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Covid France 1er juillet 2022 : forte hausse, 133.346 nouveaux cas confirmés en 24h

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Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.555 (+52) hospitalisées, 315 (+19) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Grand Est : 990 (+19) hospitalisés, 72 (-6) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.334 (+3) hospitalisés, 92 (+4) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.559 (-13) hospitalisés, 76 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.233 (-3) hospitalisé, 63 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bretagne: 572 (-4) hospitalisés, 38 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.056 (+25) hospitalisés, 37 (-1) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.041 (+24) hospitalisés, 53 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 388 (+23) hospitalisés, 25 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.259 (+32) hospitalisés, , 65 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 610 (-3) hospitalisés, 35 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 655 (-1) hospitalisés, 26 (0) en réanimation et 0 décès en 24h

 

Une forte hausse des taux d’intérêt pour stopper l’inflation ?

Une forte hausse des taux d’intérêt pour stopper l’inflation ?

 

Les économistes Willem H. Buiter et Anne Sibert dénoncent, dans leur chronique, la faiblesse de la réaction des banques centrales face à l’inflation et plaident pour que celles-ci procèdent à une hausse significative des taux d’intérêt ( Le Monde)

 

Les deux économistes militent  pour une très forte hausse des taux d’intérêt qui  aurait le mérite de refroidir sérieusement la croissance. Le problème , c’est qu’en même temps ce remède de cheval risque de tuer l’activité sans nécessairement faire diminuer l’inflation de manière significative, à moins de tuer complètement l’activité. Pas vraiment une perspective souhaitable NDLR

 

Les banques centrales ont perdu la boussole de leur mandat de stabilité des prix. En avril, l’inflation aux Etats-Unis s’élevait à 8,3 % sur douze mois (8,5 % en mars). Après avoir rehaussé la zone cible du taux des fonds fédéraux de 50 points de base lors de sa réunion du mois de mai, puis de 75 points en juin, la Réserve fédérale américaine (Fed) a indiqué son intention d’appliquer de nouveau une hausse de 75 points fin juillet. Tous les participants de la réunion de mai ont convenu que l’économie américaine était très solide, le marché du travail extrêmement tendu et l’inflation bien supérieure à l’objectif. Pourtant, ils ont décidé qu’il incombait d’« orienter rapidement la politique monétaire vers une position neutre ». Or, il est nécessaire d’adopter une politique monétaire restrictive, et pas « neutre » !

Le resserrement du bilan de la Fed est, lui aussi, minimal. A partir de juin, ses actifs seront réduits de 47,5 milliards de dollars (44,8 milliards d’euros) chaque mois pendant trois mois, puis de 95 milliards par mois. Ces chiffres peuvent paraître considérables, mais il convient de rappeler que le bilan de la Fed avait atteint près de 9 000 milliards de dollars fin mars 2021 ! Au rythme actuel, il faudra plus de sept ans pour retrouver le niveau de septembre 2008, avant que la Fed ne commence à ériger sa muraille de liquidité autour des marchés financiers.

La Fed n’est pas la seule grande banque centrale à rester en retard par rapport à l’inflation. Le taux directeur de la Banque d’Angleterre (BOE) s’élève actuellement à 1,25 %, après le plus bas historique de 0,1 % en mars 2020. Or, la BOE a limité ses hausses à des paliers de 25 points de base et projette un taux bancaire implicite de marché d’environ 2,5 % mi-2023 et 2 % en 2025. Cette projection est bien trop basse ! L’inflation au Royaume-Uni est passée de 7 % en mars à 9 % en avril, et devrait dépasser 11 % courant 2022. La BOE s’attend à ce qu’un ralentissement de la croissance ramène l’inflation à sa cible de 2 % en 2024. Ce scénario est peu probable sans un effort supplémentaire de resserrement monétaire.

La politique monétaire est tout aussi inexplicable dans la zone euro, où l’inflation a atteint 8,1 % au mois de mai, après 7,4 % en avril. Le taux d’intérêt principal de la Banque centrale européenne (BCE) demeure à zéro, et son taux directeur des dépôts à − 0,5 %. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a confirmé le 9 juin que la BCE fixerait une cadence de 25 points de hausse en juillet et septembre. Mais même si la BCE les augmentait de 50 points, le taux des dépôts n’atteindrait que 0,5 %. L’inflation demeurerait ainsi nettement supérieure à l’objectif, et, compte tenu d’un faible taux de chômage à 6,8 % en avril, l’économie approchera de la surchauffe. La frilosité de la BCE dépasse celle de la Fed et de la BOE.

Covid: Forte hausse et retour du masque ?

Covid: Forte hausse et retour du masque ?

 

Alors que la France est actuellement touchée par un rebond de l’épidémie de Covid-19 avec Par exemple 147 000 cas nouveaux hier 29 juin 2022 ,la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon «demande aux Français de remettre le masque dans les transports». 

 

«Je n’irais pas jusqu’à l’obligation mais je (le) demande. Il suffit de regarder un hall de gare ou un train bondé pour savoir qu’il faut se protéger soi-même et les autres. C’est quasiment un devoir citoyen», a-t-elle ajouté, évoquant le port du masque dans tous «les lieux clos». «Il faut qu’on fasse très attention à cette reprise». Environ 60.000 nouveaux cas de Covid sont actuellement détectés chaque jour en France. Hier 28 juin plus de 147 000 cas nouveaux ont été signalés en 24 heures.

Elle a aussi réitéré son appel à un nouveau rappel de vaccination avec la quatrième dose pour certaines catégories de la population. «Je fais un appel pour que les personnes qui n’y ont pas eu recours le fassent très vite», a-t-elle dit en citant les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées. Le Pr. Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, a appelé dimanche ces personnes à se faire administrer leur deuxième rappel de vaccination

 

Covid France 29 juin 2022 : forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h

Covid France 29 juin 2022 : forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h

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On enregistre mardi 28 juin 2022 forte hausse avec +147.248 cas nouveaux en 24h  , 149.443 morts au total, +37 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.902 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.541 (+37 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,45 le taux d’incidence à 731,71 et la tension hospitalière à 17,8 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 15.496 (+397) personnes hospitalisées et 898 (+18) malades en réanimation.

Compte tenu de la tendance actuelle favorable et la baisse des principaux indicateurs, à partir du 11 juin 2022, les indicateurs COVID-19 produits par Santé publique France seront actualisés sur Géodes et data.gouv.fr tous les jours à l’exception des week-end et des jours fériés.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.459 (+126) hospitalisées, 294 (+8) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Grand Est : 966 (-5) hospitalisés, 79 (-3) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.304 (+62) hospitalisés, 88 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.546 (+84) hospitalisés, 71 (+6) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.239 (+45) hospitalisé, 65 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Bretagne: 558 (+2) hospitalisés, 31 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 1.031 (+10) hospitalisés, 37 (+2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.015 (+6) hospitalisés, 53 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 346 (+15) hospitalisés, 21 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.216 (+7) hospitalisés, , 61 (0) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 616 (-2) hospitalisés, 34 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 642 (+2) hospitalisés, 26 (-4) en réanimation et +1 décès en 24h

Covid : forte hausse

Covid  : forte hausse

L’épidémie de Covid Repart nettement à la hausse avec en moyenne 60 000 cas par jour sur une semaine. Spécialistes de l’épidémiologie et de l’évolution des maladies infectieuses au sein de l’unité « Maladies infectieuses et vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle » (Université de Montpellier, CNRS, IRD), Mircea Sofonea, maître de conférences, et Samuel Alizon, directeur de recherche, décryptent la situation dans l’Hexagone. ( La Tribune)

 

Le variant Omicron, devenu majoritaire au niveau mondial, continue à se répandre et à évoluer. Mais ses nouveaux avatars sont désormais désignés comme BA.1, BA.2, puis BA.4 et BA.5… Comment s’y retrouver ?

Samuel Alizon - Effectivement, il y a de quoi se perdre dans ce foisonnement de nomenclatures ! Les lettres grecques ont été introduites par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021 avec le variant Alpha. C’est probablement la pire des classifications, car elle a été élaborée sans prendre en compte la biologie de l’évolution. Celles de Pango ou Nextclade sont bien plus adaptées. D’ailleurs, l’OMS semble avoir arrêté ses mises à jour et regroupe sous le terme générique d’Omicron tous les variants de type BA.

Nous avons modélisé la circulation des lignées de variants en France dans un travail récent et la première vague Omicron causée par la lignée BA.1 ressort dès fin 2021. Celle-ci a rapidement été supplantée par lignée BA.2, qui a causé une seconde vague hospitalière en avril 2022. Maintenant ce sont les lignées BA.4 et BA.5 qui prennent le pas.

Mircea T. Sofonea - Ces lignées ont été identifiées courant mai, mais elles auraient vraisemblablement émergé au cours du mois de décembre 2021 en Afrique du Sud, potentiellement à partir de BA.2, la lignée majoritaire en France depuis mars 2022.

Tandis que le variant BA.2 était aussi différent de BA.1 que le variant Delta l’était du variant Alpha, la divergence évolutive entre BA.4 et BA.5 est plus limitée.

Toutefois, même si le nombre de nouvelles mutations est limité, certaines interpellent. Ainsi, la mutation 452R de la protéine Spike est connue pour conférer une plus grande affinité avec le récepteur humain ACE2, utilisé par le virus pour pénétrer dans nos cellules. La mutation 486V, toujours dans la protéine Spike, confère quant à elle une assez grande capacité d’évasion immunitaire au virus.

Néanmoins, il convient d’être prudent avec le raisonnement par analogie appliqué aux mutations isolées. Car l’effet de ces dernières n’est ni absolu ni cumulatif ; il dépend de l’ensemble du génotype, avec de potentiels phénomènes synergiques et antagonistes, y compris pour des positions éloignées sur le génome (on parle d’épistasie).

Ces mutations sont-elles des innovations de ces variants, ou BA.4 et BA.5 « piochent-ils » dans toutes les possibilités qui ont été testées par leurs prédécesseurs – Delta, Gamma, Beta, Alpha ?

MTS - Rappelons qu’Omicron n’est pas le descendant de précédents variants, mais un cousin éloigné, et que les virus ne mutent pas de façon volontaire ni dirigée. Les mutations détectées dans le génome d’une nouvelle lignée sont apparues par hasard.

La mutation 452R n’était pas présente dans les lignées BA.1 ou BA.2, mais on la trouvait bien chez le variant Delta. C’est d’ailleurs une des trois mutations recherchées dans les tests de criblages actuellement réalisés sur tous les tests PCR positifs en France.

La mutation 486V n’est associée à aucune des lignées circulant au sein de notre espèce, mais des expériences dites de deep mutational scanning, qui consistent à générer des protéines avec des mutations, l’avaient identifiée comme étant potentiellement impliquée dans l’évasion à l’immunité.

SA - Concernant les différences entre variants, deux mécanismes génétiques sont impliqués : les mutations et la recombinaison. Cette dernière permet un brassage de portions entières du génome lorsque deux virus de lignées différentes « co-infectent » un même hôte.

Au niveau biologique, plusieurs hypothèses coexistent pour expliquer l’émergence de variants : la circulation accrue dans une population, l’implication d’un réservoir animal ou les infections chroniques chez des personnes immunodéprimées. En effet, ces dernières ne parviennent pas à éliminer le virus, qui cause donc des infections plus longues et plus létales. Une prépublication (donc à prendre avec précautions, car non encore relue par les pairs) d’une équipe de New York décrit ainsi l’évolution intra-patient d’un virus BA.1 avec l’accumulation de mutations clés et, surtout, sa transmission à au moins cinq autres personnes.

Dans le cas de BA.4 ou BA.5, comme leurs différences avec BA.2 sont assez limitées, il pourrait ne s’agir que de mutations fixées au fur et à mesure de la circulation du virus.

Pourquoi BA.4 et BA.5 se propagent-ils maintenant en France ?

SA - On peut facilement estimer un avantage de croissance d’une lignée par rapport à une autre dans une population. Selon notre équipe, celui de BA.5 est de l’ordre de 9 % en France par rapport à BA.2.

En revanche, il est compliqué de savoir d’où provient cet avantage. BA.5 se propage-t-il plus, car il est plus contagieux ? Ou bien parce qu’il échappe mieux à l’immunité ? Une prépublication par une équipe japonaise et une publication par une équipe chinoise mettent en avant le rôle de l’échappement immunitaire, notamment via la mutation 486V.

Quelle que soit l’origine de cet avantage, cela peut contribuer à un rebond épidémique en France.

MTS - Un second mécanisme est aussi à l’œuvre dans l’Hexagone : l’immunité anti-SARS-CoV-2 – essentiellement hybride, c’est-à-dire à la fois post-vaccinale et post-infectieuse – décline avec le temps depuis le dernier événement immunogène (qu’il s’agisse d’une infection ou de la vaccination).

Si la protection conférée par une infection Omicron ou une 3e dose de vaccin reste notable après cinq mois vis-à-vis d’une forme grave, elle est revanche très diminuée vis-à-vis d’une infection quelconque. La susceptibilité de la population au virus (c’est-à-dire le pendant de l’immunité collective), se reconstitue donc avec le temps, ouvrant à terme la possibilité d’une reprise épidémique.

En résumé, BA.4 et BA.5 se propagent à la faveur du vieillissement de notre immunité, et le font plus rapidement que BA.2, car ils bénéficient d’un double avantage de contagiosité et d’échappement immunitaire. BA.4 et BA.5 induisent donc une vague plus tôt que BA.2 ne l’aurait fait.

La situation au Portugal a pu inquiéter. Mais peut-on tirer des enseignements des tendances observées dans les autres pays ?

MTS - Je suis réservé sur les comparaisons interpays : elles sont de plus en plus délicates, car la circulation courante dépend, outre des mesures sanitaires en place, de l’historique épidémiologique et immunologique, de plus en plus différencié selon les pays.

Au niveau de la France, il est même toujours difficile de comparer quantitativement le relâchement des mesures contribuant à la reprise, et le contexte estival qui la limite, avec des jours plus longs et plus chauds favorisant les interactions sociales en milieu aéré.

SA - Le Portugal est un des pays européens où la vague BA.4/BA.5 est la plus avancée et s’accompagne d’une hausse des hospitalisations. Il est compliqué de savoir pourquoi elle y a débuté si précocement, mais, comme pour tous les débuts d’épidémies, le rôle d’événements aléatoires du type « super-propagation » y est probablement pour beaucoup.

Au niveau mondial, en Afrique du Sud, la vague BA.4/BA.5 semble sur le déclin. Aux États-Unis, en revanche, BA.2 a d’abord été remplacé par la lignée BA.2.12, mais celle-ci semble en voie de remplacement par BA.5.

Peut-on anticiper les conséquences de ces remplacements entre variants sur les futurs pics épidémiques ?

SA - En 2021, en France, un nouveau variant remplaçait les anciens, car il était plus contagieux. Depuis décembre 2021, c’est plutôt l’évasion immunitaire qui mène le bal.

Ceci rend la modélisation de scénarios délicate. Les modèles de notre équipe, comme de ceux de l’Institut Pasteur ou de l’Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé publique tenaient déjà compte de la couverture vaccinale dans la population et du pourcentage de personnes ayant eu une infection naturelle.

En revanche, inclure le temps écoulé depuis la dernière vaccination ou infection naturelle est un défi, car, après deux ans de pandémie, deux campagnes vaccinales et une énorme vague BA.1, tout le monde a désormais une immunité différente !

MTS - Nous avons développé des outils pour prendre en compte cette hétérogénéité de l’immunité dans les populations. Vu nos contraintes, nous nous focalisons pour le moment sur le temps long, mais, en théorie, il devrait être possible d’utiliser ce cadre pour explorer des scénarios prospectifs à court terme.

Pour le moment, difficile de dire quelle sera l’ampleur exacte de la nouvelle vague épidémique qui débute. Cette vague, au sens génétique ou virologique, est déjà bien avancée et BA.5 deviendra majoritaire vraisemblablement d’ici le 20 juin. Si on peut compter sur l’été pour diminuer l’incidence par rapport à l’hiver, il n’empêchera pas, à lui seul, une vague de contamination. Pour mémoire, un des pics de circulation en France demeure août 2020, et la 4e vague (de Delta) avait connu son pic en juillet 2021.

Covid- : Forte hausse et alerte

Covid- : Forte hausse et alerte

 

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 en France a plus que doublé en trois semaines. Le nombre de contaminations a même atteint 78 000 hier 22 juin 2022. Cette reprise épidémique est portée par de nouveaux sous-variants d’Omicron, qui suscitent des appels à la vigilance estime un papier de francebleue.

 

L’arrivée de l’été rime cette année encore avec une hausse du nombre de cas de Covid-19, portée par de nouveaux sous-variants d’Omicron. « Des variants qui diffusent plus vite », selon l’infectiologue Anne-Claude Crémieux, invitée de franceinfo ce mercredi. En une semaine, le nombre de nouveaux cas dans l’Hexagone a bondi d’environ 40 %, avec près de 50.000 nouvelles infections par jour en moyenne sur la période du 12 au 18 juin.

« C’est très clairement une reprise épidémique liée à l’arrivée de nouveaux variants de la famille Omicron, qui s’appellent BA4, BA5 et qui diffusent plus vite que le précédent, le BA2″, estime Anne-Claude Crémieux. « On a vu ce BA4 BA5 arriver en Afrique du Sud, puis au Portugal. Donc, on connaît son comportement (…) ça montre la capacité évolutive du virus qui est capable d’échapper aux vaccins, en même temps qu’augmenter sa transmission. »

Premier touché, le Portugal a en effet connu en mai une augmentation marquée des nouveaux cas, qui a culminé début juin à près de 30.000 contagions par jour. La vague a, depuis, commencé à refluer. Au Royaume-Uni, les infections quotidiennes sont de nouveau quasiment au plus haut depuis le début de la pandémie. Également affectées, l’Italie a comptabilisé 30.526 nouveaux cas en 24h (de samedi à dimanche), avec une augmentation de 63,4% en 7 jours, et l’Allemagne subit le même sort.

Vers une hausse des hospitalisations ?

Sur la sévérité de BA.5, « il est prématuré de se prononcer, en l’absence de données cliniques fermement établies », a indiqué Olivier Schwartz, directeur de l’unité Virus et Immunité de l’Institut Pasteur, à l’AFP. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé mi-juin que, sur la base de données encore limitées, « il n’y a aucune preuve que BA.4 et BA.5 soient associés à une gravité accrue de l’infection par rapport aux variantes circulantes BA.1 et BA.2″.

La population européenne est dans l’ensemble fortement immunisée grâce aux vaccins et infections passées. Cependant, comme lors des vagues précédentes, une augmentation globale des cas de Covid-19 peut entraîner une augmentation des hospitalisations, des admissions en soins critiques et des décès a prévenu le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

En France, le rebond épidémique des dernières semaines (le nombre de cas a plus que doublé en trois semaines) « s’accompagne d’une petite reprise des hospitalisations » et risque d’entraîner « une hausse décalée dans le temps » des entrées en soins critiques et des décès, a noté mardi le Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. 

« Des patients âgés qui ont reçu deux ou trois doses » « arrivent à l’hôpital », a pour sa part affirmé l’infectiologue Anne-Claude Crémieux sur franceinfo. « Ça montre bien qu’il y a une érosion de l’efficacité de la protection du vaccin contre les formes sévères, au bout de quatre à six mois. Certaines personnes ont reçu leur troisième dose il y a maintenant plus de neuf mois. Ces personnes sont mal protégées contre les formes sévères ».

Port du masque et rappel vaccinal

Selon le gouvernement, à ce jour un quart des personnes éligibles ont reçu leur second rappel vaccinal contre le Covid : moins de 2,2 millions de seconds rappels ont été injectés, sur plus de 8,7 millions de personnes éligibles – essentiellement les plus de 60 ans, ainsi que les immunodéprimés. Un taux « clairement insuffisant » estime le ministère de la Santé qui appellent les plus âgés à recevoir l’injection « le plus vite possible ».

L’inquiétude est particulièrement vive pour les résidents d’Ehpad (48% d’éligibles vaccinés) et les autres personnes de plus de 80 ans (31%), qui doivent « se faire vacciner le plus vite possible pour passer l’été et l’automne sereinement », a insisté le ministère.

Pointant également « des taux de vaccination clairement insuffisants », le Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, a souligné que la « diminution significative » de la protection générée par le premier rappel « justifie pleinement » une nouvelle dose chez les plus âgés pour « les protéger des formes graves jusqu’à l’automne ».

« Les personnes de plus de 60 ans peuvent remettre le masque quand elles sont dans un milieu très confiné où, évidemment, le risque augmente », recommande en outre l’infectiologue Anne-Claude Crémieux. « Je pense plutôt à des salles très fermées avec plusieurs centaines de personnes. Ça peut être le métro », a-t-elle précisé. « Dans la rue non. On doit porter un masque quand on est cas contact. Ça, c’est vraiment très important et évidemment, si on est symptomatique ».

Nouvelles mesures pour l’été ?

L’ECDC a appelé les pays européens à « rester vigilants », en maintenant des systèmes de tests et de surveillance.

Certains pays ont déjà annoncé de nouvelles mesures. L’Italie a ainsi décidé mi-juin de prolonger l’obligation de porter des masques FFP2 dans les transports publics (sauf dans les avions) jusqu’au 30 septembre. « Je veux continuer à recommander de se protéger en faisant le deuxième rappel du vaccin anti-Covid », notamment pour les plus à risque, a préconisé le ministre de la Santé Roberto Speranza, actuellement positif. Le président allemand de l’Association médicale mondiale, Frank Ulrich Montgomery, a, lui, prôné l’adoption rapide d’une « boîte à outils » avec masque, vaccination et limitation des contacts.

 

Croissance : forte révision en baisse (OCDE)

 

Nette révisant en baisse de la croissance ramenée à 3 % par l’OCDE au plan mondial .

 

Dans ses dernières prévisions, publiées mercredi 8 juin, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial de 3 % cette année, soit 1,5 point de moins que prévu en décembre.

Elle s’attend également à une poursuite du ralentissement en 2023 avec une croissance mondiale désormais attendue à 2,8 % seulement, contre 3,2 % prévu il y a six mois.

L’inflation dans les pays de l’OCDE devrait parallèlement culminer à 8,5 % cette année avant de revenir à 6 % l’an prochain. L’OCDE prévoyait auparavant un pic à 5 % et un retour à 3 % en 2023.

Et malgré le ralentissement de la croissance et l’accélération de la hausse des prix, l’OCDE juge limité le risque de stagflation, une situation conjuguant croissance faible et inflation élevée que le monde n’a pas connu depuis le milieu des années 1970, après le premier choc pétrolier.

L’OCDE prévoit désormais une croissance de 2,5 % de l’économie américaine cette année, puis de 1,2 % l’an prochain, contre 3,7 % et 2,4 % respectivement dans ses prévisions de décembre. L’économie chinoise, affectée, elle, par les confinements à grande échelle des derniers mois visant à freiner l’épidémie de Covid-19, devrait croître de 4,4 % en 2022 et de 4,9 % en 2023, contre 5,1 % initialement prévu dans les deux cas.

Enfin, celle de la zone euro, plus exposée aux importations énergétiques en provenance de Russie et aux conséquences de la guerre en Ukraine, devrait voir sa croissance revenir à 2,6 % cette année et 1,6 % seulement l’an prochain, contre 4,3 % et 2,5 % respectivement. Quant à la France, l’OCDE prévoit désormais une croissance de 2,4 % cette année et de 1,4 % l’année prochaine, ainsi que des taux d’inflation de 5,2 % et 4,5 % respectivement.

Zone euro :Forte hausse de l’inflation à 8,1 %

Zone euro :Forte hausse de l’inflation à 8,1 %

Par Clémentine Gallès, Cheffe Économiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking

L’inflation en Zone euro a ainsi affiché 8,1% pour le mois de mai et continue donc de progresser (après 7,4% au mois d’avril), de surprendre à la hausse (le consensus s’attendait à 7,7% d’inflation) et de largement dépasser les projections de la BCE (graphique 2). Bien que la hausse reste principalement alimentée par l’inflation énergétique et alimentaire, l’inflation sous-jacente a également augmenté pour atteindre 3,8%, un niveau de plus en plus inconfortable pour la Banque Centrale européenne. Cette situation contraste avec celle des Etats-Unis où le point haut semble en train d’être passé avec notamment un ralentissement de l’inflation sous-jacente au mois d’avril qui devrait être confirmé à la publication des chiffres de mai.

Des indicateurs d’activité toujours positifs mais des risques de plus en plus élevés sur les perspectives économiques. En effet, si les indices PMI pour le mois de mai sont en baisse, ils demeurent au-dessus du seuil de 50 points, indiquant une activité qui ralentit mais qui reste en croissance. Le secteur des services notamment continue de bénéficier de la normalisation des conditions sanitaires et apparaît particulièrement moteur. Le sous-indice de la création d’emploi reste également très favorable, faisant état d’un marché du travail solide et résilient en Zone euro. Néanmoins, cette situation relativement bonne des entreprises contraste avec une confiance des ménages au plus bas dans un environnement de contraction de leur revenu disponible réel. La question de la capacité de résistance des économies de la Zone euro à cette nouvelle surprise à la hausse sur l’inflation est bien réelle.

Une BCE qui pourrait vouloir aller plus vite dans la normalisation de sa politique monétaire. Au cours des dernières semaines, la BCE a fait évoluer sa communication, poussant les observateurs à anticiper une hausse des taux d’intérêt directeurs de 25 points de base au mois de juillet ainsi qu’au mois de septembre. Les tous derniers chiffres d’inflation alimentent même les spéculations quant à une potentielle hausse de 50 points de base (au lieu de 25 points de base) en juillet prochain. Si une normalisation de la politique monétaire semble tout à fait logique dans le contexte actuel d’inflation, la BCE devra rester très vigilante à ne pas durcir trop vite et trop fort les conditions monétaires, au risque de faire basculer définitivement en récession des économies déjà bien fragilisées.

Clémentine Gallès

Economie: une inflation encore plus forte ?

Economie: une inflation encore plus forte ?

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Croissance française: Très forte révision à la baisse

Croissance française:  Très forte révision à la baisse

 

Du fait des différents chocs  que doit affronter la croissance française, l’acquis de croissance en 2023 sera réduit à peu près à zéro (seulement plus 0,4 % pour l’ensemble de l’année) . L’OFCE revoit donc sa prévision de croissance pour cette année, tablant désormais sur +2,7 % contre +4,2 % espéré il y a quelques mois, du fait d’une crise qui ne se limite pas à l’énergie.

 

 

 

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) révise nettement à la baisse sa prévision de croissance pour la France cette année , mais note que les différentes mesures prises par l’exécutif pour amortir le choc des différentes crises ont permis d’atténuer ce sévère ralentissement.

Alors qu’il y a six mois l’activité économique était attendue en hausse de +4,2 % en 2022, désormais il ne faut plus tabler que sur +2,7 %, selon le centre de recherche. Dans le détail, la prévision intègre une croissance de +0,2 % au deuxième trimestre après la stagnation du premier trimestre, avant un rythme de +0,3 % pour les deux trimestres suivants. « La différence entre nos deux estimations à six mois de distance montre l’ampleur du choc subi par l’économie française. Par rapport à ce qui s’est passé lors de crises précédentes, on enregistre en réalité une multitude de chocs », souligne Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.

Les mauvaises nouvelles n’ont en effet pas manqué ces derniers mois. La vague Omicron subie au début de l’année aurait eu un impact négatif de -0,1 % sur la croissance, selon l’OFCE, qui chiffre également les conséquences de la remontée des taux (-0,1 % de PIB), des ruptures de chaînes d’approvisionnement (-0,4 % de PIB) et des incertitudes et tensions géopolitiques (-0,5 %).

A cela, il faut bien entendu ajouter les effets de la flambée des prix de l’énergie, que ce soit le pétrole (-0,5 point) ou le gaz et l’électricité (-0,8 point). « Si l’on suppose que la situation d’avril 2022 va rester la même jusqu’à la fin de l’année, on s’attend à ce que les prix de l’énergie contribuent à accroître l’inflation au total de 4 points en 2022 (1,9 point en tenant compte des mesures de gouvernement), alors que ces produits représentent moins de 9 % de la consommation totale », souligne Mathieu Plane pour illustrer l’ampleur du problème.

En additionnant tout cela, ces différents chocs pourraient donc amputer la croissance française de 2,3 % de PIB cette année.

Finances–vers une inflation encore plus forte

Finances--vers une inflation encore plus forte

 

 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Economie-vers une inflation encore plus forte

Economie-vers une inflation encore plus forte

 

 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Vers une inflation encore plus forte

Vers une inflation encore plus forte

 

Economie: S’attendre à une inflation encore plus forte

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Prix-Une inflation encore plus forte à attendre

Prix-Une inflation encore plus forte à attendre 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Economie: S’attendre à une inflation encore plus forte

Economie: S’attendre à une inflation encore plus forte

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

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