Archive pour le Tag 'Formation'

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Députés: formation en entreprise, une révolution !

 

Députés: formation en entreprise, une révolution !

 

Il est clair que la plupart des députés mettraient en faillite une épicerie en moins de 3 mois ; pour cette raison les patrons leur proposent désormais une formation en entreprise. On peut passer son temps à voter des lois relatives à l’économie sans avoir aucune expérience en entreprise. C’est le cas de 90% des députés français, qui vont toutefois pouvoir se rattraper en faisant un stage par l’intermédiaire de l’association patronale Entreprise et Progrès, regroupant 120 entrepreneurs et patrons d’entreprises de toutes tailles et tous secteurs. Dès cet été et pour les années à venir, dans le cadre du programme « Moi parlementaire, une semaine dans les pas d’un PDG », l’association propose des stages d’une semaine prolongeables à tous les députés pendant la pause parlementaire estivale. »Notre constat est que les députés français connaissent peu l’entreprise et nous pensons que, s’ils la connaissaient mieux, ils seraient plus en confiance pour légiférer », a expliqué à l’AFP Denis Terrien, président d’Entreprise et Progrès. Le stage sera toutefois plus chargé que celui effectué par les élèves de troisième (ou seconde, selon les établissements), avec « une réunion d’investissement, une réunion avec des partenaires sociaux et une réunion d’embauche » au programme, détaille Denis Terrien. Quelques députés de tous bords ont été approchés en avant-première pour tester l’idée et se sont montrés « emballés », affirme-t-il. Une étude intitulée « Les députés et l’entreprise », reprise par Le Monde (lien abonnés), révélait en décembre que peu de députés ont le sentiment d’être utiles dans le travail législatif.

Formation professionnelle : la reforme bâclée à l’assemblée nationale

Formation professionnelle : la reforme bâclée à l’assemblée nationale

 

La grande réforme de la formation permanente finit en eau de boudin, elle devait être un des instruments privilégiés pour lutter contre le chômage. En faiat sur les 30 milliards annuels environ, 3% au lieu de 2% seront consacrés aux chômeurs. Une véritable mascarade qui permet en faiat de pérenniser le détournement des fons aux profits d’innombrables structures qui se gavent de ces crédits.   Le vote interviendra vendredi sur ce texte qui, pour l’essentiel, retranscrit l’accord conclu le 14 décembre entre les syndicats, sauf la CGT, et le patronat, excepté la CGPME. Le projet de loi sera ensuite examiné dès le 18 février par le Sénat.  Le ministre du Travail Michel Sapin souhaite en effet une adoption définitive avant la pause parlementaire de mars (pour les élections municipales) d’une réforme qui, a-t-il dit mercredi, « refonde la formation professionnelle, peut-être pour 40 ans à nouveau », comme cela avait été le cas de la loi fondatrice de 1971. Il s’agit de réorienter les moyens de la formation professionnelle (une trentaine de milliards d’euros dont la moitié venant des entreprises) vers ceux qui en ont le plus besoin, en priorité les chômeurs.  La clef de voûte de la réforme est l’instauration, au 1er janvier 2015, d’un compte personnel de formation (CPF) qui remplacera l’actuel droit individuel à la formation (DIF) et s’en différencie sur deux points essentiels: il ne concerne pas que les salariés du privé, mais également les chômeurs, et peut-être à terme les indépendants et les fonctionnaires, et pourra être alimenté jusqu’à 150 heures (en huit ans) contre 120 heures pour le DIF.  Le CPF rencontre un large consensus à l’Assemblée, même si certains, comme les écologistes et le Front de gauche, s’interrogent sur les moyens qui seront accordés au dispositif, notamment pour que les chômeurs y aient vraiment accès. L’UMP, par la voix d’Isabelle Callenec, s’est aussi inquiétée « de l’adéquation de ces formations avec les besoins réels des entreprises », et « de l’absentéisme » de certains chômeurs en formation.  L’octroi de pouvoirs accrus aux régions en matière de formation et d’apprentissage suscite plus de critiques. Gérard Cherpion (UMP) craint « un marché de dupes » du fait du « désengagement financier » de l’Etat, une inquiétude partagée par le Front de gauche.  Autre volet du projet, la réforme de l’inspection du travail suscite un tir croisé, pour des raisons opposées, à droite et à gauche. Pour Mme Callenec, le droit qu’auront les inspecteurs d’infliger directement des amendes aux entreprises est « aux antipodes des annonces du président de la République qui prétend vouloir rétablir la confiance avec les entreprises ».  Pour sa part, le Front de gauche, et dans une moindre mesure les écologistes, relaient les protestations d’inspecteurs et contrôleurs du travail qui voient une atteinte à leur indépendance dans leur regroupement en « unités de contrôle », devant rendre compte à un responsable désigné parmi eux.  De ce fait l’UMP votera contre le texte, tandis que l’UDI est partagée entre abstention et vote favorable.  Le Front de gauche votera vraisemblablement aussi contre le texte.  Quant aux écologistes, ils choisiront entre l’abstention et le vote pour au vu du sort réservé à leurs amendements, en particulier sur un rôle encore plus important des régions, la situation des chômeurs et la formation à « la transition écologique », a dit mercredi Christophe Cavard, leur porte-parole dans le débat.  Les socialistes, en particulier par la voix du rapporteur du texte, Jean-Patrick Gille, vont ainsi être parfois les seuls à défendre totalement le projet.  Par ailleurs, les contrats de génération vont s’inviter dans la discussion, le gouvernement ayant annoncé mardi qu’il déposerait un amendement facilitant l’accès des entreprises moyennes (entre 50 et 300 salariés) aux aides de l’Etat, mais leur imposant des pénalités en l’absence, d’ici la fin de l’année, d’accord social (au niveau de la branche ou à défaut de l’entreprise) ou de plan sur l’emploi des jeunes et des seniors.  Enfin, le texte vise aussi l’instauration d’un nouveau mécanisme de financement des organisations syndicales et patronales basé sur une contribution des entreprises et de l’Etat, déconnecté de l’argent de la formation professionnelle. Il prévoit également un meilleur contrôle financier des comités d’entreprise.

 

Loi formation professionnelle : une réformette vite fait bien fait !

Loi formation professionnelle : une réformette vite fait bien fait !

Ce devait être un des grandes réformes puisque le coût est de plus de 30 milliards par an et que le gâchis est énorme ; En réalité,  ce sera une réformette surtout caractérisée par le fait que les chômeurs ne seront pas la priorité (quelques centaines de million seulement sur les 30 milliards).Pas étonnant, il y a beaucoup trop de gens qui mangent dans la gamelle de la formation !  Seule nouveauté le crédit individuel de formation qui remplace l’ancien droit. Un peu court comme arme fondamentale contre le chômage. Le projet de loi sur la formation professionnelle sera présenté ce mercredi 22 janvier en conseil des ministres.  Le gouvernement présente cela  comme sa « nouvelle arme anti-chômage ». L’innovation majeure est la création d’un compte individuel de formation. Opérationnel à partir du 1er janvier 2015 pour tous salariés et chômeurs de plus de 16 ans, il sera crédité de 20 à 10 heures de formation par an, dans la limite de 150 heures. Ce compte suivra les actifs tout au long de leur carrière. La réforme prévoit par ailleurs d’abaisser la cotisation des entreprises pour financer ces heures de formations. Elle ne sera plus que de 0,55% de la masse salariale pour les structures de moins de 10 salariés et de 1% pour celles de plus de 50 salariés. Actuellement, elle est d’à peu près 0,9%, mais elle pouvait atteindre jusqu’à 1,6%. Ce volet a été coécrit par les partenaires sociaux à l’issue de 20 heures de discussions. Seules la CGPME côté patronat et la CGT côté représentants du personnel, n’ont pas signé l’accord. Les signataires, au premier rang desquels le Medef, et le ministère du Travail ont appelé les députés à ne pas « bouleverser le texte ».

Formation professionnelle : la CGPME ne signera pas

Formation professionnelle : la CGPME ne signera pas

 

Un accord qui devait remettre à plat l’ensemble de la formation permanente et que ne signera pas la CGPME considérant que la mutualisation des moyens peut être remise en cause Un accord qui devait être centré sur la formation des chômeurs et qui en fait accouche surtout d’un compte individuel de formation pour un montant de 1.2 milliards (au lieu des 200 millions dans  l’ancien droit individuel à la formation). Un droit ouvert aussi aux chômeurs mais 1,5 milliards c’est peu et  quelques centaines de millions pour les chômeurs sur un total de collecte de 32 milliards par an, c’est indécent. Il est vrai qu’aucune des organisations qui ont négocié ne représentent réellement les chômeurs. Derrière aussi les oppositions, la question du financement des organisations professionnelles et syndicales sur les fonds de la formation.  Question taboue  en suspend ! L’organisation patronale a décidé ce mercredi de ne pas signer l’accord sur la formation professionnelle élaboré le week-end dernier , estimant qu’il ratait son objectif et que les petites et moyennes entreprises en seraient les grandes perdantes. La CGPME et le Medef s’étaient vivement opposés lors des négociations menées par les partenaires sociaux et l’opposition de la première était considérée comme l’issue la plus probable. «Ce texte passe vraiment à côté de son objectif qui est de ramener vers la formation les salariés les moins formés», a déploré le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, lors d’une conférence de presse. «Je crois que c’est la première fois depuis un certain nombre d’années qu’on ne signe pas un accord», a ajouté Jean-François Roubaud. Geneviève Roy, vice-présidente, a estimé que l’accord était d’«une extrême complexité». «Cet accord sera encore plus compliqué que le précédent», a-t-elle déclaré, tout en regrettant que «les grandes oubliées de cet accord sont les entreprises de 10 à 300 salariés».  L’accord, que le gouvernement entend transformer en loi, devrait être signé par les syndicats CFDT, CFE-CGC et sans doute Force ouvrière, la CFTC ayant déjà annoncé qu’elle le ferait. La délégation de la CGT a laissé entendre que le syndicat ne signerait pas, mais une note interne plaide pour la signature, révélait mardi « Les Echos ».  Côté patronal, la signature du Medef et de l’Union professionnelle de l’artisanat est acquise. Le texte définit notamment les modalités d’un compte personnel de formation, qui accompagnera les salariés toute leur vie à partir du 1er janvier 2015, et réforme le financement relevant des entreprises et des partenaires sociaux. Selon le ministère du Travail, ce compte sera financé au minimum à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an au lieu de 200 millions pour le Droit individuel à la formation qu’il remplacera. L’accord s’efforce également de simplifier le maquis de la formation professionnelle, en réduisant notamment le nombre d’organismes collecteurs des contributions des entreprises. Le nombre de ces organismes passera de 198 à 46, ce qui réduira par quatre les frais de collecte, autant d’argent qui pourra aller à la formation, selon le ministère du Travail.

 

 

Formation professionnelle: Hollande content mais les mêmes gaspillages

Formation professionnelle: Hollande content mais les mêmes gaspillages

Hollande salue l’accord. En gros un compte individuel formation et une simplification du financement. Quelles avancées mais un accord qui ne s’attaque pas à l’essentiel à savoir l’énorme gâchis ; une raison, tout le mode se gave, les organismes collecteurs (OPCA), les organismes de formation, les syndicats (patrons et salariés). Il aurait fallu au préalable un audit des dépenses et remettre  plat toute l’organisation qui absorbe avec ses superstructure une grande partie de cette manne. Enfin il fallait faire une priorité de la formation des chômeurs. La manne de la formation professionnelle (32 milliards d’euros par an) représente 1,6% du PIB, ce qui est énorme. L’argent vient de l’Etat, des régions et des entreprises.  D’après un rapport public thématique sorti en janvier 2013, plusieurs choses ne vont pas.  D’abord, les salariés qui bénéficient le plus de la formation professionnelle sont ceux qui sont déjà … les mieux formés ! Un cadre, ou un ingénieur, a deux fois plus de chances qu’un ouvrier d’avoir une formation au cours d’une année. Par ailleurs, c’est dans les grandes entreprises qu’on accède le plus à la formation. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, 15% des personnes seulement accèdent à une formation. 51% dans les sociétés de 500 salariés et plus.  Quant aux chômeurs, seuls 10 % d’entre eux suivent aujourd’hui une formation.     La solution serait-elle d’affecter les 32 milliards d’euros de la formation uniquement aux chômeurs, comme le suggère Jacques Attali ? Pas forcément. Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, explique que « la formation professionnelle est en soit un puissant outil de lutte contre le chômage en amont, en anticipation. Une personne qui, dans une évolution très rapide des connaissances, peut grâce à la formation professionnelle renouveler ses compétences ses capacités professionnelles est beaucoup plus à l’abri du chômage que quelqu’un qui pendant 20 ans, 30 ans 40 ans, travaille au même poste sur le même métier et sans renouveler sa connaissance ».  Reste qu’il y a d’autres problèmes dans la formation professionnelle. Celui du contrôle insuffisant des OPCA, ces organismes qui collectent l’argent. Les frais de fonctionnement y sont souvent élevés. Il peut aussi y avoir des dérives dans les centres de formation avec des stages fantômes. Quand au patronat et aux syndicats, ils sont effectivement fréquemment accusés de se servir de l’argent de la formation pour se financer, comme le dit Jacques Attali. Les partenaires sociaux ne gèrent toutefois pas l’intégralité des 32 milliards de la formation professionnelle, mais environ huit milliards.

 

Formation professionnelle : un accord bidon

Formation professionnelle : un accord bidon

 

Rien sur la gabegie des dépenses (32 milliards par an),rien sur l’organisation et le contrôle,   rien  de prioritaire  pour les chômeurs. En fait un accord bidon pour pratiquement figer la situation. Pas étonnant puisque la formation professionnelle sert surtout à engraisser nombre de structures (organismes collecteurs, organismes de formation, syndicats patronaux et syndicats de salariés). Pour résumer on va créer un compte personnel de formation à la place du droit individuel à la formation et un taux unique de cotisation Les partenaires sociaux ont négocié plus de 40h avant de trouver un accord dans la nuit de vendredi à samedi. Un accord à l’arraché sur la formation professionnelle et sur son financement. Ce dernier devrait être signé dans les prochains jours par une majorité d’organisations représentatives, dont la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Le Medef s’est toutefois heurté à l’opposition de la CGT et, dans son propre camp, à celle de la CGPME. FO s’est pour sa part montré prudent, mettant en avant « des bons et des mauvais points« .  Le texte porte notamment sur la mise en œuvre du Compte personnel de formation (CPF), crée par la loi de sécurisation de l’emploi de juin 2013 et appelé à remplacer le droit individuel à la formation (DIF), vieux de moins de dix ans mais sous-utilisé (moins de 5% des salariés en 2011). Il réforme par ailleurs la partie du financement de la formation professionnelle qui dépend des contributions des entreprises. Il servira également de base à un projet de loi du gouvernement, présenté le 22 janvier et débattu au Parlement en février.  Concrètement, ce compte personnel de formation sera opérationnel le 1er janvier 2015 et remplacera donc le DIF. Crédité de 20 heures par an pour les salariés, il pourra être ouvert dès l’âge de 16 ans et suivra la personne, même en cas de chômage ou de changement d’emploi. Au-delà de la limite de 150 heures, des abondements supplémentaires seront possibles. Priée de dire si elle pensait qu’il y aurait une majorité de signataires, la négociatrice du Medef, Florence Poivey, a répondu : « Oui, je suis très optimiste« . Le chef de la délégation de la CFDT, Marcel Grignard, a estimé que ce projet d’accord créait des « droits essentiels pour les salariés » et son homologue de la CFTC, Jean-Pierre Therry, a jugé le texte « hyper-équilibré« .  Il a ainsi salué le fait que le plafond des heures de formation du CPF ait été porté à 150 au lieu de 120, tandis que la négociatrice de la CFE CGC, Dominique Jeuffrault, s’est dite « très fatiguée mais soulagée et satisfaite« . Le chef de file de la délégation de FO, Stéphane Lardy a, lui aussi, évoqué des « éléments positifs« .

 

Formation : Hollande, l’omniprésident à Roanne

Formation : Hollande, l’omniprésident à Roanne

 

 

Encore une sortie de Hollande, l’omniprésident ; cette fois sur la formation à Roanne ; une sortie commandée par la com. mais sur des crottes de chat ; 150 millions pour des emplois non pourvus alors que l’enjeu central est de réorienter complètement les 30 milliards annuels de la formation permanente détournés de leur objet (c’est la cour des comptes qui le dit depuis des années).Des  milliards qui servent d’abord à financer un nombre incroyables de superstructures inutiles aussi  le patronat, les syndicats, les séminaires des partis, les « congrès touristiques patronaux », les   »universités » d’été, les formations bidon et pratiquement très peu les formations de chômeurs. Visite d’entreprises, tables-rondes sont au programme du président de la République qui entamera son déplacement peu après 10H00 à Roanne avant de se rendre dans l’après-midi à Saint-Etienne.  Objectif : constater sur le terrain la mise en place de ces formations prioritaires destinées à combler les emplois non pourvus en France, que le gouvernement évalue entre 200.000 et 300.000.  Le chef de l’Etat « aura à cœur de montrer, à travers des exemples très concrets, que ce dispositif marche dès lors que tous les acteurs se retroussent les manches pour avancer », fait valoir son entourage.  Lors de la grande conférence sociale de juin, l’engagement de 30.000 formations prioritaires avant la fin de l’année avait été formulé. En réalité, elles devraient atteindre le nombre de 37.000, a indiqué lundi un conseiller de l’Elysée. Une enveloppe de 150 à 160 millions d’euros, provenant essentiellement du fonds de sécurisation des parcours professionnels, y est consacrée. Lors d’un déplacement à Dunkerque (Nord), en juillet, M. Hollande s’était engagé à porter ces formations prioritaires à 100.000 en 2014. Le chef de l’Etat se rend dans la Loire, considéré comme un département très actif dans le domaine de la lutte pour l’emploi. La Loire a rempli, à ce jour, 95-96% de son objectif en matière d’emplois d’avenir, d’après l’Elysée. Mais ce déplacement intervient aussi au surlendemain du cuisant échec de la gauche à la cantonale de Brignoles dans le Var, avec un score record du Front national. Le sujet sera-t-il évoqué par M. Hollande? A priori non, « on est sur un déplacement thématique qui est celui de l’emploi, priorité présidentielle », indique-t-on à la présidence. Il n’empêche, que depuis plusieurs mois, la poussée du Front national inquiète le président, qui lors de son intervention du 14 juillet, l’avait jugée d’une « extrême gravité ». « La montée du FN ne s’explique pas seulement par la situation socio-économique. Les digues ont sauté mais on n’arrive pas à expliquer pourquoi », s’inquiétait lundi un de ses proches conseillers appréhendant « ce qui va se passer » dans six mois aux municipales et européennes, premiers scrutins du quinquennat.

 

Formation des chômeurs : du pipeau

Formation des chômeurs : du pipeau

 

Pôle emploi ne propose pas d’emploi, c’est connu, mais ne forme pas non plus ! Complexe, illisible, insuffisant et pas toujours efficace (bref nul)  : c’est un tableau particulièrement critique du système actuel de formation des chômeurs que dresse l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), dans un rapport remis la semaine dernière. Avec, au final, le sentiment que, des deux côtés du guichet, les conseillers Pôle emploi comme les chômeurs sont perdus face à la « multiplicité des acteurs » et « la complexité des critères et des modalités d’accès au financement ». Les financements croisés (régions, Pôle emploi, Opca, Etat, etc.) alimentent ce flou général et entraînent des « procédures lourdes occasionnant des délais décourageants ». Autre écueil : même une fois traversé ce parcours d’obstacles, les chômeurs en formation se retrouvent trop « livrés à eux-mêmes », sans aide structurée à la transition vers l’emploi. Sans oublier que, faute de contrôle assez structuré, la qualité des formations laisse parfois à désirer… Ce constat qualitatif se double d’un bilan quantitatif tout aussi sombre. Les insuffisances de l’outil statistique entretiennent un certain flou, mais le rapport estime que le taux généralement avancé dans le discours public de 20 % de chômeurs bénéficiant d’une formation « surestime largement la réalité ». Pour comparaison, chaque année, environ un salarié sur deux bénéficie d’une formation.  Le rapport dresse une trentaine de recommandations dont pourront s’inspirer les partenaires sociaux dans leurs négociations, puis l’exécutif dans la loi qui suivra. L’Igas recommande d’abord de « clarifier les rôles » en confiant aux seules régions les achats collectifs de formation et à Pôle emploi la gestion des dispositifs de financement des formations individuelles. Parallèlement, une « simplification » des formalités administratives et des systèmes d’aide et de rémunération des chômeurs en formation est fortement suggérée.  Pour passer la vitesse supérieure, l’Igas préconise d’aborder la question de la formation « dès l’inscription » à Pôle emploi et de « soutenir tout projet de formation » sollicité par le chômeur dès lors qu’il renvoie à un stage « conventionné » et permette « de monter, à terme, d’un niveau de qualification ». Côté financement, le rapport pousse à augmenter la contribution des entreprises – via le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) – « en période d’accroissement conséquent du nombre de demandeurs d’emploi ».  Le rapport n’épargne pas non plus le gouvernement. Alors que ce dernier a lancé cet été la formation de 30.000 chômeurs à des emplois vacants, l’Igas remet en cause la pertinence de cette approche : « Le bénéfice à attendre d’une formation doit être envisagé de façon plus globale que le retour à l’emploi à court terme sur des offres d’emplois temporairement non pourvus », car l’ « enjeu est en réalité celui du maintien de leur employabilité et de la sécurisation sur le long terme de leurs parcours ».

 

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