parts de marché dans le bal des échanges mondiaux: selon Coe-Rexecode, la part de ses exportations de biens et services dans le total des exportations de la zone euro a reculé en 2017. Elle est passée de 13,2 % en 2016 à 12,9 % l’année dernière - contre 17 % en 2000.

Irak : Une Française condamnée à vie

Irak : Une Française condamnée à vie  

 

Mélina Boughedir, française  âgée de 27 ans et mère de quatre enfants, risquait la peine de mort. En vertu de la loi irakienne, sa condamnation à vie  pourrait se traduire par 20 ans d’emprisonnement, ont fait savoir ses défenseurs. “Elle est évidemment totalement effondrée. Son anxiété absolue, c’est d’être séparée de sa dernière petite fille”, a déclaré à la presse l’un de ses avocats, Me William Bourbon. “Evidemment qu’elle va former un recours devant la cour suprême.” En réponse à ce jugement, le ministre des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a souligné le caractère “légitime” des autorités judiciaires irakiennes. “La justice irakienne est légitime à juger. Elle a pris une décision. Il n’y a pas la peine de mort qui aurait conduit les autorités françaises à demander qu’elle ne soit pas appliquée. Dont acte”, a-t-il déclaré au Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNEWS. A la question de savoir si elle pourrait être rapatriée pour purger sa peine en France, le délégué général de La République en marche a répondu : “Il existe des procédures, elles seront longues. En attendant, elle est condamnée pour des faits dont la justice irakienne, que je ne remets pas en cause, considère que ça justifie de la condamner à perpétuité.” De l’avis de ses défenseurs, il n’y avait aucune preuve de l’appartenance à l’Etat islamique de Mélina Boughedir, qui avait écopé en février de sept mois de prison pour séjour illégal en Irak. Selon ses avocats, la Française affirme avoir été sous l’influence de son compagnon, présenté comme “cuisinier de Daech” et qui aurait été tué lors de la bataille de Mossoul. Leurs quatre enfants ont été arrêtés avec leur mère et trois sont déjà revenus en France. Le quatrième, une petite fille de 16 mois née en Irak, est resté avec sa mère.

L’économie française ubérisée par les GAFA ?

L’économie  française ubérisée par les GAFA

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A juste titre le ministre des fiances critique l’économie des plates-formes ou l’ubérisation de certains secteurs. Après la distribution, les taxis évidemment, ce sont les services informatiques qui sont concernés.  Exemple, déjà puissant sur de nombreux produits hors alimentaires, Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Même phénomènes avec les services informatique. Bruno Le Maire, a annoncé que l’Etat compte assigner en justice Google et Apple devant le tribunal de commerce de Paris. L’objectif : faire cesser les « pratiques commerciales abusives » envers les startups françaises, obligées de se plier au bon vouloir des deux géants du numérique sur leurs magasins applicatifs, le Google Play Store et l’App Store. La situation dénoncée par Bruno Le Maire pourrait aussi relever de l’abus de position dominante sur le mobile. Effectivement, Google (avec son système d’exploitation Android) et Apple (avec iOS), équipent plus de 99% des smartphones dans le monde (chiffres 2017). Par conséquent, les développeurs doivent absolument passer par leurs magasins applicatifs (Google Play Store et Apple Store) s’ils veulent que les utilisateurs puissent télécharger ou acheter leurs applications. Or, une enquête menée entre 2015 et 2017 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a mis en lumière que les startups françaises sont forcées d’accepter les contrats proposés par Google et Apple, sans marge de négociation sur leur contenu, sous peine de voir leur application refusée. Plus grave selon Bruno Le Maire, « tous deux peuvent modifier unilatéralement les contrats« . Effectivement, Google et Apple peuvent proposer des modifications du contrat, mais les développeurs sont forcés de les accepter sous peine de voir leur application retirée du magasin applicatif. Un phénomène d’ubérisation qui va toucher de plus en plus l’économie française. L’intermédiation par les GAFA met en fait en situation de dépendance les producteurs et distributeurs menacés à terme dans leur existence m^me car il sera toujours possibles de substituer d’autres produits à la production française.  Notons que les Gafa, en plus,  évitent de payer des impôts sur leurs profits !

 

Amazon va ubériser la grande distribution et l’économie française

Amazon va ubériser la grande distribution et l’économie française

Déjà puissant sur de nombreux produits hors alimentaire, Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Par exemple, Système U poursuit des discussions sur une éventuelle alliance avec Amazon, a déclaré mercredi le président du groupement de commerçants indépendants.  Un tel accord permettrait à Amazon d‘avoir accès à la centrale d‘achat de Système U, mise en commun avec celle d‘Auchan, une nécessité pour le service “Prime Now” de livraison express d‘Amazon qui doit trouver des accords d‘approvisionnement qui lui ont été jusqu‘ici refusés. L‘accord pourrait aussi voir Système U offrir ses produits de marque propre sur le site d‘Amazon. Les manoeuvres d‘approche d‘Amazon témoignent des ambitions du géant américain du e-commerce dans l‘alimentaire et obligent les distributeurs à accélérer leur transformation digitale. Leclerc, numéro un de la distribution alimentaire en France, avait déclaré à Reuters en octobre 2017 avoir été approché par l‘américain et n‘avait pas exclu de nouer des partenariats avec lui. Face aux ambitions d‘Amazon, les distributeurs ont décidé d‘accélérer le pas dans le digital. Auchan s‘est allié au chinois Alibaba, Casino au britannique Ocado et Carrefour a noué une alliance en Chine avec Tencent et annoncé un plan d‘investissement de 2,8 milliards d‘euros pour rattraper son retard dans le e-commerce. Leclerc a quant à lui annoncé pour les prochains mois un service de vente à domicile à Paris.  Dans quelques semaines, Alexa, l’assistant vocal intelligent d’Amazon, devrait arriver en France. Ce majordome virtuel parlera français. Et ses déclinaisons lui permettront demain d’être également présent dans les voitures et sur les smartphones. Selon le site spécialisé dans la high-tech Tom’s Guide, il pourrait débarquer en avril. L’appareil sphérique promet de changer notre quotidien comme celui des 30 millions de foyers américains qui s’en seraient équipés ces trois dernières années. Echo Plus (l’assistant le plus complet vendu 149 dollars, soit 120 euros, aux Etats-Unis) offre toutes les fonctionnalités : commande vocale pour obtenir des réponses, passer un appel, écouter de la musique, faire des commandes d’épicerie ou encore interagir avec des objets connectés chez soi. En France, l’enceinte Google Home (Google Assistant), lancée en début 2017, a pris de l’avance, celle d’Apple (Home Pod) est attendue au printemps. Avec Alexa, Amazon resserre la toile de son écosystème. « Ce sera une tête de gondole chez le consommateur, estime Emmanuel Vivier, cofondateur du Hub Institute. Ils vont accumuler des data de malade sur leurs clients! » Avec le risque de créer des réactions de rejet. « La France, ce n’est pas les Etats-Unis, les gens ont assez peur du côté intrusif, explique Arieh Ghnassia, expert en commerce numérique. Il faudra du temps pour que les consommateurs l’adoptent. Mais cela marchera. ». Et Amazon s’investit aussi avec la m^me technologie, les mêmes supports commerciaux dans l’audiovisuel.

 

Sondage Islam : compatible avec les la société française pour 56%

Sondage Islam : compatible avec les la société française pour 56%

Un changement notable qui pourrait être lié à l’intensité des attentats en France ou ailleurs. Selon l’étude de l’institut réalisée les 2 et 3 février derniers et que le JDD publie dimanche, 56% des personnes interrogées estiment que cette religion est compatible, contre 43% qui pensent l’inverse. En septembre 2016, 56% des sondés répondaient, au contraire, que l’islam était incompatible avec les valeurs de la société française (contre 44%). Cette évolution, l’islam reste un sujet de clivage majeur chez les Français, profondément partagés selon leur sensibilité politique. Si 63% des sympathisants Les Républicains et 62% de ceux du FN le jugent « incompatible avec les valeurs de la société française », 73% de ceux du PS, 60% de ceux de La France insoumise et 58% de La République en marche pensent le contraire. L’Ifop a également interrogé les Français sur la création d’une taxe sur les produits halal dont les revenus serviraient à financer le culte musulmans en France. Sur ce point, il n’y a pas débat : une large majorité des personnes interrogées (70%) sont opposées à ce principe. Seuls 29% des Français se disent favorables à une « taxe halal ».

Française des Jeux : vendue à la mafia ?

Française des Jeux : vendue à la mafia ?

Les honorables fonctionnaires de  l‘Agence des participations de l‘Etat (APE) s’apprêtent  à suivre les conseils de BNP Paribas, du  cabinet d’avocats Weil, Gotshal & Manges LLP, mandatés pour travailler sur l’ouverture du capital de la Française des Jeux. Nul doute que les candidats seront nombreux et il ne sera pas difficile de trouver des acheteurs à hauteur de 800 millions d’euros représentant pour l’instant 30 % du capital de la Française des jeux. En effet il n’y a pas d’activité plus rentable que la loterie dont le taux de retour aux parieurs avoisine les 50 %. Les autres 50 % vont dans la poche de l’État et de la société (moins le soutien à certaines activités notamment sportives). La Française des jeux (14 milliards de chiffres d’affaires quatrième loterie du monde) intéresse depuis longtemps la mafia non seulement en raison de son taux de rentabilité mais aussi de la possibilité qu’il y aurait, comme dans certains casinos, de recycler l’argent sale. Sans parler des manipulations possibles lors des tirages. Heureusement la vente de la Française des jeux est assez compliquée. Le dossier FDJ est particulièrement compliqué car il implique une myriade d‘acteurs: les actionnaires historiques (Union des blessés de la face et de la tête, fédération Maginot, actionnaires à 13,4%), les partenaires européens sur l‘Euro Millions, le réseau de distribution des buralistes (également actionnaires) et leur ministère de tutelle, l‘Intérieur, ou celui des relais presse qui dépendent eux du ministère de la Culture. Sans oublier le ministère de l‘Action et des Comptes publics – l‘Etat encaisse 22% de toutes les mises ainsi que de substantiels dividendes – le ministère des Sports, FDJ étant la première source de financement des activités sportives en France, ou encore les 2.100 salariés du groupe qui redoutent les implications de la privatisation partielle d‘une société qui pèse plus de la moitié des jeux d‘argent en France.

 

 

La dette française : 33 273 euro par habitant

La dette française : 33 273 euro par habitant

La France est encore loin du critère européen qui a fixé la dette maximale à 60 % du PIB. D’après les derniers chiffres connus en France la dette publique a atteint 98,1% du PIB à fin septembre 2017, soit 2.226,1 milliards d’euros encore 33 273 € par habitant, en baisse de 1% milliards par rapport au trimestre précédent,  La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette « diminue fortement », de 8,8 milliards d’euros, note dans un communiqué l’organisme public, et celle des administrations publiques locales de 1,5 milliard d’euros, dont 0,7 milliard pour les régions et 0,6 milliard pour les départements. Notons que la France empruntera encore 200 milliards en 2018 donc un peu près plus de la moitié est destiné à rembourser les emprunts antérieurs.  La dette de l’État a augmenté de 4,8 milliards d’euros sur la période. L’essentiel provient de la dette négociable à long terme (+9,7 milliards d’euros). La dette publique nette, qui tient compte de la trésorerie présente dans les caisses des administrations publiques, a diminué de son côté de 1,5 milliard d’euros, pour atteindre 2.002,6 milliards d’euros.

Écriture inclusive ou comment tuer définitivement la langue française (Denise Bombardier)

Écriture inclusive ou comment tuer définitivement la langue française (Denise Bombardier)

Dans une  tribune du JDD, l’écrivaine québécoise  Denise Bombardier  estime que écriture inclusive est la meilleure façon d’achever la langue française.

« Au Québec, quelques irréductibles ultra-idéologisés ont débarqué dans le décor pour féminiser cette langue machiste qu’est le français. Des trolls s’excitent devant cette tâche révolutionnaire sur les réseaux sociaux et deux jeunes juristes viennent de publier une Grammaire non sexiste de la langue française (M Editeur). Ils prônent une féminisation générique en soutenant que cela permettrait aux hommes d’expérimenter la discrimination que les femmes subissent depuis des siècles. Tout en regrettant que cette féminisation n’inclue pas les personnes transgenres, ce qui nécessitera une suite à leur œuvre de salubrité publique. Pendant ce temps, une majorité de Québécois francophones estiment que le vrai combat pour l’égalité des sexes passe par des actions autrement plus concrètes. Le pragmatisme anglo-saxon correspond davantage à notre culture. Le combat pour l’écriture inclusive est la meilleure façon d’achever le français. Notre langue est suffisamment accablée par l’anglomanie galopante, en France en particulier, pour qu’on ne tente pas de résister aux tirs des fondamentalistes féministes, cette excroissance pathologique du féminisme. La langue inclusive souffre de plusieurs maux, dont le premier, et non le moindre, est qu’elle ne peut être parlée sans être ridicule, enlaidie et besogneuse. Comment l’enseigner à des enfants qui peinent à écrire des mots simples ne ressemblant pas aux formules géométriques de la novlangue? Qui veut lire un texte bourré de mots comportant des points milieux tels que les « électeur·rice·s » ou les « intellec­tuel·le·s »? Quelques Québécoises, et je suppose quelques Françaises aussi, souhaitent aller plus loin encore en changeant le genre des mots. Le vagin, réservé aux femmes, on en conviendra, devrait se dire « vagine » et le clitoris « clitorisse ». On n’arrête pas le progrès. On ne peut pas créer un genre neutre en français, mais les Québécois ont réglé depuis longtemps le problème. Peu importe ce qu’en pensait l’Académie française, le mot « écrivaine », par exemple, a été adopté en douceur. « Mais le ‘vaine’ de l’écrivaine ne vous ennuie pas? », m’a demandé un jour un intellectuel germanopratin, foulard de soie au cou. « Pas plus que le ‘vain’ de l’écrivain ne vous agace », ai-je répondu. Ce débat sur l’écriture et l’académisme de la langue est réservé au Québec à de petites chapelles. On dirait, dans notre langue, qu’il n’a rien pour nous exciter le poil des jambes. Le vrai combat demeure la protection du français face à la langue anglaise. Depuis des décennies, l’anglicisation s’est glissée insidieusement dans l’esprit des nouvelles générations. Chez les chanteurs français, en particulier, qui chantent en anglais mais pour un public français puisqu’ils n’arrivent pas à faire carrière aux Etats-Unis. Céline Dion est la seule francophone à s’être imposée sur la planète entière. Chaque génération cherche à s’émanciper de la précédente. Le féminisme, cause noble et juste, est revendiqué par ceux qui souhaitent créer le buzz, comme disent les réseaux sociaux. Déconstruire le français, le désexer pour parler dru, est la dernière nouveauté. Elle correspond à notre monde d’apparences, elle a des relents de vertu et de rectitude politique. Tous ces éléments qui nous donnent bonne conscience révèlent notre impuissance à résoudre les problèmes graves auxquels nous faisons face. En nous déchirant sur les mots plutôt qu’en renversant les inégalités entre hommes et femmes, l’on s’illusionne et se distrait. Une philosopheuse, une rectrice ou une « vagine » sont des hochets pour enfants. Ils maintiennent les femmes dans une fausse autonomie. C’est en occupant les fonctions jadis réservées aux hommes que les femmes se libèrent. Le vocabulaire suivra. »

Quel plan pour l’industrie française ?

Quel plan pour  l’industrie française ?

 

“L’industrie française est désormais au 8e rang mondial, elle est derrière l’Italie et elle demeure trois fois plus petite que l’industrie allemande”, a admis  le chef du gouvernement à l‘issue d‘un Conseil national de l‘industrie, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). “Le manque de compétitivité de notre industrie à l’export pénalise et dégrade durablement nos comptes publics et handicape d’une certaine façon notre action”, a-t-il ajouté. » La production manufacturière reste 7% en dessous de son niveau d’avant-crise et qu’un million d’emplois ont été perdus dans l’industrie depuis 1995. ». Du coup, ” Le Premier ministre s‘est dit ouvert à un nouveau mouvement de baisse des cotisations sociales, s‘appliquant cette fois aux salaires supérieurs à 2,5 smic, essentiels à la compétitivité de l‘industrie. Cette baisse ne pourra intervenir qu‘une fois les comptes publics rétablis, a-t-il prévenu, alors que l‘exécutif prévoit de revenir cette année dans les clous budgétaires européens et que l‘exercice budgétaire 2018 s‘annonce délicat. Autant dire que les mesures de soutien via la diminution des cotisations sociales n’interviendra pas avant 2019. Une perspective beaucoup trop tardive. En outre le redressement de l’industrie française ne pourra être opéré que par ce seul allégement fiscal. Il y a longtemps que la France a abandonné le concept de grands projets susceptibles de porter l’industrie. Dommage évidemment car ce sont de grands projets de politique industrielle qui ont permis à la France d’engranger de remarquables succès. Citons par exemple Airbus, Ariane, le TGV et même l’automobile. Mais par peur de l’étatisme,  on a abandonné toute idée de plan ou de grands projets. Certes on ne peut nier que l’affaiblissement de l’industrie française est aussi lié au manque de compétitivité plombée par la fiscalité mais tout ne peut être réduit à cette dimension. Il y a aussi un véritable positionnement des filières françaises. Or la redynamisation de l’industrie doit être approchée par secteur et filière et dans une vision à long terme. Il faut souvent en effet des investissements très importants dont le coût ne pourra être amorti que sur longue période et avec le soutien de la collectivité. De ce point de vue la réfutation de toute approche colbertiste par le Premier ministre parait un peu simpliste et surtout justifiée par des considérations partisanes.   “Notre industrie est encore vulnérable. Pourquoi ? Parce que par-delà les odes à l’industrie, les slogans du ‘redressement productif’, on a souvent privilégié la communication colbertiste aux actes d’un Etat partenaire”, a-t-il poursuivi, critiquant le mouvement engagé pour le “redressement productif” par le ministre Arnaud Montebourg pendant le mandat de François Hollande. Certes la gestion de l’industrie par Arnaud Montebourg n’était sans doute pas un modèle de mana je mais ce n’est pas une raison pour reporter à plus tard le soutien à l’industrie.

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