Archive pour le Tag 'forte'

Inde: Narendra Modi remporte une victoire mais moins forte

 

Inde: Narendra Modi remporte une victoire mais moins forte

 
Le premier ministre a remporté les élections législatives et reste aux commandes du pays pour un troisième mandat, mais avec une majorité moins forte qu’attendu.

 

Le premier ministre sortant, après dix ans de pouvoir ininterrompus, a emporté, mardi 4 juin, les élections législatives, avec une courte majorité, à l’issue d’un marathon de six semaines. Les résultats sont en cours de consolidation. Quelque 642 millions d’Indiens se sont déplacés, bravant la canicule qui s’est abattue sur le pays.

Il égale son illustre prédécesseur, Jawaharlal Nehru, le premier ministre de l’indépendance, élu à trois reprises. Mais sa victoire n’est pas à la hauteur de ses espérances. Narendra Modi avait demandé aux Indiens de lui accorder 370 sièges, 400 avec sa coalition, soit la majorité des deux tiers de la Lok Sabha, la Chambre basse du Parlement, requise pour modifier la Constitution. Il a échoué,.

Modi n’aura pas les moyens d’opérer de grands changements constitutionnels.
L’Etat de l’Uttar Pradesh, le plus peuplé d’Inde et l

Bourse de Paris : forte baisse

Bourse de Paris : forte baisse

L’inflation qui se maintient en Allemagne et aux États-Unis, l’attente nerveuse d’une baisse des taux d’intérêt toujours pas satisfaite ont pesé sur la bourse de Paris comme celle de New York. La Bourse de Paris  vient de connaître ce mercredi sa pire séance depuis début janvier, reculant fortement de 1,52%. La faute notamment à la hausse des taux d’intérêt obligataires et un rebond de l’inflation allemande qui servent de déclencheurs pour des prises de bénéfices. La bourse avait anticipé un peu trop les baisses de taux d’intérêt. Plusieurs étaient espérés en Europe comme aux États-Unis. Ces dernières tardent et sont même décalées dans le temps. En effet ne connaît qu’une seule baisse des taux en 2024. Devant ces incertitudes beaucoup d’opérateurs prennent leurs bénéfices d’autant que la bourse a beaucoup monté au cours de ces derniers mois. 

Dans le détail, l’indice vedette CAC 40 a abandonné 122,77 points à 7.935,03 points, tombant au plus bas depuis le 2 mai. Mardi, l’indice vedette CAC 40 avait déjà reculé de 0,92%. Un changement d’ambiance alors que la Bourse de Paris avait battu un nouveau record début mai, en atteignant plus de 8.256 points.

Principale publication de la séance, l’inflation en Allemagne est repartie à la hausse en mai pour la première fois depuis six mois, atteignant 2,4% sur un an et 0,1% sur un mois, deux chiffres pourtant conformes aux estimations des analystes sondés par Factset. L’indice des prix à la consommation harmonisé, qui sert à calculer l’inflation globale de la zone euro, est cependant ressorti à 2,8%, un peu plus qu’anticipé et bien au-dessus du chiffre du mois d’avril (2,4%).

 

 

« Il n’y a plus que deux baisses de taux anticipées en Europe et plus qu’une aux Etats-Unis » pour 2024, alors que les investisseurs en attendaient bien plus au début de l’année, ajoute-t-il.

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Pour rappel, pour calmer l’inflation galopante dans la zone euro, la BCE a augmenté les coûts d’emprunt à un rythme sans précédent à partir de juillet 2022. Son principal taux directeur, celui sur les dépôts, a ainsi atteint son plus haut historique, à 4%, tandis que le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal se situent respectivement à 4,50% et 4,75%. Mais depuis octobre dernier, l’institution a opté pour le statu quo, laissant, à chaque réunion, ses taux à un niveau inchangé.

Elle envisage désormais de les baisser et il semblerait que la date de sa prochaine réunion soit celle où cette décision sera actée. Il existe de « solides arguments en faveur d’une réduction des taux en juin », a ainsi estimé récemment le gouverneur de la Banque de Finlande Olli Rehn, qui compte parmi les vingt-cinq membres du conseil des gouverneurs de la BCE.

(Avec AFP)

La guerre soutient la forte croissance de la Russie

La guerre soutient la forte croissance de la Russie

Le produit intérieur brut de la Russie a augmenté de 5,4% sur un an au premier trimestre 2024, a annoncé vendredi l’agence nationale des statistiques, une croissance tirée par l’explosion des commandes militaires pour poursuivre l’assaut contre l’Ukraine. Cela marque une accélération, après une croissance de 4,9% au dernier trimestre de 2023, une expansion dont se vante la Russie qui estime avoir fait échouer les sanctions occidentales adoptées dans la foulée de l’assaut sur l’Ukraine en 2022.

Depuis deux ans, l’effort de guerre est en réalité devenu le moteur de l’économie russe. Au premier trimestre, l’activité en Russie a aussi été poussée par des prix favorables sur les marchés des hydrocarbures. Les dépenses totales de l’État ont explosé de 20% sur un an, selon le ministère russe des Finances.

Trafic de drogue en 2023: forte hausse

Trafic de drogue en 2023: forte hausse

Si l’on s’en tient au nombre d’interpellations pour trafic et usage de drogue , l’augmentation serait inférieure à 1 % d’après le ministère de l’intérieur. Par contre d’après les saisies le trafic aurait plutôt doublé avec en plus une augmentation importante des drogues de synthèse.

En réalité le nombre d’interpellations ou les saisies ne rendent pas compte de l’évolution du trafic qui ne cesse de se développer.

« La menace a atteint un niveau historiquement élevé », décrit sans fard la patronne de l’Office antistupéfiants (Ofast), Stéphanie Cherbonnier. « Aucun territoire n’est épargné. » Nourri par une forte demande – 5 millions de consommateurs réguliers de cannabis, 600.000 de cocaïne, selon l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) -, le marché national des stupéfiants produit un chiffre d’affaires annuel estimé à 3 milliards d’euros.

De début janvier à mi-novembre, la police a recensé 315 faits d’homicides ou tentatives entre malfaiteurs liés aux narcotrafics, en hausse de 57 % par rapport à la même période de 2022. Rien qu’à Marseille, la guerre à laquelle se livrent deux organisations criminelles concurrentes pour le contrôle du juteux marché de la drogue a fait 47 morts, pour l’essentiel des « petites mains du trafic ». D’autres villes sont gangrenées par cette violence : Nantes, Besançon, Toulouse, Avignon ou Nîmes ont connu cette année leur lot de règlements de comptes.En réalité toutes les villes mêmes les plus petites sont aujourd’hui contaminées par le trafic de drogue.

Selon les données de l’Ofast, 240.000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants en France, dont 21.000 à temps

D’après les chiffres communiqués par le ministère, les saisies en 2023 en France ont été de 4,15 millions de comprimés d’ecstasy et MDMA (contre 1,4 million en 2022) et 418 kg d’amphétamines et méthamphétamines (198 kg en 2022).

Consommation : Forte augmentation du prix des abonnements télécom

Consommation : Forte augmentation du prix des abonnements télécom

Comme la plupart des services par abonnement les tarifs discrètement mais sûrement s’envolent du fait de l’inflation générale mais aussi pour des motifs non justifiés par la nature de l’activité fournie aux clients même si les opérateurs justifient les investissements concernant la 5G ou la fibre.

Pour preuve que les hausses sont pas toutes justifiées, les opérateurs télécoms voient leurs revenus progresser de manière significative. Au troisième trimestre 2023, ceux-ci se sont élevés à 9,4 milliards d’euros, en progression de 2,4% sur un an. Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free profitent de l’envie des Français pour la fibre optique. « Le nombre de nouveaux abonnés nets à la fibre reste élevé, même s’il ralenti légèrement depuis près de deux ans », précise l’Arcep.

Au troisième trimestre, 3,4 millions de Français se sont convertis à cette technologie. Aujourd’hui, 20,6 millions de clients utilisent cette technologie, ce qui représente 64% du total des abonnements à haut et très haut débit.

La 5G, elle aussi, continue de séduire les Français. « Le nombre d’utilisateurs actifs progresse de plus d’un million par trimestre depuis le lancement commercial de la 5G en 2021 », constate l’Arcep. Au total, la France compte désormais 12,4 millions d’utilisateurs de cette nouvelle technologie mais dont les abonnements sont plus chers.

Forte augmentation du prix des abonnements télécom

Forte augmentation du prix desabonnements télécom

Comme la plupart des services par abonnement les tarifs discrètement mais sûrement s’envolent du fait de l’inflation générale mais aussi pour des motifs non justifiés par la nature de l’activité fournie aux clients même si les opérateurs justifient les investissements concernant la 5G ou la fibre.

Pour preuve que les hausses sont pas toutes justifiées, les opérateurs télécoms voient leurs revenus progresser de manière significative. Au troisième trimestre 2023, ceux-ci se sont élevés à 9,4 milliards d’euros, en progression de 2,4% sur un an. Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free profitent de l’envie des Français pour la fibre optique. « Le nombre de nouveaux abonnés nets à la fibre reste élevé, même s’il ralenti légèrement depuis près de deux ans », précise l’Arcep.

Au troisième trimestre, 3,4 millions de Français se sont convertis à cette technologie. Aujourd’hui, 20,6 millions de clients utilisent cette technologie, ce qui représente 64% du total des abonnements à haut et très haut débit.

La 5G, elle aussi, continue de séduire les Français. « Le nombre d’utilisateurs actifs progresse de plus d’un million par trimestre depuis le lancement commercial de la 5G en 2021 », constate l’Arcep. Au total, la France compte désormais 12,4 millions d’utilisateurs de cette nouvelle technologie mais dont les abonnements sont plus chers.

Défaillances d’entreprises : forte hausse de 35 %

Défaillances d’entreprises : forte hausse de 35 %

une 25e hausse mensuelle consécutive des défaillances d’entreprises qui atteignent 55.492, soit un bond de 34,4% par rapport à 2022.

« On constate finalement une évolution maîtrisée des défaillances en 2023, qui n’est que le signe d’un rattrapage après la période exceptionnelle du Covid », analyse Denis Le Bossé, président du cabinet de juristes d’affaires ARC. « Du côté des faillites, la tendance 2024 ne sera pas à la baisse. Il est peu probable qu’elles diminuent, elles pourraient même augmenter encore », prévoit celui qui constate une hausse des redressements.

Eau du robinet : forte augmentation prévisible des tarifs

Eau du robinet : forte augmentation prévisible des tarifs

Paradoxalement, on se félicite du net tassement de la consommation d’eau potable du robinet mais cette situation fragilise les équilibres financiers d’autant qu’il faut aussi moderniser le réseau. Un réseau globalement très vétuste. Une étude chiffre le volume d’eau prélevé pour la production d’eau potable en France métropolitaine à 5,3 milliards de m3 en moyenne depuis 2012, soit 220 litres par jour et par habitant en 2021. Cela représente 500 millions de m3 de moins en moyenne que dans les années 2000 alors que la population a augmenté. Notons que la tarification gagnerait à une plus grande transparence tellement les écarts de prix sont importants

Dans un avis voté le 29 novembre, le Conseil économique social et environnemental (Cese) parle lui aussi de hausse « inéluctable » du prix de l’eau. D’autant que le secteur s’estime « en première ligne » du changement climatique qui rend l’eau plus rare, pèse sur sa qualité et aiguise les conflits entre usagers.

En France, le prix de l’eau dépend de la commune ou l’intercommunalité de résidence. Les entreprises de l’eau assurent l’approvisionnement en eau potable de près de 60% des Français et la dépollution des eaux usées de 51% d’entre eux.

Selon l’étude BDO, le prix médian au robinet a atteint 4,02 euros TTC par m3 en 2021 (50% des Français payaient moins, 50% payaient plus), avec d’importantes disparités, de 0,89 à 10,95 euros TTC par m3.

Les différences s’expliquent par la géographie locale, des facteurs techniques comme la diminution des fuites sur le réseau, qui globalement s’améliore depuis dix ans en France selon les industriels du secteur. Le prix enfin dépend aussi de la présence ou non d’industries, de la saisonnalité de la population (tourisme) et surtout, des choix d’investissements.

Vins: Forte baisse de la production mondiale

Vins: Forte baisse de la production mondiale

La production mondiale de vin a chuté cette année de 7%, à son plus bas niveau depuis 1961, selon une estimation de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), publiée ce mardi 7 novembre. Notons par ailleurs des transformations structurelles liées au changement de consommation au profit par exemple de la bière ou encore du rosé qui remplace le vin rouge progressivement. Par ailleurs, le réchauffement climatique remet en cause certaines conditions de production.

Pour Inaki Garcia de Cortazar-Atauri, de l’institut de recherche agronomique Inrae « on peut faire le constat qu’on a de plus en plus d’événements extrêmes récurrents » comme les canicules qui se rajoutent à des fléaux connus depuis longtemps comme le mildiou, complète ce spécialiste de l’impact du changement climatique sur l’agriculture. Notons que la France conserve une production à peu près stable cette année mais qu’elle est cependant concernée par les changements évoqués.

L’Italie, se retrouve particulièrement touchée et perd sa place de premier producteur mondial. La France, avec une production stable, redevient quant à elle le premier fournisseur de vin au monde devant l’Italie, où la production a chuté de 12%, relève l’OIV dans sa première évaluation des vendanges 2023. Dans l’hémisphère nord, à l’instar de l’Italie, la production viticole a particulièrement pâti de divers aléas en Espagne (-14%) et en Grèce (-45%).

En France, même si la production se stabilise dans son ensemble, il existe de fortes disparités, relève l’OIV. Le Bordelais et la région du sud-ouest ont fait face à la propagation du mildiou tandis que le Languedoc-Roussillon a été affecté par des vagues de chaleur et la sécheresse.

En revanche, des volumes « particulièrement importants » sont attendus dans le Cognac, en Corse et en Champagne, souligne l’OIV. En Bourgogne, les vignerons misent cette année sur une récolte prometteuse.

Quelques pays ont en revanche tiré leur épingle du jeu, à commencer par les Etats-Unis, qui conservent leur place de 4e fournisseur mondial, à la faveur de températures fraîches et de fortes pluies hivernales dans les régions viticoles de Napa et de Sonoma.

La baisse de la production n’est toutefois pas forcément une mauvaise nouvelle, relève l’OIV :

« Avec une consommation mondiale en déclin et des stocks élevés dans de nombreuses régions du monde, cette faible production attendue pourrait rééquilibrer le marché mondial », souligne l’organisation.

Forte baisse de la production mondiale de vin

Forte baisse de la production mondiale de vin

La production mondiale de vin a chuté cette année de 7%, à son plus bas niveau depuis 1961, selon une estimation de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), publiée ce mardi 7 novembre. Notons par ailleurs des transformations structurelles liées au changement de consommation au profit par exemple de la bière ou encore du rosé qui remplace le vin rouge progressivement. Par ailleurs, le réchauffement climatique remet en cause certaines conditions de production.

Pour Inaki Garcia de Cortazar-Atauri, de l’institut de recherche agronomique Inrae « on peut faire le constat qu’on a de plus en plus d’événements extrêmes récurrents » comme les canicules qui se rajoutent à des fléaux connus depuis longtemps comme le mildiou, complète ce spécialiste de l’impact du changement climatique sur l’agriculture. Notons que la France conserve une production à peu près stable cette année mais qu’elle est cependant concernée par les changements évoqués.

L’Italie, se retrouve particulièrement touchée et perd sa place de premier producteur mondial. La France, avec une production stable, redevient quant à elle le premier fournisseur de vin au monde devant l’Italie, où la production a chuté de 12%, relève l’OIV dans sa première évaluation des vendanges 2023. Dans l’hémisphère nord, à l’instar de l’Italie, la production viticole a particulièrement pâti de divers aléas en Espagne (-14%) et en Grèce (-45%).

En France, même si la production se stabilise dans son ensemble, il existe de fortes disparités, relève l’OIV. Le Bordelais et la région du sud-ouest ont fait face à la propagation du mildiou tandis que le Languedoc-Roussillon a été affecté par des vagues de chaleur et la sécheresse.

En revanche, des volumes « particulièrement importants » sont attendus dans le Cognac, en Corse et en Champagne, souligne l’OIV. En Bourgogne, les vignerons misent cette année sur une récolte prometteuse.

Quelques pays ont en revanche tiré leur épingle du jeu, à commencer par les Etats-Unis, qui conservent leur place de 4e fournisseur mondial, à la faveur de températures fraîches et de fortes pluies hivernales dans les régions viticoles de Napa et de Sonoma.

La baisse de la production n’est toutefois pas forcément une mauvaise nouvelle, relève l’OIV :

« Avec une consommation mondiale en déclin et des stocks élevés dans de nombreuses régions du monde, cette faible production attendue pourrait rééquilibrer le marché mondial », souligne l’organisation.

Antisémitisme en forte hausse en France: 719 événements en trois semaines

Antisémitisme en forte hausse en France: 719 événements en trois semaines

Une montée inquiétante de la haine en France de nature antisémite ; des événements qui en outre s’ajoutent aux violences potentielles de certains quartiers. Bref un climat d’insécurité qui mériterait autrement que les rustines successives du gouvernement.

« 719 événements ou incidents antisémites » ont été recensés en France depuis le 7 octobre dernier et les attaques du Hamas en Israël.

Selon le ministre de l’Intérieur, l’augmentation de ces signalements peut s’expliquer « peut-être parce qu’il y a davantage de policiers et de gendarmes sur le terrain, il y a eu aussi beaucoup d’interpellations puisque nous en sommes à 389 interpellations en lien avec ces incidents ».

En parallèle, le nombre de signalements sur la plateforme Pharos pour « menaces, propos antisémites ou apologie du terrorisme » s’élevait ce jeudi matin à 4.948.

À titre de comparaison, sur toute l’année 2022, 436 actes antisémites avaient été perpétrés en France, selon un décompte rendu public par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

depuis ces attaques terroristes. Emmanuel Macron avait d’ailleurs appelé à être « impitoyables avec les porteurs de haine ».

Moral des chefs d’entreprise : forte dégradation

Moral des chefs d’entreprise : dégradation

D’une certaine manière le moral des chefs d’entreprise et en cohérence avec une conjoncture de plus en plus maussade qui se caractérise par une quasi stagnation de la croissance en cette deuxième partie de l’année..

D’après l’INSEE, la conjoncture se noircit assez nettement et une majorité de chefs d’entreprise prévoient une contraction des affaires dans les prochains mois. L’indicateur qui synthétise l’opinion des patrons est tombé à 98 en octobre (- 2 points par rapport à septembre), passant sous sa moyenne de longue période, fixée à 100, a indiqué l’Insee jeudi. Quant à l’indicateur du climat de l’emploi, il se replie légèrement lui aussi, tout en restant au-dessus de sa moyenne de longue période. Ces chiffres signifient qu’une majorité de chefs d’entreprise prévoient une contraction des affaires dans les prochains mois. Pire, ce décrochage n’est plus l’apanage d’un seul pan du tissu économique français. Tous les secteurs voient, à des degrés divers, leurs voyants passer au rouge.

Activité économique France : forte baisse en Septembre

Activité économique France : forte baisse en Septembre

Contrairement aux affirmations des institutions comme la Banque de France ou encore comme le gouvernement, la croissance n’est nullement en hausse.( Récemment la banque de France a révisé en hausse de la croissance pour s’aligner sur les prévisions du gouvernement avec + 1 % du PIB ). Depuis déjà des semaines, l’évolution baissière du moral des entreprises indiquait déjà le ralentissement. Le troisième et le quatrième trimestre devrait être moins favorables à l’activité économique. Au total, on aura bien du mal à atteindre les 1 % prévus pour le PIB. En cause, évidemment l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat et donc sur la consommation qui alimente la croissance. Les tendances des prix de l’énergie ne vont pas améliorer la situation.

Selon l’indice PMI Flash publié vendredi par le cabinet S&P Global, l’activité du secteur privé a connu en septembre son plus fort repli depuis le mois de novembre 2020 avec un indice de 43,5, contre 46 en août. Pour rappel, un indice en dessous de 50 signifie une contraction de l’activité économique.

Les entreprises ont moins augmenté leurs prix auprès de leurs clients en septembre. (Crédits : Reuters)
Le mois de septembre marque le plus fort recul de l’activité économique du secteur privé depuis le mois de novembre 2020. . La France affiche un indice 43,5 en septembre, après avoir atteint 46 en août. Pour rappel, un indice supérieur à 50 marque une expansion de l’activité tandis qu’un chiffre inférieur à ce seuil indique une contraction.

Ce fort ralentissement, qui devra être confirmé par une deuxième estimation en octobre « reflète principalement un environnement défavorable à la demande », selon S&P Global. Ainsi, le PMI Flash publié vendredi « clôture un troisième trimestre difficile pour l’économie française, la baisse de l’activité globale s’étant accélérée de façon continue depuis le mois de juin », pointe le communiqué.

« Le rythme de la croissance pour ce troisième trimestre se rapproche de la stagnation, notre modèle de prévision immédiate suggérant en effet une hausse du PIB français d’à peine 0,2% », a estimé Norman Liebke, économiste à la Hamburg Commercial Bank qui publie l’indicateur avec S&P Global.

Le phénomène de ralentissement économique dans le privé n’est cependant pas uniquement cantonné à la France. L’activité du secteur privé en zone euro a lui aussi continué de se replier en septembre, mais à un rythme un peu moindre que le mois précédent, toujours selon l’indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global. L’indice, calculé sur la base de sondages d’entreprises, s’est redressé à 47,1 en septembre, après 46,7 en août (chiffre révisé), mais il reste toujours dans le rouge.

Le produit intérieur brut des 20 pays partageant la monnaie unique avait seulement très légèrement progressé au premier trimestre (+0,1%) et au deuxième (+0,1%). La Commission européenne anticipe un ralentissement sur la deuxième partie de l’année. Elle a récemment revu en baisse sa prévision pour l’ensemble de 2023, tablant sur une croissance du PIB de 0,8%, avant un redressement à +1,3% en 2024.

Prix pétrole: forte hausse

Prix pétrole: forte hausse

En cause aussi dans cette augmentation une demande qui ne faiblit pas autant que prévu car la croissance mondiale semble mieux résister qu’attendu

L’Arabie saoudite va prolonger d’un mois la réduction de sa production de pétrole d’un million de barils par jour entamée en juillet, ce qui menace logiquement de faire grimper encore plus les prix du pétrole. Cette mesure pourrait encore être « prolongée » au-delà de cette période, voire « prolongée et renforcée », selon le ministère saoudien de l’Energie dans un communiqué. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a gagné 1,60% à 87,55 dollars, un sommet depuis janvier. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, a pris 1,78% à 84,40 dollars, un plus haut depuis novembre 2022.En cause notamment les restrictions de production de l’Arabie Saoudite.

L’Arabie saoudite a annoncé la semaine dernière la prolongation de ses réductions volontaires de production d’un million de barils par jour jusqu’à septembre. La Russie a divulgué dans la foulée une réduction de ses exportations de pétrole de 300.000 barils par jour. Les cours du pétrole profitaient aussi du retour de l’appétit pour le risque des investisseurs et du repli du dollar, après qu’un responsable de la Réserve fédérale américaine a estimé mardi que les taux de l’institution pourraient rester stables lors de la prochaine réunion, en septembre. Les achats de pétrole, libellés en dollar, sont en effet plus attractifs pour les investisseurs utilisant des devises étrangères, la dépréciation du billet vert augmentant leur pouvoir d’achat.

Epargne en forte hausse, pourquoi ?

Epargne en forte hausse, pourquoi ?


Nouvelle collecte record pour le Livret A (qui atteint autour de 400 milliards) au premier semestre de cette année. Les Français * épargnent « parce qu’ils ont peur de l’avenir. Il y a de l’anxiété sur la situation économique, sur le pouvoir d’achat », analyse un économiste.

* ceux qui le peuvent de manière significative soit autour de 30% de la population

« Pour de l’argent de court terme, il n’y a pas mieux aujourd’hui » que le Livret A, estime samedi 22 juillet sur franceinfo Philippe Crevel, économiste et directeur du Cercle de l’épargne. Le Livret A a enregistré une collecte record au premier semestre 2023, avec un surplus de 25,84 milliards d’euros déposé dessus par rapport aux retraits effectués par les épargnants. L’économiste explique que si les épargnants veulent dépasser le taux de 3 %, « il faut prendre des risques et aller sur des valeurs qui vont fluctuer en fonction des marchés ». Mais Philippe Crevel rappelle que « les Français sont un peu réticents à prendre ce genre de risques ».

: Comment expliquer la collecte record du Livret A au premier semestre 2023 ?

Philippe Crevel : Depuis que le Livret A a été banalisé, c’est-à-dire distribué par tous les réseaux bancaires en 2009, jamais il n’avait collecté autant sur les six premiers mois de l’année. Les Français privilégient l’épargne sur la consommation. Depuis le début de l’année, à peu près 18 % du revenu des ménages est épargné et c’est le Livret A qui en bénéficie en premier parce que son taux de rémunération a été augmenté à trois reprises entre le 1er février 2022 et le 1er février 2023, avec un taux de 3 %. C’est inférieur au niveau de l’inflation, mais par rapport aux autres placements, c’est un placement attractif. Les ménages sortent l’argent des comptes courants qui s’était accumulé pendant la crise sanitaire pour le mettre sur ce placement, largement diffusé.

Pourquoi les Français épargnent-ils en ce moment ?

Parce qu’ils ont peur de l’avenir. Il y a de l’anxiété sur la situation économique, sur le pouvoir d’achat. [Les Français se demandent] si demain [ils pourront] faire face à des dépenses qui pourraient coûter plus cher en raison de l’inflation, alors par précaution, ils épargnent.

Le Livret A est-il, selon vous, un bon choix de placement ?

Pour de l’argent de court terme, il n’y a pas mieux aujourd’hui. 3 %, c’est un taux relativement élevé. Il y a simplement le livret d’épargne populaire qui offre un rendement supérieur, avec 6,1 % actuellement et à partir du 1er août, 6 %. Mais ce livret est réservé aux personnes qui globalement ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu. Alors si on veut dépasser ce 3 %, il faut prendre des risques et aller sur des valeurs qui vont fluctuer en fonction des marchés. On sait que les Français sont un peu réticents à prendre ce genre de risques.

À l’échelle globale, avoir trop d’épargne, est-ce bon pour l’économie ?

On oppose toujours épargne et consommation. Depuis le début de l’année, la consommation est un petit peu en panne, donc ça pénalise la croissance. Mais il ne faut pas non plus dire que l’épargne ne sert à rien. L’épargne mise sur le Livret A finance le logement social et les collectivités locales ; et le Livret développement durable et solidaire, le petit cousin du Livret A, finance les PME et un petit peu la transition énergétique, donc ce n’est pas forcément négatif. Nous avons besoin d’épargne pour le financement de l’économie des entreprises. Cette épargne doit être mobilisée, orientée vers cet objectif de la transition énergétique.

Le gouvernement a prévu [dans le projet de loi sur l'industrie verte, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 juillet] un nouveau produit à destination des jeunes, le plan d’épargne avenir climat. Celui-ci vise à inciter les parents et grands-parents à mettre de l’argent pour financer la transition énergétique à travers ce Livret qui ressemblera au Livret A. Il faut que l’argent aujourd’hui collecté sur les différents produits d’épargne serve à décarbonner l’économie.

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