Archive pour le Tag 'forme'

Budget européen : une protestation pour la forme du parlement

Budget européen : une protestation pour la forme du parlement

Les négociations particulièrement difficiles relatives au plan de soutien de l’économie européenne récemment décidé par les chefs d’État n’a été accepté qu’au prix d’une certaine diminution du budget habituel de l’Europe ( pour la période de 2021 à 2027). Du coup, le Parlement se fâche et menace même de ne pas voter. Quelques agitations de députés sont sans doute à prévoir, elles seront cependant surmontées après quelques concessions plus ou moins réelles  et le projet de budget européen sera adopté.

 Dans une résolution adoptée jeudi, le Parlement européen prévient qu’il « n’accepte pas en l’état » le futur budget communautaire, revu à la baisse sur l’autel du plan de relance. Ursula von der Leyen a reconnu que les coupes concédées sont « une pilule dure à avaler », manière d’appeler, elle aussi, les Etats membres à un effort supplémentaire.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné, jeudi à Bruxelles devant le Parlement européen, ses propres regrets face à la faiblesse du budget européen prévu pour la période 2021-2027.

Charles Michel, président du Conseil européen, s’est avant tout félicité d’« un signal de confiance, de robustesse » permettant aux Européens de « renouveler pour 30 ans leurs voeux de mariage » (la durée du futur emprunt qui financera la relance). Mais Charles Michel, présidente de la Commission européenne, n’a pas caché que les coupes consenties dans le budget européen (et dans les pans du plan de relance devant le compléter) constituent « une pilule dure à avaler, et je sais que cette assemblée ressent la même chose »« Nous ne l’avalerons pas », a de suite prévenu Manfred Weber, le patron du PPE (droite), le premier groupe du Parlement.

Déconfinement : un vote pour la forme

Déconfinement : un vote pour la forme

Il se confirme de plus en plus que le Parlement est mis sous tutelle du gouvernement. Plus précisément ,l’assemblée et le Sénat ne servent  à peu près rien en France. D’abord parce qu’ils ne sont pas consultés sur les enjeux stratégiques et quand ils le sont, des majorités viennent bloquer tous réels débat. La situation actuelle à l’Assemblée nationale est encore pire que sous les gouvernements précédents. En effet le gouvernement peut s’appuyer sur une très large majorité de courtisans et d’amateurs entrés en politique par hasard et qui doivent tout à Macron. La plupart monde ne peuvent se prévaloir du moindre engagement politique ou citoyen avant cette élection comme député. Du coup cette majorité peut facilement être manipulée.

 

Pour donner un vernis démocratique au plan de des confinements du gouvernement, il y aura donc un débat mais limité à 24 heures intégrant notamment la poursuite de l’état d’urgence jusqu’à mi-juillet et des confinements maintenus pour les activités regroupant des publics. Une exception toutefois l’école où le Premier ministre a bien du mal à s’expliquer sur les contradictions entre le comité scientifique et le gouvernement. On connaît Édouard Philippe il compensera sans doute le flou de ses orientations par une longueur particulièrement excessive de son intervention. Ce débat ultrarapide à l’assemblée a été très critiqué par l’opposition. Par exemple parles Républicains (LR), et Fabien Di Filippo. “On nous demande immédiatement de voter un chèque en blanc au gouvernement qui a quand même depuis le début de cette crise beaucoup tâtonné, beaucoup commis d’erreurs, beaucoup montré de revirement”, a-t-il dit sur France info.

“Un vote unique sur le plan déconfinement (et donc sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel) et avec un nombre aussi réduit de députés, ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant”, a ainsi tweeté ce week-end le député La République en marche (LaRem) Aurélien Taché.

Opposé au “tracking”, son collègue Sacha Houlié a estimé que “la marginalisation et l’effacement du débat sur le traçage numérique” consacrait “l’illégitimité d’y recourir comme l’inefficience de l’outil.”

Soulignant les consultations tous azimuts de ces derniers jours, l’exécutif justifie, lui, cette accélération du calendrier par la nécessité d’aller vite à deux semaines de la date prévue pour le déconfinement qui va nécessiter de nombreux ajustages avec les maires et les préfets.

Le plan de déconfinement devrait tracer les grandes lignes concernant le retour à l’école, la reprise du travail dans les entreprises et la fonction publique, la relance des transports publics, l’approvisionnement en masques et la politique des tests. La question de la réouverture des bars, cafés et restaurants, fermés depuis le 16 mars en France, a pour sa part été renvoyée à fin mai.

La Convention citoyenne: nouvelle forme de démocratie ? une escroquerie !

La Convention citoyenne: nouvelle forme de démocratie ?  une escroquerie !

 

Hélène Landemore, professeure de sciences politiques dans une tribune au Monde non seulement tresse des lauriers  à la fameuse convention citoyenne sur le climat dont pratiquement personne ne parle mais en plus fantasme en imaginant qu’il  pourrait s’agir là d’une nouvelle forme de démocratie non seulement en France mais pour toute la planète!  Il faudrait sans doute en rire si ce n’était pas ridicule. Le pire,  c’est que l’intéressée reconnaît qu’il est bien trop tôt pour parler du contenu et des propositions de cette convention, elle n’en dit pas un mot . Et pour cause, rien de significatif n’est encore sorti ; ce qui n’est guère étonnant compte tenu de la complexité du sujet et des enjeux qui ne sauraient être traités en quelques semaines par des citoyens ignorants de la problématique. La Convention citoyenne est évidemment une manipulation démocratique voulue par le président afin  une nouvelle fois de s’affranchir des organisations intermédiaires qui sur le sujet travaillent  depuis des dizaines d’années et ont forcément acquis compétences et expériences. La lecture de cette tribune vaut quand même le détour pour la légèreté et l’inconsistance de son argumentaire. Une preuve supplémentaire que les sciences politiques sont souvent du bla-bla, en plus parfois très partisan.

« La Convention Citoyenne sur le climat vient de terminer sa cinquième session, avec seulement deux rencontres supplémentaires avant de devoir rendre ses propositions au gouvernement début avril. Cette convention, qui rassemble 150 citoyens français tirés au sort depuis octobre 2019, réfléchit à la meilleure manière de réduire de 40 % (par rapport à leur niveau de 1990) les émissions de gaz à effet de serre de la France d’ici à 2030, le tout dans un esprit de justice sociale. S’il est encore trop tôt pour parler du contenu et de l’avenir de ces propositions, on peut poser d’autres questions : qu’a accompli cette convention jusqu’à présent et que représente-t-elle, plus largement, dans ce moment de crise de la démocratie que nous traversons ?

La première chose à dire, c’est que cette Convention citoyenne a déjà accompli une tâche historique. Elle fonctionne bien – dans son organisation logistique comme dans ses délibérations – et elle est visible, faisant l’objet d’une couverture médiatique importante en France et, de plus en plus, à l’étranger. Elle fait ainsi la démonstration empirique, symboliquement importante, qu’impliquer des citoyens ordinaires sur des enjeux politiques complexes au niveau national est possible, même dans un pays aussi grand et multiculturel que la France.

Jusqu’ici, les assemblées et processus délibératifs ayant bénéficié d’une visibilité similaire avaient été mis en place au niveau infranational (par exemple, en Colombie-Britannique et dans l’Ontario, au Canada), ou dans des pays considérés comme trop petits ou trop homogènes (l’Islande, l’Irlande) pour que leur exemple puisse être généralisé. Le « grand débat national » lui-même, que cette assemblée vient en un sens compléter, n’avait permis de vraies délibérations qu’au niveau local (notamment dans les 21 assemblées régionales tirées au sort).

Cette convention marque donc une avancée importante pour la démocratie délibérative, à savoir l’ensemble des théories et pratiques qui placent au cœur de la légitimité démocratique l’échange raisonné entre citoyens libres et égaux. La convention citoyenne française est, à cet égard, un jalon sur le plan international. Elle a déjà suscité des ambitions accrues au Royaume-Uni, où a démarré, le 25 janvier, une assemblée citoyenne sur le climat (« UK citizen’s climate assembly »), et en Espagne, qui vient d’annoncer la tenue d’une convention sur le modèle français. Elle va sans doute, aussi, donner plus d’audace à ceux qui aimeraient passer à des échelles supérieures sur les enjeux climatiques ou autres, par exemple ceux de l’Union européenne et, pourquoi pas, de la planète. »

 

 

Gilets jaunes : on ne forme pas un militant en quelques semaines

Gilets jaunes : on ne forme pas un militant en quelques semaines

 

Les gilets jaunes ont eu le mérite de faire émerger la colère contre l’injustice fiscale et sociale. Mais  les inconséquences des leaders autoproclamés vont tuer le mouvement. Faute de structuration, ces leaders autoproclamés n’existent que grâce à la bienveillance des médias. Le problème c’est que ces responsables n’ont aucune légitimité démocratique et surtout aucune expérience sociale et militante. Les partis politiques comme les syndicats ne sont pas sans défauts mais ils savent que pour former un militant il faut un minimum de 5à 10 ans d’abord pour se rôder au rite démocratique d’une organisation de masse, d’autre part pour se former et s’approprier la problématique socio- économique. Or la plupart des leaders des gilets jaunes n’ont pour idéologie qu’un ego surdimensionné qui brasse des concepts idéologiques souvent sulfureux. Ils n’ont aucune expérience de la conduite d’un mouvement de masse et ne cesse d’accumuler les erreurs qui conduiront à l’extinction totale du mouvement. Les gilets jaunes sont engagés dans une spirale infernale bien connue dans les mouvements sociaux à savoir que plus la participation diminue et plus les radicaux durcisse le mouvement écartant encore un peu plus la participation des plus modérés. Il y a deux manières de tuer un mouvement, soit de l’arrêter brutalement sans obtenir la moindre satisfaction ce qui provoque évidemment déception et rancœur. Une autre consiste à utiliser l’épuisement des troupes. Ce que pratiquent régulièrement les gauchistes dans les mouvements sociaux d’entreprise. De toute manière pour eux ce ne sont pas les résultats qui comptent mais le nombre de nouveaux pseudos révolutionnaires qui viennent renforcer leurs micros organisations. On objectera que les pouvoirs publics portent aussi une grave responsabilité car il y a longtemps que le gouvernement aurait dû solliciter les corps intermédiaires organiser une vraie négociation débouchant sur des perspectives concrètes. Au lieu de cela, on a choisi le dialogue direct avec l’opinion en organisant un grand débat, certes pas tout à fait inutile, mais dont le débouché ne pourra conduire qu’à une immense déception compte tenu de l’écart immense entre les espérances et les marges de manœuvre du gouvernement. D’une certaine manière la gestion de ce mouvement social aura  été calamiteuse tant de la part des leaders autoproclamés des gilets jaunes que de la part du gouvernement.

Sylvain Maillard (LREM), le bulldozer, veut reconnaître l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme

Sylvain Maillard (LREM), le bulldozer,  veut reconnaître l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme

 

 

 

 

Il est clair que toute forme d’antisémitisme mérite d’être dénoncée et surtout sanctionnée. De ce point de vue, des propos tenus à l’égard du philosophe Finkielkraut, en marge de la manifestation parisienne des «gilets jaunes» sont intolérables. Pour autant se saisir de cet événement pour une nouvelle fois réglée cette question paraît sans doute précipité. L’initiateur de cette loi et le bulldozer Sylvie Sylvain Maillard, ancien entrepreneur qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle par exemple quand il considère qu’être SDF et vivre dans la rue est un choix des intéressés. L’idéologie condescendante et méprisante de quelqu’un qui sans doute a réussi sur le plan économique mais qui paraît un peu court au niveau idéologique et philosophique, aussi au niveau politique (même si l’intéressé de 44 ans a déjà slalomé entre quatre ou cinq partis). Un peu de connaissances juridiques et philosophiques ne serait pas inutile pour traiter cette question complexe. D’abord il faudrait perdre l’habitude de régler par une loi chaque fois qu’un problème émerge avec force dans les médias. Deuxièmement il conviendrait de prendre du recul sur la définition exacte du sionisme. Autant la reconnaissance d’Israël en tant que pays ne peut être contestée, autant le sionisme assimilé à une extension sans limite des territoires et plus que discutable. Ce qui évidemment ne dédouane pas les responsabilités des autorités palestiniennes. Un autre bulldozer à savoir Manuel Valls avait été l’un des premiers à considérer que les deux notions d’antisionisme et d’anti sémitique étaient synonymes,  cela alors que l’intéressé était à Matignon et qu’il intervenait en 2016 devant le dîner du Crif. Avant de se prononcer éventuellement l’Assemblée nationale ferait bien d’engager une réflexion dans un groupe composé notamment de juristes et de philosophes. Notons que les dispositions actuelles de la loi permettent de poursuivre et de sanctionner ceux qui manifestent  publiquement des sentiments d’anti sémitisme. Il y a la sémantique, mais aussi l’intention, la posture et le profil des coupables

Un Haut conseil pour le climat (Macron) : une forme de foutage de gueule

 

Un Haut conseil pour le climat (Macron) : une forme de foutage de gueule

 

En guise de réponse aux gilets jaunes Macron sort la vieille recette de la mise en place d’un machin administratif, un « haut »conseil. Il faut savoir qu’il existe en France au moins une centaine   de conseils nationaux (personnellement j’ai été vice président  de l’un d’eux- le conseil national des transports- pendant 25 ans). Ces conseils ne sont évidemment pas démocratiques car la désignation des membres relève de la volonté et des fantaisies du prince qui gouverne ou du ministre qui chapeaute le champ d’activité. Certes des discussions ne sont pas toujours sans intérêt. Cela permet d’approfondir certains aspects voire de faire confronter des points de vue différents. Mais la problématique de  politique générale pénètre rarement dans ses institutions dites de sages (on entend par là surtout les vieilles barbes des plus hauts corps de l’État et/ou des fonctionnaires qui dépendent du gouvernement ; Tout au plus deux ou trois vrais experts). . Or la problématique des gilets jaunes met en cause des aspects fondamentalement politiques quant au choix économiques, énergétiques, technologiques et sociaux sans parler des dimensions démocratiques. Le nom choisi par Macron témoigne à l’évidence de la restriction du champ de réflexion de ce Haut conseil limité à la question du climat alors qu’il faut articuler ce problème avec la nécessité de mettre en place une politique de transition énergétique sociale juste et pertinente ; par ailleurs c’est toute la fiscalité qui est en cause sans parler de l’orientation génarale du gouvernement.  Le président Emmanuel Macron annoncera donc mardi la création d’un « Haut conseil pour le climat » composé d’experts, indique le JDD, citant l’Élysée.  Devant être annoncée lors de la présentation de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’installation de cette structure placée sous l’autorité du Premier ministre est destinée « à susciter moins de crispations » sur la « politique énergétique et ses conséquences fiscales », précise l’hebdomadaire du dimanche.  La semaine précédente, Édouard Philippe avait écarté l’idée d’une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un « pacte social de la conversion écologique », comme l’avait demandé le numéro un de la CFDT Laurent Berger. Il estimait que ce n’était pas ce que « demandent les gilets jaunes ». Pour répondre aux « gilets jaunes » comme aux propositions de certains syndicats d’ouvrir des négociations sociales, Emmanuel Macron va « donner le cap sur la transition écologique », devant les membres du Conseil national de la transition écologique ( un conseil de plus !), composé d’élus, de syndicats, d’ONG et d’associations, dans l’objectif la rendre « acceptable », avait expliqué l’Élysée à l’AFP vendredi. Le Haut conseil pour le climat sera « doté de moyens » et pourra « intervenir sur toutes les politiques publiques » en ayant en charge de s’assurer de « la soutenabilité sociale et économique » de ces politiques, a expliqué l’Élysée au JDD. Pour parler vulgairement, on ne remettre pas en cause le cap ou la méthode mais on recherche la vaseline pour faire passer le tout.

 

Gaston René Bessay

Droit d’auteur sur internet: une forme de censure

Droit d’auteur sur internet: une forme de censure

La cour de justice européenne reconnaît le droit d’auteur des photographies. En clair, elle interdit la reproduction sans accord de l’auteur. Certes on comprend que des œuvres intellectuelles et artistiques doivent être protégées mais systématiser cette protection pour toutes les productions relève de la censure. En effet, si cela concerne pour l’instant la photographie, cette décision pourrait être éventuellement étendue à l’information écrite. On pourra toujours démontrer qu’un article s’est inspiré d’un auteur. Cela va évidemment à l’encontre de la liberté initiale d’Internet non seulement maintenant confisquée par les grandes plates-formes mais aussi par des intérêts mercantiles. Cet arrêt pourrait marquer le début d’une vaste série de recours.
Les juges européens étaient saisis par la justice allemande d’un contentieux entre un photographe et les autorités régionales du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie. Le photographe, Dirk Renckhoff, avait autorisé un site consacré aux voyages à publier une de ses photos de la ville de Cordoue. Une lycéenne l’a téléchargée à partir de ce site (où il était librement accessible) pour illustrer un exposé. La photo a ensuite été reproduite sur le site internet de son établissement scolaire sans autorisation de son auteur. Dans son arrêt rendu mardi, la Cour européenne juge que “la mise en ligne sur un site internet d’une photographie librement accessible sur un autre site internet avec l’autorisation de l’auteur nécessite une nouvelle autorisation de cet auteur. . Une conception qu’on peut défendre pour des productions vraiment artistiques mais qui pour les autres laissent dégager une forte odeur de corporatisme et d’argent.

Subway : une forme d’ubérisation du commerce

 Subway : une forme d’ubérisation du commerce

Il y a l’ubérisation classique qui consiste à transformer des salariés en esclave avec le statut d’auto entrepreneur. Pour résumer on impose des rémunérations dérisoires, on transfère les coûts sociaux et financiers et on impose les conditions de production. La même chose qui se produit dans certaines marques franchisées. Cette fois c’est la rémunération du franchiseur Subway qui est exorbitante avec en plus l’imposition de conditions qui contraignent des magasins franchisés à travailler une centaine d’heures par semaine. Soit pratiquement trois fois plus qu’un salarié et avec souvent une rémunération inférieure et de nombreuses faillites. L’État a donc assigné la chaîne de sandwicheries en justice. En cause : des pratiques abusives avec ses franchisés, dont plusieurs ont fini par mettre la clé sous la porte. En janvier 2017, la chaîne de sandwicheries a été assignée en justice par l’État qui, selon Capital, lui reproche une multitude de pratiques contraires au droit français. Dans le viseur: le contrat passé entre le groupe américain et ses franchisés dans l’hexagone, incluant une série de contraintes que Bercy considère comme démesurées.

Volkswagen : en forme malgré les scandales de pollution

Volkswagen : en forme malgré les  scandales de pollution

 

Il faut vraiment que Volkswagen ait  les reins solides pour pouvoir présenter des résultats financiers finalement satisfaisants en 2017 alors que depuis 2015 la marque a dû avaler 25 milliards d’amendes à propos du trucage de la pollution. D’autres entreprises auraient coulé sous le poids de ces charges tout à fait exceptionnelles. Volkswagen n’a pas tout à fait fini avec ses affaires puisque la marque prévoit de verser encore  plusieurs  milliards d’amendes en 2018. Visiblement ces scandales (qui ont aussi affecté d’autres marques) n’ont pas trop terni l’image de Volkswagen qui produit toujours plus de 10 millions de véhicules ni affaiblis sa capacité de gestion Fin novembre, le président du directoire du groupe aux 12 marques (dont VW, Audi, Porsche, Skoda ou encore Seat) avait dit que le record de 10,3 millions de voitures vendues en 2016 était bien parti pour être battu cette année vu des tendances de novembre et de décembre. Fin octobre, le constructeur relevé son objectif de bénéfice annuel dans la foulée de l‘annonce d‘un bénéfice d‘exploitation largement supérieur aux attentes au troisième trimestre, grâce notamment aux économies réalisées par son pôle automobile. Le 20 novembre, Volkswagen a en outre relevé ses objectifs de ventes pour 2020 grâce à la demande croissante pour ses nouveaux modèles de SUV dans des marchés émergents comme le Brésil ou la Russie et a également revu à la hausse sa prévision d‘un bénéfice imposable en dépit d‘une augmentation de ses investissements dans les véhicules électriques.  Il y a deux semaines, le directeur financier du groupe Frank Witter a dit que Volkswagen s‘attendait à sortir pour quatre à cinq milliards d‘euros de liquidités l‘an prochain en lien avec le scandale du Dieselgate. L‘estimation pour 2018 est inférieure à celle de 17 milliards d‘euros au maximum retenue pour cette année.

Biodiversité :une loi en forme d’auberge Espagnole

  •  Biodiversité  :une loi en forme  d’auberge Espagnole

 

  • La  »loi Biodiversité » c’est un peu comme la loi Macron 1, une sorte d’auberge espagnole avec cependant une disposition majeure concernant les insecticides tueurs d’abeilles. Pour le reste c’est un peu un inventaire à la Prévert dans la gestion sera chapeauté par une nouvelle agence, une de plus !  Cette nouvelle loi interdit, à compter du 1er septembre 2018 l’usage des insecticides néonicotinoïdes, plus connus sous le nom d’insecticides  »tueurs d’abeilles ». Pour rappel, les néonicotinoïdes font l’objet d’un moratoire partiel en Europe depuis fin 2013. Trois molécules (l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam) sont interdites sur la plupart des cultures (tournesol, maïs, colza), sauf les céréales à paille, l’hiver, et les betteraves. Cette mesure a été vivement combattue par le monde agricole qui a obtenu des parlementaires que des dérogations puissent être accordées jusqu’au 1er juillet 2020. Les plus hostiles à ce volet de loi comptent ainsi sur une victoire des Républicains qui lèveraient avant cette date fatidique. Accusés de polluer les océans en raison des matières plastiques qu’ils contiennent, plusieurs produits d’hygiène seront interdits à la vente en France dès le 1er janvier 2018. Sont concernés les gels douches et autres crèmes exfoliantes ainsi que les tampons avec applicateur en plastique. Au 1er janvier 2020, ce sont les cotons-tiges en plastique qui seront interdits à la vente, tandis que des modèles biodégradables arriveront sur le marché. La loi inscrit désormais dans le Code civil la notion de « préjudice écologique ». Autrement dit, le principe du « pollueur-payeur ». Concrètement, le texte préconise désormais la remise en état d’un milieu dégradé par celui qui en est jugé responsable.  Il s’agit là de l’une des mesures phares de cette loi. La future Agence française de la biodiversité va regrouper 1.200 agents issus des quatre organismes existants que sont l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégée et les Parcs nationaux.  Parrainée par l’astrophysicien Hubert Reeves, l’Agence française de la biodiversité devra œuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore. Cet organisme sera désormais l’interlocuteur privilégié des élus et des entreprises s’intéressant à l’aménagement du territoire.

La pétition Loi travail à I million : nouvelle forme d’expression politique (Albert Ogien)

La pétition Loi travail à I million : nouvelle forme d’expression politique (‘Albert Ogien)

 

,Le sociologue Albert Ogien explique dans 20 minutes les raisons du succès de la pétition contre la loi travail.

ALBERT OGIEN. Il y a une part de mystère dans ces réactions politiques affectives par lesquelles, tout à coup, un million de gens sont prêts à cliquer pour la même chose. Il y a évidemment des circonstances politiques, un ras-le-bol qui s’exprime et une sensibilité sur la question du droit du travail. Je constate aussi une sorte d’effet Téléthon avec la pétition en ligne : plus le nombre de signatures augmente, plus il s’agit de battre un record. Il est difficile de savoir de quelle manière ce phénomène — qui est très nouveau — influence l’opinion. En tout cas, il attise le débat.

Ces mobilisations virtuelles vont-elles se traduire dans la rue ?
On le verra mercredi ! Après les révolutions égyptienne et tunisienne, on s’est demandé si on avait assisté à des révolutions Facebook, mais on ne renverse pas un gouvernement virtuellement. Il faut à un moment que les corps descendent dans la rue. Dans le mouvement Occupy Wall Street, les appels à manifester contre la finance se sont multipliés de la part de militants et ne rassemblaient qu’une poignée d’activistes, jusqu’au jour où, sans explication, 70 000 personnes se sont retrouvées sur la place.

Est-ce que les syndicats ou les mouvements étudiants peuvent en tirer parti ?

La tendance est plutôt d’agir en dehors des partis et des syndicats. Sur le projet de loi El Khomri, ce sont d’authentiques activistes, comme Caroline de Haas, qui lancent des appels mais sans passer par des organisations traditionnelles. Et c’est ce qui marche. La journée du 9 mars sera un test pour mesurer le degré d’exaspération des étudiants.

 

Foot-PSG : déjà en forme

Foot-PSG : déjà en forme

 

En ce début de saison le PSG parait en forme après avoir remporté le trophée des champions. En tout cas plus en forme que l’équipe de Lyon qui après sa lourde défaite six à zéro face à Arsenal perd 2 à 0  face à Paris. Le champion de France a donc remporté le Trophée des champions face à l’Olympique Lyonnais (2-0) grâce aux buts d’Aurier (10e) et Cavani (17e), samedi 1er août. Dans ce match joué sous un soleil de milieu d’après-midi au stade Saputo de Montréal, puisque l’évènement est délocalisé chaque année depuis 2009, le PSG n’a pas eu besoin de forcer contre une équipe lyonnaise inoffensive et réduite à dix après l’expulsion de Gonalons (64e). Pour ce lever de rideau de la Ligue 1, qui reprend vendredi 7 août avec Lille-PSG en ouverture, Laurent Blanc a déployé son traditionnel schéma tactique en 4-3-3. Sans surprise, le nouveau gardien allemand Kevin Trapp a été conforté dans son statut de numéro un, au détriment de Salvatore Sirigu, laissé sur le banc. Thiago Motta et Javier Pastore pas encore prêts physiquement, Rabiot a joué en sentinelle et Lucas faisait partie du trio d’attaque avec Edinson Cavani et Zlatan Ibrahimovic. En face, Hubert Fournier avait aussi opté pour un 4-3-3 avec son nouvel attaquant Claudio Beauvue décalé à droite et son jeune Yassine Benzia placé à gauche puisque Nabil Fekir était suspendu. Sur les dix premières minutes, les Lyonnais s’emploient à tenir tête à leur adversaire. Il faut dire que l’objectif était avant tout de se rassurer une semaine après la gifle infligée par Arsenal en amical (6-0). Mais seule une frappe non cadrée d’Alexandre Lacazette, peu en vue sur le reste du match, résulte de cette entame appliquée. Or, sur la première occasion parisienne, à la 10e minute, David Luiz reprend un coup-franc d’une frappe puissante que Serge Aurier dévie au fond des filets.  Après cette ouverture du score, le PSG exerce une maîtrise totale. Il fait d’abord rapidement le break avec un missile à bout portant de Cavani (17e). À noter que le premier buteur, Aurier, était à l’origine de l’action. Ensuite, les Parisiens gèrent calmement le match en s’accaparant la possession. Alors que Kevin Trapp n’est jamais mis en alerte, les Lyonnais sont surclassés et manquent de voir l’addition se corser sur l’incroyable raté de Matuidi (44e) et le face-à-face manqué d’Ibrahimovic (61e).  Laurent Blanc profite de la physionomie du match pour offrir du temps de jeu à Stambouli, son autre recrue, Augustin, le jeune attaquant qui s’est révélé pendant la préparation, et Bahebeck. En revanche, Hubert Fournier perd gros avec le deuxième carton jaune de son capitaine Gonalons, désormais suspendu pour la première journée de Ligue 1. En tout cas, si cette affiche n’était que la première d’une longue saison, elle a au moins eu le mérite de montrer que le PSG, qui attend encore la signature d’Angel Di Maria, est déjà au point pour le championnat. Pour l’OL, quelques ajustements sont sans doute à prévoir.




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