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Un fonds de 300 millions pour les harkis : Une reconnaissance et un acte électoral

Un fonds de 300 millions pour les harkis : Une reconnaissance et un acte électoral

 Un article de l’opinion (Extrait)Un fonds de 300 millions pour les harkis« Emmanuel Macron veut frapper très fort, confie un proche du dossier. La séquence de lundi est préparée depuis des mois en toute discrétion par les conseillers élyséens, de Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire, à Cécile Renault, chargée du projet mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie à l’Elysée. » Le facteur déclencheur est la remise du rapport Stora sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, en janvier dernier.

A l’époque, les responsables de l’association Ajir pour les Harkis, dirigée par Mohand Hamoumou, longtemps maire de la ville de Volvic (2008 à 2020), déplorent le manque de clarté sur les représailles subies par la communauté restée en Algérie à l’indépendance. « L’attente principale des Harkis est absente du rapport : une loi de reconnaissance et réparation, maintes fois promise voire proposée mais jamais votée », déplore surtout un communiqué d’Ajir, demandant au chef de l’Etat de faire voter cette loi avant la fin de son mandat.

Quatre défenseurs de la cause harki – Mohand Hamoumou, Claire-Tassadit Houd, militante associative, Dalila Kerchouche, journaliste, et Serge Carel, harki torturé récemment décoré par Macron – ont été reçus le 10 mai à l’Elysée. Emmanuel Macron leur assure alors qu’il n’était pas question que le rapport Stora serve de prétexte à les mettre sous « la moquette de la mémoire française ».

« Le chef de l’Etat a été très touché par ce qu’il a entendu ce jour-là sur ce drame, notamment le parcours de Dalila Kerchouche, née en 1973 derrière les barbelés du camp de Bias dans le Sud-Ouest, poursuit le proche du dossier. Il a donc voulu que la France tourne la page alors la grande majorité des Français considèrent que cette communauté a été victime d’une profonde injustice de la République. »

Le destin des harkis s’est joué à partir de mars 1962 dans la foulée des accords d’Evian sur l’indépendance algérienne. Robert Boulin, alors secrétaire d’Etat aux rapatriés, lance une opération d’évacuation avant que d’autres ministres en charge du dossier (Pierre Messmer, Louis Joxe, Roger Frey) fassent machine arrière à l’été, y voyant un danger terroriste. Trois mois plus tard, le Premier ministre, Georges Pompidou, relance les rapatriements sans que leur accueil soit préparé.

La communauté est alors installée dans des camps de fortune, dans des hameaux de forestage, parfois dans des foyers. Les conditions sont indignes (manque d’eau et d’électricité), les rapatriés sont privés de leurs droits fondamentaux d’aller et venir, d’envoyer leurs enfants à l’école. « Parmi tous ceux qui reviennent en France, appelés et pieds noirs, ils sont les seuls à avoir subi ce traitement singulier », commente une source élyséenne.

Considérant qu’il y a un consensus bipartisan sur cette injustice, Emmanuel Macron devrait annoncer lundi un projet de loi, consulté par l’Opinion, portant « reconnaissance de la Nation et réparation des préjudices subis par les personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et par leurs familles du fait des conditions de leur accueil sur le territoire français ».

L’Etat instaurera aussi un fonds d’indemnisation de quelque 300 millions d’euros, soit huit fois plus que le fond prévu initialement

Cette loi, si elle est adoptée, déterminera les conditions de la mise en œuvre du droit à la réparation. Une commission spéciale sera instituée auprès de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Son rôle sera de statuer sur les demandes et le montant de l’offre de réparation, après instruction par les services de l’Office. L’Etat instaurera aussi un fonds d’indemnisation de quelque 300 millions d’euros, soit huit fois plus que le fond prévu initialement.

« Il est temps pour la République française de sortir d’une ambiguïté mémorielle qui a oscillé depuis soixante ans entre non-dits et, parfois même, perçu par les Harkis et par d’autres qui sont sensibles à leur cause comme un déni », justifie la source élyséenne.

Clientèle électorale.

 Cette séquence mémorielle permettra au chef de l’Etat de parler à ces « oubliés » qui ont fait le choix historique de l’Algérie française, à leurs descendants mais aussi aux pieds noirs et aux militaires français engagés durant la guerre contre les combattants de l’indépendance.

 

Un fonds de soutien aux entreprises de 3 milliards d’euros

Un  fonds de soutien aux entreprises de 3 milliards d’euros

 

 

La France mettra en place un nouveau fonds de 3 milliards d’euros (3,67 milliards de dollars) pour soutenir les moyennes et grandes entreprises à la sortie de la crise des coronavirus, a déclaré mardi le ministre français des Finances Bruno Le Maire.

Le fonds vise à aider les entreprises au cas par cas avec des prêts ou des injections de fonds propres afin que les entreprises qui étaient viables avant la pandémie mais qui ont maintenant des bilans tendus puissent se remettre sur pied.

« Le but n’est pas de diluer les actionnaires, ce n’est pas le rôle de l’Etat de devenir le principal actionnaire des entreprises françaises », a déclaré Le Maire lors d’une conférence de presse.

« Notre objectif est d’assurer la transition de la crise afin que les entreprises puissent rebondir », a déclaré Le Maire.

Le fonds fait partie d’une série de nouvelles mesures qui incluent une restructuration rapide des dettes des petites entreprises et donner aux entreprises plus de temps pour rembourser les arriérés d’impôts et les cotisations salariales.

Les entreprises françaises ont vu leur dette augmenter de 230 milliards d’euros l’année dernière – plus de 10 % du produit intérieur brut – alors qu’elles contractaient massivement des prêts garantis par l’État pour faire face à l’effondrement de leur trésorerie pendant la crise.

Bien que de nombreuses entreprises n’aient finalement pas eu à utiliser l’argent qu’elles avaient emprunté, le ministère souhaite éviter une vague d’insolvabilités.

Entre autres nouvelles mesures, le ministère des Finances utilise des algorithmes sur les données fiscales et salariales pour détecter les entreprises fragiles et les contacter rapidement.

(1 $ = 0,8175 euros)

États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause par la Fed

États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause par la Fed

Selon la Fed, les fonds d’investissement et autres entités financières non bancaires peuvent générer d’importantes pertes pour l’ensemble du système, comme l’ont montré les récents épisodes GameStop et Archegos.La FED  a appelé jeudi à «plus de transparence» les fonds d’investissement et autres entités financières non bancaires mais qui peuvent générer d’importantes pertes pour l’ensemble du système, comme l’ont montré les récents épisodes GameStop et Archegos.

 

 «Certains épisodes récents ont mis en évidence l’opacité des expositions risquées et la nécessité d’une plus grande transparence des fonds spéculatifs (hedge funds) et autres entités financières à effets de levier qui peuvent transmettre des tensions au système financier», souligne la Fed dans son rapport semi-annuel de stabilité financière.

Un dépeçage partiel de Suez par Ardian et un fonds américain

La folle entreprise de vente par appartement de Suez au profit de  Veolia n’aura peut-être pas lieu mais le dépeçage de Suez  risque de se produire quand même avec la vente de l’activité internationale de l’eau de Suez à Ardian et à un fonds américain! .
s Mathias Burghardt fait valoir que l’offre d’Ardian Infrastructure (associé au fonds américain GIP) qui reprendrait « Suez France et plusieurs activités à l’international encore à définir », aurait pour effet de « rédui(re) considérablement le chèque que doit faire Veolia pour son OPA ainsi que son endettement pour réaliser l’opération »
Mathias Burghardt, patron du fonds Ardian Infrastructure qui, avec le fonds GIP, propose de reprendre les activités France et « Eau et Technologie » à l’international de Suez pour 11,9 milliards d’euros, se dit « assez confiant » pour obtenir « un compromis » avec Veolia.

Le patron du fonds Ardian Infrastructure, Mathias Burghardt, se dit « assez confiant » sur« un compromis » dans la bataille entre les groupes de traitement de l’eau et des déchets, Veolia et Suez, dans un entretien avec le Journal du Dimanche. « Je suis assez confiant. Je crois qu’il y aura un compromis », déclare Mathias Burghardt qui propose d’acheter une partie de Suez – une offre soutenue par la direction de Suez mais rejetée par Veolia qui veut de son côté s’offrir l’intégralité de son grand concurrent français.

« On aura tout tenté pour trouver une solution », assure-t-il, jugeant que « ce serait un énorme gâchis pour les salariés et le tissu industriel français si on ne trouvait pas un compromis ». Mathias Burghardt fait valoir que l’offre d’Ardian Infrastructure (associé au fonds américain GIP) qui reprendrait « Suez France et plusieurs activités à l’international encore à définir », aurait pour effet de « rédui(re) considérablement le chèque que doit faire Veolia pour son OPA ainsi que son endettement pour réaliser l’opération ». Il assure aussi que cette offre apporterait à Veolia « une solution à ses problèmes de concurrence auprès des autorités qui pourraient être saisies »« Et nous préservons l’emploi », ajoute-t-il.

Malgré le rejet rapide par Veolia de cette solution, le dirigeant d’Ardian considère qu’ils sont « un peu revenus là-dessus, ce qui prouve qu’ils commencent à voir l’avantage de notre offre »« Notre projet est compatible avec le leur et acceptable », poursuit-il, ajoutant que « la solution qui est aujourd’hui envisagée permet de maintenir deux champions français ».

Le consortium Ardian-GIP a proposé de reprendre les activités France et « Eau et Technologie » à l’international de Suez pour 11,9 milliards d’euros. Ce projet, soutenu par Suez, a été rejeté par Veolia qui a lancé une OPA sur son concurrent après avoir acquis 29,9% de Suez auprès d’Engie.

 

Danone : victime de la RSE et des fonds spéculatifs

Danone : victime de la RSE et des fonds spéculatifs

Simon Gueguen, Maître de conférences en finance à CY-Cergy-Paris Université

Lionel Melka, Directeur de la recherche de la société de gestion de portefeuille Homa Capital estiment que, détenu par une coopérative, des fondations ou même des fonds d’impact, le groupe Danone aurait été davantage en mesure de déployer sa stratégie.

Tribune. Les fonds activistes à l’œuvre chez Danone ont obtenu une première victoire : le départ de son PDG Emmanuel Faber. La bataille essentielle commence maintenant. Elle va porter sur les objectifs stratégiques de l’entreprise, première société cotée à avoir adopté le statut d’entreprise à mission introduit par la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) de 2019.

La guerre de tranchées au sein de Danone a trouvé son paroxysme lors d’un conseil d’administration sous haute tension qui s’est tenu le 1er mars. Les forces en présence sont connues : d’un côté Emmanuel Faber défendant son bilan à la tête de l’entreprise, de l’autre des fonds activistes (Bluebell Capital Partners et Artisan Partners) jugeant les performances du groupe décevantes et militant pour un changement de structure, de patron et de stratégie.

Le changement de structure a été obtenu immédiatement, avec la séparation entre la présidence du conseil d’administration et la direction opérationnelle. Il n’aura fallu que deux semaines supplémentaires pour voir le départ d’Emmanuel Faber. Quant à la stratégie, la bataille qui commence illustre tant la montée en puissance des fonds activistes que la difficulté, pour une société cotée, à être évaluée sur d’autres critères que la performance boursière.

La montée en puissance des actionnaires activistes est un phénomène qui a pris de l’ampleur au tournant des années 2000, sous l’effet conjugué de l’aspiration d’horizontalité (le petit peut défier le grand) et du principe de redevabilité (le grand doit rendre des comptes) qui investit tous les espaces de pouvoir.

La question de la transparence

Cet essor spectaculaire a été concomitant avec le succès de la gestion « passive », qui consiste à suivre passivement les indices boursiers sans chercher à battre le marché. Nul besoin pour cela de rémunérer une équipe entière d’analystes : la gestion passive bénéficie ainsi d’un avantage concurrentiel en raison de ses faibles coûts. Pour justifier des coûts élevés, les activistes ne se contentent pas, comme la gestion active traditionnelle, de sélectionner des titres qu’ils estiment sous-évalués. Ils cherchent à user de leur influence pour changer en profondeur la stratégie, la politique financière ou la gouvernance de leurs cibles.

Dans le cas de Danone, les fonds Bluebell Capital Partners et Artisan Partners détiennent chacun moins de 5 % du capital, le seuil qui les aurait obligés à déclarer leur participation au marché dans un délai de quatre jours. L’influence de ces fonds sur les sociétés cotées pose la question de la transparence sur le contrôle des entreprises : avec moins de 5 % et en seulement quelques semaines, ils parviennent à imposer des changements majeurs dans la gouvernance de leurs cibles.

L’immobilisme de la France face aux fonds activistes

 L’immobilisme de la France face aux fonds activistes

 

On sait que la France est affectée par un phénomène de désertification économique notamment industrielle particulièrement dramatique. En cause évidemment, un phénomène de délocalisation forcenée mais aussi l’immobilisme des pouvoirs publics et l’aveuglement de nombre d’experts complètement accros à l’ultralibéralisme. Depuis déjà des mois les fonds activistes ont commencé leur lent travail de démolition de ce qui reste des entreprises françaises. Des fonds étrangers qui veulent tirer la plus grande profitabilité à court terme en imposant des critères de rentabilité qui massacre la gestion à long terme et les emplois. Maintenant ,ces fonds avec parfois seulement quelques pour cent du capital peuvent exiger le changement complet d’une direction ou de son président. En tout cas ils imposent des changements de stratégie contraires aux intérêts des entreprises à plus long terme.

C’est la victoire du capitalisme pur et dur inspiré du modèle anglo-saxon et qui pénètre en France comme dans du beurre dans la mesure où l’épargne est peu orientée en France dans le financement des entreprises. Face à ce phénomène, les pouvoirs publics et l’autorité des marchés  font semblant d’ignorer la situation en tout cas n’en sont même pas au stade de l’analyse du phénomène et encore moins à celui des propositions pour réguler ce travail de démolition des entreprises françaises. Très récemment c’est l’immense entreprise Danone qui en a été victime mais c’est aussi une entreprise aussi importante que Pernod Ricard qui est concerné et bien d’autres fleurons d’entreprises cotées .

« Pour des représentants des salariés contre les fonds activistes »

« Pour des représentants des salariés contre les  fonds activistes »

 

Jean-Baptiste Barfety, Haut-fonctionnaire

Olivier Favereau, Economiste

Christophe Clerc,Avocat

plaident, dans une tribune au « Monde », pour une présence renforcée des salariés dans les conseils d’administration, afin de contrer le court-termisme des actionnaires

Tribune. A la fin du dernier millénaire, le modèle de la suprématie de l’actionnaire sur les sociétés était le paradigme du gouvernement d’entreprise. Remis en cause par la crise de 2008 et par les interrogations nées de la pandémie en 2020 et 2021, est-il en voie de disparition ? A l’évidence, non. Le cas de Danone le montre.

Avec seulement 3 % du capital, la société d’investissement américaine Artisan Partners a fait vaciller l’entreprise emblématique de l’agroalimentaire français. Danone est profitable, son rendement est de plus de 3 % et, jusqu’en 2020, il faisait partie des « aristocrates du dividende », ces sociétés dont les distributions ont augmenté chaque année pendant vingt-cinq ans.

Une augmentation insuffisante, a décrété Artisan Partners, qui a demandé la tête de son dirigeant, Emmanuel Faber, et l’a obtenue. Le PDG a d’abord été écarté, puis chassé. La vente de la filiale chinoise Mengniu pourra être finalisée et son prix (environ 850 millions d’euros) distribué aux actionnaires via des rachats d’actions. Et la rémunération des dirigeants sera mieux alignée sur les gains de ses actionnaires.

Il y a huit mois, Danone avait pourtant adopté un statut prometteur, celui de « société à mission ». Plébiscité par les salariés, approuvé par 99,4 % des actionnaires, il devait l’aider à dépasser les contraintes du capitalisme financier. De fait, ce statut est un outil précieux de mobilisation de l’entreprise autour d’un projet collectif dont le profit n’est pas le centre de gravité.

Malheureusement, comme le cas Danone le montre, ce régime n’offre qu’une faible capacité de résistance contre les menées des actionnaires activistes. Or, ces derniers demeurent puissants et leurs campagnes sont toujours plus nombreuses : en 2020, environ 500 ont eu lieu en Amérique du Nord, 40 au Royaume-Uni et 50 en Europe continentale.

Artisan Partners, comme nombre de ses pairs, clame son soutien à l’investissement socialement responsable mais se garde bien, sur son site, de donner aucune information précise sur ses pratiques réelles. Le gain de court terme est toujours la vraie motivation de ce type d’acteurs.

Il faut donc le constater : la société à mission, créée par la loi Pacte de 2019, n’est pas suffisante pour faire pièce aux fonds activistes et à leurs exigences de rendement. Car leur stratégie repose sur la capacité des actionnaires à piloter à distance les décisions des administrateurs. Or, le droit leur facilite

 

 

Danone : victime de la RSE par les fonds spéculatifs

Danone : victime de la RSE par les fonds spéculatifs

inutile de tourner autour du pot la rébellion en cours au sein du conseil d’administration de Danone est surtout portée par des fonds spéculatifs qui reprochent à Danone sa trop grande prise en compte de la RSE au détriment de la rentabilité. L’objectif des fonds est de dégager le président. L’invasion progressive de ces fonds dans les grandes entreprises pourrait à terme porter atteint au concept de RSE  (responsabilité sociale au sens large) alors qu’il ne fait qu’à peine émerger  comme critère de gestion.

 

À quelques semaines d’une assemblée générale cruciale pour l’avenir de Danone, la tension est à son comble au sein du conseil d’administration. «Les couteaux sont tirés», résume un observateur du combat qui oppose le PDG, Emmanuel Faber, et certains administrateurs. En coulisses, les tractations sont intenses avant le conseil prévu dimanche soir. Deux sujets sont à l’ordre du jour, à commencer par les résolutions présentées à l’assemblée générale du 29 avril. Les actionnaires devront voter les propositions de nouveaux administrateurs, le mandat de 6 des 16 membres du board arrivant à échéance. Autre dossier brûlant au menu du conseil de dimanche, le processus de sélection du futur directeur général de Danone, avec la création d’un comité ad hoc d’administrateurs et la désignation de deux cabinets de chasseurs de têtes.

 «Emmanuel Faber est très remonté, assure un proche du conseil. Il tente de marginaliser les administrateurs qui sont contre lui, voire de les pousser à la démission. « 

 

PME : 20 milliards pour les fonds propres des PME

PME : 20 milliards  pour les fonds propres des PME

Ce nouveau mécanisme de soutien aux entreprises, PME et ETI, est constitué de prêts participatifs ayant le soutien de l’État (PPSE). Une enveloppe de 20 milliards est prévue pour cet objectif. Reste évidemment qu’il s’agit de prêts à rembourser. Ce dispositif supplémentaire complète les prêts garantis par l’Etat (PGE), qui avaient été lancés il y a un an, pour assurer la trésorerie face à l’arrêt brutal de l’activité économique. « Le maître mot de 2020 était la protection, celui de 2021 doit être l’investissement », a lancé Bruno Le Maire, lors de la conférence de présentation à Bercy. Car, c’est bien l’objectif, il s’agit de renforcer les quasi-fonds propres des PME et des ETI pour leur permettre, par effet de levier, d’investir pour nourrir la reprise qui se profile à l’horizon, et « retrouver un esprit de conquête ! ».

Le montant doit être à la hauteur de ces ambitions : 20 milliards d’euros seraient mobilisés d’ici au 30 juin 2022. « Le principe qui nous guide est la simplicité et nous avons un atout, le soutien de l’Etat qui apporte sa garantie », explique le ministre.

États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause

 États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause

 

 

Dans un premier temps, les opérateurs classiques des marchés boursiers ont condamné l’action des particuliers contre les opérateurs de ventes à perte. Une action qui a créé de nombreux dégâts chez les intéressés mais aussi qui a bousculé les indices de Wall Street. En réalité, les associations de boursicoteurs ont fait la même chose que les fonds spéculatifs. À la différence que les ces fonds spéculent à la baisse avec la vente à perte tandis que les particuliers regroupés ont spéculée à la hausse.

 

« Ce qu’il se passe avec GameStop ne fait que nous rappeler ce qu’il se passe depuis des années à Wall Street. C’est un jeu truqué », a déploré dimanche sur CNN la représentante du Massachusetts, sénatrice Elizabeth Warren.

« Il est temps pour la SEC de faire son travail », a lancé Mme Warren, appelant le régulateur boursier américain à intervenir au plus vite.

Le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders a tiré dans le même sens, déplorant un système « défectueux » et un comportement « scandaleux ».

Le ton est pareillement acerbe de l’autre côté de l’échiquier politique: le très conservateur procureur général du Texas, Ken Paxton, a ainsi tiré à boulets rouges contre les hedge funds et, encore plus, contre certaines plateformes de courtage.

Plusieurs d’entre elles, notamment la populaire application Robinhood, ont décidé la semaine dernière de limiter les transactions de titres spéculatifs face à un afflux de demande.

« Ça pue la corruption », a fustigé vendredi M. Paxton, qui a demandé des informations complémentaires aux courtiers, au même titre que son homologue de l’Etat de New York, la démocrate Letitia James.

Pressée de toutes parts, la SEC est également sortie de sa réserve en fin de semaine dernière en assurant « surveiller et évaluer de près l’extrême volatilité du prix de certaines actions » et en garantissant de « protéger les petits investisseurs lorsque les faits démontrent une activité boursière abusive ».

GameStop : la revanche des particuliers sur les fonds spéculatifs

GameStop : la revanche des particuliers sur les fonds spéculatifs

Les spécialistes très sérieux de la bourse reprochent en fait aux particuliers d’utiliser les méthodes des professionnels pour réaliser des profits. C’est en effet le principe même de la vente à découvert qui consiste à spéculer sur la baisse des valeurs pour ne la payer qu’à ce moment précis. Les particuliers spéculent mais à la hausse justement en s’opposant à la stratégie des hedgesfoings.

Et les professionnels de la bourse et autres spécialistes de s’indigner : la bourse est une chose trop sérieuse pour la laisser dans  la main des amateurs.

 

Les spécialistes de la bourse estiment en effet que les amateurs ne tiennent pas compte des fondamentaux pour apprécier la valeur d’un actif contrairement aux professionnels qui eux prennent en compte des éléments plus objectifs. Un argument qu’on peut entendre sauf que l’environnement actuel incite à certaines l’origine dérives dans la mesure la conjoncture boursière est surtout marquée par une survalorisation des cours dont  les spécialistes de la bourse sont responsables. Les éléments objectifs sur lesquels il justifie la hausse sont faux. En particulier en ce qui concerne la reprise économique annoncée pour 2021 et qui avait fait enfler les cours. Cette survalorisation qui va donc appeler des corrections les professionnels ont donc négligé eux-mêmes leurs propres critères d’évaluation

 

le Fonds monétaire international (FMI) lui-même a estimé que les marchés étaient trop optimistes par rapport à la réalité économique. Et près de 9 professionnels sur 10 identifiaient des bulles sur les marchés financiers – principalement sur les cryptomonnaies et les valeurs techs -, selon une étude réalisée mi-janvier par Deutsche Bank.

Signe d’une fébrilité de plus en plus importante à Wall Street, l’indice de la peur, le VIX, demeure élevé à plus de 33 points après avoir inscrit mercredi dernier sa plus forte hausse en une séance depuis l’effondrement des marchés en mars.

 

Arabie saoudite : un fonds souverain de 1.000 milliards

Arabie saoudite : un  fonds souverain de  1.000 milliards

L’Arabie Saoudite dans la perspective de sa reconversion vise un montant de 1000 milliards en 2025 % font souverains. À comparer à environ 100 milliards que détient le fonds souverain français BPI. L’attractivité des investisseurs directs étrangers de long terme, et en particulier des fonds souverains, représente un enjeu majeur en termes de compétitivité .

Regroupant certains des acteurs les plus importants et les plus dynamiques de l’économie mondiale, les fonds souverains représentent des partenaires incontournables, passés en moins de vingt ans de 1500 à 8000 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

Bpifrance est le fonds souverain français dédié aux investissements directs et indirects, notamment en partenariat avec les fonds souverains et les grands investisseurs institutionnels internationaux.
En reprenant les activités de CDC International Capital, Bpifrance est devenu signataire d’accords d’investissement direct et indirect avec six partenaires étrangers.

  • Qatar Investment Authority (QIA), le fonds souverain de l’Etat du Qatar
  • Mubadala, 2ème fonds souverain d’Abou Dhabi
  • Russian Direct Investment Fund, le fonds souverain de la fédération de Russie
  • China Investment Corporation, fonds souverain chinois
  • Korea Investment Corporation, fonds souverain de la Républque de Corée
  • Kingdom Holding Company, Holding de participation cotée en Arabie Saoudite

Ces partenariats ont vocation à investir principalement en France, mais la possibilité avec certains partenaires, d’investir à l’étranger (Moyen-Orient, Afrique, Asie, Russie notamment) en accompagnement des entreprises et des projets français.

Le fonds souverain saoudien , le Public Investment Fund (PIF), veut continuer de croître malgré la crise sanitaire et économique mondiale. Ce fonds de 400 milliards de dollars ambitionne de gérer 1.070 milliards de dollars d’ici à fin 2025, et veut donner la priorité au développement économique du royaume dans le cadre du projet Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane. La part des investissements réalisés dans le pays va ainsi remonter de 70 % à 80 % du total de ses capitaux dans les 5 prochaines années. Treize secteurs prioritaires ont été définis : santé, tourisme, télécoms, alimentation, loisir, défense, infrastructures… Le fonds s’engage à investir 40 milliards de dollars localement par an d’ici à 2025 et à créer 1,8 million d’emplois.

États-Unis : Trump sabote le fonds de soutien à l’économie

États-Unis : Trump sabote le fonds de soutien à l’économie

 

Trump  continue la politique de terre brûlée dans tous les domaines ainsi il vient de demander l’annulation de 455 milliards destinés à la Fed pour soutenir l’économie.

La Fed a été prise de court par cette annonce qui intervient alors que la reprise économique marque le pas et que l’épidémie de coronavirus connaît un regain dans le pays.

“Je demande à la Fed de restituer au Trésor les fonds inutilisés”, a écrit Steven Mnuchin à Jerome Powell, refusant au passage de prolonger un programme que la Réserve fédérale juge crucial pour soutenir l’économie.

Dans un communiqué, la Fed a déploré la décision de Steven Mnuchin, disant qu’elle aurait souhaité “que l’ensemble des dispositifs d’urgence instaurés au cours de la pandémie de coronavirus continuent de jouer leur rôle de filet de sécurité pour une économie qui reste fragile et vulnérable”.

“Dans l’état dans lequel se trouve l’économie, (…) il est prudent de maintenir ces dispositifs”, a commenté Raphael Bostic, le président de la Fed d’Atlanta et possible secrétaire au Trésor de Joe Biden, dans une interview accordée à Bloomberg.

L’annonce faite jeudi par Steven Mnuchin est clairement une mauvaise nouvelle pour Joe Biden et risque de compliquer sa tâche quand son administration entrera en fonction.

“Une résiliation surprise (…) lie prématurément et inutilement les mains de l’administration entrante, et ferme la porte à d’importantes options de liquidités pour les entreprises au moment où elles en ont le plus besoin”, a déclaré Neil Bradley, directeur de la politique de la Chambre de commerce américaine.

Il s’agit également d’un revers pour les marchés financiers, très dépendants des mesures de soutien monétaire mais également budgétaire.

“Pendant environ trois semaines en janvier, les marchés fonctionneront sans le soutien dont ils bénéficient depuis le printemps”, a déclaré Michael Feroli, analyste de JPMorgan, en faisant référence au délai entre l’expiration des programmes de la Fed et l’intronisation le 20 janvier de Joe Biden, dont le secrétaire au Trésor pourrait décider de relancer les programmes en question.

L’annonce faite par Steven Mnuchin a fait baisser les contrats à terme sur les indices de Wall Street et les rendements de référence du Trésor américain.

L’élu démocrate James Clyburn, président de la commission à la Chambre des représentants sur la crise du coronavirus, a déclaré qu’il n’y avait “absolument aucune justification” pour Steven Mnuchin de suspendre ces programmes en pleine crise sanitaire et lui a demandé de revenir sur sa décision.

Le sénateur républicain Pat Toomey a de son côté salué la décision du secrétaire au Trésor.

Syndicat «Avenir lycéen» pour Macron soupçonné de détournement de fonds

Syndicat «Avenir lycéen» pour Macron soupçonné de détournement de fonds

 

Une enquête administrative a été ouverte par le ministère après des révélations de Mediapart faisant état de subventions accordées à Avenir lycéen. Selon le site d’information, cette structure créée en 2017, qui défend des positions pro-gouvernementales, aurait dépensé une bonne partie des 65.000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe. Interrogé le 12 novembre par l’AFP, le ministère avait indiqué «vérifier ce qu’il s’est passé», avec un «contrôle sur pièces».

Dans un article publié par Libération vendredi soir, Clairanne Dufour, «l’une des fondatrices d’Avenir lycéen», évoque le souhait du gouvernement de donner «de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes». Mais «j’ai mis du temps à le comprendre, le vrai objectif du ministre, était de s’en servir pour exclure les autres syndicats», pointe-t-elle.

Veolia Suez : le fonds activiste français Ciam joue la mouche du coche

Veolia Suez : le fonds activiste français Ciam joue la mouche du coche

 

 

Le fonds activiste français qui ne détient une participation inférieure à 1 % au capital de Suez joue un rôle assez trouble au service de Veolia en réclamant une assemblée générale de Suez. Le projet est de virer tous les administrateurs de Suez et de favoriser l’absorption de cette entreprise par Veolia.

Bref une initiative en gros sabots fournis sans doute par Veolia et qui va encore contribuer à jeter encore un peu plus d’incertitude sur l’avenir des deux entreprises et leur champ d’activité. “Nous sommes en ordre de marche pour demander au tribunal de commerce de Nanterre la convocation d’une assemblée générale extraordinaire de Suez qui pourrait se tenir d’ici fin janvier”, a déclaré au quotidien la PDG et cofondatrice de CIAM, Catherine Berjal.

“La création d’une fondation aux Pays-Bas pour rendre incessible Suez Eau France est un acte inadmissible. Cette fondation destinée à empêcher l’OPA de Veolia est contraire à l’intérêt social de Suez et de ses actionnaires”, a-t-elle ajouté, estimant qu’il “ne sera pas difficile” de réunir d’autres minoritaires pour constituer un bloc représentant au moins 5% de Suez et pouvoir demander en justice la tenue d’une AG extraordinaire.

Dans le cadre de cette assemblée générale, CIAM soumettrait aux actionnaires des résolutions pour démettre tous les administrateurs de Suez à l’exception des deux représentants des salariés. Une opération qui a peu de chances d’aboutir mais qui a moins l’intérêt de faire parler du fonds spéculatif Ciam mais aussi des risques que prend ce fonds vis-à-vis de ses propres actionnaires.

Vingt milliards pour les fonds propres des entreprises

Vingt milliards pour les fonds propres des entreprises

Trois milliards d’euros de garanties publiques prévus dans le plan de relance sont censés permettre de lever 15 milliards d’euros de fonds propres dans le privé. « Nous sommes passés d’un objectif de garantie de l’Etat à un objectif d’encours. Nous visons désormais 20 milliards d’euros de prêts participatifs pour la reconstruction des fonds propres des entreprises.

Ce plan de soutien des fonds propres sera destiné aux entreprises de taille petite, moyenne et intermédiaire ayant des perspectives de développement, mais dont la structure de bilan a été affaiblie par la crise. Ces financements leur permettront d’investir, d’embaucher et de développer leur activité », détaille Bercy dans un communiqué. Ce plan s’ajoute au 120 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE),

Le remboursement des PGE pourra s’étaler sur six ans avec un taux compris entre 1 % et 2,5 % maximum. s un décalage du début du remboursement pourra être envisagé à deux ans (contre douze mois normalement), sous réserve d’approbation par la Commission européenne.

 

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

 

 

Il est pour le moins curieux de constater la manière trouble dans la plupart des médias traitent l’affaire Sarkozy en affirmant qu’aucune preuve matérielle n’a été fournie de sa culpabilité tout en reconnaissant l’existence de mouvements de fonds pour le moins suspects.

 

Or  ce sont ces mouvements de fonds qui ont donné une nouvelle légitimité à la mise en examendeNicolas Sarkozy. Évidemment Nicolas Sarkozy n’était pas le destinataire officiel de ces transferts de fonds mais les bénéficiaires réels lui étaient très proches. Peut-être va-t-on utiliser le même style de défense que Guéant accusé de détournement de fonds et qui les a justifiées par les ventes d’un tableau fantôme.

 

On se demande pour quelle raison l’entourage de Nicolas Sarkozy était légitime à recevoir des fonds notamment étrangers. Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d »association de malfaiteurs ».

 

Le collaborateur de Sarkozy, Thierry Gaubert, , a été mis en examen parce que soupçonné d’avoir servi intermédiaire entre le régime de Kadhafi et Sarkozy pour la financement de la campagne de ce dernier. Selon Mediapart, M. Gaubert aurait reçu en 2006 un virement de 440 000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi. La somme aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Or, Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi », selon Mediapart, à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.

 

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre la fin de 2006 et le début de 2007  5 millions d’euros à M. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour. On se demande bien pourquoi les médias ne considèrent pas les mouvements de fonds très suspect comme des preuves matérielles.

 

L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ». Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

 

Autre protagoniste de cette affaire, Alexandre Djouhri, a été mis en examen notamment pour « corruption active » et « blanchiment« . Cet homme d’affaires de 60 ans avait été arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu de mandats d’arrêt européens émis par la justice française. La justice britannique a autorisé son extradition. L’extradition d’Alexandre Djouhri était très attendue par les juges d’instruction français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l’impliquant dans cette affaire.

 

Les juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations formulées par l’intermédiaire de Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires libyens. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 21 mars 2018 pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens ».

Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d’association de malfaiteurs. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy était déjà mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption », « recel de détournements de fonds publics » et « financement illicite de campagne », rappelle Mediapart (article payant), qui a révélé l’information.

 

 

Jamais un ancien président de la République n’avait été mis en cause pour un tel chef d’accusation. Selon l’article article 450-1 du Code pénal, une association de malfaiteurs est constituée par « tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».

 

L’ancien chef de l’Etat, qui sera bientôt jugé dans d’autres affaires, notamment celle dite de Bygmalion (à la mi-mars 2021), estime que son « innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».  D’après lui, il est accusé à cause du crédit « invraisemblable » donné « aux déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins ».

Plan de relance : seulement 30 % des fonds utilisés d’ici 2022

Plan de relance : 30 % des fonds utilisés d’ici 2022

 

Il est clair qu’il y a un effet d’annonce dans le plan de relance avec les fameux 100 milliards. Le problème c’est que juridiquement la plupart ne pourront pas être effectivement utilisée avant la mi 2021. D’ailleurs le sou ministre Gabriel Attal confirme que l’objectif est de consommer seulement 30 % des 100 milliards d’ici 2022. Conclusion, il y aura du retard à l’allumage modéré pour cause de procédure et aussi vraisemblablement de véracité quant aux sommes annoncées . L’interview de Gabriel Attal dans la tribune.

 

Quelle efficacité de ce plan ?

GABRIEL ATTAL - L’avenir nous le dira. Ce plan de relance est, tout de même, en pourcentage du PIB, le plus important présenté en Europe, et il est 4 fois supérieur à celui élaboré après la crise financière de 2008. Au-delà du débat sur le montant, le point le plus important à mes yeux, c’est l’investissement rapide et massif des crédits pour des secteurs stratégiques, prioritaires, qui ne peuvent plus attendre. Encore la semaine dernière, j’ai appris que des projets financés avec le plan de relance de 2008 ne sortaient de terre que maintenant… Avec France Relance ce ne sera pas le cas : c’est la relance ici et maintenant !

Concrètement, comment allez-vous vous assurer du bon pilotage du plan ?

Les crédits sont précisément répartis par secteurs et politiques publiques. L’innovation majeure est qu’il ne s’agit pas d’augmenter le budget de chacun des ministères concernés, mais d’avoir une ligne France Relance dédiée dans le projet de loi de finances (PLF) 2021. Chaque ministère devra veiller à ce que les crédits soient bien consommés avant fin 2022 et, si ce n’est pas le cas, ils seront dédiés à un autre programme qui, lui, avance. Nous devons aux Français d’être efficaces. C’est dans cet impératif d’efficacité que chaque mois, se tiendra un comité de suivi sous l’autorité du Premier ministre. Notre objectif est très ambitieux : nous estimons qu’à fin 2021, au moins 30% des fonds seront utilisés.

FONDS DE RELANCE EUROPÉEN: l’Allemagne a changé de philosophie pour soutenir son industrie

FONDS DE RELANCE EUROPÉEN: l’Allemagne a changé de philosophie pour soutenir son industrie

 

 

 

Il est clair que l’Allemagne a complètement changé de philosophie en matière de solidarité financière. Jusque-là elle s’était toujours opposée à des formes de mutualisation des dettes. Mais l’Allemagne a pris conscience de la gravité de la crise et de sa dimension internationale. Freiner dans ses exportations en Chine et aux États-Unis, l’Allemagne a donc un urgent besoin de la commande des pays de l’Europe pour son industrie. Le plan de relance constitue un acte de solidarité mais surtout un outil de relance de la demande extérieure de la part des autres pays européens. Ce que pense désormais le gouvernement allemand Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a estimé dimanche que le Fonds de relance européen adopté en juillet était là pour durer alors qu’Angela Merkel assure qu’il est lié à la crise exceptionnelle née de la pandémie de coronavirus. « Le Fonds de relance est un réel progrès pour l’Allemagne et pour l’Europe sur lequel on ne reviendra pas en arrière », a affirmé le candidat social-démocrate à la chancellerie lors des élections législatives prévues l’an prochain, dans le groupe de journaux Funke.

.Ce plan , 750 milliards d’euros dont la moitié en subventions, est pour la première fois basé sur une dette commune, un projet que l’Allemagne avait toujours rejeté avant la pandémie de Covid-19 qui a mis à genoux les économies de nombreux pays européens.

Olaf Scholz a également réclamé une réforme du processus de vote dans les conseils européens. « L’UE doit avoir la possibilité d’agir ensemble », a-t-il dit. « Pour cela il est nécessaire d’avoir des décisions à la majorité qualifiée pour les politiques étrangère et fiscale plutôt que la contrainte de l’unanimité dans les conseils européens ».

 

 

Un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus !

Un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus !

Deux députés PS, Christian Hutin et Régis Juanico ont déposé, mercredi, une proposition de loi visant à créer un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus pour que «la Nation n’oublie personne, ni les soldats de la République, ni la première tranchée». Pour les deux députés, les précédentes annonces du gouvernement ne sont pas suffisantes. En avril, le ministre de la Santé avait, en effet, indiqué que le coronavirus serait reconnu de façon «automatique» comme maladie professionnelle mais seulement pour le personnel soignant. «Quid des autres professions ?» s’interroge Christian Hutin.

C’est là toute la difficulté d’un tel dispositif : qui sont les victimes du coronavirus ? «Il peut y avoir des victimes directes, les malades et les ayants droit, c’est-à-dire les proches d’une personne décédée qui demandent une indemnisation au nom de cette personne. Mais aussi des victimes indirectes qui veulent obtenir réparation au motif qu’elles n’ont pas pu accompagner leur proche, lui offrir une sépulture digne, par exemple. Mais on peut également imaginer que des personnes demandent une indemnisation car elles estiment avoir été privées de soin après le report de leur intervention médicale comme les hôpitaux étaient surchargés et donc qu’elles ont enduré des souffrances qui auraient pu cesser grâce à cette intervention”, détaille Bénédicte Papin, avocate spécialisée en droit de la santé et en réparation du dommage corporel.

Or, si pour certains cas la causalité est évidente, pour d’autres, elle semble plus difficile à prouver. Tous les malades du covid n’ont pas été testés et ne peuvent donc pas apporter cette preuve attestant l’origine de leurs maux. De même pour les morts : «dans le cas d’une personne très âgée, comment prouver qu’elle est décédée du coronavirus ?», s’interroge l’avocate.

C’est là tout l’intérêt de la création d’un fonds d’indemnisation, conclut Michel Parigot : «Pour que les gens puissent faire valoir leur droit à l’indemnisation de façon simple et rapide sans avoir à passer par des procédures judiciaires, car cette indemnisation répond à un besoin urgent». Indemniser toutes les victimes, mais surtout tous les préjudices personnels, comme ceux esthétiques et physiques, mais aussi économiques dont relèvent par exemple les pertes financières lorsqu’une victime ne peut plus travailler ou la perte d’un revenu dans un foyer après un décès.

Indemniser vite, mais combien ? Pour Me Papin, le pendant du fonds est qu’il indemnise de manière uniformisée sans prendre en compte la spécificité de chaque cas. «Il va s’appuyer sur un barème et un référentiel de façon à ce que tout le monde soit indemnisé pareil. Or, si on a passé trois semaines en réanimation ou trois mois, on n’aura pas les mêmes séquelles. C’est un moyen de maîtriser le coût de l’indemnisation au détriment de la réparation intégrale du préjudice», regrette-t-elle.

Un coût qui s’élèverait selon la proposition de loi à maximum 500 millions d’euros versés au fonds afin d’accorder une réparation à «entre 50 et 60.000 victimes et ayants droit».

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