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Une réflexion du gouvernement sur le « partage de la valeur » dans les entreprises qui font des profits

Une réflexion du gouvernement sur le « partage de la valeur » dans les entreprises qui font des profits.

Il est clair que jusqu’à maintenant le gouvernement s’est toujours opposé à toute taxation des super profits considérant qu’il ne fallait pas alourdir la fiscalité sur les entreprises.
Parallèlement, le même gouvernement considère que le rattrapage des salaires sur l’inflation n’est pas souhaitable pour des motifs macro-économiques en raison du risque de la spiral salaire prix.Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire , reprend maintenant à son compte le concept de dividende salarié : « le dividende salarié, c’est le profit, pour tous ».

Plus précisément, cette mesure vise à instaurer au sein d’une entreprise une plus juste répartition des profits entre ses actionnaires et ses salariés. L’idée a même séduit Emmanuel Macron , qui l’a inscrite dans son programme de campagne lors de la dernière élection présidentielle, puis l’a remise sur la table lors de son passage sur France 2, il y a deux semaines.

Le problème c’est qu’il ne s’agit que d’une réflexion qui d’ailleurs a peu de chances d’aboutir. La vérité, c’est que le gouvernement cherche un prétexte pour ne pas opérer un trop fort rattrapage des salaires sur l’inflation. Sa proposition est donc relativement conjoncturelle. Pour empêcher une trop forte augmentation des salaires, le gouvernement agite la perspective de primes sur les très gros bénéfices réalisés par certaines entreprises: le dividende salarié évoqué par Macron et le ministre des finances

Cette proposition rencontre des oppositions aussi bien du patronat que des syndicats. Les syndicats ne souhaitent absolument pas qu’on substitue des primes à la revalorisation des salaires. Et du côté patronal, on est également plus que réticent. Il faut dire qu’une façon générale patronat français n’est pas très progressiste pour associer les salariés aux résultats de l’entreprise. De ce point de vue, la participation financière demeure encore très minoritaire.

Ne parlons pas évidemment de la participation aux décisions, véritable tabou en France tandis qu’en Allemagne on pratique au bénéfice de tous la cogestion. La différence c’est qu’en France les conflits ne cessent de se multiplier quand en Allemagne la négociation constitue le moyen de régulation d’intérêt parfois divergents.

Pour contrer les effets de l’inflation, le gouvernement fait le pari du « dividende salarié ». « Quand il y a une augmentation du dividende chez les actionnaires, il doit y avoir la même chose pour les salariés », a résumé le président de la République, fin octobre, lors de sa participation à l’émission « L’Evènement » sur France 2. Lors de la campagne électorale, en 2020, Emmanuel Macron préconisait déjà (PDF) un dispositif obligatoire « de partage des profits dans les entreprises qui versent des dividendes ». Sans réussir, jusqu’ici, à susciter l’enthousiasme des partenaires sociaux.

La participation, mécanisme de redistribution des bénéfices, est déjà obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Elle accorde des primes dont le montant est fixé par un accord et ne peut dépasser 30 852 euros. L’intéressement, quant à lui, est un plan d’épargne salariale, qui dépend des résultats de l’entreprise et n’est pas obligatoire. Enfin, la prime de partage de la valeur (communément appelée « prime Macron ») permet à l’employeur de verser une prime défiscalisée à ses salariés.

Mais le patronat voit aujourd’hui d’un mauvais œil cette proposition, dénonçant un mélange des genres. « C’est une très mauvaise expression qui entretient la confusion entre capital et travail », s’oppose Eric Chevée, vice-président à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), dans les colonnes du Parisien. « Les dividendes viennent rémunérer une prise de risque. Et le concept fait fi de la réalité d’une PME. » Toujours dans le quotidien francilien, le Medef dénonce « une confusion sur la nature de la contribution et de la prise de risque des salariés et des actionnaires dans la création de valeur par l’entreprise ».

35 heures : les fonctionnaires locaux font de la résistance !

35 heures : les fonctionnaires locaux font de la résistance !

Il y a évidemment quelque chose de surréaliste dans cette volonté de faire respecter la durée du travail par les fonctionnaires. Une durée qui doit être de 35 heures comme pour tous les autres salariés mais qui bénéficie de nombreuses exemptions pour des motifs locaux. Le gouvernement voudrait mettre fin à ces régimes dérogatoires qui se traduisent le plus souvent par un grand nombre de congés supplémentaires. Le plus paradoxal dans cette affaire c’est que nombre de fonctionnaires déjà bien du mal à faire réellement 30 heures de travail effectif sans parler général de conditions de travail très adoucies. Cela d’autant plus que les effectifs des fonctionnaires locaux se sont développés dans des conditions invraisemblables dans des champs qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’intérêt général.

En France, la fonction publique est composée de trois versants (État, territoriale et hospitalière), qui ensemble, emploient 5,63 millions d’agents (1)  fin 2018 (5,56 millions d’agents hors contrats aidés), soit un salarié sur cinq.

La fonction publique de l’État compte 2,47 millions d’agents (44 %), la fonction publique territoriale 1,915 million (34 %) et la publique hospitalière 1,178 million (21 %).

Ces agents sont employés, sous des statuts divers, par les services civils et militaires de l’État, les conseils régionaux, les conseils départementaux, les communes, les établissements publics nationaux et locaux à caractère administratif, les hôpitaux publics, les établissements d’hébergement pour personnes âgées et les autres établissements médico-sociaux.

Les fonctionnaires représentent 20% de l’emploi total en France. Selon les derniers chiffres de l’Insee publiés en décembre 2018, hors contrats aidés, le pays en comptait très précisément 5 millions et 525.700, avec une moyenne d’âge de 43,4 ans en 2016. C’est environ 40% de plus qu’en 1981, alors que sur la même période, la population française grimpait de 18%. Ce chiffre comprend la fonction publique d’État (FPE; administration centrale, ministères, enseignement…), territoriale (FPT; communes, départements, régions) et hospitalière (FPH; personnel administratif, services médiaux, AP-HP…). La dernière réforme des structures administratives : regroupement de communes, communauté de communes etc. n’a fait que rajouter des doublons aux doublons.

SONDAGE Macron : baisse, 60 % ne font pas confiance

SONDAGE Macron : baisse,  60 % ne font pas confiance

D’après le dernier baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique, le pourcentage de Français déclarant ne pas faire confiance à Emmanuel Macron atteint 60 %, en hausse de 2 points. La cote de confiance du chef de l’Etat s’établit à 34%.

La cote de confiance d’Emmanuel Macron perd  donc 1 point en novembre, pour s’établir à 34 % selon le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique. Elle s’inscrit ainsi en baisse pour le deuxième mois consécutif, tout en restant dans le même étiage depuis un an, entre 32 % et 37 %.

Les charcutiers industriels font condamner l’application d’évaluation des produits

Les charcutiers industriels font condamner l’application d’évaluation des produits

 

C’est un peu le monde à l’envers puisque Yuka , l’application d’évaluation des produits industriels a été condamnée par les tribunaux à la demande des charcutiers industriels.

 

Pourtant  Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déclaré en 2015 que la charcuterie enrichie en nitrites était cancérogène. Michèle Rivasi explique dans son communiqué « que le nitrate et le nitrite ne sont jamais eux-mêmes cancérogènes. Quelle que soit la dose d’ingestion, ces deux substances ne provoquent jamais directement le cancer – ni chez l’animal, ni chez l’homme. Pourtant, après avoir été injectés dans la viande, nitrate et nitrite se décomposent et s’associent à la matière carnée. C’est alors qu’ils donnent naissance à trois types de molécules cancérogènes : le fer nitrosylé, les nitrosamines, les nitrosamides. »

La précision est importante car l’EFSA (l’autorité européenne de sécurité des aliments) joue sur cette nuance, dans deux rapports publiés en 2017, pour affirmer que l’utilisation du nitrites ne pose pas de problème pour la santé publique et pour justifier le statu quo.

Yuka cependant été condamné à verser 20.000 euros de dommages et intérêts pour « dénigrement » ainsi que « pour pratiques commerciales déloyales trompeuses ». La société devra également payer 10.000 euros au titre des frais d’avocats.

En cause, selon les avocats des charcutiers, « des allégations fausses, dénuées de fondement scientifique, sur le caractère cancérigène des nitrites de la charcuterie » et la pétition réclamant l’interdiction des sels nitrités sur laquelle l’application renvoie les consommateurs , signée par Foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka.

Yuka craint pour sa survie. « Deux fabricants de charcuterie nous réclament plus d’un million d’euros de dommages et intérêts, sachant que notre bénéfice net en 2020 est d’environ 20.000 euros. C’est totalement disproportionné et cela montre clairement que l’on cherche à nous faire mettre la clé sous la porte », plaide Julie Chapon, cofondatrice de l’appli.

L’application a tenté de diluer sa responsabilité dans l’affaire et surtout de répartir le montant des condamnations éventuelles à suivre, en assignant en « intervention forcée » neuf sociétés disposant d’applis du même type – dont Intermarché et Carrefour. Ces sociétés, qui ne voulaient surtout pas être mêlées à l’affaire, ont obtenu « la caducité de l’assignation » auprès du Tribunal de Brive.

La première audience aura lieu le 25 juin au Tribunal de commerce de Brive face à l’entreprise corrézienne Le Mont de la Coste, un fabricant de saucisson. Ses 80 salariés craignent de perdre leur emploi au vu de la chute des ventes, dont ils rendent Yuka responsable.

L’appli reconnaît avoir une influence importante sur le choix des consommateurs et estime que « 94 % de ses utilisateurs ont arrêté d’acheter certains produits ». Un deuxième procès aura lieu un peu plus tard à Aix-en-Provence opposant ABC, producteur de jambon cuit, et Yuka.

Ces écolos qui font maintenant la police des rêves ( Gilles Savary)

Ces  écolos qui font maintenant la police des rêves ( Gilles Savary)

 

 

La chronique de Gilles Savary dans l’opinion.

 

Chronique

 

 

« Vous ne vous rendez pas compte des rêves dont on doit préserver les enfants ! ».

Il fallait se pincer la semaine dernière pour être sûr que la conférence de presse au cours de laquelle la maire EELV de Poitiers a délivré cette sentence éthérée ne procédait pas précisément d’un rêve…

A l’entendre, ce n’est pas d’obscurs loups-garous ou de la gamme étendue des turpitudes et des malheurs humains dont il faudrait préserver les rêves de nos enfants, mais de l’aérien !

C’est en tout cas la justification, sentencieusement moraliste, qu’elle a apportée à sa décision politique de sevrer les aéroclubs de Poitiers de subventions municipales !

Si tant est qu’une police des rêves soit envisageable, Léonore Moncond’Huy entrait dans l’histoire en fossoyant non pas tant un rêve d’enfant qu’une aspiration immémoriale de notre misérable humanité.

Le vieil Icare y trouvait un second soleil et Leonard de Vinci et tant d’autres une excommunication définitive.

Autodafés. On suppose, puisqu’elle en a le pouvoir, que la cohérence idéologique dont elle se réclame la conduira aux autodafés de Saint-Exupéry et des publications de Nicolas Hulot et de Yann Arthus-Bertrand, grands baroudeurs aériens s’il en est, dans ses médiathèques municipales.

Peut-être même envisage-t-elle de chasser de sa ville la prestigieuse Ecole Nationale Supérieure de Mécanique Aéronautique, susceptible d’en polluer la réputation ?

Face à la polémique déclenchée par cette déclaration, Madame la maire s’est efforcée de rassurer en expliquant qu’il ne s’agissait pas « de remettre en question les grands imaginaires qui ont structuré le XXe siècle », histoire de les ranger au musée et de confirmer que l’écologie politique française inscrivait sa modernité dans un rejet de tout ce que le progrès des sciences et des techniques nourrissait jadis d’espoirs et de rêves humains.

On se demande si EELV poursuit comme objectif primordial le verdissement de notre économie, qui ne peut s’envisager que par les progrès des sciences et des techniques, ou plutôt celui du sabordage de nos principaux atouts économiques

Le développement spectaculaire de l’aérien, qui coïncide avec la démocratisation du voyage, pose certes de sérieuses questions écologiques, mais il a aussi contribué à une inégalable et précieuse connaissance mutuelle des peuples et des civilisations, réductrice de bien des préjugés à la source de guerres et d’asservissements aujourd’hui impensables.

L’aérien, comme l’automobile ou le Tour de France, suscite certes des désirs et des plaisirs, carburants de vie qui semblent péjoratifs à nos écologistes.

Pour autant, l’aéronautique ne nourrit pas que des rêves mais aussi l’emploi et les ressources de millions de familles honorables, qui méritent mieux que l’indifférence absolue que leur manifeste Madame la maire.

Alors que la question écologique est la seule idée neuve qui renouvelle aujourd’hui la politique, on est confondu par l’obscurantisme quasi médiéval qui anime en France le parti qui prétend l’incarner.

Oxymore. Il y a là une singularité française mortifère, qui détonne avec la culture politique d’écologistes allemands ou scandinaves qui n’ont rien à en apprendre ni à lui envier et s’emploient précisément à mobiliser le progrès et les sciences au service de leur cause.

Au point que l’on se demande si EELV poursuit comme objectif primordial le verdissement de notre économie, qui ne peut s’envisager que par les progrès des sciences et des techniques, ou plutôt celui du sabordage de nos principaux atouts économiques : l’aéronautique, le nucléaire, l’automobile, le tourisme et l’agriculture ?

Si c’est cette vieille quête d’extrême gauche qui inspire les déclarations de la maire de Poitiers, alors la « sociale écologie » est un oxymore politique qui abuse le peuple.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde et délégué général de Territoires de progrès

Sondage gestion de la crise sanitaire: Seulement 38 % font confiance au gouvernement

Selon la dernière enquête Ifop pour le JDD*, seuls 38% des Français font confiance au gouvernement pour faire face à l’épidémie de coronavirus et mener à bien la campagne de vaccination. Un chiffre en légère amélioration par rapport à la fin janvier : les sondés étaient alors 36% à faire confiance au gouvernement pour gérer la crise et 37% pour mener la campagne vaccinale.

« Sur la gestion de la crise sanitaire, la défiance est enkystée », constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Elle est majoritaire dans toutes les catégories de population. Seule exception : les sympathisants de La République en marche (LREM), dont plus des trois quarts affichent une confiance inébranlable dans l’exécutif.

 

 

Enquête IFOP pour le Journal du Dimanche réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 5 mars 2021, auprès d’un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. 

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre Fiducial-Odoxa que dévoile Le Figaro, seuls 17 % de nos concitoyens déclarent lui faire encore confiance en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier.

 

La multiplication des faits divers qui ont défrayé la chronique et choqué l’opinion n’est pas étrangère à cette évolution, l’une des emblématiques affaires en date étant la vidéo du tabassage, par une bande, du jeune Youriy, laissé pour mort dans le 15e arrondissement de Paris.

 

Plus les Français sont jeunes et modestes, moins l’image des policiers est positive. En effet, si 62 % des 18-24 ans, 65 % des 25-34 ans et 68 % des revenus inférieurs à 1 500 € en ont une bonne opinion, ils sont 87 % chez les 65 ans et plus et 80 % chez les revenus supérieurs à 3 500 €.

 

Les enquêtés estiment que les effectifs chargés d’assurer leur sécurité ne disposent pas des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions (78 %) et qu’ils ne sont pas assez formés (72 %). L’enquête Fiducial-Odoxa laisse en outre apparaître que 52 % de nos concitoyens jugent qu’ils sont suffisamment «contrôlés et encadrés» par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, «police des polices»).

Le  baromètre révèle que 83 % d’entre eux jugent que «les condamnations ne sont pas suffisamment sévères» et ils sont 83 % à estimer qu’elles «ne sont pas bien appliquées». Résultat, pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive.

Bourse– vente à découvert : les particuliers font plonger les spéculateurs !

Bourse– vente à découvert : les particuliers font plonger les spéculateurs !

Les spéculateurs pris à revers par les particuliers. Des spéculateurs spécialisés dans la vente à découvert qui consiste non pas à vendre quand les cours sont hauts  mais l’inverse quand les cours sont bas puisque le paiement à découvert–est effectué plus tard. Ce que rappelle un article de l’Opinion ( résumé

 

 

En quelques jours, une bande de boursicoteurs mobilisés sur les réseaux sociaux et les forums de discussion a mis à genoux des poids lourds de la finance, experts de la vente à découvert (« short »). Ces investisseurs engagés dans des stratégies baissières empochent le jackpot quand le cours d’une action chute. Ce que pariaient certains d’entre eux pour la chaîne américaine de jeux vidéo GameStop (Micromania), en difficulté.

C’était sans compter la révolte des « petits ». En organisant un puissant mouvement d’achat d’actions, ils ont fait s’enflammer le cours de GameStop, contraignant les investisseurs « short » à se racheter en catastrophe pour limiter leur perte. Ce « short squeeze », qui a fait s’enflammer le cours de 740 % en quelques jours (+ 1 000 % depuis la mi-janvier), leur coûte finalement très cher : les vendeurs à découvert ont perdu 3,3 milliards de dollars sur GameStop cette année, chiffre la société S3 Partners.

Parmi les victimes se trouvent de nombreux hedge fonds. « L’euphorie se cristallise aujourd’hui sur quelques entreprises mais le rebond des valeurs très “shortées” a débuté il y a environ dix mois, juste après le krach provoqué par la pandémie, constate Alexandre Baradez, stratégiste chez IG Markets. Dès le second semestre, la hausse a commencé à être injustifiée, déconnectée de l’histoire de ces sociétés. » Et de citer la flambée de plus de 200 % de l’indice Refinitiv, qui retrace le parcours d’une soixantaine de valeurs américaines les plus massivement vendues à découvert. La société d’analyse Ortex estime d’ailleurs à plus de 70 milliards de dollars les pertes accumulées par l’ensemble des positions de vente à découvert sur les sociétés cotées à Wall Street. Ceux qui ne jettent pas l’éponge, comme Melvin Capital, doivent payer des appels de marge.

Aux Etats-Unis comme en Europe, le confinement a rivé une partie de la population devant son ordinateur, et suscité un véritable engouement pour la Bourse, version 3.0 : à un journaliste de Bloomberg, un vétéran des marchés (plus de trente ans d’expérience au compteur) raconte qu’il passe aujourd’hui davantage de temps dans les chat rooms qu’à décortiquer les fondamentaux des entreprises dans lesquelles il investit.

Néanmoins, lui qui a déjà vécu des krachs sait sans doute qu’à plus de 400 dollars en séance jeudi – elle en valait 18 début janvier – l’action GameStop ressemble à une bulle sur le point d’exploser. Une menace que les plus fougueux balaient d’un revers de la main. Les vendeurs à découvert perdent aujourd’hui beaucoup d’argent. Ils ne seront pas les seuls.

D’un certain côté il y a une logique care la bourse ne rend nullement compte de la valeur réelle des entreprises laquelle ne peut évidemment évoluer chaque jour. La bourse demeure une sorte de casino mais aujourd’hui il y a de nouveaux joueurs ! (NDLR)

Sondage terrorisme islamique : 26% seulement des Français font confiance au gouvernement

Sondage terrorisme islamique : 26% des Français font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre sécurité Fiducial/Odoxa que révèle Le seuls 26% de nos concitoyens font encore confiance aux autorités pour les protéger, ce qui représente une baisse spectaculaire de 18 points depuis le mois de juillet et de 7 points en une semaine.

Bien que recueillis sous le coup de la très vive émotion nationale provoquée par l’assassinat de l’enseignant, les résultats de cette enquête dessinent une tendance. «Pendant quatre ans, les Français ont été plus de 40% à penser que le gouvernement était capable de les protéger, à l’exception du mois d’octobre 2019 au lendemain de l’attentat à la préfecture de police de Paris (36%)», précisent les analystes qui ajoutent: «Les différents attentats touchant la France sur cette période ont évidemment eu des effets sur cet indicateur, mais ils restaient contenus (7 à 8 points)».

Sondage professeur Raoult : 49 % lui font confiance

Sondage professeur Raoult : 49 % lui font confiance

Après le travail de démolition de la part des caciques du milieu médical, il est encore surprenant que le professeur Raoux bénéficie de 49 % de soutien dans la population selon un sondage de l’institut Harris Interactive pour la chaîne LCI publié aujourd’hui. Il faut dire que les pouvoirs publics et l’administration de la santé n’ont guère brillé en matière d’efficacité et de clarté. Le président de la république lui-même ‘est aussi un peu  emporté à propos des contradictions de cette politique concernant les tests.

La parole publique officielle est souvent incompréhensible et il n’est pas étonnant que les Français prêtent une oreille attentive aux propos décapants du professeur Raoult qui a au moins le mérite d’être clair même si certaines de ces affirmations peuvent être parfois discutées.

.Un Français sur deux a donc une image positive de Didier Raoult, professeur spécialiste des maladies infectieuses à Marseille connu pour sa promotion de l’hydroxychloroquine comme remède contre le Covid-19, selon un sondage de l’institut Harris Interactive pour la chaîne LCI publié aujourd’hui.

Un tiers (33%) des personnes interrogées déclarent en avoir une mauvaise opinion et 15% estiment ne pas le connaître assez ou préfèrent ne pas se prononcer.

«Cette bonne opinion est particulièrement ancrée auprès des Français âgés de 65 ans et plus (68% contre 52% pour l’ensemble des Français) et des habitants de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (64%)», région où les équipes du professeur Raoult testent et traitent les malades du coronavirus, souligne le sondage.
L’enquête révèle aussi que «quand il s’agit de prendre la parole sur l’épidémie de coronavirus, les Français ont légèrement plus tendance à faire confiance à Didier Raoult qu’au conseil scientifique missionné par le gouvernement».

Ils sont 49% à faire confiance au médecin marseillais face aux 46% déclarant avoir confiance dans les prises de parole du conseil scientifique. Les sympathisants de la France Insoumise (62%) et du Rassemblement National (72%) se montrent les «plus positifs à son égard», relève Harris Interactive.

Sondage déconfinement: autour de 60 % ne font pas confiance au gouvernement

Sondage déconfinement: autour de 60 % ne font pas confiance au gouvernement

D’après le  sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo il sont  58 %  à ne pas faire confiance à l’exécutif pour le réussir. Pour autant, ils laissent de grandes latitudes au premier ministre sur les modalités de mise en œuvre de l’opération, prêts à ce que le déconfinement soit adapté au cas par cas. Voilà l’enseignement paradoxal d’un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo.

 «C’est une exception bien française en Europe, souligne l’institut Odoxa. Les Français ne font structurellement pas confiance à leur gouvernement dans toute la gestion de la crise sanitaire.» Signe de cette défiance, les Français sont persuadés que la sécurité promise pour le déconfinement ne sera pas au rendez-vous que ce soit dans les écoles (69 %) où les transports (74 %).

Sur ce dernier point, la défiance est d’autant plus forte que l’on se rapproche des grands centres urbains, à commencer par la région parisienne où la densité des transports est plus forte que dans le reste de la France. «80 % des “Parisiens” se montrent pessimistes à ce sujet», souligne ainsi l’étude.

À l’évidence, le gouvernement n’a pas réussi à convaincre les Français que le 11 mai se traduirait par une plus grande disponibilité de masques sanitaires ou de tests de dépistage du Covid-19. «Initialement confiants dans le gouvernement lors de l’annonce du confinement le 16 mars, les Français ne lui font plus confiance depuis le 27 mars, date à partir de laquelle ils ont été persuadés que le gouvernement leur avait menti sur les masques», note l’étude.

Covid 19-Appel : appels aux dons: Merkel et Macron font la manche !

  • Covid 19-Appel : appels   aux dons:  Merkel et Macron font la manche !

C’est sans doute l’une des premières fois que les autorités politiques tendent la main pour  faire face aux dépenses qui relèvent du champ régalien. Certes ces formes d’appel à la générosité publique ne sont pas nouvelles mais en général elles sont le fait d’association de type humanitaire. La démarche des politiques semble ici très curieuse et démontre sans doute l’incapacité de l’Europe à mettre en place des moyens pérennes financés par l’impôt au service du système sanitaire. On objectera que pour le donateur il n’y a pas une grande différence. Il faudra sans doute se montrer solidaire et généreux mais à condition que l’appel vienne d’organismes non gouvernementaux. En effet les gouvernements  jouissent de l’énorme privilège de gérer l’impôt par définition obligatoire. Il leur incombe donc de gérer les moyens de leur politique. Aujourd’hui malheureusement force est de constater que l’Europe se montre complètement impuissante  face à cette crise sanitaire et que chaque État tente tant bien que mal de gérer la situation. Cet appel aux dons et d’autant plus ridicule que l’objectif d’un montant de l’ordre de 8 milliards de dollars et très sous dimensionné par rapport à l’enjeu (par comparaison le seul cout des établissements hospitaliers publics est de 100 milliards en France par an. On se demande bien comment des responsables politiques européens en sont réduits à de telles expédients.

 

Le  texte rédigé par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Charles Michel, président du Conseil européen, et cosigné par Giuseppe Conte, Président du Conseil de la République italienne, Emmanuel Macron, Président de la République française, Angela Merkel, Chancelière d’Allemagne et Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège.

 

« ‘La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés’. Ces mots sont ceux de Louis Pasteur, l’un des plus grands scientifiques au monde à l’origine de nombreuses découvertes et avancées qui ont sauvé des millions de vies depuis trois siècles.

Aujourd’hui encore, nous sommes confrontés à un virus qui se propage à travers les pays et les continents, s’introduisant dans nos foyers et nos cœurs. Ce virus a causé ravages et souffrances aux quatre coins du monde, nous privant du contact des personnes que nous aimons, de la joie des moments de convivialité simples, de la vue des endroits que nous aimons fréquenter.

Ce sacrifice, ainsi que les efforts héroïques du personnel médical et soignant ont contribué à stopper l’évolution de la pandémie dans de nombreuses régions du monde. Alors que certains sortent prudemment du confinement, d’autres restent encore isolés et voient leur vie sociale et économique sévèrement impactée. Les conséquences pourraient être particulièrement dramatiques en Afrique et dans les pays du Sud.

Mais ce que nous avons tous en commun, c’est qu’aucun de nous ne peut vraiment penser ou planifier avec une grande certitude l’avenir de la pandémie.

Aucun de nous n’est à l’abri de la pandémie et aucun de nous ne peut vaincre le virus seul. Nous avons donc un intérêt commun dans la lutte contre le virus. Nous ne serons vraiment en sécurité que lorsque nous le serons tous – à travers tous les villages, villes, régions et pays du monde. Dans notre monde interconnecté, le système de santé mondial est aussi fort que sa partie la plus faible. Nous devrons nous protéger les uns les autres pour nous protéger.

Cela pose un défi unique et véritablement mondial. Et il est impératif que nous nous donnions les meilleures chances. Cela signifie rassembler les meilleurs esprits du monde, les mieux préparés, pour trouver les vaccins, les traitements et les thérapies dont nous avons besoin pour rendre notre monde sûr à nouveau, tout en renforçant les systèmes de santé qui les rendront disponibles pour tous, avec une attention particulière pour l’Afrique.

Nous misons sur l’engagement des dirigeants du G20 pour développer une réponse massive et coordonnée au virus. Nous appuyons l’appel à l’action lancé conjointement par l’Organisation mondiale de la santé et d’autres acteurs mondiaux de la santé. C’est pourquoi, nous lançons l’accélérateur Access to COVID-19 Tools (ACT), une plateforme de coopération mondiale pour accélérer et intensifier la recherche, le développement, l’accès et la distribution équitable du vaccin et d’autres traitements thérapeutiques et diagnostiques vitaux. Il doit jeter les bases d’une véritable alliance internationale pour lutter contre le COVID-19.

Nous sommes déterminés à travailler ensemble, avec tous ceux qui partagent notre attachement à la coopération internationale. Nous sommes prêts à mener et à soutenir la réponse mondiale.

Notre objectif est simple : le 4 mai, nous souhaitons lever, via une grande conférence en ligne d’appel aux dons, un montant initial de 7,5 milliards d’euros (8 milliards de dollars) pour combler le déficit estimé de financement mondial.

Nous mettrons tous nos propres engagements sur la table et nous sommes heureux d’être rejoints par des partenaires du monde entier. Les fonds collectés donneront le coup d’envoi d’une coopération mondiale sans précédent entre les scientifiques et les régulateurs, l’industrie et les gouvernements, les organisations internationales, les fondations et les professionnels de la santé. Nous soutenons l’Organisation mondiale de la santé et nous sommes ravis de nous associer à des organisations expérimentées telles que la Fondation Bill et Melinda Gates ou le Wellcome Trust.

Chaque euro ou dollar sera acheminé principalement par le biais d’organisations de santé mondiales reconnues comme la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), l’alliance GAVI (Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination), le Fonds mondial ou UNITAID, afin de développer et déployer le plus rapidement possible, pour le plus grand nombre possible, les diagnostics, traitements et vaccins qui aideront la planète à surmonter la pandémie. Si nous arrivons à développer un vaccin produit par le monde entier, pour le monde entier, il s’agira alors d’un bien public mondial unique du 21e siècle. Avec nos partenaires, nous nous engageons à le rendre disponible, accessible et abordable pour tous.

C’est le devoir de notre génération et nous savons que nous pouvons y arriver. Les technologies de santé de haute qualité et à faible coût ne sont pas un rêve. Et nous avons vu comment les partenariats public-privé ont réussi à mettre de nombreux vaccins vitaux à disposition des personnes les plus pauvres de la planète au cours des deux dernières décennies.

Nous savons que cette course sera longue. A partir d’aujourd’hui, nous sprintons vers notre premier objectif mais nous sommes prêts pour un marathon. L’objectif actuel ne couvre que les besoins initiaux : la fabrication et la livraison de médicaments à l’échelle mondiale nécessiteront des ressources bien supérieures à cet objectif.

Ensemble, nous devons nous assurer que toutes les ressources continueront d’être mobilisées et que des progrès seront réalisés pour parvenir à l’accès universel à la vaccination, au traitement et au dépistage.

C’est un moment déterminant pour la communauté mondiale. En nous mobilisant aujourd’hui autour de la science et de la solidarité, nous semons les graines d’une plus grande unité demain. Guidés par les objectifs de développement durable, nous pouvons repenser le pouvoir de la communauté, de la société et de la collaboration mondiale, pour nous assurer que personne n’est laissé pour compte.

Le monde se bat contre le Covid-19. Et ensemble, nous gagnerons. »

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

 

Dans un contexte de canicule, on s’est évidemment réjoui d’une récolte assez exceptionnelle pour les blés en 2019. Les céréales n’ont en effet pas eu trop à souffrir de la sécheresse qui est intervenue un peu avant les moissons. Du coup les céréaliers ce réjouissaient de cette situation. Le problème c’est que les moissons ont été également exceptionnelles dans bien d’autres pays et en particulier dans les pays de l’Est. Une année m^me exceptionnelle pour les moissons. Pour la France malgré la sécheresse, les 250 000 céréaliers ont récolté 38,2 millions de tonnes de blé tendre, la principale céréale cultivée dans le pays. Il s’agit du meilleur résultat après le record de 2015. Pourtant, les agriculteurs sont inquiets car les moissons ont été très bonnes aussi dans les pays de l’Est et les récoltes massives font baisser les prix. Il est probable que compte tenu de l’offre disponible les prix des céréales et en particulier du blé seront inférieurs en 2009 à ce de 2018, une baisse de l’ordre de 40 euros (Blé tendre 09/2019 165,5€, Chicago au 20 aout).

Ce qui est énorme compte tenu déjà de la baisse de rentabilité en France. Du coup nombre de céréaliers, les petits et moyens, risquent  de voir leur situation encore se détériorer. Cela pose évidemment la question du mode de production industrielle (en 2019 le rendement est près de 80 quintaux à l’hectare pour le blé tendre). Il y a la concurrence des pays de l’Est qui fausse les conditions par rapport à l’union européenne et la France en particulier. Avec la perspective du CETA accord commercial, avec le Canada et plus tard du Mercosur, accord commercial avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, l’environnement concurrentiel va encore se dégrader. La situation deviendrait alors non seulement pour les producteurs de viande mais aussi pour les céréaliers.

EUROPEENNES: Hamon, Asselineau et Philippot font condamner France 2

EUROPEENNES: Hamon, Asselineau et Philippot  font condamner  France 2

 

Il est clair que les médias sont aux ordres soit des financiers qui les possèdent, soit du pouvoir en place. Pour preuve lors d’un débat sur France 2 plusieurs responsables avaient été écartés d’une confrontation des leaders politiques sur l’enjeu européen.  Or un exclu comme Benoît Hamon est plus représentatif que certaines personnes invitées par France 2. On peut évidemment contester les orientations de Benoît Hamon mais son audience aujourd’hui dans les sondages est à peu près équivalente à celle du parti socialiste. Benoît Hamon, chef de file du mouvement Génération.s, François Asselineau, fondateur de l’UPR et Florian Philippot, chef du mouvement “Les Patriotes”, tous trois candidats pour les élections européennes et exclues des débats de France 2 ont donc  saisi fin mars le juge des référés, par trois requêtes distinctes, face au refus de France Télévision de les inviter jeudi pour participer au débat sur les élections. Neuf têtes de liste sont actuellement invités sur France 2 dont Manon Aubry (LFI), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Raphaël Glucksmann (liste commune Place publique-PS), Yannick Jadot (EELV), Nathalie Loiseau (LaRem), Ian Brossat (PCF) et Jean-Christophe Lagarde (UDI). “Le tribunal administratif a fait droit à ces demandes en estimant que les décisions de ne pas inviter ces trois candidats au débat du 4 avril sont susceptibles de porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le respect du principe du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion”, peut-on lire dans un communiqué du tribunal administratif.“Le tribunal a relevé que les autres émissions auxquelles avaient été invités MM. Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot n’étaient pas de même nature et n’avaient pas le même objet et la même audience que le débat prévu le 4 avril et qu’aucun autre débat n’était prévu avant le dépôt officiel des candidatures, le 23 avril suivant.” “Il a, en conséquence, enjoint à France Télévisions, sous le contrôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel, d’inviter MM. Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot au débat organisé le 4 avril sur France 2 ou à un autre grand rendez-vous d’information et de débat avant le 23 avril 2019.”

Gilets jaunes : «Ils me font chier ! » le philosophe de bistrot François Berléand (comédien)

Gilets jaunes : «Ils me font chier ! » le philosophe de bistrot François Berléand (comédien)

 

 

De toute évidence le comédien François Berléand n’aura jamais le prix Goncourt. Disons clairement qu’on a rarement décelé la moindre parcelle d’intelligence chez l’intéressé dont ne on ne comprend pas très bien la prise de position. Évidemment comme les comédiens connus, François Berléand est pourri par l’argent et sans doute a-t-il un peu de mal à comprendre ce qu’est par exemple la vie quand on gagne seulement le SMIC. Une attitude qu’on rencontre parfois chez les parvenus comme lui et qui oublient même leurs origines. Sans doute grâce à l’argent François Berléand a-t-il l’impression d’appartenir à l’élite alors qu’en fait, c’est un abruti notoire qui n’a jamais fait la preuve de la moindre intelligence dans ses propos même concernant le cinéma. Même son regard témoigne de son manque de finesse et son jeu stéréotypé se répète à l’envi. Encore une fois on se demande à partir de quelle légitimité certains acteurs connus peuvent s’en prendre aussi bêtement aux plus défavorisés que sont en général les gilets jaunes. On souhaiterait que ces stars scandaleusement bien payées et dont le salaire tue le cinéma aient au moins la pudeur de ne pas s’exprimer sur des aspects socioéconomiques voir sociétaux dont ils ignorent tout ;  pour preuve des propos complètement idiots et édifiants quant à la culture de l’intéressé. «C’est du grand n’importe quoi, on ne s’écoute plus», a-t-il déclaré à propos des revendications des gilets jaunes. «Le gouvernement donne 10 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien. Et ce n’est pas assez. On fait des états généraux en France – c’est la première fois que ça arrive depuis 1789 – où on donne la parole à tout le monde, et on dit “ça ne va pas marcher”. Attendons au moins», précise l’acteur en référence au Grand débat national proposé par Emmanuel Macron depuis mi-janvier en réponse au mouvement.  «Vous vous rendez compte que vous êtes l’une des rares personnalités à oser tenir ce genre de discours au micro, face à une caméra?», l’interroge alors le journaliste Éric Dussart. La réponse de Berléand fuse: «Tout le monde est lâche. On voit qu’il y a 90% des Français qui soutiennent les gilets jaunes et puis deux semaines après il n’y en a plus que 80, puis 70… Moi, depuis le début, ils me font chier les gilets jaunes», assène-t-il.

 

Réformes Macron : des ambitions qui font pschitt ? (Olivier Passet, Xerfi)

Réformes Macron : des ambitions qui font pschitt ? (Olivier Passet, Xerfi)

Une analyse de Xerfi dans la Tribune sur l’efficacité des réformes Macron.

« Emmanuel Macron est-il en train de changer en profondeur le modèle économique français ? Dans son ouvrage « révolution », il ne proposait pas de renverser la table. Mais de refonder notre système social en opérant une mise à jour du pacte hérité du conseil national de la résistance. Il annonçait l’exploration d’une « troisième voie », dans lequel notre filet de sécurité serait mis en phase avec la mondialisation, dans l’esprit de ce qui se fait dans les pays scandinaves. L’idée aussi que les réformes doivent être menées en indemnisant les perdants.

Plus d’un an après l’élection, à défaut de révolution, peut-on parler de refondation ? Sur le papier, les briques qui doivent fonder la mise en place d’une flexi-sécurité à la française sont bien là. Côté flexibilité du travail, il y a la loi travail, la remise en cause du statut des cheminots, le recours accru aux contractuels dans la fonction publique….. Ces réformes sont des réformes à instillation lente néanmoins, dont la portée demeure encore incertaine. Côté sécurité, il y a la réforme de l’assurance chômage, qui a accouché d’une souris : une extension de la protection aux indépendants, uniquement s’ils sont en liquidation judiciaire, et avec de forte réserves du conseil d’État. Une extension aux démissionnaires aussi, mais avec des restrictions drastiques. Quant au bonus-malus sur les contrats précaires, la négociation reste dans le flou total. La réforme du système de formation vient aussi renforcer le dispositif. Mais peut-on parler de rupture ? Elle s’inscrit dans le prolongement des précédentes, avec une extension du DIF. Elle introduit néanmoins un vrai mécanisme de transfert des grandes entreprises vers les PME concernant le financement de la formation. Et un fléchage sur les chômeurs et les moins qualifiés. Toujours dans cette optique de flexi-securité, il y a la bascule de certaines cotisations sur la CSG, qui poursuit à la marge le mouvement déjà largement entamé de fiscalisation de la protection sociale. Côté entreprises, Macron surfe sur la médiatisation de la start-up nation. Il est dans l’hyper-communication de l’existant. Il s’inscrit dans le droit fil de l’héritage Sarkozy Hollande, entre la politique des pôles de compétitivité, le programme d’investissement d’avenir, la BPI etc… tout ce qui a contribué à faire de la France une pépinière plutôt féconde. Mais côté fiscalité des entreprises, c’est plutôt le statu quo. Il transforme l’essai du pacte de responsabilité, avec la conversion du CICE en baisse de charges et la baisse de l’IS. Il rajoute une petite dose de baisse de charge au niveau du SMIC, dans le droit fil de ce qui se fait depuis plus de 20 ans. Mais rien du côté des impôts sur la production, terrain sur lequel l’attendait le MEDEF.  Il y a ensuite la politique en faveur de la détention de capital mobilier et au détriment du capital immobilier… celle qui lui confère l’étiquette de président des riches. C’est vrai qu’elle concentre ses effets positifs sur le haut de la distribution des revenus. Mais c’est vrai aussi qu’elle participe à la convergence fiscale européenne. Côté européen enfin, qui devait être le grand terrain de transformation, celui ou se jouait l’avenir de la croissance hexagonale… que dire, si ce n’est que rien ne se passe pour l’heure, à l’exception d’une petite victoire partielle sur le travail détaché. Le bilan est incontestablement en demi-teinte. Et il a son coût. Les réformes s’achètent pour Macron. En l’occurrence dans le cas d’espèce, elles ont couté la suppression de la taxe d’habitation, pour 20 milliards, et la reprise de la dette SNCF, pour 35 milliards. Bref, pour l’heure difficile de parler de révolution Macron. Parlons plutôt à ce stade d’infusion Macron. Une infusion achetée au prix fort, au risque d’hypothéquer les chances de réformes plus profondes. »

A lire auusi  sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

Sondage popularité des militaires : 90% font confiance

Sondage popularité des militaires : 90% font confiance

 

Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour le Figaro et France Info, 87% ont une bonne opinion globale des militaires. L’armée est l’institution à laquelle les Français font le plus confiance (90 %) pour lutter contre le terrorisme, une crédibilité loin d’être atteinte par le gouvernement (43%) ou par le président (38%), tous deux jugés moins fiables pour protéger nos concitoyens contre cette menace.  Par ailleurs, selon le même sondage Odoxa, deux Français sur trois (65 %) se disent favorables au service national universel (SNU). Une priorité présidentielle, rappelée vendredi soir encore par Emmanuel Macron mais qui reste au centre de questionnements. Le SNU fera l’objet d’une consultation dans les mois à venir.

 

Sécurité: 56%,ne font pas confiance à Macron

Sécurité: 56%,ne font pas confiance à Macron

Selon un sondage Elabe pour BFM TV diffusé mercredi la majorité des personnes interrogées ne font confiance ni à Emmanuel Macron (56%) ni au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb (61%) dans la lutte antiterroriste. Leur confiance se porte sur l’armée (86%), les forces de police et de gendarmerie (84%), dans une moindre mesure les services de renseignement (67%). En revanche leur défiance est forte envers les institutions judiciaires (60%). Au nombre des mesures pour lutter contre le terrorisme, plus de sept Français sur dix jugent efficaces l’expulsion du territoire des étrangers fichés “S” (80%), l’interdiction du retour des Français partis en Irak et en Syrie (77%) ainsi que le placement en rétention administrative des “fichés S” jugés les plus dangereux (74%).

L’enquête a été réalisée par internet les 15 et 16 mai, à la suite de l’attentat à l’arme blanche de Paris revendiqué par le groupe Etat islamique, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Les « zamours » de Macron-Trump : ils en font trop !

Les « zamours » de Macron-Trump : ils en font trop !

 

De toute évidence Macron et Trump en font des tonnes pour marquer leur amitié, sans doute pour compenser leurs divergences sur l’essentiel (le multilatéralisme, le libre échange, l’Iran ou le climat). Chacun se sert aussi de l’autre pour valoriser sa propre image. Sr les réseaux sociaux, on se moque de cet excès d’amour.  Pour le JDD, le synergologue Stephen Bunard, conférencier spécialisé dans la communication non verbale*, décrypte ces gestes un peu excessifs pour ne pas dire indécents

 

 

« Dans la gestuelle des politiques, il y a à la fois ce qui est conscient et ce qui relève de l’inconscient. Que Donald Trump et Emmanuel Macron se livrent à ce petit jeu de ‘touche-touche’ est quelque chose de complètement intégré chez eux. Ils jouent à qui est le plus dominant. Notre héritage primatologique est ainsi : à quoi reconnaît-on le mâle dominant dans un groupe? Il s’agit de celui qui touche plus les autres que les autres ne le touchent. Ce qui échappe à Trump et Macron est peut-être le degré d’intensité de ces gestes. Une tape dans le dos, ou la répétition de tapes dans le dos, ou la hauteur à laquelle on tape dans le dos… Tout cela a son importance. Prenons l’aspect de la hauteur : plus on monte, plus on veut marquer son caractère dominant. Prendre quelqu’un par l’épaule est donc quelque chose de fort, par exemple. Disons donc que ce jeu de la domination est caractérisé par ce touché semi-conscient. Attention toutefois à ne pas trop en faire, sans quoi ceux qui regarderont ce jeu y décèleraient quelque chose de factice. Or, quand cela est trop voyant, il y a quelque part un problème. Pourquoi mettre à ce point en avant une telle proximité? Sans doute parce qu’ils craignent de ne pas la montrer assez… En l’espèce, si les images de Trump et Macron ont provoqué cet amusement, c’est qu’il y a sans doute eu ce côté ‘Ils en font trop’. Certains évoquaient sur les réseaux sociaux une pub Tinder [une application de rencontre]. Il y a un côté Feux de l’amour aussi. La photo de Donald Trump emmenant par la main Emmanuel Macron est d’ailleurs assez drôle. Mais il le tient par la main gauche, ce qui n’est pas un geste de domination pour le coup. Au-delà de ce rapport de forces perpétuel, il faut noter quelque chose de positif dans cette familiarité : les deux se reconnaissent mutuellement. Ils se jaugent, ils s’évaluent. Un peu comme deux lions. S’évaluer, c’est aller vérifier que l’autre est à mon niveau. ‘A quel rang dois-je le mettre? Mérite-t-il mon estime?’ Là-dessus, il me semble qu’il y a une reconnaissance mutuelle entre Trump et Macron. Quand le président américain tente de ramener son homologue vers lui, par exemple, il y a un côté ‘je te ramène dans ma sphère, dans mon intimité, car tu le mérites’. Trump aime bien Macron. Avec Angela Merkel ou ceux qu’ils n’aiment pas, il n’a pas cette gestuelle. On aurait tort de ne le juger que comme un grossier personnage. C’est sa façon à lui de vérifier que l’autre est à son niveau. En réalité, Donald Trump  est beaucoup sur cet instinct grégaire. Il s’amuse. Il n’a pas de filtre, il agit de façon assez enfantine. Il est boudeur avec Merkel, il est joueur avec Macron… Il a un côté saltimbanque. Et en face de lui, Macron est de bonne composition, il n’a pas vraiment l’air déstabilisé. D’ailleurs, si l’on s’arrête sur cette scène où Donald Trump retire des pellicules à Emmanuel Macron, qui cela dessert-il le plus? Je ne pense pas que ce soit le président français… Il y a ici de la part du dirigeant américain un geste paternaliste, cauteleux, c’est-à-dire avec une arrière-pensée un peu moqueuse. Mais cette image assez cocasse ne montre pas un Trump si dominant que cela. La lecture à avoir serait inverse. Revenons au monde animal : Trump a un geste d’épouillage. Et qui épouille qui chez les grands singes? Plutôt celui qui est soumis. Macron serait donc ici le dominant, il a les mains croisées et son interlocuteur vient à lui. Typiquement, ici, nous avons un exemple de cette manifestation de l’inconscient. Autrement dit : ce que je veux consciemment montrer n’est pas forcément ce qui pourra être inconsciemment perçu à grande échelle. »

 

 

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité , deux économistes font le bilan

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité ,  deux économistes font le bilan

 

Deux économistes Éric Meyer keynésiens plutôt de gauche et Nicolas Bouzou économiste libéral font le bilan des 35 heures dans un échange sur le Figaro. Pour l’homme de gauche le bilan lui semble « partagé » (nuance sémantique pour indiquer quand même que les 35 heures ne sont pas parvenues à créer l’emploi espéré), à l’inverse Nicolas Bouzou ou considère que cette mesure a constitué le dernier fatal porté au manque de compétitivité. Les deux experts pensent cependant que d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Un détail cependant, l’économiste Eric Meyer reprend à son compte la conséquence immédiate de 300 à 400 000 emplois mais ne parle pas des emplois ensuite supprimés du fait des 35 heures( autour d’un million)

Les 35 heures ont-elles été positives pour l’économie française? Ont-elles créé des emplois?

 

Eric Heyer - Il faut d’abord faire une précision. Quand on parle des 35 heures, on parle des lois Aubry I et II, c’est-à-dire de la baisse de la durée légale du temps de travail mais aussi – en contrepartie – de l’annualisation du temps de travail, de la baisse des cotisations sociales pour les entreprises, du forfait jours et de la réorganisation de la production. Dire «les 35 heures», c’est réducteur, car la France n’a pas fait que baisser la durée du temps de travail. Pour moi les lois Aubry – si on se base sur les bilans officiels de l’Insee et de la Dares (le service statistiques du ministère du Travail, NLDR) – ont créé entre 300.000 et 400.000 emplois. Ça a créé des emplois mais ça n’a pas permis de faire baisser durablement le chômage. Le bilan des 35 heures est mitigé, ce n’est ni la catastrophe comme le disent certains mais ça n’a pas non plus créé 2 millions d’emplois comme d’autres l’espéraient. En revanche, il est vrai que les 35 heures ont dégradé les finances publiques: il restait un surcoût car les baisses de cotisations n’ont pas été financées par le surplus de croissance attendu.

 

Nicolas Bouzou - Économiquement, les 35 heures n’ont pas permis de créer d’emplois. Certains se basent sur des études, notamment de l’Insee, mais ils les lisent mal. Ce que disent ces études, c’est que ce sont les mesures d’accompagnement et d’allégement de charges qui ont créé des emplois. Mais les 35 heures en elles-mêmes n’ont pas eu d’impact positif avéré sur l’emploi. Je pense que globalement, on tend à exagérer l’impact des 35 heures, qui sont avant tout une mesure politique. La gauche pense que c’est une mesure emblématique qu’il ne faut surtout pas attaquer pendant que la droite dit que c’est un drame.

 

Certains disent que les 35 heures ont dégradé la compétitivité de la France, êtes-vous d’accord?

 

Eric Heyer - Non, c’est faux. Les chiffres montrent que les parts de marché françaises ont commencé à diminuer à partir de 2001 et 2002. Certains disent que c’est à cause des 35 heures mais en 2001 les économies européennes ont connu plusieurs chocs, notamment l’entrée de la Chine dans l’OMC (Organisation mondiale du commerce, NLDR) et la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le troisième choc, c’est que l’Allemagne a mis en place l’agenda Schröder de baisse du coût du travail quand la France a mis en œuvre les 35 heures. Avec tout cela, la France a perdu en compétitivité et a perdu des parts de marché, tout comme d’autres pays européens tels que l’Espagne ou l’Italie. Si on regarde l’évolution des coûts salariaux unitaires en France entre 1997 et 2002, ils ont d’ailleurs progressé dans la moyenne et n’ont pas augmenté plus que la moyenne de la zone euro.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ne sont pas responsables du manque de compétitivité de la France, qui date de la fin des années 1990. Lorsque les 35 heures ont été mises en œuvre, il y a eu une accélération de la baisse de nos parts de marché à l’international et une accélération de la désindustrialisation. Mais c’est surtout lié à la montée en puissance de pays émergents, comme la Chine, et au fait que l’Allemagne ait renforcé sa compétitivité. Les 35 heures n’ont pas été positives pour l’économie française mais ce n’est pas un drame, comme certains le disent. Ça a un peu contribué à dégrader notre compétitivité mais ce n’est pas le seul élément: on n’a pas assez investi dans l’innovation, notre industrie n’a pas réussi à monter en gamme et la grille salariale a beaucoup augmenté dans l’industrie car on revalorisait le Smic tous les ans.

 

Dans quels secteurs ont été appliquées les 35 heures et quel a été leur impact? Certains observateurs évoquent une forte hausse de la productivité…

 

Eric Heyer - Les grandes entreprises industrielles y ont gagné mais les petites boîtes moins, car pour être gagnant il fallait pouvoir se réorganiser et avoir beaucoup de salariés au niveau du Smic. Certains secteurs ont aussi été complètement désorganisés. La loi Aubry I était facultative mais est devenue une réalité en 2000. On a dit aux entreprises «vous avez 2 ans et demi pour vous préparer à ce choc» mais l’administration ne s’est pas préparée. L’hôpital a par exemple été complètement désorganisé: manque d’infirmières, heures supplémentaires gigantesques non payées…. Ça été très mal géré, il a même fallu aller chercher des infirmières en Espagne. Selon les secteurs, la baisse du temps de travail n’a pas eu la même incidence. Dans l’industrie on est passé au travail en 3×8: on a augmenté le temps de travail des machines et on a augmenté la durée d’utilisation des équipements. Les 35 heures, c’était surtout pour l’industrie. Il faut aussi noter que les 35 heures payées 39 ont été compensées par une hausse de la productivité horaire. Les cadres, qui étaient au forfait jours, ont vu une hausse de leurs jours de congé. Ils sont passés de 220 jours à 210 jours de travail par an mais avec une réaffirmation de la durée journalière de travail de 13 heures. Globalement, on a dit aux cadres «tu as 10 jours de repos en plus mais tu dois faire la même tâche qu’avant». Pour un cadre, la réduction du temps de travail a été difficilement compréhensible.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ont surtout été appliquées dans certains secteurs, comme dans les industries à faible et moyenne valeur ajoutée. Avec la diminution du temps de travail, le coût horaire du travail dans l’industrie a augmenté malgré les allégements de charges. La mise en place a été catastrophique dans la fonction publique hospitalière, les gens ont fait des heures supplémentaires qu’on ne pouvait plus leur payer. Au niveau de la productivité ça n’a pas été bon car ça a contraint les gens à faire beaucoup de travail dans un temps diminué. Or il faut aujourd’hui des modes de travail plus flexibles, avec la possibilité de travailler un peu chez soi ou le week-end. Finalement, les 35 heures ont conduit à «charger la barque». Sans s’avancer, on peut imaginer que ça a eu une responsabilité dans l’augmentation des burn-out.

 

Vingt ans après, que reste-t-il des 35 heures?

 

Eric Heyer - Les 35 heures n’ont en réalité duré que de 1998 à 2002. Elles ont été progressivement détricotées dès janvier 2003: les lois Fillon de 2003 ont donné des baisses de cotisations à tout le monde et augmenté le contingent d’heures supplémentaires qui était jusqu’alors de 130 heures par an et par salarié. Ce qu’il reste, c’est la durée légale de 35 heures, c’est-à-dire qu’à partir de 35 heures, on fait des heures supplémentaires. Il y a aussi de plus en plus de salariés qui sont au forfait annuel de 1607 heures. Il reste aussi un peu les baisses de cotisations puisque Martine Aubry avait rajouté 12 milliards de baisses de cotisations pour les entreprises qui font les 35 heures. On peut aussi dire que ça a changé le rapport des Français au travail car ça les a incités à travailler moins.

Nicolas Bouzou - Ce qu’il reste des 35 heures, c’est un cadre rigide en matière de temps de travail: soit vous êtes au forfait, soit on comptabilise le nombre d’heures que vous faites et vous devez pointer le matin et le soir. C’est un management d’outre-tombe. Le management doit aujourd’hui être plus flexible, notamment dans les entreprises de services, il faut valoriser l’intelligence et laisser les gens travailler de chez eux, dans les transports… Plutôt que de garder les gens enfermés dans l’entreprise. Il reste aussi des choses qui n’étaient pas stupides dans les lois Aubry comme l’annualisation du temps de travail. Les 35 heures ont été assouplies et contournées ces dernières années car les négociations de branches et d’entreprises ont permis d’avoir plus de latitude mais il y a un aspect symbolique qui reste: cet aspect est très fort vis-à-vis des investisseurs étrangers. Les 35 heures ont aussi participé à valider dans le débat public l’idée selon laquelle la baisse du temps de travail était bonne pour l’économie, dans la lignée du livre de Jeremy Rifkin en 1996 sur la «Fin du travail». Sa grande théorie était de dire que la technologie baissait le nombre d’emplois et qu’il fallait partager le travail. Pour ma part, je pense que plus on travaille, plus il y a de travail.

Serait-il souhaitable de mettre fin aux 35 heures? Les entreprises le veulent-elles?

 

Eric Heyer - On est resté à une durée légale à 35 heures car beaucoup d’accords ont été signés durant cette période. Personne ne veut revenir à la situation de 1997 – en réaugmentant la durée légale sans compensation – car aujourd’hui il y a la baisse des cotisations, l’annualisation du temps de travail et la possibilité de réorganiser la production. Les lois Aubry, c’est un tout.

Nicolas Bouzou - Je ne suis pas sûr que les entreprises veuillent sortir du cadre des 35 heures. Ce serait stupide de passer à 39 heures, tout comme ce serait stupide de passer à 32 heures. Le vrai enjeu, c’est d’appréhender autrement le temps de travail car nous sommes dans une économie servicielle. Le débat devrait notamment porter sur le télétravail. Aujourd’hui, la technologie fait que le temps de travail est très difficile à appréhender.

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