Archive pour le Tag 'finances'

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Finances-Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

Finances-Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

 

Alors que les taux en Allemagne tournent autour 2 % brusquement ils ont monté à 4 % en l’Italie. Et ce n’est sans doute qu’un début. D’où le risque de voir un éclatement des taux au sein de l’union européenne et des menaces pour l’euro. D’une certaine manière, l’Italie pourrait prendre le chemin de la Grèce. Pour empêcher un tel phénomène qui sera difficile d’éviter une sorte de mutualisation des emprunts que redoutent particulièrement l’Allemagne.

L ‘Italie est condamnée à emprunter massivement ne serait-ce que pour rembourser sa dette souveraine qui atteint 151 % du PIB.

Mardi, le  taux d’emprunt italien à 10 ans a bondi au-dessus des 4%, une première depuis 2014, traduisant une perte de confiance des marchés quant à la stabilité économique du pays.  Du coup, la  semaine passée, l’institution s’est réunie en urgence mercredi. Une session exceptionnelle à l’issue de laquelle elle a promis une nouvelle stratégie pour limiter les écarts de taux entre les pays européens, restant toutefois évasive sur les contours de ce dispositif.

En effet il y a une contradiction entre l’orientation de la banque centrale à réduire son programme d’achats d’actifs classiques et la possibilité de mutualiser les emprunts de membres de l’Union pour limiter la hausse des taux. En faite la banque centrale européenne est partagée entre son souci de lutter contre l’inflation et la nécessité de ne pas tuer la croissance par des hausses offre des taux.

Finances–vers une inflation encore plus forte

Finances--vers une inflation encore plus forte

 

 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Finances-Les cryptomonnaies s’écroulent.

Finances-Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021., Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

 

Finances : Les cryptomonnaies s’écroulent.

Finances : Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021., Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

 

Finances et Bourses : des risques de grand chambardement ?

Finances et Bourses : des risques de grand chambardement ?

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, les Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, es Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Économie et finances : des changements sans précédent depuis 30 ans

Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

Économie et finances: des changements sans précédent depuis 30 ans

Économie et finances: des changements sans précédent depuis 30 ans

Nicolai Tangen, qui pilote le plus grand fonds de pension au monde, le fonds souverain norvégien (ex- »Norwegian Oil Fund »),  explique les raisons de son profond pessimisme. A titre d’exemple, son portefeuille d’actions russes est devenu totalement invendable (-90%).Selon le directeur général de Norges Bank Investment Management, Nicolai Tangen, , tout juste remis de la pandémie, les marchés font face à un triptyque fatal : inflation (ou pire, stagflation), guerre en Ukraine et dé-mondialisation.

Nicolai Tangen, le patron du fonds souverain norvégien, le plus gros du monde avec ses quelque 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a expliqué aujourd’hui sa vision de l’avenir proche. Et, vu des fjords, l’horizon est plutôt sombre. Le DG de Norges Bank Investment Management (ex- »Fonds pétrolier de Norvège) s’attend en effet à des conditions de marchés difficiles en raison de l’évolution de la situation géopolitique et de l’inflation:

« La probabilité d’un scénario d’horreur où le fonds chute de 40 % a augmenté », a-t-il déclaré devant l’assemblée législative monocamérale de Norvège, à Oslo.

Auditionné par la commission des finances du Storting (l’assemblée nationale) pour le rapport annuel du gouvernement sur la gestion du « fonds pétrolier », Nicolai Tangen a expliqué aux élus du « Storting » (ou « grande assemblée »), les raisons de son pessimisme, rapporte le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv (en anglais « Today’s Business »), troisième du pays par le tirage.

« À peine avions-nous commencé à mettre la pandémie de Covid derrière nous en imaginant que tout redeviendrait « normal », que ça s’est encore rétréci. Après le Covid qui a durement affecté notre fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie fera de même », a dit Nicolai Tangen.

Les plus grands changements en une génération

Dans sa déclaration préliminaire écrite qu’il avait adressée à la commission des Finances du parlement norvégien en prévision de son audition, Nicolai Tangen déclare :

« Les conséquences géopolitiques de la guerre sont difficiles à prédire mais nous allons sans doute au devant des plus importants changements depuis trente ans. »

Il précisait :

« Il ne fait guère de doute que la montée des tensions entre les superpuissances et la remise en cause de la mondialisation vont affecter les marchés. »

Inflation/stagflation, Ukraine, dé-mondialisation…  le triptyque fatal

Pour Nicolai Tangen, la hausse des prix, déjà bien engagée avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, a continué de s’accélérer alors que les taux d’intérêt sont très bas et que les cours des actions restent élevés.

Mais il y a pire que l’inflation : avec une inflation élevée et une faible croissance économique,  c’est le risque de « stagflation » qui menace, et il a augmenté au cours des six derniers mois.

« La stagflation est le pire que l’on puisse imaginer », selon lui.

Pour ceux qui échouent aux critères ESG, « il n’y a « nulle part où se cacher »

Le fonds norvégien, qui investit tous ses actifs en actions et obligations étrangères, ainsi que sur les marchés immobiliers et dans des projets d’énergies renouvelables, n’a « nulle part où se cacher » et doit gérer les risques liés à son exposition aux marchés mondiaux, a poursuivi Nicolai Tangen.

« Tout cela mis bout à bout signifie que nous allons au-devant d’une période agitée », a-t-il prédit.

Pour mémoire, en décembre 2021, Nicolai Tangen avait déjà développé cette idée, en insistant sur les impératifs ESG qui vont devenir vitaux, pour la planète c’est sûr, mais aussi pour les marchés: selon le directeur général du plus grand propriétaire d’actions au monde affirme, la vie est sur le point de devenir beaucoup plus difficile pour les entreprises qui échouent aux tests environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) établis par les investisseurs institutionnels.

« Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles normes ESG verront leur financement se tarir, les compagnies d’assurance partir, leurs employés démissionner, la honte sur les réseaux sociaux va s’intensifier et les clients vont disparaître, a-t-il déclaré dans une interview, rapporte Bloomberg.

Le fonds norvégien, construit sur le pétrole, futur leader de l’ESG ?

En tant que patron du fonds souverain norvégien, Tangen supervise environ 1.000 milliards de dollars d’actions, ce qui représente environ 72 % du portefeuille total. Le reste est dans les obligations, l’immobilier et les infrastructures d’énergie renouvelable. L’ancien patron de fonds spéculatifs de 55 ans s’occupe de l’épargne collective des Norvégiens depuis fin 2020.

Et il a promis au gouvernement norvégien de transformer le fonds, qui a été construit à partir des richesses en combustibles fossiles du pays, en un leader mondial dans l’investissement responsable (ESG).

-90% : son portefeuille d’actions russes devenu totalement invendable

Le fonds souverain norvégien n’est actuellement pas en mesure de vendre son portefeuille d’actions russes car le marché de ces actifs ne fonctionne pas et de nombreuses entreprises figurent sur des listes de sanctions mondiales, a déclaré mardi le PDG du fonds, Nicolai Tangen. .

Le fonds détenait des actions russes d’une valeur de quelque 27 milliards de couronnes norvégiennes (2,86 milliards de dollars) à la fin de 2021, soit 0,2 % de sa valeur totale, mais a depuis déclaré que la valeur de ces actifs avait chuté d’au moins 90%.

Le fonds norvégien a perdu 68 milliards d’euros au 1er trimestre

Pour autant, le rendement du fonds est particulièrement solide du fait de la reprise des marchés boursiers en 2020 et 2021 amenant le fonds bien au-delà des 12.000 milliards de couronnes norvégiennes.

Mais, au premier trimestre 2022, gros trou d’air. Est-ce un signe annonciateur de ces temps difficiles évoqués par Tangen devant le Storting? Toujours est-il que la Banque centrale de Norvège qui a sous tutelle le plus gros fonds souverain de la planète, avait indiqué le 24 avril que celui-ci avait subi une perte de quelque 68 milliards d’euros au premier trimestre du fait des turbulences financières liées notamment à la guerre en Ukraine.

Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, l’énorme bas de laine a chuté de presque 5% (-4,9%), voyant sa valeur tomber à 11.657 milliards de couronnes (1.216 milliards d’euros).

« Le premier trimestre a été caractérisé par des troubles géopolitiques qui ont affecté les marchés », a expliqué le numéro deux du fonds, Trond Grande, cité dans un communiqué.

Dans le détail, les investissements en actions, qui représentent 70,9% du portefeuille, ont perdu 5,2% au cours du trimestre. Et les placements obligataires, qui constituent 26,3% des actifs, ont perdu, eux, 4,8%. En revanche, les investissements dans l’immobilier (2,7% du portefeuille) ont gagné 4,1%.

L’ensemble de ces investissements sont réalisés hors de Norvège, plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, afin de ne pas surchauffer l’économie nationale.

Ce mardi 3 mai, selon le compteur qui tourne en direct (ci-dessous capture d’écran du jour) sur le site de la banque centrale norvégienne, le fonds pesait 11.721 milliards de couronnes norvégiennes (1.178 milliards d’euros), ce qui représente 2,17 millions de couronnes (218.321 euros) pour chacun des 5,4 millions d’habitants du pays scandinave.

 

Avoir la confiance du peuple – c’est-à-dire, les propriétaires du fonds

Face à la commission des finances, Nicolai Tangen a soutenu qu’au final, ce qui comptait le plus dans cette situation, c’était la solidité du fonds: et fort heureusement, a-t-il assuré, le fonds de pension norvégien dispose de ressources suffisantes pour gérer cette incertitude et ce risque, même s’il est plus difficile de gagner de l’argent en période de fluctuations soudaines.

Enfin, dernier point central, la confiance. Pour le DG du fonds souverain, il faut que la direction du fonds communique bien avec les propriétaires - c’est-à-dire le peuple norvégien – pour maintenir la confiance.

(La Tribune avec Reuters, AFP, Bloomberg et le Dagens Næringsliv)

La question des finances publiques – (IFRAP)

La question des finances publiques – (IFRAP)

 

L’IFRAP ( proche du patronat)  évoque dans l’opinion la douloureuse question des finances de la France. Six nouveaux réacteurs nucléaires bientôt mis en chantier, huit autres à l’étude, beaucoup plus de renouvelable… Voici les annonces d’Emmanuel Macron à Belfort. La France en a-t-elle le besoin… et les moyens ? « La question est de savoir comment devient-on énergétiquement indépendant, explique Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation Ifrap. Ce sujet du nucléaire commence à préoccuper énormément les Français et je pense que le Président a eu raison de dire qu’il faut foncer vers les EPR. A l’Ifrap, nous avons fait tous les chiffrages (…) : le carénage des centrales existantes et la création de ces six nouveaux EPR, c’est entre 100 et 130 milliards d’euros dans les prochaines années qu’il faudra débourser. Cela paraît cher, mais ceux qui proposent le 100% renouvelable sont tout à fait conscients qu’on est plutôt dans les 500 milliards de coût. Passer par le nucléaire, c’est finalement moins cher. »

 

A l’approche de la présidentielle, Agnès Verdier-Molinié publie Le vrai état de la France, sorte d’audit chiffré du pays. Elle scrute depuis des années les dépenses, la dette… mais la plupart des candidats font l’impasse sur la maîtrise des finances publiques. « Les candidats qui s’en fichent le plus, ceux qui disent que l’on va continuer à raser gratis, à dépenser énormément d’argent public, on va taxer plus… se retrouvent à des niveaux extrêmement faibles dans les sondages », analyse Agnès Verdier-Molinié.

Elle parie : « Quand Emmanuel Macron va entrer en campagne, il va nous annoncer vouloir revenir à une dette à 100% de la richesse nationale à dix ans, un grand plan de baisse de la dépense, qu’on ne s’endettera que pour investir (…) non pas car ça fait plaisir de faire les réformes, mais parce que c’est ce qu’attendent les marchés qui nous prêtent énormément d’argent (…). Si on continue à énormément dépenser sans compter, surtout l’argent public, sans se préoccuper de la suite, la BCE va arrêter de faire des rachats de dette publique ! Et les Français ont compris que leur pouvoir d’achat est entamé par une augmentation des prix qui vient de la gestion de la crise. »

Concernant le déficit commercial, la directrice de l’Ifrap analyse : « Le déficit commercial, depuis le début des années 2000, n’a fait qu’augmenter alors qu’on était à l’équilibre. Tout ça n’est pas imputable qu’au gouvernement mais, finalement, on est toujours le pays qui dépense le plus, qui taxe le plus et qui travaille le moins (…). Et notre fiscalité anti-entrepreneuriale est en partie responsable de notre déficit commercial. »

Bourse et Finances : vers un krach ?

Bourse  et Finances : vers un krach  ?

 

 

Nouveau coup d’arrêt vendredi pour le Cac 40  à 6.965,88 points Sur cinq jours, le rouge l’emporte pour la troisième semaine consécutive (-1,45%). De leur côté, Dow Jones et le S&P 500 se dirigent tous deux vers une quatrième semaine de repli d’affilée. Le Nasdaq Composite, à coloration technologique, est en bonne voie pour une cinquième semaine dans le rouge.

La correction subie par Wall Street récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique. Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. Quant aux consommateurs, ils payent la facture avec l’inflation.( On escompte désormais cinq relèvements de taux d’intérêt aux États-Unis d’un quart de point au lieu de trois prévus en 2022 ; les autres banques centrales suivront évidemment)

 

 extrait de la chronique du Monde.

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Économie et Finances : vers un krach boursier ?

Économie et Finances : vers un krach boursier ?

 

 

Nouveau coup d’arrêt vendredi pour le Cac 40  à 6.965,88 points Sur cinq jours, le rouge l’emporte pour la troisième semaine consécutive (-1,45%). De leur côté, Dow Jones et le S&P 500 se dirigent tous deux vers une quatrième semaine de repli d’affilée. Le Nasdaq Composite, à coloration technologique, est en bonne voie pour une cinquième semaine dans le rouge.

La correction subie par Wall Street récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique. Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. Quant aux consommateurs, ils payent la facture avec l’inflation.( On escompte désormais cinq relèvements de taux d’intérêt aux États-Unis d’un quart de point au lieu de trois prévus en 2022 ; les autres banques centrales suivront évidemment)

 

 extrait de la chronique du Monde.

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Finances : vers un krach boursier ?

Finances : vers un krach boursier ?

La correction subie par Wall Street Récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  d’enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. (extrait de la chronique du Monde).

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Finances: La baisse de la bourse américaine contamine Paris

Finances: La baisse de la bourse américaine contamine Paris

 La toute dernière analyse de Jeremy Grantham, Let the wild rumpus begin – littéralement, « Que le chahut sauvage commence » – fait un tabac dans les médias. Gourou de Wall Street, fondateur de la société de gestion GMO (65 milliards de dollars d’actifs), l’octogénaire a vu venir un paquet de krachs et de faillites depuis plus de trente ans.( un papier  de Murielle Motte dans l’Opinion, conforté par le fait que la baisse de la bourse américaine contamine aussi Paris et d’autres bourses dans le monde affectées elles aussi par des bulles extravagantes)

Il juge la bulle actuelle « extravagante » aux Etats-Unis. Il s’agit d’ailleurs de la quatrième « superbulle » en cent ans, après 1929, 2000 et 2007. Avec quelques caractéristiques communes : en fin de cycle, les marchés s’emballent, en l’occurrence le Nasdaq a gagné 50% en un an, hors effet confinement du printemps 2020. Et les investisseurs deviennent complètement irrationnels, en témoigne l’hystérie autour des cryptomonnaies, des NFT ou des « meme stocks », ces actions subitement en vogue sur les réseaux sociaux et dont les cours s’envolent sans raison valable, énumère-t-il.

La spécificité du moment, c’est la simultanéité de bulles, souligne aussi Jeremy Grantham. Aux États-Unis, les prix immobiliers ont bondi de 20% l’an dernier, plus qu’en 2006. En proportion du revenu, c’est encore davantage au Canada, en Australie et en Chine. Par ailleurs, les prix de la dette (inverses des taux d’intérêt) n’ont jamais été aussi élevés, etles cours des matières premières(énergie, métaux, agricoles) volent de record en record. L’expert prédit un appauvrissement des Américains de 35 000 milliards de dollars si les marchés retracent ne serait-ce que les deux tiers de leur emballement par rapport à leur valorisation historique.

Pourquoi cette analyse aujourd’hui ? Parce que la Bourse ignore totalement l’inflation, alors que les valorisations (les PER) y sont théoriquement sensibles, rappelle-t-il. Comme les banquiers centraux, les investisseurs veulent croire qu’elle est transitoire. Mais les banquiers centraux sont en train de changer d’avis.

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales !

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales !

La crise est un concept sans doute relatif, dramatique pour certains mais très rentable pour d’autres. Pour preuve, la pandémie n’a pas du tout affecté le retour financier de ceux qui ont investi dans la bourse. Ainsi par exemple on connaîtra un records de dividendes  en 2022 : plus de 2.000 milliards de dollars au niveau mondial, à en croire l’étude du cabinet de recherche IHS Markit.

La crise est de toute évidence déjà loin. Alimentés par les profits records des grandes entreprises l’année dernière, les dividendes versés en 2022 devraient dépasser de 18 % leur niveau d’avant-crise à 2.094 milliards de dollars, après avoir déjà fortement rebondi en 2021 . Bref pour certains la crise n’a pas existé bien au contraire. Un résultat qui n’est pas sans rapport heureusement avec la performance des entreprises mais qui découle surtout des énormes liquidités déversées gratuitement par la banque centrale dans une très grande partie n’a pas été orientée vers l’économie réelle mais dans la spéculation. Pour preuve en dépit de la pandémie la très bonne santé des trésoreries. Beaucoup d’entreprises n’ont même pas utilisé à des fins d’investissement ou même de soutien à l’exploitation les prêts obtenus auprès des banques et des gouvernements.

Évidemment cette politique accommodante des banques centrales  a eu  des effets positifs en évitant que la fragilité de certains ne se traduise en dépôt de bilan. On a soutenu les entreprises en même temps que les emplois. Reste qu’une très grande partie des liquidités s’est trouvée orientée vers des placements financiers spéculatifs. À titre d’exemple il suffit de voir ce nombre de grandes entreprises en très bonne santé financière grâce à la crise et qui ont racheté inutilement leurs propres actions pour faire monter les cours. Or spéculation, la rentabilité des entreprises n’aurait jamais atteint une progression de 18 % en deux ans.

Le problème de cette politique accommodante dont certains aspects étaient nécessaires, c’est qui va falloir maintenant payer la facture. Et comme d’habitude cette facture sera sans doute payée par une inflation qui va à bas bruit (peut-être) amputer les revenus du travail et de l’épargne.

Les bénéfiicaires  peuvent dire merci aux banques centrales et aux futures victimes de l’inflation.

Finances- Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales

Finances-Dividendes mondiaux record à 2.000 milliards, merci les banques centrales

la crise est un concept sans doute relatif, dramatique pour certains mais très rentable pour d’autres. Pour preuve, la pandémie n’a pas du tout affecté le retour financier de ceux qui ont investi dans la bourse. Ainsi par exemple on connaîtra un records de dividendesr en 2022 : plus de 2.000 milliards de dollars au niveau mondial, à en croire l’étude du cabinet de recherche IHS Markit.

La crise est de toute évidence déjà loin. Alimentés par les profits records des grandes entreprises l’année dernière, les dividendes versés en 2022 devraient dépasser de 18 % leur niveau d’avant-crise à 2.094 milliards de dollars, après avoir déjà fortement rebondi en 2021 . Bref pour certains la crise n’a pas existé bien au contraire. Un résultat qui n’est pas sans rapport heureusement avec la performance des entreprises mais qui découle surtout des énormes liquidités déversées gratuitement par la banque centrale dans une très grande partie n’a pas été orientée vers l’économie réelle mais dans la spéculation. Pour preuve en dépit de la pandémie la très bonne santé des trésoreries. Beaucoup d’entreprises n’ont même pas utilisé à des fins d’investissement ou même de soutien à l’exploitation les prêts obtenus auprès des banques et des gouvernements.

Évidemment cette politique accommodante des banques centrales  a eu  des effets positifs en évitant que la fragilité de certains ne se traduise en dépôt de bilan. On a soutenu les entreprises en même temps que les emplois. Reste qu’une très grande partie des liquidités s’est trouvée orientée vers des placements financiers spéculatifs. À titre d’exemple il suffit de voir ce nombre de grandes entreprises en très bonne santé financière grâce à la crise et qui ont racheté inutilement leurs propres actions pour faire monter les cours. Or spéculation, la rentabilité des entreprises n’aurait jamais atteint une progression de 18 % en deux ans.

Le problème de cette politique accommodante dont certains aspects étaient nécessaires, c’est qui va falloir maintenant payer la facture. Et comme d’habitude cette facture sera sans doute payée par une inflation qui va à bas bruit (peut-être) amputer les revenus du travail et de l’épargne.

Les épargnants peuvent dire merci aux banques centrales et aux futures victimes de l’inflation.

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