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Structure de l’économie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

Structure de l’économie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

 

D’après l’INSEE l’économie française repose essentiellement sur 3000 entreprises à l’origine d’une grosse majorité de la valeur ajoutée, des investissements et des exportations. Problème toutefois elle ne génère que 20 % des emplois. En cause la sous-traitance sur nombre de PME et la délocalisation d’emplois. Du coup ce sont surtout les PME qui sont créatrices d’emplois mais des PME structurellement fragiles et insuffisamment tournées vers l’exportation contrairement à ce qui se passe en Allemagne. La majorité des entreprises françaises sont des ETI et 40% sont des entreprises industrielles, relève l’Insee. Elles contribuent à 20% de l’emploi français. 52% de la valeur ajoutée, 70% des investissements et 83 % des exportations de l’Hexagone proviennent d’un « noyau dur » d’entreprises: seulement 3.000 sur les 3,3 millions des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers, selon une étude publiée mardi 15 mars par l’Insee. En 2013, elles ont réalisé 509 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit près d’un quart du produit intérieur brut français, souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  Elles employaient 5,1 millions de salariés en équivalent temps plein, soit 43 % des salariés de ces secteurs et près de 20 % de l’emploi total en France. Parmi ces 3.000 entreprises, 240 sont des grandes entreprises, 2.030 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 590 des petites et moyennes entreprises (PME) – ces dernières étant le plus souvent, selon l’Insee, des unités légales portant l’investissement de plus grandes structures, notamment des co-entreprises. Près de 40% d’entre elles sont par ailleurs des entreprises industrielles, observe l’Insee, soulignant que « les entreprises industrielles demeurent un moteur essentiel de l’économie nationale, même si l’industrie en France connaît un lent repli ». Le commerce (560 entreprises sur les 3.000), les services aux entreprises (390) et les transports et l’entreposage (170) se placent derrière l’industrie sur le plan de l’emploi, de la valeur ajoutée et de l’export. E revanche, une grande majorité des sociétés du secteur principalement marchand « contribuent assez peu à la valeur ajoutée et aux investissements », pointe l’Insee.

 

La fin de l’agriculture française avec l’accord transatlantique ?

La fin de l’agriculture française avec l’accord transatlantique ?

 

 

Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine explique dans le Figaro que l’agriculture française pourrait être très menacée avec l’accord transatlantique concernant les échanges entre l’union européenne et les États-Unis. Cela en raison de la remise en cause des normes d’hygiène, de santé, d’environnement et de traçabilité.

 

Qu’est-ce qui se joue pour l’agriculture française lors des négociations de ce traité?

Philippe Chalmin: L’agriculture sera une variable d’ajustement pour les négociations de ce traité. Dans ce domaine, on n’a pas grand-chose à gagner mais beaucoup à perdre. En effet, un certain nombre de barrières sanitaires existent en Europe et la remise en cause de ces barrières risque de faire l’objet d’un traitement déséquilibré en faveur des Etats-Unis. Nous aurons beaucoup de mal à tenir nos positions parce que nous faisons preuve d’une grande naïveté sur un certain nombre de dossiers: organismes génétiquement modifiés, règles sanitaires (traçabilité, hygiène des denrées alimentaires, etc. NDLR).

 

Pourquoi les Américains prendraient l’avantage?

Ils sont meilleurs pour les négociations. Ils ont moins de scrupules et ne lâchent rien. Et puis sur des sujets comme les appellations d’origine contrôlées (qui disparaîtraient, ce qui tuerait nombre de productions locales européennes dont la valeur repose sur leur origine certifiée, NDLR), je crains que les États-Unis ne tiennent pas leurs engagements.

 

Concrètement, quels sont les domaines les plus vulnérables?

En agriculture, ce sont les volailles, le porc, les produits laitiers et la viande bovine qui ont le plus à craindre si le traité de libre-échange est signé.

 

La grogne des agriculteurs, à son comble en France, ne pèsera-t-elle pas dans les négociations?

 

L’agriculture en général ne pèse pas. Elle ne représente plus rien du point de vue politique. D’un point de vue économique, elle est importante pour la France, mais secondaire pour les autres pays et la France n’est pas le seul pays de l’Union européenne.

Quel président de la république française en 2017 ? Juppé

Quel  président de la république française en 2017 ? Juppé

 

 

Selon la méthode des marchés prédictifs,  Alain Juppé écrase toute la concurrence. Il ne s’agit pas de sondages reflétant la préférence électorale des sondés mais de pronostics (voir ci-après la méthodologie). Les résultats

 

Marine Le Pen

8 %

Nicolas Sarkozy

14 %

François Fillon

8 %

Alain Juppé

43 %

François Bayrou

2 %

Manuel Valls

3 %

François Hollande

16 %

Martine Aubry

0 %

Autre (y compris Macron, Taubira, etc.)

6 %

La méthodologie de la méthode prédictive :

L’essentiel du panel Hypermind est composé de pronostiqueurs aguerris. Ils viennent de partout, mais ce sont principalement des Français et des Américains, disséminés dans le monde entier, dont la grande majorité a plus de 30 ans et un très bon niveau d’études (Bac + 5 ou doctorat), avec une grande diversité d’expériences professionnelles : finance, technologie, conseil, recherche, fonction publique, industrie, énergie, etc. La grande diversité des profils est la clé de voûte de la performance du panel, les marchés prédictifs démontrent systématiquement leur capacité à être plus fiables que les autres méthodes d’anticipation classiques : experts, statistiques ou sondages. Que ce soit pour prévoir un chiffre d’affaires, le succès d’un nouveau produit, le box-office, un événement géopolitique ou un résultat électoral, on observe une amélioration moyenne de près de 30 %, et les prévisions issues d’un marché sont meilleures les trois quarts du temps. Récemment, on a pu à nouveau constater l’avantage des marchés prédictifs sur les sondages lors du référendum écossais sur l’indépendance, ou à l’occasion des victoires électorales de Netanyahu en Israël et de Cameron au Royaume-Uni. Chaque fois, Hypermind indiquait la bonne réponse malgré des sondages indécis ou trompeurs. Même lorsque les sondages ne se trompent pas, comme lors des élections Midterm (de mi-mandat) aux USA en novembre dernier, les prévisions d’un marché prédictif sont typiquement plus assurées, moins hésitantes. En l’occurrence, les prévisions d’Hypermind étaient même meilleures que celles des modèles big-data du fameux statisticien Nate Silver, du New York Times, du Washington Post et du Huffington Post, tous basés sur une agrégation de sondages.

 

(Source Le Point)

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

Pollution véhicules Renault : Royal se tire dans le dos de l’industrie automobile française

 

Au lendemain de la révélation aux États-Unis du trucage des véhicules Volkswagen, Ségolène royale a voulu faire un coup. Elle a d’abord enfoncé le constructeur allemand puis à rééquilibré  son propos en indiquant que des contrôles seraient effectués sur toutes les marques en France. Une nouvelle fois Ségolène Royal est victime de sa pathologie exhibitionniste pour avoir parlé trop vite et trop fort sans en mesurer les conséquences. La révélation d’enquête chez Renault menée par la direction de la répression des fautes à l’initiative du gouvernement constitue en faite un coup de poignard dans le dos de l’industrie automobile française. Pourquoi ? Parce qu’on sait  depuis très longtemps que la plupart des véhicules automobiles dépassent  de très loin les normes de pollution et que par ailleurs la consommation annoncée de carburant est complètement mensongère. Pourquoi dès la avoir demandé à la brigade de répression des fraudes de vérifier ces évidences chez Renault. Il aurait été certainement plus constructif de réunir un groupe d’experts pour réfléchir à un plan visant à rapprocher la pollution réelle des normes. Avec le cirque médiatique qu’a provoqué Ségolène c’est l’industrie automobile française qui est touchée alors que toutes les marques françaises ou étrangères sont en dehors des clous en matière d’émission polluante. L’État lui-même a été incapable d’imposer dans les centres de contrôle technique des technologies d’évaluation reconstituant les conditions réelles de circulation des automobiles. Du coup Renault a essuyé jeudi un coup de tabac en Bourse à la nouvelle de perquisitions de la Direction de la concurrence sur trois de ses sites, une enquête qui ne dénote aucune fraude sur ses émissions polluantes, selon la ministre de l’Ecologie, mais a fait perdre à son titre jusqu’à près de 23% en séance. Les tests chez Renault, réalisés dans le cadre de l’enquête gouvernementale sur les émissions polluantes du diesel lancée après l’affaire Volkswagen, n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules du constructeur français, a déclaré Ségolène Royal   »Je fais toute confiance à Renault », a-t-elle dit à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle créée à la suite du scandale VW pour vérifier les émissions polluantes réelles. La ministre a cependant confirmé des dépassements de normes chez Renault, ajoutant que ce n’est pas le cas chez l’autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën. Une affirmation à la fois maladroite mais aussi inexacte dans la mesure où les véhicules PSA comme Renault annonce des consommations de carburant illusoire donc des ses missions qui le sont tout autant. De toute manière les conséquences désastreuses de cette opération médiatique de Ségolène Royal va retomber sur l’ensemble de l’industrie automobile française.

 

Twitter à plus de 140 caractères : ou la mort de la littérature française contemporaine

Twitter à plus  de 140 caractères : ou la mort de la littérature française contemporaine

On vient à peine de banaliser le « fast aphorisme numérique »  que déjà les écrivains au  bestseller d’une ligne sont renvoyés aux principes  premiers de l’écriture. En effet Twitter veut faire sauter le verrou de 140 caractères et passer à 10 000. Une vraie révolution culturelle. Dommage car nombre de succès littéraires était fondés sur le rétrécissement de la pensée et du verbe. Un seul exemple,  un des grands succès de 2015 « Le crime du compte Neuville » d’Amélie Nothomb paru  chez Albin Michel écrit sans doute en une journée-ceci expliquant cela-  ne compte que 130 pages avec en plus une énorme police de  caractères et de très grandes  marges. Pour donner une idée cette œuvre magistrale dans son volume (comme dans son contenu), ne représenterait qu’une trentaine de pages si l’on retenait la mise en page d’« A la recherche du temps perdu » de Proust (texte intégral paru chez Gallimard en 1999). Du coup cette décision de Twitter constitue un coup d’arrêt à la logique d’écriture des romans réalisés en une journée entre deux verres de beaujolais  à la terrasse du Café de Flore.  Décidément, Twitter ne sait plus quoi faire pour séduire de nouveaux utilisateurs ! Après avoir expérimenté en décembre 2015 l’affichage des tweets par pertinence et non plus dans un ordre chronologique, voilà que le site de microblogging réfléchit à abandonner à sa fonction historique, la limite des 140 signes pour un tweet… comme une rumeur le laissait déjà entendre en septembre.  La nouvelle limite pourrait être de 10 000 caractères !  De quoi porter un coup fatal à la logique de production intellectuelle dans le domaine philosophique et surtout politique. Un aspect positif toutefois : la retombée sur l’emploi. On prévoit en effet la création de milliers de postes de nègres pour aider nos élites à produire au-delà de trois lignes de réflexion.

Radicalisme : la paralysie française vient de la peur d’être traité de raciste (Georges Bensoussan)

Radicalisme : la paralysie française vient de la peur d’être traité de raciste (Georges Bensoussan)

 

Après notamment les événements d’Ajaccio les propos de Georges Bensoussan prennent une résonance particulière à propos des territoires perdus de la république (interview Le Figaro) même si on peut évidemment ne pas partager toute son analyse.

 

 De septembre 2002 aux attentats de janvier 2015, avons-nous perdu une décennie?

En 2002, nous étions encore habités par le mot «République», agité comme un talisman, comme un sésame salvateur. Or, la République est d’abord une forme de régime. Elle ne désigne pas un ancrage culturel ou historique. La nation, elle, est l’adhésion à un ensemble de valeurs et rien d’autre. Ce n’est pas le sang, pas le sol, pas la race. Peut être Français, quelle que soit sa couleur de peau ou sa religion, celui qui adhère au roman national selon la définition bien connue d’Ernest Renan: «Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis.» Nous avions un peu délaissé cette définition pour mettre en avant les valeurs de la République. Nous avons fait une erreur de diagnostic. Nous n’avions pas vu que la nation, et non seulement la République, était en train de se déliter. Une partie de la population française, née en France, souvent de parents eux-mêmes nés en France, a le sentiment de ne pas appartenir à celle-ci. Alors qu’ils sont français depuis deux générations pour beaucoup, certains adolescents dans les collèges et lycées, comme aussi certains adultes, n’hésitent plus à affirmer que la France n’est pas leur pays. Ajoutant: «Mon pays c’est l’Algérie…» (Ou la Tunisie, etc.…). Les incidents lors de la minute de silence pour les assassinés de Merah comme pour ceux de janvier 2015 furent extrêmement nombreux. On a cherché comme toujours à masquer, à minimiser, à ne pas nommer. Dans la longue histoire de l’immigration en France, cet échec à la 3° génération est un fait historique inédit. Certains historiens de l’immigration font remarquer, à juste titre, qu’il y eut toujours des problèmes d’intégration, même avec l’immigration européenne. Mais pour la première fois dans l’Histoire nous assistons à un phénomène de désintégration, voire de désassimilation. C’est pourquoi, ce n’est pas la République seule qui est en cause, mais bien la nation française: notre ancrage historique, nos valeurs, notre langue, notre littérature et notre Histoire. Toute une partie de la jeunesse de notre pays se reconnaît de moins en moins dans notre culture. Elle lui devient un code culturel étranger, une langue morte et pas seulement pour des raisons sociales.

Aujourd’hui, les politiques et les médias ont-ils suffisamment ouvert les yeux?

Les élus de terrain, tant de droite que de gauche, sont conscients des réalités. Mais beaucoup ont peur de parler. A fortiori du coté des hommes politiques dont le courage n’est pas la qualité première à l’exception de quelques-uns. Comme s’ils craignaient, en parlant, de faire sauter un baril de poudre tant la situation leur parait (et ici ils ont raison) dangereuse. La France est en effet l’un des pays d’Europe parmi les plus exposés au risque de conflits internes. La peur d’être taxé de racisme joue son rôle dans la paralysie française. Et la désespérance du plus grand nombre dont la parole est d’emblée invalidée au nom d’un antiracisme dévoyé. La peur d’être taxé de racisme joue son rôle dans la paralysie française. Et la désespérance du plus grand nombre dont la parole est d’emblée invalidée au nom d’un antiracisme dévoyé. Cette crainte va jusqu’à reprendre un discours concocté par l’adversaire sans s’interroger sur la pertinence des «mots». Ainsi du mot «islamophobie», un terme particulièrement inepte en effet qui réintroduit en France la notion de blasphème. On peut s’opposer à la religion, qu’elle soit juive, catholique ou musulmane, sans être raciste. Le combat laïque c’est le refus qu’une religion quelle qu’elle soit prévale sur la loi civile. Ce combat difficile a finalement été gagné en France entre 1880 et 1905. Céder sur ce plan c’est détricoté deux siècles de Révolution française pour parler comme François Furet et plus d’un siècle d’une histoire de France qui a fait de la République non seulement un régime mais une culture.

Vous faites référence au monde imaginé par Orwell dans son roman d’anticipation 1984. Notre système peut-il vraiment être qualifié de totalitaire?

Nous ne sommes pas dans un système totalitaire, mais dans un système d’avachissement de la démocratie que Tocqueville avait annoncé. Cet avachissement est marqué par le triomphe de l’intérêt individuel et le désintérêt pour la chose publique. Dans le contexte historique particulier qui est celui de la France, cela se traduit par une pensée a-critique et frileuse, même si cette frilosité, voire cette lâcheté ne sont pas chose nouvelle. On n’en finirait pas de faire la généalogie du déclin de ce qui fut jadis la «Grande Nation». Nul doute qu’à cet égard le XX° siècle français, jusqu’à nos jours même, paie l’énorme saignée de la Grande Guerre. De ce désastre-là, la France ne s’est jamais remise. Elle avait gagné la guerre mais perdu ses hommes et à long terme son vouloir vivre national. Toutes les campagnes françaises se font l’écho d’une tragédie qui naturellement appelait dans son sillage une immigration de peuplement qui, chaque jour plus nombreuse, a atteint un seuil tel que la machine à intégrer s’est finalement enrayée. Un pays est capable d’intégrer des minorités par capillarité. C’est moins vrai quand il s’agit depuis 40 ans de flux démographiques de masse.

Vous reprochez à l’Etat et notamment à l’école d’avoir fait trop de concession aux revendications communautaires. Que pensez-vous du débat actuel sur les menus de substitution?

Il est posé de manière caricaturale car on voit bien la volonté de certains politiques de surfer sur la polémique. Il pose cependant une question de fond comme il est symptomatique aussi d’un danger qui guette la société française. Il faut rappeler d’abord que la cantine n’est pas obligatoire. Introduire les menus de substitution dans les écoles, c’est donner prise à des pratiques communautaires qui n’auront dès lors aucune raison de s’arrêter. Là est le risque, c’est ce premier pas qui permettra tous les autres et qui conduira à détricoter le tissu laïque et à nous engager sur un chemin contraire à celui qui depuis deux siècles a fait la nation française.

Le terreau des réalités que vous décrivez est-il social ou culturel?

Les deux. Les causes sociales sont une évidence. Mais celui qui y réduirait son analyse se condamnerait à ne rien entendre à la complexité de la situation comme l’a bien montré Hugues Lagrange. En banlieue, le taux de chômage des moins de 25 ans avoisine parfois les 40- 50%. L’arrivée d’une immigration de masse à partir de 1975, au moment où les Trente Glorieuses s’achevaient, est un premier jalon dans cette histoire. On peut d’ailleurs se demander pourquoi, sept ans seulement après Mai 1968, la bourgeoisie française a favorisé cette immigration de masse à laquelle le PCF s’opposait dès 1980, ce qu’on a souvent oublié. Pourquoi est-ce sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’homme du retour au pouvoir de la droite libérale non gaulliste, qu’a été mis en place le regroupement familial alors que les emplois se faisaient de plus en plus rares? Dès lors qu’il ne s’agissait plus d’une immigration de travail, mais d’immigration familiale progressivement reléguée dans des cités, l’intégration était compromise. Conjugué au chômage, à la pauvreté, au confinement géographique des mêmes cultures et des mêmes nationalités, le facteur culturel, dégradé en repli identitaire, ne pouvait que jouer sur fond de frustration et de ressentiment.

 

Un repli identitaire qui a d’abord concerné des populations jeunes et nombreuses, venues d’un monde musulman en expansion et qui, au même moment, trouvait son expression politique dans l’islamisme et non plus dans le nationalisme arabe qui avait échoué. Ajoutez à cela l’environnement médiatique, la télévision par câble, satellite et internet qui a favorisé la diffusion des thèses islamistes et d’un antisémitisme virulent qui viennent du Moyen-Orient. La conjonction de ces facteurs, démographiques, sociaux, culturels et médiatiques a divisé le pays. La réaction aux attentats de janvier 2015, loin de montrer une nation unie, a mis en lumière deux pays cote a cote mais qui ne font plus nation

La dette publique française grossit toujours

La dette publique française grossit toujours

 

Il y a au moins une constance en matière de gestion politique : celle de l’envolée de la dette publique qui sous Chirac,  Sarkozy ou Hollande évolue toujours au même rythme pour atteindre désormais presque 100 % du PIB (les critères européens prévoient 60 %, on en est loin !). En cause évidemment l’impossibilité depuis 30 ou 40 ans à freiner le train de vie de l’État et d’une manière plus générale à freiner la dérive des comptes publics y compris territoriaux. La masse de fonctionnaires inutiles se reproduit naturellement ;  un phénomène quasi existentielle. Chaque fonctionnaire a besoin d’exister il produit des procédures, consomme des budgets, favorise la fiscalité lesquels ont besoin encore de davantage de fonctionnaires pour être administrés. La plupart des politiques au plan national comme local n’y connaissant rien ne gère que l’écume des choses et se laisse manipuler par le monstre bureaucratique. La dette publique de la France s’est établie à 2.103,2 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, en légère baisse par rapport au trimestre précédent, a annoncé mercredi 23 décembre l’Institut national de la statistique et des études économiques. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 96,9% du Produit intérieur brut, contre 97,6% à la fin du deuxième trimestre.

Cop 21:un texte à la française ambitieux dans les mots, douteux sur les moyens

Cop 21:un  texte à la française ambitieux dans les mots,  douteux sur les moyens

 

 

On peut se réjouir de cet accord sur le  climat qui pose clairement la problématique du réchauffement climatique et qui acte la nécessité d’agir. On se montrera plus dubitatif voire critique quant aux objectifs qui paraissent assez illusoires. L’ambition de contrôler la température à 2° constitue déjà une perspective très difficile à atteindre ; quand à la perspective des 1,5°, c’est tout à fait utopique car cela supposerait d’abandonner très rapidement toutes les énergies fossiles. On observera surtout que le document final est marqué par grand volontarisme mais reste très théorique dans la mesure où les moyens n’ont pas été clairement définis. Contrairement à ce qu’affirme Hollande ou Fabius le projet d’accord n’est nullement juridiquement contraignant puisqu’il ne prévoit aucune disposition prévoyant de façon précise les modalités de contrôle ; en outre et surtout aucun dispositif juridique de sanction n’est prévu. Pour résumer la communauté internationale prend conscience de l’enjeu du réchauffement climatique provoqué par les émissions polluantes mais chaque pays se fera ce qu’il voudra ou pourra. Les appréciations de famille Fabius de ce point de vue paraissent un peu excessive : « Nous sommes parvenus, c’est ma conviction profonde, à un accord ambitieux et équilibré qui reflète les positions des parties », a. « Le projet d’accord proposé est (…) juste, durable, dynamique (…) et juridiquement contraignant. »Cet accord  fixe pour objectif de contenir l’augmentation de la température moyenne de la planète « bien en deçà de 2°C et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C. »Le texte « tient compte sur chaque sujet des responsabilités différenciées des pays, de leurs capacités respectives à la lumière des circonstances nationales », a ajouté Laurent Fabius. Il prévoit la soumission ou l’actualisation tous les cinq ans de contributions nationales en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement de la planète. La révision de ces contributions ne pourra se faire qu’à la hausse. L’accord prévoit que les 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement promis en 2009 par les pays développés pour 2020, année d’entrée en vigueur de l’accord, devront être un « plancher » pour l’après-2020. « Un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard d’ici 2025″, a précisé Laurent Fabius. Mais finalement l’accord se révèle très flou sur les questions financières, les le objectifs à long terme, traitement différencié des pays selon leur niveau de développement, le processus de révision des engagements nationaux. Bref un texte à la française ambitieux dans la forme mais mollassonne sur le fond. Mais un accord qui était aussi indispensable pour Hollande à fin de donner un minimum de légitimité à sa candidature de 2017 ; Ceci expliquant aussi cela.

Délais de paiement : la maladie française sanctionnée dans cinq grandes entreprises

Délais de paiement : la maladie française sanctionnée dans cinq grandes entreprises

 

Cinq grandes entreprises françaises viennent d’être sanctionnées pour des dépassements chroniques et significatifs des délais de paiement. Une maladie typiquement française qui consiste à décaler le paiement de produits et prestations jusqu’à trois mois et même davantage. La règle c’est le paiement à 60 jours ou 45 jours fins de mois. Une règle peu respectée  en France et qui pèse sur la trésorerie des fournisseurs de prestations et de produits. Lesquels sont condamnés à emprunter en attendant le paiement et donc condamnés  à supporter des coûts supplémentaires. Malheureusement pour certaines entreprises notamment les PME lorsque les dépassements de délais de paiement s’ajoutent des difficultés structurelles c’est parfois la faillite assurée. Cinq groupes français, dont les filiales d’Altice Numericable et SFR (télécoms) ainsi qu’Airbus Helicopters (groupe Airbus), ont donc été sanctionnés par les autorités de la concurrence pour non respect des règles légales en matière de délais de paiements, rapporte dimanche le JDD. Le nom des sociétés concernées, qui peuvent faire appel de leurs sanctions, est publié pour la première fois sur le site internet de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Numericable, SFR et Airbus Helicopters écopent de l’amende maximum, 375.000 euros, prévue pour violation de la loi qui plafonne à 60 jours (ou 45 jours fin de mois) les délais de paiement interentreprises. Le groupe agroalimentaire Paul Prédault est sanctionné d’une amende de 100.000 euros et la société Cosmasud, spécialisée dans le commerce de bois et de matériaux de construction, écope de 97.500 euros.  L’impact des retards de paiements sur la trésorerie des PME françaises est estimé à 15 milliards d’euros, dont neuf milliards sont le fait des collectivités publiques, des montants qui fragilisent de nombreuses entreprises. La loi Hamon sur la consommation de 2014 a entraîné un renforcement des contrôles des délais de paiement, avec un ciblage plus particulier sur les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) ainsi qu’un durcissement des sanctions.

Création d’un fonds de pension à la française (Macron)

Création d’un fonds de pension à la française (Macron)

Le projet de loi, baptisé #noé, devrait ouvrir la voie à la création d’ »une forme de fonds de pension à la française », a annoncé le ministre de l’Economie Emmanuel Macron.  »Il faut ramener le capital qui est celui de nos épargnants vers le financement de l’économie réelle. (…) Il faut développer une forme de fonds de pension à la française et adapter le cadre fiscal, et c’est cela aussi que je vais proposer dans les prochaines semaines », a-t-il précisé lors d’une rencontre avec des acteurs de l’économie numérique, à Bercy. « Il y aura un projet de loi qui sera présenté en janvier sur la table du Conseil des ministres. (…) Je ferai une première série de propositions à la mi-décembre, puis un point début janvier et il y aura un texte de loi présenté en janvier », a-t-il précisé lors d’une rencontre avec des acteurs de l’économie numérique, à Bercy.

Pour une fusion Renault-Nissan….. Mais à la française (Macron)

Pour une fusion Renault-Nissan….. Mais à la française (Macron)

Résumons, Carlos Ghosn -comme Macron- souhaite une fusion Nissan Renault mais Carlos Ghosn Veut diluer la part de l’Etat français (pour s’en affranchir)  tandis que Macron, lui, veut la concrétiser dans la nouvelle alliance. Il ya aussi divergence sur le calendrier, le PDG de Renault attend un environnement politique plus favorable à ses thèses (2017)  tandis que Macron veut accélérer pour que l’orientation ne soit pas remise en cause par le futur président de la république. Macron met donc  actuellement la pression sur le PDG de Renault Carlos Ghosn pour qu’il concrétise une fusion complète avec son partenaire Nissan mais selon des termes fixés par le gouvernement, a-t-on appris de sources au fait du dossier. Cette ambition du ministre de l’Economie éclaire sous un jour nouveau le bras de fer qui a éclaté au grand jour en avril quand l’Etat français, principal actionnaire de Renault, est monté au capital du groupe pour s’assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange. Elle marque aussi un changement de position du gouvernement, plutôt réservé par le passé sur un tel approfondissement de l’alliance entre les deux constructeurs, de peur que le pouvoir de l’Etat sur l’évolution future de la nouvelle entité s’en trouve dilué. Macron exhorte ainsi depuis plusieurs mois Carlos Ghosn à mettre sur pied un groupe de travail conjoint avec les représentants du gouvernement pour explorer les scénarios de fusion permettant de sauvegarder usines et emplois en France, ont dit à Reuters plusieurs sources gouvernementales et proches de l’alliance Renault-Nissan. Selon elles, Carlos Ghosn a ignoré ces demandes et pourrait se trouver contraint, en lieu et place, de « réactiver » ses propres options en matière de consolidation. Parmi elles pourrait figurer le scénario d’une fusion complète avec une moindre influence de l’Etat français, déjà échafaudé en 2013 avec l’assistance de la banque Goldman Sachs puis mis de côté. « Voilà qui le contraint à aller plus vite que ce qu’il prévoyait », a dit une source proche de l’alliance. « Je pense qu’il ne faut jamais sous-estimer Ghosn. » Des porte-parole de Renault-Nissan et du gouvernement français ont refusé de faire un commentaire sur les scénarios étudiés et les discussions entre le PDG de Renault-Nissan et le ministre de l’Economie. Un porte-parole de Goldman Sachs n’avait pas de commentaire dans l’immédiat.

États-Unis : « semaine de travail à la française »

États-Unis : « semaine de travail à la française »

 

 

Il est clair que la fameuse RTT ou temps de travail à la française faiat l’objet du ridicule au plan mondial. Pas étonnant puisque d’un coup on a attribué l’équivalent d’un mois de congés supplémentaire au moins. Il ne faut pas s’étonner de la perte de compétitivité de l’économie et de la croissance du chômage. Depuis l’entrée en vigueur des 35 heures on a compté plus d’un million supplémentaire de chômeurs. Lors d’un débat républicain, le candidat à la présidence des États-Unis Jeb Bush a accusé un sénateur d’absentéisme en lui reprochant de faire des « semaines de travail à la française ». Lors d’un vif échange avec le sénateur de Floride Marco Rubio, le frère et fils des anciens présidents Bush a attaqué ce dernier sur son manque d’assiduité au Congrès. « Je suis un électeur du sénateur, je l’ai aidé, et j’espérais qu’il respecterait ses électeurs en étant présent au travail », a lancé Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride. « Lorsque vous vous êtes engagé, c’était pour un mandat de six ans. Le Sénat, est-ce une semaine de travail à la française ? » a-t-il poursuivi à l’adresse de son rival. Marco Rubio, de son côté, a dénoncé les attaques déloyales de certains médias, soulignant que nombre de sénateurs n’étaient pas présents pour tous les votes dans la capitale fédérale. Il a en particulier cité le cas de deux anciens sénateurs démocrates devenus célèbres : le président Barack Obama et le secrétaire d’État John Kerry.

Politique d’asile française : du pipeau d’après la Cour des comptes

Politique d’asile française : du pipeau d’après la Cour des comptes

 

La France qui a déjà été condamnée par l’ONU et l’Europe pour sa politique d’asile l’est cette fois par la Cour des comptes. Résumons, l’asile est refusé pour environ 75% des demandeurs mais 96% restent sur le territoire. Cela après des démarches interminables et coûteuses pour la collectivité et les  intéressés  – bref une politique d’asile complètement illusoire et inefficace. Sévère dans les textes, inopérante dans la réalité.  « En France, le délai global est de deux ans en moyenne, sans prendre en compte les demandes de réexamen, alors que les durées moyennes dans les autres États européens sont bien inférieures: cette durée est ainsi d’un an en Allemagne », peut-on lire dans le référé de la cour des comptes. La réduction des délais présenterait deux avantages, selon la Cour : permettre de réaliser des économies, mais aussi « dissuader certaines demandes d’asile a priori infondées et de rendre moins délicat l’éloignement des personnes déboutées ». Le manque de suivi des demandeurs d’asile aboutit en effet à ce que les personnes qui ne bénéficient pas de l’asile restent malgré tout le plus souvent sur le territoire français.   »(Quelque) 74% des demandes d’asile ont été rejetées chaque année en moyenne entre 2009 et 2013, en France. L’enquête de la Cour fait apparaître que le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF), notifiées aux personnes déboutées du droit d’asile, est de 6,8% », selon la Cour. « In fine, plus de 96% des personnes déboutées resteraient en France compte tenu, d’une part, du taux d’exécution très faible des OQTF et, d’autre part, des procédures et des recours engagés par les demandeurs d’asile. » Valls dans sa repose affirme que le renforcement des effectifs va permettre d’améliorer la situation. Ce serait plutôt le contraire. Il faudrait moins de procédures mais appliquées et moins de fonctionnaires.

Affaire Bettencourt : « Dallas » à la française avec subordination de témoins

Affaire Bettencourt : « Dallas » à la française avec subordination de témoins

L’affaire de gros sous continue ( plus de 30 milliards d’héritage en jeu!). François-Marie Banier a décidé de contre-attaquer. Le photographe a été condamné à trois ans de prison (dont six avec sursis), 350.000 euros d’amende et surtout 158 millions d’euros de dommages et intérêts pour avoir abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt. Mais il a fait appel et a porté plainte contre la fille de Liliane Bettencourt, François Bettencourt-Meyers. Il l’accuse d’avoir recueilli de faux témoignages contre lui. Le parquet de Paris vient d’ouvrir une information judiciaire pour subornation de témoin. La première instruction, conduite à Bordeaux, avait conclu à la crédibilité des témoignages accablants de Claire Thibout, l’ancienne comptable des Bettencourt, et avait abouti à la condamnation en juin dernier de ceux qui avaient abusé la milliardaire. François-Marie Banier, le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, l’avocat Pascal Wilhelm… Mais depuis 2012, une seconde enquête est ouverte à Paris. Elle remet en cause le scénario retenu à Bordeaux. Pour le juge Le Loire, Claire Thibout aurait menti et il l’a d’ailleurs mis en examen pour faux témoignage aggravé.  Maintenant, le juge soupçonne Françoise Meyers-Bettencourt d’avoir versé, à la comptable, 400.000 euros de dons ainsi que 300.000 euros sous forme de prêt pour la remercier d’avoir fourni ce faux témoignage. Les juges de Bordeaux connaissaient l’existence de ces versements, mais avaient écarté la thèse de la subornation de témoin. Le juge parisien lui considère l’inverse, il devrait donc logiquement engagé des poursuites contre François Meyers-Bettencourt. Dans cet imbroglio judiciaire, on finit par se demander si la justice n’est pas en train de juger deux fois la même affaire.

« Air France va-t-elle rester française ? (Bruno Leroux)

« Air France va-t-elle rester française ? (Bruno Leroux)

 

Invité ce vendredi de France Info, le président du groupe socialiste à l’Assemblée à raison de se poser la question : la compagnie va-t-elle rester française. Face au blocage des pilotes il se pourrait qu’on envisage un scénario de délocalisation de l’entreprise avec à la clé une modification du statut des personnels. Rien n’est envisagé officiellement actuellement mais il faut quand même signaler que les salariés de KLM ont accepté de faire des efforts importants pour améliorer la productivité. En outre une délocalisation pour régler en partie la question de la forte fiscalité qui pèse sur les salaires en France. Dans ces conditions Bruno Le Roux A appelé les pilotes d’Air France à se remettre autour de la table. Et il s’inquiète pour l’avenir de la compagnie.  « Je suis très inquiet de la situation de la compagnie Air France. Et surtout du manque de lucidité dans ce moment pour faire des réformes qui sont essentielles, essentielles à la survie de l’entreprise. J’ai peur pour les salariés. Quand on annonce pour la première fois dans l’histoire de la compagnie des licenciements, j’y vois les effets d’une compétition internationale qui s’est musclée fortement ces dernières années », a déclaré Bruno Le Roux. « Il y a un risque de disparition du pavillon français. La compagnie Air France existera très certainement toujours. Est-ce qu’elle sera française ou pas ? Il y a des compagnies du Golfe qui regarde de notre côté. C’est pour ça que je demande que les négociations puissent se poursuivre, que les pilotes se mettent autour de la table ».

Croissance française réduite à 1.1%

Croissance française réduite à 1.1%

 

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Il ne faut pas s’attendre à une nette reprise en 2015 puisque même l’optimiste INSEE ne prévoit plus que 1,1 %. En cause surtout une consommation qui sera encore fragile au cours du second semestre et des investissements qui ne repartent pas.  Après avoir intégré la stagnation de l’activité au deuxième trimestre, les économistes de l’Institut abaissent de 0,1 point leurs prévisions et ne visent plus qu’une croissance annuelle de 1,1 % cette année. Soit 0,1 point de plus que l’objectif fixé par le gouvernement et sur lequel repose la construction de loi de finances 2015. Le miracle ne s’est pas produit : l’Insee n’a pas révisé à la hausse ses statistiques du deuxième trimestre. Il se confirme donc que la croissance ne repart pas vraiment en France si l’on s’en tient à l’évolution de la consommation des ménages en dessous des attentes. Comme déjà indiqué les français se serrent la ceinture concernant la consommation des produits alimentaires. Ce qui par parenthèse remet aussi en cause la fiabilité de l’indice des prix calculés par l’INSEE car la structure de consommation ce modifie. Du coup le pouvoir d’achat des ménages est surestimé. La consommation des ménages français en biens est ressortie en-dessous des attentes au cours de l’été, progressant de 0,3% au mois de juillet puis se stabilisant en août, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’institut a dans le même temps confirmé à +0,4% le chiffre de juin. Les 15 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indicateur en hausse de 0,4% en août après une progression de 0,1% en juillet. « La consommation mesurée sur les trois derniers mois progresse de 0,7% par rapport aux trois mois précédents », précise l’Insee dans son communiqué. Après une hausse en juin, la consommation en biens fabriqués continue de progresser au même rythme en juillet (+0,4 %) puis se stabilise en août, à un plus haut niveau depuis mars 2011. Les dépenses en biens durables sont stables en juillet et en août. Les achats de biens d’équipement du logement progressent fortement en juillet (+2,1% après +0,5% en juin) puis se stabilisent en août. Ils sont en hausse de 1,9% sur ces trois mois, relativement aux trois mois précédents, portés notamment par les achats d’équipements de communication. En revanche, les achats d’automobiles se replient en juillet (-1,3%) après quatre mois consécutifs de hausse, puis sont stables en août. Les achats en textile, habillement et cuir accélèrent lors des soldes de juillet (+2,0% après +0,3% en juin), avant de fléchir en août (-0,3%). Sur les trois derniers mois, ils restent en hausse par rapport aux trois mois précédents (+2,0%). Les dépenses en autres biens fabriqués baissent légèrement en juillet (-0,2%) puis se redressent en août (+0,4%). Après une hausse en juin (+0,7%), la consommation de produits alimentaires se replie légèrement en juillet (-0,3%) et en août (-0,2. Après un léger recul en juin (-0,3%), la consommation d’énergie augmente à nouveau en juillet (+1,5%) et en août (+0,4%). En dépit des discours sur la nécessaire rigueur et la gestion au sous près des deniers publics, cette demande est également stimulée par les dépenses des administrations publiques. Leurs dépenses collectives, correspondant aux fonctions souveraines – justice, défense, police - augmentent de 1,5 % cette année. En 2014, elles n’avaient progressé que de 0,8 %. En revanche, l’investissement est en berne. Encore. En dépit de la montée en puissance du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont le taux est passé de 4 % à 6 %, et du plan en faveur de l’investissement lancé en avril par le Premier ministre, les entreprises rechignent toujours à augmenter leurs capacités de production ou à les moderniser. Une progression de 1,5 % seulement de l’investissement est en effet attendue cette année, soit 0,5 point de moins que l’année dernière. L’investissement des ménages, dans l’immobilier, recule de 4,5 % après avoir chuté de 5,3 % en 2014, laissant le secteur de la construction et du bâtiment dans le marasme.

Frappes militaires françaises: la Syrie vaut bien une messe ! (Hollande)

La Syrie vaut bien une messe ! (Hollande)

La Syrie vaut bien une messe ou la formule d’Henri IV revisitée par Hollande. Hollande qui avait toujours déclaré qui n’interviendrait pas en Syrie. Mais empêtré dans une politique intérieure contradictoire et inefficace, il tente de refaire le coup de l’homme providentiel sur le théâtre international, en même temps de remonter dans les sondages l. Il s’agit bien de théâtre car ce ne sont pas quelques bombes françaises qui vont changer la situation. Les frappes françaises en Irak ont d’ailleurs montré leurs limites puisque cela n’a pas empêché l’avancée de l’État islamique. Il s’agit pour Hollande de faire une opération de com pour montrer ses muscles et opérer aussi  un virage diplomatique afin d’accepter cette alliance internationale comprenant toutes les parties qu’il refusait jusque-là. Le motif de légitime défense avancée par Paris est évidemment illusoire. La France a donc mené dimanche un premier raid aérien contre des « sanctuaires » de l’Etat islamique en Syrie, détruisant un camp d’entraînement dans l’est du pays, et a annoncé qu’elle poursuivrait son action autant que nécessaire. La France est désormais engagée sur deux fronts contre l’EI : l’Irak, où elle a mené quelque 200 frappes depuis septembre 2014 dans le cadre de l’opération Chammal, et la Syrie, où elle précise agir en autonomie. Paris explique intervenir « en légitime défense », en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies, contre les « sanctuaires de Daech d’où partent, d’où sont formés ceux qui s’en prennent à la France », selon les mots du Premier ministre Manuel Valls. Le premier objectif visé dimanche matin était un camp d’entraînement au sud de Deir ez-Zor, ville située à 450 kilomètres à l’est de Damas, sur les deux rives de l’Euphrate. Des combats entre islamistes et forces du régime syrien se poursuivaient dans cette localité, où se trouve un aéroport. « Nos forces ont atteint leurs objectifs : le camp a été en totalité détruit », a annoncé François Hollande en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. François Hollande entend mettre à profit ce tournant militaire pour faire avancer les discussions sur un règlement politique du conflit syrien, après plus de quatre ans d’une guerre qui a fait 240.000 morts. « C’était le bon moment pour envoyer un message », explique une source diplomatique française. « C’était important de frapper pour se mettre à la table des discussions sur la Syrie », ajoute une autre. Bref le virage diplomatique est engagé !

Hollande : « la gauche française n’est pas mature »…… à qui la faute ?

Hollande : « la gauche française n’est pas  mature »…… à qui la faute ?

Il est vraiment gonflé Hollande de regretter que la gauche française ne soit pas suffisamment mature. En réalité il est l’un des principaux responsables de cette incapacité de la gauche à affronter clairement les problèmes économiques. Témoin par exemple le discours du Bourget où il affirme que «  l’ennemi c’est la finance » alors qu’ensuite ils se montrent incapable de réaliser une réforme bancaire qui sépare définitivement l’activité de dépôt de l’activité de spéculation. Hollande regrette le manque de maturité du PS alors que lui-même l’a dirigée pendant des années dans la plus grande confusion des orientations. Hollande souhaite s’afficher comme un réformateur alors qu’il n’a réalisé que des réformettes et que les grandes évolutions structurelles qui plombent compétitivité et emploi restent affaire. La preuve si c’était nécessaire que Hollande a non seulement échoué mais n’a encore rien compris. Pourtant En plus de trois ans à l’Elysée, François Hollande dit reconnaît avoir engagé des réformes « qui ne sont pas toutes de gauche » mais il regrette que ses choix aient été critiqués par un Parti socialiste qui manque selon lui de maturité.  Dans un entretien accordé le 9 juillet à la journaliste du Monde Françoise Fressoz, qui en rend compte dans un livre intitulé « Le stage est fini » (Albin Michel) à paraître jeudi, le président dresse un constat sévère pour son camp divisé. Le chef de l’Etat se décrit comme un réformateur « qui a engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais servent l’intérêt général. » « J’ai fait le pari que la gauche était devenue mature, que, minoritaire dans le pays, elle serait capable de comprendre qu’elle devrait faire bloc pour gouverner; mon constat, c’est qu’une partie de la gauche ne l’admet pas », ajoute-t-il, selon la journaliste le 9 juillet à la journaliste du Monde Françoise Fressoz, qui en rend compte dans un livre intitulé « Le stage est fini » (Albin Michel) Le président met au chapitre de ses réussites l’absence de mouvement social d’ampleur depuis son arrivée au pouvoir.   »Le mécontentement est passé par les urnes », reconnaît-il toutefois, alors que les élections municipales, européennes et départementales ont été marquées par un net recul du PS et une forte poussée du Front national. Pour la première fois, François Hollande dit son regret d’avoir annulé en arrivant aux affaires la hausse de TVA décidée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.  Si c’était à refaire, « je ne serais pas allé aussi loin », dit-il. « J’aurais gardé l’augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu’il nous avait laissé, j’aurais fait le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises et j’aurais évité les hausses dans les budgets suivants. » Le livre de Françoise Fressoz est cruel pour le président, comme en témoigne la quatrième de couverture : un règne qui « n’est jusqu’à présent qu’une succession d’épisodes tragi-comiques », « la domination exercée par ‘Mutter Merkel’ sur une France rongée par ses déficits, les négociations burlesques que le monarque se croit obligé de conduire avec des ministres qui ne dissimulent pas leur mépris à son égard », etc.

 

Croissance : pourquoi la dépression économique française est inquiétante ?

Croissance : pourquoi la dépression économique française est inquiétante ?

En dépit de l’optimisme de façade du ministre des finances Michel Sapin et de quelques experts l’absence de croissance au second trimestre et inquiétante. La  croissance a été de zéro au second trimestre. Les experts patentés s’attendaient pourtant à une augmentation de leur de 03 % et non à une stagnation. Il faut d’abord constater la dépression de la consommation, plus 0,1 % après plus 0,9 % pour le premier trimestre mais cette de croissance de la consommation au premier trimestre doit être relativisée. Elle provenait en effet essentiellement de l’augmentation de la consommation d’énergie liée au climat. Deuxième élément d’explication, l’évolution décevante des stocks. Les entreprises devant les inquiétudes relatives à leur carnet de commandes ont préféré puiser dans leurs réserves plutôt que d’augmenter les stocks. Du coup la production industrielle baisse de 07 %. Seule petite satisfaction une très légère augmentation des investissements + 0,2 %. Également l’amélioration du commerce extérieur, une amélioration qui provient surtout de la baisse des prix des matières premières et surtout du pétrole. Les  optimistes font observer qu’il y a cependant une amélioration de l’emploi salarié dans le privé. Mais il s’agit essentiellement  des emplois précaires surtout de  l’intérim. La preuve évidente d’un manque de confiance quant à l’avenir. On voit bien que le contexte financier favorable au développement a des limites : taux faible,  euros bas, prix du pétrole en recul. En effet cet environnement bénéficie aussi à la plupart des pays concurrents en Europe. Aux difficultés internes toujours caractérisées par le manque  de compétitivité s’ajoute un environnement international qui se dégrade. Ainsi les grands pays exportateurs notamment la Chine, le Japon aussi l’Allemagne voient leurs commandes extérieures diminuées. La preuve du ralentissement mondial de la croissance. Il faudra donc surtout compter sur une éventuelle reprise de la consommation. Mais cette consommation va être hypothéquée dans les prochains mois par les dépenses contraintes incontournables notamment la fiscalité locale, la rentrée des classes, les charges de chauffage.  D’ores et déjà, le ministre de l’Economie Michel Sapin s’est défendu en soulignant que cette stagnation du PIB « conforte » l’objectif de croissance objectif de 1% pour l’année 2015. Disons plutôt que pour l’instant elle ne le remet pas en cause, puisque d’ores et déjà, mécaniquement, la croissance française déjà acquise au mitan de l’année atteint 0,8%. Mais le discours de Michel sapin a du mal à convaincre de la réalité de la reprise promise par Hollande cela d’autant plus qu’il faut s’attendre à la rentrée a quelques mouvements sociaux et professionnels dans plusieurs professions.

Patrick Sébastien à l’académie française ?

Patrick Sébastien à l’académie française ?

 

Dans un grand média Patrick Sébastien dénonce ceux qui ne le considèrent  que comme un amuseur public et revendique un statut d’homme de culture. «  C’est plus facile décrire un bouquin de 500 pages que sa chanson  Le petit bonhomme en mousse »;  Paroles :
« Le petit bonhomme en mousse

Qui s’élance et rate le plongeoir

{Refrain:}
Le petit bonhomme en mousse
Qui s’élance et rate le plongeoir
C’est comme la chanson douce
Que chantait ta maman le soir
La petite, petite marionnette
Qui s’étale et qui s’entête
C’est l’enfance qui revient
Le soir où tu as du chagrin

Quand ta vie se traîne
Quand t’as de la peine
Quand personne t’aime
Que t’as des problèmes
Quand la vie est dure
Plus d’une aventure
Rien que des blessures
Vilaine figure
Ne pleure pas
Ne t’en fais pas
Regarde-moi
Et n’oublie pas

{au Refrain}
la la la la la ……… »

Ah ça vaut quand même pas  sa chanson « une  petite pipe le soir ! »  mais ça doit suffire pour entrer à l’’académie française où il est vrai on entre parfois comme dans un moulin.

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