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Obiang-Guinée-Corruption Afrique : le culot de la justice française

Obiang -Guinée-Corruption Afrique : le culot de la justice française

 

Il faut bien convenir que la France fait preuve d’une sacrée dose de culot en voulant juger les biens mal acquis de responsables africains. Témoin évidemment le procès en cours  de l’ex-ministre de l’Agriculture et des Forêts, désormais vice-président de Guinée équatoriale mais aussi des  enquêtes  sur des biens acquis par les familles d’Ali Bongo (Gabon) et de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris 39 et 24 propriétés immobilières de luxe, et environ 200 comptes bancaires au total, d’après la police. Il n’est évidemment pas question de nier les détournements de fonds ou la corruption qui gangrène l’économie africaine. Un phénomène général qui concerne les responsables mais d’une façon plus globale les gouvernements et les administrations  du sommet jusqu’à la base. Cette corruption est un véritable cancer pour le développement des pays considérés. La question est de savoir pourquoi la France entend viser uniquement certains pays d’Afrique. Tout simplement parce que politiquement ces pays ne représentent pas grand-chose sur le plan géopolitique international. D’autres pays notamment les pays du golfe investissent bien davantage que des Africains dans des biens français et grâce évidemment à la rente détournée de matières premières et notamment du pétrole. C’est le cas de l’Arabie saoudite, du Qatar autres émirats dont les familles se sont appropriées les richesses des pays considérés. En la circonstance des investissements sont autrement plus importants que ceux du fils du chef d’État de Guinée équatoriale. Il s’agit non pas 25 millions mais de dizaines de  milliards. Il est clair que la France ne va pas se livrer à des enquêtes pour aller renifler l’origine de ces fonds d’autant que les montages juridiques qui permettent ces appropriations sont difficilement attaquables. D’une certaine façon,  la grande faiblesse des responsables africains qui détournent des fonds publics c’est justement leurs insuffisances en matière d’ingénierie financière pour donner une légitimité à leur corruption. Pour parler clair il tape directement dans la caisse alors qu’il conviendrait d’utiliser des méthodes frauduleuses beaucoup plus élaborées. Notons aussi que cette corruption qui accompagne d’ailleurs nombre de transactions internationales nécessitant les interventions de l’État est largement alimentée par les sociétés occidentales dont la France qui exploite les matières premières des pays visés. L’affaire Elf avait notamment démontré les sulfureux circuits financiers qui permettaient de détourner une partie des fonds au profit des responsables gabonais lesquels ensuite arrosaient les partis politiques français. De telles pratiques perdurent mais les procédures ont été sophistiquées pour être juridiquement inattaquables. Dernière preuve du culot français son incapacité à juger les détournements internes au pays. L’exemple le plus significatif étend cette affaire Tapie où la ministre des finances de l’époque Christine Lagarde a autorisé le versement indu de 400 millions dont 45 millions pour préjudice moral, un record du monde !  Or ce délit a été jugé devant une cour d’exception spécialement composée pour permettre à Christine Lagarde reconnue responsable de négligence de bénéficier d’une exemption de sanction en « raison de sa stature internationale ». D’autres collusions entre le monde politique et le monde des affaires justifierait sans doute une autre attention de la justice française. Encore une fois il ne s’agit pas de dédouaner la responsabilité de certains responsables africains dont on estime que la richesse personnelle équivaut à peu près l’endettement total de l’Afrique mais plutôt souligner  cette condescendance judiciaire française qui sait taper  sur les petits pays mais sait tout autant ignorer les délits d’autres pays ou même ceux commis à l’intérieur de ses frontières.

Lepaon-CGT recyclé délégué interministériel à la langue française !

Lepaon-CGT recyclé délégué interministériel à la langue française

Le plan ancien numéro un de la CGT éjecté de son organisation vient d’être nommé à la tête d’une délégation interministérielle, placée sous son autorité et chargée de la mise en œuvre opérationnelle d’une  nouvelle Agence. Une nomination un peu surprenant même si l’ancien secrétaire de la CGT s’est toujours intéressé à l’illettrisme. En fait il s’agit d’une décision de Valls  sans doute pas mécontent de mettre la CGT en contradiction. Une CGT qui n’a cessé de lui mettre des bâtons dans les roues dans le cadre de l’élaboration de la loi Travail. Pas sûr cependant que l’ancien patron de la CGT est vraiment le profil pour gérer cette problématique car le costume paraît un peu grand non pas en raison de ses origines syndicales mais surtout compte tenu de  ses compétences. Et  pas sûr qu’il conserve longtemps son poste.  l’intéressé a confirmé sa nomination au Figaro. «Je suis heureux que ce projet se concrétise vraiment», indique l’ex-numéro un du premier syndicat de France. «La langue française est au cœur de notre pacte républicain, justifie ainsi le ministre de la Ville et de la Jeunesse. La maîtrise de la langue française est une condition de l’épanouissement personnel, de l’insertion professionnelle, de l’accès au savoir et à la culture; c’est également un enjeu majeur pour appartenir pleinement à la nation française. Pourtant, six millions de nos concitoyens rencontrent des difficultés à manier notre langue, et trois millions font face à l’illettrisme. Le Gouvernement souhaite promouvoir une politique nationale de la langue française au service de la cohésion sociale et du rayonnement culturel de notre pays. L’État doit en garantir la mise en œuvre sur l’ensemble des territoires de la République, en métropole et dans les outre-mer, en travaillant étroitement avec les collectivités territoriales, les partenaires sociaux et les réseaux associatifs».

Manque de performance française à l’exportation: pourquoi?

Manque de performance française à l’exportation 

Coût de production et manque d’ouverture internationale seraient les principaux obstacles au dynamisme des exportations françaises. Entre 1999 et 2014, la balance commerciale de la France n’a cessé de se dégrader. D’un excédent de 31,1 milliards d’euros en 1999, nous sommes ainsi passés à un déficit de 39,2 milliards sur les échanges de biens et services, soit une perte de 70 milliards d’euros en l’espace de 15 ans. D’après  La société d’étude Kantar Public (groupe WPP) ce sont avant tout les coûts, que ce soit de production (67% des répondants citent cette raison), de transports (51%) et de douanes (50%), qui freinent les exportations françaises. La lourdeur de la réglementation des règles à l’export (56%) constitue l’autre grand obstacle, si l’on en croît les personnes interrogées. Autre  source d’explications : le « manque d’ouverture vers l’international » pour 55%. . Il s’agit même du principal frein cité par les cadres d’entreprises étrangères (66%). « Cette perception se situe au niveau culturel. Les Français sont perçus comme ne pratiquant pas suffisamment les langues étrangères et dotés d’un état d’esprit trop peu ouvert vers l’extérieur », expliquent les auteurs de l’étude. Difficile de leur donner totalement tort. Dans son classement international de la pratique de l’anglais, l’entreprise Education First classe l’Hexagone à la 29eplace sur 72 pays, soit le plus mauvais rang en Europe de l’Ouest, derrière l’Espagne et l’Italie.

(BFM)

La gauche française «peut devenir la plus bête du monde», c’est déjà fait

La gauche française «peut devenir la plus bête du monde», c’est déjà fait

 

Manuel Valls, interviewé par France 24 et RFI a déclaré craindre que la gauche ne devienne la plus bête du monde pour motif qu’elle est incapable de se rassembler. On peut préciser : ‘c’est fait depuis longtemps. Valls veut rassembler mais rassembler quoi tellement les différences sont devenues incompatibles. Il devrait le savoir mieux que quiconque lui qui voulait faire éclater la gauche traditionnelle il y a encore quelques mois. Comment en effet rechercher un  regroupement cohérent entre des crypto marxistes, des souverainistes, des keynésiens, des étatistes, des sociaux démocrates et des libéraux ? Autrement dit comment rassembler des courants représentés aujourd’hui par Mélenchon, Montebourg, Hamon, Valls et Macron. C’est l’union de lui et du vinaigre, un mélange illusoire qui peut tenir l’instant d’un congrès comme c’est le cas depuis celui d’Épinay mais qui ne résiste pas  aux réalités. Le courant socialiste s’il veut exister encore devra nécessairement se recomposer sur la base d’une analyse des réalités et non d’une vision qui date de 30 40 ans voire davantage.  Le Premier Ministre a cependant  lancé un nouvel appel au rassemblement afin d’éviter l’élimination de la gauche au premier tour de la présidentielle de 2017. Un appel pas vraiment entendu par Emmanuel Macron ou Arnaud Montebourg pour le moment. «Qui peut rassembler toutes ces personnalités ?», a commenté Manuel Valls. « Comme le dit (le patron du PS) Jean-Christophe Cambadélis très justement, nous serions la gauche la plus bête du monde. La gauche française peut le devenir. Elle n’est pas à la hauteur de ses responsabilités», a-t-il accusé.

Orange Bank : future première banque française ?

Orange Bank : future première banque française ?

 

 

Orange qui se lance dans l’activité bancaire entend devenir l’une des principales banques françaises sinon la première. Il est clair qu’Orange avec son portefeuille clients en télécoms disposent d’un potentiel assez considérable. En outre le paiement par téléphone portable, intrenet ou Smartphone notamment pourrait constituer un atout supplémentaire. Il reste cependant du chemin à parcourir pour qu’Orange dépasse par exemple la BNP. Orange vise en effet 2 millions de clients avant 10 ans. Cela étant on peut faire la confusion entre le nombre de clients et le nombre de comptes. Pour les ménages en effet le nombre de comptes tourne autour de 130 millions. Orange  veut compter parmi les leaders. Ses ambitions sont spectaculaires: selon les syndicats, Orange vise 400.000 clients dès la première année, et 2 millions d’ici à 2024. C’est par exemple deux fois plus que les leaders historiques comme ING Direct ou Boursorama, la filiale de la Société Générale qui vient tout juste de franchir le cap des 900 000 clients. Pour Orange le chemin est encore long à parcourir si l’on s’en tient à la situation des banques en France que fait culture banque :

 

BNP Paribas affiche un produit net bancaire en augmentation de 9,6% pour atteindre 42,9 milliards d’euros en 2015 contre 39,2 milliards d’euros l’an dernier. BNP Paribas valide encore sa première place au palmarès des banques françaises en terme d’activité. Le coût du risque est stable, mais la banque aux 4 étoiles n’est plus pénalisée comme l’an passé par une amende de 6 milliards d’euros des Autorités des Etats-Unis, ainsi le résultat net part du groupe retrouve un niveau très élevé à 6,7 milliards d’euros.

Groupe Crédit Agricole : La banque verte (les caisses régionales, la holding et ses filiales dont LCL) présente un PNB de 31,8 milliards d’euros pour s’offrir une nouvelle fois la seconde place de notre classement 2016, une performance bien aidée par la dynamique de la gestion de l’épargne et l’assurance du groupe. Le RNPG ressort lui aussi en hausse à 6 milliards d’euros.

Société Générale : La banque de La Défense poursuit sa croissance en 2015 avec un PNB en hausse à 25,6 milliards d’euros. La banque précise qu’il s’agit d’une bonne performance commerciale de l’ensemble des métiers, notamment en banque de détail avec 305 000 ouvertures nettes de comptes à vue et une bonne dynamique du crédit. Le RNPG de la Société Générale termine en belle hausse à 4 milliards d’euros, il bénéficie aussi de la baisse du coût du risque.

Groupe BPCE : Le groupe Banque Populaire et Caisse d’Epargne (Natixis et ses filiales) présente un PNB de 23,8 milliards d’euros, une hausse notamment portée par les métiers spécialisés de Natixis. Le groupe BPCE est désormais en 4ème position de notre classement des banques. Le résultat net part du groupe est en hausse à 3,2 milliards d’euros.

Groupe CM11-CIC : Ce groupe est composé de 11 fédérations Crédit Mutuel, du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et ses filiales. Le groupe mutualiste réalise un Produit Net Bancaire en hausse à 12,8 milliards d’euros, avec développement notable des activités extra-bancaire : assurances, téléphonie, télésurveillance et ventes immobilières… Le résultat net part du groupe affiche un niveau record pour ce groupe à 2,3 milliards d’euros.

La Banque Postale : La banque du groupe La Poste présente une légère hausse de son PNB 5,7 milliards d’euros (stable avec les arrondis…). Tout comme sa rentabilité qui atteint 707 millions d’euros. Son activité de crédit immobilier progresse de +43% profitant du contexte de renégociation des prêts immobiliers. La Banque Postale mise également sur la clientèle de professionnels et d’entreprises pour l’année 2016.

Crédit Mutuel Arkéa : Composé de 3 caisses régionales Crédit Mutuel Arkéa, la banque en ligne Fortuneo, et de nombreuses des filiales (bail, affacturage, assurance…). Ce groupe breton se fait remarquer par sa volonté d’indépendance vis-à-vis du groupe national Crédit Mutuel-CIC. Les irréductibles bretons communiquent un PNB de à 1,8 milliards d’euros et une rentabilité de 296 millions d’euros.

 

Mais il est indéniable que l’offre bancaire d’Orange accessible aussi sur Internet et par l’application mobile va consistiter un atout considérable qui pourrait accélérer le développement de rangements. L’offre sera d’abord distribuée dans 140 boutiques, qui ont déjà été sélectionnées sur les 850 que compte le réseau. « Ce sont les plus grosses, celles dans lesquelles il est possible d’aménager un espace de confidentialité ». Dès le deuxième semestre 2017, l’offre sera également distribuée par les réseaux Groupama et Gan. Ce qui représente 3.000 points de vente supplémentaires. Dans les boutiques, les appels à candidature ont déjà été lancés. 700 commerciaux triés sur le volet vont être formés sur 80 heures, le minimum réglementaire pour être habilités à vendre des produits bancaires. Orange recherche « les plus expérimentés » précise un document interne. « Nous n’allons pas transformer nos agences en banques ou nos commerciaux en conseillers bancaires » explique-t-on au sein du groupe. « Ils seront en quelque sorte des apporteurs d’affaires » ajoute un responsable syndical qui décrit le futur scénario : l’idée, c’est qu’à chaque fois qu’un client entre dans la boutique pour souscrire un forfait, le conseiller lui propose l’ouverture d’un compte, avec à la clé des réductions ».

 

(Avec BFM et agences)

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Armée française : les nouveaux fusils seront allemands !

  • Armée française : les nouveaux fusils seront allemands
  • Encore une victoire de l’industrie allemande sur l’industrie française (qui a disparu). La France ne dispose plus aujourd’hui d’entreprises d’une taille suffisante spécialisées dans les armes de petits ou gros calibres pour répondre à la commande de l’armée française. Depuis les années 70, le fusil d’assaut est fabriqué par la Manufacture d’armes de Saint-Etienne (Famas), tombée dans le giron du groupe Giat industries en 1989. Lequel n’a pas souhaité alors poursuivre cette activité et a fermé l’usine en 2001 ainsi que celle du Mans qui confectionnait les munitions du Famas.  Les nouveaux fusils de l’armée française seront allemands, le fabricant sera Heckler & Koch (HK) avec son fusil d’assaut HK 416, selon une information révélée par « Les Echos » et qui a été confirmée à « La Tribune ». Le fabricant allemand remporte donc un marché de 100.000 fusils d’assaut au calibre 5,56 mm OTAN (contre 90.000 prévus) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l’armée de terre et 10.000 dédiés à l’opération Sentinelle. Il équipera également le commandement des opérations spéciales (COS). Le choix de la direction générale de l’armement (DGA) devrait faire grincer les dents dans la classe politique française.  Heckler & Koch (HK), qui aurait fait un effort sur le prix, a gagné la compétition haut la main face au belge FN Herstal, qui proposait le Scar, l’italien Beretta (ARX 160), le suisse Swiss Arms, ex-SIG Arms (MCX) et, enfin, le croate, HS Produkt (VHS-2), qui avaient été invités par la DGA à participer à la compétition. FN Herstal qui a déposé un recours, aurait peu de chance d’aboutir. Une fois le recours débouté, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devrait annoncer le vainqueur de cette compétition dans les semaines  qui viennent. Le HK 416 a fait forte impression bouclant les évaluations jugées éprouvantes pour les armes sans demander d’essais supplémentaires contrairement aux autres fusils d’assaut. Ces évaluations portaient sur des cycles de vie complets. « Le HK 416 a été supérieur aux autres fusils d’assaut. C’est la rolls des fusils d’assaut et la meilleure arme du monde. Il va équiper les soldats de l’armée française », se réjouit-on au sein du ministère.
    • (Avec Reuters)

Taxe écologique : une imposture économique et environnementale française

Taxe écologique : une imposture économique et environnementale française

 

Avec les perspectives d’augmentation de la taxe carbone L’ingénierie fiscale française démontre qu’elle  est sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaitre le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  La première et principale  imposture est écologique. La taxe carbone et l’écotaxe  à  l’ origine sont théoriquement destinées à réduire les flux de marchandises en renchérissant le coût du transport. Une belle intention mais malheureusement contredite par la réalité de la politique des transports et la complexité des processus de production. On oublie un peu vite que l’augmentation fiscale pèsera essentiellement sur les produits français (chaque élément du processus de production sera taxé tandis que les importations ne subiront qu’une fois cette fiscalité). Par ailleurs et surtout, le renchérissement du coût du transport va constituer une aubaine supplémentaire pour les transporteurs étrangers qui déjà pillent le marché national grâce au cabotage (le droit pour des camions étrangers de faire du transport interne en France). Or ce sont les camions des ex pays de l’Est  qui pullulent en France car ils pratiquent des prix de dumping et contournent la législation française. Surtout des pavillons bulgares, roumains, polonais. Or ces pays ont des niveaux de coûts très inférieurs aux coûts français et les prix qu’ils offrent peuvent être de 30 à 50% inférieurs aux tarifs des entreprises françaises. Du coup avec l’écotaxe et la taxe carbone,  c’est la mort du pavillon routier français qui a déjà disparu à international et est attaqué de toutes parts en France. Ces pavillons étrangers ne modifieront qu’à la marge leur prix et seront encore plus compétitifs que les pavillons français. Par ailleurs dans une période de crise comme actuellement,  les chargeurs (clients du transport) vont exiger de revoir les tarifs routiers pour annuler l’effet de l’écotaxe. De ce fait,  l’écotaxe n’aura plus aucun sens environnemental. Pour le transport pour compte propre (transport privé,) c’est un handicap supplémentaire pour la compétitivité surtout pour des zones éloignées comme la Bretagne (mais il y en a d’autres). Cette taxe est une imposture écologique car elle devait être utilisée pour développer le rail et autres mode alternatifs au rail. Hélas, les hausses de fiscalité n’ont jamais permis le développement du fer car l’offre est obsolète, de qualité médiocre et non compétitive en raison du niveau et de la structure de ses coûts.  Malheureusement le fret ferroviaire est à l’agonie, surtout en France. Et ce ne sont pas les dernières grèves des cheminots qui vont améliorer son image auprès des clients. La France vient à peine de décider d’une taxe carbone que renaît le spectre de l’écotaxe en région parisienne pour le transit, ensuite pour les autres trafics et sans doute progressivement pour toutes les régions. L’exécutif politique de la région parisienne par démagogie sans doute veut limiter dans un premier temps l’écotaxe au transit et  espère tirer 100 millions de nouvelles ressources. On se demande comment on peut atteindre 100 millions quand la défunte écotaxe prévoyait un taux de 0.14cmes au km. Il faudrait passer à près de 5 euros du km pour atteindre ces 100 millions en région parisienne.  Ces taxes sont des impostures économiques car elles vont encore plomber une compétitivité française déjà très malade. Faut-il rappeler, et rappeler encore, que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui représente plus de 56% du PIB en 2015 (richesse nationale).  Comme déjà indiqué on a aussi décidé d’une taxe carbone.  Depuis 2014, une taxe carbone (plus exactement la contribution climat énergie) est appliquée à la consommation d’énergies fossiles et vient augmenter le prix du gaz, du charbon, du fioul et des autres produits dérivés du pétrole. Cette taxe vient s’ajouter comme une composante nouvelle de la fiscalité existante comme par exemple la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).   De 7 euros par tonne de CO2 en 2014, cette « contribution climat énergie » a été portée à 14,5 euros en 2015 et 22 euros en 2016. La loi de transition énergétique prévoit de porter cette composante de la TICPE à 56 euros la tonne en 2020 et 100 en 2030, en passant par 30,5 en 2017, 39 en 2018, 47,5 en 2019. En réalité la nouvelle taxe carbone risque de se cumuler (voire d’être fondue avec l’actuelle). En clair, c’est  un impôt supplémentaire.   On peut se poser la question de la pertinence économique et environnementale de ce nouvel impôt. En effet il ne s’agit ni plus ni moins que de mettre une taxe supplémentaire sur la pollution. Est-ce que cette taxe sera ou non de nature à peser sur le choix du consommateur afin de réduire les émissions polluantes ?  Rien n’est sûr car  tout dépendra de l’offre alternative dont peut disposer le consommateur ou le chargeur ; or en l’état actuel des technologiques le choix est relativement réduit. Pour le transport par exemple, dans les grandes villes, certains voyageurs peuvent faire le choix des transports collectifs mais pas les résidents  en banlieue ou a fortiori dans les zones rurales. L’offre est également très réduite entre les différentes techniques concernant le chauffage ou alors  il convient de procéder à des investissements qui ne sont accessibles qu’aux plus hauts revenus. La plus grosse critique qu’on peut émettre concernant la taxe carbone, c’est son utilisation. Pour le fret, on a déjà vu que malheureusement le fer était en voie d’extinction.  En réalité,  il n’est nullement prévu que le produit de cette taxe carbone contribue à la réduction des émissions polluantes, on compte seulement sur son caractère incitatif ; le produit financier sera affecté pour réduire le déficit budgétaire. Autrement dit, il s’agira d’une fiscalité en plus. Contrairement à ce que pensent  certains écolos la taxe carbone n’est pas la martingale qui permet de résoudre la question des émissions polluantes. D’abord cette taxe ne sera pas un niveau suffisamment dissuasif sauf à amputer brutalement le pouvoir des consommateurs ce qui socialement est difficilement envisageable. Du point de vue économique, c’est une imposture car faute d’harmonisation fiscale au plan mondial, les effets de cette fiscalité fiscale spécifique seront nuls  sur la décarbonation à l’échelle internationale. Mais nombre économistes en mal existentiel trouvent  là l’occasion de réinsérer dans le champ marchand et fiscal  une problématique environnementale qu’ils ont longtemps ignorée. Or la taxation ne saurait constituer le réel remède miracle pour décarboner notre mode de production et de consommation ; la  régulation ne peut être réduite aux taxes. Il convient  de combiner une certaine taxation de la pollution avec  un renforcement progressif des normes en réservant les énergies fossiles aux activités sans possibilité de substitution actuellement (notamment chimie, transport public routier longue distance, transport aérien), en imposant la voiture électrique à échéance d’une vingtaine d’années, en développant les transports collectifs et combinés, en rééquilibrant le mix énergétique. Le hic de la COP 21 c’est que c’est que le dispositif fiscal mondial n’est pas harmonisé. Certains  experts justifient ces taxes parque certaines sont appliquées ici ou là mais en oubliant de préciser que ces pays se situent loin du niveau global de prélèvement obligatoire de près de 57%. La compétitivité française (la moins performante en Europe sur le plan social (coût et temps de travail) court le risque de mourir sous les coups répétés  d’une trouble alliance des écolos, des fiscalistes, des économistes et des politiques. Une alliance pour des motifs contradictoires qui  posent par ailleurs une sérieuse question quant à leur compétence en matière de politique des transports.

 

Le terrorisme menace la croissance française

Le terrorisme menace la croissance française 

 

 

 

La conséquence la plus directe du terrorisme concerne les activités touristiques qui d’après les professionnels pourraient subir une baisse de 10 % avec de gros écarts selon les sites et les régions. Il est clair que le récent attentat de Nice va contribuer à affecter un peu plus la détérioration de la croissance. Une croissance déjà plombée par les actes de terrorisme que la France a connu depuis un an et demi. Les conséquences directes seront sans doute un nouvel affaiblissement du moral des Français déjà très faiblard. Or l’État du moral des Français constitue un des moteurs essentiels de la consommation et de la croissance. Il est évident que le secteur le plus immédiatement touché sera le tourisme qui en plus a été atteint par les différentes manifs et autres blocages qui ont aussi nuit à l’image de la France. Si l’on ajoute à cela les incertitudes liées au brexit,  il se pourrait bien que la France ait  du mal à atteindre les 1,5 % de croissance du PIB en 2015 mais les effets les plus néfastes concerneront vraisemblablement 2017. Les conséquences économiques du terrorisme sont évidemment ici le à évaluer quantitativement. Dans une note de conjoncture publiée en décembre dernier, l’Insee avait chiffré l’impact des attentats de novembre 2015 à 0,3 point sur la consommation au quatrième trimestre, soit 0,1 point de PIB sur cette période. «Dans les précédents historiques, l’impact a été plus important sur les dépenses de services que sur celles des biens», précisait-elle. L’Insee montrait en outre – à partir des répercussions des attentats de juillet 1995 à la station Saint-Michel, en septembre 2001 aux États-Unis et en janvier 2015 chez Charlie Hebdo- que l’effet est immédiat dans le trimestre qui suit de tels événements avec des dépenses en hôtellerie-restauration qui plongent dans le rouge… mais qui repartent dès le trimestre suivant ou, au pire, six mois plus tard. Une récente étude de Moody’s est plus sévère: elle indique que, dans les dix pays les plus touchés en 2013 par les attaques terroristes (essentiellement l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan et l’Inde), le PIB a été affecté de 0,5 à 0,8 point de croissance à court terme ; quant aux investissements, ils ont reculé de 1,3 à 2,1 points dans l’année des attaques. Mais l’étude souligne aussi qu’elles ont des effets négatifs à long terme sur la croissance économique, notamment parce qu’elles engendrent des dépenses rendant «les finances publiques plus tendues» et qu’elles «mènent à une hausse des coûts d’emprunt des États». Les répercussions en France pourraient être cette fois-ci d’autant moins temporaires que l’attaque de Nice intervient après celles de Charlie Hebdo en janvier 2015, puis du 13 novembre. En d’autres termes, les comportements attentistes risquent de devenir la norme… Le gouvernement prévoit une croissance de 1,5% cette année, une prévision déjà fragilisée par le Brexit.

 

Economie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

Economie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

 

En France l’emploi repose à 80 % sur les entreprises de taille intermédiaire et les PME. Certes les grandes entreprises sont à l’origine d’une grosse majorité de la valeur ajoutée, des investissements et des exportations mais créent  finalement peu d’emplois D’après l’INSEE l’économie française repose essentiellement sur 3000 entreprises. . Problème toutefois elle ne génère que 20 % des emplois. En cause la sous-traitance sur nombre de PME et la délocalisation d’emplois. Du coup ce sont surtout les PME qui sont créatrices d’emplois mais des PME structurellement fragiles et insuffisamment tournées vers l’exportation contrairement à ce qui se passe en Allemagne. La majorité des entreprises françaises sont des ETI et 40% sont des entreprises industrielles, relève l’Insee. Elles contribuent à 20% de l’emploi français. 52% de la valeur ajoutée, 70% des investissements et 83 % des exportations de l’Hexagone proviennent d’un « noyau dur » d’entreprises: seulement 3.000 sur les 3,3 millions des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers, selon une étude publiée mardi 15 mars par l’Insee. En 2013, elles ont réalisé 509 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit près d’un quart du produit intérieur brut français, souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  Elles employaient 5,1 millions de salariés en équivalent temps plein, soit 43 % des salariés de ces secteurs et près de 20 % de l’emploi total en France. Parmi ces 3.000 entreprises, 240 sont des grandes entreprises, 2.030 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 590 des petites et moyennes entreprises (PME) – ces dernières étant le plus souvent, selon l’Insee, des unités légales portant l’investissement de plus grandes structures, notamment des co-entreprises. Près de 40% d’entre elles sont par ailleurs des entreprises industrielles, observe l’Insee, soulignant que « les entreprises industrielles demeurent un moteur essentiel de l’économie nationale, même si l’industrie en France connaît un lent repli ». Le commerce (560 entreprises sur les 3.000), les services aux entreprises (390) et les transports et l’entreposage (170) se placent derrière l’industrie sur le plan de l’emploi, de la valeur ajoutée et de l’export. E revanche, une grande majorité des sociétés du secteur principalement marchand « contribuent assez peu à la valeur ajoutée et aux investissements », pointe l’Insee.

 

Lepaon (CGT) futur patron de l’Agence de la langue française !

Lepaon (CGT) futur patron de l’Agence de la langue française !

Le reclassement éventuel de Thierry Lepaon ex leader de la CGT comme patron de l’agence de la langue française ne manquera pas de susciter quelques interrogations. Certes il n’est sans doute pas nécessaire de solliciter un agrégé de lettres ou un énarque pour animer la lutte contre l’illettrisme ;  pour autant,  on peut douter sérieusement des compétences de l’intéressé pour diriger une telle agence. En réalité il s’agissait pour le gouvernement de reclasser l’ancien responsable de la CGT et de lui assurer un salaire mais cette possible nomination ne manquera pas de déclencher une polémique. D’une certaine manière c’est un peu comme si l’on confiait la présidence d’une agence de la modernisation économique à Philippe Martinez,  l’actuel patron de la CGT. L’ex-leader de la CGT Thierry Lepaon, poussé à la démission en 2015 après un scandale sur son train de vie, a cependant été missionné par Manuel Valls pour « préfigurer » la future Agence de la langue française pour la cohésion sociale, a-t-on appris jeudi. « Le Premier ministre a désigné Thierry Lepaon, très investi sur le sujet depuis plus de 20 ans, pour mener à bien cette mission de préfiguration » de la nouvelle agence, qui verra le jour le 1er janvier 2017, a annoncé Ericka Bareigts, secrétaire d’État à l’Égalité réelle, dans un communiqué daté de mercredi. En France, près de six millions de personnes rencontrent des difficultés dans la maîtrise du français, dont trois millions de personnes confrontées à l’illettrisme, a rappelé Mme Bareigts. Dans une lettre de mission, adressée le 6 juin à M. Lepaon et dont l’AFP a obtenu copie, Manuel Valls lui demande de remettre « au plus tard le 30 septembre » son « rapport final ». La nouvelle agence, dont l’objectif est notamment « de renforcer la cohérence et l’efficacité des dispositifs » et « d’améliorer la coordination de l’ensemble des acteurs impliqués », devra prendre « appui sur les structures existantes et en particulier l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) ». Le Premier ministre demande à l’ancien leader cégétiste, âgé de 56 ans, de lui « proposer les regroupements qui (lui) semblent cohérents ». L’Agence de la langue française et l’ANLCI devraient toutefois coexister. Dans un courrier adressé le 12 mai à sa présidente Marie-Thérèse Geffroy, consulté par l’AFP, l’Elysée certifie que « l’existence de l’ANLCI n’est en aucun cas remise en cause par la création de l’Agence de la langue française ». Successeur de Bernard Thibault à la tête de la CGT en 2013, M. Lepaon avait dû quitter son poste de secrétaire général du syndicat en janvier 2015 après des révélations sur le coût exorbitant des travaux réalisés dans son bureau et son appartement de fonction, ainsi que sur le versement d’indemnités de départ de son ancien poste à la CGT Basse-Normandie. L’épisode avait provoqué une crise au sein du premier syndicat français et conduit à l’arrivée à sa tête de Philippe Martinez. Présent en avril au Congrès de la CGT à Marseille, Thierry Lepaon avait été sifflé et hué par les délégués. « Cette période a été difficile », mais la nomination de M. Lepaon  »tourne la page de façon assez respectueuse des uns et des autres », a réagi Céline Verzeletti, membre de la direction de la CGT, interrogée par l’AFP. « La CGT doit être cohérente avec ce qu’elle préconise, il était hors de question de le licencier tant qu’il n’avait pas trouvé un débouché », a-t-elle poursuivi. Ben voyons !

(Avec challenges)

La croissance française menacée par le terrorisme : Pourquoi ?

La croissance française menacée par le terrorisme : Pourquoi

 

 

 

 

Il est clair que le récent attentat de Nice va contribuer à affecter un peu plus la détérioration de la croissance. Une croissance déjà plombée par les actes de terrorisme que la France a connu depuis un an et demi. Les conséquences directes seront sans doute un nouvel affaiblissement du moral des Français déjà très faiblard. Or l’État du moral des Français constitue un des moteurs essentiels de la consommation et de la croissance. Il est évident que le secteur le plus immédiatement touché sera le tourisme qui en plus a été atteint par les différentes manifs et autres blocages qui ont aussi nuit à l’image de la France. Si l’on ajoute à cela les incertitudes liées au brexit,  il se pourrait bien que la France ait  du mal à atteindre les 1,5 % de croissance du PIB en 2015 mais les effets les plus néfastes concerneront vraisemblablement 2017. Les conséquences économiques du terrorisme sont évidemment ici le à évaluer quantitativement. Dans une note de conjoncture publiée en décembre dernier, l’Insee avait chiffré l’impact des attentats de novembre 2015 à 0,3 point sur la consommation au quatrième trimestre, soit 0,1 point de PIB sur cette période. «Dans les précédents historiques, l’impact a été plus important sur les dépenses de services que sur celles des biens», précisait-elle. L’Insee montrait en outre – à partir des répercussions des attentats de juillet 1995 à la station Saint-Michel, en septembre 2001 aux États-Unis et en janvier 2015 chez Charlie Hebdo- que l’effet est immédiat dans le trimestre qui suit de tels événements avec des dépenses en hôtellerie-restauration qui plongent dans le rouge… mais qui repartent dès le trimestre suivant ou, au pire, six mois plus tard. Une récente étude de Moody’s est plus sévère: elle indique que, dans les dix pays les plus touchés en 2013 par les attaques terroristes (essentiellement l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan et l’Inde), le PIB a été affecté de 0,5 à 0,8 point de croissance à court terme ; quant aux investissements, ils ont reculé de 1,3 à 2,1 points dans l’année des attaques. Mais l’étude souligne aussi qu’elles ont des effets négatifs à long terme sur la croissance économique, notamment parce qu’elles engendrent des dépenses rendant «les finances publiques plus tendues» et qu’elles «mènent à une hausse des coûts d’emprunt des États». Les répercussions en France pourraient être cette fois-ci d’autant moins temporaires que l’attaque de Nice intervient après celles de Charlie Hebdo en janvier 2015, puis du 13 novembre. En d’autres termes, les comportements attentistes risquent de devenir la norme… Le gouvernement prévoit une croissance de 1,5% cette année, une prévision déjà fragilisée par le Brexit.

 

Taxe carbone, écotaxe : l’imposture fiscale, économique et environnementale française

Taxe carbone, écotaxe : l’imposture fiscale,  économique et environnementale française  

 

L’ingénierie fiscale française est sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaitre le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  La première et principale  imposture est écologique. La taxe carbone et l’écotaxe  à  l’ origine sont théoriquement destinées à réduire les flux de marchandises en renchérissant le coût du transport. Une belle intention mais malheureusement contredite par la réalité de la politique des transports et la complexité des processus de production. On oublie un peu vite que l’augmentation fiscale pèsera essentiellement sur les produits français (chaque élément du processus de production sera taxé tandis que les importations ne subiront qu’une fois cette fiscalité). Par ailleurs et surtout le renchérissement du coût du transport va constituer une aubaine supplémentaire pour les transporteurs étrangers qui déjà pillent le marché national grâce au cabotage (le droit pour des camions étrangers de faire du transport interne en France). Or ce sont les camions des ex pays de l’Est  qui pullulent en France car ils pratiquent des prix de dumping et contournent la législation française. Surtout des pavillons bulgares, roumains, polonais. Or ces pays ont des niveaux de coûts très inférieurs aux coûts français et les prix qu’ils offrent peuvent être de 30 à 50 inférieurs aux tarifs des entreprises françaises. Du coup avec l’écotaxe et la taxe carbone,  c’est la mort du pavillon routier français qui a déjà disparu à international et est attaqué de toutes parts en France. Ces pavillons étrangers ne modifieront qu’à la marge leur prix et seront encore plus compétitifs que les pavillons français. Par ailleurs dans une période de crise comme actuellement,  les chargeurs (clients du transport) vont exiger de revoir les tarifs routiers pour annuler l’effet de l’écotaxe. De ce fait,  l’écotaxe n’aura plus aucun sens environnemental. Pour le transport pour compte propre (transport privé,) c’est un handicap supplémentaire pour la compétitivité surtout pour des zones éloignées come la Bretagne (mais il y en a d’autres). Cette taxe est une imposture écologique car elle devait être utilisée pour développer le rail et autres mode alternatifs au rail. Hélas, les hausses de fiscalités n’ont jamais permis le développement du fer car l’offre est obsolète, de qualité médiocre et non compétitive du fait du niveau et de la structure de ses coûts.  Malheureusement le fret ferroviaire est à l’agonie surtout en France. Et ce ne sont pas les dernières grèves des cheminots qui vont améliorer son image auprès des clients. La France vient à peine de décider d’une taxe carbone que renaît le spectre de l’écotaxe en région parisienne pour le transit, ensuite pour les autres trafics et sans doute progressivement pour toutes les régions. L’exécutif politique de la région parisienne par démagogie sans doute veut limiter dans un premier temps l’écotaxe au transit et  espère en tirer 100 millions de nouvelles ressources. On se demande comment on peut atteindre 100 millions quand la défunte écotaxe prévoyait un taux de 0.14cmes au km. Il faudrait passer à près de 5 euros du km pour atteindre ces 100 millions en région parisienne.  Ces taxes sont des impostures économiques car elles vont encore plomber une compétitivité française déjà très malade. Faut-il rappeler, et rappeler encore, que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui représente plus de 56% du PIB en 2015 (richesse nationale).  Comme déjà indiqué on vient aussi  de décider d’une taxe carbone.  Cette nouvelle taxe veut se distinguer de la composante carbone progressive instaurée par la loi de finances 2014 dans la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui vise les émissions diffuses de CO2 par le biais, essentiellement, de la consommation de carburants, par exemple pour le chauffage ou dans les transports. De sept euros par tonne de CO2 en 2014, cette « contribution climat énergie » a été portée à 14,5 euros en 2015 et 22 euros en 2016. La loi de transition énergétique prévoit de porter cette composante de la TICPE à 56 euros la tonne en 2020 et 100 en 2030, en passant par 30,5 en 2017, 39 en 2018, 47,5 en 2019. En réalité la nouvelle taxe carbone risque de se cumuler (voire d’être fondue avec l’actuele). En clair, c’est  un impôt supplémentaire  On peut se poser la question de la pertinence économique et environnementale de ce nouvel impôt. En effet il ne s’agit ni plus ni moins que de mettre une taxe supplémentaire sur la pollution. Est-ce que cette taxe sera ou non de nature à peser sur le choix du consommateur afin de réduire les émissions polluantes ?  Rien n’est sûr car  tout dépendra de l’offre alternative dont peut disposer le consommateur ; or en l’état actuel des technologiques le choix est relativement réduit. Pour le transport par exemple, dans les grandes villes, certains voyageurs peuvent faire le choix des transports collectifs mais pas les résidents  en banlieue ou a fortiori dans les zones rurales. L’offre est également très réduite entre les différentes techniques concernant le chauffage ou alors  il convient de procéder à des investissements qui ne sont accessibles qu’aux plus hauts revenus. La plus grosse critique qu’on peut émettre concernant la taxe carbone, c’est son utilisation. Pour le fret, on a déjà vu que malheureusement le fer était en voie d’extinction.  En réalité,  il n’est nullement prévu que le produit de cette taxe carbone contribue à la réduction des émissions polluantes, on compte seulement sur son caractère incitatif ; le produit financier sera affecté pour réduire le déficit budgétaire. Autrement dit, il s’agira d’une fiscalité en plus. Contrairement à ce que pensent  certains écolos la taxe carbone n’est pas la martingale qui permet de résoudre la question des les émissions polluantes. D’abord cette taxe ne sera pas un niveau suffisamment dissuasif sauf à amputer brutalement le pouvoir des consommateurs ce qui socialement est difficilement envisageable. Du point de vue économique, c’est une imposture car faute d’harmonisation fiscale au plan mondial, les effets de cette fiscalité fiscale spécifique seront sans effet sur la décarbonation à échelle internationale. Mais nombre économistes en mal existentiel trouvent  là l’occasion de réinsérer dans le champ marchand et fiscal  une problématique environnementale qu’ils ont longtemps ignorée. Or la taxation ne saurait constituer le réel remède miracle pour décarboner notre mode de production et de consommation ; la  régulation ne peut être réduite aux taxes. Il convient  de combiner une certaine taxation de la pollution avec  un renforcement progressif des normes en réservant les énergies fossiles aux activités sans possibilité de substitution actuellement (notamment chimie, transport routier, de fret, transport aérien), en imposant la voiture électrique à échéance d’une vingtaine d’années, en développant les rééquilibrant le mix énergétique.  . Le hic de la COP 21 c’est que c’est que le dispositif fiscal mondial n’est pas harmonisé. Conclusion : déjà affectée par un prélèvement obligatoire  de près de 57%, la compétitivité française (la moins performante en Europe sur le plan social (coût et temps de travail) court le risque de mourir sous les coups répétés  d’une trouble alliance des écolos, des fiscalistes, des économistes et des politiques. Une alliance pour des motifs contradictoires qui  posent une sérieuse question d’éthique.

 

 

Michel Rocard, trop brillant pour la culture politique française (JEAN-LUC MICHEL )

 Michel Rocard, trop brillant pour la culture politique française (JEAN-LUC MICHEL )

Jean-Luc Michel professeur d’université  en communication, estime dans une tribune du Figaro que Michel Rocard était trop brillant pour réussir uen grande carrière politique en France. Il considère qu’aucun responsable politique actuel de gauche comme de droite ne présente le calibre intellectuel de Rocard.

 

« L’ancien Premier ministre Michel Rocard est décédé samedi 2 juillet à Paris, l’âge de 85 ans. Pour avoir travaillé avec lui du temps des clubs Convaincre et de la revue Faire, j’ai pu admirer ses fantastiques capacités de synthèse, la vivacité et la rapidité de son intelligence. Ainsi, lors d’un colloque sur le thème « Gouverner autrement », il prit en note toutes les contributions laborieuses des rapporteurs pour en livrer une synthèse qui rendait la question plus simple et intelligible, chaque élément ayant été remis en continuité logique avec les autres. Une cathédrale de l’esprit.  Mais ce Rocard-là n’atteignait sa plénitude que devant des auditoires attentifs… Dans les meetings, il désespérait une bonne partie du peuple de gauche par la longueur et la complexité de ses analyses en ne sacrifiant jamais à la petite phrase ou la formule facile. Il vivait dans la complexité en intégrant toujours le plus grand nombre de variables d’un problème. Certains le comparaient à un ordinateur. Pour avoir également travaillé avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l’Express et ministre éphémère en 1974, j’ai pu constater le même fonctionnement intellectuel… Et les mêmes difficultés à faire une carrière politique de premier plan. D’où l’idée saugrenue qu’en politique, surtout si l’on veut accéder à l’Elysée, il ne faudrait pas être trop « intelligent ». Entendons-nous, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être idiot pour réussir… Il s’agit surtout d’être capable de faire des choix simples et de les exprimer de manière compréhensible et facilement identifiable par son public. Toutes choses que ne savait pas faire Rocard qui restait dans l’exigence de la pensée conceptuelle du plus haut niveau. Ses imitateurs les plus doués comme Laurent Gerra l’ont bien compris… Ses relations avec François Mitterrand, son éternel rival, s’éclairent si on les considère sous cet angle et dépassent le cliché trop facile du combat des deux gauches. Mitterrand compensait sa moins grande capacité de modélisation intellectuelle par sa culture et son instinct. D’où ses décisions tranchées et souvent perspicaces, par exemple en politique étrangère («  les pacifiques sont à l’ouest et les fusées nucléaires à l’est »). L’histoire lui donnait sans cesse des cadres interprétatifs quitte à renier ses idées ou les plier à sa volonté. Rocard, parce qu’il vivait avec délices la complexité, ne pouvait s’y résoudre. Le beau concept pouvait primer sur la réalité de sa perception. Qu’ils l’eussent voulu on non, ils furent complémentaires. Rocard et ses cercles permirent à une partie de la gauche de fonctionner comme un laboratoire d’idées très tôt détachées du marxisme ou du communisme, de passer des thèses autogestionnaires à la CSG, au RMI, à la résolution du conflit en Nouvelle-Calédonie par une diplomatie des petits pas ou encore au socialisme interactif. Sur beaucoup de sujets, il fut très en avance sur les dogmes socialistes de son temps, à commencer par les rectifications du programme commun de la gauche.  Et jusqu’à la fin de sa vie, il l’est resté, y compris dans sa critique des avantages acquis et du refus de l’économie de marché par la gauche française. Mitterrand reprit certaines de ses idées, s’éloigna d’autres, en adoptant une démarche pragmatique, uniquement dictée par la conquête du pouvoir, qui passait, il faut sans cesse le rappeler, par une alliance obligatoire avec le parti communiste alors tout puissant. Mitterrand s’appuya sans vergogne aussi bien sur la première que la seconde gauche, d’où le sentiment des uns et des autres d’avoir été bernés ou trahis. Mais il demeura 14 ans aux affaires et, comme il l’avait indiqué dès le début, il prouva que la gauche pouvait rester au pouvoir sans ruiner la France ou la mener à la guerre. Aucun responsable politique actuel de gauche comme de droite ne présente le calibre intellectuel de Rocard. Son discours, qui passait déjà mal, serait inaudible. Mais il en serait de même de celui de Mitterrand et de la culture historique ou de la culture tout court. Les médias, y compris le net, exigent du simple, du court, du soi-disant immédiatement compréhensible. La précampagne présidentielle l’illustre chaque jour. En témoigne l’insuccès des propositions de Jacques Attali (encore une autre personnalité « trop intelligente » pour faire de la politique !) qui essaient de penser la complexité en proposant des solutions raisonnables que personne ne veut entendre. Si Rocard avait été mieux écouté – des militants socialistes et de Mitterrand –, la gauche française eût enfin réalisé son aggiornamento conceptuel, sa mue définitive pour se rapprocher des partis progressistes mondiaux. Nous aurions gagné au moins une génération. Malheureusement, le mouvement des idées est si lent que la France se complaît dans ses vieilles obsessions ; le front de gauche, les frondeurs et les extrêmes cherchent à nous faire croire en des jours meilleurs à l’aide de recettes toutes plus simplistes les unes que les autres. Et ce n’est guère mieux dans beaucoup d’autres pays. Qui osera restaurer l’intelligence et la culture en politique pour nous sortir de nos ornières ? Dans notre société connectée, c’est peut-être en lui exposant en détail les finalités des projets que le citoyen réapprendra l’exigence et l’effort. »

 

1.800 artistes se mobilisent pour défendre les quotas de chanson française à la radio

1.800 artistes se mobilisent pour défendre les quotas de chanson française à la radio

Il est clair que les radios procèdent à un matraquage culturel d’abord en privilégiant les chansons en langue anglaise ensuite en privilégiant toujours les mêmes tubes en langue française. Du coup le champ de création de la variété française ce réduit considérablement. C’est pourquoi 1800 artistes  Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel, Véronique Sanson, Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Miossec, Maxime Le Forestier, Juliette, Pierre Perret, Nolwenn Leroy, Oxmo Puccino, Alain Souchon… La liste, non-exhaustive, des signataires de l’appel lancé par la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) pour la défense des quotas témoigne de l’ampleur d’une mobilisation inédite. Au total, près de 1800 artistes ont répondu présents : le gratin de la filière musicale (auteurs, compositeurs, interprètes, producteurs, éditeurs), mais aussi des écrivains (Erik Orsenna, Justine Levy), des dessinateurs (Plantu) et des réalisateurs (Jean-Pierre Dardenne, Bertrand Tavernier).

A l’origine de cette mobilisation sans précédent, la présentation mercredi en Commission Mixte Paritaire de la « Loi Création » dont l’article 11ter prévoit une mise à plat du système des quotas. Instauré en 1996, il oblige les radios à diffuser 40% de chansons interprétées en français. Une obligation souvent contournée par certaines radios commerciales. C’est pour répondre à ces petites « ruses » qu’un amendement a été présenté à l’Assemblée Nationale en septembre 2015. C’est le début d’une lutte d’influences entre la Sacem et les radios commerciales dites jeunes pour défendre leurs intérêts respectifs, amendements contre amendements, sans parvenir à un accord malgré le compromis présenté par la ministre de la Culture, Audrey Azoulay. Dans le JDD, les différents acteurs du débat s’expriment. Ainsi Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, justifie : « Les quotas, c’est la mère de toutes les batailles. Ils représentent une protection de l’auditeur contre une forme d’asphyxie culturelle. » Se sont mobilisés pour défendre En cause notamment : certaines radios, qui atteignent ce quota de 40% non pas en diffusant une diversité de titres mais en plutôt un nombre réduit de tubes. « Le matraquage d’un ou deux titres sur certaines antennes, c’est effrayant et contre-productif. Cela relève du dressage », s’agace la chanteuse Juliette dans le JDD. De son côté, Gaël Sanquer, directeur des antennes de NRJ pense que « freiner ou plafonner les rotations d’un titre serait comme casser les jambes d’un athlète à mi-parcours ».

(JDD)  

La campagne française à vendre aux Chinois ?

La campagne française à vendre aux Chinois ?

 

Partout dans le monde les Chinois achètent des terres agricoles notamment en Afrique mais aussi en France. Pas étonnant les Chinois ont offert 15 000 euros à l’hectare quand le prix du marché est plus proche de 4 000 euros. . L’équivalent de 1.700 terrains de football de terres céréalières situées dans l’Indre près de Châteauroux est tombé dans le giron du conglomérat chinois Hongyang. L’année dernière, ces terres appartenant à cinq exploitations ont été regroupées au sein d’une société agricole. Quatre-vingt-dix-huit pour cent des parts sociales de l’entreprise ont ensuite été transférées au groupe Hongyang sans que la Safer, organisme chargé de l’aménagement rural, ait pu exercer son droit de regard. La Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) ne peut intervenir que lorsque les terres sont cédées en direct, ou si 100% du capital d’une société agricole change de mains. La transaction est légale, aucun texte ne l’interdisant. L’homme d’affaires français Marc Fressange, président de la société Ouh la la basée en Chine et spécialisée dans l’exportation de vins et de produits fins, aurait agi en intermédiaire auprès de Hongyang. Une opération réalisée en toute discrétion. « Le foncier est en train de nous échapper, tonne Emmanuel Hyest, président de la fédération nationale des Safer. C’est un danger pour la profession agricole et pour les citoyens. Certes, les Chinois ont déjà investi dans les vignobles. Mais les surfaces sont plus petites et ce n’est pas vital. Concernant les céréales, notre autonomie alimentaire est en jeu. » À La Garenne près de Châteauroux, Hervé Coupeau, qui cultive des céréales et élève des volailles, sonne le tocsin. « Les Chinois ont acheté ces champs environ 15.000 euros l’hectare, alors qu’ils s’échangent plutôt à 4.000 euros l’hectare. On peut comprendre les vendeurs : leur faible retraite en fin d’activité les pousse à céder au plus offrant. En raison de la crise, certains sont aux abois. Mais cette spéculation bloque les moins fortunés »En tant que président du syndicat agricole FDSEA Indre, Hervé Coupeau redoute que Hongyang « embauche des salariés voire des intérimaires, alors que des familles doivent s’installer dans la région. C’est une question de vitalité. Nous souhaitons discuter avec le groupe pour qu’il loue des terres à de jeunes agriculteurs ».

Marion Maréchal Le Pen chez les monarchistes de l’action française

Marion Maréchal Le Pen chez les monarchistes de l’action française

 

 

Dans le journal 20 minutes on relate la visite de Marion Maréchal Le Pen chez les monarchistes de l’action française. Une manière sans doute pour la jeune députée du Front National de faire entendre sa différence par rapport à la ligne conduite par Marine Le Pen. Une ligne qui vise à banaliser le Front National en gommant toute les aspérités qui justement caractérisaient le mouvement créé par Jean-Marie Le Pen. Hier, la jeune députée du Vaucluse a été acclamée à Paris par les militants de l’Action française, un mouvement monarchiste et antirépublicain, né après l’affaire Dreyfus, et dont le maître à penser est Charles Maurras, condamné en 1945 pour son soutien au régime de Vichy. « Ils l’invitent depuis quatre ans et des jeunes de l’Action française lui ont donné un coup de main pendant les régionales. Ils lui ont fait passer le message », justifie-t-on dans l’entourage de Marion Maréchal-Le Pen, qui tient à rappeler : « Il y a aussi eu des résistants parmi les membres de l’Action française. »  Robert Ménard, le maire RBM (Rassemblement Bleu Marine) de Béziers, qui s’apprête à organiser une rencontre de « toutes les droites » dans sa ville à la fin du mois, a lui aussi participé, sur Skype, à ce colloque intitulé « Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? ». Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, avait également été convié — car, en juillet dernier, il déclarait, comme s’il le regrettait, dans une interview : « Le roi n’est plus là » —, mais il a décliné. « Avec la meilleure excuse : il participe déjà aux Fêtes de Jeanne d’Arc », ironise un responsable de l’Action française.  La petite fille de Jean-Marie Le Pen a beau représenter le camp des « républicains » pour cette journée de débat, son arrivée sur scène n’en est pas moins saluée par un tonnerre d’applaudissements. Pour la voir, environ 500 personnes ont répondu présent dans la salle pleine à craquer. « Elle est très libre par rapport à d’autres responsables du Front national. Elle n’est pas politiquement correcte. Je ne voterai pas Marine, mais la question pourrait se poser si Marion était candidate », se réjouit Maylis, sympathisante de 24 ans qui récuse tout lien entre l’Action française et l’extrême droite. Les prises de position de la jeune élue sur l’avortement, le Planning familial, son soutien affiché à la Manif pour tous, ou encore son catholicisme assumé, enchantent les militants royalistes, qui revendiquent 3 500 adhérents. « Marion recherche le bien commun. Marine, la division. Et son entourage, Florian Philippot en tête, a une vision très différente de la nôtre », enfonce Maylis.  Se prêtant au jeu des questions- réponses, Marion Maréchal-Le Pen rappelle son attachement à la République, mais se taille un joli succès en réaffirmant être « saoulée par les valeurs de la République », servies « à toutes les sauces ». Elle plaide pour le retour de la souveraineté, lâche que « la France n’est pas une terre d’islam », et conclut en espérant la victoire du FN. Le public ricane, un homme grince : « Ça dépend lequel. Si c’est celui de Philippot… » De quoi faire tiquer certains cadres frontistes. « Si elle m’avait demandé conseil, je lui aurais dit de ne pas participer à ce colloque. Notre positionnement est tellement délicat qu’il faut s’abstenir de participer à ce genre d’événements », assure Wallerand de Saint Just, le trésorier du Front.

Une croissance française durable ?

Une  croissance française durable ? 

 

 

La croissance est-elle durable ? Réponse avec deux économistes dans une interview du Figaro

 

Comment analysez-vous le chiffre de la croissance française?

 

Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management

- Je m’attendais à un chiffre plus faible, plutôt proche des 0,3% car je pensais que les entreprises allaient beaucoup déstocker. C’est ce que les enquêtes publiées au premier trimestre laissent suggérer. Finalement, non. Et c’est une très bonne nouvelle. On sent que les entreprises sont très enthousiastes. Elles ont en tête que l’activité économique redémarre. Les rapports de force entre le gouvernement et les partenaires sociaux vont changer. Avec ces niveaux de croissance plus élevés, le «gâteau» à partager sera plus gros. Les employés vont demander des hausses de salaires et les entreprises vont réclamer de nouvelles baisses de charges. Car ils savent que le gouvernement est prêt à lâcher du lest face aux lobbys. Les rythmes de croissance ne sont pas spectaculaires mais le processus est plus normalisé.

 

 

Christopher Dembik , Christopher Dembik, économiste de Saxo Bank

- La bonne nouvelle c’est que l’économie française est passée d’une phase de stabilisation en 2015 à une dynamique de redémarrage en 2016. Le chiffre de la consommation (+1,2%) n’est pas surprenant. Je serais quand même prudent car nous ne constatons pas de hausse des revenus. Il pourrait s’agir d’un épiphénomène. Ce chiffre doit être confirmé. En revanche, le chiffre de l’investissement (+0,9%) constitue une bonne surprise et vient illustrer le regain des taux de marges des entreprises – l’un des rares succès du gouvernement- qui retrouvent leur niveau d’avant la crise.

 

Cette bonne dynamique va-t-elle durer?

P.W. – La dynamique est plus robuste qu’imaginé. La probabilité qu’elle puisse générer une croissance européenne autonome, moins indépendante du contexte international et notamment des ralentissements économiques en Chine et aux États-Unis, n’est pas nulle. Après tout, il existe d’autres opportunités d’investissement. Néanmoins, cela suppose que la consommation se tienne pour l’ensemble de la zone euro et que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne. Le contraire pourrait provoquer de fortes secousses pour le continent.

C.D. – Je crains malheureusement que cette dynamique soit pénalisée, à partir du deuxième trimestre, par le ralentissemenet aux EtatsUnis  dont l’impact est plus facilement chiffrable que celui en Chine.

La France peut-elle retrouver à court terme des niveaux proches ou supérieurs à 2%?

 

P.W. – À court terme, cela me paraît difficile. Pour la simple et bonne raison que depuis 2008, l’investissement est faiblard. Du coup, la croissance potentielle est ralentie. Le regain durable de la croissance passe par l’investissement et donc la confiance des entrepreneurs mais également celle des consommateurs. Dans ce cas-là, une croissance à 2% est envisageable d’ici cinq à dix ans. Pour 2016, j’avais prévu 1,3%. Je vais réviser à la hausse ma prévision. L’objectif que s’est fixé le gouvernement, à 1,5%, est facilement atteignable voire plus.

C.D. – D’ici deux à trois ans, c’est très improbable. D’une part parce que l’impact des trois éléments extérieurs – baisses de l’euro et du pétrole, taux d’intérêt bas – sera de plus en plus faible et d’autre part parce que celui des ralentissements économiques aux États-Unis et en Chine va s’accentuer. Les réformes structurelles ne vont pas assez loin. Le vrai problème de la France, ce n’est pas sa compétitivité, comme le pense le gouvernement, mais sa productivité. Tant que nos dirigeants politiques n’auront pas compris cela, la croissance ne repartira pas durablement.

Industrie française : divisée par deux depuis 1970

Industrie française  : divisée par deux depuis 1970

 

Depuis 1970, la part de l’industrie manufacturière dans la ajoutée totale dégagée par l’économie française est ainsi passée de 22,3 % à 11,2 % en 2014. Le recul a été particulièrement marqué entre 2000 et 2007. Quant à la baisse de l’emploi, elle a été encore plus prononcée puisque l’industrie ne représentait plus que 10 % des emplois en 2014 dans l’Hexagone contre 23 % en 1970.La France n’est pas un cas isolé puisque tous les grands pays européens ont enregistré un recul de leur industrie. A l’exception notable de l’Allemagne. De l’autre côté du Rhin, la part de l’industrie s’est stabilisée depuis le milieu des années 1990 – une fois la réunification digérée – aux alentours de 22 % de la valeur ajoutée totale, c’est-à-dire autant que l’industrie en France… en 1975. Pourquoi la France s’est-elle autant désindustrialisée ? D’un point de vue strictement comptable, les gains de productivité ont été plus importants dans cette branche que dans le reste de l’économie : de 1970 à 2014, la productivité s’est accrue de 3,2 % par an en moyenne dans l’industrie manufacturière contre 1,7 % dans l’ensemble de l’économie, explique l’étude. Mais plus prosaïquement, pour Elisabeth Kremp, chef du département des synthèses sectorielles à l’Insee, « ce recul s’explique aussi par l’externalisation de certaines activités et les délocalisations » de la part des industriels. Une partie des activités de l’industrie a été externalisée et est donc désormais comptabilisée dans les services. Certains industriels se sont concentrés sur leur cœur de métier et ont ainsi fait appel à des sous-traitants pour la propreté, l’audit ou le marketing, alors qu’autrefois ces activités étaient effectuées au sein de l’entreprise. Pour preuve, la consommation de services par les entreprises industrielles a augmenté très vite depuis 1970 et encore plus rapidement dans les années 1990. Ce phénomène semble cependant ne plus progresser. Les délocalisations sont aussi sur le banc des accusés. D’abord, « dans le contexte de mondialisation des échanges internationaux, les importations de produits manufacturés ont fortement progressé », note l’étude de l’Insee. D’ailleurs, de 1970 à 2014, la production manufacturière française a crû de 5,2 % en moyenne par an, alors que les importations de produits manufacturés ont, elles, grimpé de 8,4 % chaque année. De fait, le solde extérieur des produits manufacturés, qui avait enregistré un excédent record en 1997, est désormais fortement déficitaire.

 

Une taxe carbone française : nouvel impôt ou régulation énergétique ?

Une taxe carbone française : nouvel impôt ou régulation énergétique ?

 

 

L France va créer une nouvelle taxe carbone qui passerait ainsi d’environ  5 euros à 30 €. Une annonce qui réjouit nombre d’économistes et d’écolos. Des économistes qui souhaitent la marchandisation de la  pollution et faire du signal pris le dogme de la révolution énergétique ;  des écolos qui veulent renchérir le coût des énergies fossiles. Le problème évidemment c’est que le consommateur final paiera la note. La problématique est de savoir si cette taxe constitue un moyen efficace d’opérer une transition énergétique. Sans parler évidemment des questions de compétitivité puisque pour l’instant en attendant de convaincre l’Union économique, la taxe ne s’appliquera qu’en France. Cette taxe veut se distinguer de la composante carbone progressive instaurée par la loi de finances 2014 dans la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui vise les émissions diffuses de CO2 par le biais, essentiellement, de la consommation de carburants, par exemple pour le chauffage ou dans les transports. De sept euros par tonne de CO2 en 2014, cette « contribution climat énergie » a été portée à 14,5 euros en 2015 et 22 euros en 2016. La loi de transition énergétique prévoit de porter cette composante de la TICPE à 56 euros la tonne en 2020 et 100 en 2030, en passant par 30,5 en 2017, 39 en 2018, 47,5 en 2019. En réalité la nouvelle taxe carbone risque de ce cumuler (16 voir d’être fondu avec l’actuel et ICP. En clair,  ce sera un impôt supplémentaire  On peut se poser la question de la pertinence économique et environnementale de ce nouvel impôt. En effet il ne s’agit ni plus ni moins que de mettre une taxe supplémentaire sur la pollution. Est-ce que cette taxe sera ou non de nature à peser sur le choix du consommateur afin de réduire les émissions polluantes ?  Rien n’est sûr car  tout dépendra de l’offre alternative dont peut disposer le consommateur ; or en l’état actuel des technologiques le choix est relativement réduit. Pour le transport par exemple, dans les grandes villes, certains voyageurs peuvent faire le choix des transports collectifs mais pas les résidents  en banlieue ou a fortiori dans les zones rurales. L’offre est également très réduite entre les différentes techniques concernant le chauffage ou alors  il convient de procéder à des investissements qui ne sont accessibles qu’aux plus hauts revenus. La plus grosse critique qu’on peut émettre concernant la taxe carbone, c’est son utilisation. En fait il n’est nullement prévu que le produit de cette taxe carbone contribue à la réduction des émissions polluantes, on compte seulement sur son caractère incitatif ; le produit financier sera affecté pour réduire le déficit budgétaire. Autrement dit, il s’agira d’une fiscalité en plus. Contrairement à ce que pensent  certains écolos la taxe carbone n’est pas la martingale qui permet de résoudre la question des les émissions polluantes. D’abord cette taxe ne sera pas un niveau suffisamment dissuasif sauf à amputer brutalement le pouvoir des consommateurs ce qui socialement est difficilement envisageable ;  il serait sans doute plus efficace pour la problématique environnementale de combiner une certaine taxation de la pollution avec une un renforcement progressif des normes enfin la marchandisation des coûts de la pollution pose une question d’éthique.

La justice française « à bout de souffle », pourquoi ?

La justice française « à bout de souffle », pourquoi ?

 

Le nouveau ministre de la justice lance sans doute à juste titre un cri d’alerte quant à la situation du ministère caractérisé par une extrême pauvreté de moyens ; en fait, un cri qui s’adresse surtout à François Hollande et à Manuel Valls, une sorte de cahier revendicatif pour gonfler les moyens du ministère. Certes dans la période des moyens sont supplémentaires sont sans doute nécessaires pour faire face à la charge judiciaire pour autant on devrait s’interroger plus fondamentalement sur le rôle de la justice en France. Une justice complètement étouffée par nombre d’affaires qui ne devraient pas justifier de l’intervention régalienne de l’État. Il conviendrait sans doute de dépénaliser au moins 50 % des affaires au lieu d’empiler des procès-verbaux et des procédures qui finiront dans un tiroir. Autre élément à prendre en compte celui du poids des affaires familiales occupe une grande partie des tribunaux. Or la plupart des questions familiales traitées font  l’objet d’un accord amiable préalable et n’ont donc rien à faire devant un tribunal. D’autres auxiliaires de la justice comme les notaires pourraient utilement remplacer dans ce domaine des tribunaux débordés. Problème toutefois car les affaires familiales constituent près de la moitié du plan de charge des avocats ! Un peu plus de deux mois après sa nomination, le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, dresse un constat sombre du système judiciaire français qui, par manque de moyens, est d’après lui « sinistré, en état d’urgence absolue ». « La justice est à bout de souffle. Le ministère n’a plus les moyens de payer ses factures », déclare-t-il dans une interview au Journal du Dimanche. Lors de la passation de pouvoirs le 27 janvier avec Christiane Taubira, démissionnaire, Jean-Jacques Urvoas avait déjà jugé que son ministère se trouvait « en permanence au bord de l’embolie », mais il dit avoir revu son jugement. « Depuis que je pousse la porte des juridictions, je dis plutôt qu’elle est sinistré, en état d’urgence absolue comme disent les médecins », insiste le ministre. Selon lui, l’administration pénitentiaire a 36 millions d’euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus et la dette de l’Etat vis-à-vis des prestataires auxquels la justice fait appel – interprètes, laboratoires d’analyses ADN ou experts – s’élève à 170 millions d’euros. « Je connais même un tribunal où on n’imprime plus les jugements, parce qu’il n’y a plus d’argent pour les ramettes de papier », ajoute-t-il. « Le risque existe que (la justice) se grippe », d’après le garde des Sceaux. Un cri d’alerte sans doute nécessaire mais de nature un peu corporatiste qui fait l’économie d’une réflexion sur l’évolution de la justice son objet et son efficacité

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