Archive pour le Tag 'finances'

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Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, es Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

Économie et finances: des changements sans précédent depuis 30 ans

Économie et finances: des changements sans précédent depuis 30 ans

Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

La question des finances publiques – (IFRAP)

La question des finances publiques – (IFRAP)

 

L’IFRAP ( proche du patronat)  évoque dans l’opinion la douloureuse question des finances de la France. Six nouveaux réacteurs nucléaires bientôt mis en chantier, huit autres à l’étude, beaucoup plus de renouvelable… Voici les annonces d’Emmanuel Macron à Belfort. La France en a-t-elle le besoin… et les moyens ? « La question est de savoir comment devient-on énergétiquement indépendant, explique Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation Ifrap. Ce sujet du nucléaire commence à préoccuper énormément les Français et je pense que le Président a eu raison de dire qu’il faut foncer vers les EPR. A l’Ifrap, nous avons fait tous les chiffrages (…) : le carénage des centrales existantes et la création de ces six nouveaux EPR, c’est entre 100 et 130 milliards d’euros dans les prochaines années qu’il faudra débourser. Cela paraît cher, mais ceux qui proposent le 100% renouvelable sont tout à fait conscients qu’on est plutôt dans les 500 milliards de coût. Passer par le nucléaire, c’est finalement moins cher. »

 

A l’approche de la présidentielle, Agnès Verdier-Molinié publie Le vrai état de la France, sorte d’audit chiffré du pays. Elle scrute depuis des années les dépenses, la dette… mais la plupart des candidats font l’impasse sur la maîtrise des finances publiques. « Les candidats qui s’en fichent le plus, ceux qui disent que l’on va continuer à raser gratis, à dépenser énormément d’argent public, on va taxer plus… se retrouvent à des niveaux extrêmement faibles dans les sondages », analyse Agnès Verdier-Molinié.

Elle parie : « Quand Emmanuel Macron va entrer en campagne, il va nous annoncer vouloir revenir à une dette à 100% de la richesse nationale à dix ans, un grand plan de baisse de la dépense, qu’on ne s’endettera que pour investir (…) non pas car ça fait plaisir de faire les réformes, mais parce que c’est ce qu’attendent les marchés qui nous prêtent énormément d’argent (…). Si on continue à énormément dépenser sans compter, surtout l’argent public, sans se préoccuper de la suite, la BCE va arrêter de faire des rachats de dette publique ! Et les Français ont compris que leur pouvoir d’achat est entamé par une augmentation des prix qui vient de la gestion de la crise. »

Concernant le déficit commercial, la directrice de l’Ifrap analyse : « Le déficit commercial, depuis le début des années 2000, n’a fait qu’augmenter alors qu’on était à l’équilibre. Tout ça n’est pas imputable qu’au gouvernement mais, finalement, on est toujours le pays qui dépense le plus, qui taxe le plus et qui travaille le moins (…). Et notre fiscalité anti-entrepreneuriale est en partie responsable de notre déficit commercial. »

Bourse et Finances : vers un krach ?

Bourse  et Finances : vers un krach  ?

 

 

Nouveau coup d’arrêt vendredi pour le Cac 40  à 6.965,88 points Sur cinq jours, le rouge l’emporte pour la troisième semaine consécutive (-1,45%). De leur côté, Dow Jones et le S&P 500 se dirigent tous deux vers une quatrième semaine de repli d’affilée. Le Nasdaq Composite, à coloration technologique, est en bonne voie pour une cinquième semaine dans le rouge.

La correction subie par Wall Street récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique. Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. Quant aux consommateurs, ils payent la facture avec l’inflation.( On escompte désormais cinq relèvements de taux d’intérêt aux États-Unis d’un quart de point au lieu de trois prévus en 2022 ; les autres banques centrales suivront évidemment)

 

 extrait de la chronique du Monde.

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Économie et Finances : vers un krach boursier ?

Économie et Finances : vers un krach boursier ?

 

 

Nouveau coup d’arrêt vendredi pour le Cac 40  à 6.965,88 points Sur cinq jours, le rouge l’emporte pour la troisième semaine consécutive (-1,45%). De leur côté, Dow Jones et le S&P 500 se dirigent tous deux vers une quatrième semaine de repli d’affilée. Le Nasdaq Composite, à coloration technologique, est en bonne voie pour une cinquième semaine dans le rouge.

La correction subie par Wall Street récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique. Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. Quant aux consommateurs, ils payent la facture avec l’inflation.( On escompte désormais cinq relèvements de taux d’intérêt aux États-Unis d’un quart de point au lieu de trois prévus en 2022 ; les autres banques centrales suivront évidemment)

 

 extrait de la chronique du Monde.

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Finances : vers un krach boursier ?

Finances : vers un krach boursier ?

La correction subie par Wall Street Récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  d’enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. (extrait de la chronique du Monde).

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Finances: La baisse de la bourse américaine contamine Paris

Finances: La baisse de la bourse américaine contamine Paris

 La toute dernière analyse de Jeremy Grantham, Let the wild rumpus begin – littéralement, « Que le chahut sauvage commence » – fait un tabac dans les médias. Gourou de Wall Street, fondateur de la société de gestion GMO (65 milliards de dollars d’actifs), l’octogénaire a vu venir un paquet de krachs et de faillites depuis plus de trente ans.( un papier  de Murielle Motte dans l’Opinion, conforté par le fait que la baisse de la bourse américaine contamine aussi Paris et d’autres bourses dans le monde affectées elles aussi par des bulles extravagantes)

Il juge la bulle actuelle « extravagante » aux Etats-Unis. Il s’agit d’ailleurs de la quatrième « superbulle » en cent ans, après 1929, 2000 et 2007. Avec quelques caractéristiques communes : en fin de cycle, les marchés s’emballent, en l’occurrence le Nasdaq a gagné 50% en un an, hors effet confinement du printemps 2020. Et les investisseurs deviennent complètement irrationnels, en témoigne l’hystérie autour des cryptomonnaies, des NFT ou des « meme stocks », ces actions subitement en vogue sur les réseaux sociaux et dont les cours s’envolent sans raison valable, énumère-t-il.

La spécificité du moment, c’est la simultanéité de bulles, souligne aussi Jeremy Grantham. Aux États-Unis, les prix immobiliers ont bondi de 20% l’an dernier, plus qu’en 2006. En proportion du revenu, c’est encore davantage au Canada, en Australie et en Chine. Par ailleurs, les prix de la dette (inverses des taux d’intérêt) n’ont jamais été aussi élevés, etles cours des matières premières(énergie, métaux, agricoles) volent de record en record. L’expert prédit un appauvrissement des Américains de 35 000 milliards de dollars si les marchés retracent ne serait-ce que les deux tiers de leur emballement par rapport à leur valorisation historique.

Pourquoi cette analyse aujourd’hui ? Parce que la Bourse ignore totalement l’inflation, alors que les valorisations (les PER) y sont théoriquement sensibles, rappelle-t-il. Comme les banquiers centraux, les investisseurs veulent croire qu’elle est transitoire. Mais les banquiers centraux sont en train de changer d’avis.

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales !

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales !

La crise est un concept sans doute relatif, dramatique pour certains mais très rentable pour d’autres. Pour preuve, la pandémie n’a pas du tout affecté le retour financier de ceux qui ont investi dans la bourse. Ainsi par exemple on connaîtra un records de dividendes  en 2022 : plus de 2.000 milliards de dollars au niveau mondial, à en croire l’étude du cabinet de recherche IHS Markit.

La crise est de toute évidence déjà loin. Alimentés par les profits records des grandes entreprises l’année dernière, les dividendes versés en 2022 devraient dépasser de 18 % leur niveau d’avant-crise à 2.094 milliards de dollars, après avoir déjà fortement rebondi en 2021 . Bref pour certains la crise n’a pas existé bien au contraire. Un résultat qui n’est pas sans rapport heureusement avec la performance des entreprises mais qui découle surtout des énormes liquidités déversées gratuitement par la banque centrale dans une très grande partie n’a pas été orientée vers l’économie réelle mais dans la spéculation. Pour preuve en dépit de la pandémie la très bonne santé des trésoreries. Beaucoup d’entreprises n’ont même pas utilisé à des fins d’investissement ou même de soutien à l’exploitation les prêts obtenus auprès des banques et des gouvernements.

Évidemment cette politique accommodante des banques centrales  a eu  des effets positifs en évitant que la fragilité de certains ne se traduise en dépôt de bilan. On a soutenu les entreprises en même temps que les emplois. Reste qu’une très grande partie des liquidités s’est trouvée orientée vers des placements financiers spéculatifs. À titre d’exemple il suffit de voir ce nombre de grandes entreprises en très bonne santé financière grâce à la crise et qui ont racheté inutilement leurs propres actions pour faire monter les cours. Or spéculation, la rentabilité des entreprises n’aurait jamais atteint une progression de 18 % en deux ans.

Le problème de cette politique accommodante dont certains aspects étaient nécessaires, c’est qui va falloir maintenant payer la facture. Et comme d’habitude cette facture sera sans doute payée par une inflation qui va à bas bruit (peut-être) amputer les revenus du travail et de l’épargne.

Les bénéfiicaires  peuvent dire merci aux banques centrales et aux futures victimes de l’inflation.

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales

Finances-Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales

la crise est un concept sans doute relatif, dramatique pour certains mais très rentable pour d’autres. Pour preuve, la pandémie n’a pas du tout affecté le retour financier de ceux qui ont investi dans la bourse. Ainsi par exemple on connaîtra un records de dividendesr en 2022 : plus de 2.000 milliards de dollars au niveau mondial, à en croire l’étude du cabinet de recherche IHS Markit.

La crise est de toute évidence déjà loin. Alimentés par les profits records des grandes entreprises l’année dernière, les dividendes versés en 2022 devraient dépasser de 18 % leur niveau d’avant-crise à 2.094 milliards de dollars, après avoir déjà fortement rebondi en 2021 . Bref pour certains la crise n’a pas existé bien au contraire. Un résultat qui n’est pas sans rapport heureusement avec la performance des entreprises mais qui découle surtout des énormes liquidités déversées gratuitement par la banque centrale dans une très grande partie n’a pas été orientée vers l’économie réelle mais dans la spéculation. Pour preuve en dépit de la pandémie la très bonne santé des trésoreries. Beaucoup d’entreprises n’ont même pas utilisé à des fins d’investissement ou même de soutien à l’exploitation les prêts obtenus auprès des banques et des gouvernements.

Évidemment cette politique accommodante des banques centrales  a eu  des effets positifs en évitant que la fragilité de certains ne se traduise en dépôt de bilan. On a soutenu les entreprises en même temps que les emplois. Reste qu’une très grande partie des liquidités s’est trouvée orientée vers des placements financiers spéculatifs. À titre d’exemple il suffit de voir ce nombre de grandes entreprises en très bonne santé financière grâce à la crise et qui ont racheté inutilement leurs propres actions pour faire monter les cours. Or spéculation, la rentabilité des entreprises n’aurait jamais atteint une progression de 18 % en deux ans.

Le problème de cette politique accommodante dont certains aspects étaient nécessaires, c’est qui va falloir maintenant payer la facture. Et comme d’habitude cette facture sera sans doute payée par une inflation qui va à bas bruit (peut-être) amputer les revenus du travail et de l’épargne.

Les épargnants peuvent dire merci aux banques centrales et aux futures victimes de l’inflation.

Économie-finances –Une inflation durable ?

Économie-finances –Une inflation durable  ?

Pour répondre, il faut en comprendre les causes et analyser la façon dont les banques centrales et les gouvernements réagissent. Par Mariem Brahim, enseignante-chercheuse à Brest Business School, et Charaf Louhmadi, ingénieur économètre chez Natixis, auteur de « Fragments d’histoire des crises financières » et « Voyage au pays des nombres premiers » (éd. Connaissances et Savoirs). ( dans la Tribune)

Un document intéressant qui reprend des facteurs explicatifs de la hausse des prix et de l’inflation mais finalement peu éclairant sur l’avenir . Dommage car c’est un aspect essentiel de l’avenir économique puisque la hausse des prix aura atteint de l’ordre de 2,8 % en 2021 en France et 6,8 % sur un an en novembre aux États-Unis. Des envolées qui vont contraindre les banques centrales à réajuster plutôt que prévu les taux d’intérêt Surtout si la pandémie continue à amplifier le phénomène inflationniste. NDLR

 

 

L’inflation est de nouveau au centre des préoccupations économiques. Elle s’accélère et se généralise, mais à des degrés divers selon les pays. Le taux d’inflation outre-Atlantique a atteint un record historique aux Etats-Unis en octobre dernier, plus de 6,2% sur un an glissant, du jamais vu depuis les années 1990. En mars 2020, le glissement annuel était en-deçà de 0,5%. L’inflation a donc été multipliée par 11,5 en l’espace d’un an et demi. De fait, le président des Etats-Unis, Joe Biden, a réagi en soulignant qu’il s’agissait là d’une inflation inquiétante, nocive et génératrice d’érosion en ce qui concerne le pouvoir d’achat.

La hausse inflationniste touche également l’Europe. En Allemagne, le taux d’inflation s’est accéléré pour atteindre 5,2% au mois de novembre dernier, une première depuis plus d’une trentaine d’années. L’Espagne est également concernée: 5,6% en novembre 2021 ; là encore, il s’agit d’un record non atteint depuis 1992. La Belgique n’est pas non plus insensible à ce mouvement, avec un taux d’inflation dépassant les 5,6%, un record depuis la crise de 2008. Quant à la France, elle a vu son taux d’inflation grimper de 2,8% au mois de novembre[1]. Le constat est donc général, la zone euro vient de connaître un taux d’inflation de 4,9%[2], une hausse jamais atteinte depuis plus de deux décennies.

Dès lors, plusieurs questions se posent. Quelles en sont les causes ? Cette inquiétante poussée inflationniste sera-t-elle durable ? Ce retour de l’inflation est-il propre à enrayer la reprise ? Enfin, comment réagissent les institutions centrales ? Autant d’interrogations qu’il convient d’envisager d’abord à l’aune de l’histoire.

Les leçons de l’histoire

Le 20e siècle a connu des périodes inflationnistes multiples, à différentes époques et sur des espaces géographiques variables. On pense naturellement aux conséquences catastrophiques des deux guerres mondiales. En France, par exemple, l’inflation a atteint des taux frôlant les 40% au sortir de la première guerre. A la fin de la seconde, elle y approchait les 60%. Seul le rétablissement de la paix a pu calmer ces deux phases d’hyperinflation. Visiblement, guerres et inflation vont de pair. C’est ainsi qu’au début du 19e siècle, lors des guerres napoléoniennes, se produisirent également des pics inflationnistes. Aux Etats-Unis, tout comme plus tard durant les deux grands conflits du 20e siècle, la guerre de Sécession du milieu du 19e siècle a donné lieu au même phénomène. Dans des proportions bien plus aiguës, l’Allemagne l’a connu également après sa défaite en 1918. Elle en sortit difficilement en instaurant une monnaie forte, en garantissant la stricte indépendance de sa banque centrale et en mettant en œuvre une politique d’austérité budgétaire.

Plus près de nous, les deux chocs pétroliers des années 1970 ont été générateurs d’inflation en Europe comme aux Etats-Unis. Nommé par le président Jimmy Carter en 1979 à la tête de la Fed, Paul Volcker mit alors en place une politique monétaire visant à contenir une inflation avoisinant les 13%. Il procéda à une hausse brutale des taux d’intérêt, le taux directeur passant de 11% à 20%. On peut dire que cette politique fut efficace sur le volet inflationniste : l’inflation, après s’être stabilisée autour des 3% en 1983, resta ainsi en dessous des 5% pendant plusieurs décennies. A contrario, les Etats-Unis connurent une récession dont un des facteurs fut cette hausse discontinue des taux d’intérêts. Raison pour laquelle, Jimmy Carter, candidat démocrate à sa propre réélection en 1980, échoua face au candidat républicain, Ronald Reagan.

La montée des prix de l’énergie, principal moteur inflationniste

Aujourd’hui, aux Etats-Unis, selon l’organisme « Energy Information Administration », les prix des carburants ont augmenté de manière considérable, d’environ 35% depuis le début de la pandémie. Cela s’explique essentiellement par l’évolution des cours du pétrole brut qui a connu une hausse significative en 2021. Le Brent (référence pour l’Europe) a ainsi dépassé au mois d’octobre les 86 dollars, frôlant son maximum sur 5 ans. Particulièrement volatile au cours de l’année 2020, le WTI (référence pour l’Amérique) a lui aussi atteint son maximum historique sur 5 ans, en culminant à plus de 85 dollars également en octobre dernier. Notons toutefois d’abord une détente des cours du Brent et du WTI le mois suivant, avec des prix avoisinant 70 dollars, puis un rebond en décembre, quand le Brent semblait converger à nouveau vers le seuil des 80 dollars.

Les prix mondiaux du gaz naturel sont également très tendus à cause d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, notamment en Europe où les stocks sont bas. La relance de l’économie mondiale vient également booster les hausses des prix des matières premières énergétiques. Le gaz naturel et le gaz naturel liquéfié (méthane liquide à une température en dessous de -161 degrés) sont notamment assujettis à une forte demande asiatique. Autorité administrative et indépendante, la Commission française de régulation de l’énergie pointe du doigt l’incapacité de la Russie et de la Norvège, les deux principaux fournisseurs de gaz naturel en Europe, à augmenter leurs livraisons.

Pour certains pays européens, cette importation de gaz est d’autant plus vitale qu’ils produisent de l’électricité essentiellement à partir des énergies fossiles. C’est le cas de l’Espagne, du Royaume-Uni et de l’Italie. Toute tension sur les prix du gaz se traduit systématiquement, sauf subvention de ces Etats, par une hausse des factures d’électricité des ménages. Bien qu’elle produise grâce à son parc nucléaire une électricité décarbonée, la France est confrontée aux mêmes difficultés. Non seulement, elle importe la quasi-totalité de son gaz naturel mais elle est aussi touchée par le mécanisme européen de fixation des prix. C’est pourquoi, à maintes reprises, Bruno Le Maire a critiqué cette législation européenne qu’il qualifie d’obsolète. En outre, le risque d’une panne nucléaire impactant la production d’électricité n’est pas nul, si l’on en croit l’arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux en décembre.

Il existe donc une corrélation réelle entre l’inflation et les tensions sur les marchés énergétiques. Ainsi les automobilistes sont-ils impactés, les prix de l’essence et du gasoil ayant augmenté de plus de 15% entre janvier et octobre 2021. Le Premier ministre, Jean Castex, évoque une situation « conjoncturelle » à laquelle il réagit en limitant, par le jeu de la fiscalité afférente, la hausse des prix de l’électricité à 4% au lieu de 12% jusqu’à début 2023. Il a annoncé, en outre, une immobilisation du prix du gaz jusqu’en mai 2022. Ensuite, les hausses reprendront mais lissées sur les 12 mois suivant ce gel des prix. Le gouvernement a également pris une mesure sociale consistant au versement d’un chèque de 100 euros aux 6 millions de ménages les plus modestes.

Chez nos voisins européens, les gouvernements réagissent également à la crise inflationniste. En Espagne, le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, a pour sa part réformé la fiscalité afin de diminuer les factures de l’électricité. En Italie, le Premier ministre, Mario Draghi, ancien gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), a débloqué 3 milliards d’euros portant principalement sur le volet énergétique.

Du côté des Etats-Unis, le président Joe Biden a pointé du doigt les bénéfices record des géants pétroliers. En outre, d’après le Wall Street Journal, des extractions conséquentes seront opérées dans la « Strategic Petroleum Reserve ». On parle de plusieurs dizaines de millions de barils, ce qui devrait augmenter l’offre et faire baisser les prix. La Chine, l’Inde et le Japon ont également annoncé puiser dans leurs réserves stratégiques  pour produire plus. En outre, les pays de l’Opep+ ont indiqué qu’ils allaient ajuster à la hausse leur production pétrolière, et ce, malgré la menace et l’incertitude engendrées par le nouveau variant Omicron.

Divergences stratégiques entre la FED et la BCE

Les banques centrales disposent de leviers d’action pour contrer la hausse des prix. Une hausse des taux directeurs permet ainsi une diminution de la valorisation des actifs et donc de l’inflation. Une baisse des achats d’actifs permet également de ne pas exercer de pression sur l’offre et donc de contrer la hausse des prix.

La réserve fédérale (FED) a annoncé mercredi 15 décembre une série de trois hausses des taux directeurs pour l’année 2022. Les prévisions des taux directeurs américains seront à 0,9% à la fin 2022 versus à peine 0,4%. L’institution, dirigée par Jerome Powell, juge que l’inflation est menaçante et qu’il faut donc l’endiguer rapidement. Si l’on se fie à la récente prévision trimestrielle, le calendrier de ces hausses sera corrélé à l’évolution des niveaux du taux de chômage américain. La FED a également annoncé des hausses progressives dans les années à venir et à long terme des taux d’intérêt. De surcroît, la banque centrale américaine indique mettre fin à son programme d’achats obligataires à la fin du premier trimestre 2022.

En revanche, la BCE maintient ses niveaux de taux directeurs qui, rappelons-le, sont historiquement bas. Malgré l’émergence du variant Omicron et la flambée des nouveaux cas de contamination, Christine Lagarde estime que l’inflation est passagère et que celle-ci renouera avec un niveau inférieur à 2% à horizon 2023. La BCE prévoit également d’arrêter les programmes d’achats de dettes à mars 2022, c’est-à-dire ceux lancés dans le cadre du plan de sauvetage de l’économie européenne contre la crise pandémique. A l’automne 2021, les achats de la BCE étaient valorisés à hauteur de 1.500 milliards d’euros pour un objectif cible de 1.850 milliards d’euros. Si de telles mesures ont vocation à faire baisser les prix des actifs, elles pourraient néanmoins avoir pour conséquence une hausse progressive des taux. Le différentiel de vitesse de ces deux processus présenterait alors le risque de générer des pertes pour les organismes bancaires. Une hausse des taux plus lente qu’une dépréciation plus rapide des actifs générerait des pertes potentielles pour celles-ci.

Claudia Buch, la vice-présidente de la Banque Fédérale d’Allemagne, souligne de son côté que les mesures de relance adoptées en 2020 ne pourront être envisagées à nouveau en cas de rechute de l’économie européenne, scénario possible avec l’émergence du très contagieux variant Omicron.

La composante maritime de l’inflation

Le secteur maritime participe de la flambée des prix. Le prix de location du conteneur a quadruplé entre début 2020 et fin 2021. La « boite » se loue désormais en moyenne à plus de 9.200 dollars. Raison pour laquelle, les leaders mondiaux du commerce maritime renforcent leur flotte. Le mastodonte danois A.P. Moeller-Maersk a, par exemple, acté l’acquisition en novembre 2021 de l’entreprise allemande Senator International, pour plus de 644 millions de dollars. Le géant français CMA CGM, numéro trois mondial du transport maritime, booste également sa flotte avec plus de 800.000 conteneurs additionnels.

Naturellement, ces tensions sur les prix du commerce maritime se traduisent par une hausse significative des prix des produits transportés. Le secteur textile est ainsi particulièrement touché, les prix de la laine et du coton ayant par exemple grimpé de plus de 40% en l’espace d’un an.

Cette « inflation maritime » est expliquée principalement par deux facteurs. Le premier provient de la relance aiguë de l’économie mondiale après une année 2020 chaotique, une période durant laquelle l’économie chinoise, pionnière dans le secteur du transport maritime, a été momentanément paralysée à cause des mesures restrictives du confinement. Au premier semestre 2020, des pics advinrent où plus de 12% de la flotte maritime mondiale était à l’arrêt. Or, dès le troisième trimestre, il y eut un véritable rebond. En octobre, moins d’1% de la flotte mondiale était encore à l’arrêt. La relance économique a été fulgurante, générant de la sorte un déséquilibre systémique entre l’offre et la demande. La pénurie des conteneurs, on l’a évoquée, constituait le second facteur. Elle s’explique par une demande excédentaire, particulièrement juteuse pour les leaders mondiaux du commerce maritime.

Y a-t-il corrélation entre inégalité vaccinale et inflation ?

L’inégalité vaccinale est un fait. Les statistiques le montrent. Au mois d’août 2021, 80% des quatre milliards de doses avaient été utilisées par les seuls pays à forts ou moyens revenus. En Afrique, au 30 septembre 2021, seuls 15 pays sur 54 dépassaient le seuil des 10% de personnes vaccinées. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en tire la conclusion que l’inégalité vaccinale justifie l’étalement dans le temps de la pandémie.

L’inégalité vaccinale freine par ailleurs l’offre mondiale, particulièrement l’offre asiatique. Or, l’Asie est en retard par rapport aux pays occidentaux sur le plan de la vaccination. Et, au sein de ce même continent, où l’on produit une partie importante des marchandises importées à l’échelle mondiale, il existe une réelle inégalité vaccinale selon les pays. Ces mêmes inégalités vaccinales contribuent au ralentissement de l’offre face à une demande en progrès dans de nombreux secteurs, cela contribue de manière implicite à favoriser l’inflation.C’est la raison pour laquelle Laurence Boone, cheffe économiste à l’OCDE, explique que pour ralentir l’inflation, il faut continuer à vacciner.

Finances- Dette publique de la France : alerte !

Dette publique de la France : alerte  !

Le président d’honneur de BNP Paribas, Michel Pébereau,  lance un nouveau cri d’alarme sur l’état des comptes de la France. L’Opinion publie en exclusivité l’intégralité de cet avertissement aux candidats de l’élection présidentielle.

Un avertissement utiles dans une période électorale où la question de la dette est pour le moins amplifiée du fait des promesses de dépenses non réellement financées par nombre de candidats NDLR

 

Tribune

Notre dette publique est publiée dans le cadre du média économique de l’Institut de l’Entreprise Sociétal, dont la dernière livraison est consacrée au thème « Confiance et dette globale». Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, le fondateur du premier groupe bancaire européen nous livre ici en quelque sorte son troisième rapport, après ceux – retentissants – rédigés en 2005 et en 2017. Celui qui a conseillé de nombreux Présidents et ministres de la Ve République sera-t-il enfin entendu?

L’endettement des administrations publiques représente 20 % de notre PIB en 1980, la dernière année pour laquelle elles ont, ensemble, des comptes pratiquement à l’équilibre. Il est de 30 % en 1984, 40 % en 1992. Il avoisine 60 % à la fin des années 1990, atteint 80 % à la suite de la crise financière mondiale de 2008, et il frôle 100 % de 2016 à 2019 avant la crise sanitaire. Les effets de la pandémie le portent à 115,6 % en 2020. On espère son retour à 114 % en 2021. Or depuis qu’il est au-dessus de 60 %, la limite fixée en application du traité de Maastricht que nous avons signé en 1993, les gouvernements successifs présentent aux autorités européennes des programmes triennaux ayant pour objectif de stopper sa croissance, puis de la réduire en ramenant aussi vite que possible le déficit des administrations publiques à moins de 3 % du PIB. Ils n’y sont parvenus, depuis le début du siècle, que pour trois courtes périodes : 2000-2001, 2006-2007, 2017-2018.

Que s’est-il passé ? C’est la France qui suggère de limiter à 3 % et 60 % du PIB le déficit etla dette publique dans le cadre de l’Union économique et monétaire européenne et elle s’y tient systématiquement grâce à sa politique dite de désinflation compétitive qui permet son entrée dans l’euro, de 1997 à 2001 : les déficits de 2000-2001 sont de 1,3 et 1,4% de PIB. La situation se dégrade en 2002 à la suite de l’augmentation des dépenses qui accompagnela réélection de Jacques Chirac.

Des déficits de 3,2 à 4 % du PIB se succèdent de 2002 à 2005 et rapprochent la dette publique de 60 % du PIB. C’est alors quele ministre Thierry Breton met en place la Commission sur la dette, dont il me confie la présidence, et prend les décisions qui permettent de limiter le déficit à 2,4 et 2,6 % du PIB en 2006 et 2007 et d’éviter le passage de la dette au-dessus de 60 %. Après son élection, Nicolas Sarkozy met en œuvre quelques promesses de campagne qui le portent à 3,3 % du PIB en 2008. Mais il engage alors la Revue générale des politiques publiques (la RGPP) qui a l’ambition de mettre en œuvre, une politique d’ensemble de maîtrise des dépenses pour l’Etat et les régimes sociaux, dans l’esprit des recommandations de la Commission.

Malheureusement la crise financière de 2007-2008 provoque une crise de confiance qui rend inévitable une récession économique à l’échelle mondiale. Pour en limiter l’ampleur, un groupe de vingt grands pays (dix pays avancés et dix pays émergents) – le G20 – est constitué pour organiser une concertation sur les mesures à prendre. Il décide un effort conjoint de relance keynésienne en 2009 : la substitution d’une demande publique supplémentaire à la demande privée défaillante, c’est-à-dire une augmentation des déficits budgétaires. A l’époque, certains en France militent pour une augmentation massive des dépenses sociales, d’autres pour un grand emprunt de 100 milliards d’euros pour l’investissement.

Le gouvernement décide de laisser jouer les stabilisateurs automatiques créateurs de déficit et d’engager un programme d’investissements d’avenir de 30 milliards d’euros, dont le contenu est défini, à sa demande, sous l’autorité d’Alain Juppé et de Michel Rocard. Il comporte un renforcement des moyens des universités les plus créatives et un ensemble d’investissements. Tout ceci a conduit à porter le déficit public à 7,2 % du PIB en 2009 et 6,9 % en 2010. Le programme triennal de réduction adressé aux autorités européennes prévoit de le ramener à 5,2 % en 2011, ce qui est fait, et à 4 % en 2012.

La RGPP est mise en œuvre pendant ce quinquennat. Certes, après l’alternance politique, un rapport administratif fait la critique de la recherche d’économies rapides, de l’application indifférenciée de la politique dite du « un sur deux » pour le non-remplacement des agents partant en retraite, de l’absence de concertation avec les fonctionnaires et les usagers, et des faiblesses de communication. Mais il reconnaît que la RGPP a réalisé des réformes d’ampleur : restructurations d’administrations centrales et locales et d’opérateurs, amélioration de leur efficience, simplifications et dématérialisations appréciées des usagers. L’impact est incontestable : 12 milliards d’euros d’économies et une réduction sans précédent des effectifs de fonctionnaires de l’Etat : 150 000 personnes de 2008 à 2012.

Dans un rapport de 250 pages intitulé Une perspective internationale sur la RGPP, l’OCDE estime en mars 2012 que celle-ci a constitué une « avancée importante dans la modernisation de l’Etat », a enclenché « la recherche systématique d’une meilleure efficacité dans l’administration » et a favorisé une culture de l’innovation pour améliorer les services rendus aux citoyens tout en mettant la pression sur les coûts. Aucune action d’une telle envergure n’avait jamais été engagée depuis 1980.

Compte tenu des promesses électorales, le budget de 2012 se termine avec un déficit resté à 5 % du PIB. Les mesures fiscales qui le ramènent à 4,1 % en 2013 sont considérées comme un choc fiscal insupportable par une partie de l’opinion et certains parlementaires de la majorité

L’élection présidentielle introduit de nouveau des éléments nouveaux. François Hollande prévoit le retour du déficit à moins de 3 % du PIB à terme. Mais la démarche de modernisation de l’action publique qui succède à la RGPP, sous l’autorité deJean-Marc Ayrault, a pour seules orientations la simplification de l’action, l’accélération de la transition numérique et l’évaluation de toutes les politiques. Elle n’a pas d’objectif concernant le niveau des dépenses publiques. Compte tenu des promesses électorales, le budget de 2012 se termine avec un déficit resté à 5 % du PIB. Les mesures fiscales qui le ramènent à 4,1 % en 2013 sont considérées comme un choc fiscal insupportable par une partie de l’opinion et certains parlementaires de la majorité. Une politique de rabot appliquée aux dépenses ramène le déficit à 3,9 % du PIB en 2014, et 3,6 % en 2015 et 2016. C’est Emmanuel Macron qui a réussi à limiter le déficit à 3 % en 2017, conformément à son engagement de campagne, et à 2,3 % en 2018.

Il met en place un Comité d’action publique (CAP22) en charge de s’attaquer à la dépense publique. Celui-ci part de deux convictions qui me paraissent incontestables : il est possible de réduire le poids de la dépense publique qui est devenue insoutenable tout en améliorant la qualité du service public et des conditions de travail des agents ; et une transformation radicale est la seule manière efficace pour réussir. Le titre du rapport est ambitieux : il appelle le service public à se réinventer.

Ses premières propositions dégagent les conditions du succès d’un changement de modèle : refonder l’administration sur la base de la confiance et de la responsabilisation, bâtir un nouveau contrat social envers l’administration et ses collaborateurs investis dans le numérique, et assurer « le dernier kilomètre du service public ».

–En 2005, à la demande du ministre de l’Economie Thierry Breton, Michel Pébereau rédige Rompre avec la facilité de la dette publique. Sa phrase finale: « Rompre avec des routines destructrices pour relever les défis du futur et préserver le modèle de société dynamique, fraternel et généreux auquel aspirent les Français : tel est l’enjeu décisif de la gestion des finances publiques dans les prochaines années.»

–En 20127, Michel Pébereau reprend la plume pour l’Institut de l’entreprise. C’est : Dépense publique : état d’alerte. En inbtroduction, il écrit: « Nos finances publiques sont dans un état alarmant. Ce constat, oublié par une partie de l’opinion, doit être placé au cœur du débat présidentiel de 2017. Il rend indispensable, sans délai, une révision générale de nos dépenses publiques et une réduction de leur part dans notre production nationale. »

Suivent une série de propositions de réformes structurelles économiques significatives, d’élimination des dépenses inutiles, la création d’un fonds de modernisation de l’action publique de 700 millions d’euros avec une règle : un euro investi doit susciter un euro d’économie, une méthode qui a prouvé son efficacité dans le secteur privé.

Mais la somme des économies envisagées n’est que d’une dizaine de milliards d’euros. Surtout, le rapport ne fait l’objet ni de commentaires du gouvernement ni de campagne de communication. Il est vite oublié lorsquela crise des Gilets jaunes rend indispensables d’importantes dépenses supplémentaires. Le déficit est tout de même limité à 3,1 % du PIB en 2019. La crise de la Covid-19 et la politique dite du « quoi qu’il en coûte » qu’elle rend inévitable le porte à 9,1 % de PIB en 2020, et un peu plus de 8 % en 2021. Une progression limitée à 5 % est pour l’instant prévue pour 2022.

Le « fiscal monitor » d’octobre 2021 du Fonds monétaire international permet de constater que la pandémie a des conséquences sur les dettes publiques de la quasi-totalité des pays du monde, mais d’une ampleur assez variée. Quant aux projections présentées pour les évolutions à venir à cinq ans, elles sont également assez différentes les unes des autres. Pour le groupe des pays avancés, la dette publique devrait passer en moyenne de 103,8 % du PIB en 2019 à 121,6 % en 2021 et baisser ensuite progressivement jusqu’à 118,6 % en 2026. Pour les pays émergents et de revenu moyen, elle passerait de 54,7 % du PNB à 64,3 % en 2021, et continuerait ensuite à augmenter jusqu’à 69,8 % en 2026.

Pour les pays en développement à bas revenu, elle passerait de 44,2 % du PIB en 2019 à 50,2 % en 2021 et baisserait ensuite progressivement jusqu’à 47,3 % en 2026. Le choc de la crise est donc en moyenne de près de 18 points de PIB pour les pays avancés, de 10 pour les revenus intermédiaires et de 6 pour les plus pauvres. Profitant d’une capacité plus forte d’endettement, les pays avancés ont donc réagi beaucoup plus vigoureusement que les autres. Pour les quatre années suivantes, les pays avancés ne réduiraient que légèrement leur dette (3 points de PIB). Les pays émergents continueraient à accroître la leur (de 5,5 points de PIB) alors que les pays pauvres la réduiraient de 3 points de PIB, c’est-à-dire de moitié, le surcroît d’endettement constitué.

A l’intérieur du groupe des pays avancés, les situations sont très contrastées. La zone euro passe de 83,7 % du PIB en 2019 à 98,9 % (+15 points) en 2021 et s’engagerait ensuite dans une réduction assez rapide à 92,2 en 2026 (près de 7 points). Au sein de la zone, deux grands pays tirent la moyenne vers le bas pour la hausse de la crise et vers le haut pour la décrue d’après-crise : l’Allemagne dont la dette n’augmente que de 13,3 points de 59,2 % en 2019 à 72,5 % en 2021 mais devrait ensuite se réduire très significativement de 11,6 points (60,9 % en 2026) ; et les Pays-Bas qui limitent la hausse à 10,3 points (de 47,4 % en 2019 à 58,1 % en 2021) et avec une perspective de baisse de 8,9 points à 49,2% en 2026.

En 2021, douze pays avancés dont sept de la zone euro se retrouvent avec un endettement supérieur à 100 % du PIB. Six y étaient déjà dès 2019. Quatre d’entre eux augmentent d’une vingtaine de points ou plus : la Grèce passe de 184,9 à 206,7 ; l’Italie de 134 à 154,8 ; le Japon de 235,4 à 256,9 ; les États-Unis de 108,5 à 133,3. Les deux autres augmentent de 16 et 18 points : le Portugal de 116,6 à 130,8 ; Singapour de 129 à 137,9. Six autres pays passent le niveau de 100% du PIB à la suite de la crise : la Belgique de 98,1 à 113,4 ; le Canada de 86,8 à 109,9 ; Chypre de 94 à 111 ; la France de 97,6 à 115,8 ; l’Espagne de 95,5 à 120,2 et le Royaume-Uni de 85,2 à 108,5. Pour cinq d’entre eux une réduction est prévue de 2021 à 2026 ; de 111 à 83,4 pour Chypre, de 206,7 à 179,6 pour la Grèce ; de 154,8 à 146,5 pour l’Italie ; de 130,8 à 114,7 pour le Portugal ; de 120,2 à 117,5 pour l’Espagne ; et aussi de 109,9 à 89,7 pour le Canada et de 256,9 à 251,9 pour le Japon. Deux pays stabiliseraient leur dette de 2021 à 2026 : les États-Unis à 133,5% du PIB et la France de 115,8 à 116,9. Seuls la Belgique (de 113,4% à 119,7%), le Royaume-Uni (de 108,5 à 111,6) et Singapour (de 137,9 à 143,9) l’augmenteraient significativement.

La situation est plus problématique pour l’avenir. De 2021 à 2026, notre dette augmenterait d’un point de PIB alors que la moyenne de l’OCDE diminuerait de trois, celle de la zone euro de six, et l’Allemagne reviendrait à 60 %. Cette prévision d’évolution est préoccupante

Finances-Taux de la FED-États-Unis : trois hausses en 2022

Finances-Taux de la FED-États-Unis   : trois hausses en 2022

 

La Fed comme d’ailleurs les autres banques centrales doit jouer les équilibristes pour d’une part lutter contre l’inflation mais en même temps ne pas casser une croissance qui pourrait être fragilisée par la montée de la crise sanitaire. Jamais depuis 40 ans, l’inflation n’a été aussi forte aux États-Unis. Sur un an elle atteint de l’art de 7 % ( Pour 5 % en Europe). Au départ pour dissimuler les conséquences de cette hausse des prix, on a considéré que l’inflation était temporaire. Jérôme Powel lui-même le président de la Fed a admis que cette inflation aurait un caractère beaucoup plus permanent que prévu. Comme on ne veut pas casser la dynamique économique la Fed va donc d’une part confirmer la cessation de ses rachats d’actifs à partir du printemps. Ensuite au cours de l’année à trois reprises on va remonter les taux d’intérêt d’un quart de point. Un relèvement modeste mais qui se fonde sur une inflation peut-être sous-estimée prévue autour de 2,6 en 2022. Du coup on peut d’ores et déjà prévoir que les autres banques centrales vont suivre la Fed en espérant évidemment que la boucle prix salaires ne fera pas dériver encore davantage l’inflation. 

« L’économie n’a plus besoin d’un soutien accru de la politique monétaire », a déclaré le président de la Fed, Jerome Powell, lors d’une conférence de presse après la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC). « De mon point de vue, nous progressons rapidement vers le plein emploi. »

Le scénario esquissé par la banque centrale correspond de fait à l’atterrissage en douceur qu’elle s’efforce de favoriser, avec, au cours des prochaines années, un reflux progressif de l’inflation dans une économie en croissance régulière et le maintien d’un chômage bas.

 

Le communiqué n’évoque plus le caractère « temporaire » de l’inflation mais constate au contraire que la hausse des prix a dépassé son objectif de 2% depuis « un certain temps ».

 

LA NORMALISATION ENGAGÉE

En prélude à la remontée des taux, la Fed va réduire ses achats de bons du Trésor et de prêts immobiliers titrisés (MBS) deux fois plus vite qu’aujourd’hui, ce qui aboutira à un arrêt total dès mars de ces achats, qui représentaient encore avant l’automne 120 milliards de dollars par mois.

Wall Street a amplifié sa hausse après ces annonces et la conférence de presse de Jerome Powell: à quelques minutes de la clôture des marchés, l’indice Standard & Poor’s 500 gagnait plus de 1,2%.

Au même moment, le dollar cédait du terrain face aux autres grandes devises et le rendements des emprunts d’Etat à deux ans, le plus sensible aux anticipations d’évolution des taux d’intérêt, était pratiquement inchangé à 0,665%.

L’évolution des marchés à terme montre par ailleurs que les traders anticipent désormais une première hausse de taux en mai et deux autres d’ici la fin 2022.

« La Fed est ‘faucon’ mais pas plus qu’anticipé », a commenté Gregory Daco, économiste en chef Etats-Unis d’Oxford Economics. « Elle donne l’impression de vraiment donner la priorité à l’inflation et de se mettre en position de pouvoir relever les taux dans les mois à venir. »

Le communiqué et les nouvelles prévisions de la Fed confirment que la banque centrale est désormais pleinement engagée dans la normalisation de sa politique monétaire après les mesures exceptionnelles mises en oeuvre depuis mars 2020 pour soutenir l’économie face à l’impact de la crise sanitaire.

Si le taux de chômage aux Etats-Unis a continué de baisser en novembre pour revenir à 4,2%, au plus bas depuis février 2020, l’inflation s’est encore accélérée pour atteindre 6,8% en rythme annuel, son rythme le plus élevé depuis 1982.

Malgré l’incertitude créée par l’irruption du variant Omicron du coronavirus, la Fed prévoit une croissance économique de 4,0% l’année prochaine, soit 0,2 point de pourcentage de plus que prévu en septembre.

 

Finances: Le danger du bitcoin

Finances: Le danger  du bitcoin 

 

Nicolas Dufrêne,  Jean-Michel Servet, économistes estiment

qu’en n matière d’alternative monétaire, la valeur ajoutée de cette cryptomonnaie par rapport aux moyens de paiement existants est nulle.

 

Tribune.

 

 L’histoire monétaire est traversée d’expérimentations, d’évolutions et… de retours en arrière. Cachées sous des habits techniques, certaines « innovations » constituent en réalité de dangereuses régressions. Ce fut le cas, par exemple, du Coinage Act de 1873 aux Etats-Unis. Cette loi entérina l’abandon du bimétallisme en restreignant l’usage monétaire de l’argent au seul profit de l’or, soi-disant afin de protéger la valeur de la monnaie. Il en résulta une réduction de la masse monétaire et une grande dépression économique. Aujourd’hui, un nouveau danger nous guette : la fascination pour le bitcoin, qualifié d’« or numérique ».

Car si l’or est définitivement une « relique barbare », selon l’expression de John Maynard Keynes (1883-1946) – le métal jaune n’exerce plus aujourd’hui qu’un rôle de réserve de valeur –, sa version 2.0 n’est certes pas plus utile, mais elle est bien plus dangereuse. Le bitcoin a certes joué un rôle-clé dans l’essor de la blockchain, ce système numérique de certification et de sécurisation des échanges, mais celui-ci se développe aujourd’hui sans lui. Ceci mis à part, il devient un danger pour le système monétaire, financier et même pour l’égalité entre les citoyens.

Rappelons d’abord qu’en douze ans d’existence, soit une durée infinie à l’ère du numérique, il ne sert toujours qu’à un nombre infime de transactions non spéculatives. En 1945, dans le Berlin ruiné d’après-guerre, la cigarette n’avait pas mis deux semaines à s’étendre à quasiment toutes les transactions possibles. Le bitcoin ne finance rien d’économiquement et socialement utile et ne permet aucune création monétaire concertée pour un but précis (tel que le financement des dépenses de la transition écologique).

Contrairement aux grands systèmes de paiement comme Visa ou Mastercard, son interface technique est de toute façon incapable de gérer plusieurs centaines de milliers de transactions de manière simultanée. S’il se voulait monnaie, le bitcoin a donc clairement échoué. Et il ne peut l’être, du fait des fluctuations erratiques de son cours. En matière d’alternative monétaire, la valeur ajoutée du bitcoin par rapport à l’existant est nulle.

Le bitcoin servirait-il, au moins, d’outil de lutte contre l’affaiblissement de la monnaie, provoquée par une création monétaire excessive ? C’est là un joli paradoxe : cet actif spéculatif, vivant essentiellement des politiques expansionnistes des banques centrales, serait anti-inflationniste. Or il ne doit la croissance de son cours qu’à sa capacité à détourner des centaines de milliards d’euros de l’économie réelle pour des motifs spéculatifs. Il participe donc de l’inflation des produits financiers, et il est déflationniste pour l’économie réelle : c’est la pire configuration possible pour un développement économique sain. Selon Chainanalysis, près de 98,7 % des transactions en bitcoin se font pour un motif de spéculation et non de transaction.

Finances-Plongeon des marchés : omicron ou consolidation spéculative ?

Finances-Plongeon des marchés : omicron ou  consolidation spéculative  ?

 

Les marchés actions européens ont largement plongé dans le rouge ce vendredi, avec notamment un indice parisien CAC 40 qui termine en recul de près de 5 %. Wall Street a également suivi le mouvement avec un indice Dow Jones en retrait de 2,5% en fin d’après-midi et de près de 4% pour le Nasdaq, qui regroupe les valeurs des entreprises technologiques.

Nombre d’experts attribuent cette baisse au risque potentiel du nouveau virus omicron découvert en Afrique du Sud et qui serait beaucoup plus virulent que le virus Delta.

La situation sanitaire potentielle constitue un élément qui doit être pris en compte compte tenu de sa possible influence sur le tassement de la croissance.

Ceci étant, beaucoup s’attendaient à une consolidation avant la fin de l’année du fait de l’emballement des marchés soutenus par la spéculation tout autant que par la politique accommodante des banques centrales. Des banques centrales qui ont inondé le monde de liquidités dans beaucoup se sont investies sur le marché des actions puisque parallèlement les obligations ne rapportaient plus depuis les taux d’intérêt à zéro. En France, les indices boursiers ont progressé de l’ordre de 20 % environ jusqu’à maintenant. Une hausse évidemment complètement déconnectée des évolutions économiques et des résultats financiers. En effet la croissance globale va se situer entre 6 et 7 % pour le PIB mais ne constitue en réalité qu’un rattrapage sur 2020 qui a perdue une 8 % de croissance.

La correction va nécessairement intervenir et se prolonger afin d’aligner les indices sur des réalités économiques et financières plus réalistes. Par ailleurs les banques centrales seront bien contraintes un jour ou un autre non seulement de réduire le volume de rachat d’actifs mais aussi d’intégrer l’inflation dans la gestion des taux d’intérêt.

Cette correction sera fortement encouragée par les investisseurs spéculatifs afin d’encaisser le profit de l’enflure des cotations et plus tard afin  de les racheter fortement la baisse. Bref le jeu habituel de la bourse

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