Archive pour le Tag 'FN'

Page 4 sur 10

Clash entre le FN et Robert Ménard

Clash entre le FN et Robert Ménard

 

Ménard l’exhibitionniste qui cherche par tous les moyens à faire parler de lui a cette fois été sanctionné par le FN qui a quitté la réunion qu’il organisait. Ménard joue en effet sur toutes les ambigüités en se réclamant du FN mais sans en être et en voulant le concurrencer en lançant un hypothétique mouvement d’union des droites. Pire Ménard a indiqué qu’il ne donnerait pas de consigne de vote en faveur de Marine Le Pen. Un crime de lèse majesté ! Le tort de Ménard c’est évidemment depuis qu’il est maire de Béziers de se prendre pour un leader au destin national alors qu’il se distingue surtout par des propositions anachroniques et souvent condamnables comme par exemple quand il veut imposer une carte d’identité avec ADN des chiens pour lutter contre les crottes de chiens ! Les élus Front national Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont claqué samedi la porte d’un colloque organisé à Béziers (Hérault) par le maire de la ville, Robert Ménard, proche du FN, pour promouvoir une union des droites. Cause de cet accès de mauvaise humeur, une petite phrase de l’ancien journaliste, qui a déclaré samedi matin ne pas vouloir faire du « mouvement citoyen » qu’il lançait ce week-end, « Oz ta droite », le « marchepied » du FN et de sa présidente Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle de 2017. « Il ne s’agit pas d’être le marchepied d’un candidat » ni « le marchepied de personne », a-t-il dit à plusieurs reprises aux journalistes qui lui demandaient si ce « rendez-vous de Béziers » visait à préparer la candidature de Marine Le Pen. « Il n’y aura pas de consigne de vote », a-t-il ajouté. La nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen, venue à la tête d’une délégation du parti d’extrême-droite, avait déjà laissé percer son irritation vendredi. « Je ne suis pas venue pour inaugurer un mouvement dissident du FN », avait déclaré la députée du Vaucluse. La sortie de Robert Ménard, samedi matin, a été la goutte de trop: elle a quitté brusquement le colloque à la mi-journée avec le député FN Gilbert Collard, non sans lâcher devant des journalistes une nouvelle salve à l’adresse du maire de Béziers. Gilbert Collard a pour sa part regretté « une maladresse lourde, grave » et rappelé que Robert Ménard avait bénéficié du soutien du FN lors de son élection à la mairie de Béziers. « Il aurait pu faire l’économie de cette phrase, qui est discourtoise à notre égard et qui occulte le fait que s’il est le maire de Béziers, c’est en grande partie grâce à nous. »

(Avec Reuters)

 

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

 

Privé d’une partie du remboursement de la campagne départementale le Front National proteste considérant qu’il s’agit d’une mise en tutelle du parti. Une appréciation évidemment excessive puisque les retenues décidées correspondent précisément à des surfacturations aux candidats effectuées d’office par le micro parti de Marine Le Pen. Une opération qui d’ailleurs a justifié une mise en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. Après le rejet d’une partie des demandes de remboursements du Front National, pour les élections départementales, par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just a estimé sur France Info ce jeudi que la commission dépassait son rôle. Le parti d’extrême-droite demandait le remboursement de 9 millions 500.000 euros. Mais la commission lui en a refusé plus d’un million, au motif que certaines « dépenses de conception de documents » (tracts, affiches électorales) lui ont paru « excessives ».  En fait, la plupart des candidats FN aux départementales ont dû obtenir un kit de campagne qui leur était facturé par le mouvement Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, la président du Front National. « Si la commission commence à s’appesantir sur l’utilité de telle ou telle dépense et sur le coût de telle dépense par rapport à je ne sais quel critère, à mon avis la commission dépasse complètement son rôle », a estimé sur France Info Wallerand de Saint-Just, dénonçant une « mise sous tutelle » de son parti. Le FN a été mis en examen le 9 septembre dernier pour « recel d’abus de biens sociaux » et « complicité d’escroquerie » dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes.

Présidentielle 2017 : le FN, surtout un parti de protestation pour 9 Français sur 10

Présidentielle 2017 : le FN, surtout  un parti de protestation pour 9 Français sur 10

Le FN sans doute le premier parti de France mais considérez surtout comme un parti de protestation pour neuf Français sur 10. À peine 10%  envisage une victoire du FN en 2017. En cause surtout le manque de compétence pour gérer la France (70 % des sondés)  Une majorité de Français semblent prédire un second 21 avril 2002, à savoir un Front national au deuxième tour, mais une défaite finale. Le Front national va-t-il réussir à briser le plafond de verre lors de l’élection présidentielle de 2017 ? Les Français n’en sont pas convaincus. Ils sont seulement 9% à pronostiquer une victoire du parti de Marine Le Pen au second tour de l’élection, selon un sondage* Odoxa pour FTI Consulting, Les Échos et Radio Classique dévoilé mardi 19 avril. En revanche, 74% prédisent la qualification du Front national pour le second tour mais sa défaite finale. À la question, « aujourd’hui, alors que nous sommes à tout juste un an de la prochaine élection présidentielle 2017, lequel des trois scénarios vous semble le plus probable pour 2017 : le candidat du Front national va… », 9% des sondés répondent « remporter l’élection présidentielle », 74% « se qualifier pour le second tour mais ne la remportera pas » et 16% « être éliminé au premier tour de l’élection présidentielle« . Interrogés sur des qualificatifs spécifiques qui pourraient s’appliquer au parti d’extrême droite, 77% des sondés estiment qu’il « peut discriminer certaines populations« , 75% pensent que le parti sera « amené à prendre de plus en plus d’importance », 63% qu’il a « un programme dangereux pour notre économie », 61% qu’il est « un danger pour la démocratie », 41% qu’il « défend bien les classes populaires » et 37% qu’il « propose des solutions concrètes pour notre pays ». 30% des sondés jugent que le parti « a la capacité de gouverner la France », cinq points de moins qu’en septembre 2014. 70% des sondés estiment que le parti n’a pas cette capacité. En outre, 37% des sondés se disent occasionnellement « d’accord » avec les prises de position du Front national, que ce soit « très souvent » (8%) ou « assez souvent » (29%), alors que 63% penchent pour le « pas d’accord », dont 35% sont « rarement d’accord » et 28% « jamais d’accord ».

 

(Avec AFP)

FN : to be or not to be dans l’euro ?

FN : to be or not to be dans l’euro ?

Prenant conscience de ses limites électorales, le front national a tenté de se mettre au clair sur sa politique économique. Anxiogène sur les questions sociétales, le Front National l’est tout autant dans le domaine économique avec notamment son intention de sortir de l’euro. En fait rien n’a été clarifié et, le FN a sobrement expliqué dimanche soir qu’avaient été réaffirmées « les grandes valeurs » et « les grands axes » de sa politique économique, « souveraineté économique » et « monétaire » lors de son séminaire. Pas véritablement un tournant sur le fond. Un virage toutefois sur la forme puisqu’il s’agit maintenant d’indiquer que la sortie de l’euro se fera dans le cadre de négociations européennes et après un référendum national. Le front national se rend compte que son programme économique constitue un véritable repoussoir. Une large majorité de Français sont favorables au maintien de l’euro et considère les propositions économiques du Front National dangereuses. Dès lors le Front National tente d’adoucir sa position, en tout cas sa présentation. Problème toutefois la question de la souveraineté monétaire est très clivante au sein du Front National. Certes une majorité soutient toujours la sortie de l’euro mais des modernistes souhaiteraient bien que cette question soit renvoyée aux calendes grecques. Difficile de trouver une synthèse sur ce problème qui est au cœur de l’idéologie du Front national. Pour le sénateur FN David Rachline ‘il est « faux » de dire que « le FN veut sortir brutalement de l’euro ».  »Il va falloir discuter, négocier », a-t-il ajouté, manière de rassurer et d’illustrer le slogan inattendu apparu récemment sur les affiches du parti: « La France apaisée ». Il faut « montrer aux Français que nos propositions sont raisonnables », a-t-il insisté. Toutefois la radicalité tant sur les questions sociales qu’en matière économique constitue le fond de commerce essentiel du Front National ;  des position plus nous apaisées, c’est-à-dire plus prochse de celle de l’opinion publique risquent  de remettre en cause la ligne idéologique de ce parti.  Interrogé sur le fait de savoir si le FN atteignait un plafond de verre, Florian Philippot a livré son analyse: « Je crois qu’il n’y a ni plafond de verre ni mur de béton, peut-être une fine épaisseur de polystyrène dont on va réussir à se débarrasser par le poids des idées ; mais un poids qui pourrait bien tomber sur la tête des des gardiens des dogmes du FN

(Avec AFP)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

FN : danger pour la démocratie (sondage)

Personne ne peut nier la très forte percée électorale du front national lors de toutes les élections. Cependant à l’occasion des régionales, le Front National a démontré son incapacité à dépasser un certain seuil pour emporter les élections. L’exemple le plus significatif étant celui du Nord où au premier tour Marine Le Pen a fait un score exceptionnel qui normalement la mettait en position de devenir présidente de la région et qui finalement s’est nettement fait battre au second tour. En cause la défiance que suscite ce parti qui certes a réussi en partie sa  diabolisations mais semble avoir atteint ses limites. En clair par exemple Marine Le Pen pourrait faire un score très satisfaisant au premier tour des élections présidentielles de 2017, il est même fort possible qu’elle se qualifie pour le second tour. Mais il est vraisemblable qu’elle n’aura aucune chance de l’emporter et qu’elle sera nettement battue autant face à un candidat de droite que le gauche. Parmi les facteurs explicatifs des limites électorales du front national  une image particulièrement anxiogène aussi bien concernant les questions sociétales que les questions économiques. Sur le plan économique, les propositions du Front National par ailleurs très contradictoire mèneraient tout droit à la faillite du pays (croissance, chômage, déficit) ;  sur le plan sociétal le Front national fait peur et la tonalité toujours agressive et provocatrice de Marine Le Pen n’y est pas pour rien. Cinquante-six pour cent des Français (+2) considèrent que le Front national représente « un danger pour la démocratie », un niveau de défiance inédit depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti (2011), selon le baromètre annuel TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+ diffusé vendredi. « Un coup d’arrêt semble porté au phénomène de ‘dédiabolisation’ du FN », malgré des scores électoraux en hausse, relève l’institut. Les personnes interrogées estiment a contrario à 38% (inchangé par rapport à février 2015) que le FN n’est pas un danger pour la démocratie, six pour cent ne se prononcent pas. L’image de Marine Le Pen se détériore aussi par rapport à 2015 : seuls 28% des Français (-6 par rapport à février 2015) jugent que la dirigeante d’extrême droite est « honnête » et « inspire confiance », contre 62% (+5) qui pensent le contraire. Dix pour cent ne se prononcent pas. En outre, 67% (-2) des personnes interrogées considèrent qu’elle n’est pas capable de prendre des décisions, 59% (inchangé) qu’elle n’est ni sympathique ni chaleureuse, 66% qu’elle ne ferait pas une bonne présidente de la République. Vingt-trois pour cent (-6) souhaitent lui voir jouer un rôle dans les mois ou les années à venir. Soixante-trois pour cent (+1) des Français se disent en désaccord avec les idées du FN, 31% en accord. Six pour cent n’expriment pas d’opinion. Comme en février 2015, 62% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais voté FN et ne pas l’envisager à l’avenir, 19% (+1) qui l’ont fait projettent de le faire à nouveau, 6% (+2) n’entendent pas voter FN à nouveau, 9% (-2) qui n’ont jamais mis un bulletin FN dans l’urne envisagent de le faire. Quatre pour cent ne se prononcent pas. Une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 est jugée probable par 31% des Français contre 65% qui pensent le contraire. Quatre pour cent sont sans opinion.

Programme économique du FN : la ruine du pays

Programme économique du  FN : la ruine du pays

 

Pour l’essentiel le programme du FN se résume à l’abandon de l’euro et au retour au franc. Une orientation qui fait complètement abstraction de la complexité des processus de production, de leur nature et des champs géographiques d’échanges. Inévitablement, le retour au franc se traduira par une inflation immédiate de l’ordre de 20 à 25 % qui entamera d’autant les revenus. Il est en effet illusoire de penser que la France sera en  capacité d’atteindre la compétitivité nécessaire pour maintenir des productions relocalisées à leur prix actuel. Cela en raison du niveau et de la structure des coûts. À moins de réduire de manière drastique salaire et fiscalité. Aujourd’hui notre économie est internationalisée à plus de 50 % (import plus export sur PIB). A qui vendra-t-on par exemple nos matériels de transport notamment dans l’aéronautique ou dans la  construction automobile. En outre, nombre de productions françaises reposent  sur des processus de production largement internationalisés. C’est le cas par exemple pour Airbus dont les éléments sont fabriqués dans une dizaine de pays au moins. L’abandon de l’euro et la fermeture des frontières va donc renchérir les importations et tuer nos exportations. Une brutale dévaluation de la monnaie, avec son corollaire qu’est l’inflation,  se traduirait par un chômage d’un million de chômeurs en plus sur un an si l’on tient compte des effets des pertes de marché à l’exportation et des pertes de consommation de produits élaborés en France mais devenus trop chers. Le programme du FN comporte par ailleurs bien d’autres contradictions et approximations. Il faut notamment noter la promesse illusoire d’augmentation de pouvoir d’achat de plusieurs catégories qu’on ne pourrait financer que par l’emprunt c’est-à-dire en augmentant encore la dette donc en dépendant encore davantage de l’étranger qui précisément détient majoritairement cette dette. Du coup les taux d’intérêt s’envoleraient et viendraient peser encore davantage à la fois sur la compétitivité des entreprises et sur la consommation. Pour résumer le programme économique du FN conduirait à la ruine du pays et cela rapidement d’autant il ne faudrait guère compter sur la complaisance des agences de notation, des prêteurs et des investisseurs. Ou bien ce programme économique constitue une imposture ou bien il révèle une méconnaissance totale de l’évolution structurelle des processus de production notamment de l’internationalisation des économies. 

« FN » : Jean-Marie Le Pen veut racheter la marque !

« FN » : Jean-Marie Le Pen veut racheter la marque !

D’une certaine manière Marine Le Pen  est un peu piégé par sa propre proposition de changer le nom du front national. En effet en cas de changement de nom , Jean-Marie Le Pen annonce déjà la couleur : il veut récupérer la marque. Ce changement de nom a été évoqué de nombreuses fois par la direction actuelle du parti de l’extrême droite précisément pour couper les ponts avec Jean-Marie Le Pen et  encore davantage dédiaboliser l’organisation Progressivement leurs des campagnes électorales, on met de côté le front national pour ici substituer le mot bleu marine voir récemment Marine tout court. Une sorte de personnalisation à l’extrême, typique des partis d’extrême droite. Il a aussi été envisagé de nommer l’organisation du nom de « patriotes » par opposé aus mondialistes que représenteraient tous les autres partis. Il est clair que juridiquement Jean Marie Le Pen peut faire jouer son droit d’antériorité sur la marque FN qu’il a créé et dirigée pendant si longtemps. Derrière la bataille du changement de nom ce joue aussi un conflit sur les orientations. Jean-Marie Le Pen entend conserver sa ligne originelle au Front National clairement parti d’extrême droite et s’oppose à la transformation de l’organisation en partie attrape-tout. Alors que Florian Philippot, vice-président du Front national, n’a pas exclu un changement de nom du parti, Jean-Marie Le Pen place donc  déjà ses pions. « Une chose est sûre, si la direction du FN abandonne le nom, je le récupérerai. « , déclare-t-il dans un entretien au journal d’extrême-droite Rivarol, à paraître jeudi 24 décembre. « Les deux personnes qui s’avancent pour demander de changer le nom du Front national n’en font pas partie, mais lui doivent leur siège, aussi bien M. [Robert] Ménard à Béziers que M. [Gilbert] Collard dans le Gard. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont vraiment pas la reconnaissance du ventre », affirme-t-il également. « S’ils s’étaient présentés sous leur propre couleur, (ils) auraient fait tchoufa comme on disait en Algérie. Tout cela est non seulement ridicule mais un tel changement serait criminel ». Le cofondateur du Front national déclare également qu’« en tout cas, si l’on veut lancer un débat sur ce sujet, il faut y associer Jean-Marie Le Pen et ses amis. Sinon ce n’est pas un vrai débat, c’est un monologue. Mais alors il faut organiser un congrès physique, pas un congrès postal ».

 

« Sarkozy fait monter le FN » (Estrosi)

« Sarkozy fait monter le FN »  (Estrosi)

 

Nombre de responsables chez les républicains estiment  que la position du ni-ni imposée par Sarkozy constitue une ligne politique qui mène à l’impasse.  Première observation,  c’est grâce au front républicain et au  report massif des voix de la gauche sur le candidat de droite que Sarkozy peut se prévaloir d’avoir emporté au moins trois régions qui sinon serait tombées  dans les mains du FN. Un argument sur lequel s’assoit Sarkozy ;  second élément,  avancé celui-là par Estrosi qui a largement bénéficié des voix de gauche : en adoptant des propos très marqués à droite Sarkozy ne fait que donner une légitimité supplémentaire aux thèses du front national. En clair Sarkozy court après le front national.  Dernier élément et non le moindre cette stratégie du ni ni ne pourra pas tenir dans le cadre des élections présidentielles de 2017. Sarkozy sera contraint de composer non seulement avec les libéraux et le centre mais aussi lors  du deuxième tour avec la gauche. L’attitude de Sarkozy est donc particulièrement hypocrite et contradictoire. De ce point de vue le clivage entre certains de la droite classique et Sarkozy ne fait que s’agrandir et Sarkozy ne dispose plus de la crédibilité politique nécessaire pour imposer réellement sa ligne. Où alors il le fait de façon brutale « Au soir du premier tour, j’ai décidé de faire campagne sur le thème de la +résistance+ face au Front national. Je n’ai pas adopté, comme le voulait Nicolas Sarkozy, la ligne du +ni-ni+ », indique  Estrosi précisant   »faire une différence entre le Parti socialiste et le Front national, qui est un mouvement sectaire et nauséabond », alors que des élus PS « m’ont, ici, apporté un soutien sans faille et sans contrepartie ». Mais contrairement à lui, je ne pense pas que nous, élus Républicains, devions tenir un discours toujours plus à droite. Plus on va à droite, plus on fait monter le FN », poursuit Christian Estrosi qui, « plutôt que chasser sur le terrain du Front national préfère chasser le Front national du terrain ». Le député-maire de Nice, qui regrette que Les Républicains « n’aient pas su collectivement donner une bonne image », s’est abstenu de participer au bureau politique de LR lundi et à la réunion du groupe LR à l’Assemblée nationale mardi « pour ne pas participer à un débat à chaud, rentrer dans les jeux des petites phrases ». Christian Estrosi est également critique sur l’éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet de la direction du parti. « J’attendais de Nicolas Sarkozy un message d’unité et de rassemblement et des mots qui apaisent. Ces décisions sur l’organisation interne du parti sont prématurées. Ne pouvions-nous attendre le conseil national de février? », se demande-t-il en proposant d’avancer la primaire à droite au printemps.

Progression du FN : inquiétante pour 57 % des Français

Progression du FN : inquiétante pour 57 % des Français

 

Dans un sondage Ipsos pour France Info on apprend que 57 % des Français sont inquiets de la progression du FN. Pour 47% des personnes interrogées, les conséquences d’une victoire du FN dans une région sont   »une très mauvaise chose », alors qu’elles ne sont que 22% à le penser pour la gauche et 11% pour la droite.  De manière générale, les Français font surtout confiance à la droite (41%) pour gouverner le pays, avant la gauche (39%) et le Front National (20%). Ce sondage démontre à l’évidence l’écart qu’il y a entre la confiance qu’on fait au Front National pour gouverner le pays (20 % des interrogés) et entre le score obtenu au régional ,  ce qui démontre à l’évidence que plus de la moitié  des électeurs du FN vote contre les partis classiques de droite et de gauche mais sans pour autant adhérer au contenu programmatique du FN qu’ils ignorent d’ailleurs souvent.  Malgré l’inquiétude exprimée par les électeurs, c’est bien la présidente du FN qui sort renforcée du premier tour. 73% des personnes interrogées le pensent. Les autres leaders politiques arrivent loin derrière. 60% des sondés estiment ainsi que Nicolas Sarkozy est sorti « plutôt affaibli » de l’entre-deux-tours. Sa doctrine du « ni-ni » (ni fusion, ni retrait des listes pour faire barrage au FN) est sans doute l’une des causes : 54% des Français la désapprouvent, selon Ipsos.    François Hollande est l’autre grand perdant du premier tour : 64 % des électeurs pensent qu’il en est, lui aussi, sorti « plutôt affaibli ». Seuls 6% d’entre eux pensent le contraire.

Résultats Elections régionales: aucune région pour le FN

Elections régionales: aucune région pour le FN

Les abstentionnistes du premier tour se sont réveillés au second et ont fait barrage au FN qui ne remporterait aucune région. Ce dimanche se déroule le second tour des élections régionales en France. Plus de 45 millions de Français sont attendus aux urnes pour ces dernières élections avant les présidentielles de 2017. C’est par ailleurs le premier scrutin régional à 13 régions. Voici les premiers résultats, selon RTBF, c’est le républicain Xavier Bertrand qui aurait remporté le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au détriment de Marine Le Pen. En PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), c’est Christian Estrosi qui remporterait la région. , Philippe Richert (LR) aurait battu le candidat FN Floriant Philippot en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le socialiste Alain Rousset resterait en tête. François Bonneau (PS+PRG) aurait gagné le Centre-Val de Loire, Gilles Simeoni aurait remporté la Corse, Bruno Retailleau (LR) serait en tête de la région Pays de Loire et Jean-Yves Le Drian (PS) aurait remporté la Bretagne.

FN-Le Pen : machine à fric

FN-Le Pen : machine à fric

Une formidable machine à cash qui aurait tourné à plein régime sur le dos des contribuables pendant des années. Le soupçon des enquêteurs : cette machine aurait pour but de gonfler les frais de campagne des candidats afin de toucher un remboursement maximum de l’Etat et empocher la différence avec la complicité d’un prestataire. Le 1er décembre, des élus FN du Nord en rébellion ont fait de nouvelles révélations sur les dépenses liées aux élections départementales 2015. « Le kit obligatoire incluait 1.400 euros de frais d’expert-comptable des comptes de campagne alors qu’un comptable local me le faisait pour 600 euros », relève Jean-Luc François Laurent, conseiller municipal à Valenciennes. « Le parti m’a obligé à acheter 200 affiches alors que je n’en ai utilisé qu’une soixantaine », renchérit Francis Boudrenghien, élu à Anzin. Les tarifs surélevés et les prestations surdimensionnées sont deux des techniques dans le viseur de la justice. Selon nos informations, l’enquête  a progressé: lors de sa campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen a acheté les documents de sa propagande officielle – affiches, professions de foi, bulletins de vote – pour quelque 2,43 millions d’euros à la société de communication Riwal. Or, celle-ci a ensuite sous-traité la réalisation effective des documents pour un coût de seulement… 630 000 euros. Soit une marge de 1,8 million d’euros ! Contacté le 8 décembre, l’avocat de la société Riwal assure que la facture n’incluait toutefois pas l’achat du papier effectué directement par l’agence, mais reconnaît que la marge avoisinait les 50 %. « C’est peut-être légal mais c’est une forme d’arnaque à l’article R-39 du code électoral qui encadre les subventions publiques, grince un des imprimeurs. D’habitude, les candidats flèchent directement les remboursements de l’Etat vers les imprimeurs sans permettre à un intermédiaire d’engranger de juteux profits. » Mais pour Marine Le Pen, la société Riwal n’est pas exactement un prestataire comme les autres. Dirigée par un de ses proches, l’ancien leader du GUD Frédéric Chatillon, cette agence de communication a mis en 2012 des locaux et certains de ses salariés à la disposition du micro-parti Jeanne, l’association qui récolte depuis 2010 des fonds pour la présidente du FN. Certaines années, Riwal a même payé les experts chargés de la comptabilité de Jeanne. Une confusion des moyens entre une entreprise et un parti formellement interdite par l’article 11-4 de la loi de 1988 sur le financement de la vie politique. Mieux, en 2012, l’agence de communication a accordé 8,6 millions d’euros de crédits fournisseurs au micro-parti Jeanne pour l’aider à financer la campagne de quelque 520 candidats FN aux élections législatives. Avec une mécanique bien huilée. Chaque candidat achetait un kit de campagne pour 16.650 euros (affiches, tracts, sites internet, etc.) et souscrivait dans la foulée un emprunt à 6,5 % auprès du micro-parti Jeanne pour le financer. Sur le papier, Jeanne jouait les banquiers auprès des candidats. Dans les faits, c’est Riwal qui fournissait le kit et accordait un crédit fournisseur à Jeanne… Après l’élection, au moment de toucher les remboursements de l’Etat, tout le monde y gagnait. En gonflant ses tarifs – ceux des sites internet ont bondi de 125 % entre les élections cantonales et législatives ! -, la société Riwal dégageait de confortables marges. Quant au micro-parti Jeanne, il touchait les intérêts pour des prêts dont il n’avait pas réellement assumé la charge dans ses comptes. Une manne de 360 000 euros en 2012 sur les 556 000 euros réclamés à l’Etat. « Une première dans l’histoire des affaires de financement politique, pointe un habitué du contrôle des comptes de campagne. On reproche habituellement aux partis de masquer les aides aux candidats plutôt que de récupérer de l’argent sur leurs frais de campagne. » Mis en examen en tant que parti pour complicité d’escroquerie en septembre, le Front national est soupçonné d’avoir aussi profité du système. En 2013, la prospère société Riwal a financé l’achat et la livraison de 44 duplicopieurs et 2 photocopieurs pour les fédérations locales du FN et les bureaux de Marine Le Pen. Et ce sans réclamer de paiement… Ce n’est qu’en 2015 lorsque les enquêteurs ont mis leur nez dans les comptes qu’une facture de 192 000 euros a été ressortie des tiroirs au nom de Gwenloc. Une société intermédiaire de location créée en 2014 et gérée par Gorete Varandas, actuelle candidate FN dans le Val-de-Marne… Dans une étonnante inversion des rôles, le Front national s’est aussi transformé ponctuellement en sous-traitant de l’agence Riwal. Le parti a perçu 412 000 euros pour l’impression d’une série spécifique de tracts destinés aux candidats aux législatives de 2012. Un travail ultra-rémunérateur puisque la réalisation n’aurait en réalité coûté que… 83 000 euros au Front. Autant d’opérations qui font planer de lourds soupçons sur les finances du FN et de sa présidente. Contactés, les responsables du Front national et du micro-parti Jeanne ont renvoyé Challenges vers l’avocat de la société Riwal.

(Article lu dans Challenge)

FN : un programme économique qui mènera à la ruine

 

 

Pour l’essentiel le programme du FN se résume à l’abandon de l’euro et au retour au franc. Une orientation qui fait complètement abstraction de la complexité des processus de production, de leur nature et des champs géographiques d’échanges. Inévitablement, le retour au franc se traduira par une inflation de l’ordre de 20 à 25 % qui entamera d’autant les revenus. Il est en effet illusoire de penser que la France sera en  capacité d’atteindre la compétitivité nécessaire pour maintenir des productions relocalisées à leur prix actuel. Cela en raison du niveau et de la structure des coûts. À moins de réduire de manière drastique salaire et fiscalité. Aujourd’hui notre économie est internationalisée à plus de 50 % (import plus export sur PIB). A qui vendra-t-on par exemple nos matériels de transport notamment dans l’aéronautique ou dans la  construction automobile. En outre, nombre de productions françaises reposent  sur des processus de production largement internationalisés. C’est le cas par exemple pour Airbus dont les éléments sont fabriqués dans une dizaine de pays au moins. L’abandon de l’euro et la fermeture des frontières va donc renchérir les importations et tuer nos exportations. Une brutale dévaluation de la monnaie, avec son corollaire qu’est l’inflation,  se traduirait par un chômage d’un million de chômeurs en plus sur un an si l’on tient compte des effets des pertes de marché à l’exportation et des pertes de consommation de produits élaborés en France mais devenus trop chers. Le programme du FN comporte par ailleurs bien d’autres contradictions et approximations. Il faut notamment noter la promesse illusoire d’augmentation de pouvoir d’achat de plusieurs catégories qu’on ne pourrait financer que par l’emprunt c’est-à-dire en augmentant encore la dette donc en dépendant encore davantage de l’étranger qui précisément détient majoritairement cette dette. Du coup les taux d’intérêt s’envoleraient et viendraient peser encore davantage à la fois sur la compétitivité des entreprises et sur la consommation. Pour résumer le programme économique du FN conduirait à la ruine du pays et cela rapidement d’autant il ne faudrait guère compter sur la complaisance des agences de notation, des prêteurs et des investisseurs. Ou bien ce programme économique constitue une imposture ou bien il révèle une méconnaissance totale de l’évolution structurelle des processus de production notamment de l’internationalisation des économies. 

« Voter FN ou voter PS, c’est pareil » (Sarkozy)

« Voter FN ou voter PS, c’est pareil » (Sarkozy)

Sarkozy a participé sans doute à Rochefort à son dernier réunion publique  pour les élections régionales. Il faut dire que les têtes de liste de la droite classique ne souhaitent pas sa présence lors des meetings tellement sa personnalité est contestée. Ce ne sont pas les déclarations de Sarkozy lors  du meeting de Rochefort qui vont permettre de renforcer sa crédibilité. Il a un effet indiqué que le vote FN n’était pas immoral et que voter PS ou voter FN c’était pareil. Une déclaration qui confirme le caractère inaudible des propos de Sarkozy. Sarkozy qui fait en permanent le grand écart entre des positions extrémistes de droite et des positions libérales ; de toute manière ; même lorsque ses propos sont parfois cohérents, ils ne sont pas entendus car Sarkozy n’est plus crédible. On peut donc imaginer que les réunions qui vont suivre les régionales seront très tendues à la direction  parti des Républicains car nombre de leaders contestent la ligne floue de Sarkozy et même son leadership. D’une certaine manière Sarkozy est comme Hollande usé et complètement discréditée auprès de l’opinion publique La stratégie de Nicolas Sarkozy ne fait pas l’unanimité dans son camp puisque les centristes, ainsi que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux de LR, ont exprimé leur désaccord.  A Rochefort, Nicolas Sarkozy a également défendu l’alliance pour ces régionales avec les centristes de l’UDI et du Modem. « J’ai voulu l’union parfaite dans toutes les régions de France », a-t-il dit à l’attention de ses alliés, indiquant que faire des différences entre les régions en fonction des résultats était « un problème de boutiquier ».   »On a fait l’union pour diriger les régions mais cette union d’aujourd’hui doit être l’union de demain », a-t-il ajouté. Dimanche dernier, la liste de droite et des centristes conduite dans le Sud-ouest par Virginie Calmels est arrivée en deuxième position (27,2%) derrière celle menée par le président socialiste sortant en Aquitaine, Alain Rousset (30,4%), et devant celle du FN (23,2%).

Qui a voté FN ?

Qui a voté FN ?

 

D’une façon globale les électeurs du Front National se caractérisent  par un faible niveau d’études. Les cadres sans doute plus à même de comprendre les problématiques complexes dans les domaines économiques, sociales et sociétales ont plutôt été attirés par les partis classiques. Il en va de même pour les retraités qui ont peut-être encore  en mémoire les dégâts du populisme constaté au plan national et international au cours du XXe siècle. Selon les chiffres dévoilés par le ministère de l’Intérieur, le parti de Marine Le Pen a récolté 27,73% des voix devant l’union Les Républicains-UDI-Modem (26,65%) et le Parti socialiste (23,12%). Un score historique pour le Front national qui arrive en tête dans six régions différentes. Une réussite certaine pour le parti de Marine Le Pen notamment chez les citoyens qui travaillent, soit chez les 25-64 ans. Et si l’électeur de Marine Le Pen est plutôt un homme, jeune, qui n’a pas fait de longues études, une généralisation du vote frontiste est indéniable. Le portrait-robot de cet électorat est quasi-impossible : « Il y a une seule catégorie d’âge qui échappe au vote FN, ce sont les plus de 65 ans. Auprès de toutes les tranches d’âge des personnes en âge d’être active, le parti réuni un tiers de ces tranches d’âge là », détaille Gaël Slimain, président d’Odoxa. Parmi eux, des ouvriers et des employés à près de 40% alors que les retraités et les plus de 65 ans continuent de voter à droite et le vote des cadres se répartissent équitablement entre le Parti socialiste et les Républicains. Chez les jeunes, le constat est une nouvelle fois difficile bien qu’une étude Harris Interactive annonce que 34% des 18-30ans se sont tournés vers le parti de Marine Le Pen lors du 1er tour des élections régionales, contre 22% pour le Parti socialiste et 19% pour Les Républicains. Un chiffre à relativiser cependant : « Il faut bien avoir conscience qu’hier, un tiers des jeunes français ne sont pas allés voter. On tire des plans sur la comète à partir d’un gros tiers ».  Si d’un point de vue démographique, l’étude est délicate, d’un point de vue géographique le vote est beaucoup plus territorialisé. Le Front national a fait de véritables cartons dans les communes rurales et périurbaines à l’inverse des grandes villes où les scores restent en retrait.

Il faut des mesures énergiques face à la crise pour freiner le FN (CGPME)

 

Il faut des mesures énergiques face à la crise pour freiner le FN (CGPME)

Le président de la CGPME, François Asselin, a appelé lundi le gouvernement à prendre « des mesures énergiques et courageuses » pour sortir la France de la crise, afin d’éviter que le Front national n’aille « de victoire en victoire », au lendemain du premier tour des régionales. « La meilleure des réponses à faire au Front national, c’est que ceux qui sont au pouvoir prennent des mesures énergiques et courageuses pour sortir notre pays de l’ornière », a déclaré à l’AFP le numéro un de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises. « Le Front national n’a pas besoin de faire campagne parce que, sans faire campagne, tous les éléments lui sont donnés pour ramasser le pactole des électeurs avec (…) le chômage de masse, une dette abyssale, avec en plus ce qui s’est passé récemment (les attentats du 13 novembre, ndlr) et tous les phénomènes migratoires », a-t-il estimé. « Les chefs d’entreprises ont raison quelque part de ne pas être satisfaits, comme beaucoup de Français, parce qu’on attend depuis longtemps des réformes qu’on appelle structurelles, beaucoup de courage politique », a-t-il dit.

 

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Régionales : les cadres et les retraités résistent au FN

Selon un sondage Harris Interactive/M 6 ce sont les cadres et les retraités qui résistent le mieux à la vague bleue du FN. Un résultat pas trop étonnant car les cadres sont intellectuellement mieux armés que d’autres pour juger de l’inconsistance et des contradictions du programme du FN. Autre champ de résistance celui des retraités qui sans doute avec l’expérience se méfient  de ceux  qui leur promettent la lune ;  certains ont encore en mémoire l’éphémère et pathétique mouvement politique poujadiste . Comme Marine Le Pen Poujade voulait redonner son indépendance économique à la France en substituant à l’essence importée du jus de topinambour (authentique-NDLR). Finalement une stratégie économique pas si éloignée des élucubrations du FN en matière économique. Chez les plus de 65 ans, le FN obtient, selon cette enquête, 24% des voix, la droite 43%, le PS 20%, le Front de gauche et les écologistes 6%. Parmi les 25-49 ans, le FN réalise 36%, la droite entre 19 et 23%, le PS entre 20 et 23%, le Front de gauche et EELV 10 à 11%. Parmi les plus jeunes (moins de 25 ans), le FN obtient 33%, la droite 20%, le PS 21%, le FG et EELV 12%, et chez les 50-64 ans, le FN 28%, la droite 23%, le PS 27%, le FG et EELV 12%. Les ouvriers et employés votent à 43% pour le FN, 21% pour le PS, 14% pour la droite, 10% pour le FG et EELV. A l’inverse, seulement 25% des cadres et professions intermédiaires choisissent le FN, 30% la droite, 24% le PS et 12% le FG et EELV. Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, 20% des électeurs de Nicolas Sarkozy, 12% de ceux de François Bayrou, 9% de ceux de François Hollande et 6% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ont voté cette fois pour le Front national.

Sondage : trois régions pour le FN

Sondage : trois régions pour le FN

 

Le Front national (FN) arrive seul en tête des intentions de vote dans la moitié des régions de France métropolitaine en vue du premier tour et dans trois régions en vue du second, selon une vague de sondages publiés jeudi, à trois jours du scrutin. La droite classique et la gauche remporteraient respectivement cinq et quatre régions, d’après cette enquête Ipsos-Sopra Steria pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et Le Monde.  Dans l’hypothèse de triangulaires au second tour, le 13 décembre, le FN fait la course en tête en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). La marge du parti d’extrême droite est maigre dans l’Est puisque la liste conduite par Florian Philippot ne compte que deux points d’avance sur celle de l’union de la droite (37% contre 35%), et neuf sur celle de la gauche. En revanche, Marine le Pen et Marion Maréchal-Le Pen partent avec une nette longueur d’avance : la présidente du FN est créditée de 40% dans le Nord, contre 30% pour ses deux concurrents, et sa nièce de 41% en Paca, contre 34 pour la droite et 25% pour la gauche.  Au premier tour dimanche, le FN arriverait en tête des intentions de vote dans ces trois mêmes régions, ainsi qu’en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, en Bourgogne-Franche-Comté et en Centre-Val-de-Loire. Il fait également jeu égal avec l’union de la droite en Normandie, avec 31%, d’après cette étude dans laquelle la Corse ne figure pas.

Sondage régionales : FN en tête mais de peu, des surprises possibles

Sondage régionales : FN en tête mais de peu, des surprises possibles

 

Le FN arriverait en tête aux élections régionales mais avec seulement deux points d’avance sur la droite classique. Autant dire que le score sera serré entre les deux formations compte tenu d’une part de la volatilité de l’électorat aussi de la forte abstention qui tournera autour des 50 %. À noter aussi que l’écart se situe dans la marge d’erreur statistique. Des surprises sont donc encore possibles. Ce qui paraît certain en tout cas c’est que le PPS est loin derrière les deux formations évoquées. Selon un sondage TNS Sofres-Onepoint pour RTL, Le Figaro et LCI, le Front national arrive en tête des intentions de vote au premier tour du scrutin avec 29%. Le parti dirigé par Marine Le Pen conserve son avance sur les listes Les Républicains-UDI-MoDem, qui récoltent 27%, et le Parti socialiste (22%). EELV obtiendrait un score de 7%, suivi des listes Debout la France (4%) et Front de gauche-PCF (4%).  Dans un précédent sondage publié le 29 octobre, le Front national obtenait 28 % des intentions de vote au 1 tour, toujours en tête. Il était suivi par Les Républicains (27%) et le Parti socialiste (21%). Ce nouveau sondage, effectué sur la période allant du 20 au 23 novembre, montre que 30% des 18-24 ans voteraient en faveur du Front national, un chiffre quasi stable par rapport au sondage antérieur. 25% des personnes sondés et se trouvant dans cette tranche d’âge accorderaient leur vote aux listes Les Républicains, contre 19% au mois d’octobre. Le Parti socialiste encaisse une baisse des intentions de votes sur la tranche des 18-24 ans (15% contre 19%).   63% de ceux qui ont voté pour François Hollande lors de la présidentielle de 2012, accordent leur voix au Parti socialiste pour le premier tour des élections régionales. Ils sont 11% à se tourner vers le Front national et 6% à vouloir voter pour les listes Les Républicains-UDI-MoDem.

 

Trois maires FN contre le guide sur la laïcité de l’AMF

Trois maires FN contre le  guide sur la laïcité de l’AMF

Les trois élus frontistes protestent « contre l’abandon de toutes nos traditions et la coupure avec nos racines culturelles » et annoncent leur départ de l’AMF qui, disent-ils, « sous prétexte de respecter la laïcité, bafoue la culture et les traditions de notre pays ». Les trois maires Front national du Var ont annoncé mercredi leur départ de l’Association des maires de France (AMF) pour protester contre la publication d’un guide sur la laïcité qui interdit notamment les crèches de Noël dans les mairies. Tout en jugeant que la présence de crèches de Noël n’est pas, de son point de vue « compatible avec la laïcité », l’AMF note dans son guide de bonne conduite sur la laïcité que la jurisprudence administrative sur le sujet reste « discordante » et rappelle avoir demandé une « clarification législative ». « Les élus du Front national défendent avec fermeté le principe de laïcité, mais ils n’ignorent pas l’histoire. Il est incontestable que le christianisme est une expression de la culture française », déclarent dans un communiqué le sénateur-maire de Fréjus David Rachline, le maire de Cogolin Marc Etienne Lansade et la maire du Luc-en-Provence Patricia Zirilli. Fruit d’une réflexion entamée dans le sillage des attentats de janvier dernier, le « Vade-mecum de l’AMF » sur la laïcité a été présenté le 18 novembre et couvre des sujets allant des menus confessionnels dans les cantines à la neutralité des élus, des agents publics et des bâtiments publics.

Victoire FN aux régionales : les Français indifférents

Victoire FN aux régionales : les Français indifférents

 

Dans l’éventualité d’une victoire du FN aux régionales les Français affichent une indifférence qui devrait interroger sur la nature de cette consultation démocratique. La réalité c’est que la plupart des  électeurs ne porte aucun intérêt à cette élection, une abstention qui attendra atteindra de leur de 50 % au moins. De toute manière pour environ la moitié les Français ne savent pas à quoi servent les régions et qui les dirige. Du coup les Français( en tout cas une majorité) ne seraient pas gênés par une victoire du FN aux régionales considérées surtout comme une consultation de protestation.-À quatre semaines des élections régionales, dont les scrutins se dérouleront les 6 et 13 décembre, la perspective de voir le Front national arriver à la tête d’une ou plusieurs régions n’effraie donc pas une majorité de Français. Selon un sondage TNS Sofres-OnePoint pour RTL et Le Figaro, 52% des personnes interrogées ne seraient pas gênées de voir le parti de Marine Le Pen s’emparer de la présidence d’un conseil régional. Plus d’un tiers (35%) trouveraient même cela normal et 17% sont indifférents.  Cette tendance s’observe particulièrement chez les sympathisants du parti Les Républicains (40%). Ils sont d’ailleurs plus d’un quart (28%) à avoir tranché le débat sur le front républicain en estimant que les choses changeraient « dans le bon sens » en cas de victoire du FN dans leur région. L’autre enseignement de cette enquête, c’est que la moitié des Français ne savent pas qui gouverne actuellement leur région. Hormis en Alsace, tous les présidents de conseils régionaux sortants sont issus de la gauche. Or, 51% des sondés qui ne résident pas en Alsace ne donnent pas la bonne réponse ou n’en ont même aucune idée. « À partir du moment où on ne sait pas, on peut se dire : après tout, pourquoi pas ? », analyse Emmanuel Rivière de TNS Sofres.
 

123456...10



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol