Archive pour le Tag 'Formation'

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500.000 chômeurs en formation pour faire baisser le chômage

500.000 chômeurs en formation pour faire baisser le chômage

 

S’appuyant sur une information du Canard enchaîné les Echos  révèlent que des instructions auraient été données à pôle emploi pour mettre 500 000 chômeurs en plus en situation de formation afin de faire baisser les statistiques du chômage. Le journal satirique s’est procuré une note interne distribuée aux cadres de l’organisme le 21 avril, en rapport avec le projet consistant à orienter 500.000 chômeurs supplémentaires vers des formations professionnelles , annoncé en janvier dernier . Cette note fixe les objectifs et la marche à suivre pour la mise en oeuvre de ce plan. S’appuyant sur ce document de 16 pages, le « Canard Enchaîné » indique que « les conseillers sont sommés de cravacher » afin d’obtenir « des statistiques présentables en juillet » car « un chômeur en formation n’est plus comptabilisé comme chômeur ».  En 2015, environ 500.000 personnes sans emploi sont entrées en formation. Avec 500.000 chômeurs de plus en formation cette année, ce seraient 1 million d’inscrits à Pôle emploi qui basculeraient de la catégorie A vers la catégorie D , qui n’est pas comptabilisée dans les chiffres du chômage diffusés chaque mois par le gouvernement. En juin dernier , le nombre d’inscrits à Pôle emploi dans cette situation a augmenté de 9.500 pour atteindre 303.900, un record. Le problème pour Pôle emploi est que sur trois chômeurs auxquels un stage est proposé, un seul ira jusqu’au bout en moyenne. Il faut donc solliciter trois fois plus de candidats. Selon la note interne, les conseillers doivent trouver « 2,2 millions de demandeurs d’emploi à mobiliser pour promouvoir la démarche de formation ». Concrètement, il faut qu’ils sollicitent chacun quinze demandeurs d’emploi tous les mois pour les orienter vers des formations. L’un d’entre eux dénonce « une pression incessante ».

Une journée de formation pour devenir VTC

Une journée de formation pour devenir VTC

difficile : de comprendre la cohérence de l’évolution de la régulation chez les taxis. Une petite journée de formation suffira désormais pour se présenter à l’examen de VTC. Dans le même temps par exemple pour un chauffeur routier la formation exigée est de l’ordre d’un mois. Comment comprendre qu’il soit nécessaire d’imposer une telle durée de formation (avec une réactualisation régulière obligatoire en plus) pour un chauffeur qui transporte des marchandises alors qu’on ne demandera que sept heures de formation pour un chauffeur qui transporte des personnes. Disons le clairement cette autorisation de devenir chauffeur VTC ça ressemble un permis de conduire amélioré. On comprend que certains chauffeurs de taxis soient en colère quand sur le même marché coexistent et se concurrencent trois modes de régulation (les taxis classiques, les VTC et les Lotis). Attendues au 1er janvier 2016, les nouvelles dispositions pour devenir VTC ont été publiées par le gouvernement avec un mois de retard. Selon les Echos.fr, elles simplifient nettement l’accès au statut de VTC (véhicule de transport avec chauffeur).. Fini les 250 heures de formation : le sésame sera désormais obtenu en suivant un stage de 7 heures, et en passant un examen de 3 heures et demi, « dans un centre de formation agréé ». Il prendra la forme d’un questionnaire à choix multiple (QCM) de 110 questions, portant sur la réglementation, la sécurité routière, la relation client, ou encore des notions de base en anglais. Une note moyenne de 12 sur 20 sera nécessaire, avec des notes éliminatoires plus ou moins élevées selon les épreuves.

Formation des chômeurs: un effort ridicule des partenaires sociaux

Formation des chômeurs: un effort ridicule des partenaires sociaux

 

 

L’annonce de l’effort consenti par les partenaires sociaux pour former les chômeurs touche au ridicule. On sait en effet que l’ensemble des crédits de la formation permanente gérés par les partenaires sociaux représente de l’ordre de 34 milliards par an.  Une très petite partie de cet énorme somme  est affecté à la formation des chômeurs en général, l’essentiel étant  approprié par les structures de formation et les partenaires sociaux eux-mêmes. Un véritable gâchis financier qui a souvent dénoncé la Cour des comptes elle-même qui parle pudiquement de manque de transparence. En réalité pour 2016, c’est à peine 100 millions de plus qu’on va lâcher comme une aumône pour la formation des chômeurs peu qualifiés. Avec la somme totale cela va représenter environ 1 milliard, soit de quoi former pendant quelques semaines mais on se demande à quelle qualification ;  à moins qu’il ne s’agisse d’alléger les statistiques de pôle emploi en changeant le statut de chômeur et en le transformant « en salarié en situation de formation en quête d’emploi »  (ce qui fait passer les chômeurs de la catégorie A la catégorie D dont on parle très peu).  Les partenaires sociaux sont donc  prêts à affecter 958 millions d’euros aux différents dispositifs de formation des demandeurs d’emploi (80 millions de plus qu’en 2015) si l’Etat confirme son propre investissement financier. Les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour financer davantage les formations des demandeurs d’emploi en 2016, à hauteur de près d’un milliard d’euros, à condition que l’Etat confirme son propre investissement financier, ont souligné samedi 16 janvier des sources syndicales à l’AFP. Les organisations syndicales et patronales sont prêtes à affecter 958 millions d’euros du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) aux différents dispositifs de formation des demandeurs d’emploi, soit un effort supplémentaire de 80 millions d’euros par rapport à 2015, selon « l’annexe financière 2016″ du Fonds, dont l’AFP a obtenu copie.  Une partie de cette somme devrait contribuer au financement du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, que François Hollande doit détailler lundi au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Mais avant de s’engager définitivement, « plusieurs organisations, dont la CFDT, souhaitent entendre le président de la République pour avoir confirmation de l’engagement de l’Etat », a déclaré à l’AFP Philippe Couteux (CFDT). Maxime Dumont, de la CFTC, a posé la même condition. Le FPSPP, géré par les partenaires sociaux, est alimenté par 13% des cotisations formation des entreprises. Tous les ans, les organisations syndicales et patronales négocient avec l’Etat une annexe financière qui détermine l’affectation de ces ressources.

Formation de 500 000 chômeurs : une escroquerie

Formation de 500 000 chômeurs : une escroquerie

 

Il aura fallu plusieurs jours pour que les journalistes des grands médias prennent conscience que l’annonce de Hollande concernant la formation de 500 000 chômeurs supplémentaires en 2016 constitue en réalité une vaste escroquerie. Certes le principe même de la mise en formation des chômeurs n’est pas en cause. On peut même s’étonner que l’énorme manne de la formation permanente n’ait  pas été utilisée de façon prioritaire pour ceux  qui sont en recherche d’emploi et qui manquent  de qualification. Une manne de 35 milliards par an  que se sont appropriés les superstructures de formation et les partenaires sociaux. Le manque de transparence quant à l’utilisation de cet énorme somme a d’ailleurs été souligné en vain à plusieurs reprises par la Cour des Comptes. L’annonce de Hollande constitue une double escroquerie : la première consistant à tordre les chiffres de pôle emploi puisque d’après la nouvelle méthodologie statistique de cet organisme les chômeurs en formation passent de la catégorie A la catégorie D ;  en clair on les fait disparaître du principal indicateur du chômage. Pourquoi ? Parce que la crédibilité de la candidature de Hollande pour 2017 repose essentiellement sur la fameuse inversion de la courbe du chômage. Une courbe qui ne s’est pas inversée en 2015. On comptera 70 à 80 000 chômeurs en plus en 2015. Pour l’année 2016 selon les prévisions mêmes de l’Unedic et en fonction d’un taux de croissance de l’ordre de 1,5 %, le nombre de chômeurs pourrait diminuer d’environ 50 000. On est donc loin d’une réelle inversion puisque durant le mandat de Hollande on aura compté 600 à 700 000 chômeurs en plus (1 million supplémentaire durant le quinquennat de Sarkozy). Le chômage a atteint un record fin août, avec 3,57 millions de demandeurs sans activité. En huit ans, 1,6 million de chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi, dont 650 000 depuis l’élection de François Hollande en 2012. Si Hollande ne peut pas compter sur une inversion globale, il espère avec son opération formation des chômeurs un brusque changement de tendance. En additionnant 500 000 chômeurs en formation plus 100 000 en apprentissage, des incitations à l’embauche et  l’élargissement du service civil le tour de magie serait réussi. Au moins pendant un temps (celui de la période électorale), on pourrait parler d’inversion.

 

Une formation gadget pour 500 000 chômeurs ?

 

Une formation gadget pour 500 000 chômeurs ?

 

Si l’on s’en tient aux informations des Échos la formation des 500 000 chômeurs supplémentaires coûterait de l’ordre d’un milliard d’euros dont la moitié serait financée par les fonds de formation professionnelle et la moitié par l’État. Or cette somme paraît complètement dérisoire à moins de se résoudre à parquer les chômeurs dans des formations gadget de courte durée. Pour former réellement un chômeur et lui permettre de déboucher sur un emploi il faut évidemment compter plusieurs semaines et même plusieurs mois le plus souvent ;  dès lors  cette enveloppe d’un milliard paraît complètement anecdotique. Il faudrait compter au moins 10 à 20 fois plus si l’on veut réellement faciliter une formation qualifiante pour ces chômeurs La formation de 500.000 chômeurs supplémentaires annoncée par François Hollande lors de ses vœux jeudi 31 décembre devrait coûter « près d’un milliard d’euros » et être financée « pour moitié par l’Etat et pour le reste par les fonds de la formation professionnelle », selon le quotidien Les Echos. Lors de son intervention télévisée, le chef de l’Etat avait annoncé le lancement d’un « plan massif de formation des demandeurs d’emploi », avec « 500.000 personnes de plus (qui) seront accompagnées vers les métiers de demain ». Mais il n’avait donné aucune précision sur le financement et les secteurs concernés. Selon Les Echos dans leur édition à paraître lundi 4 janvier, « le dispositif devrait coûter près d’un milliard d’euros, financé pour moitié par l’Etat et pour le reste par les fonds de la formation professionnelle ». Le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a indiqué dimanche que le gouvernement allait « mobiliser les moyens très généraux de la formation professionnelle, de l’Éducation nationale« . « Nous allons d’abord en discuter avec les régions« , a-t-il ajouté à l’occasion du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.  La dernière réforme de la formation professionnelle remonte à 2014, avec en particulier la mise en place du compte personnel de formation (CPF) au 1er janvier 2015. Les demandeurs d’emploi sont les principaux utilisateurs du CPF, selon les données obtenues en décembre auprès du ministère du Travail. Le CPF a remplacé le Droit individuel à la formation (DIF), qui bénéficiait essentiellement aux salariés. Il est plafonné à 150 heures, soit une formation sur une quinzaine de jours autant dire pas grand-chose en tout cas bien insuffisant pour requalifier des chômeurs la plupart de chômeurs mais il peut être abondé par Pôle emploi, les partenaires sociaux et les Régions pour les demandeurs d’emploi.

Formation permanente : une réforme pour sortir 500 à 700 000 chômeurs en 2016 (Attali)

Formation permanente : une réforme pour sortir 500 à 700 000 chômeurs en 2016 (Attali)

 

 

 

Attali qui agace souvent par son ton professoral n’a sans doute pas tort  quand il  considère qu’il est possible de sortir cinq à 700 000 personnes du chômage pour les mettre en formation des 2016. En effet l’utilisation des fonds de la formation permanente constitue un véritable scandale et ne profite qu’à la marge à ceux  qui en ont le plus besoin, à savoir les chômeurs. Or les ressources (via les cotisations patronales) de la formation représentent de l’ordre de 35 milliards par an. L’idée d’Attali est aussi de  shunter en partie les organismes de formation pour mettre les chômeurs directement en formation dans l’entreprise. Une idée également intéressante mais qui va se heurter au corporatisme des caciques de l’éducation. Des ressources gaspillées par les super structures de formation, les organismes de collectes et les partenaires sociaux. Un véritable fromage dont la Cour des Comptes a dénoncé à plusieurs reprises le manque total de transparence. Les pouvoirs publics ont bien tenté de rationaliser un peu le fonctionnement de la formation permanente mais le poids des superstructures à étouffé  les velléités de restructuration d’ampleur. L’économiste et essayiste Attali était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce jeudi matin. Selon lui, une réforme de la formation professionnelle permettrait de « sortir 500.000, 600.000, 700.000 personnes du chômage en 2016″.  Invité de BFMTV et RMC ce jeudi matin, l’économiste et essayiste Jacques Attali a affirmé que « le problème du chômage peut être réglé en 2016″, simplement en réformant la formation professionnelle. Pour y parvenir, l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand – qui publiera « en février » 2016 un « programme présidentiel d’intérêt général » et « n’exclut » toujours pas, à ce jour, de se présenter en 2017 « si les circonstances l’exigeaient » – préconise d’appliquer deux propositions.  « Premièrement, il faut former professionnellement les chômeurs. Un chômeur en formation n’est plus un chômeur, il est en formation », a expliqué Jacques Attali au micro de Jean-Jacques Bourdin. « Si on les forme, en particulier les chômeurs de longue durée, soit à un métier soit à la création d’entreprise, on peut sortir 500.000, 600.000, 700.000 personnes du chômage en 2016″, a-t-il estimé.  « Deuxièmement, si un chômeur est engagé par une entreprise, il doit avoir au moins le salaire légal, c’est à dire le Smic », a encore détaillé Jacques Attali. « Mais l’entreprise elle-même doit être reconnue comme faisant une activité de formation. Donc elle ne doit payer que 80% du Smic et les 20% doivent être pris dans les fonds aujourd’hui gaspillés par les partenaires sociaux de la formation permanente. Je rappelle qu’il s’agit de prendre deux milliards » d’euros. Mais pour Jacques Attali, ces mesures doivent être mises en place très rapidement pour pouvoir produire leurs effets d’ici à la fin de l’année.  »Si on fait ça avec autorité, fermeté en janvier 2016, le chômage aura baissé massivement à la fin de l’année », a-t-il assuré. « Je répète ça depuis 10 ans et même plus, mais la collusion des partenaires sociaux et de l’inaction globale font qu’on a laissé ce cancer se propager. »Alors que la réforme de la formation professionnelle devrait être au menu des vœux présidentiels de François Hollande ce soir, l’auteur de Peut-on prévoir l’avenir? S’est interrogé sur la teneur que lui donnera l’exécutif. « J’ai l’impression que le gouvernement a entendu », a-t-il dit, « mais pourra-t-il le mettre en œuvre à la même hauteur que celle que je souhaite? » 

Une formation pour chaque chômeur (Hollande)…il serait temps !

Une formation pour chaque chômeur (Hollande)…il serait temps !

 

 

 

Hollande découvre encore la lune avec la nécessité de développer la formation chez les chômeurs. Or les ressources de la formation permanente représentent de l’ordre de 30 milliards annuels dont une grande partie gaspillés par les organismes de formation et les collecteurs. Une situation souvent dénoncée par la Cour des comptes mais restée presque sans suite du fait du poids des lobbies qui se gavent. . Une partie infime revient aux chômeurs pour faciliter leur requalification. À quelques heures du début de la quatrième conférence sociale du quinquennat, à laquelle la CGT a refusé  de participer, François Hollande a donc annoncé une mesure visant à former les demandeurs d’emploi. « Chaque demandeur d’emploi se verra proposer une formation allant véritablement vers un débouché et vers un métier. Ça marchera d’ici la fin du quinquennat. C’est une opération que j’ai voulu lancer et qui doit concerner 150.000 emplois », a-t-il déclaré, lundi 19 octobre sur RTL alors que 2.900 emplois sont notamment menacés à Air France.  « À Pôle Emploi, il y a des interlocuteurs, c’est un service public qui doit être amélioré. Il va y avoir une négociation, cela est très important que nous puissions donner des incitations à des emplois », a ajouté François Hollande. Au cours de cette conférence sociale, il sera notamment question du compte personnel d’activité qui regroupe, à partir du 1er janvier 2017, tous les droits acquis par un salarié au cours de sa carrière.

Formation permanente : coûteuse et encore inefficace

La formation permanente génère des gâchis considérable par manque de transparence. Avec pourtant un budget énorme de l’ordre de 35 milliards annuels, elle ne parvient ni à satisfaire les besoins les plus stratégiques comme ceux des chômeurs ou les besoins prioritaires des entreprises. La nouvelle loi de mars 94 n’a pas apporté les réponses attendues à une  vraie réforme ; en fait on a ménagé les intérêts des uns et des autres et surtout de ceux qui se gavent de cette manne ( structures, organismes de formations, syndicats patronaux et salariés). En outre on a jouté uen couche bureautique supplémentaire avec le compte personnel formation qui donne des droits individuels mais freinent la mutualisation. Or on ne peut pratiquer légalité en matière de formation permanente selon les branches, les qualifications,  les restructurations, les moments les besoins sont très différents. Le plus scandaleux c’est sas doute qu’on n’  a pas été capable d’accorder une priorité absolue à la formation de chômeurs.  Selon une étude des cabinets Fidal et Amplitude, une majorité de dirigeants et de DRH jugent les textes trop compliqués et s’attendent à devoir dépenser plus. Le verdict est sans appel. Un an après son entrée en vigueur, la réforme de la formation professionnelle n’enchante pas les chefs d’entreprise. Selon une étude des cabinets Fidal et Amplitude que dévoile Le Figaro, 60% des professionnels interrogés affirment que cette réforme n’apportera quasiment pas de changement au système. Pire 70% admettent n’en avoir qu’une connaissance minimum. «La perception de la loi du 5 mars 2014 est doublement négative: la grande majorité des dirigeants et responsables RH n’en ont qu’une faible connaissance ; et ceux qui la connaissent disent en avoir une mauvaise perception!», résume Philippe Rossignol, directeur général d’Amplitude. Les sondés se montrent particulièrement sévères avec le nouveau compte personnel de formation (CPF), qui succède au DIF. Plus de 53% d’entre eux estiment que le remplacement du DIF (droit individuel à la formation) par le CPF va rendre l’accès à la formation plus compliqué. «Le compte personnel de formation est une véritable usine à gaz. Les entreprises ne comprennent pas comment il marche. Surtout il n’est pas adapté aux enjeux», analyse Cyril Parlant, avocat associé au sein du département droit social de Fidal. Plus de quatre répondants sur dix affirment par ailleurs que la réforme va entraîner une augmentation des dépenses. «Les chefs d’entreprise ont compris qu’ils allaient devoir autofinancer leur plan de formation, alors qu’auparavant les financements étaient mutualisés. Ce qui va avoir des conséquences importantes sur le choix des formations qu’ils feront, avec des attentes fortes en termes de retour sur investissement», souligne encore Philippe Rossignol. «Il faut s’attendre à un tsunami sur le marché de la formation, prédit Cyril Parlant, avec des regroupements entre acteurs, sans doute la disparition de certains intervenants et une évolution globale des offres. Ceci est d’autant plus vraisemblable que, depuis le début de l’année, la baisse d’activité du secteur oscille entre 15 et 30%, en grande partie à cause de l’attentisme des entreprises».

 

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La république relance la formation des imams, la laïcité des nuls !

La république  relance la formation des imams, la laïcité des nuls !

Degré  zéro de la politique, degré zéro de la pensée, degré zéro de réalités socio culturelles, résultat la république va former les imams ! Michel Onfray, le philosophe,  a bien eu raison de traiter  Valls de « crétin ». . le gouvernement de Valls , soucieux de lutter contre la radicalisation de certains jeunes et de limiter les interventions étrangères dans la deuxième religion de France, a annoncé qu’il encouragerait la multiplication des  formations civiques d’un an, subventionnées par l’Etat à hauteur de 15.000 euros par étudiant. A Strasbourg Le Premier ministre avait déjà  plaidé pour la   formations des imams., « c’est un passage qui doit devenir incontournable, je devrais presque dire obligatoire », pour les aumôniers ou les imams formés à l’étranger. En revanche, « il faut être très clair », insiste le chef du gouvernement : L’Etat ne s’occupera pas de théologie. Il n’y aura pas de loi, il n’y aura pas de décret, pas de circulaire pour dire ce que doit être l’islam. Il n’y aura pas de tutelle, pas de privilège particulier. Jamais l’Etat ne prendra le contrôle d’une religion, d’un culte », assure Manuel Valls. une déclaration qui rectifie un peu  celle de Cazeneuve qui avait déclaré que l’Etat « doit contribuer  à élaborer uen théologie compatible avec les valeurs de la république ». Drôle de charabia en vérité, aussi bien de Cazeneuve que de Valls. l’Etat laïc n’a pas à se préoccuper de la formation des clercs.  il y a une confusion entre la sphère privée ( la croyance personnelle ) et la sphère publique ( lois qui déterminent le vivre ensemble comme ont aujourd’hui). Première observation , l’Etat  laïc n’a pas à s’immiscer dans l’intime croyance des individus, ni  dans la religion mais à fixer l’environnement juridique qui s’impose à tous religieux ou pas. A cet égard li faut observer que nombre d’imams sont étrangers ( nettement plus de la moitié). Certains viennent ici  simplement parce qu’ils ne pourraient se comporter de la même manière  dans leur propre pays  . La France compte, aujourd’hui, environ 1 800 imams en activité. Seulement un tiers sont rémunérés. Pour le moment, les milieux musulmans ont axé leurs efforts financiers sur la construction de lieux de culte. Pour pallier ce manque de moyens, le recours à des imams étrangers payés perdure. La moitié des imams salariés viennent d’Algérie (120), de Turquie (150) et du Maroc (30) pour un séjour en France qui n’excède généralement pas quatre ans.. La république n’a pas à former ces imams ( pas plus que les clercs des autres religions.  La seule obligation pour l’Etat est de s’assurer que ces imams respectent les valeurs traduites dans les lois de la république. En cas d’infraction incitant notamment à la violence ce doit être le retour dans le pays d’origine. Pour les Imams d’origine étrangère disposant de la double nationalité ce devrait être la déchéance de la nationalité ( approuvée par 81% des français). Le reste est littérature et basses manœuvres politiciennes pour masquer l’absence de volonté de s’attaquer à ceux qui diffusent  cette violence , et encouragent  le crime et le terrorisme. Il y a une curieuse inversion des champs de responsabilité quand l’Etat s’investit dans la formation religieuse  mais qu’à l’inverse  il manifeste un pathétique laxisme à l’égard des obligations  de la république.( obligations et droits  de la constitution et des  lois) . Or c’est précisément cette  contradiction et cet angélisme qui permettent  au FN de progresser. En niant le réel, les responsables politiques offrent uen opportunité extraordinaire de discréditer leur propre politique, en niant le réel ils permettent surtout de donner une  crédibilité au tout aussi  virtuel programme extrémiste. La faute notamment à cette oligarchie coupée depuis longtemps des réalités socio culturelles. La contrepartie de cette intransigeance vis-à-vis du respect de la loi,’c’est la nécessité d’assurer pour tous le libre exercice de la religion et de protéger notamment de la même manière tous les lieux de culte, mosquées comprises. Il serait urgent que la république forme intellectuellement, ( aussi socialement et économiquement) les responsables politiques, Premier ministre compris, c’est plus urgent que la formation des imams ! 

Formation professionnelle : une réformette

Formation professionnelle : une réformette

C’est ce mois-ci qu’entre en application la réforme de la formation permanente se traduisant notamment par la mise en place d’un compte de formation  personnel. En réalité pas de grandes nouveautés. On ne remet pas en cause l’utilisation des 35 milliards annuels de recettes, .Un véritable fromage que partenaires sociaux et institutions entendent se partager. Du coup cette manne ne profite que très peu aux chômeurs à peine 3% de cette somme affectée à la formation des chômeurs. C’était pourtant la réforme à entreprendre.   Le compte personnel de formation (CPF), imaginé par les partenaires sociaux lors de l’accord de janvier sur la sécurisation de l’emploi, remplacera le droit individuel à la formation (DIF) en 2015. Il suivra le salarié tout au long de sa vie active et chacun conservera ses droits acquis dans le CPF après un changement d’entreprise ou une perte d’emploi. Chaque Français pourra y accumuler au maximum 150 heures de formation: 20 heures par an les six premières années de travail, puis 10 heures par an les trois années suivantes. L’entreprise et les pouvoirs publics (régions, Pôle emploi, État) pourront le compléter. Salariés ou chômeurs utiliseront ces heures, en choisissant une session sur des listes de formations vraiment qualifiantes. Ils auront une relative souplesse pour choisir de partir en formation, les chômeurs pouvant même se passer de l’aval de Pôle emploi. L’entreprise accordera une reconnaissance au salarié après sa formation. Pour la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et FO, le CPF est une vraie avancée. Reste à savoir si les Français se saisiront de cet outil qui s’ajoutera au congé individuel de formation (CIF), dédié aux formations longues.  Chaque salarié aura tous les deux ans un entretien sur sa formation. Le gouvernement y voit un levier pour sensibiliser les moins qualifiés. La CFDT a obtenu que s’il s’avère, au bout de six ans dans les entreprises de plus de 50 salariés, qu’un salarié a été délaissé, il puisse alors bénéficier d’un ajout de 100 heures sur son CPF et partir à son gré en formation. Chaque personne pourra aussi bénéficier, hors de l’entreprise, d’un conseil en évolution professionnelle. Mais comme aucun guichet unique n’est prévu, le dispositif risque d’être peu opérationnel.  Si rien ne change pour les sociétés de moins de dix salariés, celles au-dessus de ce seuil ne verseront plus que 1 % de leur masse salariale pour le financement obligatoire de la formation professionnelle en 2015, contre 1,6 % actuellement (ou 1,05 % pour les moins de 20 salariés).

 

Formation professionnelle : le scandale continue surtout pour les chômeurs

Formation professionnelle : le scandale continue surtout pour les chômeurs

 

Le vrai scandale c’est l’opacité et des gâchis énorme (souvent dénoncés par la Cour des comptes). Il s’agit de 30 à 35 milliards par an dont se gavent les structures de formation et les formations bidon. Par contre les chômeurs ne bénéficient qu’à la marge de cette énorme manne. Pourtant il est prouvé qu’un chômeur sur deux trouve un emploi après une formation. En fait le gouvernement ne veut pas s’attaquer à ce fromage et sa mini réforme ne change rein ;  Au lendemain de la publication d’une nouvelle hausse du chômage, Louis Gallois, président du comité de surveillance de PSA Peugeot Citroën déclare : « Il faut savoir qu’il n’y a qu’un chômeur sur cinq qui bénéficie d’une formation professionnelle. C’est beaucoup trop peu ».  Seuls 28% des demandeurs d’emploi ont déclaré avoir suivi une formation professionnelle en 2012, d’après les derniers chiffres de l’Insee. Ce qui fait donc trois chômeurs sur dix…. on est à peu près dans les mêmes eaux que le chiffre avancé par Louis Gallois.  Et 28% c’est effectivement peu surtout quand on compare aux 49%, près d’un sur deux, de salariés qui ont bénéficié d’une formation la même année. C’est d’abord une question d’argent. Sur les 32 milliards d’euros dépensés pour la formation professionnelle en 2012, seuls 12% étaient destinés aux demandeurs d’emploi. « Les employeurs ont un rôle important sur le marché de la formation des adultes, les entreprises concourant à plus de 40% des dépenses nationales dans ce domaine. Les personnes privées d’activité professionnelle sont donc évincées de la voie privilégiée pour se former« , explique l’Insee. Deuxième raison : suivre une formation est un vrai parcours du combattant pour les demandeurs d’emploi. Il faut savoir sur quoi on veut se former, être bien conseillé et surtout trouver l’argent pour faire des formations sachant que pour la moitié d’entre elles, le montant dépasse les 300 euros. Conséquence de toutes ces raisons, parmi les chômeurs qui aimeraient bien se former, un sur cinq jette l’éponge avant de commencer. Les chiffres de Pôle emploi sont très clairs sur ce point. Plus d’un chômeur sur deux qui a reçu une formation retrouve un emploi dans les six mois qui suivent. C’est beaucoup mieux que pour les demandeurs d’emploi qui n’ont pas eu de formation. Et surtout, il s’agit dans la grande majorité des cas d’un CDI ou d’un CDD de plus de six mois, d’après une enquête de Pôle emploi.

Chômeurs : la formation d’abord (Eckert)

Chômeurs : la formation d’abord (Eckert)

 

Il aura fallu un nouveau déficit de l’Unedic  pour qu’on s’interroge sur la question fondamentale de la formation des chômeurs. Ce que fait Christian Eckert secrétaire  d’état au budget. Il doit sûrement savoir que les crédits de la formation permanente représentent environ 33 milliards par an et que presque rien ne revient aux chômeurs. Pour une part non négligeable ces fonds servent à financer des formations bidon et à engraisser les structures ; une  décision simple consisterait à affecter la moitié de ces crédits aux chômeurs. Compte tenu de l’opacité du système personne n’est en capacité de dire exactement à qui profit cette énorme manne.  Le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, a appelé ce lundi à moderniser l’assurance chômage et à « mettre l’argent au service du retour à l’emploi », estimant que la réflexion devrait être engagée dès l’an prochain. « Il faut veiller à ce que, dans le respect des partenaires sociaux qui sont appelés à travailler, on puisse moderniser, fluidifier, mettre l’argent au service du retour à l’emploi », a déclaré Eckert, interrogé sur la chaîne iTélé à la suite des déclarations sur le sujet du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui avaient déclenché ce dimanche une polémique. « C’est la piste que je recommanderais. La formation professionnelle plutôt que de payer des chômeurs : ce qu’il faut faire, c’est discuter du montant, de la durée mais aussi de la meilleure façon d’utiliser les moyens financiers pour permettre de trouver grâce à la formation, à l’accompagnement, un retour à l’emploi », a-t-il précisé. « L’Unedic prend bien sûr en charge, c’est tout à fait légitime, l’indemnisation des chômeurs. Mais indépendamment de l’indemnisation, il y a aussi un accompagnement nécessaire sur le retour à l’emploi en termes de formation, en termes d’accompagnement », a plus tard déclaré Eckert à l’AFP. « La vocation principale c’est l’indemnisation mais la question du retour à l’emploi doit aussi faire partie des préoccupations de l’Unedic, en lien avec la formation professionnelle toujours bien sûr sur proposition, négociation entre les partenaires sociaux », a-t-il ajouté.

Croissance : donner la priorité à l’innovation et à la formation (CAE)

Croissance : donner  la priorité à l’innovation et à la formation (CAE)

 

 

Pour le conseil d’analyse économique la course à la baisse des coûts de production n’est pas nécessairement l’objectif premier. Il faut surtout agir  sur la formation et sur l’innovation pour Agnès Bénassy-Quéré, présidente déléguée  du Conseil d’analyse économique CAE: « La croissance française a commencé à ralentir par rapport au « peloton de tête » européen avant la crise. » Une situation qu’elle partage avec l’Italie et que le CAE estime provenir d’une baisse plus notable qu’ailleurs de la productivité. En comparant la France aux Etats-Unis, à la Suède, à l’Italie, à l’Espagne et à l’Allemagne, on constate que la progression de la productivité horaire en France est la plus faible après l’Italie sur la période 2000-2013. Cet affaissement relatif – car la progression de la productivité s’est ralentie partout depuis les années 1970 – serait le signe, selon le CAE, d’une baisse de la croissance potentielle du pays.  Et cette baisse n’est pas anodine pour l’avenir de la France. Selon la note, une croissance moyenne de 1,6 % d’ici à 2040 – toute chose étant égale par ailleurs – permettrait d’augmenter le PIB sur 26 ans de 51 %. A 1 % de croissance moyenne, la hausse ne serait que de 31%. Plus généralement, le taux d’endettement public de la France, qui vient de passer la barre des 2.000 milliards d’euros, presque 100% du PIB, serait réduit de moitié en 2040 avec une croissance de 1,6 %, tandis qu’elle dépasserait 145 % du PIB avec une croissance de 1 %. « L’enjeu est celui de la sauvegarde et du financement de notre modèle social, notamment notre capacité à faire face à la hausse des dépenses de santé  », explique Agnès Bénassy-Quéré. « La question essentielle est donc de savoir si, au-delà des phénomènes de court terme, la France a les moyens de redresser sa capacité à créer de la richesse », conclut-elle.  « Les Etats-Unis ont également connu une forte désindustrialisation sans pour autant connaître le même phénomène de perte de productivité que la France », explique une des auteurs de la note, Cecilia Garcia-Peñalosa. La note propose donc trois autres explications. La première, c’est la nature de l’investissement français. Si, en effet, l’investissement global en France semble en ligne avec ceux des autres pays étudiés, l’investissement productif, celui qui permet d’améliorer l’outil de production et donc la productivité, est beaucoup plus faible. En termes de nombre de robots, par exemple, la France fait jeu égal avec l’Espagne, loin derrière l’Allemagne, les Etats-Unis et même l’Italie. A terme, évidemment, la capacité d’améliorer la productivité est donc plus faible. La France doit donc plus investir dans son appareil productif. Les auteurs de la note y voient le fruit d’un cercle vicieux où le recul des marges conduit à un recul de l’investissement productif qui maintient la tendance des marges à la baisse. Pour corriger cette situation, le CAE propose de doper la concurrence dans les services intermédiaires. Deuxième explication : le manque de lien entre recherche et entreprise. La France est bien placée en termes de brevets. Mais « elle peine à transformer cette capacité d’invention en capacité d’innovation dans les entreprises », souligne Cecilia Garcia-Peñalosa. Le CAE propose alors de conserver le Crédit impôt recherche (CIR), dispositif « neutre » s’adressant à l’ensemble des secteurs. « Il est impossible de savoir en effet dans quel secteur l’innovation émergera dans l’avenir », explique Agnès Bénassy-Quéré. Mais ce CIR doit être « complété » par des aides directes et par une réflexion sur la rentabilité du capital-risque en France. En tout état de cause, Cecilia Garcia-Peñalosa précise que « nous ne proposerons pas de réduire les dépenses publiques dans le domaine du soutien à la recherche. » Troisième explication : le niveau de compétences de la force de travail en France parfois inadapté pour répondre aux besoins des entreprises et souvent inférieur à celui de nos grands partenaires. Le CAE fait à ce titre plusieurs propositions pour développer les filières technologiques et professionnelles et l’accès à la formation continue et pour augmenter le  taux d’emploi en haut et en bas de la distribution d’âges. Le CAE propose notamment de mieux adapter les formations en ouvrant les filières professionnelles post-bac, plus difficiles d’accès que les filières générales, en renforçant l’alternance – y compris pour les adultes et en favorisant l’évolution des formations en fonction des besoins des entreprises. Selon Agnès Bénassy-Quéré, « il est impossible de quantifier l’impact de ces mesures sur la croissance potentielle, mais ce sont des domaines où les marges de progrès de notre pays sont réelles. » Tout en reconnaissant qu’il est difficile de faire « bouger le système éducatif  », elle estime que le contexte est « favorable », « car les enquêtes de l’OCDE portant sur les compétences des jeunes, mais aussi celles des adultes, mettent désormais bien en évidence les faiblesses du système français. » Sans doute la volonté affichée du gouvernement de chercher à réconcilier l’entreprise avec la société l’amènera à se pencher sur ces propositions. La note promeut du reste l’amélioration de la rentabilité comme la clé de la solution pour briser les « cercles vicieux » qui, en obérant la rentabilité, empêche les entreprises d’investir et de former. Mais, sur ce sujet, il existe aussi des freins culturels importants. On a vu que, les entreprises françaises n’ont pas investi moins malgré le recul de leur rentabilité, mais moins bien. Parallèlement, la France est un pays où la distribution de dividendes est la plus élevée (notamment plus qu’en Allemagne). On perçoit aussi combien les habitudes seront difficiles à combattre, notamment en ce qui concerne les investissements dans la formation et le développement de l’emploi en dehors des 15-35 ans. Pour Agnès Bénassy-Quéré, cependant, faciliter la tâche des entreprises en favorisant la qualité et l’adéquation des formations à leurs besoins permettra à l’Etat d’être plus exigeant envers elles. « Il sera alors plus facile  de leur demander d’embaucher davantage d’apprentis », estime-t-elle.

 

Formation permanente : plus de 30 milliards par an mais toujours la même opacité, les mêmes gâschis

Formation permanente : plus de 30 milliards par an mais toujours la même opacité, les mêmes gâschis

 

En dépit de la loi de mars 2014, la formation n’a subi qu’une réformette. Sur les 32 milliards annuels autour d’un milliard sera réservé à la formation des chômeurs. Pourtant une étude a démontré qu’un chômeur sur deux retrouvait un emploi après une formation. En cause évidemment la bureaucratie des structures tant de collecte que de formation, aussi de nombreuses formation bidon qui nourrissent une myriade d’organismes ; enfin le compte formation personnel (CFP) relève du gadget pudique limité à 150 heures cumulées sur 9 ans. La cour des compte a souligne à de nombreuses reprises l’opacité du système et les gâchis. Ce que confirme, l’Institut Montaigne qui dresse un bilan en demi-teinte des avancées réalisées par la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Pour les auteurs, Marc Ferracci et Bertrand Martinot, «si la loi met en place des dispositifs pertinents tels que le compte personnel de formation (CPF) ou la fin de l’obligation fiscale de dépenser pour la formation professionnelle», les résultats mettront du temps à se faire sentir. Ils ne «permettront pas de faire de la formation un outil efficace de sécurisation des parcours accessible au plus grand nombre», indiquent-ils. Et les deux auteurs de prévenir l’exécutif et les partenaires sociaux qu’ «une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires».  Les insuffisances de la formation professionnelle en France, dont le budget global s’élève pourtant à 32 milliards d’euros, sont bien connues. Elles sont persistantes malgré quatre réformes réalisées ces dix dernières années (en incluant celle de 2014): inégalités d’accès aux formations selon le niveau de qualification ; système trop administré et rigide entièrement aux mains des organismes de formation ; absence de certification de la qualité des formations et des prestataires ; faible efficacité des dépenses de formation en termes de retour à l’emploi ou de productivité.  «Une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires»  Selon Bertrand Martinot et Marc Ferracci, la loi du 5 mars 2014 ne remet pas en cause l’architecture globale du système et son caractère administré. Ainsi les Opca (les collecteurs des financements des entreprises) «vont continuer à allouer une grande partie des ressources sur la base de critères peu lisibles». Quant aux dispositifs de formation à l’initiative du salarié (CPF et CIF), ils vont continuer de coexister, avec des canaux de financements distincts, malgré leurs similitudes. «La création du compte personnel de formation aurait pu être l’occasion d’une fusion de l’ensemble des dispositifs, Dif, Cif professionnalisation», regrettent les auteurs. L’étude émet par ailleurs des doutes sur l’efficacité de la réforme pour la formation des chômeurs, traditionnels parents pauvres des dispositifs. De fait, les fonds consacrés à leur formation passeront de 600 à 900 millions d’euros par an. Mais, selon l’Institut Montaigne, il y a de fortes chances que ces financements ne se substituent à des fonds existants. «Au total, l’impact réel de la réforme sur les ressources consacrées à la formation des chômeurs est assez incertain», jugent Marc Ferracci et Bertrand Martinot.  «La soutenabilité financière du compte personnel de formation est largement sujette à caution»  Quant au CPF, qui présente le grand intérêt de suivre l’individu tout au long de sa carrière professionnelle, y compris en cas de passage par la case chômage, il possède une grosse lacune: son système de financement. «Dans la configuration prévue, ce dispositif risque de rester un coquille vide, faute d’abondement suffisant», tranche en effet l’institut Montaigne. La loi prévoit qu’un actif peut cumuler, en neuf ans, jusqu’à 150 heures sur son CPF, pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes. Or, ce crédit est insuffisant pour permettre l’accès à ce type de formations. Des financements complémentaires sont donc inévitables (Pôle emploi, Unedic, Etat, régions pour les chômeurs ; entreprises et salariés eux-mêmes pour les actifs en poste). Pour l’Institut Montaigne, «la soutenabilité financière du CPF est largement sujette à caution», alors même que ce dispositif est la pierre angulaire de la nouvelle loi.

 

« Rassemblement bleu marine, une formation sans consistance » ( JM Le Pen)

Cette fois c’est la guerre en le vieux le pen, raciste déclaré et ses héritiers qui veulent un parti d’extrême droite plus présentable. . A sa fille qui parle de « faute politique » au sujet de son propos adressé à Patrick Bruel, Jean-Marie Le Pen réplique lundi. Pour le président d’honneur du FN, la « faute politique » est de « s’aligner sur la pensée unique ». Et de s’en prendre à son tour à ceux qui, au sein de sa formation, l’ont critiqué. Jean-Marie Le Pen assumera jusqu’au bout ses propos. Et tant pis pour ceux qui, au sein même du FN, ne sont pas d’accord avec lui. Le président d’honneur du parti récuse toute connotation antisémite à sa phrase adressée à Patrick Bruel. « On fera une fournée la prochaine fois », avait-il dit à propos du chanteur, dans une vidéo publiée sur le site du FN et retirée depuis. Sur RMC lundi, il a répété qu’il ignorait que Patrick Bruel était juif. Plusieurs personnalités du mouvement ont néanmoins critiqué ce propos. Jusqu’à sa fille, Marine Le Pen, qui a évoqué dimanche en fin de journée une « faute politique ». Un désaveu qui a agacé Jean-Marie Le Pen. « Je considère que la faute politique, c’est ceux qui se sont alignés sur la pensée unique. Ils voudraient ressembler aux autres partis politiques. Si c’est le voeu d’un certain nombre de dirigeants du FN, ils ont réussi. C’est eux qui ont fait une faute politique, pas moi », a-t-il affirmé. Et d’insister : « La faute politique a été commise par quelques dirigeants du FN qui ont donné de la constance à ce qui était une fantasmagorie soulevée par nos adversaires. » Sur Twitter lundi à la mi-journée, Jean-Marie Le Pen a été encore plus loin dans sa critique contre Marine Le Pen, en affirmant qu’elle « accrédite la diffamation dont (il est) victime »Moi je suis un homme libre, je ne me sens pas obligé de marcher dans les sentiers tracés par la pensée unique », a assuré sur RMC le député européen, réélu avec 23 autres députés FN fin mai. Il a également rejeté toute idée de retraite, comme l’a suggéré le député Gilbert Collard. Dès dimanche, Jean-Marie Le Pen avait rétorqué à propos du représentant du Rassemblement Bleu Marine : « Il devrait changer les consonnes de son nom. » « Gilbert Collard n’est pas de mon parti. Il l’a fait élire mais il n’est pas de mon parti », a-t-il ajouté lundi. Jean-Marie Le Pen a d’ailleurs qualifié le Rassemblement Bleu Marine – coalition de formations lancée par Marine Le Pen à partir de 2012 – de « formation bizarre et sans consistance ». Au sujet de Gilbert Collard ou du vice-président du parti et compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, qui avait lui évoqué une phrase « stupide », il s’est interrogé lundi : « Tout ça ce sont des individualités (…). Sous quelle influence ces gens-là ont déclenché une agression absolument injuste à mon égard? » a-t-il demandé. Alors que Florian Philippot avait parlé lui d’une « brutalité inappropriée » de la part du président d’honneur, là encore ce dernier ne s’est pas démonté. « Même une danseuse de l’opéra n’aurait pas trouvé ça brutal! » a-t-il répliqué. L’ex-président du FN dit avoir « reçu des masses de soutiens considérables » depuis qu’il a fait cette déclaration. Et donne rendez-vous jeudi prochain, pour « un meeting à Nice ». « On verra quelle est l’atmosphère des militants du Front national », a-t-il déclaré.

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