Archive pour le Tag 'folle'

Le CAC 40 poursuit sa folle ascension, jusqu’à quand

Le CAC 40 poursuit sa folle ascension, jusqu’à quand

 

Il est clair que les valeurs boursières sont engagées dans une course folle à la hausse qui pourrait bien se terminer un jour par un éclatement de bulles financières. En effet, rien ne justifie réellement les hausses records enregistrées aux États-Unis bien sûr mais aussi en France. En France où précisément les résultats des entreprises et l’activité sont en pleine contradiction avec l’évolution des valeurs. En réalité, cette embolie financière est surtout due  aux masses de liquidités consenties par la banque centrale y compris la banque centrale européenne en direction des banques et autres institutions qui réaffectent une partie de cet argent gratuit pour spéculer sur les marchés financiers.

Ainsi le  CAC 40 a gagné plus de 10% depuis le début de l’année, affichant l’une des meilleures performances boursières dans le monde. Il se rapproche du pic de 2007 à 6.168 points, mais reste encore loin du sommet historique de 2000 à 6.922 points.

 

Pourtant contrairement aux États-Unis ou encore à la Chine les perspectives de croissance de la France sont relativement modestes. On prévoyait au début de l’année une évolution du pipe de 6 % mais du fait du développement d’une nouvelle phase de la pandémie, le ministre de l’économie lui-même a été contraint de revoir sa prévision à seulement 5 % de croissance pour 2021. Qui semble d’ailleurs encore assez optimiste. On sera encore nettement sous le niveau d’activité de 2019 ( l’activité a reculé de 6,6 % en 2020).

 

L’indice phare de la place parisienne poursuit donc son ascension. Le CAC 40 a ainsi terminé la séance de mardi à 6.131 points, à quelques encablures de son pic de juin 2007 (6.168 points), avant les premiers craquements annonciateurs de la pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales ont artificiellement gonflé le prix de certains actifs, comme les valeurs de croissance ou de technologie où cela en contradiction avec l’évolution globale de l’économie et des entreprises..

La folle dérive totalitaire de la Chine

La folle dérive totalitaire de la Chine

 

Les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur par Alain Frachon, éditorialiste au « Monde »

 

Chronique.

 

Comment dit-on « hubris » en mandarin ? La Chine officielle traverse une épidémie d’autosatisfaction aiguë. Oublieuse des mérites de l’autocritique, elle exulte de joie, toute à la contemplation narcissique de sa puissance retrouvée. La Chine pense qu’elle gagne la course à la prépondérance mondiale et ce sentiment commande son comportement. A l’intérieur de ses frontières comme sur la scène internationale.

Vous n’avez pas de leçon de morale à nous donner, nous parlons d’égal à égal, votre système de gouvernement ne suscite plus l’envie du monde. Tout était dit dans la réplique des Chinois, jeudi 18 mars, à Anchorage (Alaska), aux reproches que formulaient leurs hôtes américains : Ouïgours, Hongkong, Taïwan, cyberespionnage, mer de Chine et autres manifestations d’une Chine répressive à l’intérieur et agressive à l’extérieur.

Le même sentiment de superpuissance assumée explique les sanctions prises par Pékin à l’encontre de parlementaires et d’essayistes européens. Ils sont visés non pour ce qu’ils ont fait – ce ne sont pas des acteurs gouvernementaux – mais pour ce qu’ils disent de la Chine.

L’Orient est en phase ascendante et l’Occident sur la pente du déclin. Le jugement serait du président Xi Jinping, cité sur un site gouvernemental, rapporte le New York Times, le 5 mars. Devant la session de l’Assemblée populaire début mars, Xi aurait confié : « La Chine peut maintenant regarder le monde dans les yeux. » Pékin ne le dit pas encore mais les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur. Aux dépens des Etats-Unis.

Pour assurer sa suprématie, la Chine compte sur la puissance de son économie et sur sa créativité technologique – les voies du pouvoir au XXIe siècle. Elle n’entend pas rivaliser avec le réseau d’alliances militaires des Etats-Unis ni avec le budget du Pentagone. Selon les conseillers de Joe Biden, Pékin développe une diplomatie de la dépendance : établir des situations plaçant nombre de ses partenaires sous tutelle économique ou technologique.

L’objectif est la conquête d’une influence politique par le biais des réseaux chinois. Toute la puissance des entreprises de high-tech du pays, massivement subventionnées par l’Etat, est au service d’une stratégie d’expansion politique. Créer dans le monde entier de la dépendance aux technologies et à l’économie chinoises doit permettre à Pékin d’accroître son leadership. A un moment ou à un autre, un pays en affaires avec la Chine ne peut sans conséquence se brouiller politiquement avec elle. L’Australie paie cher – le boycottage de ses exportations – d’avoir osé demander une enquête sur les origines du Covid-19.

 

La folle dérive totalitaire de la Chine

La folle dérive totalitaire de la Chine

 

Les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur par Alain Frachon, éditorialiste au « Monde »

 

Chronique.

 

Comment dit-on « hubris » en mandarin ? La Chine officielle traverse une épidémie d’autosatisfaction aiguë. Oublieuse des mérites de l’autocritique, elle exulte de joie, toute à la contemplation narcissique de sa puissance retrouvée. La Chine pense qu’elle gagne la course à la prépondérance mondiale et ce sentiment commande son comportement. A l’intérieur de ses frontières comme sur la scène internationale.

Vous n’avez pas de leçon de morale à nous donner, nous parlons d’égal à égal, votre système de gouvernement ne suscite plus l’envie du monde. Tout était dit dans la réplique des Chinois, jeudi 18 mars, à Anchorage (Alaska), aux reproches que formulaient leurs hôtes américains : Ouïgours, Hongkong, Taïwan, cyberespionnage, mer de Chine et autres manifestations d’une Chine répressive à l’intérieur et agressive à l’extérieur.

Le même sentiment de superpuissance assumée explique les sanctions prises par Pékin à l’encontre de parlementaires et d’essayistes européens. Ils sont visés non pour ce qu’ils ont fait – ce ne sont pas des acteurs gouvernementaux – mais pour ce qu’ils disent de la Chine.

L’Orient est en phase ascendante et l’Occident sur la pente du déclin. Le jugement serait du président Xi Jinping, cité sur un site gouvernemental, rapporte le New York Times, le 5 mars. Devant la session de l’Assemblée populaire début mars, Xi aurait confié : « La Chine peut maintenant regarder le monde dans les yeux. » Pékin ne le dit pas encore mais les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur. Aux dépens des Etats-Unis.

Pour assurer sa suprématie, la Chine compte sur la puissance de son économie et sur sa créativité technologique – les voies du pouvoir au XXIe siècle. Elle n’entend pas rivaliser avec le réseau d’alliances militaires des Etats-Unis ni avec le budget du Pentagone. Selon les conseillers de Joe Biden, Pékin développe une diplomatie de la dépendance : établir des situations plaçant nombre de ses partenaires sous tutelle économique ou technologique.

L’objectif est la conquête d’une influence politique par le biais des réseaux chinois. Toute la puissance des entreprises de high-tech du pays, massivement subventionnées par l’Etat, est au service d’une stratégie d’expansion politique. Créer dans le monde entier de la dépendance aux technologies et à l’économie chinoises doit permettre à Pékin d’accroître son leadership. A un moment ou à un autre, un pays en affaires avec la Chine ne peut sans conséquence se brouiller politiquement avec elle. L’Australie paie cher – le boycottage de ses exportations – d’avoir osé demander une enquête sur les origines du Covid-19.

 

« La folle de Ségo »: ( Jean-Yves Le Drian)

« La folle de Ségo »: ( Jean-Yves Le Drian)

 

Ce n’est pas une pièce de théâtre, comme la folle de Chaillot de Jean Giraudoux mais simplement une appréciation portée sur Ségolène Royal par l’ancien socialiste Jean-Yves le Drian devenu le ministre des Affaires étrangères de Macron.

 Jean-Yves le Drian  a envoyé peu avant le remaniement par erreur un message évoquant « l’autre folle de Ségo » à… Ségolène Royal elle-même.

Ségolène Royal avait subi des railleries pour avoir annoncé sur BFMTV lors d’une interview qu’elle avait été contactée par l’exécutif pour éventuellement intégrer la nouvelle équipe gouvernementale peu avant le remaniement.

« J’ai été appelé par un proche du président de la République. On connait mes convictions, on sait qui je suis et j’ai dit: ‘Si c’est pour mener une politique plus sociale, plus écologique et plus démocratique, faites-moi une proposition’ », avait-t-elle assuré sur BFMTV.

L’Elysée avait ensuite démenti tout contact ce qui avait causé des moqueries sur ses ambitions. Finalement elle a expliqué que c’est par l’intermédiaire d’un SMS du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian qu’elle avait été contactée.

À l’occasion du renouvellement du gouvernement Jean-Yves Le Drian aurait donc contacté de sa propre initiative Ségolène Royal mais bien involontairement. Finalement, le président de la République semble préférer le profil de l’écologiste Barbara Pompili. Ce à quoi Jean-Yves Le Drian comptait répondre par SMS au Président: « Pompili très bien, c’est quand même mieux que l’autre folle de Ségo ». Sauf qu’il se troupe de destinataire et envoie ce SMS à… Ségolène Royal. L’ancienne candidate à la présidentielle aurait quand même tenté de prendre contact avec le Président suite à cela, sans succès. Ce qui ne l’a pas empêché de clamer partout qu’elle avait été sollicitée et même qu’elle avait refusé compte tenu de l’étroitesse du portefeuille proposé !

Finalement, Barbara Pompili sera bien nommée quelques jours plus tard ministre de la Transition écologique dans le gouvernement de Jean Castex.

 

La France victime d’une « bureaucratie folle » (Emmanuel Todd)

La France victime  d’une « bureaucratie folle » (Emmanuel Todd)

Les inégalités n’augmentent pas en France, mais la lutte des classes est proche d’ après une interview de Emmanuel Todd dont rend compte Europe 1. (Emmanuel Todd -auteur de  Les Luttes de classes en France au XXIe siècle (Seuil).

 

« À part ce qui concerne les 1% les plus privilégiés, et les 0,1% à l’intérieur, les inégalités n’augmentent pas en France. Ça peut parait contradictoire avec une idée de lutte des classes. Mais la lutte des classes que j’envisage pour le futur, c’est tout le monde contre les 1% d’en haut. C’est une lutte des classes simple, comme lorsque l’on dégomme une aristocratie. La lutte des classes, c’est un truc simple : il faut qu’une écrasante majorité de la population se soulève, en un sens symbolique », développe Emmanuel Todd au micro d’Europe 1.

Pour l’essayiste, notre société est aujourd’hui enfermée dans un phénomène de « fausse conscience ». « C’est un concept dérivé du marxisme : cela décrit la difficulté à penser la société indépendamment de son propre positionnement dans la société ». En clair, une partie de la société, une certaine « forme de bourgeoisie », celle qui a voté Emmanuel Macron, n’aurait pas pris la réelle mesure de l’état du pays. « Ces gens n’ont pas compris que le niveau de vie a baissé. Ils pensent que si on habite un appartement de 45m² dans le 11e arrondissement de Paris, on est un winner. Alors qu’avant, on habitait un 75m² dans le 16e arrondissement pour le même prix », développe Emmanuel Todd.

Pour autant, les inégalités ne sont pas aussi criantes qu’aux États-Unis, où 20% de la population se détache clairement des autres. Chez nous, cela concerne surtout « le haut du haut » et « les soi-disant ‘winners’ ne décrochent pas tant que ça des ouvriers ».

Selon Emmanuel Todd, la classe dirigeante a totalement raté le tournant de la fin des trente glorieuses, et les effets se font encore ressentir aujourd’hui. « Les gens qui pilotent l’État ont entamé une conversion au néo-libéralisme. Mais ils n’y arrivent pas. [...] Ils savent vérifier les comptes publiques, comprimer des dépenses mais ne savent pas ce que c’est que le marché. Lorsqu’ils arrivent à la tête des grandes entreprises, c’est faillite garantie. Ils détruisent l’industrie, détruisent la bourgeoisie industrielle. Ce qui fait de la société française une sorte de champs de ruine qui n’a plus d’autres classes dominantes que la haute bureaucratie », tacle l’essayiste français.

Emmanuel Todd enchaîne, tranchant, sur les responsables actuels : « Cette bureaucratie folle se débat dans cette contradiction de ne plus comprendre ce qu’il se passe, et de faire des réformes de plus en plus violentes, de se venger sur le peuple, par des taxes qui mettent la vie des gilets jaunes en péril, ou une retraite universelle qui n’est pas définie tellement ils sont incompétents ». « Je commence à me demander s’ils ne sont pas en train de supprimer les retraites », avance-t-il même. Avant d’interroger : « Comme on ne sait pas comment ce système des retraites va marcher, comment peut-on savoir ce qui va se passer ? »

 

Record de dividendes : l’indécence folle

Record de dividendes : l’indécence folle

 

Les dividendes versés deviennent indécents voire dangereux. Dernier exemple en date,  les patrons de Chanel qui se versent  3.4 milliards soit quatre fois le bénéfice mettant au passage la trésorerie en difficulté.  Après des dividendes déjà record en 2016 et qui augmentent de plus de 7 % au cours du second trimestre 2017, les dividendes  sont irresponsables quand on sait que l’inflation tourne autour de 1 %. D’après le cabinet Janus Henderson, les 1200 plus grosses sociétés cotées en Bourse ont versé 447,5 milliards de dollars de dividendes au cours du deuxième trimestre. Ce qui constitue un nouveau record. Les dividendes ont même augmenté de 7,2%, ce qui représente la plus forte hausse depuis fin 2015. Pour la France  2016, les entreprises du seul CAC 40 ont distribué pas moins de 55,7 milliards d’euros sous forme de dividendes et de rachat d’actions, selon les calculs de la lettre d’information financière Vernimmen.net. Ce n’est pas un record mais presque puisqu’elles se sont rapprochées des 56 milliards versés en 2014 et surtout des 57,1 milliards distribués en 2007, juste avant la crise financière. La progression est notable par rapport à l’an dernier (43 milliards de dollars) et surtout par rapport à la moyenne de ces dernières années, autour de 43 milliards, une fois retraitée des dividendes et rachats exceptionnels. Dernier exemple  En France, les patrons de Chanel, es frères Alain et Gérard Wetheimer, propriétaires de 100% du capital du groupe Chanel, se sont octroyés 3,4 milliards d’euros de dividendes pour l’exercice 2016, C’est plus du double qu’en 2015, année durant laquelle les deux frères s’étaient déjà accordés un chèque de 1,6 milliard d’euros de dividendes. Mais les dividendes que les Wertheimer se sont versés en 2016 sont surtout surprenants lorsque comparés aux résultats financiers du groupe. En effet, les 3,4 milliards d’euros représentent près des deux tiers du chiffre d’affaire du groupe et 4 fois le bénéfice net réalisé la même année !( en baisse de 9% à 5,67 milliards de dollars, tout comme le résultat opérationnel (baisse de 20% à 1,28 milliard de dollars) et le bénéfice net, qui recule de 35% pour s’établir à 874 millions de dollars. Pire encore, ces gros dividendes ont plombé la trésorerie du groupe spécialisé dans le luxe, qui passe sous la barre du milliard de dollars « pour la première fois depuis très longtemps« , précise Challenges.

Kerviel : le procès de la finance folle ( Joly)

Kerviel : le procès de la finance folle ( Joly)

La députée européenne Eva Joly (EELV) réagit pour leJDD.fr aux révélations de Mediapart.

Comment accueillez-vous les nouvelles révélations de Mediapart dans l’affaire Kerviel?
J’ai toujours pensé que la vérité finirait par sortir. Le témoignage de la policière chargée de l’enquête, Nathalie Le Roy est à prendre au sérieux. Son intégrité et son honnêteté ne peut être mises en doute. Elle a d’abord été convaincue de la version de la Société générale. Mais quand elle a commencé à enquêter sur les dossiers de constitution de partie civile (faux et usage de faux), déposé par l’avocat de Jérôme Kerviel, elle a changé d’opinion. Elle a vu qu’elle rencontrait des obstacles. Par exemple, elle n’a jamais réussi à obtenir les courriels échangés par la direction de la Société Générale. Elle a constaté des graves dysfonctionnements du parquet. Elle a fini par se rendre compte – et cela a dû être très douloureux pour elle – qu’on ne cherchait pas à établir la responsabilité globale dans ce dossier.

Pourquoi très douloureux?
C’est une femme très dévouée dans son travail. Se rendre compte qu’on a été manipulé n’est jamais agréable.

Appelez-vous à une révision du procès?
La justice ne doit pas s’arrêter là et il faut maintenant aller au bout du chemin. La justice s’honorerait si le procureur général ou la ministre de la Justice saisissait la commission de révision. Cela serait une occasion de montrer que la justice est indépendante.

Selon vous, la justice a complètement failli dans cette affaire?
La justice a été borgne. Elle a vu la responsabilité, qui n’est pas contestée, de Jérôme Kerviel mais elle a refusé de voir qu’il n’était pas seul. On ne peut pas se contenter des affirmations de la banque concernant ses pertes. Je déplore qu’il n’y ait toujours pas eu d’expertise indépendante dans ce dossier.

Jean-Luc Mélenchon demande l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire. Vous en pensez quoi?
Cela serait tout à fait utile. Même si ce qui doit primer, c’est la révision du procès Kerviel.

Cela vous étonne de voir des gens aussi différents que Georges Fenech (UMP), Jean-Luc Mélenchon (FDG) ou vous-même se battre pour la révision du procès Kerviel?
Peu importe qui le demande. En tout cas, pour moi c’est une évidence depuis que je me suis plongé dans le dossier l’année dernière. J’ai regardé les comptes de la Société générale et je me suis rendu compte que la banque avait dégagé 7 milliards d’euros l’année de la catastrophe bancaire grâce aux produits dérivés. Il fallait voir ce qu’il s’était passé dans le dossier Kerviel, cela m’a paru comme une évidence. On n’a pas encore fait le procès de la finance folle.

 

Justice : l’affaire de la vache folle enterrée

Justice : l’affaire de la vache folle enterrée

2è personnes décédées, 27 ans d’instruction, tout ça pour aboutir à un non-lieu décidé par la justice « indépendante ». L’industrie alimentaire une nouvelle fois épargnée (comme les banques responsables du krach de 2009). Une justice implacable vis-à-vis des voleurs de poules mais bienveillante vis à vi des puissants. Un non lieu général dans le dossier de la vache folle a été décidé par les magistrats chargés de l’instruction d’un dossier ouvert en 1997. Ce scandale alimentaire marquant du 20e siècle devrait se terminer sans procès.  Le non-lieu général, sur le volet des homicides involontaires de l’affaire n’est pas surprenant. La décision confirmant une information d’Europe 1 correspond aux réquisitions du parquet de Paris. Elles avaient été prises en novembre 2013 et révélée dans la presse à la mi-avril 2014. L’enquête portait sur les farines sorties de plusieurs usines. Ont-elles favorisé en France, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), le terme scientifique de la maladie de la vache folle ?  L’ESB étant soupçonnée d’être le lien avec la maladie humaine de Creutzfeldt-Jakob (MJC). En France 27 personnes en sont mortes. Dans cette affaire de la vache folle, quatre personnes du secteur de la fabrication ou du négoce d’aliments pour bétail avaient été mises en examen. L’une d’entre elles est décédée en 2010 au cours d’une instruction particulièrement longue, puisque la première plainte venant de l’association de consommateurs UFC remonte à 1996. L’année d’après, une information judiciaire avait été ouverte. Elle portait sur l’importation de bovins et de farines animales britanniques et leurs conséquences sur la propagation en France, de l’ESB. L’enquête visait de la tromperie sur la qualité d’un « produit » ou de « la falsification« . Pour le parquet, l’enquête n’avait visiblement pas démontré que les farines pour le bétail sortant de plusieurs usines contenaient des protéines animales interdites. Pas de preuve non plus que les personnes mises en examen aient contourné la législation en toute connaissance de cause. Lors de la révélation des réquisitions du parquet, l’un des avocats des parties civiles, Me Bernard Fau avait dit sa crainte de voir se refermer le dossier : « Un non-lieu serait une déception, pour les familles, mais ce serait aussi se priver d’informations utiles sur des dérives dans les marchés de denrées alimentaires ». L’actuel président de l’association UFC-Que Choisir, Alain Bazot, avait lui critiqué « la lenteur coupable et inadmissible de la justice » pour un dossier ancien de 17 ans.

 




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