Archive pour le Tag 'française'

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Classe politique française : inculture et incompétence

Vallls en situant La Réunion dans le pacifique  a encore fait  la démonstration de sa pathétique inculture ( sans parler de  son incompétence). Deux tares qu’il partage avec nombre de responsables politiques. Valls, un  apparatchiks ( comme Hollande) qui n’a jamais travaillé a été récemment  traité de crétin par le philosophe Onfray ;  insulte ou  simple constat ? Qui vaut pour la plupart des politiques.  Prisonnier de l’immédiateté et de la communication,  ces responsables sont complètement incapable  d’effectuer une analyse un peu construite de la crise.  Le rejet de la classe politique peut s’expliquer de plusieurs façons. Bien entendu la crise systémique constitue un facteur explicatif fondamental. La  nature, l’ampleur, la durée de cette crise bouleversent les analyses classiques et rendent  obsolètes les vieilles recettes politiciennes. La complexité de cette crise, ses interactions, son champ  géographie supposeraient une approche multisectorielle, économique, bien sûr mais également sociale , environnementale et même culturelle.  Dit autrement cette crise implique une  approche un peu intellectuelle ; or ce sont des technocrates qui nous gouvernent avec forcément une  approche non pas technique mais techniciste. Autrement dit une approche de marchands de chiens surtout soutenue par la com. qui dégouline de tous les propos. Inutile de tourner autour du pot notre classe politique actuelle est globalement inculte, elle n’a pas lu un livre depuis trente ans disait un expert en la matière. Ce n’est pas Fleur Pellerin  , ministre de la culture, qui fait exception.  Un derniers intellos  était sans doute Rocard ;Mitterrand aussi ( ce qui prouve cependant que la culture ne fait pas tout ! ).  La com. a pris le pas sur la réflexion et sur le  long terme. La politique est réduite à la réaction et non à l’action stratégique. C’est la posture qui compte,  pas la position de fond et les médias contribuent largement à réduire la sphère de l’action politique en privilégiant l’accessoire voire le dérisoire. Du coup,  les responsable nationaux en jouent et en surjouent. Les politiques sont devenus des comédiens ,  des marchands de boniments, de poncifs et de contrevérités. Valls  avec ses colères  simulées de Clemenceau d’opérette , ses incantations permanentes à l’autorité, ses hymnes à la responsabilité est sans doute l’un des plus pathétique car il masque en réalité toute velléité de réforme structurelle aux enjeux essentiels. Hollande, Sarko, Lepen, la plupart des grands leaders s’inscrivent dans la mouvance dialectique énarchique. Parler pour ne rien dire en donnant l’impression de connaitre les dossiers. Mais en surfant  sur les vagues « sondagières » , ce qui rend toute compréhension et toute cohérence impossibles. Ils  auraient du mal à penser par eux-mêmes car la plupart sont incultes. Et cette langue de bois les rassure , en tout cas masque le vide sidéral de leur pensées, ne parlons pas de leurs vraies convictions qui se limitent  à leur avenir personnel. Seconde insuffisance tragique, la méconnaissance du réel. Tous sont des bourgeois, certains même de très grands bourgeois,  qui ne peuvent avoir la moindre idée des réalités sociales et culturelles réelles. Quand ils vont sur le terrain ( comme il disent,)  c’est pour  rencontrer des notables dans les préfectures. Que connaissent-il du chômage, des inégalités, de la pauvreté, des prisons, de l’  immigration ou même des écoles (  leurs enfants ne sont pas dans l’école du quartier et ou ne préparent pas un bac pro qui mène tout droit à pôle emploi). Du coup, ils privilégient  une  approche virtuelle de la société en soumettant le réel à la déformation du prisme  de leur vision. Pas étonnant que sur l’école, la violence ou le terrorisme par exemple, on aboutisse à des plans ridicules. Même chose en matière d’économie et là essentiellement du fait que l’oligarchie ignore tout de cette étrange planète. Pas étonnant,  ce sont presque tous des fonctionnaires. Dernier  élément de  cette caricature de la classe politique :  son incompétence pour les raisons déjà évoquées. Comment appliquer des thérapies de choc quant on ignore le nature et l’ampleur des pathologies. On soigne donc  les cancers sociétaux avec des dolipranes. Evidemment le paysage politique ne changera avec un changement de majorité, il faudra bien autre chose, une révolution culturelle non pas violente mais radicale pour transformer une  sociologie politique  complètement obsolète surtout au sommet des partis et des institutions. Aussi un autre contenu de la démocratie.

«La gauche française : une crise fondamentale» (Jacques Julliard)

«La gauche française :  une crise fondamentale» (Jacques Julliard)


Dans uen interview au Figaro Jacques Julliard, historien de formation, pense que la crise de la gauche se nourrit surtout du changement  de terrains  d’action. Faute de pouvoir agir sur le terrain social la gauche ( en fait surtout le PS)  tente de reformer sur le plan sociétal. Face à l’échec économique et social on fait des réformes sur les mœurs.

FIGAROVOX. – La gauche française tiraillée entre une ligne radicale et une ligne sociale-démocrate apparaît désorientée idéologiquement. Quels sont aujourd’hui ses points d’appui doctrinaux?

Jacques JULLIARD. - La gauche française vit une crise fondamentale. Elle est née, dans notre pays, de la rencontre de deux idées: celle du progrès scientifique et technique et celle de justice sociale. C’est la conjonction de ces deux idées, et par conséquent de ces deux groupes sociaux que sont la bourgeoisie progressiste et le prolétariat qui constitue l’essence de la gauche. Aussi longtemps que les deux parties ont pu cheminer ensemble, le socialisme lui-même n’a pas eu de problème théorique majeur. Aujourd’hui, la situation est différente. Le peuple a le sentiment d’une dissociation: il pense que le progrès ne sert plus la justice sociale.  Partant de ce constat, les socialistes se divisent en deux camps. Les réalistes (dont François Hollande est le chef de file) qui considèrent que, sans croissance, il n’y a pas d’amélioration possible du revenu des individus. Les autres qui affirment que c’est une illusion et qu’il faut, dès que la gauche arrive au pouvoir, en tirer le maximum pour les plus humbles. Ce désaccord est tactique. Même Mélenchon, malgré son goût pour le tourisme révolutionnaire, ne promet pas le grand soir. Le débat est entre sociaux-démocrates de tendance libérale et sociaux-démocrates dirigistes. En définitive, la seule valeur propre qui reste à la gauche, c’est l’égalité. La preuve, c’est que personne ne la lui dispute.

Le Parti socialiste et François Hollande sont en proie à une véritable frénésie sociétale. Légiférer sur tous les aspects de l’existence de la naissance à la mort, est-ce cela le socialisme?

Tout cela est nouveau dans la philosophie socialiste. Ses racines sont collectives, sinon toujours collectivistes. Elles développent des valeurs de solidarité, d’esprit de groupe, d’esprit de classe, disait-on autrefois. Or, toutes les lois actuelles qui ont trait à la génération, à la vie privée, à la sexualité sont au contraire inspirées par un individualisme profond. Faisons un retour historique: la Révolution française est individualiste mais, quand elle rencontre au milieu du XIXe siècle le prolétariat, la gauche devient collectiviste. Aujourd’hui nous vivons un retournement diront les uns, un retour aux sources assureront les autres, mais quoi qu’il en soit la gauche ne défend plus guère que des valeurs individualistes. Elle s’est alignée sur le socialisme scandinave. Faute de faire une révolution sociale, le Parti socialiste s’efforce de faire une réforme sociétale.

 

Terrorisme : déchéance de nationalité française

Terrorisme :  déchéance de nationalité française

Un jugement du Conseil d’Etat qui  permet d’envisager la légalité de la déchéance de nationalité en cas d’acte de terrorisme. Les textes le permettait mais la décision du Conseil d’Etat ouvre la possibilité d’en rendre les dispositions davantage opérationnelles. Jusque là cette disposition –applicable seulement en cas de double nationalité- n’était appliquée qu’à la marge. Un moyen de lutte contre le terrorisme qui pourrait être dissuasif au moment où plus de 300 djihadistes s’apprêteraient à renter en France et des centaines d’autres à partir.  Le Conseil d’Etat a donc annoncé lundi le rejet du recours contre sa déchéance de nationalité française d’Ahmed Sahnouni el-Yaacoubi, condamné en 2013 pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste. Marocain de naissance, naturalisé français en 2003, il avait été déchu de sa nationalité française par décret en mai 2014 après avoir été condamné en mars 2013 à sept ans de prison ferme et cinq ans de privation de ses droits civiques, civils et familiaux pour le recrutement de djihadistes, notamment pour combattre en Afghanistan. « Le Conseil d’Etat a écarté les différentes critiques formulées par l’intéressé contre ce décret », explique le Conseil d’Etat dans un communiqué. Le Conseil d’Etat rappelle que le Conseil constitutionnel a jugé en janvier dernier conformes à la Constitution des articles de loi contestés par Ahmed Sahnouni el-Yaacoubi. « La critique de constitutionnalité ne pouvait donc qu’être écartée. Le Conseil d’Etat a également jugé que, compte tenu de l’encadrement strict, par la loi, de la déchéance de nationalité, ces mêmes articles étaient compatibles avec le droit de l’Union européenne », poursuit le communiqué.

 

L’armée française préfère des 4×4» américains !

L’armée française préfère des 4×4» américains !

Les 4×4 Peugeot de l’armée seront donc remplacés par des « Rangers »  américains ». D’après la direction de l’armée la France aurait moins de savoir faire que les américains de Ford dans ce domaine. Bizarre alors que la France se vante à juste titre d’’avoir conçu notamment  l’avion de combat « Rafale » le plus efficace du monde, on ne serait pas capable de construire un 4×4 à la technologie finalement assez simpliste. Ce n’ est pas la première fois que l’administration joue contre le camp économique français mais là en plus il s’agit de l’armée.  On peut se demander sur quels critère sosnt examinés les réponses aux appels d’offre publics d’autant que des propositions françaises étaient notamment moins chères que celles des américains. Une décision que les salariés de la marque au lion ne comprennent pas. De fait, le contrat porte sur le renouvellement de 5000 véhicules sur deux ou trois ans. L’appel d’offres visait en effet à remplacer le parc de P4, des Peugeot avec quatre roues motrices, acquises en 1984. Et les autres marques tricolores s’étaient mises en ordre de marche pour remporter cet appel d’offres. Les marques Renault ou Citroën, avaient également conçus des véhicules spécifiquement pour l’armée française. Citroën développe son Berlingo et Renault revisite son Duster quatre roues motrices, «moins cher d’ailleurs que les autres véhicules en lice», passe les tests tout terrain organisé par l’armée avec succès, indique le quotidien régional.  Certains équipementiers français aussi étaient en ordre de marche comme Poclain Véhicules, pour la mécanique. Pascal Bernard, directeur général de Poclain Véhicules confie à l’Est Républicain que «ce marché représente 10.000 heures de travail, sept à huit personnes à l’année. Sans parler des 100.000 euros investis dans le développement pour répondre au cahier des charges de l’armée et les essais de ce Duster modifié». Même son de cloche chez Nedey où le groupe avait mis au point une peinture spécifique. Alain Pirlarski directeur général du groupe, indique ainsi qu’il avait prévu de recruter 5 personnes supplémentaires dans cette optique. Mais l’armée française en a décidé autrement. La première tranche de 1.000 véhicules est confiée à Ford. Un militaire explique ce matin sur RTL que ce n’est pas la première fois que l’armée française fait des infidélités à sa mère patrie. Il ajoute que l’Hexagone a moins d’expérience en la matière. Mais la pilule ne passe pas. Ainsi, Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort a lancé une pétition en ligne «l’armée française doit soutenir l’industrie française: non à l’achat de Rangers américains!» L’élu souligne que certes 1000 véhicules ont été achetés auprès des États-Unis mais il appelle l’armée française et le gouvernement à réorienter leurs commandes pour les 4000 prochains véhicules. «4000 autres véhicules doivent bientôt être commandés par l’Armée française: le gouvernement a le devoir moral – à compétence égale, et dans le respect des marchés publics – de choisir des constructeurs français. Notre industrie a besoin d’être soutenue, en tout premier lieu par le gouvernement», s’indigne l’élu.

 

Croissance française : +1.1 au lieu de 1% ! ( Bruxelles)

Croissance française : +1.1 au lieu de 1% !  ( Bruxelles)

 

 

On se demande pourquoi la commission européenne modifie sa prévision de croissance de 1.1 au lieu de 1 %, sinon pour contribuer à redonner un moral aujourd’hui défaillant. 0.1% c’est en effet l’équivalent de l’épaisseur d’un trait et de toute manière sans grand changement sur les grands équilibres.. Bruxelles doit dévoiler mardi ses prévisions économiques de printemps, notamment pour la croissance et le déficit de la France. Dans ses précédentes prévisions publiées en février dernier, la Commission tablait sur une croissance de 1% en 2015 et 1,8% en 2016. Elle mise désormais sur 1,1% en 2015 et 1,7% en 2016,  alors que l’estimation du gouvernement est de 1% pour cette année. La Commission suit ainsi le mouvement d’organisations internationales comme l’OCDE qui table également sur 1,1% pour l’année en cours et le FMI qui voit la croissance française à 1,2%, le pays comme la zone euro profitant de la baisse de l’euro, du pétrole et des taux d’intérêt. Concernant les déficits, les prévisions européennes devraient conforter celles du gouvernement, avec un déficit public de 3,8% du produit intérieur brut en 2015. En revanche, pour 2016, la Commission va afficher un chiffre plus mauvais que les 3,3% du gouvernement, puisqu’elle ne comptabilise pas les dernières mesures d’économies qui ne sont pas encore votées, indique le journal sans plus de précision.

 

« Je méprise la classe politique française »( Michael O’Leary)

« Je méprise la classe politique française »( Michael O’Leary)

Michael O’Leary, PDG de la compagnie low cost Ryanair se lâche à propos de la France dans une interview du JDD.

 

Pourquoi dites-vous avoir fait économiser 10 milliards d’euros l’an dernier au consommateur européen ?
Le calcul est simple : notre billet est en moyenne à 46 euros quand il faut compter environ 170 euros pour un vol courte distance à l’intérieur de l’Europe. Chaque passager de Ryanair a donc fait une économie potentielle de 120 euros. Comme nous avons transporté 90 millions de passagers l’an dernier, vous avez votre résultat. Si l’on compare avec Air France, dont le billet moyen est proche de 300 euros, les économies sont plus importantes encore. Je parle bien sûr des vols opérés les jours où leurs pilotes ne sont pas en grève!

En tirant les prix au maximum vers le bas, ne faites-vous pas des économies aussi sur la sécurité?
Si c’était le cas, la compagnie ne fêterait sûrement pas cette année son trentième anniversaire. Nous avons toujours été irréprochables sur ce sujet. La première raison est que nos avions sont neufs. L’âge moyen de notre flotte est de 5 ans et va être ramené à 4 ans l’an prochain grâce à la livraison de nouveaux appareils. Nous allons porter à 380 avions notre flotte d’ici à huit ans. Elle grossit de 10% par an en fonction du programme de livraison de Boeing. C’est un rythme qui nous va très bien. J’aimerais aussi acheter des Airbus, mais on n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur les prix.

Pour obtenir des billets à 46 euros en moyenne, il faut quand même couper les coûts quelque part, non?
Comment un supermarché peut-il vendre du papier toilette à un prix, et un autre, trois rues plus loin, deux fois moins cher? Tout est question de volume. Nous avons réalisé l’an dernier 800 millions de bénéfices. Faire payer les billets au prix fort n’a jamais été une garantie de davantage de sécurité.

On a souvent remis en question les salaires et les conditions de travail de vos salariés
Nous avons actuellement 300 pilotes et près d’un millier d’hôtesses et de stewards sur une liste d’attente qui veulent travailler pour nous. Toutes les choses que l’on entend sur Ryanair sont des inepties. Beaucoup de compagnies comme Air France suppriment des emplois. Nous, nous en créons, nous augmentons les salaires et nous payons nos cotisations retraite.

Pensez-vous pouvoir desservir un jour Orly ou Roissy?
Roissy, jamais. Ils n’ont pas besoin des passagers que nous pouvons leur amener. C’est pareil avec les autres grands hubs européens comme Francfort ou Londres Heathrow. Et comme Orly est géré par le même groupe que Roissy, cela me semble difficile, et surtout encore très cher. On va rester à Beauvais. Ce qui est dommage c’est que, avec Air France, dont la seule stratégie est de nourrir son hub de Charles-de-Gaulle, je ne vois pas comment les aéroports régionaux français vont pouvoir se développer…

Être absent de Roissy et d’Orly ne vous condamne-t-il pas à moins de croissance en France que dans le reste de l’Europe?
Nous opérons aujourd’hui depuis 31 aéroports en France, notre cinquième marché. Pour accélérer, il faudrait que nous ayons une base en France, pouvoir y localiser du personnel et des avions.

C’est ce qu’a fait EasyJet, qui est justement devant vous en France…
Mais qui veut employer des salariés en France? Vous avez vu la fiscalité, le droit du travail? Nous avons du personnel en Espagne, Italie, Allemagne, mais pas chez vous à cause de cette folie administrative… Ou, plus exactement, nous en avons à Marseille, mais seulement six mois par an, en emplois saisonniers, pour ne pas tomber sous le coup de la législation.

Vos pratiques vous ont valu d’être condamné par la justice française. Vous trouvez que c’est du harcèlement?
Tout a été fait contre nous : des enquêtes, des procès, des recours au niveau de l’Union européenne pour des questions de concurrence. Je ne vois pas pourquoi on doit payer des impôts dans le pays où on travaille et pas dans le pays du groupe qui vous emploie. L’Europe est pourtant un marché ouvert à la libre circulation des travailleurs… Il n’y a qu’en France où c’est comme ça. Voilà pourquoi le modèle Air France est cassé. Tant mieux pour la concurrence!

«Dans cinq ans, Ryanair en numéro 1, EasyJet deuxième»

Que pensez-vous justement du redressement qu’Air France a engagé?
Je ne crois pas à la stratégie qui est menée. Comme Lufthansa, pendant des années, Air France a fait payer un maximum sur les vols long-courrier pour financer les pertes sur les vols domestiques. Avec la concurrence des compagnies du Golfe et américaines, Air France ne peut plus compter sur le long-courrier comme vache à lait. Et va devoir fermer des vols.

Vous ne craignez pas le développement de sa low cost Transavia?
Pas quand je vois comment la compagnie a dû faire marche arrière face à la colère de ses pilotes…

Ni celui de Hop, sa marque court et moyen-courrier?
Pfff…

Comment voyez-vous le marché européen dans cinq ans?
Comme aujourd’hui : Ryanair en numéro 1, EasyJet deuxième, et Lufthansa, IAG (groupe British Airways) et Air France derrière. Le seul changement, c’est que ces trois-là auront une part significative de leur capital détenue par des compagnies du Golfe. C’est déjà le cas avec IAG, dont Qatar Airways a pris 10% en début d’année…

Et pourquoi pas dans la vôtre?
Ils ne sont pas intéressés par des compagnies low cost sur le moyen-courrier.

Etihad Airways a bien racheté Air Berlin ou Darwin…
Oui, mais elles perdaient de l’argent, ce qui n’est pas notre cas.

Que doit faire, selon vous, le patron d’Air France?
Vendre KLM et fermer les lignes qui perdent de l’argent. D’ailleurs, Air France ne fait rien pour développer KLM. Ils sont plutôt en compétition l’un contre l’autre. C’est pour ça que les Néerlandais ne sont pas contents. Et je céderais 20 ou 25% du capital d’Air France à une compagnie du Golfe.

Et vous, que pouvez-vous améliorer chez Ryanair par rapport à EasyJet notamment?
Nous avons fait des efforts, ces dernières années, pour être plus proches de nos clients. Nous avons mis en place des offres tarifaires pour les familles, les voyageurs d’affaires, un second sac à bord gratuit. Notre site Internet est plus sympa, notre application mobile mieux pensée. Et tout ça sans augmenter nos prix, contrairement à EasyJet qui n’est plus une compagnie low cost, juste moins chère qu’Air France.

Vous n’aimez pas la France ou vous aimez juste le French bashing?
J’adore la France et les Français. Je méprise juste sa classe politique qui détruit avec beaucoup d’application l’économie française en pensant qu’on peut répondre à la mondialisation par le protectionnisme. Regardez le nombre de jeunes talents français qui viennent travailler à Londres ou à Dublin. Si cela ne change pas, la France va vers la faillite.

Pensez-vous que vous auriez eu autant de succès dans un autre domaine que l’aérien?
Je ne suis pas trop mauvais dans l’aérien, mais j’ai surtout de la chance que cette industrie soit en pleine mutation. Si je travaillais pour Air France, je n’aurais sûrement pas autant de succès.

 

« Alcatel Lucent n’est pas une entreprise française » ( Macron)

« Alcatel Lucent  n’est pas une entreprise française » ( Macron)

 

 

Macron n’a pas fait dans la dentelle en déclarant qu’Alcatel n’était pas uen entreprise française. De fait cette entreprise est majoritairement contrôlés par des actionnaires américains ; On se demande dès lors pourquoi Hollande a reçu les dirigeants de la fusion Alcatel-Lucent-Nokia  dont d ‘ailleurs la première décision a été de délocaliser l’ancien siège français d’Alcatel « pragmatique mais lucide », le ministre français de l’Economie explique que « dans la compétition fiscale mondiale, nous ne sommes pas les mieux placés, c’est un fait, pour conserver et attirer les sièges sociaux ». En faiat un avue du manque de compétitivité du pays.  Macron écarte toute « vision romantique » vis-à-vis des grandes entreprises françaises et défend l’achat d’Alcatel-Lucent par Nokia, dans un entretien publié mardi sur le site internet du Financial Times. De toute manière il est évident que le France n’avait pas son mot à dire dans cette opération. Emmanuel Macron explique avoir travaillé pendant des mois sur la situation d’Alcatel, objet d’une offre d’achat de Nokia. « La meilleure option était Nokia », dit-il. « Une vision romantique ou classique de l’approche française aurait été de dire ‘c’est une entreprise française, ne laissons personne l’attaquer, bloquons toute fusion’ ». « Mais la réalité, c’est qu’Alcatel-Lucent n’est pas une entreprise française, c’est une entreprise mondiale. Ses principaux marchés sont la Chine et les Etats-Unis, ses actionnaires sont étrangers et la plupart de ses dirigeants ne sont pas français », souligne-t-il.

Classe politique française : inculture et incompétence

 

Hollande sur Canal+ a encore la démonstration de sa pathétique inculture et de son incompétence. Deux tares qu’il partage avec nombre de responsables politiques. D’après Hollande le manque de confiance viendrait de la nostalgie que les français cultivent l’excès. Evidemment c’est à peine  réducteur ! Valls de son coté , un autre apparatchiks qui n’a jamais travaillé a été récemment  traité de crétin par le philosophe Onfray, insulte ou  simple constat qui vaut pour la plupart des politiques? Prisonnier de l’immédiateté et de la communication ces responsables sosnt complètement incapable de d’effectuer uen analyse un peu construite de la crise.  Le rejet de la classe politique peut s’expliquer de plusieurs façons. Bien entendu la crise systémique constitue un facteur explicatif fondamental. La  nature, l’ampleur, la durée de cette crise bouleversent les analyses classiques et rendent  obsolètes les vieilles recettes politiciennes. La complexité de cette crise, ses interactions, son champ  géographie supposeraient une approche multisectorielle, économique, bien sûr mais également sociale , environnementale et même culturelle.  Dit autrement cette crise implique une  approche un peu intellectuelle ; or ce sont des technocrates qui nous gouvernent avec forcément une  approche non pas technique mais techniciste. Autrement dit une approche de marchands de chiens surtout soutenue par la com. qui dégouline de tous les propos. Inutile de tourner autour du pot notre classe politique actuelle est globalement inculte, elle n’a pas lu un livre depuis trente ans disait un expert en la matière. Ce n’est pas Fleur Pellerin  , ministre de la culture, qui fait exception Un derniers intellos  était sans doute Rocard ;Mitterrand aussi ( ce qui prouve cependant que la culture ne fait pas tout ! ).  a com. a pris le pas sur la réflexion et sur le  long terme. La politique est réduite à la réaction et non à l’action stratégique. C’est la posture qui compte,  pas la position de fond et les médias contribuent largement à réduire la sphère de l’action politique en privilégiant l’accessoire voire le dérisoire. Du coup,  les responsable nationaux en jouent et en surjouent. Les politiques sont devenus des comédiens ,  des marchands de boniments, de poncifs et de contrevérités. Valls ( qu’il ne faut surtout pas attaquer car c’est actuellement le chouchou des médias), avec ses colères  simulées de Clemenceau d’opérette , ses incantations permanentes à l’autorité, ses hymnes à la responsabilité est sans doute l’un des plus pathétique car il masque en réalité toute velléité de réforme structurelle aux enjeux essentiels. Hollande, Sarko, Lepen, la plupart des grands leaders s’inscrivent dans la mouvance dialectique énarchique. Parler pour ne rien dire en donnant l’impression de connaitre les dossiers. Mais en surfant  sur les vagues « sondagières » , ce qui rend toute compréhension et toute cohérence impossibles. Ils  auraient du mal à penser par eux-mêmes car la plupart sont incultes. Et cette langue de bois les rassure , en tout cas masque le vide sidéral de leur pensées, ne parlons pas de leurs vraies convictions qui se limitent  à leur avenir personnel. Seconde insuffisance tragique, la méconnaissance du réel. Tous sont des bourgeois, certains même de très grands bourgeois,  qui ne peuvent avoir la moindre idée des réalités sociales et culturelles réelles. Quand ils vont sur le terrain ( comme il disent,)  c’est pour  rencontrer des notables dans les préfectures. Que connaissent-il du chômage, des inégalités, de la pauvreté, des prisons, de l’  immigration ou même des écoles(  leurs enfants ne sont pas dans l’école du quartier et ou ne préparent pas un bac pro qui mène tout droit à pôle emploi). Du coup, ils privilégient  une  approche virtuelle de la société en soumettant le réel à la déformation du prisme  de leur vision. Pas étonnant que sur l’école, la violence ou le terrorisme par exemple, on aboutisse à des plans ridicules. Même chose en matière d’économie et là essentiellement du fait que l’oligarchie ignore tout de cette étrange planète. Pas étonnant,  ce sont presque tous des fonctionnaires. Dernier  élément de  cette caricature de la classe politique :  son incompétence pour les raisons déjà évoquées. Comment appliquer des thérapies de choc quant on ignore le nature et l’ampleur des pathologies. On soigne donc  les cancers sociétaux avec des dolipranes. Evidemment le paysage politique ne changera avec un changement de majorité, il faudra bien autre chose, une révolution culturelle non pas violente mais radicale pour transformer une  sociologie politique  complètement obsolète surtout au sommet des partis et des institutions. Aussi un autre contenu de la démocratie.

Alcatel : le gouvernement réagit mais la société n’est déjà plus française

Alcatel : le gouvernement réagit  mais la société n’est déjà plus française

Le gouvernement régit au projet de fusion Nokia-Alcatel-Lucent mais en oubliant sans doute qu’Alcatel n’est plus français hormis sa localisation juridique en France. Du coup les actionnaires décideraient sans doute sans l’avis de la France des restructurations )à entreprendre. Si l’Etat devait mettre des bâtons dans les roues à cette fusion -restructuration, il suffirait de déplacer le siège social. Dans l’imaginaire des dirigeants français, Alcatel-Lucent est encore une entreprise française. A peine annoncée l’offre de rachat par le finlandais Nokia, François Hollande a fait savoir qu’il recevrait les patrons des deux fiancés ce mardi 14 avril après midi.  Quelques heures plus tôt, Bercy déclarait que le gouvernement « sera très attentif aux éventuelles conséquences sur l’emploi et l’activité des sites français, notamment en recherche et développement », exigeant « le maintien d’un fort ancrage en France ».  Certes, Alcatel-Lucent est toujours une société de droit français, basée à Paris, et dirigée par un français. Mais pour le reste, cela fait bien longtemps que l’équipementier est une multinationale dont l’ancrage dans l’Hexagone relève du mythe.  Ses principaux actionnaires sont deux fonds de pension américains: Capital Group (10,3% du capital) et BlackRock (4,8%). L’Etat français, via le FSI et la Caisse des dépôts, n’en détient que 3,8%. Au total, les actionnaires français ne contrôlent plus que 35% du capital, c’est-à-dire moins que les actionnaires nord-américains (42%). Une situation héritée de la fusion en 2006 avec Lucent, dont les actionnaires étaient essentiellement américains. A fin 2014, les 7.098 salariés français du groupe représentaient 13,5% de l’effectif total, loin derrière les nord américains (25%). Surtout, leur poids baisse continuellement: il était de 15,8% en 2007. Cela signifie que les plans de départs ont davantage impacté la France que les autres pays.  En clair, les salariés français n’ont pas été « protégés » par la nationalité officielle de la société, ou par le droit français du travail qui rend les départs plus complexes. La France emploie 3.000 salariés en R&D, soit 15% du total. Cet effectif a reculé de 11% entre 2008 et 2012, selon Le Monde, qui indique que le constructeur est un des principaux bénéficiaires du crédit impôt recherche (84 à 93 millions d’euros par an).  Pour les autres pays, la société refuse de donner les chiffres. Il faut donc s’en remettre à des sources industrielles, qui montrent que la R&D a déjà largement été délocalisée. En effet, un quart des chercheurs est déjà en Chine, et 10% en Inde. Les Etats-Unis arrivent derrière la Chine, avec 23,5% des effectifs de la R&D. Les plus importants sites de production du groupe se situent à Shanghaï (Chine). C’est là notamment que sont fabriqués les équipements ADSL (DSLAM), achetés par Orange, SFR et Bouygues. Ou les réseaux mobiles (accès radio), utilisés par Orange et SFR.  Il ne reste plus que deux sites de production dans l’Hexagone. Le premier à Calais, où sont fabriqués les câbles sous-marins. Le second à Eu (Seine Maritime), où sont produits des cartes électroniques. Mais plus pour longtemps. En novembre 2013, le président du directoire Michel Combes a annoncé qu’il allait se désengager d’Eu. Selon un représentant du personnel, « la direction a indiqué aux salariés que deux repreneurs étaient en lice, et que la cession était prévue pour le 1er juillet 2015″ (interrogée, la direction ne commente pas).  Le constructeur possédait encore une dizaine d’usines au début du siècle en France, mais il s’en est progressivement séparée. Certaines ont été cédées quand a été vendue l’activité correspondante. Les autres ont été vendues à des sous-traitants, qui ont fait le sale boulot: réduction massives d’effectifs, délocalisation de la production là où la main d’œuvre est moins chère, et bien souvent fermeture des sites.  Du point de vue de la balance commerciale française, le critère est le lieu de fabrication. Les produits fabriqués à l’étranger sont donc considérés comme des importations, même s’ils sont conçus, développés et testés en France, comme la majorité des équipements d’accès pour réseaux mobiles.  Sans craindre le ridicule, Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, avait appelé en octobre 2013 les opérateurs français à acheter du Alcatel-Lucent au nom du « patriotisme économique ». En passant sous silence que cela dégraderait la balance commerciale de la France. La France ne représente que plus que 5,4% du chiffre d’affaires du groupe, loin derrière les Etats-Unis (42%), ou même la Chine (10%).  Chez les opérateurs français, Alcatel-Lucent n’est qu’un fournisseur de second rang.  Orange sort un peu du lot, pour des raisons patriotiques. Côté réseaux mobiles, l’opérateur historique se fournit en base de données (SDM-HLR) et en accès radio (2G, 3G, 4G) dans les régions ouest et sud-est. Côté réseau fixe, l’ex-France Télécom commande aussi plus de la moitié de ses équipements ADSL (DSLAM) et fibre optique en France.  De son côté, Bouygues Telecom a fait appel à Alcatel-Lucent pour son réseau en fibres optiques, des routeurs Internet, et une partie de la voix sur 4G.  Chez SFR, il fournit la moitié des équipements ADSL. Mais côté réseau mobile, il vient d’être remplacé par Huawei et Nokia Siemens pour les antennes. De son côté, Numericable utilise des équipements de transmission optique WDM. Et sa filiale Outremer Telecom a commandé un réseau mobile  4G dans les Antilles.

Suppression de la taxe française sur les dividendes ( Bruxelles)

Suppression  de la taxe française sur les dividendes ( Bruxelles)

In capable  d’agir en matière d’harmonisation sociale , Bruxelles par contre est sensible à la fiscalité des actionnaires., la taxe de 3 % sur les dividendes pourrait être contraire au droit européen. Dans le même temps, on autorise un travailleur polonais ou roumain à travailler en France à un coût inférieur de 30 à 50% ( charges comprises), dans le transport routier, l’agriculture ou le bâtiment.  Instaurée dans la loi de finances rectificative de 2012, cette contribution sur les dividendes s’applique aux montants distribués par les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) en France, à l’exception des PME. Elle a pour objectif d’encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices, plutôt que d’en faire profiter leurs actionnaires. Bruxelles doit rendre public ses procédures d’infraction le 26 mars, y compris sur ce dossier. Si la France ne se conforme pas aux recommandations de la Commission, l’institution pourra alors saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette procédure d’infraction – si elle est confirmée – intervient en tout cas peu après que la CJUE a été saisie le mois dernier par la Cour constitutionnelle belge à propos de la «fairness tax», mise en place chez notre voisin, et qui ressemble fortement à la taxe française sur les dividendes. La CJUE ne devrait rendre sa décision que dans deux ans, en 2017. À cet horizon, si elle sanctionne la France, «les demandes de remboursement ne seront plus recevables pour 2013 et 2014», affirme Bruno Knadjian. À moins de déposer des dossiers de réclamation avant fin 2015 auprès du fisc. L’enjeu financier est loin d’être négligeable dans l’Hexagone, puisque la taxe a rapporté 1,8 milliard en 2013. La France s’expose donc à une nouvelle sanction de la CJUE, dont une décision récente implique que les non-résidents propriétaires en France n’auront plus à payer la CSG et la CRDS sur leurs revenus locatifs et plus-values immobilières alors qu’ils ne bénéficient pas de la Sécu française. Un peu le même raisonnement finalement que pour le travailleur polonais ou roumain en France,  à la différence près que cela tue l’emploi…. aussi la fiscalité.

 

Valls et la classe politique française : inculture, méconnaissance du réel et incompétence

Valls et la classe politique française : inculture, méconnaissance du réel et  incompétence

 

Valls traité de Crétin par le philosophe Onfray, insulte ou  simple constat qui vaut pour la plupart des politiques? Le rejet de la classe politique peut s’expliquer de plusieurs façons. Bien entendu la crise systémique constitue un facteur explicatif fondamental. La  nature, l’ampleur, la durée de cette crise bouleversent les analyses classiques et rendent  obsolètes les vieilles recettes politiciennes. La complexité de cette crise, ses interactions, son champ  géographie supposeraient une approche multisectorielle, économique, bien sûr mais également sociale , environnementale et même culturelle.  Dit autrement cette crise implique une  approche un peu intellectuelle ; or ce sont des technocrates qui nous gouvernent avec forcément une  approche non pas technique mais techniciste. Autrement dit une approche de marchands de chiens surtout soutenue par la com. qui dégouline de tous les propos. Inutile de tourner autour du pot notre classe politique actuelle est globalement inculte, elle n’a pas lu un livre depuis trente ans disait un expert en la matière. Ce n’est pas Fleur Pellerin  , ministre de la culture, qui fait exception Un derniers intellos  était sans doute Rocard ;Mitterrand aussi ( ce qui prouve cependant que la culture ne fait pas tout ! ). L a com. a pris le pas sur la réflexion et sur le  long terme. La politique est réduite à la réaction et non à l’action stratégique. C’est la posture qui compte,  pas la position de fond et les médias contribuent largement à réduire la sphère de l’action politique en privilégiant l’accessoire voire le dérisoire. Du coup,  les responsable nationaux en jouent et en surjouent. Les politiques sont devenus des comédiens ,  des marchands de boniments, de poncifs et de contrevérités. Valls ( qu’il ne faut surtout pas attaquer car c’est actuellement le chouchou des médias), avec ses colères  simulées de Clemenceau d’opérette , ses incantations permanentes à l’autorité, ses hymnes à la responsabilité est sans doute l’un des plus pathétique car il masque en réalité toute velléité de réforme structurelle aux enjeux essentiels. Hollande, Sarko, Lepen, la plupart des grands leaders s’inscrivent dans la mouvance dialectique énarchique. Parler pour ne rien dire en donnant l’impression de connaitre les dossiers. Mais en surfant  sur les vagues « sondagières » , ce qui rend toute compréhension et toute cohérence impossibles. Ils  auraient du mal à penser par eux-mêmes car la plupart sont incultes. Et cette langue de bois les rassure , en tout cas masque le vide sidéral de leur pensées, ne parlons pas de leurs vraies convictions qui se limitent  à leur avenir personnel. Seconde insuffisance tragique, la méconnaissance du réel. Tous sont des bourgeois, certains même de très grands bourgeois,  qui ne peuvent avoir la moindre idée des réalités sociales et culturelles réelles. Quand ils vont sur le terrain ( comme il disent,)  c’est pour  rencontrer des notables dans les préfectures. Que connaissent-il du chômage, des inégalités, de la pauvreté, des prisons, de l’  immigration ou même des écoles(  leurs enfants ne sont pas dans l’école du quartier et ou ne préparent pas un bac pro qui mène tout droit à pôle emploi). Du coup, ils privilégient  une  approche virtuelle de la société en soumettant le réel à la déformation du prisme  de leur vision. Pas étonnant que sur l’école, la violence ou le terrorisme par exemple, on aboutisse à des plans ridicules. Même chose en matière d’économie et là essentiellement du fait que l’oligarchie ignore tout de cette étrange planète. Pas étonnant,  ce sont presque tous des fonctionnaires. Dernier  élément de  cette caricature de la classe politique :  son incompétence pour les raisons déjà évoquées. Comment appliquer des thérapies de choc quant on ignore le nature et l’ampleur des pathologies. On soigne donc  les cancers sociétaux avec des dolipranes. Evidemment le paysage politique ne changera avec un changement de majorité, il faudra bien autre chose, une révolution culturelle non pas violente mais radicale pour transformer une  sociologie politique  complètement obsolète surtout au sommet des partis et des institutions. Aussi un autre contenu de la démocratie.

La classe politique française : inculture, méconnaissance du réel et incompétence

 

 

Valls et la classe politique française : inculture, méconnaissance du réel et  incompétence

 

Valls traité de Crétin par le philosophe Onfray, insulte ou  simple constat qui vaut pour la plupart des politiques? Le rejet de la classe politique peut s’expliquer de plusieurs façons. Bien entendu la crise systémique constitue un facteur explicatif fondamental. La  nature, l’ampleur, la durée de cette crise bouleversent les analyses classiques et rendent  obsolètes les vieilles recettes politiciennes. La complexité de cette crise, ses interactions, son champ  géographie supposeraient une approche multisectorielle, économique, bien sûr mais également sociale , environnementale et même culturelle.  Dit autrement cette crise implique une  approche un peu intellectuelle ; or ce sont des technocrates qui nous gouvernent avec forcément une  approche non pas technique mais techniciste. Autrement dit une approche de marchands de chiens surtout soutenue par la com. qui dégouline de tous les propos. Inutile de tourner autour du pot notre classe politique actuelle est globalement inculte, elle n’a pas lu un livre depuis trente ans disait un expert en la matière. Ce n’est pas Fleur Pellerin  , ministre de la culture, qui fait exception Un derniers intellos  était sans doute Rocard ;Mitterrand aussi ( ce qui prouve cependant que la culture ne fait pas tout ! ). L a com. a pris le pas sur la réflexion et sur le  long terme. La politique est réduite à la réaction et non à l’action stratégique. C’est la posture qui compte,  pas la position de fond et les médias contribuent largement à réduire la sphère de l’action politique en privilégiant l’accessoire voire le dérisoire. Du coup,  les responsable nationaux en jouent et en surjouent. Les politiques sont devenus des comédiens ,  des marchands de boniments, de poncifs et de contrevérités. Valls ( qu’il ne faut surtout pas attaquer car c’est actuellement le chouchou des médias), avec ses colères  simulées de Clemenceau d’opérette , ses incantations permanentes à l’autorité, ses hymnes à la responsabilité est sans doute l’un des plus pathétique car il masque en réalité toute velléité de réforme structurelle aux enjeux essentiels. Hollande, Sarko, Lepen, la plupart des grands leaders s’inscrivent dans la mouvance dialectique énarchique. Parler pour ne rien dire en donnant l’impression de connaitre les dossiers. Mais en surfant  sur les vagues « sondagières » , ce qui rend toute compréhension et toute cohérence impossibles. Ils  auraient du mal à penser par eux-mêmes car la plupart sont incultes. Et cette langue de bois les rassure , en tout cas masque le vide sidéral de leur pensées, ne parlons pas de leurs vraies convictions qui se limitent  à leur avenir personnel. Seconde insuffisance tragique, la méconnaissance du réel. Tous sont des bourgeois, certains même de très grands bourgeois,  qui ne peuvent avoir la moindre idée des réalités sociales et culturelles réelles. Quand ils vont sur le terrain ( comme il disent,)  c’est pour  rencontrer des notables dans les préfectures. Que connaissent-il du chômage, des inégalités, de la pauvreté, des prisons, de l’  immigration ou même des écoles(  leurs enfants ne sont pas dans l’école du quartier et ou ne préparent pas un bac pro qui mène tout droit à pôle emploi). Du coup, ils privilégient  une  approche virtuelle de la société en soumettant le réel à la déformation du prisme  de leur vision. Pas étonnant que sur l’école, la violence ou le terrorisme par exemple, on aboutisse à des plans ridicules. Même chose en matière d’économie et là essentiellement du fait que l’oligarchie ignore tout de cette étrange planète. Pas étonnant,  ce sont presque tous des fonctionnaires. Dernier  élément de  cette caricature de la classe politique :  son incompétence pour les raisons déjà évoquées. Comment appliquer des thérapies de choc quant on ignore le nature et l’ampleur des pathologies. On soigne donc  les cancers sociétaux avec des dolipranes. Evidemment le paysage politique ne changera avec un changement de majorité, il faudra bien autre chose, une révolution culturelle non pas violente mais radicale pour transformer une  sociologie politique  complètement obsolète surtout au sommet des partis et des institutions. Aussi un autre contenu de la démocratie.

La classe politique française : inculture, méconnaissance du réel et incompétence

La classe politique française : inculture, méconnaissance du réel et  incompétence

 

Le rejet de la classe politique peut s’expliquer de plusieurs façons. Bien entendu la crise systémique constitue un facteur explicatif fondamental. La  nature, l’ampleur, la durée de cette crise bouleversent les analyses classiques et rendent  obsolètes les vieilles recettes politiciennes. La complexité de cette crise, ses interactions, son champ  géographie supposeraient une approche multisectorielle, économique, bien sûr mais également sociale , environnementale et même culturelle.  Dit autrement cette crise implique une  approche un peu intellectuelle ; or ce sont des technocrates qui nous gouvernent avec forcément une  approche non pas technique mais techniciste. Autrement dit une approche de marchands de chiens surtout soutenue par la com. qui dégouline de tous les propos. Inutile de tourner autour du pot notre classe politique actuelle est globalement inculte, elle n’a pas lu un livre depuis trente ans disait un expert en la matière. Ce n’est pas Fleur Pellerin  , ministre de la culture, qui fait exception Un derniers intellos  était sans doute Rocard ;Mitterrand aussi ( ce qui prouve cependant que la culture ne fait pas tout ! ). L a com. a pris le pas sur la réflexion et sur le  long terme. La politique est réduite à la réaction et non à l’action stratégique. C’est la posture qui compte,  pas la position de fond et les médias contribuent largement à réduire la sphère de l’action politique en privilégiant l’accessoire voire le dérisoire. Du coup,  les responsable nationaux en jouent et en surjouent. Les politiques sont devenus des comédiens ,  des marchands de boniments, de poncifs et de contrevérités. Valls ( qu’il ne faut surtout pas attaquer car c’est actuellement le chouchou des médias), avec ses colères  simulées de Clemenceau d’opérette , ses incantations permanentes à l’autorité, ses hymnes à la responsabilité est sans doute l’un des plus pathétique car il masque en réalité toute velléité de réforme structurelle aux enjeux essentiels. Hollande, Sarko, Lepen, la plupart des grands leaders s’inscrivent dans la mouvance dialectique énarchique. Parler pour ne rien dire en donnant l’impression de connaitre les dossiers. Mais en surfant  sur les vagues « sondagières » , ce qui rend toute compréhension et toute cohérence impossibles. Ils  auraient du mal à penser par eux-mêmes car la plupart sont incultes. Et cette langue de bois les rassure , en tout cas masque le vide sidéral de leur pensées, ne parlons pas de leurs vraies convictions qui se limitent  à leur avenir personnel. Seconde insuffisance tragique, la méconnaissance du réel. Tous sont des bourgeois, certains même de très grands bourgeois,  qui ne peuvent avoir la moindre idée des réalités sociales et culturelles réelles. Quand ils vont sur le terrain ( comme il disent,)  c’est pour  rencontrer des notables dans les préfectures. Que connaissent-il du chômage, des inégalités, de la pauvreté, des prisons, de l’  immigration ou même des écoles(  leurs enfants ne sont pas dans l’école du quartier et ou ne préparent pas un bac pro qui mène tout droit à pôle emploi). Du coup, ils privilégient  une  approche virtuelle de la société en soumettant le réel à la déformation du prisme  de leur vision. Pas étonnant que sur l’école, la violence ou le terrorisme par exemple, on aboutisse à des plans ridicules. Même chose en matière d’économie et là essentiellement du fait que l’oligarchie ignore tout de cette étrange planète. Pas étonnant,  ce sont presque tous des fonctionnaires. Dernier  élément de  cette caricature de la classe politique :  son incompétence pour les raisons déjà évoquées. Comment appliquer des thérapies de choc quant on ignore le nature et l’ampleur des pathologies. On soigne donc  les cancers sociétaux avec des dolipranes. Evidemment le paysage politique ne changera avec un changement de majorité, il faudra bien autre chose, une révolution culturelle non pas violente mais radicale pour transformer une  sociologie politique  complètement obsolète surtout au sommet des partis et des institutions. Aussi un autre contenu de la démocratie.

La charcuterie française en déprime

La charcuterie française en déprime

 

La charcuterie toujours en progression jusque là connait la déprime, seulement +0.4% en 2014. En cause évidemment la crise , le chômage, la stagnation du pouvoir d’achat mais aussi et surtout les doutes sur la qualité des produits qui pour essentiel proviennent de l’industrie alimentaire même quand ils sont vendus  par le charcutier du coin ( sauf rares exception et pour quelques produits ). En fait i faut alors accepter en même temps de manger dans cette charcuterie  industrielle, les pesticides et engrais avalés par animaux, leurs « complément »s  alimentaires, les produits vétérinaires, phytosanitaires et surtout les innombrables produits chimiques incorporés dans le produit final afin qu’il se conserve mieux, qu’il prenne du poids, transforme le goût ( des centaines et des centaines d’additifs chimiques). Bien sûr il y a les normes mais pour nombre de produits la chaine de fabrication est internationale où parfois les normes sont approximatives voire inexistantes. Encore un peu et la charcuterie industrielle sera remboursée par la sécurité sociale tellement elle comprend de substances chimiques. D’autant que ceste plutôt le plat du pauvre !  Du coup, La consommation de charcuterie en France a marqué le pas l’an dernier, et c’est une surprise pour un secteur habitué à de belles progressions. Les ventes ont fait du sur-place. C’est rare. Un petit +0,4%, soit trois fois moins que d’habitude, selon les chiffres du panel « Kantar », pour la Fédération française des Charcutiers Traiteurs, qui parle de mauvaise année. Ainsi les Français ont mangé un peu plus de 13 kilos de charcuterie, 100 grammes de moins en un an, soit 30,7 kilos par foyer. Les Français préfèrent le jambon cuit qui est solide numéro 1 des ventes. L’an passé, pas d’innovation, mais des rayons qui débordent. Supérieur, au torchon, bio, noix, fumé, à l’étouffé, appauvri en sel… Les consommateurs s’y perdent et cherchent de l’authenticité. Et le marché ne progresse plus. Cela ne nous a pas empêché de manger chacun plus de 3 kilos de jambon l’an dernier. C’est une moyenne. Les lardons sont deuxième du podium. Grillés ou non, qui sont appréciés notamment pour leurs petits prix. Viennent ensuite les saucisses qu’on appelle « à gros hachage » Morteau, Toulouse ou encore Montbéliard. Les rillettes, jambons crus, ou de volaille sont aussi dans le vert.  En revanche, le saucisson sec voit rouge avec -1,5%. Dans le Nord, ses ventes chutent spectaculairement de 10%. Enfin en queue de peloton, le boudin et les andouilles sont en repli aussi respectivement de -1,3% et -5,1%. du fait notamment de leur prix plus élevé. On importe principalement du jambon sec d’Italie et d’Espagne. Pour les exportations, il s’agit surtout de saucisson sec, vers la Belgique, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Cette charcuterie, on préfère l’acheter à la coupe, dans les grandes surfaces ou chez son charcutier. Mais les trois-quarts sont vendus au rayon libre-service des enseignes. De plus en plus dans les commerces de proximité, +7% l’an dernier. Alors que les magasins de hard-discount en vendent beaucoup moins. Quant à notre budget moyen, il est stable avec 312 euros dépensés par foyer pour ces petits moments de convivialité.  Le Nord est toujours la région qui consomme le plus de charcuterie avec plus de 34 kilos par foyer, suivi de près par l’Est et l’Alsace, puis la Bretagne et la Normandie qui sont troisièmes. La lanterne rouge c’est la région parisienne, qui en consomme 30% de moins, 23,2 kilos.

L’agriculture française : un secteur d’avenir !!

L’agriculture française : un secteur d’avenir !!

( Phil Hogna, Irlandais commissaire à l’Agriculture)

 

Secteur d’avenir, oui mais pour quoi et pour qui ; Florilèges de banalités prononcées par le nouveau commissaire européen à l’agriculture. Arrivé à l’agriculture par hasard des jeux de chaises musicales, le nouveau commissaire ne connait pas grand-chose à l’agriculture mais li sait répéter ce que disent les technocrates. Enfin on est rassure l’agriculture française a un avenir ; exemple avec la  suppression des quotas laitiers qui va faire baisser le prix du lait pour le grand bonheur des industriels et conduire à un élevage encore plus intensif. . Les quotas laitiers européens avaient été mis en place en 1984 pour maîtriser les excédents. Depuis 2008, ils ont été augmentés de 1% tous les ans pour préparer le secteur à l’après-quotas.  Mais les éleveurs estiment qu’on ne peut pas passer d’un système totalement régulé au robinet ouvert, sans aucun garde-fou.  La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche de la puissante FNSEA, réclame à Bruxelles la mise en place d’un mécanisme de gestion de crise ( ?).  La Confédération paysanne va plus loin et souhaite « un outil de prévention, de gestion dynamique de la production (…)« . « Quand un industriel annonce une baisse de prix, il faut inciter les producteurs à produire moins par un système de pénalités« , explique Yves Sauvaget, de la commission lait du syndicat agricole minoritaire et éleveur dans la Manche.  Car le syndicat craint une crise « pire » que celle de 2009, surtout si le prix du lait passe sous la barre des 300 euros/l.000 litres (contre 365 euros en moyenne en 2014), « une barre psychologique et économique » pour les éleveurs, craint Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Et comme mesure de régulation, on propose un observatoire des volumes !!!

 

Florilège de banalités du commissaire européen dans le figaro.

 

 

 Le Figaro -. La politique agricole de l’Union Européenne est-elle adaptée aux préoccupations des exploitants?

Phil Hogan -. Sous la présidence de Jean-Claude Juncker, cette Commission a mis l’investissement, la croissance et les emplois au cœur de nos priorités et je reste absolument convaincu que l’agriculture et le secteur agroalimentaire peuvent être en première ligne de la reprise économique. 25 millions de personnes travaillent dans l’agriculture dans l’Union Européenne et 46 millions dans le secteur agroalimentaire. Nous avons en Europe des conditions de production excellentes, des agriculteurs avec un savoir-faire reconnu, et un secteur agroalimentaire de qualité, à la fois respectueux des traditions mais également porteur d’idées innovantes. Les prédictions des marchés montrent que la demande des consommateurs augmentera ces prochaines années, en particulier pour les produits à valeur ajoutée. L’union Européenne est en mesure de répondre à cette demande croissante – entre autres dans le secteur laitier comme je l’ai déjà mentionné. Étant donné le patrimoine culinaire et gastronomique de la France et sa réputation à travers le monde, je ne qualifierai certainement pas l’agriculture et les produits alimentaires français comme étant en déclin mais comme un secteur d’avenir!

L’Europe met fin à des instruments de régulation comme les quotas laitiers, n’est-ce pas dangereux?

La décision de mettre fin au régime des quotas laitiers a été prise au niveau politique en 2003. Cela a été entamé dès 2008 avec l’augmentation graduelle des quotas. Les producteurs français devraient donc certainement être préparés à gérer la fin de ce régime. Par ailleurs, dans la plupart des États Membres, dont la France, la production est inférieure aux quotas de manière significative. Nous pouvons donc conclure que le régime des quotas n’a plus d’influence sur les niveaux de productions nationaux.

Mais j’aimerais aussi souligner que la fin des quotas ne devrait pas juste être perçue comme une menace. C’est aussi une opportunité. Les marchés prédisent une hausse significative de la consommation à moyen et long terme, notamment pour les produits à valeur ajoutée dans des régions comme l’Asie. L’industrie laitière européenne vend avec succès ses produits sur ces marchés émergents. Je pense que pour de nombreux producteurs européens, limités auparavant par les quotas, il y a de quoi être optimiste pour l’avenir post quota.

Quels mécanismes d’intervention prévoyez-vous: allez-vous par exemple augmenter le prix d’intervention – lorsque ce prix plancher est atteint, l’Europe décide de retirer des marchandises – comme la France l’a demandé?

Il est étrange que la France ainsi que d’autres aient demandé une augmentation du prix d’intervention moins de deux ans après que les États Membres et le Parlement Européen aient conclu qu’il n’était pas nécessaire de changer ces références. De mon point de vue, l’augmentation du prix d’intervention ne ferait que nous faire revenir à l’ancienne Politique Agricole Commune (PAC) avec des prix élevés artificiellement et déconnectés des réalités du marché. Cela aboutirait à un secteur laitier européen non compétitif donc je ne pense pas que j’augmenterai le prix d’intervention. Comme je l’ai déjà dit, nous avons plusieurs mécanismes à disposition.

Industrie française : pas de sortie de crise

Industrie française : pas de sortie de  crise

Selon une étude de la Direction générale du Trésor dévoilée en 2010, la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 % entre 1980 et 2007. L’industrie française a perdu sur cette période 1.913.500 emplois, tombant à 3.414.000, soit une baisse de 36 % de ses effectifs. L’étude précise également deux choses : la très grande majorité de ces pertes d’emplois, 96% exactement, a eu lieu dans l’industrie manufacturière. La crise de 2009 n’a rien arrangé puisqu’en 2014, on va encore se situer au dessous du niveau de 2010.  En août, le niveau de la production industrielle est inférieur de 1,6% à celui observé en 2010. La production manufacturière se situe 1,4% en-dessous de celle enregistrée cette année-là. Certains secteurs ont particulièrement souffert depuis 2010. C’est en particulier le cas de l’industrie agroalimentaire (-3,7%), de l’énergie (-3,9%), de la pharmacie (-5,8%) du textile (-6,2%), des industries extractives (-6,9%), de l’équipement électrique (-9,6%) et du raffinage (-17,9%). Malheureusement, la surperformance bien louable de certains secteurs, parmi lesquels les biens d’équipement (+2%), le matériel de transport (+5,8%), la chimie (+11,7%) et les autres matériels de transport (+15,6%) n’a pas permis d’effacer les dégâts sociaux. Dans  » L’Economie française en 2015 « , l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estime à 400.000 le nombre d’emplois industriels détruits depuis 2008. Au cours de la seule année 2013, ce sont 35.000 emplois en équivalent temps plein qui ont été supprimés. Selon une étude menée par Xerfi sur les créateurs nets d’emplois publiée en juin, les 17 plus gros groupes industriels ont créé 25.000 emplois sur la période 2008-2013.  » L’intensité n’est pas ou plus le marqueur clé du potentiel de développement. Celui-ci résulte aussi de la combinaison de proposition de nouveaux usages à destination des ménages et des entreprises, d’augmentation des compétences, de renouvellement des modèles d’affaire en lien avec Internet. L’ensemble de ces constats suggère que la structure du soutien de l’État aux entreprises devient obsolète. Il souligne les limites d’un abord trop cloisonné de l’innovation « , explique Olivier Passet, le directeur des synthèses économiques chez Xerfi.

 

La « phobie administrative » de Thévenoud est une vraie maladie française

La « phobie administrative » de  Thévenoud est une vraie maladie française

 

Interrogé un expert psychiatre considère avec toute la science des médecins de Molière que la phobie administrative dont se plaint Thévenoud n’existe pas. Il a tort car c’est une maladie très répandue dont souffre énormément de ménages et d’entreprises, de français en général. Une phobie provoquée par les montagnes de procédures qui affectent tous les aspects de la vie économique et sociale qui tue la croissance, annihile  l’initiative et font partir les meilleurs vers l’étranger. D’une certaine manière, l’étatisme administratif, c’est le cancer du pays qui ronde, qui retarde, qui alourdit les coûts et décourage.  Selon Le Canard Enchaîné, Thomas Thévenoud n’a pas payé les loyers de son appartement parisien pendant trois ans. L’ancien secrétaire d’Etat, fraîchement débarqué du gouvernement, dit souffrir de « phobie administrative ».  Nouvelles révélations sur Thomas Thévenoud. Selon Le Canard enchaîné, l’ancien secrétaire d’Etat, débarqué la semaine dernière du gouvernement pour des raisons fiscales, n’a pas payé le loyer de son appartement du 5e arrondissement de Paris pendant trois ans. Le député de Saône-et-Loire dit souffrir d’une « phobie administrative ». Menacé d’expulsion, il a fini par régler la somme due et changé de bailleur. Toujours selon l’hebdomadaire, son ancien propriétaire a appelé le ministère de l’Intérieur pour raconter son histoire, lorsqu’il a pris connaissance de l’affaire Thévenoud. Contacté mardi par Europe 1, le député a rappelé que ces faits étaient antérieurs à son élection à l’Assemblée nationale. « La somme a été intégralement acquittée le 1er septembre 2014 pour un montant de 41.475 euros, dont 12.593 euros de pénalités », détaille-t-il. Autre révélation. Selon Le Parisien, Thomas Thévenoud « avait pris la mauvaise habitude de ne pas payer les amendes de sa voiture de fonction » lorsqu’il était vice-président de la communauté urbaine Creusot-Montceau, entre 2008 et 2012. « Avant même d’être élu député, il a voulu avoir un mode de vie pour lequel il n’avait pas les moyens », indique un élu, cité par le quotidien. En fait Thévenoud soufre d’une phobie très légère car payer son loyer, ses amandes ou ses impôts entre dans la catégorie des contraintes classiques. La France, elle soufre d’une pathologie beaucoup plus lourde proche de l’  allergie mortelle aux toutes tracasseries procédurières que nos chers députés ( y compris Thévenoud) ne cessent de voter pour se justifier.

Russie-Ukraine : des conséquences auusi pour l’économie française

Russie-Ukraine : des conséquences auusi pour l’économie française

La Russie va payer cher son soutien aux pro-russes d’Ukraine (environ 1.5% de PIB soit près de la récession) mais l’Europe va payer aussi notamment la France. Les investisseurs français ne manquent pas de raisons de s’inquiéter: les publications de résultats d’entreprises du premier semestre sont plutôt moyennes, le resserrement de la politique monétaire de la FED, et bien sûr, le risque géopolitique au Proche-Orient et en Russie, qui s’est accru la semaine dernière avec la nouvelle salve de sanctions annoncées par les occidentaux. Quand on leur parle de la Russie, le mot qui ressort le plus dans la bouche des dirigeants du CAC 40, c’est « prudence ». Nous maintenons nos opérations, nos plans de développement, mais nous surveillons le pays comme le lait sur le feu, expliquent-ils en substance.  Chez Total, par exemple, le groupe poursuit son projet gazier géant dans la péninsule de Yamal au nord du pays. Mais le jour du crash du MH 17, il a stoppé net sa montée au capital de son partenaire russe Novatek. Autre français exposé à la Russie: Société Générale. Là aussi, la trajectoire de développement de la filiale Rosbank est confirmée. La Russie reste un marché d’avenir, mais le pays tourne au ralenti. Et, nous dit-on, « les incertitudes en Russie sont préoccupantes ». Et d’autres secteurs sont à la peine. Les marques de Kering et de LVMH accueillent beaucoup moins de touristes russes dans leurs boutiques en Europe. Quant à l’automobile, Peugeot et encore plus Renault, via sa filiale Avtovaz, savent déjà que le marché russe sera extrêmement compliqué cette année.

La sieste comme remède à l’économie française ?

La sieste comme remède à l’économie française ?

Une grande loi pour la sieste obligatoire dans les entreprises ? Voilà une idée que pourrait reprendre le gouvernement en mal d’inspiration et surtout d’efficacité. La sieste comme remède à l’économie pourquoi pas mais un  remède sans doute bien trop partiel et peut-être pas assez adaptée à la pathologie. Selon une étude du cabinet Robert Half, les adeptes du petit somme au travail sont de plus en plus nombreux. 47% des directeurs et responsables administratifs et financiers sont plutôt favorables à ce repos qui favorise ensuite la productivité.  Les mentalités évoluent. Si dormir au bureau était jusqu’à présent vu comme le signe de la fainéantise, de plus en plus de managers trouvent des bons côtés à la sieste.  Selon une étude publiée cette semaine pour le cabinet Robert Half, 17% des directeurs ou responsables administratifs et financiers considèrent qu’une sieste de moins de 20 minutes est acceptable, et 47% d’entre eux la considèrent comme envisageable. Reste que 36% des DAF interrogés estiment cette proposition encore farfelue. Mais selon le cabinet, cette réponse relève sans doute plus d’un jugement de valeur que d’une conviction arrêtée. Si la sieste gagne petit à petit du terrain, c’est en premier lieu parce qu’elle n’est pas aussi chronophage que cela. « Quel est l’impact d’une sieste de 10 ou 15 minutes dans l’environnement professionnel ? Ce n’est pas plus long que 4 ou 5 pauses dans la cour, dans la rue, ou dans la salle de repos. Est-ce que le temps de pause ne peut pas se transformer en temps de sieste ? », s’interroge Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half.  D’autant que les bienfaits de la sieste semblent de plus en plus évidents car elle permet d’améliorer la concentration et donc l’efficacité. « La sieste a un impact positif sur le confort », explique Fabrice Coudray. « Aujourd’hui le rythme dans les entreprises, quelles qu’elles soient, est effréné, on est tellement sollicité, on est tellement sur le qui-vive, on est tellement en action permanente, que l’on peut avoir envie de tomber dans un schéma inverse et se dire que quelques minutes de siestes ne pourraient-elles pas contrebalancer cette excitation permanente »,  constate-t-il. En réduisant la fatigue et le stress, la sieste peut contribuer à améliorer la santé des salariés, et ainsi aider à diminuer les arrêts maladie. Un argument qui devrait contribuer à son adoption au sein des entreprises.

 

Optique: prise en charge limitée à 450 euros pour arrêter la gabegie française

Optique: prise en charge limitée à 450 euros pour arrêter la gabegie française

 

Le plus souvent les verres qui viennent de Chine ne coûtent que quelques euros, ce sont les montures et »les services » qui font monter les prix. En réalité, on a rarement connu un tel développement des boutiques d’optique au rendement financier particulièrement juteux ; Dans une dernière étude, l’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonce le prix des lunettes et les marges des opticiens. Selon l’UFC, les consommateurs français ont le budget lunettes le plus lourd d’Europe : 50% plus élevé que la moyenne. L’étude de l’UFC Que choisir (Distribution de l’optique : Examen à la loupe d’un marché juteux), est accablante pour les opticiens. L’association souligne tout d’abord l’inadéquation de la taille du réseau par rapport aux besoins de la population. « Chaque magasin ne vend ainsi que 2,8 paires de lunettes par jour ouvré en moyenne, sur lesquelles l’ensemble des coûts fixes du magasin sont répercutés », analyse l’étude. Et c’est le consommateur qui trinque. Face à l’opacité tarifaire, celui-ci ne peut que très rarement faire jouer la concurrence. Et se retrouve à payer sa paire de lunettes « 3,3 fois son prix d’achat ». L’opticien dégage donc « une marge brute de 275 euros » sur chaque paire « soit un taux de marge de 233% », qui « atteint même 317% » en moyenne sur les verres. Le gouvernement ajuste donc sa stratégie pour faire baisser les prix des lunettes. Il maintient son projet de plafonner la prise en charge des remboursements par les complémentaires santé (mutuelles, assurances et institutions de prévoyance) pour inciter les professionnels de l’optique à ajuster leurs tarifs, mais en lâchant un peu de lest. Ainsi, le remboursement d’une paire de lunettes à verre simple serait fixé dès 2015 à 450 euros tous les deux ans. En revanche, l’idée d’abaisser ce plafond à 300 euros en 2018 serait abandonnée, selon les Echos de ce 9 mai. Ce revirement s’explique par la pression exercée par la filière optique française, qui de la fabrication à la distribution, représente 100.000 emplois en France. Les professionnels jugent que les plafonds envisagés par le gouvernement sont trop bas pour maintenir la production en France. Face à ce chantage à l’emploi, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a ainsi expliqué, le 7 mai devant l’Assemblée nationale, être « particulièrement attentif à ce secteur », et cherchait des « points d’équilibre » afin de « répartir l’effort justement » entre le producteur et le distributeur. Actuellement, le marché de l’optique s’élève à 5,5 milliards d’euros, dont 3 milliards remboursés par les mutuelles. Un décret doit être publié prochainement pour fixer ces montants maximum du remboursement plafonds doivent s’appliquer aux seuls contrats « responsables » des complémentaires, qui représentent environ 90% des contrats.

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