Archive pour le Tag 'fonds'

Economie-Un fonds européen de soutien à l’industrie ?

Economie-Un fonds européen de soutien à l’industrie ?

 

La présidente de la Commission européenne propose un fonds européen de soutien à l’industrie mais pour l’instant sans indication du financement, donc très hypothétique. La présidente de la commission européenne a rappelé sa proposition de création d’ un « fonds de souveraineté européen » afin d’aider l’industrie de l’UE face à la flambée des prix de l’énergie et aux aides d’État chinoises et américaines. Ce pot commun permettra d’aider les projets industriels dans le but d’atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre. Une nouvelle législation européenne afin d’y parvenir va d’ailleurs être présentée par la Commission européenne.

 

Alors que la Chine et les États-Unis dégainent des milliards de subventions à destination des industriels, l’Europe voudrait elle aussi sortir le chéquier. « À moyen terme, nous allons préparer un fonds de souveraineté européen dans le cadre de l’examen à mi-parcours de notre budget qui aura lieu dans le courant de l’année », a déclaré la responsable lors de la première journée de débats organisés par le Forum économique mondial (WEF) ce mardi 17 janvier. Elle n’a toutefois pas précisé comment ce fonds serait financé. Un fonds qui reste donc encore très hypothétique !

Afin de parvenir à un objectif d’une « industrie à zéro émission nette » en gaz à effet de serre, Ursula Von der Leyen a annoncé que la Commission européenne allait proposer une législation en ce sens. « Ce nouveau règlement (…) fixera des objectifs clairs pour les technologies propres d’ici à 2030. L’objectif sera de concentrer les investissements sur des projets stratégiques tout au long des chaînes d’approvisionnement » et « de simplifier et accélérer les procédures d’autorisation de nouveaux sites de production » de technologies vertes.

 

Un fonds européen de soutien à l’industrie ?

Un fonds européen de soutien à l’industrie ?

 

La présidente de la Commission européenne propose un fonds européen de soutien à l’industrie mais pour l’instant sans indication du financement, donc très hypothétique. La présidente de la commission européenne a rappelé sa proposition de création d’ un « fonds de souveraineté européen » afin d’aider l’industrie de l’UE face à la flambée des prix de l’énergie et aux aides d’État chinoises et américaines. Ce pot commun permettra d’aider les projets industriels dans le but d’atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre. Une nouvelle législation européenne afin d’y parvenir va d’ailleurs être présentée par la Commission européenne.

 

Alors que la Chine et les États-Unis dégainent des milliards de subventions à destination des industriels, l’Europe voudrait elle aussi sortir le chéquier. « À moyen terme, nous allons préparer un fonds de souveraineté européen dans le cadre de l’examen à mi-parcours de notre budget qui aura lieu dans le courant de l’année », a déclaré la responsable lors de la première journée de débats organisés par le Forum économique mondial (WEF) ce mardi 17 janvier. Elle n’a toutefois pas précisé comment ce fonds serait financé. Un fonds qui reste donc encore très hypothétique !

Afin de parvenir à un objectif d’une « industrie à zéro émission nette » en gaz à effet de serre, Ursula Von der Leyen a annoncé que la Commission européenne allait proposer une législation en ce sens. « Ce nouveau règlement (…) fixera des objectifs clairs pour les technologies propres d’ici à 2030. L’objectif sera de concentrer les investissements sur des projets stratégiques tout au long des chaînes d’approvisionnement » et « de simplifier et accélérer les procédures d’autorisation de nouveaux sites de production » de technologies vertes.

 

Plusieurs États, dont la France, réclament un assouplissement supplémentaire du cadre réglementaire extrêmement strict encadrant les aides publiques dans l’UE.

Borne : un fonds de peinture verte de 1,5 milliards

Borne : un fonds de peinture verte de 1,5 milliards

 

 

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Élisabeth Borne a annoncé ce samedi le déblocage d’un « fonds vert » doté d’1,5 milliard d’euros destiné aux collectivités locales pour les aider à lutter contre le changement climatique, dans un entretien au Parisien.Une sorte de fonds de peinture verte pour masquer la grande indigence de la transition écologique pourtant annoncée à grand renfort de trompettes

« Nous allons mettre en place un fonds vert doté d’1,5 milliard d’euros à destination des collectivités pour les aider dans l’accélération de leur transition écologique », a affirmé la Première ministre.

Élisabeth Borne suggère d’utiliser ce fonds pour « la réhabilitation de friches pour limiter l’étalement urbain », pour rénover « énergétiquement les bâtiments publics comme par exemple certaines écoles », pour ramener « de la nature dans les villes » ou encore installer « des parkings relais » à leur entrée.

 

Activer d’avantage le Fonds de relance européen

Activer d’avantage le Fonds de relance européen

 

Il est clair que la situation de conflit en Ukraine, ajoutée à la montée inquiétante de l’inflation va peser de manière très négative sur la croissance pour le reste de l’année. Une croissance qui pourrait bien être proche de zéro dans l’union européenne. Conscients de la situation et particulièrement touchs par l’inflation, les dirigeants allemands seraient prêts à activer davantage le fond de relance européen. 

Ce fonds de relance avait été adopté pour faire face à la crise du Covid-19. 

Le ministre allemand des Finances s’est dit ouvert à une adaptation, à la lumière de la guerre en Ukraine, des priorités du plan de relance européen adopté par l’Union européenne pour face à la crise du covid-19. «Je suis ouvert à une nouvelle priorisation des fonds disponibles» au sein du plan de relance dans un contexte qui «a changé», déclare Christian Lindner dans une interview à paraître dimanche dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Le ministre rejette a contrario l’idée d’un d’une nouvelle mutualisation des fonds européens pour faire face aux contrecoups économiques de la guerre en Ukraine, mais aussi aux dépenses de défense que la plupart des pays veulent augmenter.

Dans le sillage de la pandémie, les 27 chefs d’État et de gouvernement européens ont adopté en 2020 le plus vaste train de mesures de relance jamais décidé dans l’Union européenne, doté d’un montant total d’environ 800 milliards d’euros pour la reconstruction de l’Europe de l’après-Covid. Ce plan doit être financé grâce à des emprunts mutualisés entre pays européens, une première.

 

Catastrophes et crises humanitaires : pour un fonds d’aide mondial

Catastrophes et crises humanitaires : pour un fonds d’aide mondial 

 

Il faut d’urgence refonder le modèle économique de l’aide humanitaire, appellent, dans une tribune au « Monde », l’économiste, le politiste et le président d’Action contre la faim.

 

 

 

 

Tribune.  

 

La perspective de l’élection présidentielle en France va offrir l’occasion aux différents candidats d’expliciter leur projet de mandat, dont celui concernant la politique étrangère qu’ils entendent mener.

L’une des déclinaisons en la matière concerne l’aide humanitaire internationale dans laquelle les ONG françaises – aux côtés du mouvement de la Croix-Rouge et des agences spécialisées des Nations unies – jouent un rôle important depuis le milieu du XXe siècle.

Le modèle économique actuel de l’aide humanitaire ne permet pas de répondre aux besoins identifiés, en ne réunissant pas les sommes nécessaires, en créant les conditions d’une politisation de l’aide et en contribuant à la réduction de l’espace humanitaire. Il est grand temps de le refonder.

Ce modèle repose, pour un quart, sur la générosité de donateurs privés (essentiellement sous la forme de dons individuels) et, pour les trois autres quarts, sur la contribution volontaire d’un nombre restreint d’Etats. Or, ces dix dernières années, et de façon stable, les appels coordonnés des Nations unies ont fait apparaître un déficit de financements gouvernementaux d’environ 40 % des sommes espérées. Le déficit s’est dégradé avec l’épidémie de Covid-19 : il aura manqué, en 2020, 50 % de l’enveloppe sur les 38,8 milliards de dollars (34 milliards d’euros) estimés nécessaires par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) – au profit d’une population de 240 millions de personnes en besoin d’aide. La communauté des Etats n’arrive pas à réunir chaque année une somme qui correspond à 10 % de la dépense courante de santé de la seule nation française !

Cette insuffisance des financements gouvernementaux expose les ONG humanitaires à des risques de paralysie opérationnelle. Pour combler le déficit, les ONG internationales sont, de fait, poussées vers la recherche sans cesse croissante de donateurs individuels, empruntant les chemins parfois hasardeux d’un marketing compassionnel.

L’épidémie de Covid-19 et ses conséquences sur les économies des Etats donateurs mettent particulièrement en lumière les limites du modèle tel qu’il existe aujourd’hui. Les pays de l’OCDE, centrés sur le renforcement de leurs économies, sont tentés de réduire leur contribution à l’aide humanitaire internationale. Si cette réduction des fonds publics devait s’accompagner d’un « décrochage » des fonds privés réunis par les ONG, c’est la structure financière globale qui se trouverait alors dramatiquement affectée.

 

Crises humanitaires : pour un fonds d’aide mondial

Crises humanitaires : pour un fonds d’aide mondial 

 

Il faut d’urgence refonder le modèle économique de l’aide humanitaire, appellent, dans une tribune au « Monde », l’économiste, le politiste et le président d’Action contre la faim.

 

 

Tribune. 

 

La perspective de l’élection présidentielle en France va offrir l’occasion aux différents candidats d’expliciter leur projet de mandat, dont celui concernant la politique étrangère qu’ils entendent mener.

L’une des déclinaisons en la matière concerne l’aide humanitaire internationale dans laquelle les ONG françaises – aux côtés du mouvement de la Croix-Rouge et des agences spécialisées des Nations unies – jouent un rôle important depuis le milieu du XXe siècle.

Le modèle économique actuel de l’aide humanitaire ne permet pas de répondre aux besoins identifiés, en ne réunissant pas les sommes nécessaires, en créant les conditions d’une politisation de l’aide et en contribuant à la réduction de l’espace humanitaire. Il est grand temps de le refonder.

Ce modèle repose, pour un quart, sur la générosité de donateurs privés (essentiellement sous la forme de dons individuels) et, pour les trois autres quarts, sur la contribution volontaire d’un nombre restreint d’Etats. Or, ces dix dernières années, et de façon stable, les appels coordonnés des Nations unies ont fait apparaître un déficit de financements gouvernementaux d’environ 40 % des sommes espérées. Le déficit s’est dégradé avec l’épidémie de Covid-19 : il aura manqué, en 2020, 50 % de l’enveloppe sur les 38,8 milliards de dollars (34 milliards d’euros) estimés nécessaires par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) – au profit d’une population de 240 millions de personnes en besoin d’aide. La communauté des Etats n’arrive pas à réunir chaque année une somme qui correspond à 10 % de la dépense courante de santé de la seule nation française !

Cette insuffisance des financements gouvernementaux expose les ONG humanitaires à des risques de paralysie opérationnelle. Pour combler le déficit, les ONG internationales sont, de fait, poussées vers la recherche sans cesse croissante de donateurs individuels, empruntant les chemins parfois hasardeux d’un marketing compassionnel.

L’épidémie de Covid-19 et ses conséquences sur les économies des Etats donateurs mettent particulièrement en lumière les limites du modèle tel qu’il existe aujourd’hui. Les pays de l’OCDE, centrés sur le renforcement de leurs économies, sont tentés de réduire leur contribution à l’aide humanitaire internationale. Si cette réduction des fonds publics devait s’accompagner d’un « décrochage » des fonds privés réunis par les ONG, c’est la structure financière globale qui se trouverait alors dramatiquement affectée.

 

Fonds d’investissement : 1 % seulement à dimension écolo

Fonds d’investissement : 1 % seulement à dimension écolo

 

1 % seulement des investissements prend réellement en cause la préoccupation environnementale. . Il y a de toute évidence un écart irréconciliable entre le flot de discours écolo officiel et la réalité économique. Une situation qui provient sans doute de deux extrémismes. D’une part l’extrémisme libéral qui fait de la rentabilité immédiate – en tout cas la plus rapide possible- le seul critère de gestion et qui néglige les aspects environnementaux voir même les contestent. D’autre part l’extrémisme des écologistes politiques qui sont prêts à sacrifier la croissance en même temps que l’emploi et le pouvoir d’achat. Très clairement rien n’a changé en matière de fonds d’investissement en dépit de tous les discours et le tous les accords.

 

158 fonds d’investissement dans le monde sur les 16.500 analysés, soit à peine 0,5% des actifs placés, sont en ligne avec ses objectifs pour limiter la hausse des températures d’après Carbon Disclosure Project (CDP). . Un chiffre peu reluisant que met en lumière ce mercredi l’association internationale spécialisée dans la collecte des données sur les émissions de gaz à effet de serre des entreprises. Ces 158 fonds représentent 0,5% des 27.000 milliards de dollars d’actifs placés par l’ensemble des fonds d’investissement étudiés.

 

Un fonds de 300 millions pour les harkis : Une reconnaissance et un acte électoral

Un fonds de 300 millions pour les harkis : Une reconnaissance et un acte électoral

 Un article de l’opinion (Extrait)Un fonds de 300 millions pour les harkis« Emmanuel Macron veut frapper très fort, confie un proche du dossier. La séquence de lundi est préparée depuis des mois en toute discrétion par les conseillers élyséens, de Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire, à Cécile Renault, chargée du projet mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie à l’Elysée. » Le facteur déclencheur est la remise du rapport Stora sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, en janvier dernier.

A l’époque, les responsables de l’association Ajir pour les Harkis, dirigée par Mohand Hamoumou, longtemps maire de la ville de Volvic (2008 à 2020), déplorent le manque de clarté sur les représailles subies par la communauté restée en Algérie à l’indépendance. « L’attente principale des Harkis est absente du rapport : une loi de reconnaissance et réparation, maintes fois promise voire proposée mais jamais votée », déplore surtout un communiqué d’Ajir, demandant au chef de l’Etat de faire voter cette loi avant la fin de son mandat.

Quatre défenseurs de la cause harki – Mohand Hamoumou, Claire-Tassadit Houd, militante associative, Dalila Kerchouche, journaliste, et Serge Carel, harki torturé récemment décoré par Macron – ont été reçus le 10 mai à l’Elysée. Emmanuel Macron leur assure alors qu’il n’était pas question que le rapport Stora serve de prétexte à les mettre sous « la moquette de la mémoire française ».

« Le chef de l’Etat a été très touché par ce qu’il a entendu ce jour-là sur ce drame, notamment le parcours de Dalila Kerchouche, née en 1973 derrière les barbelés du camp de Bias dans le Sud-Ouest, poursuit le proche du dossier. Il a donc voulu que la France tourne la page alors la grande majorité des Français considèrent que cette communauté a été victime d’une profonde injustice de la République. »

Le destin des harkis s’est joué à partir de mars 1962 dans la foulée des accords d’Evian sur l’indépendance algérienne. Robert Boulin, alors secrétaire d’Etat aux rapatriés, lance une opération d’évacuation avant que d’autres ministres en charge du dossier (Pierre Messmer, Louis Joxe, Roger Frey) fassent machine arrière à l’été, y voyant un danger terroriste. Trois mois plus tard, le Premier ministre, Georges Pompidou, relance les rapatriements sans que leur accueil soit préparé.

La communauté est alors installée dans des camps de fortune, dans des hameaux de forestage, parfois dans des foyers. Les conditions sont indignes (manque d’eau et d’électricité), les rapatriés sont privés de leurs droits fondamentaux d’aller et venir, d’envoyer leurs enfants à l’école. « Parmi tous ceux qui reviennent en France, appelés et pieds noirs, ils sont les seuls à avoir subi ce traitement singulier », commente une source élyséenne.

Considérant qu’il y a un consensus bipartisan sur cette injustice, Emmanuel Macron devrait annoncer lundi un projet de loi, consulté par l’Opinion, portant « reconnaissance de la Nation et réparation des préjudices subis par les personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et par leurs familles du fait des conditions de leur accueil sur le territoire français ».

L’Etat instaurera aussi un fonds d’indemnisation de quelque 300 millions d’euros, soit huit fois plus que le fond prévu initialement

Cette loi, si elle est adoptée, déterminera les conditions de la mise en œuvre du droit à la réparation. Une commission spéciale sera instituée auprès de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Son rôle sera de statuer sur les demandes et le montant de l’offre de réparation, après instruction par les services de l’Office. L’Etat instaurera aussi un fonds d’indemnisation de quelque 300 millions d’euros, soit huit fois plus que le fond prévu initialement.

« Il est temps pour la République française de sortir d’une ambiguïté mémorielle qui a oscillé depuis soixante ans entre non-dits et, parfois même, perçu par les Harkis et par d’autres qui sont sensibles à leur cause comme un déni », justifie la source élyséenne.

Clientèle électorale.

 Cette séquence mémorielle permettra au chef de l’Etat de parler à ces « oubliés » qui ont fait le choix historique de l’Algérie française, à leurs descendants mais aussi aux pieds noirs et aux militaires français engagés durant la guerre contre les combattants de l’indépendance.

 

Un fonds de soutien aux entreprises de 3 milliards d’euros

Un  fonds de soutien aux entreprises de 3 milliards d’euros

 

 

La France mettra en place un nouveau fonds de 3 milliards d’euros (3,67 milliards de dollars) pour soutenir les moyennes et grandes entreprises à la sortie de la crise des coronavirus, a déclaré mardi le ministre français des Finances Bruno Le Maire.

Le fonds vise à aider les entreprises au cas par cas avec des prêts ou des injections de fonds propres afin que les entreprises qui étaient viables avant la pandémie mais qui ont maintenant des bilans tendus puissent se remettre sur pied.

« Le but n’est pas de diluer les actionnaires, ce n’est pas le rôle de l’Etat de devenir le principal actionnaire des entreprises françaises », a déclaré Le Maire lors d’une conférence de presse.

« Notre objectif est d’assurer la transition de la crise afin que les entreprises puissent rebondir », a déclaré Le Maire.

Le fonds fait partie d’une série de nouvelles mesures qui incluent une restructuration rapide des dettes des petites entreprises et donner aux entreprises plus de temps pour rembourser les arriérés d’impôts et les cotisations salariales.

Les entreprises françaises ont vu leur dette augmenter de 230 milliards d’euros l’année dernière – plus de 10 % du produit intérieur brut – alors qu’elles contractaient massivement des prêts garantis par l’État pour faire face à l’effondrement de leur trésorerie pendant la crise.

Bien que de nombreuses entreprises n’aient finalement pas eu à utiliser l’argent qu’elles avaient emprunté, le ministère souhaite éviter une vague d’insolvabilités.

Entre autres nouvelles mesures, le ministère des Finances utilise des algorithmes sur les données fiscales et salariales pour détecter les entreprises fragiles et les contacter rapidement.

(1 $ = 0,8175 euros)

États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause par la Fed

États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause par la Fed

Selon la Fed, les fonds d’investissement et autres entités financières non bancaires peuvent générer d’importantes pertes pour l’ensemble du système, comme l’ont montré les récents épisodes GameStop et Archegos.La FED  a appelé jeudi à «plus de transparence» les fonds d’investissement et autres entités financières non bancaires mais qui peuvent générer d’importantes pertes pour l’ensemble du système, comme l’ont montré les récents épisodes GameStop et Archegos.

 

 «Certains épisodes récents ont mis en évidence l’opacité des expositions risquées et la nécessité d’une plus grande transparence des fonds spéculatifs (hedge funds) et autres entités financières à effets de levier qui peuvent transmettre des tensions au système financier», souligne la Fed dans son rapport semi-annuel de stabilité financière.

Un dépeçage partiel de Suez par Ardian et un fonds américain

La folle entreprise de vente par appartement de Suez au profit de  Veolia n’aura peut-être pas lieu mais le dépeçage de Suez  risque de se produire quand même avec la vente de l’activité internationale de l’eau de Suez à Ardian et à un fonds américain! .
s Mathias Burghardt fait valoir que l’offre d’Ardian Infrastructure (associé au fonds américain GIP) qui reprendrait « Suez France et plusieurs activités à l’international encore à définir », aurait pour effet de « rédui(re) considérablement le chèque que doit faire Veolia pour son OPA ainsi que son endettement pour réaliser l’opération »
Mathias Burghardt, patron du fonds Ardian Infrastructure qui, avec le fonds GIP, propose de reprendre les activités France et « Eau et Technologie » à l’international de Suez pour 11,9 milliards d’euros, se dit « assez confiant » pour obtenir « un compromis » avec Veolia.

Le patron du fonds Ardian Infrastructure, Mathias Burghardt, se dit « assez confiant » sur« un compromis » dans la bataille entre les groupes de traitement de l’eau et des déchets, Veolia et Suez, dans un entretien avec le Journal du Dimanche. « Je suis assez confiant. Je crois qu’il y aura un compromis », déclare Mathias Burghardt qui propose d’acheter une partie de Suez – une offre soutenue par la direction de Suez mais rejetée par Veolia qui veut de son côté s’offrir l’intégralité de son grand concurrent français.

« On aura tout tenté pour trouver une solution », assure-t-il, jugeant que « ce serait un énorme gâchis pour les salariés et le tissu industriel français si on ne trouvait pas un compromis ». Mathias Burghardt fait valoir que l’offre d’Ardian Infrastructure (associé au fonds américain GIP) qui reprendrait « Suez France et plusieurs activités à l’international encore à définir », aurait pour effet de « rédui(re) considérablement le chèque que doit faire Veolia pour son OPA ainsi que son endettement pour réaliser l’opération ». Il assure aussi que cette offre apporterait à Veolia « une solution à ses problèmes de concurrence auprès des autorités qui pourraient être saisies »« Et nous préservons l’emploi », ajoute-t-il.

Malgré le rejet rapide par Veolia de cette solution, le dirigeant d’Ardian considère qu’ils sont « un peu revenus là-dessus, ce qui prouve qu’ils commencent à voir l’avantage de notre offre »« Notre projet est compatible avec le leur et acceptable », poursuit-il, ajoutant que « la solution qui est aujourd’hui envisagée permet de maintenir deux champions français ».

Le consortium Ardian-GIP a proposé de reprendre les activités France et « Eau et Technologie » à l’international de Suez pour 11,9 milliards d’euros. Ce projet, soutenu par Suez, a été rejeté par Veolia qui a lancé une OPA sur son concurrent après avoir acquis 29,9% de Suez auprès d’Engie.

 

Danone : victime de la RSE et des fonds spéculatifs

Danone : victime de la RSE et des fonds spéculatifs

Simon Gueguen, Maître de conférences en finance à CY-Cergy-Paris Université

Lionel Melka, Directeur de la recherche de la société de gestion de portefeuille Homa Capital estiment que, détenu par une coopérative, des fondations ou même des fonds d’impact, le groupe Danone aurait été davantage en mesure de déployer sa stratégie.

Tribune. Les fonds activistes à l’œuvre chez Danone ont obtenu une première victoire : le départ de son PDG Emmanuel Faber. La bataille essentielle commence maintenant. Elle va porter sur les objectifs stratégiques de l’entreprise, première société cotée à avoir adopté le statut d’entreprise à mission introduit par la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) de 2019.

La guerre de tranchées au sein de Danone a trouvé son paroxysme lors d’un conseil d’administration sous haute tension qui s’est tenu le 1er mars. Les forces en présence sont connues : d’un côté Emmanuel Faber défendant son bilan à la tête de l’entreprise, de l’autre des fonds activistes (Bluebell Capital Partners et Artisan Partners) jugeant les performances du groupe décevantes et militant pour un changement de structure, de patron et de stratégie.

Le changement de structure a été obtenu immédiatement, avec la séparation entre la présidence du conseil d’administration et la direction opérationnelle. Il n’aura fallu que deux semaines supplémentaires pour voir le départ d’Emmanuel Faber. Quant à la stratégie, la bataille qui commence illustre tant la montée en puissance des fonds activistes que la difficulté, pour une société cotée, à être évaluée sur d’autres critères que la performance boursière.

La montée en puissance des actionnaires activistes est un phénomène qui a pris de l’ampleur au tournant des années 2000, sous l’effet conjugué de l’aspiration d’horizontalité (le petit peut défier le grand) et du principe de redevabilité (le grand doit rendre des comptes) qui investit tous les espaces de pouvoir.

La question de la transparence

Cet essor spectaculaire a été concomitant avec le succès de la gestion « passive », qui consiste à suivre passivement les indices boursiers sans chercher à battre le marché. Nul besoin pour cela de rémunérer une équipe entière d’analystes : la gestion passive bénéficie ainsi d’un avantage concurrentiel en raison de ses faibles coûts. Pour justifier des coûts élevés, les activistes ne se contentent pas, comme la gestion active traditionnelle, de sélectionner des titres qu’ils estiment sous-évalués. Ils cherchent à user de leur influence pour changer en profondeur la stratégie, la politique financière ou la gouvernance de leurs cibles.

Dans le cas de Danone, les fonds Bluebell Capital Partners et Artisan Partners détiennent chacun moins de 5 % du capital, le seuil qui les aurait obligés à déclarer leur participation au marché dans un délai de quatre jours. L’influence de ces fonds sur les sociétés cotées pose la question de la transparence sur le contrôle des entreprises : avec moins de 5 % et en seulement quelques semaines, ils parviennent à imposer des changements majeurs dans la gouvernance de leurs cibles.

L’immobilisme de la France face aux fonds activistes

 L’immobilisme de la France face aux fonds activistes

 

On sait que la France est affectée par un phénomène de désertification économique notamment industrielle particulièrement dramatique. En cause évidemment, un phénomène de délocalisation forcenée mais aussi l’immobilisme des pouvoirs publics et l’aveuglement de nombre d’experts complètement accros à l’ultralibéralisme. Depuis déjà des mois les fonds activistes ont commencé leur lent travail de démolition de ce qui reste des entreprises françaises. Des fonds étrangers qui veulent tirer la plus grande profitabilité à court terme en imposant des critères de rentabilité qui massacre la gestion à long terme et les emplois. Maintenant ,ces fonds avec parfois seulement quelques pour cent du capital peuvent exiger le changement complet d’une direction ou de son président. En tout cas ils imposent des changements de stratégie contraires aux intérêts des entreprises à plus long terme.

C’est la victoire du capitalisme pur et dur inspiré du modèle anglo-saxon et qui pénètre en France comme dans du beurre dans la mesure où l’épargne est peu orientée en France dans le financement des entreprises. Face à ce phénomène, les pouvoirs publics et l’autorité des marchés  font semblant d’ignorer la situation en tout cas n’en sont même pas au stade de l’analyse du phénomène et encore moins à celui des propositions pour réguler ce travail de démolition des entreprises françaises. Très récemment c’est l’immense entreprise Danone qui en a été victime mais c’est aussi une entreprise aussi importante que Pernod Ricard qui est concerné et bien d’autres fleurons d’entreprises cotées .

« Pour des représentants des salariés contre les fonds activistes »

« Pour des représentants des salariés contre les  fonds activistes »

 

Jean-Baptiste Barfety, Haut-fonctionnaire

Olivier Favereau, Economiste

Christophe Clerc,Avocat

plaident, dans une tribune au « Monde », pour une présence renforcée des salariés dans les conseils d’administration, afin de contrer le court-termisme des actionnaires

Tribune. A la fin du dernier millénaire, le modèle de la suprématie de l’actionnaire sur les sociétés était le paradigme du gouvernement d’entreprise. Remis en cause par la crise de 2008 et par les interrogations nées de la pandémie en 2020 et 2021, est-il en voie de disparition ? A l’évidence, non. Le cas de Danone le montre.

Avec seulement 3 % du capital, la société d’investissement américaine Artisan Partners a fait vaciller l’entreprise emblématique de l’agroalimentaire français. Danone est profitable, son rendement est de plus de 3 % et, jusqu’en 2020, il faisait partie des « aristocrates du dividende », ces sociétés dont les distributions ont augmenté chaque année pendant vingt-cinq ans.

Une augmentation insuffisante, a décrété Artisan Partners, qui a demandé la tête de son dirigeant, Emmanuel Faber, et l’a obtenue. Le PDG a d’abord été écarté, puis chassé. La vente de la filiale chinoise Mengniu pourra être finalisée et son prix (environ 850 millions d’euros) distribué aux actionnaires via des rachats d’actions. Et la rémunération des dirigeants sera mieux alignée sur les gains de ses actionnaires.

Il y a huit mois, Danone avait pourtant adopté un statut prometteur, celui de « société à mission ». Plébiscité par les salariés, approuvé par 99,4 % des actionnaires, il devait l’aider à dépasser les contraintes du capitalisme financier. De fait, ce statut est un outil précieux de mobilisation de l’entreprise autour d’un projet collectif dont le profit n’est pas le centre de gravité.

Malheureusement, comme le cas Danone le montre, ce régime n’offre qu’une faible capacité de résistance contre les menées des actionnaires activistes. Or, ces derniers demeurent puissants et leurs campagnes sont toujours plus nombreuses : en 2020, environ 500 ont eu lieu en Amérique du Nord, 40 au Royaume-Uni et 50 en Europe continentale.

Artisan Partners, comme nombre de ses pairs, clame son soutien à l’investissement socialement responsable mais se garde bien, sur son site, de donner aucune information précise sur ses pratiques réelles. Le gain de court terme est toujours la vraie motivation de ce type d’acteurs.

Il faut donc le constater : la société à mission, créée par la loi Pacte de 2019, n’est pas suffisante pour faire pièce aux fonds activistes et à leurs exigences de rendement. Car leur stratégie repose sur la capacité des actionnaires à piloter à distance les décisions des administrateurs. Or, le droit leur facilite

 

 

Danone : victime de la RSE par les fonds spéculatifs

Danone : victime de la RSE par les fonds spéculatifs

inutile de tourner autour du pot la rébellion en cours au sein du conseil d’administration de Danone est surtout portée par des fonds spéculatifs qui reprochent à Danone sa trop grande prise en compte de la RSE au détriment de la rentabilité. L’objectif des fonds est de dégager le président. L’invasion progressive de ces fonds dans les grandes entreprises pourrait à terme porter atteint au concept de RSE  (responsabilité sociale au sens large) alors qu’il ne fait qu’à peine émerger  comme critère de gestion.

 

À quelques semaines d’une assemblée générale cruciale pour l’avenir de Danone, la tension est à son comble au sein du conseil d’administration. «Les couteaux sont tirés», résume un observateur du combat qui oppose le PDG, Emmanuel Faber, et certains administrateurs. En coulisses, les tractations sont intenses avant le conseil prévu dimanche soir. Deux sujets sont à l’ordre du jour, à commencer par les résolutions présentées à l’assemblée générale du 29 avril. Les actionnaires devront voter les propositions de nouveaux administrateurs, le mandat de 6 des 16 membres du board arrivant à échéance. Autre dossier brûlant au menu du conseil de dimanche, le processus de sélection du futur directeur général de Danone, avec la création d’un comité ad hoc d’administrateurs et la désignation de deux cabinets de chasseurs de têtes.

 «Emmanuel Faber est très remonté, assure un proche du conseil. Il tente de marginaliser les administrateurs qui sont contre lui, voire de les pousser à la démission. « 

 

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