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Exclusion de Jean-Marie Le Pen : approuvé par seulement 53 % au FN

Exclusion de Jean-Marie Le Pen : approuvé par seulement 53 % au FN

D’après un sondage IFOP pour le Figaro la population montre peu d’intérêt pour l’exclusion de Jean-Marie Le Pen. Mais seulement 53 % de sympathisants FN approuvent cette mise à l’écart de l’ancien président du front national. Jean-Marie Le Pen est certes minoritaire au sein du FN mais 22 % désapprouvent son éviction. Preuve que la radiation de Jean-Marie Le Pen pourrait troubler durablement l’image du Front National et surtout sa sérénité. Il est en effet évident que le feuilleton familial va durer des semaines, des mois et même des années. Sur l’ensemble de la population, une majorité de 51% des personnes interrogées se disent indifférentes à cette sanction, 38 % l’approuvant alors que 11 % la désapprouvent. Mais cette enquête révèle que, dans son propre camp, Marine Le Pen n’a le soutien que d’une moitié seulement des sympathisants du FN. 53 % d’entre eux approuvent la sanction prise à l’encontre du fondateur du parti. Ce dernier garde un socle de soutiens, minoritaire mais non négligeable, puisque 22 % désapprouvent son éviction. Pour Marine Le Pen, qui a fait le pari qu’à terme, la clarification aura des bénéfices électoraux, cette enquête contient une nouvelle plus encourageante: parmi les personnes qui ne s’étaient pas prononcées pour elle en 2012 jusqu’à 19 % des électeurs de Nicolas Sarkozy pourraient désormais voter pour le FN.

 

FN : nouveaux ennuis après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen ?

FN : nouveaux ennuis après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen ?

 

C’es Marion Maréchal-Le Pen,  candidate FN aux élections régionales en région Paca, qui le craint. Elle a par ailleurs affirmé qu’elle était « contre l’exclusion » de (son) mon grand-père ». Pour elle, « c’est s’ouvrir la porte à de nouveaux ennuis. » On peut comprendre la position de Marion Maréchal Le Pen qui sur le fond est très proche de son grand-père. Par ailleurs ce conflit pourrait effectivement entraîner des conséquences pour le Front National. Il est clair que Jean-Marie Le Pen ne peut compter sur des troupes très importantes pour le soutenir pour autant il dispose d’un pouvoir de nuisance incontestable. Piqué dans son amour-propre et opposé à la banalisation du FN, Jean-Marie Le Pen fera tout pour saboter la candidature de Marine aux présidentielles. Le principal problème pour le Front National c’est que ce conflit va s’éterniser pendant des semaines, des mois, voire des années. Incontestablement il va porter atteinte à l’image du politiquement correct que veut donner Marine Le Pen. En fait d’une certaine manière le Front National se banalise avec cette méthode de coups tordus internes et de pseudo démocratie. De toute manière il est vraisemblable que Jean-Marie Le Pen ira maintenant jusqu’au bout de son opposition. Il pourra encore ridiculiser sur le plan juridique l’impréparation totale de Marine Le Pen pour cette exclusion. Surtout il pourra peut-être disposer d’une influence suffisante pour nuire à Marine Le Pen lors des élections de 2017 Marine Le Pen est en effet aujourd’hui créditée d’environ 28 % des voix au premier tour, une candidature d’opposition suscitée par Jean-Marie Le Pen pourrait recueillir autour de 3 %. De quoi l’empêcher de gagner la présidentielle voir même d’être qualifiée pour le second tour. C’est à La Provence que Marion Maréchal-Le Pen a confié ses états d’âme après l’exclusion mercredi de Jean-Marie Le Pen du Front national. « J’étais contre l’exclusion de mon grand-père. J’en ai parlé longuement avec Marine. C’est s’ouvrir la porte à de nouveaux ennuis. Un congrès physique après les régionales me semble plus légitime. J’aurais préféré un temps mort. » Et parmi les « nouveaux ennuis » qui l’inquiètent, il y a sans doute l’éventualité que Jean-Marie Le Pen décide, finalement, de se présenter contre elle dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une perspective qu’elle aimerait bien éviter : « Il a voulu faire un coup de poker, mais il n’ira pas. Il n’est pas compris par les sympathisants. Je ne crois pas qu’il ait envie d’y aller ».

FN- Jean-Marie Le Pen : un pouvoir de nuisance certain

FN- Jean-Marie Le Pen : un pouvoir de nuisance certain

Jean-Marie Le Pen reconnaît lui-même que son avenir politique et derrière lui. Pour autant il possède un pouvoir de nuisance suffisant pour jeter un trouble électoral qui va nuire au front national. La plupart des élections se jouent  en effet à quelques pour cent,  or Jean-Marie Le Pen ne restera sans doute pas inactif pour notamment empêcher sa fille Marine Le Pen de se qualifier  au second tour des présidentielles. Pour cela il va multiplier les critiques à l’égard des contradictions de la direction actuelle du front national. Il pourrait même aller jusqu’à favoriser la candidature d’un de ses proches en 2017. Même si cette candidature ne recueille que 3 % elle risque d’être suffisante pour disqualifier Marine Le Pen au second tour. Jean-Marie Le Pen n’est sans doute pas en capacité de créer maintenant une force politique pour rivaliser avec le front national mais son pouvoir de nuisance et suffisant pour le déstabiliser. Après plusieurs semaines de bataille judiciaire, le bureau exécutif  du Front national a tranché : Jean-Marie Le Pen a été exclu du parti, jeudi 20 août. Alors que Marine Le Pen estime que cette exclusion était une « issue » logique pour quelqu’un qui a « multiplié les fautes », son père qualifie le bureau exécutif d’une « opération » qui était une « mascarade », un « guet-apens » et un « simulacre ».  Marine Le Pen commandait le peloton d’exécution de loin au téléphone mais ne voulait pas en faire partie parce que ça fait vilain. Selon lui, Marine Le Pen « ne voulait pas faire partie du peloton d’exécution. Elle le commandait de loin au téléphone mais ne voulait pas en faire partie parce que ça fait vilain ». Jean-Marie Le Pen ajoute que « c’est sale de tuer son papa. Alors elle ne l’a pas fait directement mais elle l’a fait tuer par d’autres, des personnes qui ont joué la comédie. C’est Marine Le Pen qui a pris cette décision elle-même« . Mais le fondateur du Front national tente de relativiser en expliquant que « quand on est victime d’un assassinat et que cet assassinat est perpétré et ordonné par sa fille, il est évident que on ne se réjouit pas. Mais on prend les choses avec philosophie. On sait que tôt ou tard, la justice agira ». Jean-Marie Le Pen ne baisse pas les bras : « J’ai fait condamner trois fois sur trois le Front national. Il y en aura une quatrième. En ce qui concerne les élections régionales à venir, l’ancien président d’honneur du parti estime que « l’exclusion va avoir des conséquences catastrophiques (…) Pour l’instant, je suis au stade de la réflexion. Ce sont des choses qui arrivent. Ca pourrait être considéré comme dramatique par d’autres, mais j’en ai vu d’autres« .

 

FN : Jean-Marie Le Pen exclu

FN : Jean-Marie Le Pen exclu

 

 

Justice expéditive Front national pour virer Jean-Marie Le Pen du FN. Une décision qui était évidemment attendue tellement la tension  était forte entre le fondateur du parti et son héritière. Une position aussi de fond sur l’affichage de la ligne avec d’un côté Marine Le Pen qui veut arrondir les angles,  banaliser son parti pour le rendre présentable, d’un autre côté Jean-Marie Le Pen qui considère qu’il est vain de dissimuler la vraie ligne du Front National. Un épisode en tout cas qui va sans doute se prolonger et qui aura des conséquences sur le plan électoral. Il est évident que Jean-Marie Le Pen fera tout pour empêcher que sa fille puisse se qualifier pour le second tour des élections présidentielles.  Cette décision marque en effet une nouvelle étape dans la guerre ouverte qui oppose depuis des mois le patriarche de 87 ans à sa fille et présidente du FN, Marine Le Pen, et au vice-président, Florian Philippot.   »A l’issue de la réunion qui s’est tenue ce jour, le bureau exécutif du Front national, réuni en formation disciplinaire, a délibéré et a décidé, à la majorité requise, l’exclusion de M. Jean-Marie Le Pen comme membre du Front national », peut-on lire dans un communiqué du bureau exécutif du parti d’extrême droite.   »La décision complète et motivée sera notifiée prochainement à M. Le Pen », précise-t-on.  Après une audition de plusieurs heures par le bureau exécutif, Jean-Marie Le Pen avait souhaité « une réunification active » de son parti. « J’ai exprimé le souhait que cet épisode un petit peu polémique soit une étape vers la réunification active du Front national », a-t-il déclaré à la presse. « C’est mon souhait je l’ai exprimé, j’ai donné des explications à ceux qui n’avaient pas toujours bien compris ce qui se disait ou se rapportait ». Frédéric Joachim, avocat de Jean-Marie Le Pen, a déclaré voir une trahison dans l’exclusion de son client, qui était selon lui « décidée depuis longtemps. »   »C’est la première fois, que je sache, que le fondateur d’un parti, au surplus président d’honneur, se fait évincer comme un malpropre de son propre parti par une bande de gens qui l’ont écouté pendant trois heures et qui ont décidé de son sort en deux heures comme si ce sort était déjà décidé, ce que je finis par croire », a-t-il déclaré sur BFM TV.  Me Joachim a ajouté qu’il envisageait de demander « l’annulation de cette mesure devant les tribunaux, à travers une procédure d’urgence ».

La guerre des Le Pen : vers la fin du FN ?

La guerre des Le Pen : vers la fin du FN ?

Quelques grands médias commencent à comprendre les conséquences de la guerre entre les Le Pen. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’existence même Front National. En effet le créateur du Front National ne se résoudra jamais à plier devant sa fille pour deux raisons d’abord parce qu’il l’a toujours considéré comme une héritière née avec une petite cuillère d’argent dans la bouche ensuite parce qu’il y a une opposition stratégique entre la conception de Jean-Marie Le Pen qui veut maintenir la ligne traditionnelle du Front National et celle de Marine Le Pen qui veut banaliser le parti et le rendre plus présentable. Si comme c’est vraisemblable Jean-Marie Le Pen est exclu il fera tout pour empêcher l’élection de Marine peine en 2017. Pour cela il n’hésitera pas à se présenter ou à faciliter la candidature d’un de ses proches. À l’éclatement politique dont les dégâts sont encore difficiles à évaluer il faut aussi ajouter les dégâts de l’éclatement familial. Le FN a en effet toujours été un défenseur de la famille et de ses valeurs. À on va assister pendant des semaines des mois voire des années à la théâtralisation pathétique des haines familiales des Le Pen. Enfin cette  guerre entre le père et le fille va mettre en évidence la nature bien peu démocratique de ce parti. Ainsi tous les membres du bureau politique exécutif qui vont juger Jean-Marie Le Pen ont tous étés désignés par Marine Le Pen. Mais d’une certaine manière c’est aussi un retour de bâton pour Jean-Marie Le Pen qui avait utilisé les mêmes méthodes à l’égard de Maigret lorsque ce dernier avait été exclu. La guerre entre le père et la fille a déjà entraîné un impact négatif sur le Front National ( la popularité de Marine Le Pen a tendance à s’effriter ), mais c’est après 2017 qu’il faudra encaisser le choc  si effectivement Marine Le Pen est éliminée du second tour des présidentielles du fait de son père. C’est la stratégie même du Front National qui serait en cause et derrière son existence. Nouvel épisode donc  ce jeudi 20 août dans la guerre au Front national. Jean-Marie Le Pen fera face au bureau exécutif du parti durant l’après-midi à Nanterre (Hauts-de-Seine). Une réunion dont Marine Le Pen et Florian Philippot ont annoncé qu’ils seront volontairement absents. Il risque l’exclusion pure et simple pour des propos négationnistes notamment. Le fondateur du FN a décidé de faire face à ses juges avec l’intention de leur « donner une leçon ». Mercredi après-midi, Jean-Marie Le Pen a interrompu ses vacances et quitté les hauteurs de Grasse où il se reposait depuis 15 jours pour affronter, une deuxième fois, des juges qu’il récuse. C’est la nouvelle stratégie de défense de son avocat, qui est de dire que les membres du bureau exécutif ont tous ou presque été salariés du FN, et qu’ils ne peuvent donc pas être juge et partie. Ils devraient donc se récuser, selon lui. C’est ce qu’ont déjà fait Marine Le Pen et Florian Philippot qui se sont volontairement mis en retrait et ont coupé leur téléphone depuis hier. L’ultime requête du patriarche : rendre les débats publics pour que la presse puisse tout voir et tout entendre. Pour finir en martyr. Ce n’est pas ce qui est prévu au siège à Nanterre. Jean-Marie Le Pen viendra quoiqu’il arrive, mais s’il y a un huis clos c’est devant les micros qu’il passera le plus de temps, déterminé à ne rien lâcher malgré la sanction qui pèse sur ses épaules.  »Depuis le mois de mai, le feuilleton devient répétitif », regrette un dirigeant du FN qui s’attend à d’autres rebondissements et à une rentrée encore chahutée, le 5 septembre, à Marseille pour l’université d’été.

 

FN- exclusion de Jean Marie Le Pen : une erreur stratégique

FN- exclusion de Jean Marie Le Pen : une erreur stratégique

L’exclusion probable de Jean-Marie Le Pen le 20 août est sans doute la première erreur stratégique notable de Marine Le Pen. D’abord elle utilise, comme son père, la méthode expéditive pour nettoyer le parti de ses opposants. De quoi affecter l’image démocratique derrière laquelle le FN court. Il faut aussi noter que depuis le début du feuilleton entre le père et la fille, Marine Le Pen et le FN stagnent  dans les sondages voir régressent. Autre aspect plus stratégique celui-là : la probabilité qu’une fois exclu Jean-Marie Le Pen fera tout pour s’opposer à la qualification de sa fille au second tour de 2017 pour les présidentielles. Pour cela il se présentera ou suscitera un candidat qui enlèvera à Marine Le Pen les quelques points nécessaires  à la qualification du second tout. . Jean-Marie Le Pen est donc convoqué le 20 août devant le bureau exécutif du Front national « statuant en formation disciplinaire », notamment sur les propos qu’il a tenus sur les chambres à gaz et le maréchal Pétain. Sur France Info, le co-fondateur du FN a réagi à cette convocation, qu’il qualifie d’abjecte.   »C’est de la persécution, elle (Marine Le Pen) espère sans doute me décourager, mais elle me connaît mal, elle se trompe« , réagit Jean-Marie Le Pen sur France Info, après qu’il a reçu mardi une convocation le 20 août prochain devant le bureau exécutif du Front national qui statuera en formation disciplinaire. Dans cette nouvelle convocation, il lui est notamment reproché ses propos tenus au printemps sur les chambres à gaz nazies ou pour réhabiliter le maréchal Pétain.  Marine Le Pen cherchait la parade pour écarter son père et apparemment elle l’a trouvée. Le 20 août prochain, lors de ce bureau exécutif disciplinaire, elle pourrait carrément l’exclure du parti. Jean-Marie Le Pen est convaincu que c’est ce qu’elle veut faire, « c’est un procédé abject, indigne d’une candidate à la présidence de la République« , dit-il. Il s’agit là d’un nouvel épisode du conflit qui oppose le co-fondateur du FN à sa fille. Jean-Marie Le Pen avait été suspendu en mai dernier de sa qualité d’adhérent au FN, dans l’attente d’une assemblée générale qui, en juillet, a supprimé son poste de président d’honneur du parti. Sauf que la justice avait ensuite annulé ces sanctions, et suspendu l’assemblée générale extraordinaire organisée par correspondance et dont le résultat avait conforté les dirigeants actuels du FN. « Mme Le Pen s’entête, malgré ses différentes défaites judiciaires, elle bafoue donc les décisions de justice« , estime aujourd’hui Jean-Marie Le Pen. Il faut dire que depuis que la justice a annulé toutes les mesures prises par la direction du FN, Jean-Marie Le Pen était redevenu très gênant pour sa fille et même pour sa petite fille, Marion Maréchal-Le Pen, candidate en PACA. Il menaçait de se présenter aux régionales et même de venir aux universités d’été du FN début septembre à Marseille. Marine Le Pen va donc probablement déclencher l’arme nucléaire. Les statuts du parti prévoient en effet que la présidente peut exclure n’importe quel membre du parti pour « faute grave« . Alors que rien n’est prévu pour son titre de président d’honneur, Jean-Marie Le Pen pourrait cependant le conserver malgré son exclusion. Mais en tout cas, cette fois, il n’aurait aucun recours, il ne pourrait pas faire appel de son exclusion devant la justice. Jean-Marie Le Pen dénonce la méthode, un bureau exécutif « composé de gens exclusivement nommés par elle-même (sa fille)« . Pour lui, ce bureau exécutif n’est donc « absolument pas démocratique, il n’y a qu’une seule instance démocratique au FN c’est le comité central, mais Mme Le Pen ne pense pas du tout à le convoquer bien sûr« , lance-t-il. « On souhaite évidemment changer la ligne politique du FN, et évacuer la personne qui en est la plus représentative, c’est une opération politicienne, menée par Marine Le Pen sans aucune délicatesse, car convoquer les gens en plein milieu du mois d’août alors qu’on a soit même pris ses vacances, je trouve cela assez abject« , poursuit-il.

FN : risque de deux candidatures en 2017

FN : risque de deux candidatures  en 2017

Gollnisch est proche de Jean-Marie Le Pen et d’une certaine manière dit sans doute tout haut  ce que Jean-Marie Le Pen dit tout bas. À savoir que faute de réconciliation à l’intérieur de la famille politique il se pourrait que Jean-Marie Le Pen se présente en 2007 ou qu’il favorise une autre candidature face à sa fille Marine Le Pen. Dans cette hypothèse ce serait quelques pour cent en moins pour Marine Le Pen et l’assurance d’être disqualifiée pour le second tour des élections présidentielles. Une hypothèse que sans doute l’entourage de Marine Le Pen a sous-estimée. La qualification  pour les élections se jouera en effet  à quelques points prés.( intreview JDD)

Gollnisch

Jean Matie Le Pen  $’il m’avait longtemps présenté comme son successeur mais  a favorisé l’ascension de Marine. Or, aujourd’hui, il semble que l’animosité de Marine envers lui augmente de façon inquiétante. (…) Du coup, même si l’appareil, moi inclus, ne conteste pas Marine Le Pen, les gens votent avec leurs pieds, en s’éloignant. Le 24 octobre 2014, à notre congrès de Lyon, on annonçait 83.087 adhérents à jour de cotisation. Aujourd’hui, lors du vote sur les nouveaux statuts, ils auraient été 28.000 à s’exprimer sur 52.000 adhérents annoncés. Et les résultats des dernières élections partielles ne sont pas très rassurants.

Qu’auriez-vous souhaité, vous?
J’ai tenté – mais jusqu’ici en vain – d’en appeler à la « désescalade ». Sur le fond, en somme, Marine Le Pen veut l’efficacité. Jean Marie Le Pen, qui est un grand témoin de l’histoire contemporaine, veut, lui, dire sa vérité. Il suffit d’acter, et, il en est d’accord, que, n’étant plus le président en exercice, ses propos n’engagent pas l’ensemble du Front national. Des concessions mutuelles sont nécessaires. Elles s’imposent pour conserver les chances de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017. Une division dans nos rangs serait très néfaste au moment où nos adversaires font tout pour s’unir.

 

FN : 94 % pour virer Jean-Marie Le Pen

FN : 94 % pour virer Jean-Marie Le Pen

La guerre continue entre Marine Le Pen et son père. En dépit de l’annulation du congrès postal par la justice Marine Le Pen a décidé de publier les résultats de cette consultation. Une consultation qui comportait évidemment des ambiguïtés puisqu’elle portait sur l’adoption de nouveaux statuts incluant une disposition pour supprimer le poste de président d’honneur. En tout état de cause cette consultation postale est juridiquement nulle désormais. Reste que Marine Le Pen peut organiser un congrès physique mais avec le risque d’être contrainte d’autoriser  Jean-Marie Le Pen à s’exprimer. L’autre risque c’est de voir Jean-Marie Le Pen se présenter aux élections régionales dans la PACA et aussi, directement ou indirectement, aux présidentiels de 2017. Le feuilleton entre les Le Pen risque encore de durer des semaines et des mois. Les adhérents du Front national se sont donc  prononcés mercredi à une large majorité en faveur de la suppression de la présidence d’honneur du parti, poste occupé jusqu’à présent par Jean-Marie Le Pen, engagé dans une guerre ouverte avec sa fille depuis plusieurs mois.  A l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire qui s’est déroulée par correspondance du 20 juin au 10 juillet, « 94,08% des adhérents ont approuvé les nouveaux statuts proposés », écrit le FN dans un communiqué. « Jean-Marie Le Pen perd aujourd’hui devant ce choix incontestable fait par le peuple du Front national toute légitimité politique à rester président d’honneur », poursuit le parti. « S’acharner à se maintenir, via des artifices juridiques, face à une réalité aussi implacable n’est ni respectable ni raisonnable; c’est l’essence et l’honneur d’un démocrate que de s’incliner, quel que soit son statut, devant la volonté populaire. » Le vote organisé par la formation d’extrême-droite n’a aucune valeur juridique, la justice ayant confirmé mardi la suspension de cette Assemblée générale extraordinaire. Le parti co-fondé par Jean-Marie Le Pen et présidé depuis 2011 par Marine le Pen n’a pas encore pris de décision concernant la tenue éventuelle d’un congrès « physique » ou une saisie de la Cour de cassation. L’Assemblée générale extraordinaire avait été convoquée le 4 mai dernier par la direction du FN après une série de déclarations polémiques de Jean-Marie Le Pen dans l’hebdomadaire « Rivarol » dans lequel il réhabilitait, notamment, le maréchal Pétain. Avant la publication des résultats du vote, le patriarche de 87 ans a dénoncé mercredi sur son blog « une opération de communication politicienne au pire sens du terme » et dénoncé une initiative « hors-la-loi » car « jugée par deux fois illicite » par la justice.   »Une dernière fois, je demande aux dirigeants du Front national de retrouver la raison et le chemin de l’union… avant qu’il ne soit trop tard. »

 

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore devant la justice

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore  devant la justice

 

Une nouvelle fois Jean Marie Le Pen gagne devant la justice pour faire annuler le congrès postal du FN. De fête, Marine Le Pen se trouve dans une position très délicate elle ne peut plus utiliser les résultats de ce congrès par correspondance pour exclure son père, par ailleurs elle hésite à organiser un congrès physique qui permettrait à Jean-Marie Le Pen de s’exprimer devant les militants. La justice française a donc  infligé mardi une nouvelle défaite à Marine Le Pen dans le conflit qui l’oppose à son père en confirmant la suspension de l’assemblée générale extraordinaire du Front national censée aboutir à l’éviction de son fondateur. Cette décision de la cour d’appel de Versailles risque d’empoisonner la campagne du parti d’extrême droite pour les élections régionales de décembre prochain, avec un Jean-Marie Le Pen pour l’instant conforté dans sa présidence d’honneur du FN. Le patriarche de 87 ans est apparu triomphant devant la presse dans sa propriété située près de Paris, réservant ses flèches les plus acérées au vice-président du FN, Florian Philippot, qu’il accuse d’avoir influencé sa fille. « Quelqu’un a dit que j’appartenais au passé, je crois que c’est Monsieur Philippot, il doit s’apercevoir que j’appartiens à un présent extrêmement brûlant », a-t-il déclaré. Fort de la décision de la cour d’appel de Versailles, il a d’ailleurs « bien l’intention » de participer à l’université d’été du Front national, début septembre à Marseille. Mais il a tendu la main à sa fille, avec laquelle il n’a, a-t-il expliqué, plus aucun contact. « Pour ma part, je suis ouvert à toutes les discussions, à toutes les conversations qui iront dans le sens de l’unité et d’une marche en avant », a-t-il expliqué en jugeant indispensable de retrouver « l’élan » du parti d’extrême droite qui a selon lui été « freiné » par la crise. Il n’a pas exclu, si ce n’était pas le cas, une candidature à la tête d’une liste dissidente en Provence-Alpes-Côte d’Azur face à sa petite-fille Marion, décision qui, a-t-il laissé entendre, dépend de la réponse qui sera donnée à ses appels. Dans un communiqué, le FN a dit son « étonnement », la décision de justice permettant à Jean-Marie Le Pen de conserver un titre de président d’honneur « qu’il ne mérite évidemment plus vu son comportement de plus en plus inqualifiable ».

FN- Philippot « un agent double » (Jean Marie Le Pen)

FN- Philippot « un agent double » (Jean Marie Le Pen)

La saga des Le Pen continue. Cette fois l’ancêtre accuse le trop proche collaborateur de sa fille, Philippot le traitre,  d’être  en faiat un agent double (comprendre un infiltré de la gauche). L’intéressé se défend et prétend être un agent  de la CIA. Du sang, des larmes et du fric, la saga risque d’être un vrai succès populaire au moins jusqu’en 2017… à moins qu’on assassine le patriarche avant ! Suspens évidemment insoutenable. Jean-Marie Le Pen charge à nouveau Florian Philippot. « Quel est son objectif? Pourquoi est-il là? Il pourrait être parfaitement un agent double envoyé en mission » juge-t-il dans le Parisien, suspectant le vice-président du parti d’être envoyé par la droite pour « saboter le Front national de l’intérieur. » Le principal intéressé a réagi sur BFM TV. « Êtes-vous un agent double? », lui demande-t-on. « Oui et Marine Le Pen est une extraterrestre reptilienne. Tout ça est un complot de la CIA », a-t-il répliqué.

Exclure aussi Marion Maréchal-Le Pen du FN (Estrosi)

Exclure aussi Marion Maréchal-Le Pen du FN (Estrosi)

 

Pas de dentelle dans la lutte électorale en PACA,  pas Chez Estrosi qui multiplie les dérapages pour faire plais aux racistes et aux beaufs mais pas non plus chez la  très réactionnaire Marion Maréchal-Le Pen qui va s’allier avec l’extrême droite facho.   »Un peu de courage Mme Le Pen. Il est temps d’exclure votre nièce du Front national », écrit Christian Estrosi dans une lettre ouverte à la présidente du FN que le JDD s’est procurée. Le maire (LR) de Nice y accuse Marion Maréchal-Le Pen, son adversaire (FN) aux régionales en PACA, d’avoir « prêté allégeance » et « noué une alliance en bonne et due forme » avec le Bloc identitaire, « dont la réputation sulfureuse n’est plus à faire ». « Votre candidate franchit une ligne rouge que même votre père (Jean-Marie Le Pen), adversaire politique pourtant bien plus féroce, n’avait jamais osé franchir », écrit-il. Selon Mediapart, Marion Maréchal-Le Pen devrait officialiser prochainement la candidature de l’ancien porte-parole des Jeunesses identitaires et actuel leader des identitaires niçois Philippe Vardon, qui figurerait en cinquième position sur la liste du FN dans les Alpes-Maritimes. « Il a beaucoup évolué », expliquait récemment Marion Marechal Le Pen sur BFMTV, interrogée sur une éventuelle présence de M. Vardon sur ses listes. « Ce n’est pas exclu. Il représente un poids électoral certain » et « il est apprécié par les Niçois », ajoutait-elle.  Avec ce rapprochement, « elle s’inscrit dans la tradition d’une extrême droite non pas « bleu blanc rouge » comme elle le prétend mais bel et bien « bleu brun noir », affirme Christian Estrosi. « Elle embrasse par convictions politiques les idées de ceux qui sont les représentants de l’extrême droite des années 1930″. Dès lors, « allez-vous vous comportez comme la femme d’Etat que vous prétendez être et exclure votre nièce du Front national? », lance Christian Estrosi à Marine Le Pen. A noter que le maire de Nice avait déjà publié, en février dernier, une lettre ouverte adressée à la présidente du FN sur le Bloc identitaire.

 

 

 

 

FN : le bordel généralisé ?

FN : le bordel généralisé ?

Il  y a pour le moins du flou dans les réunions statutaires du FN, en tout cas la justice à annulé  l’assemblée générale par correspondance. Pour Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN, le parti  ce n’est pas le bordel généralisé et il refuse le doit à Jean Marie le Pen d’intervenir dans un congrès physique. Sans doute l’occasion d’uen nouvelle affaire juridique. (Interview de l’intéressé dans le JDD)

Avez-vous été surpris par la décision du TGI de Nanterre?
Beaucoup. En matière de référé, la loi ne permet au juge de prendre que des mesures provisoires et de remise en l’état.  Le TGI de Nanterre a pourtant pris une décision définitive, celle d’annuler un scrutin en cours avant le dépouillement des votes. La justice a largement dépassé ses prérogatives. Le tribunal aurait dû laisser le vote se dérouler jusqu’à son terme et dire à Jean-Marie Le Pen d’attaquer le résultat du congrès devant le juge du fond. Jean-Marie Le Pen agit comme un électeur  qui contesterait  la régularité d’un scrutin législatif, le dimanche du vote, à 15 heures. Dans ce cas, on n’imaginerait mal un tribunal interdire le dépouillement à 18 heures.

Le FN vient de subir deux revers judiciaires, après l’annulation de la suspension de Jean-Marie le Pen. Le parti a-t-il fait preuve d’amateurisme juridique?
Je ne crois pas. Nous avons fait appel de ces deux décisions devant la Cour d’appel de Versailles. Les deux sont contestables. Le tribunal nous reproche d’avoir suspendu Jean-Marie Le Pen de sa qualité d’adhérent du FN sans fixer de date butoir. Or, il était précisé que sa suspension courrait jusqu’ à la fin de la consultation des militants sur la réforme de statuts du parti, soit le 10 juillet. Le tribunal a enfin jugé mercredi que la tenue d’un congrès par correspondance était « manifestement illicite ». C’était pourtant prévu dans nos statuts et c’est le vote lui plus démocratique possible.

Après cette décision, faut-il un « congrès physique » ou renoncer à supprimer la présidence d’honneur?
Le scrutin est quasiment terminé et  les enveloppes de vote restent sous la garde d’un huissier. Je pense que la Cour d’appel nous permettra de dépouiller les votes. Et si la Cour d’appel confirme la décision de première instance, nous saisirons un tribunal au fond.

Craignez-vous un congrès physique et les interventions que pourrait y faire Jean-Marie Le Pen?
Pas du tout. Mais un congrès physique poserait un vrai problème démocratique. On ne peut que louer des salles de 2.000 ou 3.000 places. La majorité des adhérents du Front national ne pourrait pas voter.  Enfin, rien dans les statuts du FN ne permet à Jean-Marie  Le Pen de s’exprimer dans un congrès et d’y avoir une tribune. C’est une vue de sa part, une illusion. Les statuts du Front national ne prévoient pas le bordel généralisé.

 

FN : Philippot responsable de la crise

FN : Philippot responsable de la crise

 

C’est ce que pense un responsable FN de PACA, un fidèle lieutenant de Jean-Marie Le Pen qui vient au secours de l’ancien chef du Front national et vise directement Florian Philippot. Jean-Louis Bouguereau, premier vice-président du groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, « réclame la démission de Florian Philippot » dans une interview accordée à Libération. En raison de « ses actes commis à l’encontre du président d’honneur du FN« , l’élu local, qui assure avoir le soutien de plusieurs autres, juge Philippot « responsable de la crise interne » deux jours après une décision de justice favorable à Jean-Marie Le Pen. La démission de Florian Philippot serait, selon l’élu local, « la seule solution pour rassembler tous les militants qui, notamment en Paca, sont très divisés au sujet de ce conflit ».  Mercredi 8 juillet, le tribunal de Nanterre a en effet annulé le congrès du parti qui avait destitué le père de Marine Le Pen de son statut de « président d’honneur » du FN. Marine Le Pen a quant à elle estimé ce vendredi qu’il était « déconnecté de la réalité ».

Jean-Marie Le Pen peut affaiblir le FN

Jean-Marie Le Pen peut affaiblir le FN

 

Jean Marie Lepen a toujours considéré que sa fille Marine « était née avec une cuillère d’argent dans la bouche » (triple  héritage, celui de la fortune des Lepen, celui d’un parti dont il est le créateur, celui d’uen idéologie d’extrême droite). Marine Lepen devra faire des concessions car Jean marie Le Pen n’en fera pas. Il est certes très minoritaire au sein du FN mais cette situation d’opposant est le statut qui lui convient le mieux car il n’a jamais voulu réellement du pouvoir. Jean Marie le Pen fera tout pour pourrir la vie de sa fille. Il a déjà obtenu deux victoires juridiques (il y en aura sans doute d’autres notamment sur le nombre d’adhérents réels ou sur les moyens de financement du FN). Il vient de remporter une troisième victoire avec la décision de reculer la réunion du conseil de discipline (réunion interne où il aurait était présent !). La dernière cartouche de Jean Marie Lepen pourraat être une  candidature représentant ses idées en 2017 (sa candidature ou une  autre). Juste pour que Marine Le Pen ne parvienne pas au second tour. Marine devra plier notamment à propos du congrès annulé par la justice. Marine Le Pen peut se passer de ce congrès si elle accepte que la situation reste ce qu’elle était avant cette séquence. « On va voir là quels sont les équilibres internes au sein du Front national et quelle est la détermination de Florian Philippot à aller jusqu’au bout du processus qu’il a engagé et qui vise l’élimination politique de Jean-Marie Le Pen du Front national, » explique Joël Gombin. Les militants commencent à être las de cette situation qui commence à trop durer et qui risque de nuire à l’image et au fonctionnement du Front national. Jean-Marie Le Pen a compris dès le départ que sa voie de salut était juridique plutôt que politique. « C’est un grand classique au Front national où Jean-Marie Le Pen a remporté de nombreuses batailles juridiques« , estime Joël Gombin, membre de l’Observatoire des radicalités politiques à la fondation Jean Jaurès.

Le Pen contre Le Pen : congrès du FN annulé par la justice

Le Pen contre Le Pen : congrès du FN annulé par la justice

 

Seconde victoire pour Jean marie Lepen qui fait annuler le congrès «  par correspondance » visant à supprimer son poste de président d’honneur. Le feuilleton continue ;  une saga familiale (et financière car Jean Marie Lepen est toujours président du principal moyen de financement du FN°). Une saga aussi idéologique qui oppose les positions d’extrême droite de Jean Mare Lepen et les orientations attrape-tout de Marine.  En moins d’une semaine, Jean-Marie Le Pen a donc engrangé deux victoires judiciaires dans le conflit qui l’oppose aux instances du Front national, dirigé par sa fille Marine. Mercredi, le président d’honneur du FN a obtenu de la justice à Nanterre l’annulation du vote par courrier en cours, censé le priver de son titre. Le fondateur du FN avait réussi la semaine dernière, toujours par voie judiciaire, à récupérer sa carte d’adhérent. La présidente de Front national avait balayé la précédente décision de justice en s’appuyant sur le vote postal en cours, appelé Assemblée générale extraordinaire. Les 51.000 adhérents du FN avaient jusqu’au 10 juillet pour se prononcer sur de nouveaux statuts du parti, prévoyant justement la disparition du titre octroyé à son père. « Les adhérents vont trancher », avait-elle déclaré sur France Info et « l’affaire sera réglée dans huit jours ». C’était sans compter sur la seconde procédure qui a abouti ce mercredi à l’annulation du principal argument avancé. La justice ordonne une nouvelle assemblée générale physique, un congrès conforme aux statuts du parti qui apparaît comme une nouvelle tribune pour Jean-Marie Le Pen.

 

Le Pen contre Le Pen : Jean Marie attaque le congrès par correspondance du FN

Le Pen contre Le Pen : Jean Marie attaque le congrès par correspondance du FN

Il es pourrait bien que Jean Marie Lepen remporte une  seconde victoire juridique après celle concernant son poste de Présidenet d’honneur. En effet Jean marie Lepen a été illégalement écarté de l’organisation de ce «  congrès ». Second grief, il s’agit d’un congrès mais sans congressiste puisque c’est un vote par courrier. Au FN on ne fait pas dans la dentelle démocratique et juridique . Mais Jean marie Lepen connait la musique judiciaire  . Certes il ne fera pas basculer la majorité au FN mais il va conserver un pouvoir de nuisance qui pourrait affecter limage de Marine pour 2017. Au-delà de la saga familiale, c’est aussi un affrontement idéologique avec d’un coté les positions clairement d’extrême droite de Jean Marie le Pen et de l’autre les positions attrape tout de Marine Lepen ( la retraite à 60 ans, expulsion de immigrés ,  la fermeture des frontières et la sortie de l’euro). Un programme qui n’a d’ailleurs aucune importance puisque le FN est surtout un parti de protestation.  Après une première victoire en justice jeudi, Jean-Marie Le Pen en espère une autre de plus grande ampleur. Le fondateur du Front national a décidé d’attaquer en justice la tenue du vote par correspondance organisé par sa fille, Marine Le Pen, qui vise à supprimer la fonction de président d’honneur du parti, qu’il occupe de nouveau, et à réformer les statuts du mouvement. « J’attaque cette consultation postale que j’estime illégale, il y aura une instance mardi à Nanterre », dit-il au JDD. Une assignation a été déposée pour un référé le 7 juillet à la mi-journée, poursuit-il. Le vote des adhérents du Front national est en cours et le scrutin doit être dépouillé vendredi 10 juillet. S’il obtient une nouvelle fois gain de cause, Jean-Marie Le Pen pourrait faire annuler ce processus. Selon lui, ce congrès par correspondance n’aurait pas du être lancé en son absence par le bureau politique et le bureau exécutif du FN, puisque le tribunal a jugé sa suspension illégale jeudi. « Il a été décidé sans que j’y participe alors que j’en suis membre », insiste-t-il. Autre grief, « le fait de demander une seule réponse alors qu’il y a plusieurs sujets est un amalgame dirimant », plaide-t-il. Jean-Marie Le Pen considère aussi que la tenue d’un congrès sans la présence physique des adhérents « est aberrant ». Jeudi, Marine Le Pen avait minimisé les conséquences de la réintégration de son père, ordonnée par les juges. Le FN a fait appel de cette décision.

 

FN-appel au :boycott des nouveaux statuts ( Jean Marie Le Pen)

FN-appel au  :boycott des nouveaux  statuts ( Jean Marie Le Pen)

Jean-Marie Le Pen, qui dénonce une éviction politique dictée selon lui par l’entourage de sa fille Marine Le Pen, présidente du parti, a appelé lundi les adhérents à ne pas prendre part au scrutin. « Aux adhérents du Front, je demande instamment de NE PAS PARTICIPER AU VOTE de réforme des statuts », écrit-il sur son compte Twitter. « D’abord il n’est pas secret, et surtout c’est un piège destiné à changer l’orientation politique du Front National. » Depuis sa mise à l’écart, Jean-Marie Le Pen a crié à la trahison, a dit renier sa fille puis s’est attaqué à Florian Philippot, l’un des vice-présidents du FN, qu’il accuse de manipuler Marine Le Pen. Le projet de statuts adressé pour vote aux quelque 40.000 adhérents du FN est accompagné d’une lettre de Marine Le Pen qui condamne une nouvelle fois les propos de son père. « Chacun d’entre nous a été, depuis quelques semaines, le témoin navré de ce que des initiatives et des propos préjudiciables d’un président d’honneur peuvent très gravement nuire au fonctionnement de notre mouvement politique », écrit-elle. Mais elle souligne aussi que les nouveaux statuts doivent « moderniser » le parti en vue des élections régionales de décembre et surtout de la présidentielle de 2017, comme pour montrer que le seul changement majeur n’est pas la suppression de l’article 11 bis qui instituait la présidence d’honneur pour son père. Le projet stipule en outre que l’adhésion au FN « n’est compatible avec aucune autre appartenance à un autre parti ou groupement politique de droit ou de fait » sans l’aval du conseil d’administration. Cette définition large exclurait de facto un retour de Jean-Marie Le Pen dès lors que celui-ci créerait un mouvement, comme il l’a suggéré, mais contraindrait aussi ses derniers fidèles, comme Bruno Gollnisch, à choisir entre le FN et son dirigeant historique.

Les syndicats contre le FN

Les syndicats contre le FN

Sept organisations syndicales ont lancé vendredi un appel commun à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le fondamentalisme, une initiative inédite inspirée par « l’esprit du 11 janvier » qui fait du Front national sa principale cible. Le document, intitulé « Après le 11 janvier, vivre ensemble, travailler ensemble », porte la signature de la CGT, de la CFDT, de la CTFC, de la CFE-CGC, de l’Unsa, de la FSU et Solidaires. Force ouvrière ne s’y est pas associé. « Le mouvement syndical porte des valeurs de fraternité, d’humanisme, et il nous a semblé que dans cette période troublée (…) c’était notre rôle de réaffirmer ensemble ces valeurs », a souligné Laurent Berger lors d’une conférence de presse. Le secrétaire général de la CFDT a précisé que ce geste unitaire ne « gommait rien des divergences et des différences ». L’appel, qui formule des pistes ou rappelle des points de l’agenda social, comme la renégociation programmée de l’accord national interprofessionnel de 2006 en faveur de la diversité, n’avance proprement pas de solutions nouvelles mais réaffirme la détermination des syndicats à oeuvrer à une société apaisée. Au fil de cinq thèmes (emploi, discriminations, développement territorial, éducation, laïcité au travail), ils assurent de leur volonté, en des formules parfois désincarnées, de « tisser le lien social », de « refonder des solidarités nouvelles », de « redonner confiance et espoir à ceux qui travaillent (…) et qui craignent pour leur avenir ». Même s’ils se défendent de focaliser leur action contre le FN, qui capte désormais une partie du vote ouvrier, les dirigeants syndicaux affirment une ligne politique en vue des échéances électorales à venir, les régionales de décembre puis la présidentielle de 2017. « Ce manifeste (…) réaffirme que le syndicalisme doit continuer d’être le rempart contre toute forme d’extrémisme et d’exclusion dans le pays », a dit Philippe Martinez (CGT). L’objectif rappelé plusieurs fois dans l’appel est de « barrer la route au populisme, aux idées d’extrême droite », ces « idées nauséabondes » qui parfois tentent « nombre de chômeurs et de chômeuses, de travailleuses et de travailleurs confrontés aux dures réalités du quotidien », peut-on lire.

 

Financement du FN : un dirigeant en examen

Financement du FN : un dirigeant en examen

C’est la huitième personne mise en examen. Après l’expert-comptable proche de Marine Le Pen le mois dernier, c’est au tour de Jean-François Jalkh, vice-président et responsable des questions juridiques au Front national, d’être mis en examen cette semaine dans l’enquête sur le financement de campagnes électorales du parti.  Finalement le FN est vraiment un parti comme les autres, après l’affaire du détournement d’objet du financement des assistants parlementaires européens, c’est maintenant une autre affaire concernant le financement des candidats FN. Cela via un sulfureux micro parti ( mais il en existe des dizaines et des dizaines dans les autres partis aussi afin de contourner la législation !).. Via un micro parti «  Jeanne » , le FN jouait le rôle de banque auprès des candidats en faisant de gros bénéfices mais au bau profit de qui au final ?  Selon l’Obs  9,6 millions d’euros de recettes affichées en 2012 alors que les dons s’élevaient à… 5500 euros. Les revenus proviendraient d’activités annexes, inhabituelles pour une formation politique, dont la fourniture de kit de campagnes. L’enquête de l’Obs décrit un système bien huilé. «Jeanne» aurait revendu des kits de campagnes comprenant affiches, photos, journaux de campagne, conception de sites web, le tout pour 16.500 euros. Pour permettre aux candidats FN de s’offrir ces prestations onéreuses, la petite formation aurait conjointement proposé des prêts de 16.500 euros à un taux de 6.5%. S’ils passaient la barre de 5% des suffrages, les candidats voyaient leur emprunt remboursé par l’État. Le microparti aurait engrangé des bénéfices liés aux intérêts en jouant sur la durée des prêts.  Par ailleurs, ces kits de campagnes étaient livrés pour revente à «Jeanne» «clé en main» par l’agence de communication Riwal, fondée et dirigée par un ancien chef du GUD, Frédéric Chatillon, également proche de Marine Le Pen. Selon L’Obs, un certain nombre des prestations contenues dans le kit sont facturées au-dessus des prix du marché.  Le magazine affirme que «Jeanne» aurait récupéré jusqu’à 6 millions d’euros pour les seules législatives de 2012: 5.8 millions d’euros pour la vente de kits et 400.000 euros perçus au travers des intérêts des prêts consentis aux candidats FN. L’Obs indique par ailleurs que la direction du FN aurait bénéficié de tarifs réduits en passant directement par l’agence Riwal. Louis Aliot, vice-président du FN, aurait ainsi économisé un euro par affiche (2.53 euros pièce au lieu de 3.54) lors des dernières municipales.  Axel Loustau, le trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du Front national. Le trésorier de Jeanne, micro-parti de Marine Le Pen, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du FN. Axel Loustau a été mis en examen pour « escroqueries » lors des législatives de 2012, par les juges financiers Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi.   C’est la huitième mise en examen dans ce dossier après notamment un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, dirigeant de Riwal, qui conçoit et réalise l’essentiel des documents de propagande électorale du FN. Les enquêteurs soupçonnent des responsables de Jeanne et de Riwal d’avoir mis en place un système frauduleux d’enrichissement et de financement politique illégal avec de l’argent public.

FN : le nom pourrait changer ( Philippot)

FN : le  nom pourrait changer ( Philippot)

 

Progressivement le FN se prépare à changer de nom sans le dire clairement pour l’instant. On passerait du FN au « bleu marine ». Le « marinisme » plus présentable succédant au « Front » honteux de Jean Marie le Pen Le vice-président du Front national situe Jean-Marie Le Pen à « l’ultra-droite », et dit n’avoir qu’une ligne : le « marinisme ». Il n’exclut pas que le parti change, un jour, de nom. (interview JDD)

Vous êtes vice-président du parti que Jean-Marie Le Pen a fondé. Rejetez-vous tout ou partie de son héritage politique?
Je considère que son combat contre l’immigration a été visionnaire et courageux. Cela restera à son crédit politique. Mais aujourd’hui il est dans une dérive personnelle suicidaire, il est dans la caricature. Ce qui me choque, c’est qu’il a dit souhaiter la défaite de sa fille. Dès lors, de qui souhaiterait-il la victoire? De Sarkozy ou de Hollande? C’est incohérent politiquement.

 Vous associez Jean-Marie Le Pen à l’extrême droite. Et pas le FN?
Pour moi, l’extrême droite, c’est l’injure, c’est l’insulte. Le Front national refuse cette classification, il la combat. Notre mouvement, ce n’est pas l’extrême droite, c’est le patriotisme, la souveraineté, l’identité nationale, la défense des intérêts économiques et sociaux de la nation.

Craignez-vous que l’Association des amis de Jean-Marie Le Pen, dont l’intéressé vient d’annoncer la création, attire beaucoup de militants?
Sur 85.000 adhérents, seuls 12 ont rendu leur carte. Cette association sera epsilonesque dans le débat public. Elle rassemblera quelques aigris et jaloux dont on ne veut surtout pas au FN.

Souhaitez-vous que le Front national change de nom?
Le nom du parti n’est pas sacré, il n’y a rien de sacré en politique. Mais la question n’est pas d’actualité. Si c’était pour faire du marketing à l’américaine, façon Bush ou Sarkozy, alors, non merci.

 

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