Archive pour le Tag 'Fitch'

Note de la France: Fitch confirme la note « AA », la perspective stable

Note de la France: Fitch confirme la note « AA », la perspective stable

 

Pas de changemenet pour Fitch Ratings qui souligne cependant l’insuffisance des mesures prises pour le rééquilibrage des comptes publics. L’agence a donc confirmé vendredi la note souveraine “AA” de la France et la perspective stable qui lui est associée, mais observe que les finances publiques, quoique leur situation s’améliore peu à peu, restent un point faible au regard de la note de crédit actuelle. Fitch Ratings a confirmé vendredi la note souveraine « AA » de la France et la perspective stable qui lui est associée, mais observe que les finances publiques, quoique leur situation s’améliore peu à peu, restent un point faible au regard de la note de crédit actuelle.  L’agence de notation constate toutefois que la note s’appuie sur une économie solide, saine et diversifiée, sur des institutions qui ont fait leur preuves et enfin sur une stabilité macro-financière qui a elle aussi été éprouvée. La France jouit également de conditions de financement très avantageuses au sein de la zone euro et a accès à des marchés de capitaux très liquides et très actifs, en tant que l’une des grandes puissances économiques de la zone euro. Mais la dette publique reste très élevée, de 97% du PIB fin 2017, alors que la médiane en catégorie “AA” est de 38%, observe Fitch, et sa réduction prendra du temps, en raison notamment du transfert de la dette de la SNCF, qui atteindrait 35 milliards d’euros (1,6% du PIB) d’ici 2022.L’agence pense que la tendance à la décrue du chômage se poursuivra, malgré un coup d’arrêt ponctuel observé au premier trimestre avec un taux de chômage de 8,9%, et que ce dernier tombera à 8% d’ici 2020. “Toutefois, ce taux de chômage reste encore plus élevé que les médianes de 5,2% et 5,5% pour (les catégories de notes) ‘AA’ et ‘AAA’ respectivement”, écrit Fitch. L’agence voit enfin la croissance ralentir progressivement à 1,8% en 2019 et à 1,6% en 2020 après 2,0% en 2018.

Venezuela : condamné par le FMI et sanctionnée par Fitch

Venezuela : condamné par le FMI et sanctionnée par Fitch

 

Non seulement le Venezuela au bord de la faillite mais il est  condamné par le FMI pour refus de fournir ses données économiques et financières ;  en plus,  il est sanctionné par l’agence de notation Fitch.  L’agence de notation Fitch a abaissé vendredi à « C » la note de solvabilité du Venezuela, après l’annonce par le gouvernement d’une réunion des créanciers du pays qui traverse une grave crise politique et économique. Fitch rappelle que le pays a précédemment manqué des échéances de paiement. Combiné à l’annonce du gouvernement vendredi, l’agence estime qu’ »un défaut de paiement est hautement probable ». Asphyxié par une crise économique, le Venezuela a annoncé jeudi une restructuration de sa dette extérieure, estimée à 155 milliards de dollars, afin d’éviter le défaut de paiement. Vendredi, il a annoncé une réunion avec ses créanciers le 13 novembre à Caracas. Le Venezuela, qui traverse une grave crise financière et politique, est par ailleurs « en violation » avec les règles du Fonds monétaire international (FMI), a déploré l’institution vendredi qui n’a plus accès depuis des mois aux données économiques du pays. Fournir les données relatives aux exportations et aux importations ainsi que celles concernant les indicateurs économiques clés sont « une obligation de tous les membres du Fonds », rappelle le FMI, qui somme par ailleurs le Venezuela de prendre les mesures nécessaires dans les six mois pour se mettre en conformité.

 

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Après le redressemenet financier (même si des problèmes restent à résoudre) et le succès des emprunts, Fitch relève la note de la Grèce. L’agence de notation Fitch a relevé vendredi la note de la Grèce de « CCC » à « B- » tout en indiquant s’attendre à des mesures d’allégement de la dette grecque par ses partenaires européens en 2018. La perspective attribuée à la note est positive. Parmi les grandes agences de notation, Moody’s avait également relevé la note d’Athènes fin juin alors que SP Global Ratings avait pour sa part relevé la perspective de la note à « favorable » en juillet. Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Fitch abaisse la note souveraine de la Belgique

Fitch abaisse la note souveraine de la Belgique

 

L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi avoir abaissé la note souveraine de la Belgique de « AA » à « AA- », avec une perspective stable. Fitch motive sa décision en soulignant dans un communiqué le niveau élevé de la dette de l’Etat et le dépassement persistant des objectifs budgétaires ces dernières années.

Fitch abaisse la note du Royaume-Uni

Fitch abaisse la note du Royaume-Uni

 

Comme Standard & Poor’s, l’agence financière Fitch a à son tour abaissé lundi la note du Royaume-Uni à la suite du vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne. La note de la dette britannique passe de AA+ à AA avec perspective négative, impliquant qu’elle pourrait être encore abaissée dans les prochains mois.   L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé lundi la dégradation de deux crans de la note souveraine à long terme de la Grande-Bretagne ramenée de AAA à AA avec une perspective négative. S&P a aussi abaissé la note à long terme de la Banque d’Angleterre pour la ramener également de AAA à AA. La dégradation reflète la position de l’agence selon laquelle le résultat en faveur de la sortie lors du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne affaiblira la prévisibilité, la stabilité, l’efficacité de la politique économique au Royaume-Uni, écrit S&P dans un communiqué. L’agence de notation justifie aussi sa décision par les risques d’une nette détérioration des conditions du financement externe au vu du niveau extrêmement élevé des besoins de la Grande-Bretagne. L’ampleur du déficit du compte courant britannique, qui atteignait 7% du produit intérieur brut (PIB) du pays à la fin 2015, rend l’économie et la devise particulièrement vulnérables aux sorties de capitaux. S&P précise que la perspective négative appliquée à la note s’explique par les risques entourant les perspectives économiques, budgétaires et en termes de performances extérieures de la Grande-Bretagne, notamment le rôle de la livre sterling comme monnaie de réserve internationale. S&P dit s’attendre à un ralentissement significatif de la croissance de l’économie britannique sur la période 2016-2019, avec une hausse du PIB abaissée en moyenne à 1,1% par an. L’agence de notation souligne enfin les risques que le vote en faveur du Brexit fait peser sur l’intégrité constitutionnelle et économique du Royaume-Uni, si un nouveau référendum devait avoir lieu sur l’indépendance de l’Ecosse. L’agence de notation Moody’s avait annoncé vendredi avoir abaissé la perspective pour la dette souveraine du Royaume-Uni, de « stable » à « négative », tout en maintenant sa note à « Aa1″, après la décision du pays de sortir de l’Union européenne.

 

(AFP)

Fitch maintient la note de la France en dépit d’un endettement record en 2017

Fitch maintient la note de la France en dépit  d’un endettement record en 2017

 

L’agence de notation Fitch ne se fait guère d’illusions sur la capacité de la France a réduire son déficit budgétaire et à maîtriser son endettement. Pour autant,  la note de la France est maintenue à son niveau actuel. En cause sans doute, le fait que nombre d’autres pays notamment européens auront bien des difficultés à respecter aussi leurs objectifs budgétaires. En cause aussi,  le fait que l’activité internationale voit sa croissance se ralentir en tout cas n’être pas aussi dynamique qu’attendue. La zone euro en particulier s’habitue-à une croissance molle durable tournant autour de 1,5 %. Si Fitch devait sanctionner la France en abaissant sa note au regard des résultats économiques et financiers il faudrait aussi diminuer celle de nombreux autres pays. Mais une telle sanction pourrait avoir des effets négatifs sur la croissance du fait de la contagion de la hausse des taux d’intérêt. Du coup Fitch ne souhaite pas désespérer inutilement les investisseurs. Fitch Ratings a donc confirmé vendredi la note souveraine AA de la France ainsi que la perspective stable qui lui est attachée en évoquant d’un côté « une économie riche et diversifiée » et un « historique de relative stabilité macro-financière » et, de l’autre, « un ratio endettement par rapport au PIB et un déficit budgétaire élevés ». L’agence de notation précise dans son communiqué que « le niveau élevé de la dette limite la capacité de la France à faire face à des chocs budgétaires », ajoutant que cela « représente la principale faiblesse attachée à la note souveraine » du pays. Après avoir obtenu de l’Union européenne deux ans de plus, jusqu’à fin 2017, pour ramener son déficit sous la limite autorisé des 3% du produit intérieur brut (PIB), le gouvernement français a présenté en avril une nouvelle trajectoire de ses finances publiques. Celle-ci prévoit un déficit public ramené à 3,8% du PIB cette année, puis 3,3% en 2016 et à 2,7% en 2017, avec une dette publique qui culminerait à 97,0% de la richesse nationale l’an prochain avant de baisser légèrement, à 96,9%, en 2017. Ces prévisions sont fondées sur un scénario de croissance de l’économie de 1,0% cette année puis 1,5% les deux années suivantes. Les organisations internationales et la Banque de France anticipent entre 1,1% et 1,2% cette année, 1,3% et 1,5% en 2016.  Fitch prévoit pour sa part un déficit budgétaire ramené à 3,4% du PIB l’année prochaine puis un ratio de 2,8% en 2017, l’endettement étant vu à un pic proche de 97% en 2017.  Fitch avait baissé la note de la France en décembre 2014 de AA+ à AA, avec une perspective stable, estimant que la faiblesse de la conjoncture mettait en péril les objectifs de réduction des déficits.

Grèce: note abaissée à « CCC » par Fitch

Grèce:  note abaissée  à « CCC » par Fitch

Cette note de CCC identifie pour les agences de notation une situation potentielle de défaut ( non remboursement des dettes). Elle prend en compte les incertitudes quant au nouveau soutien à la Grèce  de la communauté internationale et notamment de l’Europe. Si cette note devait être maintenue ( en cas d’échec lors des négociations avec l’Europe), la Grèce serait alors contraintes d’emprunter à des taux prohibitifs de 20 ou 25%. ( aujourd’hui elle emprunte autour de 11%)   Fitch Ratings a annoncé vendredi avoir abaissé de « B » à « CCC » la note %. souveraine de la Grèce, estimant que l’accès fermé aux marchés des capitaux, les liquidités tendues du pays et les incertitudes concernant la date de l’octroi de l’aide de ses créanciers mettaient sous pression les finances de l’Etat. L’agence de notation, à l’instar de Moody’s et de Standard & Poor’s avait relevé la note de la Grèce après des signes d’un retour sur les rails d’une économie après six années de récession. Mais, depuis, l’arrivée au pouvoir en janvier du parti anti-austérité Syriza a tendu les relations entre la Grèce et ses créanciers, à savoir l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). La Grèce a soumis dans la journée à ses créanciers réunis au sein du « Groupe de Bruxelles » une liste détaillée de réformes censées assurer un petit excédent budgétaire primaire cette année, dans l’espoir de débloquer une nouvelle aide financière, ont déclaré des responsables gouvernementaux grecs. Cette note de CCC correspond pour les agences de notation à une situation de défaut, D la dernière note représentant la faillite. Le rôle des agences de notation est de mesurer le risque de non remboursement des dettes que présente l’emprunteur. Chaque agence possède son système de notation. Schématiquement, les notes s’établissent de A à D avec des échelons intermédiaires. Les notes peuvent être ainsi accompagnées d’un « + » ou « - » ou encore d’un « 1 » ou « 2 ». De manière générale, plus la note est élevée, plus le risque est faible. Les notes AAA correspondent à une bonne solvabilité, les notes BBB définissent une solvabilité moyenne, les CCC indiquent un risque très important de non remboursement. Enfin, la note D traduit une situation de faillite de l’emprunteur. Si les agences de notation n’ont pas vocation à donner une appréciation sur le cours des titres financiers, leur « influence » indirecte est bien réelle. La révision d’une note à la baisse ou à la hausse peut modifier le comportement des investisseurs et leur capacité à prendre (ou non) des risques.

La France dégradée par Fitch

La France dégradée par Fitch

 

 

C’est surtout le manque de croissance en France  ( prévion de qui a été sanctionné par l’agence de notation  Fitch car ce manque de croissance (seulement 1% % en 2015 et 1.5% en 2016) ne  permettra pas d’atteindre les objectifs de rééquilibrage des comptes.  Fitch Ratings a donc baissé vendredi la note souveraine de la France d’un cran à « AA » contre « AA+ » auparavant en l’assortissant d’une perspective stable. Fitch ajoute que la faiblesse de l’économie française met en péril les perspectives à la fois de consolidation budgétaire et de stabilisation du ratio d’endettement public. L’agence de notation avait placé la note à long terme « AA+ » de la France en « rating watch negative » le 14 octobre. Dans une note diffusée vendredi matin, les économistes de Société générale estimaient que l’impact sur le marché d’une éventuelle dégradation « devrait être limité ». L’agence Moody’s a quant à elle maintenu le 19 septembre la perspective négative sur la note « Aa1″ qu’elle donne à la France, soit la deuxième meilleure note. Standard and Poor’s a pour sa part baissé la note de la France une première fois en janvier 2012 et une deuxième fois en novembre 2013, à « AA ». L’agence a révisé la perspective de stable à négative le 10 octobre.

 

L’agence de notation Fitch menace la France

L’agence de notation Fitch menace la France

 

 

Comme d’autres,  l’agence Fitch est très attentive à l’évolution du budget 2015 et considère que les équilibres prévus sont insuffisants et aléatoires. Du coup la note de la France pourrait être dégradée d’ici la fin de l’année. En attendant  Fitch Ratings a annoncé mardi soir avoir placé la note « AA+ » IDR (issuer default rating) de la France sous surveillance négative, estimant que les perspectives de l’économie française se sont détériorées, ce qui pèse sur les objectifs de consolidation budgétaire et de stabilisation du ratio de dette publique. L’agence de notation juge toutefois que le risque de financement de la France est faible, compte tenu d’une maturité moyenne de sa dette de sept ans, de la faiblesse des coûts d’emprunt et de la flexibilité financière dont elle dispose. Fitch a revu en baisse ses prévisions à court terme de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France à seulement 0,4% pour 2014 et 0,8% pour 2015 dans sa dernière étude contre, respectivement, 0,7% et 1,2% auparavant. Fitch s’attend à ce que le ratio de dette publique brute sur le PIB atteigne un pic deux années plus tard que prévu auparavant, à un niveau plus élevé de 99,7% en 2017, avec une retombée plus lente à 94,9% d’ici la fin de la décennie.

Russie : dégradation par l’agence de notation Fitch

Russie : dégradation par l’agence de notation Fitch

Ce n’est pas une sanction à l’égard de Poutine mais simplement la conséquence de sa politique.Une dégradation qui constitue quand même une punition pour la Russie.  Après Standard & Poor’s, c’est donc au tour de l’agence de notation internationale Fitch de dégrader à « négative » la perspective de la Russie. Ce jeudi, Standard & Poor’s avait également justifié son choix par les risques liés aux sanctions occidentales contre Moscou après le rattachement de la Crimée. Ce changement de perspective signifie que l’agence pourrait abaisser prochainement la note de la Russie, fixée pour l’instant à « BBB », ce qui correspond à un émetteur de qualité moyenne mais en mesure de faire face à ses obligations de manière adéquate. « Étant donné que les banques et les investisseurs américains et européens pourraient avoir des réticences à prêter à la Russie dans les circonstances actuelles, l’économie pourrait ralentir davantage et le secteur privé pourrait avoir besoin d’aide publique », a expliqué l’agence. « L’impact direct des sanctions annoncées est pour l’instant mineur, mais l’incorporation de la Crimée dans la Fédération russe va probablement amener l’Union européenne et les États-Unis à élargir les sanctions en réponse », a-t-elle encore indiqué. « Dans le pire des scénarios, les États-Unis pourraient interdire aux institutions financières étrangères de faire des affaires avec les banques et les entreprises russes », s’inquiète l’agence, qui a avancé la date de la révision de la perspective de la Russie, initialement prévue en juillet 2014. Fitch a aussi baissé son estimation de croissance de la Russie à moins de 1% pour 2014 et 2% en 2015, rappelant que la croissance du pays avait déjà ralenti à 1,3% en 2013.  L’Union européenne et les États-Unis ont annoncé vouloir durcir les sanctions envers la Russie, dont la chambre basse du parlement a ratifié jeudi le traité sur le rattachement de la Crimée à la Fédération russe.

 

Espagne : du mieux pour Fitch

Espagne : du mieux pour Fitch

Fitch a revu en hausse sa perspective sur l’Espagne, à « stable » contre « négative » jusqu’à présent, et a confirmé la note souveraine BBB de Madrid, évoquant des progrès dans la maîtrise de ses déficits, un retour à la croissance plus rapide que prévu et des efforts en matière de réformes structurelles. La note actuelle accordée par Fitch à l’Espagne classe cette dernière deux crans au-dessus de la catégorie spéculative (« junk »), alors que la note de Standard & Poor’s (BBB-), et celle de Moody’s (Baa3), ne sont qu’un cran au-dessus. S&P et Moody’s ont en outre des perspectives négatives sur la note de crédit du pays. « Les autorités ont réalisé d’importantes réformes du marché du travail, du système de retraites, du cadre budgétaire et du secteur financier », constate Fitch dans un communiqué. « Le rythme des réformes devrait ralentir en 2014-2015 avec le relâchement des pressions externes et l’approche des élections de 2015, mais les efforts réalisés jusqu’à présent devraient placer l’économie en meilleure position. » L’Espagne est sortie de la récession au troisième trimestre après neuf trimestres de contraction de son produit intérieur brut (PIB). Mais son rythme de croissance devrait rester faible, dans contexte marqué par un chômage massif et l’un des plus lourds déficits de la zone euro. Fitch évoque également dans son communiqué la récente amélioration des conditions de financement du pays, après les pics de rendements atteint au cours de l’été 2012, qui avaient failli obliger Madrid à demander un plan de sauvetage. Le rendement de la dette souveraine à 10 ans est retombé sous la barre de 4% pour la première fois en trois ans cette semaine, après avoir atteint plus de 7,6% en juillet 2012.

 

Fitch –France : la perte du AAA français sans impact

Fitch –France : la perte du AAA français sans impact

Le taux d’emprunt à 10 ans de la France s’est très légèrement tendu lundi dans les premiers échanges sur le marché obligataire, réagissant peu à la décision de l’agence de notation Fitch de priver le pays de son triple A. A 8h24, le taux Français grimpait à 2,209 %, contre 2,193 % vendredi soir à la clôture sur le marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise. La décision de Fitch ne constitue pas une grande surprise pour les investisseurs puisqu’elle intervient après des gestes similaires de Standard and Poor’s et Moody’s. Le taux français, qui était tombé à un plus bas historique sous 1,7% en mai dernier, reste à des niveaux très bas, permettant au pays de se financer à bon compte. Sur le marché, il est un peu plus élevé que celui de l’Allemagne, qui baissait lundi matin à 1,557% (contre 1,560%).

 

Notation :Fitch dégrade l’Italie

Notation :Fitch dégrade l’Italie

 

Draghi avait botté en touche juedi à propos de l’Italie avec quqlues propos insipides ; propos pas vraiment rassurants car  Fitch Ratings a annoncé vendredi l’abaissement de la note souveraine de l’Italie, la ramenant de A- à BBB+, évoquant des élections législatives qui n’ont pas abouti à une majorité claire et le risque que la récession qui frappe le pays soit plus longue que prévu. L’agence a assorti sa note d’une perspective négative. Elle pourrait encore abaisser cette note si la récession devait s’aggraver. « Les résultats peu concluants des législatives italiennes des 24 et 25 février font qu’il est improbable qu’un nouveau gouvernement stable puisse être constitué dans les prochaines semaines », souligne l’agence. « Le quatrième trimestre 2012 confirme que la récession en cours en Italie est l’une des plus profondes en Europe », ajoute-t-elle. Fitch anticipe une contraction du PIB de 1,8% cette année en Italie, après 2,4% en 2012. Les dernières élections législatives italiennes ont débouché sur une impasse politique, le centre-gauche ayant décroché une majorité à la Chambre des députés sans parvenir à l’emporter au Sénat. L’absence de consensus politique entre les forces politiques en présence empêche la constitution d’un gouvernement et menace la stabilité de la république transalpine. L’agence de notation s’attend à ce que l’endettement italien monte jusqu’à un niveau proche de 130% du produit intérieur brut du pays. Au milieu de l’année dernière, sa prévision tablait sur un maximum à 125%. L’annonce de Fitch a provoqué un repli de l’euro et une progression des rendements des obligations italiennes sur le marché secondaire.

PSA dégradé par Fitch

PSA  dégradé par Fitch

Fitch Ratings a annoncé lundi l’abaissement de la note de crédit de PSA Peugeot Citroën de BB- à B+ avec une perspective négative. Dans un communiqué, l’agence de notation explique sa décision par les inquiétudes qu’elle nourrit à l’égard des perspectives du résultat d’exploitation et de la trésorerie du constructeur automobile. Leur redressement pourrait ne pas être aussi rapide et suffisant comparé à ce qu’anticipait Fitch jusque là, explique le communiqué.  L’agence souligne que PSA reste fortement exposé aux difficultés que traverse le marché automobile européen.

 

Fitch : maintien du AAA de la France

Fitch : maintien du  AAA de la France

 

L’agence de notation Fitch a maintenu vendredi le triple A de la France, la meilleure note financière possible, toujours assortie d’une perspective négative, qui signifie qu’elle pourrait baisser sa note en 2013. La France a déjà perdu le triple A chez Moody’s, où elle est notée Aa1 avec perspective négative, et chez Standard and Poor’s, où elle est notée AA+, avec perspective négative.

Fitch : maintien du AAA de la France

Fitch : maintien du  AAA de la France

 

L’agence de notation Fitch a maintenu vendredi le triple A de la France, la meilleure note financière possible, toujours assortie d’une perspective négative, qui signifie qu’elle pourrait baisser sa note en 2013. La France a déjà perdu le triple A chez Moody’s, où elle est notée Aa1 avec perspective négative, et chez Standard and Poor’s, où elle est notée AA+, avec perspective négative.




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