Archive pour le Tag 'Fiscalité'

2000 ans de fiscalité en France

2000 ans de fiscalité en France

S’appuyant sur une somme d’informations et de données phénoménale, l’économiste Charles Serfaty offre une relecture stimulante de notre histoire à travers la fiscalité et autres structures économiques.- info Le Monde-


L’Histoire économique de la France de Charles Serfaty (Passés composés, 528 pages, 27 euros) est certes plus du côté du récit que du dernier état des savoirs de la science économique sur l’immense masse de sujets qu’impose un objectif aussi ambitieux : la chute de l’Empire romain, l’essor de l’Europe au Moyen Age avant sa « grande crise » du XIVe siècle, la naissance de la fiscalité et des Etats-nations, la soudaine croissance de l’Occident à partir du XVIIIe siècle, l’expansion coloniale et la première « mondialisation », les crises économiques et les guerres du XXe siècle, la seconde mondialisation, et même les crises contemporaines de la dette, du climat, de la désindustrialisation…

La somme d’informations, de données et d’analyses collectées dans ce livre est phénoménale, comme en témoignent les notes de fin de volume, surtout de la part d’un jeune (31 ans) économiste de la Banque de France, certes normalien, diplômé du Massachusetts Institute of Technology et disciple du regretté Daniel Cohen, ce qui explique peut-être sa désinhibition face aux prudences académiques. Ce que beaucoup lui reprocheront sans doute.

Pour mettre en scène cette gigantesque matière, l’auteur a en effet choisi de coller le plus possible à ce que chacun a retenu de son manuel d’histoire d’école primaire. C’est un vrai plaisir de lire une explication « économique » d’images d’Epinal comme le vase de Soissons, Saint Louis rendant la justice sous son chêne, Sully et la poule au pot, etc. Le choix d’un récit chronologique, rythmé par un découpage on ne peut plus traditionnel – Antiquité, Moyen Age, Renaissance, âge classique, révolutions, France contemporaine –, facilite la lecture. On peut ainsi se contenter de grignoter des morceaux d’un ouvrage qui peut rester longtemps sur la table de chevet, et ce, sans dommage : on ne risque pas de perdre le fil, puisqu’il n’y en a pas vraiment.

Certains auraient en effet pu craindre – ou espérer, selon les points de vue – que l’auteur ait choisi d’adhérer à la vague du retour au « récit national » pour raconter la merveilleuse histoire de la construction de la France éternelle, depuis « nos ancêtres les Gaulois » jusqu’à la lutte contemporaine de l’Hexagone contre les vents de la mondialisation. Il y a bien quelques raccourcis, comme « la particularité historique de la France est que l’Etat y a bâti la société puis, progressivement, la nation », mais l’auteur évite plutôt les généralisations hâtives.

Impôt : Hollande regrette de n’avoir pas suffisamment augmenté la fiscalité locale

Impôt : Hollande regrette de n’avoir pas suffisamment augmenté la fiscalité locale

En tant qu’ancien président de la république, Hollande ne regrette nullement la hausse de fiscalité. Pas davantage que ses prédécesseurs ou ses successeurs d’ailleurs. Pire, il regrette de n’avoir pas augmenté suffisamment la fiscalité locale. Il est vrai que Hollande a rajouté des couches aux couches administratives avec la nouvelle organisation territoriale qui permet de cumuler les étagères inutiles. D’abord celle des communes. Ensuite celle des communes regroupées. Ensuite celle des communautés de communes puis celle des départements et enfin des régions. Autant de structures qui n’agissent que dans des champs très limités mais perçoivent toutes le fruit de fiscalité.

Et l’ancien président de se féliciter régions « qui ont pris confiance en elles-mêmes et ont été capables de monter des projets et de faire entendre leur voix ». « C’est le conseil régional qui est devenue la collectivité territoriale qui met en œuvre les politiques publiques avec une taille et des moyens assurant leur développement », a-t-il ajouté amis

« Nous n’avons jamais été jusqu’au bout du transfert des moyens, des ressources et des compétences », a aussitôt concédé, et de manière surprenante, François Hollande. « J’ai sans doute commis les mêmes péchés que mes prédécesseurs et mon successeur avec toujours l’idée que l’Etat doit être le premier et que les régions doivent suivre », a-t-il poursuivi.

Et de regretter le manque de fiscalité en France en constatant « un Etat central aussi puissant et aussi pauvre en moyens et en ressources, qui crée une insatisfaction qui pèse sur la démocratie. Autant la centralisation constitue un « système efficace » pour les questions régaliennes (police, justice, défense, Ndlr) ; pour autant, « ce qui devient insupportable, c’est d’être entravé dans sa liberté par une tutelle technique, permanente ». « Il faut plus de liberté dans l’application des règles », a exhorté l’ex-locataire de l’Elysée.

Et de réduire la politique à la question de la fiscalité ou la philosophie classique d’un technocrate sorti de l’ENA:

« Le problème, c’est de ne plus disposer de ressources propres. Il n’y a pas d’organisation démocratique sans l’autorité d’émettre une dépense et, en contrepartie, de voter une recette. Quand une partie des citoyens ne paient plus d’impôts, il s’opère une distinction entre ces mêmes citoyens et une distance entre les citoyens et les responsables politiques », a enchaîné l’ex-président.

Un « regret » face à une situation « archaïque »et « injuste »
Il s’agit même de « l’un de [ses] regrets » : « nous avons laissé notre fiscalité locale dans un état archaïque et injuste. Il a été commode ensuite d’en supprimer un certain nombre d’éléments (taxe d’habitation, CVAE… Ndlr), mais il y a sûrement une refonte générale à mener qu’aucun gouvernement n’a menée car il y a des transferts de prélèvements qui sont extrêmement préjudiciables pour ceux qui en décident ».

Et d’asséner encore : « Qu’il n’y ait pas eu d’impôt sur le revenu additionnel et qu’il n’y ait jamais eu d’impôt économique pour les collectivités locale, quand vous ne disposez plus de la possibilité de lever l’impôt sur tous les citoyens et quand vous n’avez même plus intérêt à accueillir des habitants ou des installations économiques sur votre territoire, ça pose quand même un problème. La grande réforme à faire, c’est celle de la fiscalité locale ».

À quand une fiscalité sur la transition énergétique

À quand une fiscalité sur la transition énergétique

Il ne faut pas rêver; pour l’instant, tout le monde chante l(hymne à la transition énergétique en espérant notamment la fin des énergies fossiles. Reste que cette transition va priver l’Etat de nombre de recettes fiscales notamment sur le carburant et qu’il faudra bien s’attendre à un moment ou un autre à une fiscalité spécifique sur l’électricité.

la Direction générale du Trésor estime que la transition énergétique fera perdre 13 milliards d’euros aux recettes de l’Etat d’ici à 2030, car la sortie des énergies fossiles implique une baisse des taxes sur les carburants.Et 30 milliards d’ici 2050§

La sortie des énergies fossiles implique une baisse des taxes sur les carburants : à fiscalité inchangée, elles pourraient s’éroder « de 13 milliards d’euros à horizon 2030 et 30 milliards d’euros à horizon 2050 », estime le Trésor dans ce rapport intermédiaire de l’étude sur « les enjeux économiques de la transition vers la neutralité carbone » qu’il publiera en 2024.

Ces chiffres s’inscrivent dans le scénario d’un réchauffement mondial limité à 1,5°, pour lequel la France et l’Union européenne ont pris des engagements de réduction de leurs émissions nettes de gaz à effet de serre de 55 % en 2030 par rapport à 1990, et de neutralité carbone en 2050.

Le rapport observe que les pays scandinaves, dont l’électrification du parc automobile a commencé plus tôt, font déjà face à ce phénomène d’érosion des recettes, et que « plusieurs pays européens réagissent en mobilisant davantage d’autres sources de recettes au sein du secteur routier » comme les péages urbains ou la réduction des subventions aux véhicules électriques à mesure que leur prix d’achat baisse.
s électriques et aux efforts de sobriété.

Fiscalité–Barèmes impôt : relevés de 4,8 %

Fiscalité–Barèmes impôt : relevés de 4,8 %

Pour tenir compte de l’inflation, les différents seuils seront tous augmentés de 4,8 %. Les Français ne paieront ainsi aucun impôt sur les 11.294 premiers euros perçus en 2023 (contre 10.777 jusqu’à présent), puis 11 %, 30 %, 41 % sur les tranches de revenus suivantes et jusqu’à 45 % pour les revenus supérieurs à 177.107 euros (contre 168.995 cette année).

L’exécutif n’a pas manqué de présenter cette révision du barème comme une mesure de soutien aux ménages frappés par l’inflation. « En l’absence d’une telle indexation, le rendement de l’IR sur les revenus 2023 serait majoré d’environ 6,1 milliards d’euros », souligne Bercy.

En rehaussant de 4,8% le seuil d’entrée dans l’impôt, jusqu’ici fixé à 10.777 euros de revenus annuels, le gouvernement évite « de voir 320.000 salariés basculer dans l’impôt sur le revenu », selon Bruno Le Maire. « Ça représente quasiment 6 milliards d’euros de manque à gagner pour le budget de l’État donc c’est un effort très important mais un effort qui va au travail, à tous ceux qui se lèvent le matin, travaillent et nous permettent d’avoir ces résultats économiques », a martelé le ministre, qui doit présenter fin septembre le projet de budget pour 2024.

Le gouvernement avait déjà relevé le barème de 5,4% pour la déclaration d’impôts 2023 sur les revenus de 2022. Selon les tranches actuellement en vigueur, les revenus des Français peuvent être taxés à 0% (s’ils sont inférieurs à 10.777 euros annuels), 11% (entre 10.778 et 24.478 euros de revenus annuels), 30% (entre 27.479 et 78.570 euros), 41% (entre 78.571 et 168.994 euros) ou 45% (au-dessus de 168.994 euros).

Fiscalité : la France toujours championne du monde

Fiscalité : la France toujours championne du monde

Les impôts en France–prélèvement obligatoire–représente à peu près la moitié du PIB ( richesse créée) soit 48 % du PIB. Mais paradoxalement alors que la fiscalité est particulièrement élevée notamment sur la production la France détient aussi presque le record de déficit budgétaire et d’endettement. Logiquement avec une bonne affectation des moyens et un tel taux de prélèvements obligatoires un tel trou dans le budget est un tel endettement ne devrait pas être permis sauf incompétence et irresponsabilité totale.

Ces trous financiers seront payés par les générations à venir et l’ardoise devient lourde. En effet avec un endettement supérieur à 3000 milliards soit 113 % du PIB, la France doit subir une charge financière annuelle de 57 milliards. Une charge qui s’alourdit avec le haut niveau des taux d’intérêt en raison des emprunts

Selon Eurostat, l’Hexagone , les prélèvements français représentent quasiment la moitié de son produit intérieur brut (PIB), 48 % exactement. La Belgique arrive en deuxième position, avec un taux de 45,6 %. L’Allemagne est à 42,1 %, tout près de la moyenne de la zone euro, située à 41,9 %.

Sondage Prix Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Sondage Prix Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Selon une enquête « L’Opinion en direct » menée par l’institut Elabe pour BFMTV, 63% des Français estiment nécessaire le retour de la ristourne sur l’essence pour le pouvoir d’achat, même si cela a des conséquences importantes sur les dépenses publiques Rappelons que la fiscalité tourne autour de 60 % du prix et représente environ 40 milliards au moins de recettes pour l’État.

Cette mesure est largement soutenue par les Français qui utilisent quotidiennement la voiture (69%), par les employés et les ouvriers (71%), par les 18-24 ans (72%) et les 25-34 ans (70%), ainsi que par les habitants des communes rurales (70%) et des villes de moins de 20.000 habitants (71%).

Par ailleurs, le retour de la ristourne est aussi soutenu par l’ensemble des principaux électorats, y compris par une majorité d’électeurs d’Emmanuel Macron (53%).

Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a récemment demandé au gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle ristourne de 15 à 20 centimes sur le prix du litre d’essence pour tous les automobilistes, contrairement à l’indemnité carburant de 100 euros disponible entre janvier et mars pour les foyers modestes (mesure à nouveau annoncée par Macron dimanche 25 septembre). Bruno Le Maire a néanmoins écarté la proposition de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, estimant qu’elle ne serait « pas responsable » compte tenu du coût qu’elle représenterait pour les finances publiques. Notons cependant que l’État bénéficie largement via la fiscalité proportionnelle de la hausse des prix du carburant. En clair, plus le prix du carburant augmente et plus les recettes fiscales progressent.( Taux de fiscalité autour de 60 %)

Prix Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Prix Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Selon une enquête « L’Opinion en direct » menée par l’institut Elabe pour BFMTV, 63% des Français estiment nécessaire le retour de la ristourne sur l’essence pour le pouvoir d’achat, même si cela a des conséquences importantes sur les dépenses publiques.

Cette mesure est largement soutenue par les Français qui utilisent quotidiennement la voiture (69%), par les employés et les ouvriers (71%), par les 18-24 ans (72%) et les 25-34 ans (70%), ainsi que par les habitants des communes rurales (70%) et des villes de moins de 20.000 habitants (71%).

Par ailleurs, le retour de la ristourne est aussi soutenu par l’ensemble des principaux électorats, y compris par une majorité d’électeurs d’Emmanuel Macron (53%).

Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a récemment demandé au gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle ristourne de 15 à 20 centimes sur le prix du litre d’essence pour tous les automobilistes, contrairement à l’indemnité carburant de 100 euros disponible entre janvier et mars pour les foyers modestes (mesure à nouveau annoncée par Macron dimanche 25 septembre). Bruno Le Maire a néanmoins écarté la proposition de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, estimant qu’elle ne serait « pas responsable » compte tenu du coût qu’elle représenterait pour les finances publiques. Notons cependant que l’État bénéficie largement via la fiscalité proportionnelle de la hausse des prix du carburant. En clair, plus le prix du carburant augmente et plus les recettes fiscales progressent.( Taux de fiscalité autour de 60 %)

Prix Carburant: pour le retour de la fiscalité flottante ( évolutive)

Prix Carburant: pour le retour de la fiscalité flottante

C’est dans l’hypocrisie la plus totale que le ministre de l’économie estime qu’une modification de la fiscalité s’oppose totalement à toute modification des taxes sur le carburant. Une réduction par exemple de 0,20 € sur le litre d’essence coûterait 2 milliards à l’État.

En vérité une réduction de taxe ne coûte pas à l’État car tout dépend du prix du carburant dans les taxes sont proportionnelles . Autant dire que plus le carburant est cher et plus l’État empoche.

Il serait donc plus juste fiscalement et budgétairement de faire évoluer la fiscalité en fonction du prix grâce à un mécanisme de taxe flottante (qui a existé dans le passé) : l’État toucherait la même chose et les consommateurs ne seraient pas affectés d’un poids fiscal supplémentaire.
C’est précisément ce que réclame le député , le député macroniste Richard Ramos ( ancien gilet jaune) qui veut réformer la taxe sur le carburant.
Une thèse également défendue il y a quelques jours par le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui estime que le gouvernement se constitue «un pactole (…) sur le dos des Français». Et que conteste vigoureusement le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Vente à perte du carburant : du marketing gouvernemental pour masquer la croissance de la fiscalité

Vente à perte du carburant : du marketing pour masquer la croissance de la fiscalité

Le concept de vente à perte relève davantage du marketing politique que des réalités économiques.
D’abord, il est très difficile de mesurer si un produit est vendu ou non à perte, tout dépend de son coût d’une part et de la péréquation qu’effectue le commerçant entre les produits. Ainsi depuis toujours la vente du carburant constitue une sorte d’appel au consommateur qui achète aussi d’autres produits plus lucratifs dans le même magasin.

Globalement , il est vrai que le bénéfice au litre des distributeurs est relativement faible mais iles distributeurs se rattrapent sur d’autres achats ( sauf pour les indépendants). Dans ce cas le concept de vente à perte est un argument publicitaire.

Concrètement, cette idée de vente à perte n’aura que peu d’effets sur le prix du litre de carburant. Quelques centimes seulement. Contrairement à ce qu’a avancé le porte-parole très bavard du gouvernement Olivier Véran qui a parlé d’une réduction de 0,50 €. Un chiffre totalement aberrant en l’état du prix du baril de pétrole qui remonte vers les 100 $. Mais Olivier Véran est coutumier du bavardage approximatif.

La hausse du prix du carburant est une extraordinaire opportunité pour le gouvernement d’augmenter encore les recettes fiscales du carburant (autour de 60 % du prix). Il n’est donc pas question pour le gouvernement et le ministre de l’économie en particulier d’y renoncer.

Vente à perte du carburant : du pipeau pour masquer la croissance de la fiscalité

Vente à perte du carburant : du pipeau pour masquer la croissance de la fiscalité

Le concept de vente à perte relève davantage du marketing politique que des réalités économiques.
D’abord, il est très difficile de mesurer si un produit est vendu ou non à perte, tout dépend de son coût d’une part et de la péréquation qu’effectue le commerçant entre les produits. Ainsi depuis toujours la vente du carburant constitue une sorte d’appel au consommateur qui achète aussi d’autres produits plus lucratifs dans le même magasin.

Globalement , il est vrai que le bénéfice au litre des distributeurs est relativement faible mais iles distributeurs se rattrapent sur d’autres achats ( sauf pour les indépendants). Dans ce cas le concept de vente à perte est un argument publicitaire.

Concrètement, cette idée de vente à perte n’aura que peu d’effets sur le prix du litre de carburant. Quelques centimes seulement. Contrairement à ce qu’a avancé le porte-parole très bavard du gouvernement Olivier Véran qui a parlé d’une réduction de 0,50 €. Un chiffre totalement aberrant en l’état du prix du baril de pétrole qui remonte vers les 100 $. Mais Olivier Véran est coutumier du bavardage approximatif.

La hausse du prix du carburant est une extraordinaire opportunité pour le gouvernement d’augmenter encore les recettes fiscales du carburant (autour de 60 % du prix). Il n’est donc pas question pour le gouvernement et le ministre de l’économie en particulier d’y renoncer.

Carburant et Vente à perte : du pipeau pour masquer la croissance de la fiscalité

carburant et Vente à perte : du pipeau pour masquer la croissance de la fiscalité

Le concept de vente à perte relève davantage du marketing politique que des réalités économiques.
D’abord, il est très difficile de mesurer si un produit est vendu ou non à perte, tout dépend de son coût d’une part et de la péréquation qu’effectue le commerçant entre les produits.
Ainsi depuis toujours la vente du carburant constitue une sorte d’appel au consommateur qui achète aussi d’autres produits plus lucratifs dans le même magasin.

Globalement il est vrai que le bénéfice au litre des distributeurs et relativement faible mais ils se rattrapent sur d’autres achats ( sauf pour les indépendants). Dans ce cas le concept de vente à perte est un argument publicitaire.

Concrètement, cette idée de vente à perte n’aura que peu d’effets sur le prix du litre de carburant. Quelques centimes seulement. Contrairement à ce qu’a avancé le porte-parole très bavard du gouvernement Olivier Véran qui a parlé d’une réduction de 0,50 €. Un chiffre totalement aberrant en l’état du prix du baril de pétrole qui remonte vers les 100 $. Mais Olivier Véran est coutumier du bavardage approximatif.

La hausse du prix du carburant est une extraordinaire opportunité pour le gouvernement d’augmenter encore les recettes fiscales du carburant (autour de 60 % du prix). Il n’est donc pas question pour le gouvernement et le ministre de l’économie en particulier d’y renoncer.

Carburant: pour le retour de la fiscalité flottante

Carburant:pour le retour de la fiscalité flottante

C’est dans l’hypocrisie la plus totale que le ministre de l’économie estime qu’une modification de la fiscalité s’oppose totalement à toute modification des taxes sur le carburant. Une réduction par exemple de 0,20 € sur le litre d’essence coûterait 2 milliards à l’État.

En vérité une réduction de taxe ne coûte pas à l’État car tout dépend du prix du carburant dans les taxes sont proportionnel. Autant dire que plus le carburant est cher et plus l’État empoche.

Il serait donc plus juste fiscalement et budgétairement de faire évoluer la fiscalité en fonction du prix grâce à un mécanisme de taxe flottante (qui a existé dans le passé) : l’État toucherait la même chose et les consommateurs ne seraient pas affectés d’un poids fiscal supplémentaire.
C’est précisément ce que réclame le député , le député macroniste Richard Ramos ( ancien gilet jaune) qui veut réformer la taxe sur le carburant.
Une thèse également défendue il y a quelques jours par le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui estime que le gouvernement se constitue «un pactole (…) sur le dos des Français». Et que conteste vigoureusement le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Sondage Hausse Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Sondage Hausse Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Selon une enquête « L’Opinion en direct » menée par l’institut Elabe pour BFMTV, 63% des Français estiment nécessaire le retour de la ristourne sur l’essence pour le pouvoir d’achat, même si cela a des conséquences importantes sur les dépenses publiques.

Cette mesure est largement soutenue par les Français qui utilisent quotidiennement la voiture (69%), par les employés et les ouvriers (71%), par les 18-24 ans (72%) et les 25-34 ans (70%), ainsi que par les habitants des communes rurales (70%) et des villes de moins de 20.000 habitants (71%).

Par ailleurs, le retour de la ristourne est aussi soutenu par l’ensemble des principaux électorats, y compris par une majorité d’électeurs d’Emmanuel Macron (53%).

Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a récemment demandé au gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle ristourne de 15 à 20 centimes sur le prix du litre d’essence pour tous les automobilistes, contrairement à l’indemnité carburant de 100 euros disponible entre janvier et mars pour les foyers modestes. Bruno Le Maire a néanmoins écarté la proposition de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, estimant qu’elle ne serait « pas responsable » compte tenu du coût qu’elle représenterait pour les finances publiques. Notons cependant que l’État bénéficie largement via la fiscalité proportionnelle de la hausse des prix du carburant. En clair, plus le prix du carburant augmente et plus les recettes fiscales progressent.( Taux de fiscalité autour de 60 %)

Hausse Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Hausse Carburant : les Français veulent une diminution de la fiscalité

Selon une enquête « L’Opinion en direct » menée par l’institut Elabe pour BFMTV, 63% des Français estiment nécessaire le retour de la ristourne sur l’essence pour le pouvoir d’achat, même si cela a des conséquences importantes sur les dépenses publiques.

Cette mesure est largement soutenue par les Français qui utilisent quotidiennement la voiture (69%), par les employés et les ouvriers (71%), par les 18-24 ans (72%) et les 25-34 ans (70%), ainsi que par les habitants des communes rurales (70%) et des villes de moins de 20.000 habitants (71%).

Par ailleurs, le retour de la ristourne est aussi soutenu par l’ensemble des principaux électorats, y compris par une majorité d’électeurs d’Emmanuel Macron (53%).

Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a récemment demandé au gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle ristourne de 15 à 20 centimes sur le prix du litre d’essence pour tous les automobilistes, contrairement à l’indemnité carburant de 100 euros disponible entre janvier et mars pour les foyers modestes. Bruno Le Maire a néanmoins écarté la proposition de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, estimant qu’elle ne serait « pas responsable » compte tenu du coût qu’elle représenterait pour les finances publiques. Notons cependant que l’État bénéficie largement via la fiscalité proportionnelle de la hausse des prix du carburant. En clair, plus le prix du carburant augmente et plus les recettes fiscales progressent.( Taux de fiscalité autour de 60 %)

Sondage Carburant : les Français réclament une diminution de la fiscalité

Sondage Carburant : les Français réclament une diminution de la fiscalité

Selon une enquête « L’Opinion en direct » menée par l’institut Elabe pour BFMTV, 63% des Français estiment nécessaire le retour de la ristourne sur l’essence pour le pouvoir d’achat, même si cela a des conséquences importantes sur les dépenses publiques.

Cette mesure est largement soutenue par les Français qui utilisent quotidiennement la voiture (69%), par les employés et les ouvriers (71%), par les 18-24 ans (72%) et les 25-34 ans (70%), ainsi que par les habitants des communes rurales (70%) et des villes de moins de 20.000 habitants (71%).

Par ailleurs, le retour de la ristourne est aussi soutenu par l’ensemble des principaux électorats, y compris par une majorité d’électeurs d’Emmanuel Macron (53%).

Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a récemment demandé au gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle ristourne de 15 à 20 centimes sur le prix du litre d’essence pour tous les automobilistes, contrairement à l’indemnité carburant de 100 euros disponible entre janvier et mars pour les foyers modestes. Bruno Le Maire a néanmoins écarté la proposition de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, estimant qu’elle ne serait « pas responsable » compte tenu du coût qu’elle représenterait pour les finances publiques. Notons cependant que l’État bénéficie largement via la fiscalité proportionnelle de la hausse des prix du carburant. En clair, plus le prix du carburant augmente et plus les recettes fiscales progressent.( Taux de fiscalité autour de 60 %)

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