Archive pour le Tag 'finances'

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Une dette perpétuelle : la proposition du ministre des finances grec

Une dette perpétuelle : la proposition du ministre des finances grec

Le ministre grec des finances ne prononce pas le mot tabou d’annulation mais propose essentiellement de ne pas rembourser le capital en échange du caractère perpétuel de la dette. Une manière en fait d’étaler dans le temps les remboursements sans choquer l’orthodoxie des allemands. En fait La dette actuelle serait échangée contre deux types de nouvelles obligations. Les premières seraient des obligations indexées sur la performance de croissance de la dette. Une étude du FMI de 2002 avait déjà exploré cette perspective. L’idée est de réduire les paiements quand la croissance est faible et de les accélérer quand elle est forte. Il s’agit donc d’inverser les priorités par rapport au programme de 2012 : on ne fait pas passer la capacité de remboursement de la dette avant la croissance, on adapte cette capacité à la croissance. Du coup, on permettrait à la Grèce de se concentrer sur sa capacité à générer de la croissance, par les réformes, mais surtout par l’investissement. L’objectif d’excédent primaire de 4,5 % du PIB par an, fixé par la troïka dans l’intérêt des créanciers, deviendrait de facto caduc. L’autre idée est de transformer une partie de la dette en dette perpétuelle. Dans ce cas, la Grèce n’aurait plus à rembourser le capital de la dette, mais seulement à verser des intérêts perpétuels calculés sur le capital versé. Par exemple, si 100 milliards d’euros de dette est convertie en obligations perpétuelles à 3 % (le taux est fictif, on ne le connaît pas), la Grèce ne devra pas rembourser ces 100 milliards d’euros, mais devra, chaque année – et à perpétuité – payer 3 milliards d’euros à ses créanciers.

 

Europe-Budget France : Moscovici, le commisaire européen, ne sanctionne pas l’ancien ministre des finances

Europe-Budget France : Moscovici, le commisaire européen,   ne sanctionne pas l’ancien ministre des finances

Moscovici a accordé un nouveau délai avant de décider s’il faut ou non sanctionner la France. Première raison inavouée Moscovici est grandement responsable du dérapage français puisqu’il était ministre des finances. Seconde raison tout auusi inavouable, Juncker est fragilisé car le président de la commission est empêtré dans l’affaire d’évasion fiscale au Luxembourg  alors qu’il était Premier ministre. Enfin compte tenu de la croissance atone sanctionner la France serait auusi se tirer une balle dans le pied  et mettre en péril la cohésion européenne d’autant que l’Italie (troisième poids lourd de l’Europe) est également concernée. La Commission européenne a quand même averti vendredi la France qu’elle n’hésiterait pas à la sanctionner si elle ne met pas rapidement en œuvre des réformes structurelles pour améliorer tant ses perspectives de croissance que ses finances publiques. L’exécutif européen a reporté à mars son jugement sur les projets de budget 2015 de la France mais aussi de l’Italie et de la Belgique, des pays qui risquent selon lui d’enfreindre les règles européennes en matière de déficits et de dette.  L’Espagne, Malte, l’Autriche et le Portugal sont également concernés. Le nouveau commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a indiqué que l’exécutif européen avait besoin de données supplémentaires avant de prononcer un jugement définitif. « Se donner du temps pour écouter et ajuster était à notre sens politiquement et économiquement justifié mais ce temps qui reste ne peut pas être du temps perdu », a-t-il averti.  « Il faut que les choses avancent d’ici mars », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Dans le cas contraire, « la Commission n’hésitera pas à prendre ses responsabilités. » Il s’exprimait plus particulièrement sur la France, qui a renoncé à ramener son déficit public sous 3% du produit intérieur brut en 2015 comme elle s’y était engagée après avoir obtenu un délai de deux ans pour y parvenir. L’Italie et la Belgique sont également dans le collimateur de la Commission pour leur niveau de dette publique. Ces pays seront jugés début mars sur leur exécution budgétaire 2014, leurs budgets 2015 tels qu’ils auront été votés et « la documentation détaillée que nous attendons encore » des programmes de réformes structurelles qu’ils se sont engagés à mettre en œuvre, a souligné Pierre Moscovici.

 

Fraude fiscal : le président de la commission des finances de l’assemblée pris au piège

Fraude fiscal :  le président de la commission des finances de l’assemblée pris au piège

Une soixantaine de parlementaires seraient en infraction en matière d’imposition à commencer par le président de la commission des finances Gilles carrez. Pourtant un spécialiste fiscal ! Le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Gilles Carrez, en délicatesse avec le fisc, a estimé samedi que sa situation démontrait la complexité de l’application des règles fiscales en France. Mediapart a révélé samedi que l’élu UMP, spécialiste de la fiscalité, était convoqué « dans une dizaine de jours » par l’administration fiscale de son département du Val-de-Marne, en vue d’un probable redressement fiscal.  Au cœur du différend : la valeur de ses biens immobiliers qui devraient, selon le fisc, l’amener à payer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont il ne s’acquitte plus depuis 2011, écrit Mediapart. Interrogé sur BFM TV, Gilles Carrez a dit sa « bonne foi », évoquant un problème « d’interprétation de la règle fiscale ».   »Que le président de la commission des Finances se retrouve dans cette situation, que j’aurais évidemment préféré éviter (…) c’est une manière aussi pratique de voir la complexité, les difficultés qu’ont nos concitoyens par rapport à l’application de la loi fiscale », a-t-il ajouté.  Sur le site de Mediapart, Gilles Carrez explique avoir appliqué au pavillon qu’il possède avec sa femme un abattement de 30%. Mais cet abattement, autorisé pour les maisons principales à la suite d’un amendement dont il est l’auteur, souligne Mediapart, ne s’appliquerait pas à son cas personnel, cette propriété ayant été acquise via une Société civile immobilière (SCI).   »J’avoue que j’ignorais complètement ce point », dit-il.

 

Budget 2015 : pas crédible pour le Haut conseil des finances

Budget 2015 : pas crédible pour le Haut conseil des finances

 

D’après le Haut conseil des Finances publiques le budget 2015 est trop optimiste notamment   la prévision d’une croissance de 1% sur laquelle le gouvernement a fondé ses calculs. Elle suppose en effet un redémarrage rapide et durable de l’activité que n’annoncent pas les derniers indicateurs conjoncturels. En outre, le scénario du gouvernement présente (…) plusieurs fragilités touchant au dynamisme de l’environnement international et de la demande intérieure », a estimé le Haut conseil. Organe indépendant du gouvernement, le Haut conseil est une sorte de juge de paix de la crédibilité budgétaire. Il a été créé afin de répondre aux exigences européennes. Soulignant malgré tout un « effort sur la dépense réel depuis 2011″, il juge qu’en l’état, « l’objectif d’une croissance de la dépense publique limitée à 1,1%, prévu pour 2015, risque de ne pas être atteint ». S’agissant du scénario à moyen terme du gouvernement, le Haut conseil s’est montré tout aussi sceptique. Les prévisions du gouvernement concernant la croissance pour 2016-17 sont fondées sur des « hypothèses trop favorables sur l’environnement international et sur l’investissement ». Le Haut Conseil reconnaît finalement que le scénario macroéconomique du gouvernement est « plus réaliste que celui présenté en avril dans le programme de stabilité » budgétaire.

 

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Pas vraiment enthousiaste à l’égard des prévisions gouvernementales  le nouveau «  machin » de Hollande  : le haut conseil des fiances publiques qui a quand même jugé  que la prévision de croissance du gouvernement, soit 1% en 2014 était « réaliste », et que sa projection de 1,7% pour 2015 n’était pas « hors d’atteinte ». Cet organe indépendant chargé d’évaluer les trajectoires budgétaires a toutefois mis un bémol, écrivant dans son avis que « les mesures d’économies » de 50 milliards d’euros annoncées « pourraient peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme ». « Il existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire », estime le Haut conseil, présidé par le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud.  L’ajustement structurel prévu par le gouvernement d’ici à 2015 est de 0,8 point, puis de 0,5 jusqu’en 2017, précise l’organisme, rappelant qu’il portera « sur les dépenses publiques dont la croissance en volume serait ramenée à 0,1% par an sur la période 2014-2017, après 0,8% sur la période 2011-13″. En ajoutant la perspective de baisser les prélèvements obligatoires d’ »un montant cumulé de 1 point de PIB », soit une vingtaine de milliards, après 2015, le Haut conseil relève que « ce scénario suppose un enchaînement favorable où l’effet de la confiance restaurée permettrait » de jouer sur les baisses de prélèvements, l’emploi, le pouvoir d’achat et l’investissement des entreprises.  Or, prévient-il, « les effets d’entraînement de la politique de l’offre pourraient survenir avec retard », d’autant plus que « les mesures d’économies sont concentrées sur le début de la période 2015-2017″.

 

Allemagne: Schäuble reste ministre des Finances ou le maintien de l’orthodoxie monétaire

Allemagne: Schäuble reste ministre des Finances ou le maintien de l’orthodoxie monétaire

La reconduction de Schäuble comme ministre des finances, c’est l’assurance d’un maintien de l’orthodoxie monétaire. Finalement une mauvaise nouvelle pour l’Europe car l’objectif sera de maintenir cet euro fort qui profite surtout à l’Allemagne et enfonce les autres. Certes l’euro fort protège le pouvoir d’achat mais il détruit les emplois dans la mesure où les productions nationales ne sont pas compétitives. L’euro fort est une monnaie pour les pays exportateurs comme l’Allemagne pas comme les France dont la croissance repose surtout sur la consommation. Autant dire que la BCE prendre encore moins de risques pour relancer l’économie et que l’Europe politique risque d’être en panne pour des années encore. La chancelière conservatrice (CDU), qui va entamer mardi son troisième mandat à la tête de la première économie européenne, a également annoncé que Ursula von der Leyen, ancienne ministre de l’Emploi et mère de sept enfants, deviendra la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense dans un gouvernement allemand.  La nomination de M. Schäuble (CDU) était attendue depuis plusieurs jours après des fuites en ce sens dans la presse. Mme Merkel a souligné qu’elle se réjouissait de la poursuite de (leur) coopération.  Le nom de « Wolfgang Schäuble est associé à la stabilité de l’euro et à la politique qui l’accompagne et à tout ce qui est important en Europe », a affirmé Mme Merkel.  S’ils n’ont pas toujours été sur la même longueur d’onde, une complicité s’est forgée entre eux depuis 2009 –date à laquelle M. Schäuble a pris ce poste–, au fil de la crise de l’euro qui a placé l’Allemagne sur le devant de la scène en Europe.  Au sujet de Mme von der Leyen, la chancelière a souligné au sujet de cette femme présentée comme sa dauphine potentielle, qu’elle s’était « toujours intéressée aux questions internationales ». Le ministère de la Défense est « une tâche stimulante, c’est également une tâche extrêmement exigeante, mais je lui fais confiance pour réussir tout cela très bien », a-t-elle ajouté.  Parmi les autres portefeuilles attribués dimanche soir, l’ancien ministre de la Défense, Thomas de Maizière, également très proche de Mme Merkel, passe à l’Intérieur, un poste qu’il a déjà occupé, qu’il connaît bien et qu’il apprécie.  Hermann Gröhe, l’ancien secrétaire général de la CDU, va prendre en charge le ministère de la Santé, alors que Joanna Wanka reste ministre de l’Education.  Peter Altmaier, remplacé par une sociale-démocrate à l’Environnement, devient ministre en charge de la Chancellerie.  Quelques minutes plus tôt, le parti frère bavarois de la CDU, la CSU, avait annoncé que son secrétaire général Alexander Dobrindt prenait la tête d’un ministère des Transports et des Infrastructures numériques.  Hans-Peter Friedrich (CSU), ministre de l’Intérieur sortant, prendra l’Agriculture.  Le SPD avait annoncé en début d’après-midi que son chef, Sigmar Gabriel, prenait en charge un grand ministère de l’Economie et de l’Energie, alors que Frank-Walter Steinmeier retrouvait le poste de ministre des Affaires étrangères qu’il avait occupé dans le premier gouvernement Merkel (2005-2009), déjà issu d’une grande coalition.  Andrea Nahles (SPD) sera ministre du Travail et donc chargée de mettre en application la création d’un salaire minimum généralisé en Allemagne, principale revendication de son parti figurant au programme de gouvernement de la coalition.

 

Sondage –Réforme fiscale : une majorité de français s’attendent à une hausse

Sondage –Réforme : une majorité de français s’attendent à une hausse

 

Face à l’annonce de Jean-Marc Ayrault de vouloir « remettre à plat la fiscalité », la moitié dit redouter que cette réforme ne se traduise par une hausse de leurs impôts. C’est ce que révèle un sondage IFOP publié dans le Figaro du lundi 25 novembre. Si 50% attendent une hausse des impôts à la suite de cette réforme, ils sont 35% à estimer que la charge fiscale restera stable et 12% à attendre une baisse. Cette enquête fait également ressortir que 54% des sondés sont favorables à l’idée de fusionner impôt sur le revenu et CSG, quand 55% approuvent la proposition d’un prélèvement à la source. En revanche, seules 32% des personnes interrogées pensent que Jean-Marc Ayrault pourra mener à bien sa réforme. Autre indicateur du scepticisme des Français, Le Figaro note que le soutien à un prélèvement à la source est en net recul : il atteignait 64% en avril 2002.

 

Bruxelles va prêter aux pays bons élèves

Bruxelles va prêter aux pays bons élèves

 

des prêts bonifiés à des pays du bloc qui mettraient en oeuvre des réformes structurelles améliorant leur situation à moyen terme, selon un document de travail de l’Union européenne. Ce document doit servir de base aux discussions entre les sherpas des dirigeants de la zone euro qui se réuniront à Bruxelles le 26 novembre en vue du conseil de l’UE des 19 et 20 décembre. Les prêts à taux bonifiés feraient partie des contrats de partenariat par lesquels les Etats-membres s’engagent vis-à-vis de la Commission sur des réformes économiques et des objectifs macroéconomiques dont la réalisation déclencherait le versement de tranches des prêts consentis. Ce dispositif serait attrayant, le taux des prêts étant inférieur à ceux pratiqués sur les marchés financiers. Mais il impliquerait de ce fait une certaine mutualisation des risques entre les Etats-membres et une forme de transferts budgétaires, une idée à laquelle l’Allemagne s’est longtemps opposée. « Les prêts n’impliqueraient que des transferts budgétaires limités entre pays », précise le document de neuf pages obtenu par Reuters. « De fait, l’élément de transfert serait limité à un taux d’intérêt plus faible que le taux supporté par la plupart des Etats-membres bénéficiaires sur les marchés, capturant les externalités positives des réformes pour l’UE dans son ensemble », ajoute le texte. Les pays souhaitant bénéficier de ces prêts devront présenter des plans de réformes adoptés par leur Parlement et qui auront ensuite été approuvés par les autres Etats-membres. Cet élément de conditionnalité s’ajoutera à ceux résultant du pacte de croissance et de stabilité et des nouvelles règles de bonne conduite macroéconomique adoptées pour le réformer.

Recapitalisation des banques : accord pour utiliser le MES

Recapitalisation des banques : accord pour utiliser le MES

 

Les ministres des Finances de l’Union européenne ont conclu vendredi un accord prévoyant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) de la zone euro pourra, en dernier recours, contribuer à la recapitalisation d’une banque en difficulté. Cette décision semble destinée à rapprocher les positions de l’Allemagne d’une part, des autres pays de la zone euro d’autre part, sur l’utilisation éventuelle du MES comme soutien direct au secteur bancaire. La formulation du communiqué publié à l’issue du conseil Ecofin implique aussi, pour qu’une recapitalisation directe par le MES soit possible, que l’Union européenne aboutisse à un accord imposant des pertes aux créanciers obligataires senior voire aux gros déposants des banques concernées. Ce texte est censé être adopté avant la fin de l’année. Autre condition: l’option d’une recapitalisation par le MES ne sera disponible qu’une fois que la Banque centrale européenne (BCE) aura endossé le rôle de superviseur unique des banques de la zone euro, en novembre 2014. L’Allemagne devra en outre modifier sa législation nationale, qui exclut pour l’instant spécifiquement une recapitalisation directe d’une banque par le MES.

 

Chypre: démission du ministre des Finances et enquête pour fraude

Chypre: démission du ministre des Finances et enquête pour fraude

Le gouvernement a mis en place mardi une commission chargée d’enquêter sur la façon dont l’île a été poussée au bord de la faillite, au point de devoir accepter un plan de sauvetage européen assorti de mesures draconiennes.  M. Sarris a indiqué à des journalistes avoir décidé de quitter son poste car l’enquête doit se pencher sur la période pendant laquelle il dirigeait en 2012 la deuxième banque du pays, Laïki, mise en faillite dans le cadre du plan de sauvetage.  Haris Georgiades, actuellement ministre du Travail, doit être investi en tant que nouveau ministre des Finances mercredi.  Le président Nicos Anastasiades a remercié M. Sarris pour sa participation au gouvernement, mis en place il y a à peine plus d’un mois, soulignant que « la décision de M. Sarris de donner sa démission (…) pour faciliter le travail de la commission d’enquête, constitue un phénomène culturel nouveau dans la vie politique chypriote ».  M. Sarris avait été nommé à la tête de la Laïki début 2012, avant de démissionner en août 2012, sur demande du gouverneur de la Banque centrale.  Le président Anastasiades a appelé les trois juges formant la commission d’enquête, qui ont trois mois pour rendre leurs conclusions, à se pencher « en priorité » sur sa propre personne et sur sa famille.  Les médias chypriotes bruissent ces derniers jours de rumeurs sur des transferts financiers effectués par des proches de M. Anastasiades, de son prédécesseur communiste, Demetris Christofias, ou d’autres personnalités politiques. Outre des accusations de transferts douteux, la commission doit aussi enquêter sur une liste de personnalités politiques et leurs proches qui auraient bénéficé d’effacements de dettes ces cinq dernières années auprès de banques chypriotes.  Le gouvernement chypriote et ses créanciers internationaux sont parvenus mardi à un protocole d’entente qui donne à Chypre jusqu’à 2018, soit deux années de plus qu’initialement prévu, pour atteindre les objectifs exigés en contrepartie du prêt de 10 milliards d’euros.  Le plan de sauvetage européen a été assoupli, en donnant notamment un peu plus de temps à l’île pour réduire son déficit, afin de « réduire la pression sur l’économie » chypriote, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides.  Chypre a désormais cinq ans pour atteindre un excédent primaire (hors service de le dette) de 4% du PIB.  Au bord de la faillite, Chypre a obtenu le 25 mars un plan de sauvetage international de 10 milliards d’euros, au prix d’une restructuration drastique de son système bancaire qui va mettre largement à contribution les gros clients des deux plus grandes banques de l’île.  Les comptes dépassant 100.000 euros sont gelés à la Laïki et la Bank of Cyprus. La première doit être liquidée, et les gros comptes de la seconde doivent subir une ponction qui pourrait aller jusqu’à 60%.  Les petits comptes de la Laïki ainsi que tous les prêts vont être transférés à la Bank of Cyprus où ils fonctionneront normalement.  Un cadre de la banque centrale chypriote, Yiangos Demetriou, a indiqué à la radio nationale que les clients de la Bank of Cyprus pourraient avoir accès à 10% de leurs dépôts au-delà de 100.000 euros, le reste restant immobilisé le temps que soit déterminée l’ampleur de la ponction nécessaire pour remplir les conditions du plan de sauvetage. Il est déjà acquis qu’au moins 37,5% de leurs fonds seront transformés en actions.  Parallèlement, la banque centrale continue d’assouplir peu à peu les restrictions sur les mouvements de fonds. Pour les entreprises, les transferts sont libres jusqu’à 25.000 euros, au lieu de 5.000 jusque là, et il est désormais possible d’émettre des chèques allant jusqu’à 9.000 euros. Pour les particuliers, les retraits sont limités à 300 euros par jour et par personne. Les virements bancaires restent impossibles vers l’étranger et limités vers Chypre même.  En attendant, la solidarité s’organise avec les victimes de la crise économique. Lundi soir une foule immense a assisté à Nicosie à un concert d’artistes grecs et chypriotes à l’initiative d’associations caritatives afin de collecter des denrées alimentaires.

 

Economie-finances : hollande maintient son cap mais change de direction

Economie-finances : hollande maintient son cap mais change de direction

Tout l’art de Hollande, le slalom politique. Il maintient le cap mais change direction en allant rechercher du venet ailleurs et en espérant le retour de l’équilibre budgétaire en 2017. Même chose sur le chômage, pour l’instant, on maintient le cap de l’inversion mais bientôt on va reporter l’objectif d’un an, de deux ou de trois. La vérité, c’est qu’il n sait pas où il va mais il y va. François Hollande s’est voulu rassurant samedi au sujet des prévisions économiques publiées par la Commission européenne. « La trajectoire est bien celle d’aboutir à un équilibre de nos finances publiques à la fin du quinquennat », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. « Les chiffres de la Commission européenne prennent en compte le ralentissement qui s’est produit dans toute l’Europe voire même la récession », a observé le président Hollande, estimant que « la France, dans ce contexte, fait moins mal que d’autres ». « La Commission relève que nous avons fait un effort considérable », a-t-il encore fait valoir. Dans ses prévisions, la Commission européenne tablait pour la France sur une croissance de 0,1% cette année et 1,2% l’an prochain, contre 0,8% et 2% escomptés encore récemment par le gouvernement. Le déficit public s’établirait selon Bruxelles à 3,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2013, bien au-delà de l’objectif de 3% que s’était fixé Paris.Pour parvenir à l’équilibre des finances publiques en 2017, « pas besoin d’ajouter de l’austérité en 2013″ car « il y a déjà beaucoup qui a été demandé aux contribuables et même aux administrations », selon le président de la République. En 2014, en revanche, « des économies devront être faites dans tous les budgets : de l’Etat, des collectivités locales, de la sécurité sociale pour que nous puissions continuer à réduire le déficit public conformément à nos engagements européens ». « Mais nous y parviendrons d’autant plus facilement » que « nous aurons de la croissance », a-t-il dit. Pour cela la France doit continuer à investir, notamment « par la Banque publique d’investissement (BPI), par les fonds dégagés à travers l’augmentation du plafond du Livret A, et les fonds constitués au niveau de la Caisse des dépôts », a plaidé François Hollande.

 

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Chronique Agora : Les marchés de plus en plus déconnectés de l’économie réelle

Chronique Agora : Les marchés de plus en plus déconnectés de l’économie réelle

 

 Ce pauvre Ben Bernanke est un phobique de la déflation. Il la voit partout — un peu comme le gamin dans le film Sixième Sens voyait des morts. Et Bernanke est tout aussi terrifié par une chute des prix des actions — et de son effet sur la confiance des consommateurs. La chute des cours boursiers, c’est ainsi que certains appellent la déflation, ou la déflation du prix des actifs. Bernanke, gouverneur de la Réserve fédérale américaine, pense que la Fed a fait de la Dépression de 1929 une Grande Dépression en augmentant les taux d’intérêt trop tôt durant la reprise. Ce n’est pas une erreur qu’il refera ! Il ne permettra simplement pas aux actions de chuter. Le récent discours du président de la Fed à la National Association for Business Economics a mis le feu aux prix des actions américaines. Tous les indices américains ont grimpé. Même l’or a repris de la vigueur. Bernanke a déjà déclaré qu’il maintiendrait les taux américains bas jusqu’en 2014. Il a réaffirmé cette semaine cette volonté en disant : “de nouvelles améliorations significatives dans le taux de l’emploi exigeront probablement une expansion plus rapide de la production et de la demande de la part des consommateurs et des entreprises, un processus qui peut être soutenu par des politiques accommodantes continues”. On vit dans un monde étrange. Le président de la Fed pense que les taux bas sont nécessaires pour générer plus de croissance économique. La croissance produira des emplois. Les emplois mèneront à des dépenses. C’est seulement à ce moment-là que les taux d’intérêts — le prix de l’argent de la Fed — pourront être augmentés.  Dommage qu’il ne puisse pas comprendre que la politique de taux des Etats-Unis est malsaine. Dans la mesure où le reste de la planète s’adapte aux taux d’intérêt US, une politique monétaire américaine malsaine mène à une politique monétaire mondiale malsaine. Par “malsaine”, nous entendons une politique qui maintient les taux à un niveau trop bas, mène à une inflation des prix des actifs et un boom géant de la dette. Tout cela est bien connu de ceux qui suivent la Chronique Agora depuis longtemps. S’il y a une chose réconfortante avec la stupidité tenace de Bernanke, c’est qu’on a le temps d’affiner ses détentions boursières, dans un marché haussier. Il vaut bien mieux sortir du marché quand les actions flottent sur un océan de liquidités plutôt que quand elles s’effondrent. Mais c’est bien le problème actuellement, n’est-ce pas ? Aussi effrayé que soit Bernanke par les années 30, lui et ses homologues du monde entier ont encore plus peur d’un nouveau Lehman Brothers. La leçon à tirer de l’affaire Lehman, c’est que les banquiers centraux ne laisseront tout simplement pas une autre institution financière majeure faire faillite. Ils ne peuvent pas se le permettre. Le système financier est encore si endetté et si interconnecté (en grande partie par le biais du marchés des produits dérivés) que des injections régulières de crédit et la monétisation de la dette gouvernementale sont nécessaires pour le maintenir à un niveau constant. D’une certaine manière, la déflation qu’on attendrait normalement à la fin d’une bulle de crédit est en train de se produire en ce moment même — elle est simplement masquée par une croissance gigantesques des bilans des banques centrales.  En d’autres termes, les marchés boursiers sont devenus une gigantesque farce. Les indices ne communiquent pas d’informations utiles ou exactes. Les prix sont plus influencés par l’offre de crédit dans le système que par les bénéfices sous-jacents des entreprises cotées. L’ensemble ressemble furieusement à un système de racket conçu uniquement pour profiter aux banques, aux courtiers et aux bureaucrates qui les “régulent” en apparence. Il est assez rafraîchissant de faire ce genre de déclaration, même si nous admettons que nous avons peut-être tort sur le sujet. C’est rafraîchissant parce qu’une fois qu’on a reconnu le fait que le jeu auquel on vous demande de jouer est truqué, on peut choisir de ne pas participer. Ce qui rend les décisions d’allocation d’actifs bien plus simples. Nous avons acheté de l’or physique ce matin, par exemple. Tout le monde n’est pas d’accord avec le point de vue selon lequel ces rebonds périodiques sont d’excellentes opportunités de liquider des portions de votre portefeuille. Goldman Sachs a par exemple publié la semaine dernière un rapport défendant les actions. Ce rapport compte beaucoup de jargon et d’arguments compliqués. Mais l’idée générale est que les actions feront mieux que les obligations, surtout si la Fed maintient les taux au plus bas. Les gens semblent oublier que les entreprises existent pour donner un cash flow à leurs propriétaires en fournissant des services à leurs clients. Au lieu d’une stratégie d’investissement dépendant de la politique monétaire de la Fed, pourquoi ne pas investir dans des entreprises qui augmentent leurs revenus sans utiliser l’effet de levier ? Voilà qui semble un bien meilleur pari à long terme.

 

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