Archive pour le Tag 'financiers'

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Une prochaine crise sur les marchés financiers ?

Une  prochaine crise sur les marchés financiers ?

Le fonds monétaire international semble attentif aux turbulences qui ont affecté les marchés financiers sur la plupart des places en particulier le marché des actions. Certes parmi les facteurs explicatifs, la remontée des taux d’intérêt explique l’arbitrage entre actions et obligations. Plus fondamentalement le fonds monétaire international est sans doute inquiet de l’influence des masses de liquidités  déversées  par les banques centrales. Des liquidités normalement destinées à soutenir l’investissement et la croissance mais dont une grande partie est utilisée pour la spéculation. La crainte de l’éclatement d’une ou de plusieurs bulles est prise en compte par le fonds monétaire international qui recommande de resserrer la  régulation y compris des marchés parallèles comme le Shadow Banking ou les crypto monnaies “Je suis raisonnablement optimiste à cause du tableau général que nous avons en ce moment. Mais on ne doit pas croiser les bras et ne rien faire”, a-t-elle déclaré. “Je donne non un signal d‘alerte mais un signal d‘encouragement fort et d‘avertissement.” L‘indice S&P-500, référence des gérants américains, a chuté de 5,2% sur la semaine écoulée à la Bourse de New York, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis janvier 2016, dans la crainte d‘un regain d‘inflation qui pousserait la Réserve fédérale à durcir plus fortement que prévu sa politique monétaire. Christine Lagarde a réaffirmé la prévision du FMI d‘une croissance mondiale de 3,9% en 2018 et 2019, en y voyant une bonne toile de fond pour les réformes qu‘elle juge nécessaires. Elle n‘en a pas précisé le détail mais a estimé quel les autorités devaient passer de la régulation d‘entités à la régulation d‘activités. “Il nous faut anticiper d‘où viendra la prochaine crise. S‘agira-t-il de la finance parallèle (Shadow Banking) ? Des cryptomonnaies ?”, s‘est-elle interrogée.

Le transfert de titres financiers via blockchain autorisé en France

Le transfert de titres financiers via blockchain autorisé en France

 

Au moment où se multiplient les avertissements concernant la spéculation sur le bitcoin (l’une des applications du Blockchain). Le ministre des finances autorise le recours à cette nouvelle technologie de transactions financières. Le paradoxe n’est cependant qu’apparent car ce ne sont pas les nouvelles techniques de transactions financières qui sont en cause mais la valorisation spéculative du bitcoin.  Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.  Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a présenté vendredi en Conseil des ministres une ordonnance visant à permettre l’usage de la technologie « blockchain » pour simplifier et sécuriser le transfert de la propriété de titres financiers non cotés. L’ordonnance, qui devrait entrer en application au plus tard au mois de juillet, s’appliquera à l’ensemble des titres financiers pour lesquels le droit européen n’impose pas de passer par un organisme tiers et concerne un marché potentiel de plus de 3.000 milliards d’euros. Cela concerne en particulier les parts de fonds, les titres de créances négociables et les actions et obligations non cotées. Pour le gouvernement, il s’agit également d’insister sur « l’innovation dans les services financiers » de la place parisienne, qui serait la première en Europe à autoriser l’usage de la blockchain, afin d’améliorer son « attractivité », selon le ministre. « Après le développement d’un cadre sur le financement participatif puis la finance verte, il s’agit du troisième pilier pour souligner le caractère innovateur de la France en terme de services financiers », a ajouté le ministère.

Société générale : doute sur les résultats financiers

Société générale : doute sur les résultats financiers  

La Société Générale est engluée dans un certain nombre de litiges internationaux qui risquent de lui coûter cher. Du coup, compte tenu de ces incertitudes de fortes interrogations portent  sur la capacité de la banque à absorber le coût de ces contentieux et à dégager des marges. De fait, la société générale est la banque qui dégage la plus faible rentabilité en Europe.  Lanterne rouge des principales valeurs bancaires de la zone euro depuis le début de l‘année, la Société générale doit convaincre les investisseurs mardi, lors de la présentation de son nouveau plan stratégique, de sa capacité à améliorer sa rentabilité et à faire face aux risques d‘amendes aux Etats-Unis. Les incertitudes entourant l‘issue de ces contentieux et leurs coûts financiers pèsent sur le cours de la banque française et incitent les investisseurs à rester à l’écart de la valeur. Depuis le début de l‘année, le titre a perdu plus de 6% de sa valeur alors que l‘indice bancaire européen a gagné près de 7% depuis janvier. Ses concurrents français, BNP Paribas et Crédit agricole SA, ont quant à eux progressé de respectivement 5% et 20% cette année. Ailleurs en Europe, l‘allemand Deutsche Bank a gagné près de 5% tandis que l‘italien UniCredit et l‘espagnol Santander affichent des gains de respectivement 25% et près de 15%. “Il y a beaucoup d‘attente autour de cette journée investisseurs”, souligne Xavier de Buhren, gérant chez Mirabaud AM, à propos de la Société générale. “C‘est la plus mauvaise performance des valeurs bancaires de la zone euro.” La banque de La Défense mène actuellement des discussions avec les autorités américaines en vue du règlement de deux litiges. Le premier a trait au volet pénal aux Etats-Unis d‘un différend commercial avec la Libyan Investment Authority (LIA), qui a fait l‘objet en mai d‘un règlement amiable se traduisant par le versement par la banque de 963 millions d‘euros au fonds souverain. Le deuxième contentieux porte sur l‘affaire du Libor où plusieurs banques, dont la Société générale, sont soupçonnées de manipulation des taux interbancaires.  Troisième contentieux, dont l‘issue paraît plus lointaine, concerne des soupçons de violation d‘embargo. “Il y a un vrai problème lié aux litiges. Ces dossiers traînent depuis longtemps. Combien cela va-t-il coûter au final ?”, s‘interroge un analyste financier qui n‘a pas souhaité être nommé. “Les investisseurs restent du coup prudents.”

 

JO 2024 : bonne nouvelle mais attention aux dérapages financiers

JO 2024 : bonne nouvelle mais attention aux dérapages financiers

 

C’est évidemment une bonne nouvelle sportive, sociale et même sociétale, c’est  en tout cas ce que pensent les Français. . Selon un sondage Ifop JDD publié dimanche, 83% des personnes interrogées estiment que cette attribution attendue est une “bonne nouvelle». reste  cependant à maîtrise les coûts. Pour répondre à cet objectif la France a proposé des jeux low-cost d’un cout de moins de 7 milliards. Un coût peut-être théorique si l’on se fie aux différents jeux olympiques dont le coût a dépassé plusieurs dizaines de milliards dans certains cas et aussi donné lieu à de graves phénomènes de corruption. difficile aussi de mesurer les retombées économiques et sociales. Si les jeux par exemple de Barcelone se sont révélés particulièrement bénéfiques sur tous les plans,  il en a été différemment dans d’autres villes notamment à Rio. Pour la France,  le coût a été évalué à 6,8 milliards d‘euros (3,8 milliards pour l‘organisation, trois milliards pour les investissements et les infrastructures) et près de 40 sites ont été sélectionnés. Les organisateurs font valoir que la capitale française pourra s‘appuyer sur des infrastructures déjà en service, dont celles rénovées à l‘occasion de l‘Euro de football, organisé en France en juin et juillet 2016. Ce compromis avait été présenté comme “triplement gagnant” par l‘instance internationale, soulagée de tenir avec Paris et Los Angeles deux candidatures “de qualité” alors que l‘organisation des Jeux attire moins les convoitises de villes échaudées par les dépassements de budgets de ces dernières olympiades. Ces dernières décennies, les Jeux ont systématiquement donné lieu à des dérapages financiers, parfois dans des proportions spectaculaires, comme à Pékin où le budget final a dépassé les 30 milliards d‘euros. La France a assuré que les JO de 2024 seraient “transparents”.  “Nous avons la responsabilité d’être aussi transparents que possible car nous savons qu’il y a des critiques dans la population”, a 

Les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités locales : plus de 100 milliards

Les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités locales : plus de 100 milliards

 

Les transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales représentent 100,07 Md€ en 2016, un montant en baisse de 1,5 %.sur 200 milliards de penses de fonctionnement. (Par ailleurs les investissements se montent aux à une cinquantaine de milliards).  Ils se composent de trois ensembles : les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales (51,96 Md€) (1), les contreparties de divers dégrèvements d’impôts locaux et les subventions spécifiques versées par les ministères (13,48 Md€), ainsi que la fiscalité transférée et les ressources pour le financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage (34,63 Md€). L’enveloppe des concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales, au sens de l’article 14 de la loi de programmation pour les finances publiques, fait l’objet en 2016 d’une diminution de 2,66 Md€. Cet effort s’inscrit dans le cadre du plan d’économie de 50 Md€ prévu par la France entre 2015 et 2017 pour réduire son déficit budgétaire et se conformer à ses engagements européens. Les collectivités contribuent ainsi au redressement des finances publiques à hauteur de 451 M€ pour les régions, de 1148 M€ pour les départements, et de 2 071 M€ pour le bloc communal, dont 1 450 M€ pour les communes et 621 M€ pour les établissements publics de coopération intercommunale. Les dotations et subventions de fonctionnement atteignent 33,8 Md€. Le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF), qui constitue la majeure partie de celles-ci, est de 33,2 Md€ (montant voté en loi de finances initiale pour 2016). La DGF est répartie entre communes, groupements de communes, départements et régions. En 2016, les communes et groupements de communes perçoivent 57,68 % du total, soit 19,185 Md€. Les départements 29,15 % du total, soit 9,694 Md€ et les régions 13,17 % du total, soit 4,381 Md€. Des écrêtements internes à la DGF permettent, comme les années précédentes, de faire progresser le niveau de certaines de ses composantes, notamment celles des dotations de péréquation. Elles augmentent notamment de 8,14 % pour le bloc communal, soit une progression de 297 M€ (dont 180 M€ pour la DSU et 117 M€ pour la DSR). Les dotations et subventions d’équipement (2) représentent quant à elles 10,89 Md€, dont 6,05 Md€ attribués au fonds de compensation de la TVA (FCTVA). Les transferts de compétences relatifs à l’acte II de la décentralisation ont été principalement compensés à l’aide d’un transfert de fiscalité aux collectivités locales. Les dotations finançant les transferts de compétences(3) s’élèvent à 3,1 Md€. Enfin, le coût des divers dégrèvements législatifs s’élève à 11,24 Md€ en 2016

 

 

Les sulfureux soutiens financiers de la Fondation Hulot

Les sulfureux  soutiens financiers de la Fondation Hulot

 

Peut-être le silence assourdissant de Nicolas Hulot sur le nucléaire est-il du au mode de financement de son ancienne fondation. Une fondation largement soutenue financièrement par EDF.  Ce silence constitue en fait un acquiescement à la politique nucléaire menée depuis des années et qui ne peut être remis en cause en l’état des déficits publics. Il est par exemple envisagé de doubler la production d’électricité par éolienne (actuellement 3.9% du total pour un coût de l’ordre de 50 milliards alors que le même montant sera investis pour la prolongation des centrales nucléaires pour 20 ans) ; D’où les positions ambigües de Hulot qui soutient les énergies alternatives mais aussi la part actuelle du nucléaire (entre 70 et 75% de la production électrique). Par vraiment étonnant car d’après le « canard enchainé »,  Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation. Depuis, l’électricien a réduit la voilure, mais il allonge encore 100.000 euros par an », assure l’hebdomadaire. Or, le ministre va devoir trancher sur le cas de l’EPR de Flamanville et fermer Fessenheim, cette fermeture étant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun.

Fragilité des équilibres financiers publics

Fragilité des équilibres financiers publics

 

D’après  le premier président Cour des Comptes, Didier Migaud, contrairement à ce qu’ont  déclaré et Michel sapin le ministre des finances les équilibres financiers de la France sont loin d’être rétablis ;  ce qui hypothèque à la fois la croissance future et la crédibilité du pays vis-à-vis des partenaires européens. Pas tout à fait la même position que Benoît Hamon qui propose tout simplement de faire prendre en charge la dette française par l’Allemagne ! Une différence d’appréciation qui n’est sans doute pas lié uniquement à des divergences idéologiques mais aussi et surtout à des différences de compétences « La situation de nos finances publiques n’est pas encore rétablie « , a dit Didier Migaud qui a aussi indiqué que, la France était l’un des quatre pays, avec l’Espagne, le Portugal et la Grèce, à faire encore l’objet d’une procédure pour déficit excessif de la part de la Commission européenne. En cause surtout le fait que si le déficit français c’est un peu amélioré, on le doit pour 40 % à la baisse des taux. La remontée des taux est engagée et la charge de la dette va recommencer à progresser. Dans ce contexte, le premier président de la Cour des comptes a averti que l’équation des finances publiques serait rendue cette année « plus complexe » du fait de « trois tendances lourdes ». La première est la « disparition possible d’un des principaux atouts sur lequel l’Etat a pu compter dans les années récentes », à savoir la baisse des taux d’intérêt due à la politique de la Banque centrale européenne et qui a permis de limiter la charge d’intérêt de sa dette. Cette évolution explique 40% de la baisse des déficits intervenue depuis 2011, estime la Cour. La seconde tient à la « très forte dynamique salariale » dans la fonction publique attendue cette année. La revalorisation du point d’indice de la grille des rémunérations et les hausses d’effectifs font que l’augmentation de la masse salariale de l’Etat « devrait être équivalente en 2017 à celle constatée entre 2011 en 2016″, a indiqué Didier Migaud. Enfin, la hausse des moyens consacrés à la sécurité après les attentats de 2015 et 2016 « ne sera probablement pas remise en question dans les années qui viennent et aura d’inévitables implications budgétaires ».

Marchés financiers portés par Trump, pourquoi ?

Marchés financiers portés par Trump, pourquoi ?

Dans une interview à  « 20 Minutes »,  Olivier Passet, économiste au sein du groupe Xerfi explique les raisons de la bonne tenue des marchés financiers aux Etats-Unis 

Les analystes financiers avaient prévu un effondrement des marchés en cas de victoire de Trump… Les bourses sont en fait florissantes. Comment expliquer un tel décalage ?

Avant l’élection, Wall Street n’avait pas intériorisé une possible victoire de Donald Trump. Ce candidat représentait donc une inconnue pour les marchés. Mais quand le candidat Trump est devenu le président, les investisseurs se sont penchés sur son programme… Et n’ont pu que constater que celui-ci est extrêmement favorable au monde des affaires. Trump prévoit une baisse massive de la fiscalité, la fin de la transition énergétique et donc, un abaissement des normes environnementales, et la révision de certaines dispositions dela loi Dodd-Frank qui réglemente le secteur financier américain… Son programme ne propose que des réductions de coûts ! La seule inquiétude que les investisseurs peuvent avoir concerne le déficit public américain : comme les recettes vont baisser du fait du recul de la fiscalité et que les dépenses vont augmenter avec le programme des grands travaux, ce déficit devrait se creuser. D’ailleurs, nous pouvons constater que les taux longs ont déjà remonté…

 

Mais les marchés n’ont-ils pas lu le programme de Trump en matière de protectionnisme ? Ne craignent-ils pas que le président mette le holà aux accords de libre-échange ?

Les marchés ne savent pas vraiment analyser les impacts possibles d’une éventuelle renégociation des accords de libre-échange en vigueur et encore moins ceux de la non-signature d’un accord qui n’existe pas encore… Et à vrai dire, ils s’en moquent. Car dans tous les cas, il s’agit là d’horizons bien trop longs pour eux. Certes, la démondialisation est en marche. Mais cette révolution a commencé bien avant Donald Trump – de grands groupes relocalisent leur production depuis la fin des années 1990 – et il s’agit d’un processus très long. Et puis, Trump ne veut pas faire sauter l’ Alena [l’accord qui permet le libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada], mais seulement surtaxer certains produits provenant du Mexique… Pas de quoi affoler le monde des affaires.

Hillary Clinton avait été présentée comme « la candidate de Wall Street ». Mais le vrai chouchou des marchés financiers n’est-il pas Donald Trump finalement ?

Exactement. Les financiers défendaient la candidature de Hillary Clinton pour deux raisons. Primo, parce qu’ils s’inquiétaient de la santé mentale de Donald Trump. Mais maintenant que l’outsider a gagné, ils le trouvent moins fou. La victoire a souvent cet effet de transformer le déraisonnable en stratège… Secundo, les marchés financiers savaient qu’avec le programme de Clinton – qui était très détaillé et entièrement financé – rien ne changerait. Ce qui leur convenait parfaitement : ils misaient sur la continuité. Ce n’est pas le cas avec Trump… Mais c’est encore mieux : le président propose de mettre en œuvre tout ce dont les mondes des affaires et des finances ont toujours rêvé sans oser même l’avouer ! Le seul risque finalement pour eux, c’est que Trump n’applique pas son programme.

 

Marchés financiers : ça va tanguer pendant des semaines

Marchés financiers : ça va tanguer pendant des semaines 

 

Les conséquences de l’élection probable de Trump  vont se traduire par de sérieux bouleversements sur les marchés financiers avec en particulier de grosses perturbations sur le marché des changes. Dans les milieux économiques peu avaient anticipé une éventuelle victoire de Donald Trump. Du coup c’est surtout l’incertitude des orientations du nouveau président américain qui va alimenter les fluctuations. Si l’on s’en tient aux déclarations du candidat nombre de traités de libre-échange devraient être remis en cause. Le TAFTA  par exemple qui n’est qu’un projet sera sans doute enterré. La crainte portera surtout sur les risques de voir le commerce international se tasser de manière assez significative alors qu’on prévoit déjà un ralentissement en 2017. Personne ne connaît les orientations possibles de TRUMP  en situation réelle de gestion ;  sans doute n’ira-t-il pas aussi loin qu’annoncé en matière de protectionnisme. Il n’en sait sans doute rien lui-même d’autant que les experts économiques qui l’entourent sont aujourd’hui très rares. Pour tout dire Trump n’est pas du tout préparé à la gestion des affaires économiques à dimension internationale. Il faudra donc attendre de connaître le profil de son entourage de techniciens, ce qui risque de demander des semaines. Reste aussi à savoir quelle sera la capacité d’écoute de ce président dont la particularité durant la campagne était de décider seul au risque de dérapages importants. Certes le président américain ne peut décider seul il est notamment tenu en laisse par le Congrès  notamment la chambre des représentants où le parti républicain aura la majorité. Une majorité globalement libérale et qui verra peut-être d’un mauvais œil des mesures trop protectionnistes. De ce point de vue il faut sans doute aussi s’attendre à des tensions entre les parlementaires et le nouveau président. En effet nombre de ses parlementaires n’approuve pas la politique souverainiste de Trump. Si l’ultra protectionnisme devait triompher ce serait un profond bouleversement de la régulation du commerce international avec notamment des risques d’affaiblissement de la croissance mondiale. Ces différentes interrogations ne seront pas levées avant des semaines voire des mois et en attendant les marchés financiers vont enregistrer de très fortes secousses. On  ne peut même exclure une crise financière internationale. La période d’incertitude qui commence ouvre  tous les scénarios économiques et financiers possibles. Or l’incertitude constitue la crainte suprême des marchés

Avec Trump gros coup de tabac sur les marchés financiers

Avec Trump gros coup de tabac sur  les marchés financiers

Conséquences directe de l’élection de Trump, les marchés financiers seront très bousculés pendant plusieurs jours au moins. Les marchés financiers craignent en effet un bouleversement de la régulation des échanges internationaux caractérisée notamment par le protectionnisme américain et l’augmentation de droits de douane susceptibles de freiner de manière significative le commerce international. Les bourses asiatiques chutent de 3% mercredi, le dollar recule dans les mêmes proportions face au yen et le peso mexicain plongeait de plus de 12% au vu de premiers résultats de l’élection présidentielle américaine montrant une réelle chance de victoire pour le candidat républicain Donald Trump. De leur côté, les futures sur indices new-yorkais plongeaient de 4% tandis que des valeurs refuge telles que l’or et les emprunts du Trésor américain à 10 ans prenaient respectivement 3,5% et 1,2%. Les intervenants de marché pensent qu’une victoire de Donald Trump pourrait provoquer des incertitudes économiques et mondiales d’une telle ampleur que cela pourrait conduire la Réserve fédérale américaine à s’abstenir de relever ses taux d’intérêt en décembre, comme c’était largement anticipé jusqu’ici. Vers 04h10 GMT, l’indice Nikkei perdait 4,4% et l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonnait pour sa part quelque 3,1% En chutant de quelque 12% face au dollar, le peso mexicain, considéré comme le « thermomètre Trump », est tombé à un plus bas historique face au billet vert. « C’est la panique sur le marché, où les intervenants n’avaient certainement pas anticipé un tel résultat », a déclaré Juan Carlos Alderete, chargé de la stratégie chez Banorte-IXE. Les craintes de voir Donald Trump rentrer dans la Maison blanche pèsent depuis des mois sur la devise mexicaine en raison notamment des menaces du candidat républicain de remettre en cause un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Mexique.

(Avec Reuters)

Marchés financiers : après le rebond, nouvelle rechute ?

Marchés financiers : après le rebond, nouvelle rechute ?

Rebonds, rechutes se succèdent sur les marchés financiers ;  le rebond constaté ces derniers jours notamment sur les marchés européens pourraient bien se terminer en effet.  Le rebond des marchés européens s’est émoussé jeudi, seule la Bourse de Francfort terminant franchement dans le vert tandis que Paris finissait proche de l’équilibre et que Londres reculait, pénalisée par un repli des valeurs minières et des craintes concernant l’impact d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Paris et Francfort ont atténué leurs gains en fin de séance après l’annonce d’une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis qui a fait se retourner à la baisse les cours du Brent, toujours aussi volatils. Il faudra donc s’habituer à ces mouvements de yo-yo dans une tendance orientée à la baisse.  En cause les inquiétudes sur le tassement de la croissance mondiale, les risques de krach financier en Chine et une situation géopolitique de plus en plus dangereuse. Le fonds monétaire international, la Banque mondiale d’autres instituts ont d’ailleurs été contraints de revoir à la baisse les prévisions économiques mondiales. Dans cet environnement incertain la dégringolade des cours du pétrole pèse lourdement sur l’ensemble des matières premières et même sur la totalité des indices. Il faut donc s’attendre à ce que les marchés  se réinscrivent prochainement  dans un mouvement de baisse avant de rebondir et  de rechuter ensuite. Les incertitudes évoquées vont par ailleurs encourager les prises de bénéfices qui viendront tirer un peu plus la cote vers le bas.

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

 

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

La raison fondamentale tient à la réalité des fondamentaux car ces fondamentaux sont mauvais ;  pour résumer, le monde s’engage dans une croissance molle pour plusieurs années. C’est vrai partout en Chine, en Europe dans les pays en développement et même maintenant aux États-Unis et au Royaume-Uni. On le sait pourtant les valeurs ne peuvent monter au ciel, or  ces dernières années surtout en 2015 les marchés financiers ont progressé bien au-delà des réalités économiques. Aujourd’hui on assiste donc un ajustement et à une énorme vague de prises de bénéfices. Les valeurs les plus touchées sont celles liées au pétrole, aux matières premières et aux industries liées. Mais les valeurs bancaires concernées dans le financement des activités évoquées précédemment sont forcément affactées compte tenu des risques liés à leur engagement (crédit et actifs douteux). Le commerce international est aussi grandement perturbé par la guerre des monnaies dans laquelle s’engagent les banques centrales. Du coup, les investisseurs ne savent plus dans quelle direction s’orienter : quitter le marché des actions et se rabattre sur des obligations qui ne rapportent pas grand-chose même rien du tout. Au total, depuis le 1er janvier, New-York a perdu 10%, Paris, 14%, Francfort, 18% et Shanghai, 22%. Les valeurs pétrolières ont été massacrées, victimes de la baisse des prix du brut et des prévisions de consommation en berne. Pour Franck Nicolas, directeur Investissement de Natixis AM, « cette baisse du prix du pétrole cristallise toutes les inquiétudes autour de la faiblesse du commerce mondial ». Et sur ce point, tous les regards convergent vers la Chine, dont le ralentissement, avéré, inquiète. « L’hypothèse d’une fin de cycle se précise, augurant un risque croissant de chocs conjoncturels négatifs à moyen terme » prévient une note de Seeyond, une filiale de Natixis. Les valeurs bancaires font figure de victimes collatérales, parce qu’en première ligne en cas de crise économique. « Les investisseurs broient du noir, sans raison d’espérer à court terme », reconnaissent pour leur part les analystes de BCG. Du coup, c’est le « flight to quality », autrement dit… la débandade! Tout le monde quitte les  marchés actions pour se réfugier sur les obligations des pays considérés comme solides. Quitte, pour cela, à accepter une rémunération dérisoire.

Baisse des marchés financiers : le bla-bla de la Banque de France

Baisse des marchés financiers : le bla-bla de la Banque de France

« Forward guidance, instruments macro prudentiels, régulation des excès du cycle financier »,  le gouverneur de la Banque de France a sorti de sa boîte à outils quelques  concepts obscurs pour masquer l’incapacité des autorités monétaires à influencer la baisse des marchés. Le gouverneur de la Banque de France dans sa grande sagesse considère que la volatilité actuelle des marchés boursiers est excessive et cela en regard des fondamentaux. Du bla-bla évidemment pour ce haut fonctionnaire qui est  à l’économie ce que le McDo est à la gastronomie. La vérité est plus cruelle, ce sont les fondamentaux dégradés qui sont à l’origine de la baisse des marchés. Avec évidemment des interactions. Il est de bon ton dans certains milieux économiques d’utiliser des concepts plus ou moins abscons notamment d’origine anglo-saxonne comme le forward guidance. C’est-à-dire le bla-bla que fait une banque centrale concernant l’orientation future de sa politique monétaire en particulier en matière d’évolution des taux. Un bla-bla largement anticipé par les acteurs économiques et qui ne fonctionne plus.-L’inefficacité du discours par exemple de la Fed ou des autres banques centrales pour faire remonter l’inflation, au-delà pour relancer la croissance. « Instruments macro prudentiels » encore une formule magique pour indiquer que les responsables de la politique monétaire ont les choses bien en main. Le gouverneur de la Banque de France fait notamment référence aux règles prudentielles imposées aux banques (renforcement des fonds propres en particulier). Le problème c’est qu’on ne connaît pas le niveau des risques de ces banques aussi bien en ce qui concerne le crédit que ses actifs en voie de pourrissement. Certes en Europe les règles ont été renforcées mais si les valeurs bancaires devaient s’écrouler dans le monde les valeurs bancaires européennes suivraient inévitablement. Cela d’autant plus qu’en France on s’est opposé sous la pression des lobbys à séparer les activités de dépôt et les activités dites d’investissement (en fait aussi de spéculation). Le gouverneur de la Banque de France ferait mieux de décrire l’état des fondamentaux plutôt que de jouer au techno de la finance. En réalité avec des mouvements de yo-yo les marchés financiers s’alignent sur des fondamentaux qui traduisent un net tassement économique et qui pourrait installer la croissance mondiale dans une perspective molle pendant plusieurs années. D’une certaine manière, le bla-bla du gouverneur de la Banque de France est contre-productif  et retarde d’autant plus les éventuelles mesures destinées à enrayer les chutes actuelles. « Les banques centrales européennes disposent des instruments macroprudentiels nécessaires pour remédier aux excès du cycle financier, adit François Villeroy de Galhau. « Les banques françaises sont (…) deux fois plus solides qu’elles ne l’étaient en 2007, avec un ratio de capital porté de 6 à 12% de leurs risques pondérés », dit-il. « Quand on compare les QE menés de part et d’autre de l’Atlantique, leurs effets sont à peu près comparables en termes d’inflation et de croissance. Par ailleurs, la volatilité des marchés boursiers est aujourd’hui excessive, face aux fondamentaux de l’économie réelle », ajoute-t-il. « Nous surveillons les choses de très près », et « tant au niveau de la zone euro qu’en France (…) ce cycle financier n’est pas au-dessus de sa moyenne historique », juge-t-il. « Si nécessaire, nous aurions des moyens dits ‘macroprudentiels’ pour remédier aux excès, en imposant par exemple des limites aux achats immobiliers finançables par crédit », explique le gouverneur de la Banque de France. A la question de savoir si la Banque centrale européenne (BCE) peut aller encore plus loin dans la politique de taux d’intérêt négatifs, il relève que « l’expérience récente (…) a appris que le zéro n’est pas une limite pour les taux directeurs des banques centrales. » « Les banques centrales (…) ont à leur disposition toute une palette d’instruments de politique monétaire: les taux négatifs, mais aussi les achats de titres avec le QE, ou la ‘forward guidance’ qui éclaire les taux futurs. Nous en faisons usage, comme c’est notre devoir », justifie François Villeroy de Galhau.

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

La baisse des marchés financiers pourquoi ?

La raison fondamentale tient à la réalité des fondamentaux car ses fondamentaux sont mauvais ;  pour résumer, le monde s’engage dans une croissance molle pour plusieurs années. C’est vrai partout en Chine, en Europe dans les pays en développement et même maintenant aux États-Unis et au Royaume-Uni. On le sait pourtant les valeurs ne peuvent monter au ciel , or  ces dernières années surtout en 2015 les marchés financiers ont progressé bien au-delà des réalités économiques. Aujourd’hui on assiste donc un ajustement et à une énorme vague de prises de bénéfices. Les valeurs les plus touchés sont celles liées au pétrole, aux matières premières et aux industries liées. Mais les valeurs bancaires concernées dans le financement des activités évoquées précédemment sont forcément touchées compte tenu des risques liés à leur engagement (crédit et actifs douteux). Le commerce international est aussi grandement perturbé par la guerre des monnaies dans laquelle s’engagent les banques centrales. Du coup, les investisseurs ne savent plus dans quelle direction s’orienter : quitter le marché des actions et se rabattre sur des obligations qui ne rapportent pas grand-chose même rien du tout. Au total, depuis le 1er janvier, New-York a perdu 10%, Paris, 14%, Francfort, 18% et Shanghai, 22%. Les valeurs pétrolières ont été massacrées, victimes de la baisse des prix du brut et des prévisions de consommation en berne. Pour Franck Nicolas, directeur Investissement de Natixis AM, « cette baisse du prix du pétrole cristallise toutes les inquiétudes autour de la faiblesse du commerce mondial ». Et sur ce point, tous les regards convergent vers la Chine, dont le ralentissement, avéré, inquiète. « L’hypothèse d’une fin de cycle se précise, augurant un risque croissant de chocs conjoncturels négatifs à moyen terme » prévient une note de Seeyond, une filiale de Natixis. Les valeurs bancaires font figure de victimes collatérales, parce qu’en première ligne en cas de crise économique. Deutsche Bank a ainsi glissé de 10% dans la journée de lundi, sa plus forte baisse depuis…2008. « Les investisseurs broient du noir, sans raison d’espérer à court terme », reconnaissent pour leur part les analystes de BCG. Du coup, c’est le « flight to quality », autrement dit… la débandade! Tout le monde quitte les  marchés actions pour se réfugier sur les obligations des pays considérés comme solides. Quitte, pour cela, à accepter une rémunération dérisoire. Le taux du Bund, l’emprunt d’état allemand à 10 ans, a ainsi diminué de 50% depuis janvier, pour s’établir à 0,16%. Son équivalent français, l’OAT, a lui aussi baissé, mais de seulement 30% en un mois, à 0,56%.

Les marchés financiers plongent

Les marchés financiers plongent

Les investisseurs et plus généralement les acteurs économiques ont été très déçus par les récentes décisions de la BCE qui ce caca caractérisent  en faite par l’immobilisme. En tout cas des mesures qui ne sont pas à la hauteur de l’enjeu même si la politique monétaire ne peut tout faire. Pour résumer ces décisions la BCE prolonge  simplement son action actuelle en matière de rachats d’actifs et ne bouge pratiquement pas en matière de taux. Jeudi les bourses ont donc plongé et la tendance baissière devrait encore continuer aujourd’hui. Londres a clôturé jeudi en recul de 2,27%, Paris et Francfort de 3,58%. De son côté, l’euro, en chute libre depuis la mi-octobre, s’affiche en forte hausse de près de 2% à 1,08 dollar. Les mesures de soutien de la BCE ont pour but de stimuler l’activité économique de la zone euro, par le biais notamment d’injections de liquidités dans le système financier, mais ont pour effet de rendre moins attractif l’euro, en provoquant notamment une dilution de sa valeur. Satisfait de la politique menée depuis juin 2014 par la BCE, Mario Draghi a rappelé que le chômage élevé et la faible croissance enregistrés dans la zone euro limitaient de fait la relance économique. Selon le président de la Banque centrale européenne, la politique de la BCE doit s’accompagner de «politiques structurelles efficaces», domaines dans lesquels les gouvernements nationaux sont les seuls à pouvoir agir.

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans !

Equilibre financier des retraites : ça ira mieux dans 50 ans

Comme souvent les projections de l’INSEE sont optimistes, pas pour l’immédiat mais dans 50 ans, 45 exactement. En fait un travail de prospective tout à fait approximatif. Il est d’ailleurs plus facile de faire des projections pour les 50 ans qui viennent que pour les 25 ans à venir. Il ira il y aura en effet peu d’observateurs d’aujourd’hui pour vérifier ces hypothèses. La première incertitude concerne le niveau de la croissance, donc celui des rentrées financière. On peut par ailleurs difficilement prévoir l’augmentation de la productivité d’autant que la que les trois quarts de ce qui sera produit d’ici une cinquantaine d’années est encore inconnu. Mais il y aura de toute façon avec les nouvelles technologies une très forte augmentation de la productivité qui pourra affecter le niveau de l’emploi si la croissance n’est pas très forte. Difficile aussi d’hypothéquer sur la démographie. Certes on peut prendre en compte le niveau de fécondité mais ce dernier peut aussi évoluer. Surtout il faut intégrer les conséquences des mouvements migratoires qui peut pourront être bénéfiques( en Allemagne en particulier) pour rajeunir la démographie. Enfin il y a l’espérance de vie et de ce point de vue l’évolution considérable des progrès en matière de médecine pourrait participer à une augmentation sensible de la durée de vie. Du coup les prévisions de l’INSEE paraissent assez hypothétiques et mieux vaudraient déjà assurer l’équilibre financier des retraites pour les 20 ans qui viennent  Selon des projections réalisées par l’Insee et le Trésor pour le compte d’Eurostat, la France, en 2060, « se trouverait donc dans une position relativement favorable pour faire face au vieillissement de sa population par rapport à ses partenaires européens ».  Les auteurs de cette étude estiment que, dans 45 ans, les dépenses de retraites dans le PIB auront baissé « de manière marquée ». Elles passeraient ainsi de 13,8% en 2013 à 11,2% à 2060. Un niveau somme plus toute supportable qu’aujourd’hui. L’Insee décompose quatre phases sur la période 2013-2060. D’ici à 2020, les dépenses de retraites baisseraient d’abord un tout petit peu en pourcentage du PIB (-0,3%) avant toutefois de revenir à leur niveau de 2013 en 2025. Ce n’est qu’à partir de cette dernière année que le poids des retraites va s’infléchir durablement, baissant de 1% du PIB sur la période 2025-2040, puis encore de 1,6% sur 2040-2060.  Les causes de cette sensible amélioration sont multiples. Tout d’abord, les réformes des retraites de 2010 et 2013 vont produire leurs effets.  L’Insee explique par exemple que les mesures entrées progressivement en vigueur ces 5 dernières années se traduiront « toute chose égale par ailleurs à l’horizon 2022 par une baisse de la masse de prestations d’environ 2,7% ». De plus, l‘augmentation de la durée de cotisation permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein (jusqu’à 43 ans pour les personnes nées en 1973) atteindra son plein effet en 2035 et « devrait limiter la croissance des pensions », explique l’institut.  Mais la projection de l’Insee table aussi sur une meilleure conjoncture économique. L’Insee a en effet construit ses prévisions en tablant sur un taux de chômage à long terme de seulement 7,5% ainsi que sur une accélération de la croissance de la productivité (+1,5% sur la période 2040-2060). Autant d’éléments qui, selon l’institut, vont alléger le poids

Marchés financiers : le yo-yo à la baisse

Marchés financiers : le yo-yo à la baisse

Il faudra s’y habituer les marchés financiers vont connaître des mouvements de yo-yo mais qui s’inscrivent dans une tendance structurelle à la baisse. Les conséquences proviennent essentiellement de la baisse d’activité de l’industrie manufacturière en Chine aussi de la crise financière qui ne parvient pas à être endiguée en dépit des interventions de la banque centrale chinoise. Les  effets négatifs du tassement économique chinois sont encore mal appréciés en particulier en zone euro ou les autorités politiques tentent de les minimiser. Le commerce avec la Chine pèse pour de leur de 10 % du pipe européen. La baisse actuelle enregistrée en Chine pourrait provoquer une diminution de l’ordre de 0,5 % de ce PIB européen amenant la tendance annuelle de 1,5 à 1 %. C’est-à-dire à un niveau qui empêcherait l’emploi de se développer avec un impact négatif sur la consommation. En dépit des déclarations rassurantes des autorités politiques, Les places européennes ne semblent pas convaincues. Elles ouvrent toutes en baisse ce mercredi matin, après avoir pourtant bien rebondi mardi. Le Cac 40 a ainsi ouvert en recul de 1,44% à 4.499 points avant d’accélérer et de lâcher près de 2,5%. La veille, il avait terminé sur un gain de 4,14% la veille (4.564 points). Le Dax lâche 1,69% dans les premiers échanges après avoir engrangé 4,97% mardi. Le Footsie entame, lui, sa séance sur une baisse de 1%. Il faut dire que Wall Street n’avait pas donné une tonalité très optimiste mardi, au moins en fin de séance. Le Dow Jones avait effectivement évolué en territoire positif tout au long de la journée avant de basculer dans le rouge 20 minutes avant la clôture perdant ainsi 1,29% à 15.666 points. Le S&P a cédé 1,35% à 1.867 points. Les bourses asiatiques enregistrent aussi le même mouvement de yo-yo.

 

Marchés financiers : la baisse va continuer

Marchés financiers : la baisse va continuer

La chute des marchés boursier devrait se poursuivre même si quelques rebond sont à attendre dans les jours à venir. Globalement la tendance sera cependant baissière. Le CAC 40 a en effet enregistré hier  une baisse de plus de 2 % comme à Wall Street. Une baisse de plus de 2 % comme à Wall Street. La bourse de Tokyo elle 2,7 % et Shanghai encore 2,7 %. La première préoccupation des marchés concerne l’évolution de la situation économique et financière de la Chine. Préoccupation encore confirmée ce matin avec l’annonce de l’indicateur de conjoncture de Markit qui prévoit une nouvelle chute de l’industrie manufacturière à un niveau au plus bas depuis six ans. La chute de l’activité économique en Chine s’accompagne d’une crise financière grave affectant les entreprises, les collectivités locales mais aussi le système bancaire. Cela traduit à l’évidence le net ralentissement de l’économie mondiale. Une nouvelle crise n’étant  plus à exclure. Il y a la baisse de la demande mondiale. Aussi  la chute des matières premières qui prive nombre de pays de ressources essentielles et qui pèsent sur la demande mondiale. D’une manière générale cela se traduit par une diminution des commandes extérieures des grands pays exportateurs comme la Chine, le Japon et même l’Allemagne. Pour ce qui concerne l’Europe s’ajoute depuis hier les incertitudes concernant l’avenir politique de Tsipras, premier ministre  et par conséquent l’avenir du plan d’aide à la Grèce. Les indices de conjoncture de Markit qui devraient  être publiés aujourd’hui devraient contribuer à alimenter les inquiétudes sur la croissance mondiale. Ajoutons à cela que certains cours été notoirement surévalués au regard des résultats économiques et financiers et qui étaient surtout dopés par la masse de liquidités répandues par les banques centrales. Le peu d’attractivité des obligations à part ailleurs opéré des reports sur le marché des actions. Encore une fois il y aura des rebonds mais la correction générale est en cours.

Sondage Croissance : les directeurs financiers des entreprises doutent de la reprise

Sondage  Croissance : les directeurs financiers des entreprises doutent de la reprise

Les directeurs financiers ne semblent pas encore complètement convaincus de la reprise. D’autant que l’économie fait du yo-yo ( en France mais aussi au plan international). Après une  embellie au premier trimestre 2015 ( +0.6% du PIB pour 0.3% par exemple en Allemagne) ,  le second trimestre sera moins bon (entre 0.3 et 0.4%). Face aux incertitude sur la demande , c’est le renforcement de la compétitivité qui est souvent privilégiée. Des investissements de productivité avant des investissements de capacité. Après un regain d’optimisme enregistré en 2014, le 5e baromètre des directeurs financiers publié la semaine dernière par le cabinet Deloitte montre une prudence renforcée vis-à-vis de la situation économique de la France et de l’Europe pour investir et embaucher. Ainsi, 59% des directeurs financiers se déclarent prudents sur les perspectives économiques de la France, contre 53% en avril 2014 et 57% en avril 2013. Une tendance qui peut s’expliquer par le fait qu’au quatrième trimestre 2014, le PIB en volume a été étale, estime Deloitte. Néanmoins, les entreprises vont mieux et leurs directeurs financiers sont plus optimistes sur l’évolution de la marge et du chiffre d’affaires à court terme. En effet, environ 66% d’entre eux sont confiants et estiment que leur marge restera stable ou meilleure dans les 12 prochains mois.  La prudence conduit toutefois à privilégier très nettement la maîtrise des coûts en Europe pour 60% des directeurs financiers. Les stratégies d’expansion alliant croissance (51% contre 67% en 2014) et introduction de nouveaux produits (40% contre 42%) en 2014 sont également sur le podium bien qu’en net retrait par rapport à l’année passée. Le développement du capital humain (18%) émerge comme une priorité stratégique devant les investissements (17%), qui restent au même niveau qu’en avril 2014.

Radio France : trop de gâchis financiers ( Cour des comptes)

Radio France : trop de gâchis financiers ( Cour des comptes)

Des gâchis financiers partout, ce que dénonce  la cour des comptes. Il y a évidemment la réfection du bureau du PDG à 100 000 euros environ, aussi son contrat d’un million avec une société de communication dédiée à la gestion de son  » image personnelle », enfin le dérapage de la rénovation de l’immeuble de Radio France qui passe de 250 millions à 500. Il ya surtout des sureffectifs et des salaires de cadres démentiels : en moyenne autour de 5000 euros. En outre le déficit serait de l’ordre de 50 millions sur un budget de 6000 millions financé à 90% par le contribuable  y ceux nombreux qui n’écoute jamais radios France. D’un certain point de vue, la grève actuelle de radio France est à la fois suicidaire et complètement irresponsable. D’abord personne ou presque ne parle de cette grève qui ne gène pas grand monde compte tenu de innombrables autres sources d’information, ensuite cette grève permet de mettre en lumière les gaspillages de fonds publics. Dernier scandale pendant cette grève Radio France est presque muette alors qu’il n’y a que 10% de grévistes à paris ! Un curieuse conception d’un service public dont par ailleurs on pourraiat se passer.  La Cour des comptes préconise la fusion des rédactions de Radio France et invite le groupe public à corriger des « défaillances » de gestion qui ne sont « pas acceptables » face à une situation financière critique. L’institution rend public mercredi un rapport sévère sur Radio France, pressé de « réviser en profondeur ses modes de fonctionnement », alors que l’avenir du groupe est au cœur d’une grève qui entrera dans son 14e jour consécutif. Le quotidien Les Echos ayant dévoilé une partie de ses préconisations, la Cour des comptes livre mardi dans un communiqué ses 18 pistes de réforme, notamment « la mutualisation dans le domaine de l’information et la création d’une rédaction unique », ainsi que la fusion des deux orchestres symphoniques du groupe. Le président de Radio France, Mathieu Gallet, fragilisé par des révélations sur les frais de rénovation de son bureau, notamment, doit présenter d’ici dix jours un plan stratégique dont les syndicats redoutent qu’il aboutisse à des suppressions de postes. Dans un courriel adressé mardi aux personnels de Radio France, Mathieu Gallet souligne que « la fusion des rédactions ne correspond pas à [s]a vision du pluralisme de l’information et de la complémentarité des antennes de Radio France ». Le plan stratégique, qui devrait être remis « dans les tout prochains jours », orientera les décisions du gouvernement dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019 pour un groupe public qui prévoit un déficit de 21,3 millions d’euros cette année.  En février, Les Echos rapportaient qu’un document de travail interne au groupe tablait sur un déficit de 50 millions d’euros en 2019 si rien n’était fait d’ici là pour rétablir les comptes de la Maison Ronde, dont le budget de rénovation a dérapé. Selon la Cour des Comptes, le chantier engagé en 2004 pour 262 millions d’euros devrait coûter plus du double (575 millions). « Radio France devra en tout état de cause réaliser un effort très significatif d’économies structurelles, impliquant d’importantes mesures de réorganisation », souligne l’instance. Sa gestion « souffre de défaillances qui ne sont pas acceptables pour une entreprise de cette taille et doivent donc être corrigées », ajoute-t-elle. Elle invite Radio France à s’inspirer de la mutation de la BBC en Grande-Bretagne ou de la RTBF en Belgique. Le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui n’est pas associé au mouvement de grève actuel, appelle à un arrêt de travail massif vendredi.

 

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