Archive pour le Tag 'fonds'

PME : 20 milliards pour les fonds propres des PME

PME : 20 milliards  pour les fonds propres des PME

Ce nouveau mécanisme de soutien aux entreprises, PME et ETI, est constitué de prêts participatifs ayant le soutien de l’État (PPSE). Une enveloppe de 20 milliards est prévue pour cet objectif. Reste évidemment qu’il s’agit de prêts à rembourser. Ce dispositif supplémentaire complète les prêts garantis par l’Etat (PGE), qui avaient été lancés il y a un an, pour assurer la trésorerie face à l’arrêt brutal de l’activité économique. « Le maître mot de 2020 était la protection, celui de 2021 doit être l’investissement », a lancé Bruno Le Maire, lors de la conférence de présentation à Bercy. Car, c’est bien l’objectif, il s’agit de renforcer les quasi-fonds propres des PME et des ETI pour leur permettre, par effet de levier, d’investir pour nourrir la reprise qui se profile à l’horizon, et « retrouver un esprit de conquête ! ».

Le montant doit être à la hauteur de ces ambitions : 20 milliards d’euros seraient mobilisés d’ici au 30 juin 2022. « Le principe qui nous guide est la simplicité et nous avons un atout, le soutien de l’Etat qui apporte sa garantie », explique le ministre.

États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause

 États-Unis : les fonds spéculatifs mis en cause

 

 

Dans un premier temps, les opérateurs classiques des marchés boursiers ont condamné l’action des particuliers contre les opérateurs de ventes à perte. Une action qui a créé de nombreux dégâts chez les intéressés mais aussi qui a bousculé les indices de Wall Street. En réalité, les associations de boursicoteurs ont fait la même chose que les fonds spéculatifs. À la différence que les ces fonds spéculent à la baisse avec la vente à perte tandis que les particuliers regroupés ont spéculée à la hausse.

 

« Ce qu’il se passe avec GameStop ne fait que nous rappeler ce qu’il se passe depuis des années à Wall Street. C’est un jeu truqué », a déploré dimanche sur CNN la représentante du Massachusetts, sénatrice Elizabeth Warren.

« Il est temps pour la SEC de faire son travail », a lancé Mme Warren, appelant le régulateur boursier américain à intervenir au plus vite.

Le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders a tiré dans le même sens, déplorant un système « défectueux » et un comportement « scandaleux ».

Le ton est pareillement acerbe de l’autre côté de l’échiquier politique: le très conservateur procureur général du Texas, Ken Paxton, a ainsi tiré à boulets rouges contre les hedge funds et, encore plus, contre certaines plateformes de courtage.

Plusieurs d’entre elles, notamment la populaire application Robinhood, ont décidé la semaine dernière de limiter les transactions de titres spéculatifs face à un afflux de demande.

« Ça pue la corruption », a fustigé vendredi M. Paxton, qui a demandé des informations complémentaires aux courtiers, au même titre que son homologue de l’Etat de New York, la démocrate Letitia James.

Pressée de toutes parts, la SEC est également sortie de sa réserve en fin de semaine dernière en assurant « surveiller et évaluer de près l’extrême volatilité du prix de certaines actions » et en garantissant de « protéger les petits investisseurs lorsque les faits démontrent une activité boursière abusive ».

GameStop : la revanche des particuliers sur les fonds spéculatifs

GameStop : la revanche des particuliers sur les fonds spéculatifs

Les spécialistes très sérieux de la bourse reprochent en fait aux particuliers d’utiliser les méthodes des professionnels pour réaliser des profits. C’est en effet le principe même de la vente à découvert qui consiste à spéculer sur la baisse des valeurs pour ne la payer qu’à ce moment précis. Les particuliers spéculent mais à la hausse justement en s’opposant à la stratégie des hedgesfoings.

Et les professionnels de la bourse et autres spécialistes de s’indigner : la bourse est une chose trop sérieuse pour la laisser dans  la main des amateurs.

 

Les spécialistes de la bourse estiment en effet que les amateurs ne tiennent pas compte des fondamentaux pour apprécier la valeur d’un actif contrairement aux professionnels qui eux prennent en compte des éléments plus objectifs. Un argument qu’on peut entendre sauf que l’environnement actuel incite à certaines l’origine dérives dans la mesure la conjoncture boursière est surtout marquée par une survalorisation des cours dont  les spécialistes de la bourse sont responsables. Les éléments objectifs sur lesquels il justifie la hausse sont faux. En particulier en ce qui concerne la reprise économique annoncée pour 2021 et qui avait fait enfler les cours. Cette survalorisation qui va donc appeler des corrections les professionnels ont donc négligé eux-mêmes leurs propres critères d’évaluation

 

le Fonds monétaire international (FMI) lui-même a estimé que les marchés étaient trop optimistes par rapport à la réalité économique. Et près de 9 professionnels sur 10 identifiaient des bulles sur les marchés financiers – principalement sur les cryptomonnaies et les valeurs techs -, selon une étude réalisée mi-janvier par Deutsche Bank.

Signe d’une fébrilité de plus en plus importante à Wall Street, l’indice de la peur, le VIX, demeure élevé à plus de 33 points après avoir inscrit mercredi dernier sa plus forte hausse en une séance depuis l’effondrement des marchés en mars.

 

Arabie saoudite : un fonds souverain de 1.000 milliards

Arabie saoudite : un  fonds souverain de  1.000 milliards

L’Arabie Saoudite dans la perspective de sa reconversion vise un montant de 1000 milliards en 2025 % font souverains. À comparer à environ 100 milliards que détient le fonds souverain français BPI. L’attractivité des investisseurs directs étrangers de long terme, et en particulier des fonds souverains, représente un enjeu majeur en termes de compétitivité .

Regroupant certains des acteurs les plus importants et les plus dynamiques de l’économie mondiale, les fonds souverains représentent des partenaires incontournables, passés en moins de vingt ans de 1500 à 8000 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

Bpifrance est le fonds souverain français dédié aux investissements directs et indirects, notamment en partenariat avec les fonds souverains et les grands investisseurs institutionnels internationaux.
En reprenant les activités de CDC International Capital, Bpifrance est devenu signataire d’accords d’investissement direct et indirect avec six partenaires étrangers.

  • Qatar Investment Authority (QIA), le fonds souverain de l’Etat du Qatar
  • Mubadala, 2ème fonds souverain d’Abou Dhabi
  • Russian Direct Investment Fund, le fonds souverain de la fédération de Russie
  • China Investment Corporation, fonds souverain chinois
  • Korea Investment Corporation, fonds souverain de la Républque de Corée
  • Kingdom Holding Company, Holding de participation cotée en Arabie Saoudite

Ces partenariats ont vocation à investir principalement en France, mais la possibilité avec certains partenaires, d’investir à l’étranger (Moyen-Orient, Afrique, Asie, Russie notamment) en accompagnement des entreprises et des projets français.

Le fonds souverain saoudien , le Public Investment Fund (PIF), veut continuer de croître malgré la crise sanitaire et économique mondiale. Ce fonds de 400 milliards de dollars ambitionne de gérer 1.070 milliards de dollars d’ici à fin 2025, et veut donner la priorité au développement économique du royaume dans le cadre du projet Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane. La part des investissements réalisés dans le pays va ainsi remonter de 70 % à 80 % du total de ses capitaux dans les 5 prochaines années. Treize secteurs prioritaires ont été définis : santé, tourisme, télécoms, alimentation, loisir, défense, infrastructures… Le fonds s’engage à investir 40 milliards de dollars localement par an d’ici à 2025 et à créer 1,8 million d’emplois.

États-Unis : Trump sabote le fonds de soutien à l’économie

États-Unis : Trump sabote le fonds de soutien à l’économie

 

Trump  continue la politique de terre brûlée dans tous les domaines ainsi il vient de demander l’annulation de 455 milliards destinés à la Fed pour soutenir l’économie.

La Fed a été prise de court par cette annonce qui intervient alors que la reprise économique marque le pas et que l’épidémie de coronavirus connaît un regain dans le pays.

“Je demande à la Fed de restituer au Trésor les fonds inutilisés”, a écrit Steven Mnuchin à Jerome Powell, refusant au passage de prolonger un programme que la Réserve fédérale juge crucial pour soutenir l’économie.

Dans un communiqué, la Fed a déploré la décision de Steven Mnuchin, disant qu’elle aurait souhaité “que l’ensemble des dispositifs d’urgence instaurés au cours de la pandémie de coronavirus continuent de jouer leur rôle de filet de sécurité pour une économie qui reste fragile et vulnérable”.

“Dans l’état dans lequel se trouve l’économie, (…) il est prudent de maintenir ces dispositifs”, a commenté Raphael Bostic, le président de la Fed d’Atlanta et possible secrétaire au Trésor de Joe Biden, dans une interview accordée à Bloomberg.

L’annonce faite jeudi par Steven Mnuchin est clairement une mauvaise nouvelle pour Joe Biden et risque de compliquer sa tâche quand son administration entrera en fonction.

“Une résiliation surprise (…) lie prématurément et inutilement les mains de l’administration entrante, et ferme la porte à d’importantes options de liquidités pour les entreprises au moment où elles en ont le plus besoin”, a déclaré Neil Bradley, directeur de la politique de la Chambre de commerce américaine.

Il s’agit également d’un revers pour les marchés financiers, très dépendants des mesures de soutien monétaire mais également budgétaire.

“Pendant environ trois semaines en janvier, les marchés fonctionneront sans le soutien dont ils bénéficient depuis le printemps”, a déclaré Michael Feroli, analyste de JPMorgan, en faisant référence au délai entre l’expiration des programmes de la Fed et l’intronisation le 20 janvier de Joe Biden, dont le secrétaire au Trésor pourrait décider de relancer les programmes en question.

L’annonce faite par Steven Mnuchin a fait baisser les contrats à terme sur les indices de Wall Street et les rendements de référence du Trésor américain.

L’élu démocrate James Clyburn, président de la commission à la Chambre des représentants sur la crise du coronavirus, a déclaré qu’il n’y avait “absolument aucune justification” pour Steven Mnuchin de suspendre ces programmes en pleine crise sanitaire et lui a demandé de revenir sur sa décision.

Le sénateur républicain Pat Toomey a de son côté salué la décision du secrétaire au Trésor.

Syndicat «Avenir lycéen» pour Macron soupçonné de détournement de fonds

Syndicat «Avenir lycéen» pour Macron soupçonné de détournement de fonds

 

Une enquête administrative a été ouverte par le ministère après des révélations de Mediapart faisant état de subventions accordées à Avenir lycéen. Selon le site d’information, cette structure créée en 2017, qui défend des positions pro-gouvernementales, aurait dépensé une bonne partie des 65.000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe. Interrogé le 12 novembre par l’AFP, le ministère avait indiqué «vérifier ce qu’il s’est passé», avec un «contrôle sur pièces».

Dans un article publié par Libération vendredi soir, Clairanne Dufour, «l’une des fondatrices d’Avenir lycéen», évoque le souhait du gouvernement de donner «de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes». Mais «j’ai mis du temps à le comprendre, le vrai objectif du ministre, était de s’en servir pour exclure les autres syndicats», pointe-t-elle.

Veolia Suez : le fonds activiste français Ciam joue la mouche du coche

Veolia Suez : le fonds activiste français Ciam joue la mouche du coche

 

 

Le fonds activiste français qui ne détient une participation inférieure à 1 % au capital de Suez joue un rôle assez trouble au service de Veolia en réclamant une assemblée générale de Suez. Le projet est de virer tous les administrateurs de Suez et de favoriser l’absorption de cette entreprise par Veolia.

Bref une initiative en gros sabots fournis sans doute par Veolia et qui va encore contribuer à jeter encore un peu plus d’incertitude sur l’avenir des deux entreprises et leur champ d’activité. “Nous sommes en ordre de marche pour demander au tribunal de commerce de Nanterre la convocation d’une assemblée générale extraordinaire de Suez qui pourrait se tenir d’ici fin janvier”, a déclaré au quotidien la PDG et cofondatrice de CIAM, Catherine Berjal.

“La création d’une fondation aux Pays-Bas pour rendre incessible Suez Eau France est un acte inadmissible. Cette fondation destinée à empêcher l’OPA de Veolia est contraire à l’intérêt social de Suez et de ses actionnaires”, a-t-elle ajouté, estimant qu’il “ne sera pas difficile” de réunir d’autres minoritaires pour constituer un bloc représentant au moins 5% de Suez et pouvoir demander en justice la tenue d’une AG extraordinaire.

Dans le cadre de cette assemblée générale, CIAM soumettrait aux actionnaires des résolutions pour démettre tous les administrateurs de Suez à l’exception des deux représentants des salariés. Une opération qui a peu de chances d’aboutir mais qui a moins l’intérêt de faire parler du fonds spéculatif Ciam mais aussi des risques que prend ce fonds vis-à-vis de ses propres actionnaires.

Vingt milliards pour les fonds propres des entreprises

Vingt milliards pour les fonds propres des entreprises

Trois milliards d’euros de garanties publiques prévus dans le plan de relance sont censés permettre de lever 15 milliards d’euros de fonds propres dans le privé. « Nous sommes passés d’un objectif de garantie de l’Etat à un objectif d’encours. Nous visons désormais 20 milliards d’euros de prêts participatifs pour la reconstruction des fonds propres des entreprises.

Ce plan de soutien des fonds propres sera destiné aux entreprises de taille petite, moyenne et intermédiaire ayant des perspectives de développement, mais dont la structure de bilan a été affaiblie par la crise. Ces financements leur permettront d’investir, d’embaucher et de développer leur activité », détaille Bercy dans un communiqué. Ce plan s’ajoute au 120 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE),

Le remboursement des PGE pourra s’étaler sur six ans avec un taux compris entre 1 % et 2,5 % maximum. s un décalage du début du remboursement pourra être envisagé à deux ans (contre douze mois normalement), sous réserve d’approbation par la Commission européenne.

 

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

Sarkozy : des mouvements de fonds…… mais aucune preuve !

 

 

Il est pour le moins curieux de constater la manière trouble dans la plupart des médias traitent l’affaire Sarkozy en affirmant qu’aucune preuve matérielle n’a été fournie de sa culpabilité tout en reconnaissant l’existence de mouvements de fonds pour le moins suspects.

 

Or  ce sont ces mouvements de fonds qui ont donné une nouvelle légitimité à la mise en examendeNicolas Sarkozy. Évidemment Nicolas Sarkozy n’était pas le destinataire officiel de ces transferts de fonds mais les bénéficiaires réels lui étaient très proches. Peut-être va-t-on utiliser le même style de défense que Guéant accusé de détournement de fonds et qui les a justifiées par les ventes d’un tableau fantôme.

 

On se demande pour quelle raison l’entourage de Nicolas Sarkozy était légitime à recevoir des fonds notamment étrangers. Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d »association de malfaiteurs ».

 

Le collaborateur de Sarkozy, Thierry Gaubert, , a été mis en examen parce que soupçonné d’avoir servi intermédiaire entre le régime de Kadhafi et Sarkozy pour la financement de la campagne de ce dernier. Selon Mediapart, M. Gaubert aurait reçu en 2006 un virement de 440 000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi. La somme aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Or, Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi », selon Mediapart, à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.

 

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre la fin de 2006 et le début de 2007  5 millions d’euros à M. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour. On se demande bien pourquoi les médias ne considèrent pas les mouvements de fonds très suspect comme des preuves matérielles.

 

L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ». Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

 

Autre protagoniste de cette affaire, Alexandre Djouhri, a été mis en examen notamment pour « corruption active » et « blanchiment« . Cet homme d’affaires de 60 ans avait été arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu de mandats d’arrêt européens émis par la justice française. La justice britannique a autorisé son extradition. L’extradition d’Alexandre Djouhri était très attendue par les juges d’instruction français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l’impliquant dans cette affaire.

 

Les juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations formulées par l’intermédiaire de Ziad Takieddine et d’ex-dignitaires libyens. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 21 mars 2018 pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens ».

Ce n’est donc pas par hasard si le parquet national financier retient le chef d’accusation d’association de malfaiteurs. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy était déjà mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption », « recel de détournements de fonds publics » et « financement illicite de campagne », rappelle Mediapart (article payant), qui a révélé l’information.

 

 

Jamais un ancien président de la République n’avait été mis en cause pour un tel chef d’accusation. Selon l’article article 450-1 du Code pénal, une association de malfaiteurs est constituée par « tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».

 

L’ancien chef de l’Etat, qui sera bientôt jugé dans d’autres affaires, notamment celle dite de Bygmalion (à la mi-mars 2021), estime que son « innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».  D’après lui, il est accusé à cause du crédit « invraisemblable » donné « aux déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins ».

Plan de relance : seulement 30 % des fonds utilisés d’ici 2022

Plan de relance : 30 % des fonds utilisés d’ici 2022

 

Il est clair qu’il y a un effet d’annonce dans le plan de relance avec les fameux 100 milliards. Le problème c’est que juridiquement la plupart ne pourront pas être effectivement utilisée avant la mi 2021. D’ailleurs le sou ministre Gabriel Attal confirme que l’objectif est de consommer seulement 30 % des 100 milliards d’ici 2022. Conclusion, il y aura du retard à l’allumage modéré pour cause de procédure et aussi vraisemblablement de véracité quant aux sommes annoncées . L’interview de Gabriel Attal dans la tribune.

 

Quelle efficacité de ce plan ?

GABRIEL ATTAL - L’avenir nous le dira. Ce plan de relance est, tout de même, en pourcentage du PIB, le plus important présenté en Europe, et il est 4 fois supérieur à celui élaboré après la crise financière de 2008. Au-delà du débat sur le montant, le point le plus important à mes yeux, c’est l’investissement rapide et massif des crédits pour des secteurs stratégiques, prioritaires, qui ne peuvent plus attendre. Encore la semaine dernière, j’ai appris que des projets financés avec le plan de relance de 2008 ne sortaient de terre que maintenant… Avec France Relance ce ne sera pas le cas : c’est la relance ici et maintenant !

Concrètement, comment allez-vous vous assurer du bon pilotage du plan ?

Les crédits sont précisément répartis par secteurs et politiques publiques. L’innovation majeure est qu’il ne s’agit pas d’augmenter le budget de chacun des ministères concernés, mais d’avoir une ligne France Relance dédiée dans le projet de loi de finances (PLF) 2021. Chaque ministère devra veiller à ce que les crédits soient bien consommés avant fin 2022 et, si ce n’est pas le cas, ils seront dédiés à un autre programme qui, lui, avance. Nous devons aux Français d’être efficaces. C’est dans cet impératif d’efficacité que chaque mois, se tiendra un comité de suivi sous l’autorité du Premier ministre. Notre objectif est très ambitieux : nous estimons qu’à fin 2021, au moins 30% des fonds seront utilisés.

FONDS DE RELANCE EUROPÉEN: l’Allemagne a changé de philosophie pour soutenir son industrie

FONDS DE RELANCE EUROPÉEN: l’Allemagne a changé de philosophie pour soutenir son industrie

 

 

 

Il est clair que l’Allemagne a complètement changé de philosophie en matière de solidarité financière. Jusque-là elle s’était toujours opposée à des formes de mutualisation des dettes. Mais l’Allemagne a pris conscience de la gravité de la crise et de sa dimension internationale. Freiner dans ses exportations en Chine et aux États-Unis, l’Allemagne a donc un urgent besoin de la commande des pays de l’Europe pour son industrie. Le plan de relance constitue un acte de solidarité mais surtout un outil de relance de la demande extérieure de la part des autres pays européens. Ce que pense désormais le gouvernement allemand Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a estimé dimanche que le Fonds de relance européen adopté en juillet était là pour durer alors qu’Angela Merkel assure qu’il est lié à la crise exceptionnelle née de la pandémie de coronavirus. « Le Fonds de relance est un réel progrès pour l’Allemagne et pour l’Europe sur lequel on ne reviendra pas en arrière », a affirmé le candidat social-démocrate à la chancellerie lors des élections législatives prévues l’an prochain, dans le groupe de journaux Funke.

.Ce plan , 750 milliards d’euros dont la moitié en subventions, est pour la première fois basé sur une dette commune, un projet que l’Allemagne avait toujours rejeté avant la pandémie de Covid-19 qui a mis à genoux les économies de nombreux pays européens.

Olaf Scholz a également réclamé une réforme du processus de vote dans les conseils européens. « L’UE doit avoir la possibilité d’agir ensemble », a-t-il dit. « Pour cela il est nécessaire d’avoir des décisions à la majorité qualifiée pour les politiques étrangère et fiscale plutôt que la contrainte de l’unanimité dans les conseils européens ».

 

 

Un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus !

Un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus !

Deux députés PS, Christian Hutin et Régis Juanico ont déposé, mercredi, une proposition de loi visant à créer un fonds d’indemnisation des victimes du coronavirus pour que «la Nation n’oublie personne, ni les soldats de la République, ni la première tranchée». Pour les deux députés, les précédentes annonces du gouvernement ne sont pas suffisantes. En avril, le ministre de la Santé avait, en effet, indiqué que le coronavirus serait reconnu de façon «automatique» comme maladie professionnelle mais seulement pour le personnel soignant. «Quid des autres professions ?» s’interroge Christian Hutin.

C’est là toute la difficulté d’un tel dispositif : qui sont les victimes du coronavirus ? «Il peut y avoir des victimes directes, les malades et les ayants droit, c’est-à-dire les proches d’une personne décédée qui demandent une indemnisation au nom de cette personne. Mais aussi des victimes indirectes qui veulent obtenir réparation au motif qu’elles n’ont pas pu accompagner leur proche, lui offrir une sépulture digne, par exemple. Mais on peut également imaginer que des personnes demandent une indemnisation car elles estiment avoir été privées de soin après le report de leur intervention médicale comme les hôpitaux étaient surchargés et donc qu’elles ont enduré des souffrances qui auraient pu cesser grâce à cette intervention”, détaille Bénédicte Papin, avocate spécialisée en droit de la santé et en réparation du dommage corporel.

Or, si pour certains cas la causalité est évidente, pour d’autres, elle semble plus difficile à prouver. Tous les malades du covid n’ont pas été testés et ne peuvent donc pas apporter cette preuve attestant l’origine de leurs maux. De même pour les morts : «dans le cas d’une personne très âgée, comment prouver qu’elle est décédée du coronavirus ?», s’interroge l’avocate.

C’est là tout l’intérêt de la création d’un fonds d’indemnisation, conclut Michel Parigot : «Pour que les gens puissent faire valoir leur droit à l’indemnisation de façon simple et rapide sans avoir à passer par des procédures judiciaires, car cette indemnisation répond à un besoin urgent». Indemniser toutes les victimes, mais surtout tous les préjudices personnels, comme ceux esthétiques et physiques, mais aussi économiques dont relèvent par exemple les pertes financières lorsqu’une victime ne peut plus travailler ou la perte d’un revenu dans un foyer après un décès.

Indemniser vite, mais combien ? Pour Me Papin, le pendant du fonds est qu’il indemnise de manière uniformisée sans prendre en compte la spécificité de chaque cas. «Il va s’appuyer sur un barème et un référentiel de façon à ce que tout le monde soit indemnisé pareil. Or, si on a passé trois semaines en réanimation ou trois mois, on n’aura pas les mêmes séquelles. C’est un moyen de maîtriser le coût de l’indemnisation au détriment de la réparation intégrale du préjudice», regrette-t-elle.

Un coût qui s’élèverait selon la proposition de loi à maximum 500 millions d’euros versés au fonds afin d’accorder une réparation à «entre 50 et 60.000 victimes et ayants droit».

Un fonds pour protéger les start-up

Un fonds pour protéger le start-up

 

Il est clair que certaines entreprises avec le Coronavirus ne valent plus grand-chose et quels peuvent être rachetées pour une bouchée de PAIN. Du coup comme d’autres gouvernements au Royaume-Uni par exemple , la France a décidé de mettre en place un fonds  de protection des start-up

 

Le gouvernement français va créer un fonds de souveraineté, qui sera doté de 500 millions d’euros dont 150 disponibles dès cet été, pour éviter que des start-up nationales jugées stratégiques ne soient rachetées par des géants étrangers du numérique, en particulier américains et chinois, rapportent jeudi Le Figaro et Les Echos sur leurs sites internet.( Notons que la fragilité financière vaut aussi pour certaines grandes entreprises!)

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique, vont annoncer la création de ce fonds lors de la présentation vendredi d’un plan plus vaste de soutien au secteur des nouvelles technologies sur fond de crise économique liée à l’épidémie provoquée par le nouveau coronavirus.

D’après, Les Echos, ce plan de soutien à la “French Tech” atteindra près de 1,2 milliard d’euros, en grande partie financé par le programme d’investissement d’avenir (PIA).

Il prévoit aussi notamment le doublement, à 160 millions d’euros, du French Tech Bridge, le programme de prêt-relais de Bpifrance destiné à aider les entreprises à faire face à leurs difficultés de trésorerie, écrivent Le Figaro et Les Echos.

Concernant le fonds de souveraineté, il sera géré par Bpifrance et “aura pour objectif premier de préserver la souveraineté nationale, via des prises de participations minoritaires dans des entreprises stratégiques”, précise Le Figaro, selon lequel cette notion de secteur stratégique devrait être large et couvrir des start-up de l’informatique dématérialisée (“cloud”) et des biotechnologies en allant jusqu’à l’éducation, la défense ou encore les énergies renouvelables.

Le plan du gouvernement va aussi entraîner la création d’une enveloppe de prêts d’un montant total de 100 millions pour aider les entreprises qui ne peuvent bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat, le rechargement pour 120 millions d’euros du programme de soutien à l’innovation majeure (PSIM) et le renforcement pour 115 millions des dispositifs d’aide à l’innovation, énumère le journal Les Echos.

Enfin, 200 millions d’euros viendront aider les chercheurs à exploiter commercialement leurs découvertes, ajoute le quotidien. Un plan utile bien entendu; la seule question qui se pose pour cette orientation est celui de son financement mais cela vaut pour la totalité des plans qui concernent à peu près tous les secteurs économiques

 

 

Relance BTP: la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

Relance BTP:  la création d’un fonds de réhabilitation des infrastructures routières

 

 

 

Depuis des années, l’état de nos infrastructures routières dites secondaires ( comme l’ensemble des services publics)ne cesse de se dégrader faute d’entretien. Heureusement , le pays n’a pas connu de longues périodes de  fort dégel  depuis longtemps sinon nombre de routes secondaires se serait transformées en des sortes de pistes africaines. Dans les zones peu densifiées , la situation est catastrophique. Les bords de chaussée sur les routes secondaires sont dans un état de désagrégation avancée, les nids de poule succèdent aux nids de poule sans parler parfois d’herbes qui poussent même au milieu de la route. Témoin de la détérioration des infrastructures, l’usure prématurée notamment  des amortisseurs et des  pneus constatés par les garages.  Les territoires particulièrement concernées  constituent  des zones  largement abandonnées sur le plan économique et les services s’y font de plus en plus rare. Le seul moyen de transport pouvant être utilisé est l’automobile ou les deux-roues.

La détérioration de l’état des routes participe de la désertification de ces territoires. On sait que Bercy n’aime pas les ressources affectées.  Pourtant; il serait urgent de créer un fonds de réhabilitation routière pour une période déterminée, le temps de remettre à niveau l’état des routes. La fiscalité routière génère de l’ordre de 40 milliards de recettes annuelles pour 13 milliards de dépenses ( investissement et fonctionnement). Certes ces ressources d’origine routière ne sauraient être affectées en totalité à la route car nombre de secteurs d’activité du domaine régalien ne génèrent aucune ressource. Il faut cependant noter qu’en outre les dépenses ont diminué de l’ordre de 30 % alors  que les recettes, elles,  ont augmenté . Dans le détail, on constate que sur la période 2013-2018 les administrations locales ont vu leurs dépenses routières  diminuer de 5 %. Cette baisse est due notamment à la réduction des dépenses des départements -2,6 % et des communes et EPCI -6,3 %.

Ces réductions de dépenses pour la route sont évidemment liées à la pression à la baisse des recettes générales des collectivités. La colère des gilets jaunes est largement alimentée par la désertification économique autant que par la dégradation des services publics dont les routes constituent un élément important pour la mobilité des populations en cause. Il y a aujourd’hui urgence à réclamer un dispositif d’affectation temporaire de ressources aux dires mêmes de la ministre de l’environnement chargé aussi des transports; Une taxe additionnelle de 1cme  par litre de carburant rapporterait  de l’ordre de 500 millions par an, de quoi engager  un processus de remise en état. Notons que la France a été fortement  dégradée ces dernières années dans la classement mondial des infrastructures de transport. En  qui concerne les réseaux locaux seulement la moitié sont considérés dans un état satisfaisant.

Il convient aussi d’attirer l’ attention sur le délabrement total du réseau cuivre téléphonique complètement abandonné par Orange. Or il est clair que dans les zones peu denses, le câble n’est pas prêt de suppléer le réseau classique. Compte tenu du coût,  de nombreuses zones ne seront jamais desservies par le câble ( on utiliserait en fin de réseau le vieux réseau cuivre déjà délabré!). De la même manière que la technologie 5 G n’est pas prête d’assurer une éventuelle suppléance;  c’est tout juste si la 3G et la 4G sont opérationnelles dans certaines régions éloignées. Les équipements évoqués participent de la désertification des territoires et renforcent  ainsi les inégalités territoriales.  le contexte des élections municipales pourraient être favorable au rappel de cette problématique.  

 

Coronavirus : la France pour un fonds européen financé par la dette !

Coronavirus : la France pour un fonds  européen financé par la dette !

 

L’ingénierie budgétaire française continue de fonctionner avec une nouvelle proposition pour mutualiser la dette au plan européen. On sait que les pays du nord  et l’Allemagne en particulier refusent le concept de mutualisation d’emprunts  communs Eurobonds). Du coup, le ministre de l’économie française propose la création d’un fonds commun européen lui aussi mutualisé et financé…. par la dette ! une manière détournée de faire payer aux  pays rigoureux la dette de pays à la gestion plus laxiste comme l’Italie, l’Espagne, la France ou la Grèce.. Comme si la dette pouvait constituer un moyen sérieux de financement. Il est clair que la France va dépasser et de loin le déficit prévu initialement à 2,2 % pour 2020.

Avec moins de rentrées fiscales et davantage de dépenses, le dérapage budgétaire de la France pourrait atteindre 7 % du PIB. Pour l’empêcher Bruno le maire propose donc une solution qui permettrait de faire supporter une partie de cette dette par toute l’Europe. Dans une interview accordée au Financial Times, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a donc  indiqué que la France allait proposer le lancement d’un fonds de sauvetage européen, qui serait financé par de la dette commune pour une durée limitée à cinq ou dix ans.

« Nous réfléchissons à un fonds qui serait limité dans le temps avec une possibilité d’endettement comme réponse de long terme à la crise », a déclaré le ministre français au quotidien économique. « Une solution pourrait être d’avoir un fonds pour disons cinq ou dix ans – limité dans le temps – avec la possibilité d’avoir de la dette commune mais seulement dans le cadre de ce fonds. Ce pourrait être plus acceptable pour d’autres pays », a-t-il ajouté.

 

Ses propos ont été confirmés par Bercy. La semaine dernière, neuf pays européens, dont la France et l’Italie, avaient appelé à lancer des obligations communes à toute l’Union européenne pour faire face au coronavirus. Un outil surnommé « Coronabonds ». Le principal avantage d’un tel instrument financier est de mutualiser la dette et d’empêcher la spéculation sur les Etats en difficulté, dont les taux d’intérêts des obligations sont beaucoup plus élevés.

 

Cette proposition a mis une pression sur l’Allemagne, qui refuse toute mutualisation des dettes dans la zone euro, mais s’est déclarée « prête » à « faire jouer la solidarité européenne ».  M. Le Maire a précisé au Financial Times que « s’il était difficile pour de nombreux Etats membres d’envisager de faire un emprunt commun » dans le cadre du budget pluriannuel de l’UE, il fallait le faire en dehors de ce cadre et pour une période limitée dans le temps. Selon un responsable français cité par le quotidien, le fonds proposé par la France pourrait « compléter » le budget de l’UE et serait géré comme lui par la Commission européenne et non par le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Ce dernier est doté d’une force de frappe de 410 milliards d’euros et peut fournir des prêts à taux bonifiés aux Etats dans le besoin, mais ils ont jusqu’ici toujours été assortis de conditions précises, comme d’entreprendre des réformes du marché du travail, ou d’objectifs budgétaires.

Coronavirus: un vague fonds de solidarité ! (Lemaire)

Coronavirus: un vague fonds de solidarité ! (Lemaire)

 

 

En dehors de la possibilité d’un report des cotisations sociales, les mesures prises pour l’instant par le gouvernement paraissent particulièrement anecdotiques par rapport à l’enjeu économique. La crise de l’offre se double maintenant d’une crise de la demande au plan économique et interagit avec la crise financière. Les principales victimes seront forcément les petites et moyennes entreprises qui ne disposent pas du matelas financier pour résister. La France perdra sans doute un point de croissance au cours de cet épisode sanitaire. On s’attendait en effet à une croissance autour de1 %, au mieux on aura la stagnation voir la régression. La perte d’activité pourrait situ se situer autour de 20 à 30 milliards pour le PIB. Une perte d’ activité qui pèsera lourd sur les entreprises les plus fragiles, quelques grandes mais surtout beaucoup d’entreprises moyennes et petites.

Jamais le gouvernement ne pourra décider d’une aide financière à la hauteur des dégâts. Une vague de défaillance d’entreprise se produira sans doute à partir de l’été si le système bancaire n’est pas incité davantage à soutenir les trésoreries de nombre de PME. Pour l’instant le ministère de l’économie propose seulement un report des cotisations sociales et fiscales. “Nous allons leur proposer ce report. Ce n’est pas à elle de le demander, c’est l’administration sociale et fiscale qui va proposer aux entreprises le report de leurs charges sociales et de leurs charges fiscales. Si, au bout du compte, des entreprises ne peuvent pas payer, nous ferons des dégrèvements fiscaux”, a promis Bruno Le Maire, s’adressant à la presse à l’issue d’une table ronde avec des chefs d’entreprise, à Colombes (Hauts-de-Seine).

“En matière de trésorerie, a-t-il poursuivi, nous souhaitons aussi que toutes les entreprises puissent avoir accès aux prêts dont elles ont besoin. Nous avons donc décidé de porter la garantie de l’Etat à travers la BPI de 70% à 90% (…) Nous élargissons cette couverture de l’Etat des PME aux entreprises de taille intermédiaire. Je pense que c’est un instrument extrêmement puissant.” Quant aux fonds de solidarité, sorte de fond de sauvetage il paraît particulièrement flou. La seule mesure un peu précise concerne le développement du chômage partiel dont une partie serait prise en charge par l’État. Tout cela sans un peu la panique et surtout l’impréparation en tout cas une très forte inadaptation au krach économique qui paraît maintenant inévitable.

Concernant le fonds de solidarité, Bruno Le Maire a souhaité qu’il soit “vraiment réservé aux entreprises les plus modestes, les plus petites, qui sont à court de trésorerie”. Il a promis d’en annoncer lundi les modalités de financement et de fonctionnement. Le ministre de l’Economie s’est enfin engagé à améliorer la couverture du chômage partiel, qui est, selon lui, “l’un des dispositifs les plus efficaces” pour aider les entreprises en difficulté.

“Nous voyons bien que rien n’est plus précieux pour une entreprise que ses employés et nous voulons absolument que les entreprises évitent les licenciements et recourent davantage à l’activité partielle”.

“Nous allons donc étudier avec Muriel Pénicaud (ministre du Travail) une amélioration des dispositifs (…) pour refonder l’activité partielle en France, afin qu’elle couvre mieux les salariés, qu’elle aille au-delà d’un Smic et permette aux entreprises de conserver leurs salariés et leurs compétences”, a-t-il ajouté.

Coronavirus: L’UE crée un fonds de 25 milliards …. sans argent !

Coronavirus: L’UE crée un fonds de 25 milliards …. sans argent !

 

Alors que l’union européenne n’est pour l’instant pas même capable d’élaborer son budget pour la période 2021 2027 notamment du départ du Royaume-Uni, l’union européenne sort de son chapeau un fonds destiné à compenser les conséquences du Coronavirus mais sans argent frais. Autant dire qu’il s’agit d’un redéploiement et non véritablement de la création d’un fonds. En outre., la politique européenne n’a défini aucune stratégie de relance qui était déjà nécessaire avant l’apparition du virus chinois.

Pour l’année en cours , on projetait une  très légère hausse de l’activité de l’ordre de 1 % pour le PIB .Avec le Coronavirus,  Il est à peu près certain que l’union européenne risque de connaître la stagnation et certains pays la récession.  Certes on peut se réjouir que toute politique ne passe pas nécessairement par des ressources nouvelles, ce qui constitue un bon principe de gestion. Toutefois compte tenu de l’enjeu à la fois sanitaire,  économique et financier les 25 milliards théoriques ne sont pas du tout adapté aux enjeux

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 ont donc  tenu une réunion extraordinaire en visioconférence alors que le coronavirus apparu en décembre en Chine ne cesse de contaminer et de tuer toujours plus de personnes en Europe, menaçant de paralyser une partie de l’économie en raison des mesures prises pour tenter d’enrayer sa propagation.

L’Italie, pays le plus touché, fonctionne ainsi au ralenti avec l’extension à tout son territoire des restrictions de circulation et de rassemblement en vigueur depuis le week-end dans une partie du nord du pays. Elle est directement menacée de récession.

“Nous sommes prêts à utiliser tous les instruments qui sont nécessaires”, a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel, qui s’exprimait à l’issue de ce sommet européen en visioconférence.

“Une application souple des règles de l’UE en particulier concernant les aides d’Etat et le Pacte de stabilité et de croissance sera nécessaire”, a-t-il ajouté.

S’exprimant à ses côtés, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a précisé que des directives sur une utilisation plus souple des règles communautaires en matière de budget et de subventions seraient prêtes d’ici la fin de la semaine.

Elle a également annoncé la création d’un fonds d’investissement de 25 milliards d’euros avec déblocage rapide de 7,5 milliards pour aider les secteurs économiques les plus vulnérables à l’épidémie de coronavirus, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et frappe durement le tourisme et le secteur du transport aérien notamment.

“Cet instrument atteindra rapidement 25 milliards d’euros. Pour y parvenir, je proposerai cette semaine au Conseil et au Parlement de libérer 7,5 milliards d’euros de liquidités d’investissement”, a dit Ursula von der Leyen.

Ces 7,5 milliards sont des fonds européens que les gouvernements nationaux n’ont pas été en mesure de dépenser en raison de complexités administratives. Au lieu d’être renvoyés à Bruxelles, les Etats pourront les utiliser pour soutenir leur économie, a précisé un responsable européen à Reuters.

Le total de 25 milliards d’euros sera atteint en ajoutant des “fonds structurels” déjà promis aux pays de l’UE dans le cadre du budget actuel de l’Union européenne, a poursuivi ce responsable, ajoutant que, sans ce mécanisme, il aurait pu être difficile de les dépenser.

Ces fonds devraient commencer à être disponibles dans les semaines à venir, a dit Ursula von der Leyen, selon laquelle ils seront orientés vers les systèmes de santé, les petites entreprises et le marché du travail.

A Paris, Emmanuel Macron a déclaré que les 27 s’étaient entendus pour accorder à chaque Etat membre une “flexibilité budgétaire indispensable” pour faire face aux conséquences sanitaires et économiques de l’épidémie de coronavirus, qui a fait 33 morts et 1.784 cas de contamination en France.

“Au niveau européen, nous avons acté aujourd’hui des flexibilités, d’abord en matière d’aides d’Etat pour que sur les secteurs impactés les Etats membres puissent prendre les dispositifs qui sont requis. Ensuite pour que toutes les clauses qui sont d’ailleurs prévues dans nos traités puissent être activées afin que la contrainte budgétaire pour celles et ceux pour qui elle existe ne soit pas un rempart”, a dit le président français.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE se retrouveront pour un conseil européen “physique” les 26 et 27 mars à Bruxelles. Il est alors vraisemblable que d’ici une quinzaine de jours, ils pendront la mesure de l’insuffisance des mesures face aux enjeux sanitaires et économiques.

Un fonds public pour protéger les fleurons français

Un fonds public pour protéger les fleurons français

La banque publique d’investissement  (BPI) a levé un fonds  qui devrait  atteindre une dizaine de milliards d’euros, pour protéger les fleurons économiques français .

Ce nouvel outil doit renforcer l’arsenal de la France pour protéger ses pépites, face à l’appétit de fonds internationaux aux moyens financiers colossaux et à la montée en puissance des fonds activistes qui ciblent désormais les groupes français, jusque-là relativement épargnés.

Si la loi Pacte a récemment allongé la liste des entreprises soumises au contrôle des investissements étrangers, le dispositif a montré ses limites alors que plusieurs pépites sont passées sous pavillon étranger, faute, parfois, d’avoir trouvé un investisseur localement. « Il n’y a pas de fonds de pension en France donc on fait le job », a expliqué le directeur général de la banque publique qui a succédé à l’ancien Fonds stratégique d’investissement.

 Cette manne va accroître la puissance de feu financière de la BPI qui dispose déjà d’un portefeuille de 15 milliards d’euros investis dans une vingtaine d’entreprises cotées parmi lesquelles PSA, STMicrolectronics, Orange et plus récemment Valeo. Le « Lac d’Argent » permettra de réaliser une quinzaine d’investissements supplémentaires.

Bruno Le Maire avait chargé la banque publique l’an dernier de concevoir un produit « patriotique » investi dans les entreprises françaises. « Nous allons vendre aux Français le portefeuille de Bpifrance. On va permettre aux Français de faire du ‘private equity’ », a expliqué Nicolas Dufourcq.

Adossé à une partie du fonds de fonds de la BPI et englobant 2.500 entreprises, cet instrument, qui sera distribué par les banques, les assureurs et en ligne, ne sera pas accessible à toutes les bourses, avec une valeur minimale de la part de quelques « milliers d’euros ». Instrument inédit, il sera lancé au printemps.

 

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre de Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: une sournoise manœuvre  de  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne, de la problématique nationale et  du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent, il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a apporté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qui l’ enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-,elles, bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à General Electric.

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par Macron

Affaire Bayrou -Fonds européens: procès en sorcellerie fomenté par  Macron

 

Officiellement le parti en marche soutient le Modem accusé de malversations dans l’utilisation de fonds européens. Pourtant ce n’est pas un hasard si la justice s’est saisie récemment de ces affaires de fonds européens concernant le Modem de Bayrou mais aussi les insoumis et le rassemblement national. Bref tous ceux qui sont susceptibles de faire de l’ombre à Macron. On objectera que la justice est indépendante et qu’elle fait son métier. Le problème c’est qu’elle fait ce métier quand ça l’arrange ou plutôt quand ça arrange le pouvoir. Ainsi il aura fallu attendre que certains n’exercent plus de responsabilités comme Chirac ou Sarkozy pour que la justice se réveille à propos de différentes mises en cause. Cette affaire de fonds européens constitue une sorte de procès en sorcellerie. En fait on reproche aux partis politiques d’  avoir utilisé des assistants parlementaires pour autre chose que pour la problématique européenne. Mais comment distinguer ce qui relève de la problématique européenne du fonctionnement général d’un parti. On pourrait faire le même procès à d’autres; par exemple au parti socialiste qui a longtemps été animé par des permanents détachés d’entreprise est payés par celles-ci, ce qui constitue une infraction autrement plus grave. Dans les syndicats des centaines et des centaines de permanents sont dégagées par leur entreprise et ne sont pas toujours affectés par leurs directions syndicales aux tâches initialement prévues. D’une manière ou d’une autre, ils concourent au fonctionnement de l’organisation syndicale et servent quand même les intérêts de leurs adhérents. Il en est de même en matière de politique. Ce qu’il faut constater, c’est qu’il n’y a aucun enrichissement avec cette affaire de fonds européens finançant des assistants. Le même procès est engagé vis-à-vis des insoumis, aussi du rassemblement national. Bref tous ceux qui peuvent gêner Macron. Certains pourraient s’étonner de ce procès contre Bayrou qui a justement permis à Macron d’être élu président. Ce serait oublier que Macon a l’habitude de trahir ses proches, ce qu’il a fait en entrant au gouvernement de Hollande et en se retournant contre ce dernier. Il y a évidemment énormément de choses à reprocher aux partis politiques mais dans le cas présent il s’agit d’une manœuvre politicienne pour discréditer des opposants et des alliés gênants. D’une certaine façon, Bayrou est le grand cocu du macronisme. C’est lui qui a porté l’appui déterminant vis-à-vis de Macron et c’est maintenant Macron qu’il enfonce. On notera que les affaires faisant l’objet d’enquêtes judiciaires et concernant Macon et son entourage sont-elles bien enterrés ; exemples: les conditions de financement de la campagne de Macron, les conflits d’intérêt du directeur de cabinet de Macron,  l’enrichissement personnel du président de l’Assemblée nationale dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne ou encore  les conditions de vente d’Alstom à Général Electric .

 

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