Salaires fonction publique environ 2500 € euros nets, 2200 dans le privé
En 2013, le salaire net moyen dans la fonction publique a diminué de 0,7 % et il se situe à 2.469 euros, tandis que le salaire net moyen dans le public le privé lui est inférieur à 2200 €. La baisse du salaire dans la fonction publique provient du gel indice depuis 2010. Dans le privé les salaires ont été rabotés à cause de la situation de l’emploi et du rajeunissement démographique dans les entreprises ( rajeunissement également enregistré dans le public). . Mais d’une certaine manière, la masse salariale dans le public est surtout hypothéquée par des sureffectifs. Des hausses seraient sans doute possible pour certaines fonctions mais cela supposerait de supprimer nombre de postes inutiles voire nuisibles à l’économie quand il génère notamment une véritable bureaucratie.Pour comparer public et privé , il faudrait tenir compte de la qualification mais aussi de la productivité . Si le gouvernement réfléchit à une refonte des grilles de rémunération des fonctionnaires à partir de 2017, il refuse néanmoins d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, pourtant réclamé par les syndicats. Le salaire net des fonctionnaires d’État, qui sont les plus nombreux avec plus de 2 millions d’agents, a baissé de 0,7% entre 2012 et 2013 en tenant compte de l’inflation, selon une étude de l’Institut national de la statistique (Insee) publiée mercredi. En 2014, il avait déjà reculé de 0,8%. Cette tendance à la baisse s’explique par le gel du point d’indice en vigueur depuis 2010, qui sert au calcul des salaires des agents, mais aussi l’inflation et la hausse des cotisations retraites, qui doivent s’aligner sur le privé d’ici à 2020. D’après l’enquête de l’Insee, les 2,167 millions d’agents actifs dans les ministères et les établissements publics ont perçu en moyenne un salaire de 2.469 euros nets en 2013. Fin avril, l’Insee avait déjà publié des données provisoires sur le sujet. En euros constants, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation (+0,9% en 2013), il s’agit d’une baisse sur un an 0,7%. Pour les titulaires, qui représentent toujours près de trois-quarts des fonctionnaires d’État, la baisse s’élève à 0,6% (2.627 euros nets).Hors bénéficiaires de contrats aidés, le salaire net moyen décroît de 0,8% pour s’établir à 2.500 euros, précise l’Insee. Pressé par les syndicats d’augmenter les salaires, le gouvernement envisage de refondre toutes les grilles de rémunération des fonctionnaires (catégories A, B et C), de manière à les rendre plus attractives. En juin, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a dit espérer obtenir l’aval des syndicats en septembre sur ce projet. Selon elle, une première augmentation de « 30 et 40 euros par mois » pourrait alors intervenir en 2017 pour tous les agents, et jusqu’à 70 euros à l’horizon 2020. En contrepartie, l’idée serait de rallonger les carrières. Il faudrait donc plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire, la durée actuelle étant de 25 ans environ. Selon la Cour des comptes, une augmentation de 1 % de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d’euros pour les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière).
Hollande et Valls : réduits à la fonction de commentateurs de l’actualité !
Hollande et Valls : réduits à la fonction de commentateurs de l’actualité !
Au sien du gouvernement on cherche vainement comment annoncer les très mauvaise nouvelles économiques qui se profilent pour 2014. Du coup sans doute plus d’annonce mais simplement des commentaires ; d’abord sur l’environnement international instable mais où la France ne pèse pas grand-chose( Gaza, Ukraine, Irak etc.), ensuite sur l’atonie de la croissance en Europe ( la France elle est proche de la stagnation au premier semestre) et on fera autour de 0.4% en 2014), enfin sur les espoirs attendus du pacte de responsabilité pourtant bien entamés par la décision du conseil constitutionnel et dont la mise en œuvre traîne en longueur . De ce fait Valls et Hollande se cantonne à une fonction de commentateurs et de prédicateurs bien vains (« reformer, réformer, réformer a dit Valls sans trop y croire). Jeudi en effet, l’Insee doit annoncer le niveau de la croissance pour le deuxième trimestre. Sans doute une quasi-stagnation, rendant improbable l’hypothèse de 1% retenue par le gouvernement pour 2014. Pour l’atteindre, il faudrait, en effet, arriver à 0,8% de croissance au 3eme et au 4eme trimestre. Autant dire mission impossible. Déjà, le 1er août, à l’issue du séminaire gouvernemental précédant les vacances, Manuel Valls a préparé l’opinion à « une rentrée difficile ». Depuis, le Conseil constitutionnel a retoqué la baisse des charges salariales du Pacte de responsabilité, obligeant l’Elysée et Matignon à trouver un Plan B pour augmenter le pouvoir d’achat des Français modestes alors même que l’économie franche. Le Premier ministre et peut-être le Président devraient donc s’exprimer sur cette nouvelle donne économique avant même le Conseil des ministres de rentrée, le 20 août, durant lequel sera arrêté l’agenda pour les mois à venir. Manuel Valls a, en tout cas, promis de tenir « un discours de vérité ». Hollande comme Valls savent que le message sur la baisse d’impôt sur le revenu que vont constater 3,7 millions de contribuables dans les jours prochains sur leur avis d’imposition ne suffira pas à remobiliser l’électorat. Pas plus que le désormais sempiternel discours sur les effets attendus du Pacte de responsabilité. « Notre politique, ce sera le pacte, tout le pacte et encore plus loin que le pacte » avait lancé le Premier ministre le 1er août. De même, l’exécutif peut-il se contenter de rappeler les deux rendez-vous de septembre avec les partenaires sociaux, l’un sur l’apprentissage, l’autre sur les investissements? Trop technocratique pour parler à des Français inquiets et impatients. Finalement, malgré la croissance en berne, l’exécutif va surtout expliquer qu’il ne fera pas d’économies supplémentaires au delà des 50 milliards d’euros prévus dans le Pacte de responsabilité. Donc pas de rigueur nouvelle. A la place, il va donc lâcher sur la réduction du déficit. Ce dernier sera largement supérieur à 3,5% du PIB cette année et l’objectif initial de 3% en 2015 peu réaliste. L’Elysée va donc demander la mise en œuvre des flexibilités prévues par l’Union européenne tout en plaidant pour davantage de mesures de relance. Une manière de desserrer l’étau qui pèse sur les Français.