Archive pour le Tag 'financier'

Messi au PSG: Entorse au fair-play financier ?

Messi au PSG:  Entorse au fair-play financier ?

Le recrutement de l’attaquant argentin par le club de la capitale montre la faible capacité de l’UEFA à réguler les clubs, selon l’économiste Jean-François Brocard.

 

 


Le recrutement de Lionel Messi par le PSG, en plus d’autres embauches réalisées ces dernières semaines, conduit à s’interroger sur l’efficacité des règles de bonne gestion dans le football. Le fair-play financier, institué par l’Union des associations européennes de football (UEFA) sert-il encore à quelque chose ?

Le fair-play financier était une évolution, voire une révolution, dans le cadre de la gestion des clubs. Il est aujourd’hui mis à mal, à la fois par la décision des instances judiciaires en Europe – il est souvent remis en cause, soit par le Tribunal arbitral du sport, soit par la Cour européenne de justice –, mais aussi par la réticence de certains clubs.

Le Covid-19 a porté un coup supplémentaire à la capacité et à la volonté de réguler les clubs. Le fair-play financier a été assoupli, et on se demande même s’il existe encore. Dans quelle mesure, demain, l’UEFA pourra dire : « On revient aux règles de départ » ? Les différentes instances ont envie de sauver les clubs en se disant que, finalement, on verra plus tard comment en développer une gestion pérenne.

C’est tout le problème du fair-play financier. La volonté de l’UEFA à l’époque [en 2010] était d’assurer une « bonne gestion » financière – même si l’on ne sait pas vraiment ce à quoi l’expression fait référence, si ce n’est éviter des déficits réguliers d’exploitation sans empêcher des investisseurs de mettre de l’argent dans le football. L’UEFA avait trouvé plus ou moins une manière de viser ces deux objectifs.

Avec le Covid, les instances n’ont plus le choix : elles sont obligées d’accepter l’argent frais qui peut arriver. Or, celui-ci vient essentiellement des pays qui n’ont pas été trop touchés par la pandémie, en l’occurrence ceux du Golfe.

Les clubs sont des entreprises de services, qui utilisent essentiellement la main-d’œuvre pour produire. Le salaire en est la charge principale. Tant qu’il n’y aura pas de règles homogènes au niveau européen – même mondial – sur la masse salariale et qu’il y aura des formations, comme le PSG le fait aujourd’hui, qui pourront dépenser des sommes astronomiques, les clubs se livreront une concurrence effrénée sur les salaires et les transferts.

Liban : un système politique et financier mafieux

Liban : un système politique et financier mafieux 

Le système politique est accro à la corruption et la communauté internationale doit s’attaquer à la force de l’ombre qui empêche tout règlement de la crise : la « bancocratie » libanaise avec, à sa tête, le gouverneur de la banque centrale et les actionnaires des banques privées, souligne, dans une tribune au « Monde », Mounir Corm, né au Liban et dirigeant d’une société de gestion financière, à Paris.(Extrait)

 

Tribune.

 

L’effondrement de la situation économique, financière et sociale au Liban semble sans fin. La catastrophe humanitaire est totale, la misère touche aujourd’hui la majorité de la population, incapable de se nourrir face à l’hyperinflation et qui manque désormais de tout produit importé : médicaments, essence, électricité, etc. Cette situation invraisemblable s’aggrave de jour en jour, couverte et renforcée par l’immobilisme irréaliste d’une classe politique corrompue et criminelle.

Face à cette situation, les gouvernements occidentaux, au premier rang desquels la France, répondent par une position simpliste : nous ne bougerons ni n’aiderons financièrement le Liban tant que la classe politique libanaise ne se réformera pas. Cette position est éthiquement et politiquement condamnable à plusieurs titres.

 

Tout d’abord, elle impose une condition impossible à satisfaire. Demander des réformes à cette classe politique revient à espérer qu’un cancer malin en phase terminale se soignera lui-même – jamais ces anciens chefs de guerre et de familles féodales, prédatrices, mafieuses et au pouvoir depuis trente ans, ne se réformeront d’eux-mêmes.

Deuxièmement, elle est fondamentalement hypocrite. Elle fait mine d’oublier que le système politique et financier frauduleux mis en place par la banque centrale et le secteur bancaire, et dont la famille Hariri a été la clé de voûte pendant plus de vingt ans, a été soutenu, depuis le début des années 1990, par ces mêmes gouvernements occidentaux. Ce système a été renfloué à travers la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises, organisée par l’Organisation de coopération et de développement économiques.

 

Enfin, cette position laisse au supplice une population civile exsangue et abasourdie, qui se bat au quotidien pour survivre dans une ambiance de fin du monde, entre le manque de liquidités, l’hyperinflation, la crise due au Covid-19 et les ravages de l’explosion du 4 août 2020. Il est urgent d’agir pour stopper cette chute dans le vide. Et d’abord d’un point de vue financier, par devoir humanitaire et moral, avant que le peuple libanais puisse reprendre son destin politique en main. La sortie de crise est possible en trois temps.

Il faut en premier lieu traiter l’urgence. La communauté internationale doit s’attaquer à la force de l’ombre qui empêche tout règlement de la crise financière : à savoir la « bancocratie » libanaise, avec à sa tête le gouverneur de la banque centrale et les actionnaires des banques privées, responsables premiers de cette crise. A la saisie confiscatoire des dépôts bancaires de tous les Libanais par l’Association des banques du Liban doit répondre une pression maximale (sanctions, saisine des avoirs) sur ces gens qui se sont enrichis sur le dos du peuple. Dans le même temps, un programme d’aide internationale doit, le plus rapidement possible, fournir une aide d’urgence pour permettre aux Libanais de retrouver un accès aux biens de première nécessité.

Liban : un système politique et financier frauduleux

Liban : un système politique et financier frauduleux

Le système politique est accro à la corruption et la communauté internationale doit s’attaquer à la force de l’ombre qui empêche tout règlement de la crise : la « bancocratie » libanaise avec, à sa tête, le gouverneur de la banque centrale et les actionnaires des banques privées, souligne, dans une tribune au « Monde », Mounir Corm, né au Liban et dirigeant d’une société de gestion financière, à Paris.(Extrait)

 

Tribune.

 

L’effondrement de la situation économique, financière et sociale au Liban semble sans fin. La catastrophe humanitaire est totale, la misère touche aujourd’hui la majorité de la population, incapable de se nourrir face à l’hyperinflation et qui manque désormais de tout produit importé : médicaments, essence, électricité, etc. Cette situation invraisemblable s’aggrave de jour en jour, couverte et renforcée par l’immobilisme irréaliste d’une classe politique corrompue et criminelle.

Face à cette situation, les gouvernements occidentaux, au premier rang desquels la France, répondent par une position simpliste : nous ne bougerons ni n’aiderons financièrement le Liban tant que la classe politique libanaise ne se réformera pas. Cette position est éthiquement et politiquement condamnable à plusieurs titres.

 

Tout d’abord, elle impose une condition impossible à satisfaire. Demander des réformes à cette classe politique revient à espérer qu’un cancer malin en phase terminale se soignera lui-même – jamais ces anciens chefs de guerre et de familles féodales, prédatrices, mafieuses et au pouvoir depuis trente ans, ne se réformeront d’eux-mêmes.

Deuxièmement, elle est fondamentalement hypocrite. Elle fait mine d’oublier que le système politique et financier frauduleux mis en place par la banque centrale et le secteur bancaire, et dont la famille Hariri a été la clé de voûte pendant plus de vingt ans, a été soutenu, depuis le début des années 1990, par ces mêmes gouvernements occidentaux. Ce système a été renfloué à travers la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises, organisée par l’Organisation de coopération et de développement économiques.

 

Enfin, cette position laisse au supplice une population civile exsangue et abasourdie, qui se bat au quotidien pour survivre dans une ambiance de fin du monde, entre le manque de liquidités, l’hyperinflation, la crise due au Covid-19 et les ravages de l’explosion du 4 août 2020. Il est urgent d’agir pour stopper cette chute dans le vide. Et d’abord d’un point de vue financier, par devoir humanitaire et moral, avant que le peuple libanais puisse reprendre son destin politique en main. La sortie de crise est possible en trois temps.

Il faut en premier lieu traiter l’urgence. La communauté internationale doit s’attaquer à la force de l’ombre qui empêche tout règlement de la crise financière : à savoir la « bancocratie » libanaise, avec à sa tête le gouverneur de la banque centrale et les actionnaires des banques privées, responsables premiers de cette crise. A la saisie confiscatoire des dépôts bancaires de tous les Libanais par l’Association des banques du Liban doit répondre une pression maximale (sanctions, saisine des avoirs) sur ces gens qui se sont enrichis sur le dos du peuple. Dans le même temps, un programme d’aide internationale doit, le plus rapidement possible, fournir une aide d’urgence pour permettre aux Libanais de retrouver un accès aux biens de première nécessité.

Audiovisuel : Multiplication des chaînes et TNT : gouffre financier et médiocrité

Audiovisuel : Multiplication des chaînes et TNT :  gouffre financier et médiocrité

 

 

La multiplication des chaînes surtout les canaux y compris la TNT génèrent nombre de situations déficitaires pour les chaînes. Cette multiplication était justifiée par un souci de diversité. Or compte tenu de l’éclatement de l’audience et des difficultés financières les chaînes sont contraintes au contraire de ce copier mutuellement et de tirer le niveau vers le bas. Ainsi tous les journaux d’info se ressemblent puisqu’ils ne sont que copie conformes des agences de presse. Les films et séries repassent sans fin. Les jeux se ressemblent tous quant à la production elle est réduite à pas grand-chose étouffé par des productions étrangères à bas prix. Conséquence aussi l’envahissement de la pub partout comme aux États-Unis. Depuis leur lancement, le 12 décembre 2005, les «petites» chaînes censées injecter de la diversité dans le paysage audiovisuel français ont surtout servi à plomber les comptes. Cumulées, leurs pertes d’exploitation atteignaient près d’1,4 milliard d’euros en 2019, selon les chiffres des bilans financiers annuels des chaînes gratuites du CSA.

 

La première génération, composée de BFMTV, C8, CStar, CNews, Gulli, NRJ 12, TMC, TFX et W9, auxquelles s’ajoute LCI, passé en gratuit, a totalisé plus de 1 milliard d’euros de pertes. La seconde vague de chaînes (6ter, Chérie 25, RMC Story, RMC Découverte, TF1 Séries Films et L’Équipe, lancé en 2012), affichent de leur côté 367 millions d’euros de pertes d’exploitation… Durant l’exercice 2019, «sept chaînes de la TNT étaient bénéficiaires» contre trois seulement, quatre ans plus tôt, remarque le CSA. Il y a certes du mieux. De là à crier victoire, on en est loin.

Multiplication des chaînes et TNT : un gouffre financier

Multiplication des chaînes et TNT :  gouffre financier et médiocrité

 

 

La multiplication des chaînes surtout les canaux y compris la TNT génèrent nombre de situations déficitaires pour les chaînes. Cette multiplication était justifiée par un souci de diversité. Or compte tenu de l’éclatement de l’audience et des difficultés financières les chaînes sont contraintes au contraire de ce copier mutuellement et de tirer le niveau vers le bas. Ainsi tous les journaux d’info se ressemblent puisqu’ils ne sont que copie conformes des agences de presse. Les films et séries repassent sans fin. Les jeux se ressemblent tous quant à la production elle est réduite à pas grand-chose étouffé par des productions étrangères à bas prix. Conséquence aussi l’envahissement de la pub partout comme aux États-Unis. Depuis leur lancement, le 12 décembre 2005, les «petites» chaînes censées injecter de la diversité dans le paysage audiovisuel français ont surtout servi à plomber les comptes. Cumulées, leurs pertes d’exploitation atteignaient près d’1,4 milliard d’euros en 2019, selon les chiffres des bilans financiers annuels des chaînes gratuites du CSA.

 

La première génération, composée de BFMTV, C8, CStar, CNews, Gulli, NRJ 12, TMC, TFX et W9, auxquelles s’ajoute LCI, passé en gratuit, a totalisé plus de 1 milliard d’euros de pertes. La seconde vague de chaînes (6ter, Chérie 25, RMC Story, RMC Découverte, TF1 Séries Films et L’Équipe, lancé en 2012), affichent de leur côté 367 millions d’euros de pertes d’exploitation… Durant l’exercice 2019, «sept chaînes de la TNT étaient bénéficiaires» contre trois seulement, quatre ans plus tôt, remarque le CSA. Il y a certes du mieux. De là à crier victoire, on en est loin.

Le temps de l’assainissement financier n’est pas venu (Bruno Lemaire)

Le temps de l’assainissement financier n’est pas venu (Bruno Lemaire)

 

Bruno Lemaire, le ministre de l’économie, estime dans une interview au JDD que le temps de l’assainissement financier n’est pas encore venu. Au plus tôt la problématique ne reviendra pas avant le début 2022 c’est-à-dire avant la constatation d’une véritable reprise. En attendant le ministre de l’économie entend soutenir les entreprises dans la reconquête de leur développement. Le ministre de l’économie par ailleurs n’évacue pas les indispensables réformes structurelles comme celle des retraites qui sera sans doute renvoyée après les élections présidentielles d’après le président de la république lui-même.

Interview

 

Le déficit public est désormais attendu à 9,4% du PIB, la dette à 117,2%. Comment les diminuer?
Par la maîtrise des finances ­publiques! Dans les trois premières années de ce quinquennat, nous avons réduit le déficit - passé sous la barre des 3% pour la première fois en onze ans -, sorti la France de la procédure de déficit excessif et stabilisé la dette. La maîtrise des finances publiques est donc dans l’ADN de notre majorité et je veux en être le garant. Mais le temps de l’assainissement n’est pas encore venu. Se précipiter dans la consolidation budgétaire, ce serait refaire les erreurs de 2009 et briser la croissance. Avec les ministres de la zone euro, en accord avec la Banque centrale européenne, nous avons convenu que le soutien économique serait maintenu tant que nous ne serions pas revenus à la normale. Soit au plus tôt au début de 2022.

Comment y parvenir le moment venu?
Le moyen le plus efficace reste la croissance, qui passe par des investissements massifs, prévus dans France Relance. Il faudra aussi une vision à plus long terme de nos finances publiques, sur la base de décisions pluriannuelles. Puis poursuivre les réformes structurelles : la priorité, ce sont les retraites. Nos compatriotes ont parfaitement compris que l’avenir de notre système de répartition en dépendait. En 2025, nous stabiliserons puis nous commencerons à réduire la dette. En 2027, nous repasserons sous la barre des 3%.

Concernant la réforme des ­retraites, faudra-t-il repartir de zéro?
Le président de la République a été clair : la réforme des retraites ne peut pas être reprise en l’état. Ce qui n’exclut pas de tenir compte de la situation individuelle de ­chacun. Ce n’est pas la même chose de ­commencer sa vie professionnelle à 17 ou à 25 ans, sur un chantier ou dans un bureau. Nous devons concilier efficacité et justice.

D’où un système par points?
Ma responsabilité de ministre des Finances est de garantir que nous puissions équilibrer notre système de retraite par répartition.

 

Écologie et système financier

Écologie et système financier

Les deux économistes Stefano Battiston et Irene Monasterolo observent, dans une tribune au « Monde », que les anticipations des investisseurs peuvent aussi aller contre l’objectif de limitation du réchauffement climatique.

 

Tribune.

Limiter le réchauffement climatique à 2 °C comme le prévoit l’accord de Paris exige une transformation profonde de l’énergie, de la production et de la consommation dans nos économies afin de ramener à zéro les émissions de gaz à effet de serre. L’ampleur de la transformation requise implique aussi un rôle proactif du système financier.

De nouveaux investissements verts sont nécessaires, ainsi que la réorientation du capital des activités à forte émission de carbone vers des activités bas carbone. La notion de risque financier est pour cela essentielle, car c’est sur elle que se fondent les décisions d’investissement des acteurs financiers. Il est donc crucial que le risque lié au climat soit pris en compte par les entreprises et institutions financières. Il est surprenant que cela n’ait pas été le cas jusqu’ici.

Sous différents termes, tels que « investissement vert », « critères environnementaux, sociaux et de gouvernance », « développement durable », etc., les médias regorgent d’informations sur la croissance de la finance durable. Pourtant nos économies ont échoué à enregistrer les réductions d’émissions définies dans l’accord de Paris.

Dans ce contexte, les scénarios d’atténuation du changement climatique développés par le Network for Greening the Financial System (NGFS), réseau de huit banques centrales et de superviseurs créé en 2017 pour travailler au verdissement du secteur financier (« Adapting central bank operations to a hotter world. Reviewing some options », mars 2021) constituent la première étape d’un processus visant à porter à la connaissance des acteurs financiers les différents avenirs possibles, notamment en ce qui concerne les activités à faible ou haute intensité carbone.

Le système financier est généralement considéré, dans le discours politique, comme pouvant faciliter la transition vers une économie bas carbone. Mais les attentes des investisseurs (c’est-à-dire leurs estimations du risque par rapport au rendement) sur les risques climatiques et la crédibilité des politiques envisagées peuvent tout aussi bien faire du système financier un acteur de la transition, ou au contraire un obstacle à cette transition.

En effet, si les investisseurs estiment crédible la politique adoptée, ils sont en mesure d’ajuster leurs attentes en temps opportun et de réaffecter de façon précoce et graduelle le capital vers des investissements bas carbone.

Dans ce cas, ils facilitent la transition, ce qui entraîne des ajustements plus fluides de l’économie et des prix.

Soutien financier à Air France accepté par l’Europe

Soutien financier à Air France accepté par l’Europe

Paris et Bruxelles sont tombés d’accord sur le déblocage d’une nouvelle aide financière pour Air France, qui devra en échange abandonner « un certain nombre de créneaux » » à l’aéroport parisien d’Orly, a annoncé dimanche le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire. « Nous avons un accord de principe avec la commissaire européenne (chargée de la Concurrence) Margrethe Vestager sur un nouveau soutien financier à Air France », a-t-il déclaré dans l’émission Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro.

C’est l’épilogue de semaines de discussions intenses entre Paris et la Commission européenne, gardienne d’une concurrence équilibrée. L’État français, qui détient 14,3% d’Air France, est disposé à secourir de nouveau la compagnie, touchée comme tout le secteur aérien par la crise du Covid-19 et qui a perdu 7,1 milliards d’euros en 2020.

Mais Bruno Le Maire n’a pas précisé le montant de l’aide évoquée. Il « sera discuté avec Air France », un conseil d’administration est prévu lundi « qui doit valider le principe de cet accord ». Selon trois sources syndicales, un comité social et économique (CSE) central extraordinaire d’Air France a aussi été convoqué pour mardi matin à 9H00. Avec à l’ordre du jour « un seul point, la situation de l’entreprise ». Bruno Le Maire a salué « une très bonne nouvelle pour Air France et pour l’ensemble du secteur aérien français », au terme d’une négociation « dure », « longue et difficile ». L’accord trouvé est « juste et proportionné ».

A la Commission européenne, un porte-parole soulignait dimanche à l’AFP que si un État membre compte « accorder plus de 250 millions d’euros d’aide à la recapitalisation » à une entreprise disposant d’une part de marché importante là où elle opère, alors il doit « proposer des mesures supplémentaires pour préserver une concurrence effective ». En clair, la France est priée de proposer à la Commission des mesures concurrentielles efficaces. En 2020, la Commission avait donné son feu vert à une recapitalisation de Lufthansa en échange de la cession de créneaux aux aéroports de Munich et de Francfort.

Air France-KLM a déjà bénéficié d’aides publiques massives de Paris et La Haye: plus de 10 milliards d’euros, dont 7 milliards de prêts directs ou garantis par l’État français actionnaire. Saisie par Ryanair pour distorsion de concurrence, la justice européenne avait jugé en février légales les aides publiques de la France et de la Suède pour sauver leurs compagnies aériennes Air France et SAS, laminées par la crise sanitaire.

Mais la pandémie perdure, les perspectives de reprise dans l’aérien restent incertaines et l’argent continue de manquer. Le groupe Air France-KLM a perdu deux tiers de ses clients l’an dernier et sa dette a quasiment doublé à 11 milliards d’euros.

EDF : meilleur résultat financier que prévu

EDF : meilleur résultat financier que prévu

EDF espère un Ebitda  de 16 milliards soient un résultat supérieur aux annonces du 13 novembre mais inférieur aux 17,5 à 18 milliards qu’il disait viser avant la crise sanitaire.

Dans un communiqué, le groupe français indique également anticiper une production d’énergie d’origine nucléaire proche de 335 TWh pour l’ensemble de l’exercice 2020, le haut de la fourchette allant de 325 à 335 TWh qu’il anticipait le 13 novembre.

Economie zone euro : il faudra encore davantage de soutien financier selon le FMI

Economie  zone euro : il faudra encore davantage de soutien financier selon le FMI

Le fonds monétaire international se fondant sur la dégradation de l’économie en Europe soutient l’idée qu’il conviendra de faire des efforts encore supplémentaires tant sur le plan monétaire que budgétaire. Le fonds monétaire international a donc soutenu implicitement les déclarations récentes de la banque centrale européenne qui prévoyait une politique encore plus accommodante avec un volume supplémentaire de rachat d’actifs et où un allongement des échéances de maturité.

Le FMI encourage aussi fortement les états à engager des dépenses budgétaires supérieures à ce qui est prévu. La valeur total du soutien budgétaire et monétaire apportée, les milliards d’euros d’accès aux prêts ainsi que l’accord de plan de relance européen dépassent déjà les 10.000 milliards d’euros. Mais il est vrai qu’une grosse partie de ce plan de relance est composée de prêts dont beaucoup garantis. Des prêts qui posent problème compte tenu du risque de manque de solvabilité de certaines entreprises. Une question qui pourrait être résolue au moins pour partie par un soutien plus significatif à la croissance

Bien que la réponse européenne soit déjà impressionnante, le FMI estime qu’il faudra sans doute en faire davantage en cas de détérioration des perspectives économiques.“Les risques (…) restent clairement orientés à la baisse jusqu’au début de 2021 étant donné la deuxième vague épidémique en cours”, a déclaré le FMI lors d’un examen régulier de l’économie de la zone euro. “Avec la deuxième vague en cours, les politiques budgétaires nationales devront probablement apporter un vaste soutien plus longtemps que prévu”.

Dans une démonstration de solidarité sans précédent, les dirigeants de l’Union européenne ont accepté d’emprunter conjointement, via la Commission européenne, 750 milliards d’euros au cours des prochaines années pour financer le plan de relance.(Plan toujours bloqué à ce jour par là Hongrie et la Pologne).

Le FMI a déclaré que l’impact de ce plan dépendrait de l’ampleur, de la qualité et de l’efficacité des dépenses nationales et des réformes structurelles visant à rendre les économies plus écologiques et plus numériques.

Le Fonds a qualifié la réponse monétaire de la BCE d’audacieuse mais a ajouté qu’une aide supplémentaire serait probablement nécessaire, en incluant éventuellement davantage de facilités de crédit aux banques. “L’expansion des achats d’actifs sera la première ligne de défense mais d’autres options – y compris un assouplissement supplémentaire des conditions des opérations de refinancement ciblées à long terme (TLTRO) et une réduction des taux de dépôt – devraient également être envisagées”, a-t-il déclaré.

“Des mesures d’adaptation encore plus importantes seraient nécessaires pour contrer les risques de déflation et assurer un relais budgétaire sans heurts dans un scénario pessimiste”, selon le rapport du FMI.

Un soutien financier du sport ……..en Grande-Bretagne

Un soutien financier du sport ……..en Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi l’allocation de 300 millions de livres (335,6 millions d’euros) destinés à soutenir les sports impactés par l’absence de spectateurs en pleine pandémie de coronavirus.

“Un soutien sera apporté au rugby à XV, aux courses de chevaux, au football féminin et aux échelons inférieurs de la Ligue nationale de football”, a indiqué le Département du Numérique, de la Culture, des Médias et des Sports (DCMS).

“La ligue de rugby, le sport automobile, le tennis, le netball, le basket-ball, le hockey sur glace, le badminton et les courses de lévriers devraient également en bénéficier.”

L’injection de liquidités, en grande partie constituée de prêts, exclut néanmoins la Premier League et le cricket.

En septembre dernier, plus de cent organismes sportifs avaient écrit à Boris Johnson pour demander un financement d’urgence par crainte d’une “génération d’activité perdue”.

Nigel Huddleston, ministre britannique des Sports, a déclaré qu’il était juste d’intervenir maintenant pour protéger des sports entiers et leurs communautés.

“Ce gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos précieux sports et clubs à passer (la crise du) coronavirus”, a ajouté le ministre du DCMS Oliver Dowden.

On attend évidemment avec impatience le plan de soutien français car nombre de clubs professionnels et même de clubs amateurs risquent  d’être condamnés à la faillite.

Un petit geste financier pour la médecine de ville

Un petit geste financier pour la médecine de ville

Dans le cadre du budget de la Sécurité sociale (PLFSS), actuellement examiné en première lecture au Sénat, Olivier Véran a donc accordé lundi 300 millions d’euros supplémentaires à la ville (sur les 12,5 milliards de dépenses supplémentaires prévues dans le budget. Les médecins vont percevoir 46 à 76 euros pour le prélèvement et l’analyse des tests antigéniques au cabinet ou au domicile du patient symptomatique.

Ils ont également obtenu la prolongation de plusieurs mesures dérogatoires, dont une majoration d’urgence accordée pour chaque visite en Ehpad et – mesure très prisée par la profession – la téléconsultation prise en charge intégralement par l’Assurance-maladie, en particulier par téléphone.

Mais d’après le Dr Jean-Paul Ortiz, président « amer et en colère » du syndicat médical CSMF : « Sur les 12,5 milliards de dépenses supplémentaires prévues dans le PLFSS pour l’année prochaine, 300 millions d’euros sont consacrés à la hausse de la rémunération de l’ensemble des professionnels de ville, soit 400 000 soignants. Comparé aux milliards octroyés à l’hôpital, c’est dire le degré de considération du gouvernement pour nous ! » La centrale syndicale a claqué mi-octobre la porte de la Caisse nationale d’assurance-maladie, sans l’intention de revenir sur ses pas.

 

Le Parquet national financier reprend l’enquête Kohler

Le Parquet national financier reprend l’enquête Kohler

Le secrétaire général de l’Élysée est soupçonné de conflits d’intérêts en raison de ses liens avec l’armateur italo-suisse MSC.

A la demande d’anticorps des juges de reprendre le dossier de l’affaire Köhler ce collaborateur très proche de Macron.

Une première enquête préliminaire avait été classée sans suite par le parquet national financier en août 2019. Pour relancer les investigations, Anticor avait ensuite déposé une plainte avec constitution de partie civile le 4 décembre.

Kohler a la confiance  de Macron… jusqu’à  quand ?

 Comme pour l’affaire Benalla, l’Elysée risque de s’empêtrer dans la nouvelle affaire concernant Koehler, secrétaire général de l’Elysée et très proche de Macron. Pour l’instant, l’intéressé aurait toute la confiance de Macron mais jusqu’à quand. ? On a effet déclaré d’abord que Koehler s’était mis en retrait des dossiers de MSC, le croisiériste avec lequel il entretient des liens familiaux. La presse a révélé au contraire que Koehler s’était bien impliqué dans ces dossiers. Les conditions dans lesquelles Alexis Kohler a exercé des fonctions publiques en France, tout en ayant des liens avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), sont au coeur d’une enquête ouverte début juin par le parquet national financier (PNF).

A l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre l’actuel bras droit d’Emmanuel Macron, qui a notamment représenté à partir de 2010 l’Agence des participations de l’Etat (APE) auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. Anticor avait  annoncé le dépôt d’une plainte complémentaire pour “prise illégale d’intérêts” à la suite de la publication par Mediapart de nouveaux éléments. Selon le site d’information, Alexis Kohler aurait notamment approuvé entre 2010 et 2012 des contrats à venir entre une filiale de MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le grand port maritime du Havre (GPMH) où il siégeait au sein du conseil de surveillance.

 

Cette ouverture une nouvelle enquête  intervient alors qu’une «note personnelle» du président Emmanuel Macron, rédigée en faveur de son bras droit dans cette procédure, est au cœur d’une polémique. Dans ce document, daté du 1er juillet 2019 mais dont l’existence a été révélée récemment, le chef de l’Etat dédouane Alexis Kohler des soupçons le visant en écrivant qu’il était «déjà informé de (ses) liens familiaux» avec les actionnaires de contrôle de MSC lorsqu’il l’a nommé directeur de cabinet à Bercy en 2014. Il ajoute que son collaborateur n’est ensuite pas intervenu dans des dossiers liés à l’armateur italo-suisse.

L’affaire était née après la publication en 2018 de plusieurs articles de Mediapart mettant en avant les liens familiaux et professionnels étroits entre le N.2 de l’Elysée et MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte. MSC est un important client de l’entreprise STX France (aujourd’hui renommé Chantiers de l’Atlantique) qui gère les chantiers navals de Saint-Nazaire.

Après avoir siégé au conseil d’administration de STX France entre 2010 et 2012 en tant que représentant de l’État alors qu’il travaillait à l’Agence des participations de l’Etat, Alexis Kohler avait voulu, à deux reprises, rejoindre MSC, à chaque fois après avoir exercé des fonctions au sein de cabinets ministériels à Bercy.

La première fois, en avril 2014, la commission de déontologie, l’instance chargée de contrôler le départ des agents publics dans le secteur privé, s’était opposée à sa demande. Mais en août 2016, quand Emmanuel Macron a quitté le ministère de l’Economie, Alexis Kohler a finalement obtenu le feu vert de la commission et rejoint MSC Croisières au poste de directeur financier. Quelques mois plus tard, à l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, il avait été nommé à l’Elysée. Lors de ces consultations de la commission, les liens familiaux d’Alexis Kohler avec l’armateur n’avaient jamais été mentionnés.

Une première plainte pour «prise illégale d’intérêt» et «trafic d’influence» avait été déposée le 4 juin 2018 par Anticor. L’association avait ensuite déposé deux autres plaintes, en août 2018 à la suite de nouvelles révélations de Mediapart, puis en mars 2019, notamment pour «faux et usage de faux» et «omission substantielle de ses intérêts».

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont compliquer le dossier

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont compliquer le dossier

Il est clair que la révélation d’enquête menée auprès d’avocats par le parquet national financier va complexifier le dossiers Sarkozy. En droit en effet,  l’institution juridique, parquet national financier ou non, ne peut en effet faire des investigations dans le dossier des avocats. Du coup, cette affaire va plutôt arranger Sarkozy qui pourra se prévaloir d’un délit d’illégalité dans  des affaires dans lesquelles il est impliqué. Les avocats ne vont pas manquer médiatiquement d’étouffer le fond par cette erreur d’investigation judiciaire.

Du coup le parquet financier national pourrait même mais être mis en cause avoir échappé aux règles de droit concernant la défense Un péché originel que le parquet national financier (PNF) n’a pas fini d’expier. Il en est finalement du parquet national financier comme de la cour de justice de la république réservée aux membres du gouvernement. Ces institutions judiciaires n’échappent pas en faite aux pressions politiques au financières qu’elles sont pourtant en charge de juger. Six ans après sa création, le voici englué par les deux affaires politico-financières qui ont fait sa gloire médiatique et désormais le marquent au fer rouge : celles des écoutes de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et des emplois fictifs concernant son ancien premier ministre François Fillon. L’une, à quelques mois de son procès, l’autre à quelques jours d’un verdict très attendu.

Après les déclarations de son ex-dirigeante, Éliane Houlette, sur des pressions de sa hiérarchie lors de la dernière présidentielle, Le Point révèle que lors de l’affaire Sarkozy, le PNF a exploité les fadettes des ­cabinets des plus grands pénalistes, à savoir Hervé Temime, Éric Dupond-Moretti - qui annonce porter plainte -, Jean Veil, Pierre Haïk, Jacqueline Laffont, Marie-Alix Canu-Bernard. Des avocats couverts par le secret professionnel. Il s’agissait de trouver à l’époque « la taupe » qui aurait renseigné Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog, son avocat, sur les écoutes dont ils faisaient l’objet en janvier 2014. L’enquête préliminaire menée à grands frais a été clôturée six ans plus tard sans avoir rien donné. Réagissant sur Twitter, l’ex-président a demandé à ce que « toute la vérité soit établie sur les circonstances qui ont permis cette invraisemblable accumulation de manquements et de dysfonctionnements ».

Malgré les protestations à l’époque des syndicats de magistrats. « Comment rassurer les Français sur une justice indépendante, quand les procureurs sont nommés sur proposition du garde des Sceaux, en sachant que l’Élysée n’est jamais trop loin, et qu’en plus ce parquet a une compétence exclusive pour choisir et traiter les affaires les plus sensibles », s’insurge encore Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats qui, à la création du PNF, avait mis en garde contre ce cocktail explosif. Car à la question de la nomination s’ajoute celle du champ de compétence de ce parquet. Par une circulaire du 31 janvier 2014, il peut revendiquer les affaires les plus complexes – ce qui se comprend pour un parquet spécialisé – mais aussi et surtout… les plus sensibles au plan médiatique, comme l’affaire Fillon justement.

 

À cela s’ajoute la personnalité d’Éliane Houlette, premier procureur financier et très proche de Jean-Louis Nadal qui dirige à l’époque la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autant dire que tout politique passe par les fourches caudines de ce duo de choc. Dès sa nomination, elle s’entoure d’une équipe de jeunes magistrats dévouée à la cause et qu’elle fait à sa main avec autoritarisme. État dans l’État judiciaire, claquemuré d’abord boulevard des Italiens puis dans les hauts étages du tribunal de Paris, avec comme credo celui de l’efficacité judiciaire, le PNF s’enferme dans le culte de l’enquête préliminaire, secrète, discrétionnaire et sans contradictoire et un système de cour qui finira par craquer.

Deux dérives que paie cher le parquet national financier aujourd’hui en termes de crédibilité et de réputation. Les affinités électives et les désaffections violentes de la haute magistrate pour ses subordonnés participeront à la montée des tensions. Quelques mois avant son départ, au printemps 2019, l’un de ses adjoints fera un signalement au parquet général contre sa patronne pour dénoncer un conflit d’intérêts dans une affaire de délit d’initié. Puis elle sera soupçonnée de violation du secret de l’instruction dans une affaire d’emplois fictifs à Marseille sur fond… d’écoutes. À cela se rajoute une sombre affaire de harcèlement sexuel parmi les dix-huit magistrats de l’équipe. À son départ, le climat est si délétère que le parquet général assure la régence pour éviter une guerre de succession sanglante entre favoris et disgraciés, le temps de la nomination de Jean-François ­Bonhert.

À son arrivée, il devait penser que son premier enjeu serait celui d’une réorganisation pacifiée. Aujourd’hui, il s’agit surtout d’affirmer la légitimité d’une institution qui s’est par ailleurs imposée dans le club très fermé de la justice financière internationale. À l’actif de sa jeune histoire, des succès qui lui valent le respect de ses alter ego étrangers : comme les affaires HSBC, Société générale, ­Carmignac ou Google. « Enfin, rappellent en substance des avocats d’affaires aussi différents que Christophe Ingrain du cabinet Darrois ou Kami Haeri de Quinn Emanuel, la France est prise judiciairement au sérieux à l’international. C’est une protection pour nos clients français de pouvoir affirmer l’action du parquet financier et de ne pas être poursuivis à l’aveugle par la justice britannique ou américaine. »

Londres: le secteur financier hors brexit ?

Londres: le secteur financier hors brexit ?

Pour résumer ,Londres souhaiterait que la question financière  échappe aux négociations du Brexit. Bref pour conserver à  la place financière britannique la rôle central en Europe . Le Royaume-Uni souhaite donc le maintien d’un libre accès des services financiers britanniques au marché européen. Une position qui ne peut être acceptée par les autorités européennes qui considèrent que Londres ne peut pas choisir une négociation à la carte.

“S’il advenait que l’UE choisisse délibérément d’ériger elle-même une barrière sur l’accès de nos services financiers à son marché, les perdants seraient les investisseurs en actions des entreprises de l’UE qui ne seraient plus en mesure d’obtenir le meilleur prix pour les transactions qu’ils souhaiteraient réaliser”, a-t-il ajouté.

“Cela serait un nouvel exemple d’automutilation de la part des Européens”, a poursuivi Gove.

Le négociateur en chef des Britanniques, David Frost, s’est interrogé pour sa part sur la lenteur des discussions. “Mais nous sommes entre les mains de l’UE pour ce qui est de savoir combien de temps cela prendra”, a-t-il dit.

Son homologue européen, le Français Michel Barnier, a appelé pour sa part les Britanniques à se montrer plus réalistes et à oublier toute possibilité de négocier “à la carte”.

“Mais nous ne ferons pas de progrès si les Britanniques continuent de piocher et de choisir pour eux-mêmes le meilleur de ces deux mondes”, a-t-il ajouté.

Soulignant que la pêche, les conditions de la concurrence et les règles de gouvernance constituaient les dossiers les plus rudes de la négociation, Michel Barnier a estimé que boucler un accord d’ici la fin de l’année serait “extrêmement difficile, mais encore possible”. En l’état actuel des négociations qui ont plutôt tendance à traîner tous les scénarios sont encore possibles, soit un nouveau délai accordé géré le siberxit, soit un brexit dut c’est-à-dire un accord.

Crise: Un véritable krach financier, en plus attendu !

 

 

Cette fois on peut parler de véritable krach financier puisque en dehors de quelques mouvements de yo-yo à la hausse la tendance est à la chute brutale. Une chute qu’on n’a pas connue depuis plus de 30 ans. Une chute qu’il faut évidemment relier à la dégradation de la situation sanitaire par le Coron virus mais une chute prévisible depuis longtemps. Chacun sait que les indices ne peuvent monter au ciel, ce qu’ils ont pourtant tenté de faire au cours des derniers mois et des dernières années. Du coup, en France par exemple, les actions avaient gagné 25 % en un an à mettre en parallèle avec une modeste  activité économique de 1,3 % pour le PIB  et des résultats d’entreprises nettement moins importants ( ce qui n’a pas empêché en France une distribution plus généreuse qu’ailleurs de dividendes).

Du coup en quelques jours la bourse de Paris a perdu 30 % alors qu’elle avait gagné  25 % en 2019. La chute n’est sans doute pas terminé car la crise financière avec l’ensemble du monde. Ainsi hier Le Dow Jones cède -9,99%, le S&P-500 -9,51% et le Nasdaq -9,43%. Aujourdhui, les indices se sont redressés mais le yo-yo à la baisse va continuer. La première responsabilité de ce krach financier incombe au système financier lui-même qui s’est enivré des masses de liquidités délivrées généreusement par la BCE qui au lieu de soutenir l’économie sont allées tous droit vers la spéculation. La situation économique bien évidemment aussi forcément pesait sur l’extrême fragilité du système financier. Une interaction négative s’est mise en place entre les deux secteurs. Mais le Coronavirus ne saurait être responsable de ce double krach qui se prépare. Aucune autorité ne parvient par ailleurs à rassurer les opérateurs, ni les gouvernements ni les banques centrales. Au contraire la timidité des mesures ne fait que nourrir les inquiétudes sanitaires, économiques et financières. En outre l’inconséquence et l’amateurisme du président américain alimente largement la panique. La décision brutale de Donald Trump de fermer pour trente jours les frontières des Etats-Unis aux voyageurs en provenance des 26 pays de l’espace Schengen pour lutter contre la propagation de l’épidémie a ravivé la peur d’une quasi-paralysie de l’économie mondiale.

 

 

intercommunalité: le grand gâchis financier

intercommunalité: le grand gâchis financier

 

Sous l’impulsion de la gauche, on a procédé un nouveau charcutage des zones administratives et politiques. Cette réforme a consisté d’un côté à regrouper dans la même commune nombre d’agglomérations. Du coup, on se retrouve avec des villes à dominante rurale de 20 km de large. Parallèlement on a mis en place ce qu’on appelle l’intercommunalité, c’est-à-dire la coopération entre les villes y compris regroupées: les fameuses communautés d’agglomération qui en fait  ont rajouté une strate administrative et politique à un dispositif déjà excessif. Dans les faits,  les grandes communes ont conservé presque les mêmes prérogatives et surtout les mêmes moyens. Par contre pour ces nouvelles communautés interurbaines, on a forcément créé des superstructures, des budgets et des effectifs qui font doublon. Du coup ,on se retrouve avec cinq étages:  la commune proprement dite (éventuellement regroupée) ensuite l’intercommunalité, puis le département enfin la région sans oublier l’État ,toujours omnipotent avec ses préfets et ses administrations. Bien entendu on serait bien incapable de dire quel est le lien entre cette réforme administrative  et le développement économique. Ce n’était d’ailleurs pas l’objet. Théoriquement,  l’objectif était de réaliser des économies. Au lieu de cela, on a réalisé surtout des dépenses comme l’a souligné la Cour des Comptes. Notons que ces fameuse intercommunalité peuvent parfois se déployer sur 40 ou 50 km sans aucune affinité réelle sur le plan économique, social ou encore culturel.

Bref au total un joli gâchis financier et une étagère supplémentaire pour freiner l’innovation et le dynamisme.  Aux élections municipales, les électeurs ne glisseront qu’un bulletin dans l’urne. Mais, dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le bulletin comportera donc  deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968.

Un véritable krach financier, en plus attendu !

Un véritable krach financier, en plus attendu !

 

Cette fois on peut parler de véritable krach financier puisque en dehors de quelques mouvements de yo-yo à la hausse la tendance est à la chute brutale. Une chute qu’on n’a pas connue depuis plus de 30 ans. Une chute qu’il faut évidemment relier à la dégradation de la situation sanitaire par le Coron virus mais une chute prévisible depuis longtemps. Chacun sait que les indices ne peuvent monter au ciel, ce qu’ils ont pourtant tenté de faire au cours des derniers mois et des dernières années. Du coup, en France par exemple, les actions avaient gagné 25 % en un an à mettre en parallèle avec une modeste  activité économique de 1,3 % pour le PIB  et des résultats d’entreprises nettement moins importants ( ce qui n’a pas empêché en France une distribution plus généreuse qu’ailleurs de dividendes).

Du coup en quelques jours la bourse de Paris a perdu 30 % alors qu’elle avait gagné  25 % en 2019. La chute n’est sans doute pas terminé car la crise financière avec l’ensemble du monde. Ainsi hier Le Dow Jones cède -9,99%, le S&P-500 -9,51% et le Nasdaq -9,43%. La première responsabilité de ce krach financier incombe au système financier lui-même qui s’est enivré des masses de liquidités délivrées généreusement par la BCE qui au lieu de soutenir l’économie sont allées tous droit vers la spéculation. La situation économique bien évidemment aussi forcément pesait sur l’extrême fragilité du système financier. Une interaction négative s’est mise en place entre les deux secteurs. Mais le Corona virus ne saurait être responsable de ce double krach qui se prépare. Aucune autorité ne parvient par ailleurs à rassurer les opérateurs, ni les gouvernements ni les banques centrales. Au contraire la timidité des mesures ne fait que nourrir les inquiétudes sanitaires, économiques et financières. En outre l’inconséquence et l’amateurisme du président américain alimente largement la panique. La Bourse de New York a perdu près de 10% lundi, sa plus forte baisse depuis le krach de 1987, conséquence d’un regain d’inquiétude quant aux conséquences économiques et financières de la pandémie de coronavirus.

La décision de Donald Trump d’interdire le territoire américain aux ressortissants de la majeure partie des pays de l’Union européenne a provoqué un nouveau vent de panique chez les investisseurs, peu satisfaits des mesures de soutien annoncées jusqu’ici par les gouvernements et les banques centrales.

Après un premier “lundi noir” le 9 mars, le Dow Jones a cédé 9,99% soit 2 352,6 points à 21 200,62. L’indice phare de la Bourse de New York n’avait jamais autant perdu depuis le krach de 1987. Le 19 octobre de cette année-là, le Dow avait plongé de 22,6%. La SEC, l’autorité boursière américaine, a instauré depuis cette date des “coupe-circuits” pour prévenir de trop fortes baisses.

Le S&P-500, plus large, a perdu 260,75 points, soit -9,51%, à 2 480,63, sa plus forte baisse en une séance depuis 1987 également.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 750,25 points (-9,43%) à 7 201,80 points. Les indices S&P 500 et Nasdaq ont perdu environ 24% de leur valeur depuis qu’ils ont atteint il y a seulement 16 séances leurs plus hauts historiques. Tous les indices de Wall Street sont désormais entrés dans une phase de marché baissier (bear market), affichant une baisse supérieure à 20% par rapport à leurs plus hauts les plus récents.

“C’est la baisse de 20% la plus rapide de l’histoire”, a commenté Paul Nolte, gérant de portefeuille à Kingsview Asset Management à Chicago. “Tous les jours on vend davantage et juste au moment où l’on pense arriver au bout, on n’y est pas encore. Les gens ne savent pas combien de temps cela va durer alors ils vendent et s’en aillent.”

La décision brutale de Donald Trump de fermer pour trente jours les frontières des Etats-Unis aux voyageurs en provenance des 26 pays de l’espace Schengen pour lutter contre la propagation de l’épidémie a ravivé la peur d’une quasi-paralysie de l’économie mondiale. L’indice CBOE de la volatilité, surnommé “indice de la peur” à Wall Street, a atteint un plus haut niveau historique, clôturant la séance de jeudi à 75,47 après un bond de 21 points.

L’annonce par la Réserve fédérale de New York de nouvelles opérations de refinancement destinées aux banques et d’achats de bons du Trésor pendant la séance a contribué à réduire les pertes temporairement mais les indices ont replongé par la suite. “Ce que le marché attend, c’est une preuve tangible que le gouvernement s’efforce d’éloigner une récession”, a expliqué Joseph Sroka, de NovaPoint à Atlanta. La décision de Donald Trump a également affecté les cours du brut, le Brent perdant 7,4%. L’indice sectoriel des compagnies aériennes a chuté de plus de 15%.

Municipales et Intercommunalité: le grand gâchis financier et administratif

Municipales et Intercommunalité: le grand gâchis financier et administratif

 

On parle évidemment surtout des grandes villes à propos des municipales. Mais ce scrutin concerne aussi d’autres enjeux géographiques en particulier l’intercommunalité. Il y a bien sûr le statut des métropoles mais aussi celui des plus petites communes regroupées dans les communautés de communes (ou agglos). Des intercommunalité qui le plus souvent se sont installées comme une superstructure supplémentaires entre une ville et les communes regroupées. Finalement, en général on trouve deux  étages de gestion. La commune qui a conservé évidemment sa superstructure et l’organisation communautaire.

 

Comme lors  des phases de décentralisation depuis les fameuses réformes Defferre, la première initiative des intercommunalités a été de s’équiper en locaux, en personnel et en capacité financière. Dans le même temps, rien n’a changé ou presque dans chacune des communes regroupées. Un véritable gâchis financier avec en plus en général n’ont pas une rationalisation des services mais plutôt une dégradation avec une augmentation des coûts et des tarifs. Il est clair qu’il aurait fallu en installant l’intercommunalité faire sauter une strate. Le plus souvent on a maintenant la commune, ensuite l’intercommunalité, ensuite le département puis la région et évidemment l’État. C’est-à-dire 5 couches administratives, le moyen le plus efficace pour  stériliser toute initiative et pour accroître les prélèvements obligatoires. Le pire c’est que comme pour les phases de décentralisation précédente, les superstructures se focalisent sur tout sauf sur l’essentiel à savoir le développement et l’emploi. Bien sûr elle font semblant mais le pouvoir est encore dans le main du préfet, c’est-à-dire de l’État.

Dans les 6442 communes de plus de 1000 habitants, le vote concernera deux listes: une pour désigner les conseillers municipaux, l’autre pour désigner les conseillers communautaires – choisis parmi les membres de la première liste. Dans les communes de moins de 1000 h., le maire et certains de ses adjoints seront en même temps conseillers communautaires.

La quasi-totalité des villes françaises est en effet regroupée en intercommunalités, c’est-à-dire en regroupement de communes – 42 en moyenne nationale – exerçant en commun un certain nombre de compétences (voirie, eau, déchets, développement économique, plans d’urbanisme, logement,…).

Au fil des décennies et des lois, ces compétences se sont élargies, et le budget de ces structures est également devenu significatif. Le budget total des 1255 intercommunalités est en effet d’environ 50 milliards d’euros, soit la moitié du budget total des près de 34.968. Des sommes faramineuses gérées de manière souvent irresponsable en tout cas non pertinente et en plus dans l’intérêt des petites baronnies qui se partagent le gâteau: » tu me laisses lancer mon grand projet de stade  et en échange je t’accorderai une subvention pour ta salle des sports ou la réfection de tes trottoirs. » Avec souvent des collusions entre intérêts publics et intérêts privés.

Justice-Parquet national financier pour Royal…. et pour Macron dans l’affaire Alstom ?

Justice-Parquet national financier pour Royal…. et pour Macron dans l’affaire Alstom ?

 

 

Il est pour le moins curieux que le parquet national financier ait est mis autant de précipitations à se mobiliser pour lancer une enquête sur les conditions d’utilisation de trois collaborateurs de Ségolène Royal dans sa fonction d’ambassadrice des pôles. En fait, une utilisation insignifiante voire nulle quand des dérives d’autres responsables concernent  des enjeux financiers et économiques autrement plus importants . On se demande par exemple où en est l’enquête  visant Emmanuel Macron très impliqué dans la vente scandaleuse des turbines d’Alstom aux Américains. Emmanuel Macron a donné le feu vert au deal, le 5 novembre 2014, alors qu’il était ministre de l’Économie. Le député LR Olivier Marleix a même soupçonné un « pacte de corruption » qui aurait pu, dans cette affaire, bénéficier à l’actuel locataire de l’Élysée. Une enquête est aujourd’hui menée par le Parquet national financier (PNF), qui doit lever le voile sur le rôle d’Emmanuel Macron. En outre, le ministère de la Justice américaine (DoJ) est soupçonné d’avoir mené une enquête pour corruption à l’encontre d’Alstom (qui s’est soldée par une amende de 772 millions de dollars) pour favoriser la prise de contrôle de l’entreprise. C’est ce que soutient Frédéric Pierucci, un ancien dirigeant du groupe, qui a passé deux ans en prison aux États-Unis dans le cadre de cette affaire. « Ce n’est pas une conjecture, les preuves matérielles sont là », canardait-il en janvier 2019 dans un entretien à Marianne.

 

par ailleurs, sur  LCI un journaliste du Nouvel Obs. a révélé plutôt confirmé les sulfureuses conditions de la vente d’Alstom à général électrique. Il a notamment manifesté son étonnement que le conseiller spécial de macro alors ministre de l’économie soit devenu brusquement lobbyiste de général électrique et ensuite le patron de la branche française d’Alstom général électrique. Il a aussi évoqué le montant invraisemblable des frais de commission des banques d’affaires et autres avocats d’un montant de l’ordre de 250 millions d’euros. les députés avaient pointé  »les coûts exorbitants du deal » à propos de la vente de la branche énergie du groupe français à l’américain General Electric pour 12 milliards de dollars en 2014. 

 

Selon la commission, pas moins de 300 millions de dollars auraient ainsi été versés à neuf cabinets d’affaires dont la banque Rothschild. Un montant que Patrick Kron avait pour sa part évalué à 250 millions de dollars. « Les honoraires se sont élevés à 100 millions, 20% pour les banques d’affaires, 80% pour les avocats. Les 150 millions et plus restants sont des frais de tous ordres, des impôts et des taxes », avait-il détaillé. Et une partie aurait été au financement de la campagne de Macron.

 

 Ségolène Royal n’est certes pas sans reproche vis à vis de ses  prises de position. On peut à juste titre la critiquer de ce point de vue. Elle a en effet souvent changé de d’orientations  et n’a jamais produit de projet politique très clair et très cohérent. Pour autant attaquer Ségolène Royal à propos de l’utilisation de trois collaborateurs constitue une attaque assez minable. S’il fallait en effet mettre en accusation tous les gaspillages dans l’appareil d’État dont beaucoup profitent aux politiques, la liste serait trop longue à énumérer. Ce sont des centaines et des milliers de postes qui ne servent pas à grand-chose, à rien parfois ou qui servent  des responsables politiques à temps plein ou à temps partiel. Il y a quelque chose de détestable dans la justice à attaquer des personnalités quand elles sont dans l’opposition.

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