Archive pour le Tag 'football'

Macron, vedette d’un match de football : un manque de compétence technique !

Macron, vedette d’un match de football : un manque de compétence technique !

 

 

De l’avis  de tous les experts lors du match de gala de football auquel Macron  a participé, l’intéressé a fait la preuve de sa ténacité avec aussi une bonne vision du jeu. Le problème ,c’est qu’il mange cruellement de football.

 

Sa compétence technique esst très approximative. Un peu son problème à la tête du pays. Certes là aussi sa ténacité et sa capacité à exister n’est pas en cause, il a aussi quelques visions mais comme la plupart des énarques manque aussi cruellement de compétence.

 

Il s’agite de manière désordonnée, il se montre, est présent sur le terrain mais son efficacité est très peu douteuse. Il manque des connaissances de base. Ainsi par exemple pour meubler son ignorance des réalités sociaux économiques il parle à tout bout de champ de start-up comme si la France pouvait se réduire au seul société nouvelle de la tech oubliant sans doute qu’un pays ne peut se développer sans une industrialisation forte. Une industrialisation qu’on a préférée délocaliser ou même vendre à l’étranger ( voir par exemple la vente aux Américains de la branche énergie d’Alstom ou l’affaire Alcatel sans parler des localisations physiques de production. De marque » made in France »).

Messi sauveur du football français ?

Messi sauveur du football français ?

 

Peut-être que la venue du joueur exceptionnel, Lionel Messi, peut contribuer à redresser une situation assez catastrophique du football français. En tout cas, l’intérêt cité par ce transfert pourrait réveiller des clubs qui s’enfoncent dans la médiocrité du championnat français.

 

 

Le football français connaît en effet une crise sportive et financière sans doute sans précédent et qui pourrait même provoquer la faillite de certains clubs.

Sur le plan sportif d’abord il faut bien constater que la notoriété des clubs français, PSG excepté financé par les fonds du Qatar, est très faible. Le spectacle qu’offre le plus souvent le championnat français est très en dessous de ceux  des pays voisins. Pour preuve, il n’y a guère que Paris pour rivaliser lors  des coupes  européennes . La plupart des autres clubs français disparaissent des compétitions dès la fin de décembre.

Même les équipes nationales  de football sont également en crise et connaissent de piètres résultats depuis quelques années. L’équipe de France à a été lamentablement éliminée leur de la dernière compétition de l’euro. Les équipes de jeunes ne parviennent pas à concrétiser les espoirs qu’on met en elles. Les féminines ont aussi loupé le coche;  quant à la sélection olympique, elle a abouti à un véritable désastre.

Par ailleurs les finances des différents clubs sont presque tous dans le rouge. En outre la fédération ( et la LFP)  a cru bon de négocier le droit à l’image télévisée du prochain championnat avec Amazon ! Parallèlement on ne sait pas encore qui va payer la facture passée entre Canal et beIN Sports.

 

Il semble bien qu’ il sera nécessaire assez rapidement de mettre un coup de pied dans la fourmilière de la gestion de la fédération (et de La ligue de football professionnel, LFP)  qui semble paralysée par cette avalanche de revers. Sans parler de la folie des clubs qui continuent de payer certains joueurs bien au-delà de leurs capacités financières.

Football français : une crise sportive et financière

Football français : une crise sportive et financière

 

Le football français connaît une crise sportive et financière sans doute sans précédent et qui pourrait même provoquer la faillite de certains clubs.

Sur le plan sportif d’abord il faut bien constater que la notoriété des clubs français, PSG excepté financé par les fonds du Qatar, est très faible. Le spectacle qu’offre le plus souvent le championnat français est très en dessous de ceux  des pays voisins. Pour preuve il n’y a guère que Paris pour rivaliser lors  des coupes  européennes . La plupart des autres clubs français disparaissent des compétitions dès la fin de décembre.

Même les équipes nationales  de football sont également en crise et connaissent de piètres résultats depuis quelques années. L’équipe de France à a été lamentablement éliminée leur de la dernière compétition de l’euro. Les équipes de jeunes ne parviennent pas à concrétiser les espoirs qu’on met en elles. Les féminines ont aussi loupé le coche quant à la sélection olympique, elle a abouti à un véritable désastre.

Par ailleurs les finances des différents clubs sont presque tous dans le rouge. En outre la fédération a cru bon de négocier le droit à l’image télévisée du prochain championnat avec Amazon ! Parallèlement on ne sait pas encore qui va payer la facture passée entre Canal et beIN Sports.

 

Il semble bien il sera nécessaire assez rapidement de mettre un coup de pied dans la fourmilière de la gestion de la fédération qui semble paralysée par cette avalanche de revers.

Football : le Pass sanitaire obligatoire

Football : le Pass sanitaire obligatoire

La fédération française de football a décidé que le Pass Sanitaire serait obligatoire.

«Cette reprise attendue est rendue possible par la mise en place du pass sanitaire dès les premiers entraînements et matches de la saison», a expliqué la FFF. «Le pass sanitaire sera requis pour pouvoir jouer au football et accéder aux vestiaires ainsi qu’aux tribunes avant chaque entraînement ou chaque match de compétition», a-t-elle précisé, en rappelant que cette mesure s’applique aussi aux autres fédérations sportives.

 

Le seul problème pour les spectateurs sera évidemment la crédibilité du contrôle. Un contrôle qui reste très virtuel par exemple pour l’accès boîte de nuit et qui sera difficile quand il s’agit de contrôler plusieurs centaines de personnes en même temps concernant les matchs de football. Cela d’autant plus que le personnel encadrant est le plus souvent bénévole

La France a bradé son football à Amazon

La France a bradé son football à Amazon

Jean-Pascal Gayant, Profeseur de sciences économiques, estime qu’en  choisissant de confier 80 % des retransmissions des matchs des championnats de France au géant américain Amazon, la LFP s’est comportée comme une écervelée, juge l’économiste, faisant du football professionnel français un simple outil de promotion d’une entreprise de commerce en ligne.

 

Tribune dans le Monde 

 

. La Ligue de football professionnel (LFP) a choisi de confier 80 % des retransmissions des matchs des Ligues 1 et 2 au géant américain Amazon. Pour 259 millions d’euros annuels, la LFP a bradé la diffusion de son produit phare pour les trois prochaines années, tout en figeant dans le marbre l’historique lot 3 attribué en 2018 à BeIN Sports pour 332 millions d’euros annuels. Ce lot 3, qu’avait ensuite « racheté » Canal + (en contrat de sous-licence), contient la diffusion des 20 % restants de la Ligue 1, sans le match phare du dimanche soir. Son tarif paraît aujourd’hui extravagant, ce qui pousse Canal + à annoncer son retrait de la diffusion de la Ligue 1. La chaîne BeIN Sports semble solidaire de Canal + dans ce bras de fer, puisqu’elle n’a pas honoré le premier versement (relatif aux droits de la Ligue 2) pour la saison 2021-2022. Les bases d’un violent contentieux avec la LFP sont jetées.

 

Sans présager de l’issue de ce nouveau feuilleton, il convient de se pencher sur le choix fait par la LFP de privilégier l’option Amazon (et de s’engager dans un bras de fer impitoyable avec le diffuseur historique), au regard de la solution alternative qui consistait à conforter Canal + et BeIN pour un montant global quasi identique.

On serait tenté de reprendre la formule prêtée à Winston Churchill (à destination de Neville Chamberlain) à l’issue des accords de Munich : « Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. »

Si la Ligue avait vendu ses droits de diffusion à Amazon pour une somme comparable à celle que promettait l’ancien diffuseur MediaPro (800 millions d’euros annuels), l’entrée en guerre de Vincent Labrune, président de la LFP, aurait été compréhensible. Pour les chaînes de télévision conventionnelles, se projeter dans le « monde d’après » en se liant avec Amazon représente un risque important en termes de souveraineté et de mise en valeur du produit. Mais une rémunération élevée aurait apporté aux clubs une sécurité pécuniaire bienvenue, à l’heure de se relever du double séisme MediaPro-Covid-19. Loin de cela, la LFP n’apporte aucune garantie financière sérieuse aux clubs, tout en faisant entrer le loup dans la bergerie.

Pour le mastodonte du commerce en ligne, les droits de diffusion sportive sont une sorte de papier tue-mouches : il s’agit d’attirer des clients et leurs données pour les rendre captifs de l’environnement Amazon. Même sans augmenter le prix de l’abonnement à Amazon Prime (49 euros par an), les droits de la Ligue 1 à 259 millions d’euros sont un investissement très rentable pour la firme de Jeff Bezos : une fois intégré à l’écosystème Amazon (livraisons gratuites et plus rapides, avantages à l’achat), le consommateur en devient un prisonnier béat. La diffusion de la Ligue 1 va conduire des centaines de milliers de consommateurs, qui n’étaient pas encore convaincus du bien-fondé de l’entrée dans cet écosystème, à franchir le pas.

Football : la mainmise d’Amazon c’est une nouvelle mort pour Canal+

Football : la mainmise d’Amazon c’est une nouvelle mort pour Canal+

 

Canal+ très mécontent de ses relations avec la ligue française de football se retire, reste seulement en compétition Amazon qui a les plus grandes chances d’emporter le marché de diffusion des matchs français. Une très mauvaise opération pour Canal+ qui avait réussi son redressement après un premier abandon du football. Cette fois le coût pourrait encore être rude. En effet si Canal+ attire pour sa production et sa diffusion cinématographique, le football reste la première motivation est de loin des abonnés. Des abonnés qui ne seront pas prêts à payer d’une part un abonnement relativement cher à Canal+ et un autre à Amazon. Le bilan sera aussi négatif pour la ligne française de football car Amazon offre seulement 250 millions d’euros contre les 800 millions payés  (ou presque  !) avant.

 

Les deux autres victimes seront les clubs de foot qui verront leurs recettes notoirement diminuer. Enfin on permet la mainmise Amazon sur le sport le plus suivi et on offre un boulevard au géant numérique pour distribuer en même temps les produits à bas coût. Un autre mauvais coup pour les producteurs notamment français

Super Ligue de football : soutien de la Bourse

Super Ligue de football : soutien de la Bourse

 

Le projet de super ligue de football est bien entendu un projet sportif tout autant qu’un projet financier. Cela d’autant plus que la crise sanitaire a porté un rude coup aux ressources des clubs. Les grands du football européen veulent créer des spectacles qui attirent l’audience mondiale, celle de l’Europe bien sûr mais aussi et surtout celle de l’Asie. Il s’agit d’augmenter l’assiette des contributions notamment des télévisions et la répartir de manière plus favorable au club. Des grands clubs qui pour maintenir leur niveau sont contraints de payer des stars plus d’un million par mois parfois deux voir trois.

Une sorte de course folle car le salaire des joueurs dans ces clubs dépassent de loin les autres dépenses. De son côté ,l’union européenne UEFA veut garder la mainmise sur l’organisation qui intègre actuellement environ 70 clubs pour la compétition européenne.

Ce projet suscite l’intérêt des financiers et de la Bourse. Les cours boursiers de la Juventus de Turin et de Manchester United se sont envolés lundi après l’annonce de la création d’une Super Ligue, lucrative compétition privée fondée par douze clubs dissidents et vouée à supplanter la Ligue des champions.

Le cours de la Juventus de Turin, cotée à la Bourse de Milan, a pris 17,85% à 0,9110 euros à la clôture des échanges. Coté à la Bourse de New York, le titre de Manchester United a pris 6,74% dollars à 17,26 dollars. Les autres clubs dissidents ne sont quant à eux pas cotés en Bourse.

À l’inverse, les principaux clubs européens cotés mais non membres de ce club privé, ont eux clôturé entre stabilité et baisse: l’Olympique Lyonnais, coté à la Bourse de Paris, a perdu 2,10% à 2,33 euros, et l’AS Roma, cotée à Milan, a pris 0,17% à 0,2870 euros.

 

Après des décennies à agiter le spectre d’un schisme, les grands  du continent, Real Madrid, Liverpool ou Manchester United en tête, ont franchi le pas en créant une société privée, baptisée «Super League», quasi fermée et comparable aux championnats nord-américains de basket (NBA) ou de football américain (NFL). En contrepartie de leur engagement, «les clubs fondateurs recevront un versement en une fois de l’ordre de 3,5 milliards d’euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et à compenser l’impact de la crise du Covid-19», affirment les organisateurs.

 

 «L’incitation financière pour ces clubs est évidente, avec une enveloppe de plusieurs milliards de dollars au coeur du projet», commente dans une note l’analyste en chef de Markets.com, Neil Wilson.

 

De plus, «les ventes de billets, les sponsors et les produits dérivés devraient aussi en bénéficier, étant donné la large audience de ces clubs», estime Alberto Francese, responsable de la recherche en courtage pour entreprises pour la banque italienne Intelsat Sanpaolo. Mais, tempère-t-il, «l’UEFA et la FIFA réagissent de manière très véhémente» avec la potentielle exclusion de tout club dissident des compétitions nationales et internationales, ainsi que l’interdiction pour les joueurs d’évoluer en équipe nationale.

 

PSG : un club d’intermittents du football !

PSG : un club d’intermittents du football !

 

Depuis très longtemps le PSG a habitué ses supporters à des évolutions très contrastées avec des matches remportés par 5 à 0 et les match perdus contre des clubs modestes y compris à domicile. En coupe d’Europe aussi le PSG alterne les prestations de haut niveau et la nullité. Bref le PSG est une sorte de club d’intermittents du football.

 

Mais des intermittents beaucoup mieux payés que ceux du spectacle à coup de plusieurs millions pour certains par mois. Soit au moins quatre fois plus que la moyenne des joueurs pros français. Cette maladie de l’intermittence s’est amplifiée avec la venue du Brésilien Neymar qui joue un match sur deux en raison soit de ses blessures soit de sa méforme totale.

Cette maladie de l’intermittence s’est aussi transmise à des loueurs aussi talentueux que Di Maria ou Mbappé avant de contaminer toute l’équipe. Évidemment quand on compare avec le dynamisme des équipes anglaises il n’y a pas photo. C’est un autre rythme, un autre engagement, un autre amour du maillot.

Cela confirme que le PSG n’est pas un véritable club mais plutôt une sorte de groupement de mercenaires sans âme, sans courage. On objectera que les parisiens sont fatigués mais les grands clubs anglais subissent un autre rythme sans se plaindre. Et surtout quand un joueur est en méforme

Crise du Sport-La « pandémie » de l’argent dans le football

Crise du Sport-La « pandémie » de l’argent dans le football

Les deux économistes Jérémie Bastien et Jean-François Brocard et le politiste Jean-Michel De Waele se prononcent, dans une tribune au « Monde », pour une régulation du capital dans le football professionnel européen.

Tribune.

 

La conjoncture actuelle marquée par la crise pandémique du Covid-19 révèle au grand jour les limites structurelles du modèle économique du football professionnel européen. Pourtant, nombreux sont ceux qui alertent depuis plusieurs années sur les conditions de durabilité de ce modèle, de plus en plus financiarisé.

En mars 2020, dans certains championnats, en plein cœur de la crise, des baisses de salaire ont été négociées, appliquées, parfois abandonnées, dans le but de contrer les effets de la crise sanitaire. L’équilibre budgétaire des clubs en Europe, déjà hautement instable, a en effet été mis à l’épreuve d’une contraction de leurs revenus sous l’effet des mesures de restrictions instaurées par les autorités publiques nationales afin de gérer la diffusion de l’épidémie.

Les clubs consacrant plus de 60 % de leurs revenus à la masse salariale, activer le levier salarial semblait une évidence pour les dirigeants, cette solution étant discutée à nouveau en France compte tenu des conséquences liées au désengagement de Mediapro. Parmi l’éventail des dispositifs de régulation pouvant être mobilisés, diminuer les salaires des joueurs est la mesure la plus souvent évoquée pour purger le football professionnel de ses maux et le sauver d’une faillite annoncée depuis plusieurs années.

Inscrire le football dans un modèle plus vertueux

Pour légitimer l’adoption d’une telle disposition, ses tenants s’appuient généralement sur l’efficacité supposée du plafonnement de la masse salariale individuelle des clubs, mis en place depuis plusieurs décennies dans certaines ligues majeures nord-américaines. Si la transposition de cet instrument dans le football européen pose des questions d’opérabilité (harmonisation à l’échelle continentale ou encore contrôle des stratégies de contournement), elle soulève également une interrogation quant au partage de la valeur ajoutée dans une industrie de main-d’œuvre dans laquelle le travail représente l’essentiel des facteurs de production.

Par ailleurs, dans les ligues nord-américaines, le plafond salarial n’est qu’un pan d’une régulation plus large extrêmement contraignante visant essentiellement à équilibrer l’allocation du talent entre les clubs. Enfin, toute volonté se donnant pour objectif d’inscrire le football dans un modèle plus vertueux par le biais d’une baisse des salaires se heurte à un obstacle de taille : le pouvoir de marché des grands clubs, lesquels ne sont pas prêts à accepter un plafond qui les contraindrait fortement.

Football : la folie de l’argent

Football : la folie de l’argent

L’économiste François Levêque estime, dans une tribune au « Monde », que les droits de retransmission alimentent la surenchère sur les salaires des joueurs, aux dépens des spectateurs.

Tribune. 

 

L’imbroglio de la retransmission télé des matchs s’est terminé par une baisse de 40 % des recettes attendues par la Ligue du football professionnel (LFP). Sortie de Mediapro, le diffuseur sino-espagnol qui avait offert un prix mirobolant, et retour de Canal+, qui sauve la fin de la saison mais passe pour le méchant, car il propose moins d’argent. L’arrêt de la hausse tendancielle des droits qui se manifeste depuis plusieurs années, en France comme à l’étranger, est pourtant une bonne nouvelle pour le consommateur.

La LFP étant une association loi 1901, on ne s’attend pas à ce qu’elle vise à maximiser son profit mais plutôt qu’elle redistribue une partie de ses gains au monde du football dans son ensemble. Les acheteurs et diffuseurs de matchs étant des entreprises privées, on s’attend en revanche à ce qu’ils cherchent à gagner de l’argent et non à en perdre. C’est sans doute cette vision intuitive qui explique pourquoi les montants stratosphériques obtenus pour la cession des droits de retransmission sont communément perçus comme une victoire bienvenue contre les diffuseurs, et qu’inversement, des montants inférieurs aux espoirs de la LFP sont vus comme la preuve de l’esprit de lucre de leurs actionnaires et non, ce qui serait plus juste, comme favorables aux téléspectateurs. Remettons les choses à l’endroit.

D’abord, moins de 10 % des recettes de la vente des droits sont affectés au sport amateur. La plus grande partie de ce reversement a été imposée contre l’avis de la profession par les pouvoirs publics, au XXe siècle par une ministre communiste de la jeunesse et des sports qui a laissé son nom à cette taxe, Marie-George Buffet. Par ailleurs, nombreuses sont les entrées-sorties d’entreprises ayant acheté des droits des Ligues 1 et 2 pour quelques saisons et se sont ensuite retirées du jeu. Citons pour le passé TF1, Eurosport, Altice et Orange. La rentabilité espérée n’étant pas au rendez-vous, elles ont fini par jeter l’éponge. BeIN, entrée en 2012, a perdu un milliard d’euros par an au cours des premières années et continue de participer aux appels d’offres de la LFP alors qu’elle est toujours déficitaire en France. Mais son actionnaire qatari a les poches profondes et l’Emirat a fait du sport sa vitrine internationale.

En réalité, les droits TV enrichissent d’abord les joueurs professionnels et appauvrissent les consommateurs. Plus les droits TV augmentent, plus les salaires des footballeurs vedettes augmentent, et plus les téléspectateurs doivent payer pour accéder aux retransmissions des matchs. Les clubs de la Ligue 1, auxquels est redistribué l’essentiel des recettes des appels d’offres, agissent comme des courroies de transmission financière vers les joueurs : leur masse salariale absorbe près des trois quarts du total. Les diffuseurs agissent, quant à eux, comme des courroies de transmission vers les consommateurs. La raison de la disparition des marges de ces deux intermédiaires tient en un mot : la concurrence. La compétition est intense entre les clubs pour acquérir les joueurs les plus talentueux au monde, ce qui conduit à une surenchère permanente sur les salaires et les valeurs de transfert.

Sport-La « pandémie » de l’argent dans le football

Sport-La « pandémie » de l’argent dans le football

Les deux économistes Jérémie Bastien et Jean-François Brocard et le politiste Jean-Michel De Waele se prononcent, dans une tribune au « Monde », pour une régulation du capital dans le football professionnel européen.

Tribune.

 

La conjoncture actuelle marquée par la crise pandémique du Covid-19 révèle au grand jour les limites structurelles du modèle économique du football professionnel européen. Pourtant, nombreux sont ceux qui alertent depuis plusieurs années sur les conditions de durabilité de ce modèle, de plus en plus financiarisé.

En mars 2020, dans certains championnats, en plein cœur de la crise, des baisses de salaire ont été négociées, appliquées, parfois abandonnées, dans le but de contrer les effets de la crise sanitaire. L’équilibre budgétaire des clubs en Europe, déjà hautement instable, a en effet été mis à l’épreuve d’une contraction de leurs revenus sous l’effet des mesures de restrictions instaurées par les autorités publiques nationales afin de gérer la diffusion de l’épidémie.

Les clubs consacrant plus de 60 % de leurs revenus à la masse salariale, activer le levier salarial semblait une évidence pour les dirigeants, cette solution étant discutée à nouveau en France compte tenu des conséquences liées au désengagement de Mediapro. Parmi l’éventail des dispositifs de régulation pouvant être mobilisés, diminuer les salaires des joueurs est la mesure la plus souvent évoquée pour purger le football professionnel de ses maux et le sauver d’une faillite annoncée depuis plusieurs années.

Inscrire le football dans un modèle plus vertueux

Pour légitimer l’adoption d’une telle disposition, ses tenants s’appuient généralement sur l’efficacité supposée du plafonnement de la masse salariale individuelle des clubs, mis en place depuis plusieurs décennies dans certaines ligues majeures nord-américaines. Si la transposition de cet instrument dans le football européen pose des questions d’opérabilité (harmonisation à l’échelle continentale ou encore contrôle des stratégies de contournement), elle soulève également une interrogation quant au partage de la valeur ajoutée dans une industrie de main-d’œuvre dans laquelle le travail représente l’essentiel des facteurs de production.

Par ailleurs, dans les ligues nord-américaines, le plafond salarial n’est qu’un pan d’une régulation plus large extrêmement contraignante visant essentiellement à équilibrer l’allocation du talent entre les clubs. Enfin, toute volonté se donnant pour objectif d’inscrire le football dans un modèle plus vertueux par le biais d’une baisse des salaires se heurte à un obstacle de taille : le pouvoir de marché des grands clubs, lesquels ne sont pas prêts à accepter un plafond qui les contraindrait fortement.

La « pandémie » de l’argent dans le football

La « pandémie » de l’argent dans le football

Les deux économistes Jérémie Bastien et Jean-François Brocard et le politiste Jean-Michel De Waele se prononcent, dans une tribune au « Monde », pour une régulation du capital dans le football professionnel européen.

Tribune.

 

La conjoncture actuelle marquée par la crise pandémique du Covid-19 révèle au grand jour les limites structurelles du modèle économique du football professionnel européen. Pourtant, nombreux sont ceux qui alertent depuis plusieurs années sur les conditions de durabilité de ce modèle, de plus en plus financiarisé.

En mars 2020, dans certains championnats, en plein cœur de la crise, des baisses de salaire ont été négociées, appliquées, parfois abandonnées, dans le but de contrer les effets de la crise sanitaire. L’équilibre budgétaire des clubs en Europe, déjà hautement instable, a en effet été mis à l’épreuve d’une contraction de leurs revenus sous l’effet des mesures de restrictions instaurées par les autorités publiques nationales afin de gérer la diffusion de l’épidémie.

Les clubs consacrant plus de 60 % de leurs revenus à la masse salariale, activer le levier salarial semblait une évidence pour les dirigeants, cette solution étant discutée à nouveau en France compte tenu des conséquences liées au désengagement de Mediapro. Parmi l’éventail des dispositifs de régulation pouvant être mobilisés, diminuer les salaires des joueurs est la mesure la plus souvent évoquée pour purger le football professionnel de ses maux et le sauver d’une faillite annoncée depuis plusieurs années.

Inscrire le football dans un modèle plus vertueux

Pour légitimer l’adoption d’une telle disposition, ses tenants s’appuient généralement sur l’efficacité supposée du plafonnement de la masse salariale individuelle des clubs, mis en place depuis plusieurs décennies dans certaines ligues majeures nord-américaines. Si la transposition de cet instrument dans le football européen pose des questions d’opérabilité (harmonisation à l’échelle continentale ou encore contrôle des stratégies de contournement), elle soulève également une interrogation quant au partage de la valeur ajoutée dans une industrie de main-d’œuvre dans laquelle le travail représente l’essentiel des facteurs de production.

Par ailleurs, dans les ligues nord-américaines, le plafond salarial n’est qu’un pan d’une régulation plus large extrêmement contraignante visant essentiellement à équilibrer l’allocation du talent entre les clubs. Enfin, toute volonté se donnant pour objectif d’inscrire le football dans un modèle plus vertueux par le biais d’une baisse des salaires se heurte à un obstacle de taille : le pouvoir de marché des grands clubs, lesquels ne sont pas prêts à accepter un plafond qui les contraindrait fortement.

Football : la ligue de football brade les droits de diffusion à Canal

  • Football : la ligue de football brade les droits de diffusion à Canal
  • Le fiasco de Médiapro qui a oublié de payer les droits de TV profite finalement à Canal plus qui revient à ses premières amours. En outre, les droits ont été bradé à moitié prix tellement les offres  possibles des autres candidats étaient basses.
  • Pour Canal+ c’est un retour aux fondamentaux en quelque sorte car lorsque la chaîne diffusait  le football la moitié de ses abonnés était motivés par la diffusion du football. Depuis Canal+ a pris des virages particulièrement dangereux. Son  audience s’est écroulée du fait des censures successives pour excès d’humour de la part du très réactionnaire Bolloré. ( Qui a encore récemment sanctionné un humoriste de la chaîne C news).
  • Il ne s’agit cependant que d’un accord provisoire jusqu’à la fin de la saison et le problème se reposera sans doute cette fois avec un appel d’offres pour les exercices suivants. De toute manière ,la ligue  de football professionnel ne retrouvera pas ses ressources précédentes car le football français est très dévalorisé par rapport à la qualité des matchs des pays voisins comme en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie ou encore en Allemagne. Ce provoquera nécessairement un grave problème d’équilibre des finances de nombre de clubs dont beaucoup pourraient passer dans les mains d’investisseurs étrangers notamment américains.

Football –droits télévisés : pas de candidat pour un football français très surcoté

Football –droits  télévisés : pas de candidat pour un football français très surcoté

 

 

Les droits précédemment obtenus par Mediapro n’ont pas trouvé preneur après l’appel d’offre de la ligue de football professionnel. Les propositions des candidats à l’achat étant considérées comme très insuffisantes.

Cela révèle à l’évidence la sur évaluation du football français. Un football français en crise bien sûr à cause de l’épidémie qui le prive des ressources des spectateurs. Mais cette donnée conjoncturelle ne doit pas dissimuler la faiblesse plus structurelle du football français dans le spectacle est souvent insipide au regard de ce qui se pratique en Allemagne, en Espagne, en Italie et surtout au Royaume-Uni. Il y a une véritable différence de niveau qui se traduit d’ailleurs par l’élimination régulière de la plupart des clubs français dans les épreuves européennes depuis des décennies et des décennies sauf une ou deux exceptions.

Pour le spectacle offert, les joueurs opérant dans le football français sont notoirement trop payés. La masse salariale plombe d’ailleurs les comptes des clubs puisqu’ils représentent au moins 50 % du total des dépenses.

La France ne compte en réalité que deux ou trois clubs et encore de dimension européenne. Pas étonnant si les candidats diffuseurs via la télé ne souhaitent pas débourser des sommes insensées alors qu’ils peuvent diffuser des matchs étrangers autrement plus intéressants.

Football français : un modèle qui va s’écrouler

Football français : un modèle qui va s’écrouler

Après l’échec financier de Mediapro et les effets délétères de la pandémie, le football traverse une crise économique durable et doit de toute urgence se réinventer, estime l’ancien président de club de Lens et de Nantes, Luc Dayan, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Evoluant au sein d’un univers législatif et politique inadapté, encadré par un supposé contrôle des comptes bien inefficace, le football français n’a pas su, voulu ou pu penser son développement. L’échec de Mediapro et la pandémie de Covid-19 ne font que révéler plus rapidement que prévu les grandes faiblesses de notre football national.

Sans les multiples prêts garantis par l’Etat (PGE) contractés par la plupart des clubs, obtenus en s’appuyant sur des chiffres d’affaires gonflés par les ventes d’actifs – les joueurs –, le sinistre serait majeur. L’endettement de nos clubs est massif et ne date pas d’hier. Quelques actionnaires aux reins solides soutiennent la trésorerie de leurs clubs, mais pour combien de temps encore ? Quant aux autres, ils jonglent comme ils le peuvent…

Depuis vingt ans, le désordre, l’instabilité, la permissivité financière, voire morale, des instances, les comportements et les déclarations de certains footballeurs ou entraîneurs ont donné une mauvaise image de notre football. L’affaire du bus de Knysna, les litiges dont se sont estimés victimes certains clubs (Entente SSG, Luzenac, etc.), en raison de règlements interprétés « à la tête du client », les dépôts de bilan de clubs historiques comme Sedan, Strasbourg ou Bastia, le procès des affaires du PSG, celui des transferts à l’OM, les élections à la tête de la Ligue de football professionnel (LFP), reflet des conflits d’intérêts entre dirigeants de club également décideurs dans les instances, les conséquences de l’arrêt brutal du championnat 2019-2020, sans oublier les récurrentes affaires de mœurs ou les problèmes de gouvernance à la Fédération française de football (FFF) révélés récemment, la liste est longue. Et la justice, qui agit peu, et souvent avec retard.

Quant à certains journalistes, qui vivent de la bête, ils l’entretiennent pour mieux la tuer quand c’est leur intérêt. Il est plus facile pour eux de clouer au pilori joueurs ou dirigeants quand ils chutent, alors qu’ils les encensent quand ils gagnent, faisant vendre leurs journaux.

L’illusion collective qui a démarré après la Coupe du monde 1998 est désormais avérée. Les joueurs de l’équipe de France évoluant quasiment tous à l’étranger, le football de club est resté très faible en comparaison avec l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et même l’Italie. La formation française, qui est une des meilleures du monde, a profité de l’arrêt Bosman et a permis de rentrer de l’argent dans le système national, mais aux dépens de la qualité du jeu fourni. Le transfert de joueur est devenu l’outil d’une cavalerie salariale inflationniste entre clubs du monde entier. Ces transferts étant payés de façon étalée dans le temps, les créances que détiennent les clubs français seront en conséquence de moins en moins certaines.

Football : enfin la remise en cause des salaires déments

Football : enfin la remise en cause des salaires déments

 

La crise sanitaire mais aussi les difficultés particulières liées à la défaillance du diffuseur des matchs télévisés va placer encore un peu plus les clubs professionnels dans une situation financière particulièrement délicate (les clubs amateurs sont aussi très déstabilisés). Du coup, les salaires déments des loueurs pourraient être en partie remise en cause.

Enfin pourrait-on dire car il n’apparaît pas décent de payer des joueurs autour de 1à 2 millions par mois même lorsqu’il sont bourrés de talent. Encore d’ailleurs faudrait-il qu’ils  le manifestent un peu plus régulièrement sur le terrain. À ce prix là, l’engagement doit être permanent et total. On objectera que cela risque de favoriser le transfert de joueurs français vers l’étranger. Mais c’est déjà le cas puisque chaque année au moins une centaine de joueurs talentueux partent  jouer dans des clubs européens notamment au Royaume-Uni.

 

D’autres sportifs dans des disciplines qui exigent aussi un engagement physique et mental total sont payées 10 ou 100 fois moins. Pourquoi aussi payer autant les joueurs de foot en France quand les résultats internationaux des clubs sont aussi minces. Régulièrement en effet la plupart des clubs français sont éliminés rapidement des épreuves européennes.

Quant à l’équipe de France de football était surtout composée de joueurs français évoluant à l’étranger. En France le football a tendance à roupiller, le rythme n’y est pas et l’engagement est très mollasson ; d’où des spectacles assez insignifiants. Les joueurs ne manquent pas de techniques car la France dispose du meilleur système de formation; il y a de toute évidence un problème d’encadrement et de management. Pour preuve, pratiquement aucun entraîneur français n’exerce dans les grands clubs étrangers. Il serait donc temps de faire le ménage.

Football : Coupe de France annulée ?

Football : Coupe de France annulée ?

 

 

Le sport professionnel mais aussi amateur va sans doute connaître une crise sans précédent notamment financière. Nombre de clubs pourraient être amenés à réduire la voiture voire même à disparaître. L’épreuve phare de football de la coupe de France pourrait être annulée. Jusqu’au 20 janvier, date annoncée de reprise du sport amateur, il n’y aura ni entraînement ni matches pour les clubs amateurs. Donc impossible dans ces conditions de disputer la Coupe de France, alors qu’il y a encore trois tours à jouer avant la rentrée des clubs professionnels. Plus le temps passe et plus le calendrier se resserre. Tout doit rentrer d’ici au 11 juin, date du début de l’Euro.

La Coupe de France ne s’est même pas arrêtée pendant la Seconde Guerre mondiale. La Fédération envisage toutes les hypothèses : ne faire jouer que les clubs professionnels ou l’annuler purement et simplement.

Le scandale du football moderne

Le scandale du football moderne

Il est évident que le salaire de certains pros du football qui se situe entre 1 et 3 millions par mois constitue un véritable scandale et par ailleurs plombe les finances des clubs. La conséquence est aussi un net renchérissement pour les spectateurs et pour  l’accès aux chaînes pour les téléspectateurs Fustigeant l’augmentation des droits audiovisuels, du prix des places dans les stades ou encore le salaire des joueurs, Olivier Caremelle, adjoint à la mairie de Lille, propose dans une tribune au « Monde », deux mesures régulatrices : interdire l’achat et la vente de joueur ressemblant à la vente d’esclaves, et limiter la rémunération de ces derniers à 30 000 euros.

Tribune. La question du poids de l’argent dans le sport, et notamment le football, n’est pas nouvelle. Elle a suivi, crescendo, la montée en puissance des médias, la création des chaînes de télévision et, évidemment, celle d’Internet qui a repoussé les limites des diffusions.

Il est ainsi aujourd’hui possible, lorsque l’on est amateur de football, de regarder peu ou prou n’importe quel match, à n’importe quelle heure, à la condition de payer.

L’ancien directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot, pouvait ainsi s’extasier il y a quelques semaines sur l’accord des droits TV, générant des ressources nouvelles pour les clubs et la Ligue. Les droits pour la Ligue 1 sont aujourd’hui de 1,15 milliard d’euros (2020-2024) contre 375 millions d’euros pour la saison 2004-2005 et 122 millions en 1998-1999, soit une multiplication par dix en vingt ans !

Cette nouvelle manne, censée alimenter les clubs et participer à leur bon état de santé financière, pose pourtant quelques interrogations, notamment sur la capacité des usagers à voir et donc à payer.

Elle semble déjà lointaine, l’arrivée en France du groupe Canal+, en 1984, acteur historique de la diffusion de tous les matchs de l’ancienne D1, puis au début des années 2000, de ceux de la Ligue des champions et des grands championnats étrangers.

La conséquence logique de ce grand marché libéral ? L’augmentation du panier moyen pour chaque téléspectateur afin de s’abonner, si ce dernier en a évidemment les moyens.

Ainsi, pour la prochaine saison 2020-2021, « le juste prix » de la facture totale montera jusqu’à une centaine d’euros, répartis entre un abonnement mensuel à Canal+ (20 euros), à BeIN Sports (15 euros), à RMC Sport (25 euros), et enfin au nouvel acteur espagnol Mediapro, à 25 euros.

Toutes les grandes ligues européennes profitent en effet d’une situation de monopole qui leur permet de « saucissonner » les offres pour multiplier les lots et, donc, les rentrées financières. Ainsi, l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché, tel Mediapro, dope le marché pourtant déjà concurrentiel à souhait. Quitte à ce que les opérateurs, conséquence de leur surenchère, doivent ensuite trouver de nouveaux accords comme celui récent entre Mediapro et Netflix.

Tout cela conforte, pour l’instant, la bulle spéculative autour des droits du football et devrait réjouir les grands décideurs du football français et les clubs dont les dotations vont en effet augmenter.

«L’indécence du football moderne »

«L’indécence du football moderne »

Fustigeant l’augmentation des droits audiovisuels, du prix des places dans les stades ou encore le salaire des joueurs, Olivier Caremelle, adjoint à la mairie de Lille, propose dans une tribune au « Monde », deux mesures régulatrices : interdire l’achat et la vente de joueur ressemblant à la vente d’esclaves, et limiter la rémunération de ces derniers à 30 000 euros.

Tribune. La question du poids de l’argent dans le sport, et notamment le football, n’est pas nouvelle. Elle a suivi, crescendo, la montée en puissance des médias, la création des chaînes de télévision et, évidemment, celle d’Internet qui a repoussé les limites des diffusions.

Il est ainsi aujourd’hui possible, lorsque l’on est amateur de football, de regarder peu ou prou n’importe quel match, à n’importe quelle heure, à la condition de payer.

L’ancien directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot, pouvait ainsi s’extasier il y a quelques semaines sur l’accord des droits TV, générant des ressources nouvelles pour les clubs et la Ligue. Les droits pour la Ligue 1 sont aujourd’hui de 1,15 milliard d’euros (2020-2024) contre 375 millions d’euros pour la saison 2004-2005 et 122 millions en 1998-1999, soit une multiplication par dix en vingt ans !

Cette nouvelle manne, censée alimenter les clubs et participer à leur bon état de santé financière, pose pourtant quelques interrogations, notamment sur la capacité des usagers à voir et donc à payer.

Elle semble déjà lointaine, l’arrivée en France du groupe Canal+, en 1984, acteur historique de la diffusion de tous les matchs de l’ancienne D1, puis au début des années 2000, de ceux de la Ligue des champions et des grands championnats étrangers.

La conséquence logique de ce grand marché libéral ? L’augmentation du panier moyen pour chaque téléspectateur afin de s’abonner, si ce dernier en a évidemment les moyens.

 

Ainsi, pour la prochaine saison 2020-2021, « le juste prix » de la facture totale montera jusqu’à une centaine d’euros, répartis entre un abonnement mensuel à Canal+ (20 euros), à BeIN Sports (15 euros), à RMC Sport (25 euros), et enfin au nouvel acteur espagnol Mediapro, à 25 euros. 

Toutes les grandes ligues européennes profitent en effet d’une situation de monopole qui leur permet de « saucissonner » les offres pour multiplier les lots et, donc, les rentrées financières. Ainsi, l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché, tel Mediapro, dope le marché pourtant déjà concurrentiel à souhait. Quitte à ce que les opérateurs, conséquence de leur surenchère, doivent ensuite trouver de nouveaux accords comme celui récent entre Mediapro et Netflix.

Tout cela conforte, pour l’instant, la bulle spéculative autour des droits du football et devrait réjouir les grands décideurs du football français et les clubs dont les dotations vont en effet augmenter.

Football : quand Jean-Michel Aulas, président de Lyon, va-t-il enfin se taire !

Football : quand Jean-Michel Aulas, président de Lyon, va-t-il enfin se taire !

 

 

L’inénarrable président de Lyon, Jean-Michel Aulas, encore une fois est l’auteur d’une  sortie médiatique pour le moins surprenante en proposant tout simplement l’annulation des résultats actuels de la ligue 1.

Pas étonnant ,actuellement, son équipe est susceptible de ne pas être qualifiée pour la grande coupe d’Europe. Une fois de plus Jean-Michel Aulas n’a pu s’empêcher de se livrer à des déclarations abracadabrants. Rares sont d’ailleurs les week-ends où il n’a pas critiqué l’arbitre, l’équipe adverse, l’entraîneur ou encore les supporters des équipes opposées. Parfois même il n’attend pas la fin du match, au cours  de la semaine il fait monter la pression avec des propos provocateurs et irresponsables.

Ce président qui a sans doute réussi sur le plan professionnel n’a sans doute pas compris ce qu’était le rôle d’un président de club. Preuve, ce club de Lyon qu’il préside n’a pas les résultats à la hauteur de sa valeur. Le club de Lyon produit régulièrement des joueurs d’exception;  globalement l’équipe  est composée sans doute des joueurs les plus performants du championnat. Pourtant, depuis des années et des années, elle ne parvient pas à obtenir les résultats que l’équipe mérite. Le président de Lyon a largement contribué à nourrir cette contradiction y compris en permanence en critiquant ses entraîneurs.

Il serait temps il se taise enfin pour rétablir la sérénité au sein même de son club et au-delà dans le championnat. L’influent président lyonnais Jean-Michel Aulas s’est donc montré curieusement  favorable à son annulation pure et simple, une solution radicale avantageuse pour lui mais loin de faire l’unanimité. Si l’épidémie de coronavirus continue de perturber le Championnat de France dans les semaines à venir, «le plus logique serait alors de dire: « on annule tout et on repart sur la situation du début de saison »», a lancé le patron de l’OL vendredi dans les colonnes du journal Le Monde. Décréter une «saison blanche», sans attribution de titre ni relégation, permettrait d’éviter «à ceux qui sont concernés par le bas du tableau de se retourner contre la LFP et la FFF», a appuyé le dirigeant.

L’argument juridique soulevé par Aulas, par ailleurs président du collège des clubs de Ligue 1 de la Ligue et membre du comité exécutif de la Fédération, a été balayé par la LFP. «La seule façon d’éviter les recours c’est que les compétitions aillent à leur terme», a confié son directeur général exécutif Didier Quillot, samedi au site internet du journal L’Equipe, en mentionnant les engagements pris devant les diffuseurs.

«Le football, c’est la solidarité entre les quarante clubs (de L1 et L2, ndlr) et l’ensemble des acteurs du foot. Ces paroles n’engagent que lui», avait taclé plus tôt la présidente de la LFP Nathalie Boy de la Tour, interrogée par BeIN Sports.

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