Archive pour le Tag 'financier'

Le risque financier pour une politique économique incohérente

Le risque financier pour une politique économique incohérente

Emmanuel Roman, directeur général du premier fonds obligataire au monde fonds auxquels empruntent notamment les Etats) : « Une politique économique qui n’a pas de sens est immédiatement punie par le marché ». Le directeur général de Pimco avertit, dans un entretien au « Monde », sur les risques d’une sanction des marchés en France alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir.

 

Emmanuel Roman est l’un des Français les plus haut placés de la finance mondiale. Cet ancien de Goldman Sachs est aujourd’hui basé en Californie, où il dirige, depuis 2016, Pimco, la plus grosse société de gestion spécialisée dans le marché obligataire au monde, avec 1 900 milliards de dollars (environ 1 777 milliards d’euros) d’encours (équivalent aux deux tiers du PIB français). Ce spécialiste des dettes mondiales avertit d’une possible sanction des marchés si le Rassemblement national (RN) arrivait au pouvoir. Il estime, par ailleurs, que la hausse très rapide de la dette aux Etats-Unis « n’est pas durable ».

En 2022, vous disiez au « Financial Times » votre inquiétude de « voir 43 % des Français voter pour un néofasciste ». Aujourd’hui, l’extrême droite est aux portes du pouvoir. En tant que patron de l’une des plus grosses sociétés de gestion au monde, comment voyez-vous ça ?


Nous assistons à une croissance des mouvements populistes dans le monde entier, en Amérique latine, aux Etats-Unis, avec une fracture totale du monde politique, en France aussi. D’un point de vue macroéconomique, les vrais problèmes en Europe sont le niveau élevé de la dette, et l’inflation. Donc, politique mise à part, le seul vrai sujet est de savoir quoi faire vis-à-vis de la dette publique : soit augmenter les taxes, soit couper les dépenses publiques. Pour avoir lu le programme du Rassemblement national et leurs vingt-deux points, je peux dire qu’il n’y a pas un seul élément de réponse aux vrais problèmes macroéconomiques.

L’arrivée du RN au pouvoir risquerait-elle de provoquer une crise de la dette française ?
Les marchés sont capables de regarder sur le plus long terme. Ils savent que l’Europe est passée par beaucoup de hauts et de bas et a pu gérer des situations compliquées, comme celle de la Grèce, par exemple. Cela dit, une politique économique qui n’a pas de sens est immédiatement punie par le marché.

 

Assurance chômage : Une étatisation complète qui va encore augmenter le trou financier

Assurance chômage : Une étatisation complète qui va encore augmenter le trou financier

Si l’État était un bon gestionnaire on le saurait ; témoin la dérive régulière des déficits des budgets et la catastrophe de l’endettement. Même chose pour les institutions et les organisations sous tutelle totale de l’État. En cause d’une certaine irresponsabilité, une insuffisance de compétence et le résultat d’injonctions contradictoires qui déresponsabilisent les dirigeants. Dernière initiative de l’État la volonté de reprendre en main l’ASSEDIC précédemment gérée par les acteurs sociaux.

L’objectif du gouvernement est de réaliser des économies significatives sur le régime d’assurance chômage.

« Nous gardons une durée d’indemnisation la plus longue parmi les pays développés : dix-huit mois. La responsabilité des partenaires sociaux, ce sont les salariés. La responsabilité de l’État, ce sont tous ceux qui sont au chômage. Pour ma part, je considère que l’État devrait reprendre la main sur l’assurance chômage de manière définitive », a indiqué Bruno Le Maire dans un entretien au quotidien Le Monde.

Une option loin de sortir du chapeau puisqu’elle était inscrite dans le programme d’Emmanuel Macron lors de la campagne des élections présidentielle de 2017.

Pour rappel, le régime est actuellement piloté par l’Unedic, un organisme paritaire. Les partenaires sociaux renégocient les règles tous les deux à trois ans pour tenir compte des évolutions du marché du travail, celles-ci étant formalisées dans une convention que l’État valide. Mais depuis 2018, leurs marges de manœuvre sont restreintes car le gouvernement leur adresse en amont une « lettre de cadrage » qui fixe des objectifs (notamment d’économies) à atteindre. Sans accord, l’État reprend la main avec un « décret de carence ».

Le  Premier ministre, Gabriel Attal ,  a déclaré qu’il réunirait « à la mi-mars » un séminaire gouvernemental « dédié à la question du travail » pour notamment « préparer les grandes décisions » à prendre en la matière. Il s’est dit « prêt » à prendre des « décisions difficiles » pour « inciter au travail » et atteindre le plein emploi, c’est-à-dire réduire le taux de chômage à 5% d’ici à 2027, contre plus de 7% aujourd’hui.

Pour Michel Beaugas (FO), « il paraît de plus en plus évident que le gouvernement veut récupérer l’assurance-chômage » et que pour y arriver « il nous imposera des contraintes impossibles à tenir ».

Trump : son ex-directeur financier reconnaît avoir menti

Trump  : son ex-directeur financier reconnaît avoir menti

L’ex-directeur financier de Donald Trump, Allen Weisselberg, qui a déjà fait de la prison pour fraudes financières, a plaidé coupable lundi de parjure devant la justice new-yorkaise pour avoir donné de fausses informations liées au récent procès civil de l’ancien président américain.

M. Weisselberg, 76 ans, qui avait commencé à travailler il y a 50 ans comme expert comptable pour le père de Donald Trump et qui fut directeur financier de la Trump Organization de 2005 à 2021,  a reconnu avoir menti lors de l’instruction sur la valeur d’un appartement du groupe immobilier qui rassemble des immeubles, hôtels, golfs.

Le 16 février, Donald Trump a été condamné au civil par la cour suprême de New York à 355 millions de dollars d’amende (plus une centaine de millions de dollars d’intérêts) pour fraudes financières, pour avoir illégalement gonflé la valeur de son patrimoine immobilier afin d’obtenir de meilleures conditions de prêts et d’assurances. Poursuivi dans ce procès civil, tout comme Donald Trump et ses deux fils Eric et Donald Jr, Allen Weisselberg a été condamné à trois ans d’interdiction de diriger une entreprise dans l’État de New York et à une interdiction à vie de toute fonction de gestion financière dans une entreprise.

 

 

AXA: Un résultat financier de 7,2 milliards

AXA:  Un résultat financier de 7,2 milliards

Comme bon nombre d’autres assureurs, on affiche des résultats très financiers dans le secteur en cause parfois un accroissement de l’activité mais aussi des profits réalisés grâce à l’inflation. Il suffit pour cela de voir l’évolution des tarifs. Les assureurs justifient la dérive des tarifs par l’augmentation des risques dont certains sont réels mais nos bien virtuels.

Résultats par exemple un début de 1024 c’est le coup de bambou chez la plupart des assureurs. On profite ainsi de l’inflation générale pour rajouter des hausses de tarifs non justifiés. Ainsi l’inflation aura constitué pour les assureurs et d’une manière générale pour les grandes sociétés une sorte de mécanisme anti redistributif car dans le même temps le pouvoir d’achat des ménages diminue : le principe des vases communicants.

L’assureur a en effet  fait état, ce mercredi, de résultats solides, avec un résultat net de 7,2 milliards d’euros en 2023 pour 103 milliards d’euros de primes, et d’un nouveau plan stratégique à trois ans, fondé sur la croissance organique et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. Le taux de distribution aux actionnaires est porté à 75%.

AXA veut séduire ses actionnaires et devenir la valeur de rendement incontournable d’un portefeuille lambda, comme c’est souvent le cas d’ailleurs des grands groupes d’assurance mondiaux. Le moment est porteur, la hausse des taux améliore les résultats financiers et la solvabilité des assureurs.

Dans son nouveau plan stratégique 2024-2026, l’assureur prévoit ainsi un taux de distribution de 75% de ses résultats aux actionnaires, dont 60% sous la forme de dividendes. C’est mieux que les années précédentes.

 

Marchés Financier : et maintenant la correction ?

Marchés Financier : et maintenant la correction

Il y a sans doute plusieurs facteurs qui militent en faveur d’une correction sur les marchés financiers mondiaux et concernant particulier les actions. D’abord il y a toujours l’incertitude sur le vrai recul de l’inflation qui est encore loin d’être maîtrisée. Et de ce point de vue, les banques centrales ne semblent pas encore totalement convaincues de la nécessité d’un plan de desserrement qui aura sans doute lieu mais pas tout de suite; tout dépendra en fait de l’évolution de l’activité économique. Si cette activité économique continue de s’inscrire dans une tendance baissière au point de tutoyer la dépression alors les banques centrales seront sans doute encouragé à desserrer un peu l’étau des taux d’intérêt.

L’autre facteur qui pourrait justifier une correction, c’est la très bonne tenue de la valeur des actions au cours de l’année passée bien au-dessus des performances réelles des entreprises.

Enfin en début d’année on va accumuler les mauvaises nouvelles statistiques rendant compte du tassement économique partout dans le monde et particulièrement en Chine. Bref la première partie de 2024 ne s’annonce pas très réjouissante. Cela d’autant plus qu’en suspens demeure le risque d’éclatement d’un endettement mondial qui concerne aussi bien le public que le privé à commencer aussi par la Chine

Du côté des indicateurs macroéconomiques, les données de la fédération professionnelle ISM ont montré mercredi que l’activité manufacturière aux États-Unis s’est encore contractée en décembre, mais un peu moins qu’en novembre et que ce à quoi s’attendaient les analystes. Les opérateurs prêteront aussi attention au compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed), qui sera publié à 20h00 GMT.

Les investisseurs tablent sur six baisses de taux en 2024, un scénario qui nécessiterait, pour se réaliser, que la conjoncture économique «se dégrade rapidement», estime Karl Haeling, de LBBW. Or, pour l’heure les données macroéconomiques témoignent d’un ralentissement graduel de l’économie américaine. Sur le marché obligataire, l’incertitude règne en conséquence. Après de fortes baisses en fin d’année les taux d’intérêt repartent à la hausse depuis une semaine.

Société-Méconnaissance des Français dans le domaine financier

Méconnaissance des Français dans le domaine financier

Le groupe Allianz avait déjà montré dans une précédente enquête que sur 19 pays européens la France était située dernière en matière de connaissance financière. Une insuffisance encore confirmée par l’étude du gendarme boursier français qui montre que les connaissances des épargnants concernant les marchés financiers n’ont pas progressé . De quoi peut-être aussi expliquer la bienveillance des Français vis-à-vis du laxisme financier du pouvoir !

Selon une nouvelle enquête réalisée par l’assureur allemand Allianz auprès d’un millier de personnes dans sept pays différents (Etats-Unis, Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Australie) et publiée en août dernier, un Français sur quatre (26%) n’aurait pas la culture financière nécessaire pour prendre des décisions éclairées. Et seulement 10% des Français interrogés auraient un niveau « élevé » en matière financière, soit deux fois moins qu’en Italie (18%).

L’enquête soulignait, en outre, les écarts entre les hommes et les femmes qui persistent même s’ils se réduisent un peu en France. Ainsi, 29% des Françaises ont un faible niveau de connaissances financières, contre 22% pour les hommes quand c’est l’inverse en Allemagne. Comme le baromètre de l’AMF, l’étude d’Allianz pointait la faible connaissance des plus jeunes malgré leur forte exposition à des contenus concernant l’investissement en Bourse.

Méconnaissance des Français dans le domaine financier

Méconnaissance des Français dans le domaine financier

Le groupe Allianz avait déjà montré dans une précédente enquête que sur 19 pays européens la France était située dernière en matière de connaissance financière. Une insuffisance encore confirmée par l’étude du gendarme boursier français qui montre que les connaissances des épargnants concernant les marchés financiers n’ont pas progressé . De quoi peut-être aussi expliquer la bienveillance des Français vis-à-vis du laxisme financier du pouvoir !

Selon une nouvelle enquête réalisée par l’assureur allemand Allianz auprès d’un millier de personnes dans sept pays différents (Etats-Unis, Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Australie) et publiée en août dernier, un Français sur quatre (26%) n’aurait pas la culture financière nécessaire pour prendre des décisions éclairées. Et seulement 10% des Français interrogés auraient un niveau « élevé » en matière financière, soit deux fois moins qu’en Italie (18%).

L’enquête soulignait, en outre, les écarts entre les hommes et les femmes qui persistent même s’ils se réduisent un peu en France. Ainsi, 29% des Françaises ont un faible niveau de connaissances financières, contre 22% pour les hommes quand c’est l’inverse en Allemagne. Comme le baromètre de l’AMF, l’étude d’Allianz pointait la faible connaissance des plus jeunes malgré leur forte exposition à des contenus concernant l’investissement en Bourse.

Politique-Nouveau Pacte financier mondial : du bidon !

Politique-Nouveau Pacte financier mondial : du bidon !

Encore un grand raout qui finira sans doute comme l’accord de Paris sur le climat avec de grands discours et finalement une situation qui se dégrade. Ce sommet international, à l’initiative d’Emmanuel Macron, se déroule jeudi et vendredi à Paris, principalement au palais Brongniart, place de la Bourse mais aussi aux sièges parisiens de l’OCDE et de l’Unesco. Il doit permettre de « construire un nouveau consensus pour un système financier international plus solidaire », selon les organisateurs. Notons d’abord qui ne manque pas d’organisations internationales pour traiter des différentes questions économiques, financières, environnementale ou plus largement sociétales. En définitive ces grandes réunions nationales servent surtout à satisfaire l’ego et la popularité de ce qu’il organise comme c’est le cas en France avec cette nouvelle réunion.Cette réunion à l’initiative de la France pose un problème a priori concernant précisément le rappeur du pays non seulement à la question environnementale mais aussi aux déséquilibres financiers français.

« Ce sommet met la question des financements enfin au cœur des débats, alors que c’est un sujet plutôt traité à la marge lors des réunions du G20 ou du G7″, note auprès de franceinfo Friederike Roder, vice-présidente de l’ONG internationale Global Citizen. Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat et architecte de l’accord de Paris de 2015, explique pour sa part que « ces discussions peuvent accélérer la mise en mouvement » autour des questions de financement.

La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, visage des pays du Sud dans la lutte contre le réchauffement climatique, ouvrira le sommet au côté notamment du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. En visite en France depuis une semaine, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, sera également présent, comme le président brésilien, Lula, la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen, ou encore le chancelier allemand, Olaf Scholz.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sera également de la partie et participera à une table ronde, comme le nouveau président de la Banque mondiale et la dirigeante du Fonds monétaire international (FMI). La présence de Sultan al-Jaber, président de la prochaine COP28 à Dubaï, est également attendue et scrutée tant le futur sommet aux Emirats arabes unis (du 30 novembre au 12 décembre 2023) fait déjà polémique.

Plus de 120 ONG (parmi lesquelles Action contre la faim, Care France ou Réseau action climat) seront aussi représentées alors que de nombreux experts du climat et des questions de pauvreté interviendront. La militante écologiste suédoise Greta Thunberg doit également s’exprimer en marge du sommet.

Le sommet pour un nouveau pacte financier mondial ambitionne de repenser et de réformer le système financier mondial, un défi majeur et colossal, afin de mieux armer les Etats fragiles face au changement climatique, la pauvreté et les grandes crises. « Désormais, la bataille contre la pauvreté, la décarbonation de notre économie et la lutte pour la biodiversité sont très liées ensemble », avait affirmé Emmanuel Macron la fin avril, en référence à ce sommet, dont l’idée a germé au moment de la COP27 à Charm el-Cheikh, en novembre 2022.

Une large palette de sujets sera abordée durant ces deux jours : réformes institutionnelles, taxation, restructuration des dettes des pays pauvres, rôle du secteur privé…
Ce sommet à l’initiative d’Emmanuel Macron est toutefois accueilli avec méfiance par certains ONG prévoyant par avance que la montagne accouchera d’une souris

Politique-Nouveau Pacte financier mondial : du bidon !

Politique-Nouveau Pacte financier mondial : du bidon !

Encore un grand raout qui finira sans doute comme l’accord de Paris sur le climat avec de grands discours et finalement une situation qui se dégrade. Ce sommet international, à l’initiative d’Emmanuel Macron, se déroule jeudi et vendredi à Paris, principalement au palais Brongniart, place de la Bourse mais aussi aux sièges parisiens de l’OCDE et de l’Unesco. Il doit permettre de « construire un nouveau consensus pour un système financier international plus solidaire », selon les organisateurs. Notons d’abord qui ne manque pas d’organisations internationales pour traiter des différentes questions économiques, financières, environnementale ou plus largement sociétales. En définitive ces grandes réunions nationales servent surtout à satisfaire l’ego et la popularité de ce qu’il organise comme c’est le cas en France avec cette nouvelle réunion.Cette réunion à l’initiative de la France pose un problème a priori concernant précisément le rapport du pays non seulement à la question environnementale mais aussi aux déséquilibres financiers français.

« Ce sommet met la question des financements enfin au cœur des débats, alors que c’est un sujet plutôt traité à la marge lors des réunions du G20 ou du G7″, note auprès de franceinfo Friederike Roder, vice-présidente de l’ONG internationale Global Citizen. Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat et architecte de l’accord de Paris de 2015, explique pour sa part que « ces discussions peuvent accélérer la mise en mouvement » autour des questions de financement.

La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, visage des pays du Sud dans la lutte contre le réchauffement climatique, ouvrira le sommet au côté notamment du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. En visite en France depuis une semaine, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, sera également présent, comme le président brésilien, Lula, la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen, ou encore le chancelier allemand, Olaf Scholz.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sera également de la partie et participera à une table ronde, comme le nouveau président de la Banque mondiale et la dirigeante du Fonds monétaire international (FMI). La présence de Sultan al-Jaber, président de la prochaine COP28 à Dubaï, est également attendue et scrutée tant le futur sommet aux Emirats arabes unis (du 30 novembre au 12 décembre 2023) fait déjà polémique.

Plus de 120 ONG (parmi lesquelles Action contre la faim, Care France ou Réseau action climat) seront aussi représentées alors que de nombreux experts du climat et des questions de pauvreté interviendront. La militante écologiste suédoise Greta Thunberg doit également s’exprimer en marge du sommet.

Le sommet pour un nouveau pacte financier mondial ambitionne de repenser et de réformer le système financier mondial, un défi majeur et colossal, afin de mieux armer les Etats fragiles face au changement climatique, la pauvreté et les grandes crises. « Désormais, la bataille contre la pauvreté, la décarbonation de notre économie et la lutte pour la biodiversité sont très liées ensemble », avait affirmé Emmanuel Macron la fin avril, en référence à ce sommet, dont l’idée a germé au moment de la COP27 à Charm el-Cheikh, en novembre 2022.

Une large palette de sujets sera abordée durant ces deux jours : réformes institutionnelles, taxation, restructuration des dettes des pays pauvres, rôle du secteur privé…
Ce sommet à l’initiative d’Emmanuel Macron est toutefois accueilli avec méfiance par certains ONG prévoyant par avance que la montagne accouchera d’une souris

Nouveau pacte financier mondial : un grand grand flou décevant

Nouveau pacte financier mondial : un grand grand flou décevant

Le résultat est forcément décevant car les thèmes étaient trop nombreux et trop flous. La seule avancée est d’ordre démocratique avec une place plus importante donnée à la voix des pays en développement. Pour le reste ,le mélange de la réforme du système financier (système de Bretton Woods notamment), l’aide à la pauvreté, la lutte contre le climat et la répartition des richesses à largement complexifié la problématique. Pour Macron, une partie de l’objectif est atteint et il s’agissait pour lui de renforcer sa stature internationale.

Le thème le plus prioritaire était sans doute de l’endettement de certains pays hors même sur ce thème aucune décision n’a été prise. Un endettement autour de 8000 milliards dont la moitié détenue par la Chine qui continue et en profite pour intensifier son néocolonialisme sur les pays pauvres notamment en Afrique dont elle pille les ressources.

Les besoins sont faramineux. Selon l’ONG Oxfam, les pays à revenus faibles et moyens ont besoin de 27 000 milliards de dollars d’ici à 2030 pour répondre aux besoins en matière de dépenses climatiques et sociales. Face à ces montants, les 100 milliards de dollars par an promis depuis la COP15 de Copenhague, en 2009, et finalement réunis pour la première fois cette année, ne suffisent pas à crier victoire. De même, l’annonce de la réallocation par les pays riches de l’équivalent de 100 milliards de dollars de droits de tirages spéciaux à destination du Sud n’est que la confirmation d’un engagement pris en 2021.

Ceux qui espéraient que le sommet soit l’occasion d’acter de nouveaux prélèvements – notamment sur les activités polluantes – sont repartis déçus. La possibilité de taxes internationales sur les transactions financières, sur les billets d’avion (comme c’est le cas en France depuis 2008) et sur les transports maritimes, n’a pas abouti.

En revanche, cette dernière option fait désormais l’objet d’un appui politique de plus en plus important. A tel point que ses promoteurs espèrent que cette piste se concrétisera au sommet de l’Organisation maritime internationale, prévu début juillet. « On a un club de ceux qui pensent comme nous et c’est à l’Organisation maritime internationale que la négociation doit se tenir et que nous la tiendrons », a promis Emmanuel Macron, en référence à la petite vingtaine de pays susceptibles de signer un accord.

Pour tout dire les résultats sont très modeste et les pays pauvres restent un peu sur leur faim. ces pays ont très clairement appelé à ce que les institutions financières aident les Etats à concrétiser leurs propres stratégies de développement. Ainsi, pour le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, les nations du Sud attendent « non seulement une réforme de l’architecture financière internationale, mais aussi qu’elles se traduisent par des projets pratiques concernant notamment les infrastructures. C’est à cette condition que nous, les Africains, serons convaincus que cela vaut la peine de se rendre à ce genre de sommet, d’aller jusqu’en Europe et d’écouter toutes ces promesses », a-t-il prévenu.

À noter toutefois une avancée concernant l’endettement de la Zambie ( autour de 17 milliards) alors que plusieurs pays font face à l’aggravation de leur endettement face aux multiples crises. Les pays créanciers de la Zambie (notamment la Chine) ont accepté de restructurer 6,3 milliards de dollars de dette (soit environ 5,8 milliards d’euros), plus de deux ans après le défaut de paiement du pays.

« J’aime l’esprit de coopération et de partenariat que j’ai observé ici », a appuyé à la tribune le président kényan, William Ruto. « Je pense que c’est la bonne manière de travailler. » Si le système financier n’a pas été revu de fond en comble, la place accordée aux pays en développement dans ces discussions constituerait-elle déjà une forme de révolution ?

Nouveau pacte financier mondial : quelle cohérence ?

Nouveau pacte financier mondial : quelle cohérence ?

Le député européen Pierre Larrouturou (S&D, Nouvelle Donne) plaide dans la Tribune pour la mise en place d’une taxation sur les transactions financières afin de financer les investissements colossaux de la transition écologique et un plan ambitieux en Europe face à l’Inflation Reduction Act (IRA). L’ancien rapporteur du budget du Parlement à Strasbourg déplore le blocage de la France sur cette proposition fiscale alors que de grands pays comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne la soutiennent.

Qu’attendez-vous du président Macron ?

J’attends de la cohérence. J’ai salué son discours à la Sorbonne lorsqu’il évoquait un budget européen. Après son discours au One Planet Summit, il a créé le Haut conseil pour le climat. Lors de son installation à l’Elysée, il avait expliqué qu’il voulait changer de braquet sur le climat. Je n’étais pas d’accord sur tout mais je trouvais que sur l’Europe et le climat, il affichait des objectifs ambitieux.

Or, rien ne bouge. C’est même pire. Le budget européen est en train de diminuer. Emmanuel Macron veut-il vraiment un budget européen ambitieux ? Veut-il un projet pour le climat ?

Comment l’Europe doit-elle répondre à l’Inflation Reduction Act de Biden ?

Pourquoi la France s’est-elle positionnée rapidement pour organiser ce sommet climat-finances ?

La COP 27 a été très décevante. La seule avancée a été la création d’un fonds sur les pertes et dommages pour les pays du Sud. La création de ce fonds est une bonne nouvelle. Mais il n’y a pas d’argent. C’est pourquoi Emmanuel Macron a voulu organiser ce grand sommet sur la finance climat à Paris.

Dans ce cadre, le Parlement européen a voté des textes appelant à la création d’une taxe sur les transactions financières avant la fin du mois de juin.

La question de la taxe sur les transactions financières est un sujet récurrent en Europe depuis plusieurs décennies. Pourtant, aucun dispositif européen n’a vraiment été mis en œuvre. Comment expliquez-vous de telles difficultés ?

Cette question a d’abord été portée par le prix Nobel et économiste James Tobin. La Commission européenne présidée par José-Manuel Barosso avait remis cette proposition sur la table après la crise financière de 2008. Il avait proposé une petite taxe à 0,1% (qui s’appliquerait à toutes les transactions financières incluant des acteurs européens, ndlr). Pour rappel, l’amendement des sociaux-démocrates sur la taxation des transactions financières pourrait rapporter 57 milliards d’euros chaque année et avait été voté par 80% des députés de droite au Parlement.

Mais peu après le vote des députés, les Anglais ont tout fait pour bloquer. Angela Merkel est allée à Londres pour stopper leur veto en 2014. Mais le Royaume-Uni l’a maintenu. Il y a donc eu une coopération renforcée entre plusieurs Etats en Europe. La bonne nouvelle est qu’il n’y pas besoin de l’unanimité sur cette question. Les Anglais ont voulu bloquer la coopération renforcée. Ils ont saisi la Cour de justice, mais la Cour a répondu que cette proposition n’avait pas besoin de l’unanimité.

Tout est prêt pour la mise en place de cette taxe. Le problème est que la France bloque. Elle veut une taxe limitée à 1% des transactions. En France, il existe une petite taxe créée sous Nicolas Sarkozy et mise en œuvre sous François Hollande. Elle a été portée à 0,2% puis 0,3% mais elle ne concerne que 1% des transactions. Cette taxe n’a pas provoqué de fuites vers les pays hors zone euro et elle rapporte environ 1,5 milliard d’euros. Si nous la portions sur 100% des transactions, elle pourrait rapporter beaucoup plus. Récemment, le ministre autrichien des Finances, issu de la droite conservatrice, expliquait dans un courrier que l’Autriche voulait relancer les discussions sur cette taxe. Mais la version française ne lui convenait pas. L’Autriche a même menacé de quitter les négociations car la France veut exonérer 99% des transactions.

Pourtant, aujourd’hui, l’Europe a besoin d’argent pour le climat. Les États-Unis ont mis 369 milliards de dollars d’exonérations et de subventions pour soutenir le photovoltaïque, l’hydrogène vert. Le président Biden veut accueillir toute l’industrie liée à la décarbonation. Toutes les semaines, des entreprises en Europe annoncent des délocalisations. Rien qu’en France, on a peur d’avoir 150.000 délocalisations. Cet amendement pourrait permettre d’éviter les délocalisations en répondant à l’IRA américain tout en remboursant le plan Next Generation EU et avoir de l’argent pour le climat.

Sur le Vieux continent, 10 pays travaillent sur ce projet. Vous avez rappelé que la France est le seul pays à s’y opposer. Comment expliquez vous cette position ?

Je ne comprends pas vraiment cette réticence. Lorsque j’étais rapporteur du budget au Parlement européen, je suis allé plusieurs fois à Berlin. Les autorités allemandes me demandaient si la France allait changer de position.

La France a néanmoins bougé sur deux sujets importants. Elle est sortie du traité sur la charte de l’énergie. Beaucoup d’associations et de climatologues ont applaudi sans aucune réserve cette décision. L’Hexagone veut également accélérer la fin des subventions aux exportations des énergies fossiles. On espère que le pays va débloquer la négociation sur la taxe sur les transactions financières.


Pour l’instant, le gouvernement s’est opposé à la mise en œuvre d’une fiscalité exceptionnelle sur le capital pour financer la transition écologique. Quel regard portez-vous sur cette position ?

Quand Emmanuel Macron balaie la proposition de Jean-Pisani Ferry en expliquant que la France ne peut pas être le seul pays à augmenter la fiscalité, c’est tout à fait discutable. Je pense que cette proposition est faisable ici. Surtout, cet argument devient inaudible quand la France est le seul pays à bloquer la coopération renforcée sur la taxe sur les transactions financières. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Portugal sont d’accord.

Face à l’Inflation Reduction Act, la Commission européenne a affiché des objectifs relativement ambitieux. Mais chaque pays continue de présenter son plan sans vraiment de coopération, ni de concertation. Les États-Unis et la Chine vont encore tirer profit de ces divisions ?

On est à un moment critique pour l’Europe. Au sujet du climat, le problème est en train de s’aggraver. Si on ne met pas d’argent maintenant en Europe et dans les pays du Sud, on va vers un risque d’effondrement. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a évoqué une situation de non-retour sur les relations entre l’Europe et les pays du Sud. Il y a tellement eu de promesses non tenues sur les questions financières depuis le sommet de Copenhague en 2009. Les pays du Sud n’en peuvent plus du blabla.

En matière d’industrie, Ford a annoncé vouloir supprimer 3.500 postes en Europe et investir 3,5 milliards de dollars aux États-Unis. Il y a un risque de dislocation de l’Europe. Aux Etats-Unis, les dispositifs proposés dans l’Inflation Reduction Act sont très simples. Si un industriel veut créer une usine pour du photovoltaïque ou de l’hydrogène vert, il peut bénéficier d’aide colossale très facilement. En Europe, les démarches sont bien plus complexes. La réponse européenne à l’IRA américain est une honte.

Nouveau Pacte financier mondial : du bidon !

Nouveau Pacte financier mondial : du bidon !

Encore un grand raout qui finira sans doute comme l’accord de Paris sur le climat avec de grands discours et finalement une situation qui se dégrade. Ce sommet international, à l’initiative d’Emmanuel Macron, se déroule jeudi et vendredi à Paris, principalement au palais Brongniart, place de la Bourse mais aussi aux sièges parisiens de l’OCDE et de l’Unesco. Il doit permettre de « construire un nouveau consensus pour un système financier international plus solidaire », selon les organisateurs. Notons d’abord qui ne manque pas d’organisations internationales pour traiter des différentes questions économiques, financières, environnementale ou plus largement sociétales. En définitive ces grandes réunions nationales servent surtout à satisfaire l’ego et la popularité de ce qu’il organise comme c’est le cas en France avec cette nouvelle réunion.Cette réunion à l’initiative de la France pose un problème a priori concernant précisément le rappeur du pays non seulement à la question environnementale mais aussi aux déséquilibres financiers français.

« Ce sommet met la question des financements enfin au cœur des débats, alors que c’est un sujet plutôt traité à la marge lors des réunions du G20 ou du G7″, note auprès de franceinfo Friederike Roder, vice-présidente de l’ONG internationale Global Citizen. Laurence Tubiana, présidente de la Fondation européenne pour le climat et architecte de l’accord de Paris de 2015, explique pour sa part que « ces discussions peuvent accélérer la mise en mouvement » autour des questions de financement.

La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, visage des pays du Sud dans la lutte contre le réchauffement climatique, ouvrira le sommet au côté notamment du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. En visite en France depuis une semaine, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, sera également présent, comme le président brésilien, Lula, la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen, ou encore le chancelier allemand, Olaf Scholz.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sera également de la partie et participera à une table ronde, comme le nouveau président de la Banque mondiale et la dirigeante du Fonds monétaire international (FMI). La présence de Sultan al-Jaber, président de la prochaine COP28 à Dubaï, est également attendue et scrutée tant le futur sommet aux Emirats arabes unis (du 30 novembre au 12 décembre 2023) fait déjà polémique.

Plus de 120 ONG (parmi lesquelles Action contre la faim, Care France ou Réseau action climat) seront aussi représentées alors que de nombreux experts du climat et des questions de pauvreté interviendront. La militante écologiste suédoise Greta Thunberg doit également s’exprimer en marge du sommet.

Le sommet pour un nouveau pacte financier mondial ambitionne de repenser et de réformer le système financier mondial, un défi majeur et colossal, afin de mieux armer les Etats fragiles face au changement climatique, la pauvreté et les grandes crises. « Désormais, la bataille contre la pauvreté, la décarbonation de notre économie et la lutte pour la biodiversité sont très liées ensemble », avait affirmé Emmanuel Macron la fin avril, en référence à ce sommet, dont l’idée a germé au moment de la COP27 à Charm el-Cheikh, en novembre 2022.

Une large palette de sujets sera abordée durant ces deux jours : réformes institutionnelles, taxation, restructuration des dettes des pays pauvres, rôle du secteur privé…
Ce sommet à l’initiative d’Emmanuel Macron est toutefois accueilli avec méfiance par certains ONG prévoyant par avance que la montagne accouchera d’une souris

Au G7, Macron fait déjà la pub pour son nouveau « pacte financier mondial »

Au G7, Macron fait déjà la pub pour son nouveau « pacte financier mondial »


Encore de la com la part de Marcon qui propose lors d’une réunion fin juin à Paris « un nouveau pacte financier mondial.
Le président français reprend la problématique du climat et de la pauvreté pour ce qu’il appelle pompeusement un « nouveau pacte financier mondial. »
La vérité est moins grandiose. Il s’agit de modifier les conditions d’accès au financement notamment du fonds monétaire international et de la banque mondiale. Un éternel objectif mais qui n’a pas grand-chose à voir avec un nouveau pacte financier mondial qui imposerait notamment la fin de la lutte entre les monnaies, les taux de change, la fin de l’évasion fiscale et des conditions de concurrence fiscales sociales inégales. Aussi une vraie taxation des mouvements des transactions financières .

Comme d’habitude, Macron se saoule de mots et on accouchera encore d’une souris. Certes si un accord se fait ce sera toujours mieux que rien mais ce sera quand même une avancée toujours marginale qui n’a rien à voir avec une nouvelle régulation financière au plan mondial.

Emmanuel Macron a profité du sommet du G7 pour faire la promotion du « nouveau pacte financier » mondial qu’il appelle de ses voeux pour éviter de « choisir entre la lutte contre la pauvreté et la lutte pour le climat ».

Paris avait lancé l’idée de ce sommet à l’automne dernier lors de la COP27 en Egypte avec la Première ministre de la Barbade Mia Mottley, dont la petite île caribéenne est en première ligne face aux menaces du changement climatique.

L’objectif est ambitieux: réformer l’architecture de la finance mondiale pour mieux répondre aux défis du réchauffement climatique.

« Nous allons porter un agenda de réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour davantage offrir de financements aux pays qui en ont le plus besoin », a expliqué Emmanuel Macron. Il entend aussi « développer plus de financements privés par des mécanismes de garantie ».

« C’est le seul moyen d’éviter une division du monde », a-t-il encore insisté, relevant que « de plus en plus de pays du Sud ont le sentiment » qu’on « leur demande de faire des efforts climatiques alors qu’on ne les a pas suffisamment aidés pour lutter contre la pauvreté ».

Economie: Revoir le système financier

Economie: Revoir le système financier

Après la faillite de SVB, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz l’économiste américain n’exclut pas d’autres défaillances bancaires. ( le Figaro)

Quelques jours après la faillite de la Silicon Valley Bank, qui a secoué banques et marchés mondiaux, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz n’exclut pas, dans un entretien accordé à l’AFP, d’autres défaillances à venir. Une sortie qui prend encore plus de sens face aux difficultés rencontrées mercredi par Crédit Suisse, le deuxième établissement bancaire helvète. « Les banques sont plus saines que par le passé, notamment en 2008. Il y a eu des progrès, mais pas autant que nécessaire », assène l’économiste.

«Il y a toujours des rumeurs au sujet de telle ou telle banque qui serait vulnérable, mais sauf à connaître leur bilan comptable, leurs expositions et (leurs résultats) aux tests de résistance, c’est difficile de les vérifier», a-t-il ajouté. S’attardant principalement sur la faillite de SVB, Joseph Stiglitz estime que les nouvelles technologies sont mal prises en compte par le système bancaire et favorisent les ‘bank runs’, ces fameux mouvements de paniques bancaires qui peuvent pousser les clients – ménages comme entreprises – à retirer leurs argents. Soit ce qui a précipité la chute de la Silicon Valley Bank.

«On pensait jusqu’ici que les comptes bancaires étaient difficiles à déplacer. Mais quand tout le monde gère son compte bancaire par Internet, c’est beaucoup plus facile de retirer tout son argent et de le placer ailleurs», estime-t-il. Et d’ajouter : «la stabilité du système financier doit être repensée, en prenant en compte les nouvelles technologies».

Les mesures des autorités américaines et les assurances des gouvernements européens sur la solidité du système bancaire à la suite de la faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) ont pu stabiliser un peu les marchés mardi. Mais « les craintes quant à la solidité du secteur» persistent et «l’ombre de l’effondrement de la SVB plane toujours», souligne Susannah Streeter, analyste d’Hargreaves Lansdown.

Preuve en est, ce mercredi, les déclarations du premier actionnaire du Credit Suisse, la Saudi National Bank, ont mis en grande difficulté l’établissement helvète. Perçu comme le maillon faible du secteur bancaire en Suisse, Crédit Suisse a vu le cours de son action perdre jusqu’à 30% pour toucher un nouveau plancher historique à 1,55 francs suisses malgré les tentatives de son président, Axel Lehmann, de rassurer.

Lors d’une conférence, ce dernier a assuré que la banque n’a pas besoin d’aide gouvernementale. Ce n’est «pas un sujet», a-t-il déclaré, soulignant que la banque s’appuie sur de «solides ratios financiers», sans toutefois parvenir à rassurer les marchés. Or, l’inquiétude dépasse les frontières du pays alpin. La première ministre française Élisabeth Borne a ainsi demandé aux autorités suisses de régler les problèmes du Credit Suisse.

Revoir le système financier

Revoir le système financier

Après la faillite de SVB, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz l’économiste américain n’exclut pas d’autres défaillances bancaires. ( le Figaro)

Quelques jours après la faillite de la Silicon Valley Bank, qui a secoué banques et marchés mondiaux, le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz n’exclut pas, dans un entretien accordé à l’AFP, d’autres défaillances à venir. Une sortie qui prend encore plus de sens face aux difficultés rencontrées mercredi par Crédit Suisse, le deuxième établissement bancaire helvète. « Les banques sont plus saines que par le passé, notamment en 2008. Il y a eu des progrès, mais pas autant que nécessaire », assène l’économiste.

«Il y a toujours des rumeurs au sujet de telle ou telle banque qui serait vulnérable, mais sauf à connaître leur bilan comptable, leurs expositions et (leurs résultats) aux tests de résistance, c’est difficile de les vérifier», a-t-il ajouté. S’attardant principalement sur la faillite de SVB, Joseph Stiglitz estime que les nouvelles technologies sont mal prises en compte par le système bancaire et favorisent les ‘bank runs’, ces fameux mouvements de paniques bancaires qui peuvent pousser les clients – ménages comme entreprises – à retirer leurs argents. Soit ce qui a précipité la chute de la Silicon Valley Bank.

«On pensait jusqu’ici que les comptes bancaires étaient difficiles à déplacer. Mais quand tout le monde gère son compte bancaire par Internet, c’est beaucoup plus facile de retirer tout son argent et de le placer ailleurs», estime-t-il. Et d’ajouter : «la stabilité du système financier doit être repensée, en prenant en compte les nouvelles technologies».

Les mesures des autorités américaines et les assurances des gouvernements européens sur la solidité du système bancaire à la suite de la faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) ont pu stabiliser un peu les marchés mardi. Mais « les craintes quant à la solidité du secteur» persistent et «l’ombre de l’effondrement de la SVB plane toujours», souligne Susannah Streeter, analyste d’Hargreaves Lansdown.

Preuve en est, ce mercredi, les déclarations du premier actionnaire du Credit Suisse, la Saudi National Bank, ont mis en grande difficulté l’établissement helvète. Perçu comme le maillon faible du secteur bancaire en Suisse, Crédit Suisse a vu le cours de son action perdre jusqu’à 30% pour toucher un nouveau plancher historique à 1,55 francs suisses malgré les tentatives de son président, Axel Lehmann, de rassurer.

Lors d’une conférence, ce dernier a assuré que la banque n’a pas besoin d’aide gouvernementale. Ce n’est «pas un sujet», a-t-il déclaré, soulignant que la banque s’appuie sur de «solides ratios financiers», sans toutefois parvenir à rassurer les marchés. Or, l’inquiétude dépasse les frontières du pays alpin. La première ministre française Élisabeth Borne a ainsi demandé aux autorités suisses de régler les problèmes du Credit Suisse.

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