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Plan de relance : seulement 42 milliards d’ici fin 2021

Plan de relance : seulement 42 milliards d’ici fin 2021

 

 

Pour justifier sa politique économique et les moyens qui l’accompagnent, le gouvernement argue engager de environ  500 milliards notamment avec le dispositif de chômage partiel, les prêts garantis par l’État et les mesures de défiscalisation. Un chiffre qui paraît tout à fait excessif et d’ailleurs qui ne coïncide pas avec la loi rectificative du budget 2020 ni avec le projet de budget pour 2021. La crise du COVID-19 a provoqué un trou de plus de 100 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, faisant grimper le déficit à 195 milliards cette année. On est loin des 500 milliards qui agglomèrent des choses très différentes.

Il est vrai que si on additionne les centaines de milliards affectés à tel ou tel secteur est promis pour les prochaines années on aboutit à des sommes considérables. Le problème c’est que les engagements ne seront pas réalisés en 2020 ni même en 2021 pour certains. Ainsi par exemple concernant le plan de relance de 100 milliards,10 % seulement seront engagés d’ici 2021.

Le ministre de l’économie indique que sur ce plan 42 milliards seront engagés d’ici 2021. Reste donc la plus grosse partie qui peut être d’ailleurs ne sera que partiellement utilisée. En effet il y a notamment des limites aux prêts consentis aux entreprises. Les premiers constituaient  un ballon d’oxygène sans doute indispensable mais renouveler ces  prêts constituent un danger car les entreprises ne peuvent se comporter comme l’État en remboursant des prêts avec d’autres prêts, bref en ne  remboursant pas le capital.

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a jugé “prudente” la prévision d’activité pour 2020 et de “volontariste” l’ampleur du rebond anticipé pour l’année prochaine, en soulignant les incertitudes “exceptionnellement élevées” liées à la crise sanitaire. Il considère aussi que l’objectif de déficit public (6,7% du PIB l’an prochain après 10,2% cette année) est “atteignable”.

Le ministre de l’Economie a souligné l’importance du soutien apporté par la Banque centrale européenne (BCE) via sa politique monétaire de taux ultra-bas et d’achats de titres massifs sur les marchés, qui permettent de maintenir le coût de l’emprunt à un niveau très faible. Le problème c’est que cette politique monétaire commence à être très critiquée par les orthodoxes qui considèrent l’orientation de la banque centrale européenne trop accommodante. Notons que la banque centrale américaine n’a pas ses états d’âme et qu’elle soutiendra autant il sera nécessaire l’économie.

“Si nous pouvons engager ce plan de relance et si nous pouvons considérer la dette comme un investissement, c’est aussi parce que nous avons une politique monétaire de la BCE qui le permet et qui nous protège”, a dit le ministre de l’économie qui mélange un peu le fonctionnement et les investissements.

Economie Faillites : 100 000 sociétés d’ici à la fin de l’année

Economie Faillites : 100 000 sociétés d’ici à la fin de l’année 

L’économiste Nadine Levratto anticipe, dans une tribune au « Monde », une envolée des défaillances de petites entreprises qui, tenues à bout de bras par les aides publiques, sont au bord du précipice, et ce sans bénéficier des capacités d’adaptation des grandes entreprises.

Tribune. Au premier semestre 2020, alors que la France et le reste du monde sont plongés dans la plus grande crise sanitaire et économique depuis un siècle, le niveau des faillites d’entreprises n’a jamais été aussi faible. Selon le cabinet Altares Dun & Bradstreet, à la fin du mois de juin, on dénombrait 5 766 ouvertures de procédures collectives (– 53 % par rapport à l’an dernier à la même époque), parmi lesquelles 4 300 liquidations judiciaires directes, un chiffre correspondant… au boom des années 2000. Ces résultats globaux semblent, de prime abord, indiquer une bonne résistance des entreprises françaises à la crise.

Mais ils cachent d’importantes disparités. Les plus commentées aujourd’hui dans les médias concernent, bien sûr, les grandes entreprises, qui annoncent de nombreuses destructions d’emplois. André, La Halle, Camaïeu, etc. sont emblématiques de ces enseignes du commerce qui, bien installées dans le paysage, sont en état de cessation de paiements.

Cependant, comme tous les ans, la très grande majorité des procédures collectives, mais aussi des fermetures simples, concernent les entreprises de moins de cinq salariés. Et les perspectives pour le second semestre de 2020 pourraient bien creuser encore cet écart.

Près de 100 000 sociétés pourraient disparaître d’ici à la fin de l’année, entraînant dans leur sillage la disparition de 250 000 emplois, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques. Les entreprises de toutes tailles, de tous les secteurs et de toutes les régions seraient touchées par l’accumulation de pertes de chiffre d’affaires observées dès le mois de janvier. La constitution de réserves comptables et le maintien d’une trésorerie viable, favorisés par les dispositifs d’urgence mis en place par l’Etat (chômage partiel, prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité pour les très petites entreprises, augmentation du délai de constatation du défaut de paiement, etc.), ont permis de passer les premiers mois de la crise. Les mesures de soutien à l’activité économiques prévues dans le plan de relance pourraient également conforter la situation de certaines entreprises. Mais malgré cette intervention publique importante, le tissu productif risque néanmoins de sortir radicalement transformé de cette crise.

Les petites entreprises familiales et les microentreprises seront les premières à faire les frais de la recomposition de l’activité. D’une part, en raison de la baisse de la consommation : l’augmentation sensible du taux de chômage ne peut qu’exercer un impact négatif croissant sur les petites structures des secteurs du commerce de détail, de l’action sociale, de la culture et des loisirs, déjà atteintes par le confinement. Et la hausse massive de l’épargne va encore accentuer ce mouvement. D’autre part, en raison de la diminution de l’activité des entreprises, notamment dans l’industrie, l’ensemble des activités de services aux entreprises (ingénierie, analyses techniques, recherche et développement scientifique, etc.), dominées par des PME, prévoient une baisse de leur activité au cours des prochains mois. Il en est de même des sous-traitants industriels – souvent des PME –, qui risquent de pâtir de la baisse des commandes des grands groupes. En effet, même en cas de reprise, les donneurs d’ordre et les clients pourraient préférer s’adresser à des fournisseurs dont le pronostic de survie n’est pas engagé par la crise.

 

Pétrole : le début de la fin ?

Pétrole : le début de la fin ?

 

Le pétrole ne va évidemment pas disparaître du jour au lendemain et la transition énergétique se fera progressivement parce que dans le deux nombreux domaines il n’y a pas d’autres alternatives actuellement que l’utilisation du pétrole. Ceci étant on pourrait avoir connu le pic de consommation de cette source. D’après l’importante compagnie de pétrole British Petroleum, la demande a certainement atteint son plafond et devrait maintenant décroître avec des rythmes différents selon les scénarios. Des prévisions confirmées d’une certaine manière par l’OPEP dans la production se réduit de manière plus sensible que prévu. En cause la crise sanitaire bien sûre mais aussi une évolution structurelle à la fois de la mobilité et du type d’énergie.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP. Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.
Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole a même déjà passé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Si la transition énergétique se poursuit au même rythme que celui actuellement observé, le scénario le plus conservateur, la consommation d’or noir atteindra un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.
L’Opep s’est montrée lundi plus pessimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année et en 2021, en raison de la faiblesse persistante dans certains pays asiatiques à la suite de la pandémie de Covid-19.

Sa prévision de l’évolution de la demande a été révisée en baisse de 0,4 million de barils par jour (mb/j) par rapport au mois d’août, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale cette année doit ainsi reculer plus fortement qu’anticipé jusqu’à présent, de 9,5 mb/j, pour atteindre 90,2 mb/j en raison de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19.

 

Celle-ci a notamment pesé lourdement sur le secteur des transports, en particulier aérien. « Les risques restent élevés et orientés à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des cas d’infection au Covid-19 ainsi que de potentiels traitements », juge le rapport.

Cette révision est notamment liée aux difficultés que connaissent certains pays d’Asie. « Jusqu’à présent, la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins solide que ce qui avait été attendu initialement », explique l’Opep.

Cette conjoncture négative dans certains pays asiatiques devrait se encore faire sentir au premier semestre de l’an prochain. Par conséquent, les prévisions concernant la demande mondiale pour 2021 ont aussi été revues en baisse, de 0,4 mb/j par rapport au mois dernier. Cette demande doit ainsi rebondir de seulement 6,6 mb/j en 2021 pour s’établir à 96,9 mb/j, selon les dernières prévisions de l’Opep.

Le cartel est engagé avec ses alliés, dont la Russie, dans une politique de restriction volontaire de sa production afin de soutenir les cours du brut. Les pays membres de l’Opep ont toutefois pompé plus au cours du mois d’août par rapport à juillet, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. L’Opep a ainsi produit 763.000 barils par jour de plus, entraînée notamment par l’Arabie saoudite.

Vers la fin de la banquise ?

Vers la fin de la banquise ?

La banquise d’été voir divers pourrait régulièrement disparaître en raison de l’élévation des températures de l’ordre de3 à 4° dans les régions concernées « Quelles que soient nos émissions de gaz à effet de serre dans les vingt prochaines années, on va perdre au moins une fois la banquise arctique d’ici à 2050. » Le constat de Martin Vancoppenolle, chercheur CNRS au laboratoire d’océanographie et du climat à Paris, est sans appel.

En 2020, la banquise d’été en Arctique s’est réduite à la deuxième superficie la plus petite jamais enregistrée, après 2012, selon des observations satellites révélées lundi 21 septembre par le National Snow and Ice Data Center (article en anglais) aux Etats-Unis. Cette année, le minimum de la banquise estivale a été atteint le 15 septembre, avec 3,74 millions de kilomètres carrés, selon cette institution qui fait référence.

Cette taille réduite ne représente que les prémices de ce qui pourrait advenir dans les prochaines décennies, selon Martin Vancoppenolle, joint par franceinfo et auteur d’une étude sur la banquise arctique. « Si vraiment on dépasse tous les records de pollution et qu’on maintient nos émissions de gaz à effet de serre pendant de longues années à des niveaux élevés, là on peut se retrouver dans une situation où il n’y aura plus du tout de banquise, même l’hiver », ajoute le chercheur.

Budget 2021 : la fin des petites taxes ?

Budget 2021 : la fin des petites taxes

Le ministère de l’Économie envisage de supprimer des petites taxes représentant environ 150 millions de recettes fiscales en moins. On compte environ 1000 taxes et impôts en France. Une particularité très française et qui découle du fait que lors de chaque décision législative le financement est souvent assuré par une nouvelle imposition. Très critiqué sur ce sujet Bercy de supprimer pour 150 millions d’euros de petites taxes dans le budget qui sera présenté le 28 septembre . De ce point de vue il est intéressant de prendre connaissance de l’interpellation du sénateur Houpert en 2015.

 

Question écrite n° 18304 de M. Alain Houpert (Côte-d’Or – Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 15/10/2015 – page 2402

M. Alain Houpert attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur la fiscalité des Français. En 2006, notre système fiscal comportait 214 impôts et taxes différents. Il y aurait actuellement en France plus de 1 000 taxes différentes. Considérant que le mille-feuille fiscal s’est épaissi depuis 2006, il lui demande quel est le nombre exact des taxes aujourd’hui en France et le remercie de sa réponse.

Transmise au Secrétariat d’État, auprès du ministère de l’économie et des finances, chargé du budget et des comptes publics

Réponse du Secrétariat d’État, auprès du ministère de l’économie et des finances, chargé du budget et des comptes publics

publiée dans le JO Sénat du 13/04/2017 – page 1434

Il n’existe pas de dénombrement centralisé et exhaustif de l’ensemble des impôts et taxes prévus par la législation française actuellement en vigueur. Les documents budgétaires, notamment l’annexe budgétaire des « voies et moyens », qui accompagnent les projets de lois de finances agrègent, dans certains cas, des impôts « autres » ou « divers » relevant de différents ministères et dont il faut obtenir le détail.  Plus généralement, le Gouvernement a conscience que certaines taxes complexes et parfois obsolètes sont susceptibles de rendre la législation fiscale peu lisible et de nuire à la compétitivité des entreprises. C’est la raison pour laquelle plusieurs taxes ont été abrogées dans le cadre de la loi de finances pour 2015 : peuvent être cités la taxe « Grenelle II », la cotisation de solidarité sur les graines oléagineuses, la taxe sur les appareils automatiques, la redevance due par les titulaires de concessions de stockage souterrain d’hydrocarbures, la taxe sur les trottoirs, la taxe pour la gestion des eaux pluviales urbaines, les droits d’enregistrement sur les mutations à titre onéreux de meubles corporels et, enfin, l’impôt sur les spectacles. La loi de finances pour 2016 a poursuivi cette démarche de simplification de notre droit et de lisibilité fiscale en supprimant certaines impositions dont le rendement était particulièrement faible et qui présentaient des coûts de gestion élevés : ont donc été abrogées la taxe sur les premières ventes de produits cosmétiques ainsi que la taxe administrative pesant sur les opérateurs de communications électroniques. Ces éléments vont dans le sens des préoccupations exprimées.

 

Dans le cadre du programme “Action publique 2022”, le gouvernement a poursuivi très lentement le défrichage du maquis fiscal français. 18 petites taxes à faible rendement ont été être débranchées en 2020. Via le projet de loi de finances (PLF). Des taxes parfois surprenantes.

- Taxe sur les activités commerciales non salariées à durée saisonnière (TCDS). C’est une taxe facultative qui peut être mise en place par les communes. Elle est appliquée aux commerçants ambulants ou aux tenanciers d’un food-truck par exemple. Le tarif de la taxe est calculé sur le nombre de jours d’activité et la taille de l’emplacement occupé. Le montant oscille entre 0,76 euros et 9,15 euros par mètre carrés et par jour.

- Droit sur les produits bénéficiant d’une appellation d’origine, d’une indication géographique ou d’un label rouge.

- Taxe sur les premières ventes de dispositifs médicaux. L’Urssaf rappelle que “l’article L245-5-5-1 du code de la Sécurité sociale prévoit que les entreprises assujetties à la TVA en application de l’article 256 A du Code général des impôts, qui effectuent la première vente en France de dispositifs médicaux, sont soumises à une contribution perçue au profit de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).” Le taux fixé à 0,29% vient frapper le montant des ventes hors taxe de dispositifs médicaux sur l’année civile.

- Contribution due en raison de l’absence d’information à caractère sanitaire dans les messages publicitaires.

- Taxe sur les déclarations et notifications du produit du vapotage. Les produits liés au tabac sont très réglementés en France. Ici, la taxe concerne notamment toute mise sur le marché ou modification faite à un produit de vapotage. Celles-ci doivent être déclarées à l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Elles contraignent le fabricant à payer une redevance à l’Anses.

- Redevance, communale et régionale, sur la production d’électricité au moyen de la géothermie.

- Droit de sécurité dû par les entreprises ferroviaires.

- Droit dû par les entreprises ferroviaires pour l’autorité de régulation des activités ferroviaires.

- Taxe sur certaines dépenses publicitaires. C’est une taxe qui frappe les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 763.000 euros hors TVA et qui engagent certaines dépenses de publicité. Le taux de la taxe est de 1% – hors TVA – sur les dépenses de publicités.

- Taxe sur les permis de conduire. Cette taxe ne s’applique qu’aux résidents de 5 départements : la Corse, la Réunion, la Guyane, la Martinique et Mayotte. Dans quel cadre ? Obtention du permis, prolongation ou encore en cas de perte ou de vol du papier rose. Elle varie de 25 euros à 69 euros.

- Taxe sur les voyageurs de commerce.

- Cotisation de solidarité sur les céréales.

- Certaines formalités d’enregistrement.

- Certaines petites taxes sur les véhicules à moteur dans le cadre plus général de la réforme du malus automobile.

 

«Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 «Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 

La plupart des grands médias qui ont rendu compte de la dernière manif des gilets jaunes ont parlé de mobilisation en demi-teinte. La vérité est plus cruelle,  la participation se situe entre 5000 et 10 000 personnes pour l’ensemble de la France. Une participation qu’on devrait trouver pour une seule ville !

Ces  nouvelles mobilisations constituent un véritable échec. Il ne reste plus le dernier carré des gauchistes et autres anarchistes et poujadistes avec un éventail de revendications surréalistes, contradictoires et même incompréhensibles. En gros,  on affiche un contenu social mais sur le fond l’objet du mouvement est la révolution. Exactement ce qu’on retrouve dans les journaux à diffusion microscopique des organisations d’extrême-gauche qui ont noyauté le mouvement comme ils  tentent régulièrement de noyauter le mouvement syndical.

Le mouvement de départ qui avait un sens , qui  a  indiscutablement bénéficié d’un certain soutien populaire s’est transformé en groupuscule manipulé qui brasse aussi bien des revendications sociales que sociétales ou politiques .  La participation a été ridiculement basse partout à Paris avec autour trois 4000 manifestants, à Marseille avec 150 manifestants comme dans de nombreuses autres villes.

On objectera que certaines manifestations étaient interdites mais cela n’a jamais empêché les gilets jaunes de défiler précédemment. Par ailleurs, cette fois les forces de l’ordre sont intervenues très en amont pour interpeller des meneurs susceptibles de provoquer des violences. Du coup, ces dernières ont été relativement réduites.

Dernier épisode rocambolesque l’éjection de l’humoriste Bigard, représentant autoproclamé des gilets jaunes, candidats aux élections présidentielles et accusé de trahison. Un représentant mal accepté des gilets jaunes qui portaient sur sa casquette ce slogan philosophique : « allez tous vous faire vous faire enculer » ! Ou la politique et l’humour dans le caniveau !

 

Pour une fin de la guerre entre Airbus et Boeing (Bruno Lemaire)

Pour une fin de la guerre entre Airbus et Boeing (Bruno Lemaire)

 

Bruno Lemaire, ministre de l’économie, s’est dit satisfait que les États-Unis n’envisagent pas de nouveaux tarifs douaniers suite au litige sur les conditions de concurrence entre Airbus et Boeing. Un conflit qui dure depuis une bonne quinzaine d’années. Chacun considère que les conditions de concurrence sont faussées du fait du soutien implicite des Etats  au constructeur . Un soutien technique, économique et financier.

Ainsi dernièrement les États-Unis ont passé des dizaines de milliards de commandes militaires à Boeing pour compenser la baisse du carnet de commandes notamment des 737. De son côté, Airbus essaie aussi de se repositionner sur le matériel militaire. Le ministre français de l’Economie et des Finances espère cependant un règlement définitif sur ce dossier avec les États-Unis.  Plusieurs productions françaises ont subi la hausse de fiscalité imposée par les États-Unis notamment le vin.

Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 12 août, la levée de taxes imposées sur des produits importés de Grèce et du Royaume-Uni dans le cadre du litige sur les subventions à Airbus et Boeing. Ces modifications entreront en vigueur le 1er septembre, a déclaré le bureau du Représentant au Commerce, Robert Lighthizer, tout en annonçant sa volonté d’entamer une nouvelle procédure diplomatique avec l’UE pour parvenir à une solution. En juillet, en guise de signe d’apaisement, Airbus a accepté un relèvement des taux d’intérêt sur des prêts obtenus auprès de la France et de l’Espagne.

Washington avait reçu en octobre dernier le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour appliquer des taxes douanières sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’UE dans le cadre de cette querelle sur l’aéronautique qui dure depuis plus de 15 ans.

 

Le niveau des taxes américaines est de 15% pour l’aéronautique et de 25% pour tous les autres produits.

 

Mettre fin au gaspillage de l’eau

Mettre fin au gaspillage de l’eau

 

Matthieu Baïsset, directeur technique d’imaGeau, une start-up spécialisée dans les données sur les réserves en eau, souligne dans les Échos le caractère exceptionnel de l’enchaînement des années de sécheresse.

Selon l’expert d’imaGeau, une start-up spécialisée dans la compilation – par dizaines de milliers – de données historiques et actuelles sur l’état des réserves en eau, la diminution de cette ressource impose une nouvelle approche aux agriculteurs, aux industriels et aux collectivités locales. Celle d’apprendre à utiliser l’eau « au bon moment et au bon endroit » pour l’économiser. Bref à ne plus raisonner dans une logique d’abondance.

Comment se caractérise la sécheresse actuelle ?

Elle est très différente de celle de 2019. Cette année-là, l’hiver avait été faiblement pluvieux, ce qui avait limité la recharge des nappes phréatiques. Cet été, c’est l’inverse. Les stocks d’eau sont corrects mais juillet a été déficitaire en précipitations. On n’en a pas connu d’aussi peu pluvieux depuis juillet 1959. Les trois-quarts de la partie nord de la France sont dans le rouge. Cela n’arrive qu’une fois tous les cinquante ans. Du coup, il a fallu pomper plus d’eau dans les nappes et les rivières. Dans l’agriculture, les exploitants doivent irriguer davantage cet été pour compenser l’absence d’eau de pluie.

Avec quelles conséquences ? 

Un quart des grands cours d’eau sont à un niveau bas et 140 de nos 1.400 points d’observation affichent des niveaux très bas, là où ont été pris des arrêtés sécheresse et des restrictions d’usage. S’agissant des petits cours d’eau, 16 % étaient à sec fin juillet. C’est moins qu’en 2019 où ce taux était de 25 %. La sécheresse est donc moins forte qu’il y a un an. Ce qui est exceptionnel, en revanche, c’est de la voir se manifester pendant quasiment trois ans d’affilée : 2017, 2019 et 2020. Avant, c’était une fois tous les dix ans.

Comment voyez-vous la situation évoluer ?

C’est difficile à dire. En général, il pleut davantage en août. Mais si ce n’est pas le cas cet été, on peut redouter des ruptures d’approvisionnement dans certaines communes et, s’agissant des milieux naturels, des pertes de continuité écologique dans les cours d’eau. Sur le plan économique, l’impact serait énorme, notamment sur les récoltes agricoles.

La ressource en eau va-t-elle se raréfier avec le réchauffement ?

Selon les évaluations faites en 2012 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, il faut s’attendre en France à une baisse de 10 à 40 % du débit des cours d’eau et à un recul de 10 à 25 %, voir 50 % du niveau des nappes phréatiques. Quant aux précipitations, leur diminution prévisible varie entre -16 % et -23 %. Le réchauffement tend aussi à modifier le régime des pluies. La fréquence des événements extrêmes augmente mais ils ne contribuent pas à recharger les nappes car ils sont trop rapides.

Comment peut-on s’adapter à ces changements ?

Tout l’enjeu aujourd’hui est de disposer d’eau au bon moment et au bon endroit. La France doit sortir d’une gestion de l’abondance de cette ressource. Il y a énormément d’eau dans notre pays, mais il faut l’économiser. L’industrie doit y être encouragée, tout comme l’agriculture. L’irrigation va être de plus en plus connectée aux cultures avec des systèmes qui délivrent de l’eau à la plante quand elle en a besoin. Il va également falloir adapter les types de cultures et développer certaines solutions, comme celle consistant à recharger artificiellement les nappes phréatiques via des retenues d’eau. Il ne s’agit donc pas que d’aménager de nouveaux réservoirs qui ont plusieurs inconvénients. Entre 20 et 60 % de l’eau stockée disparaît par évaporation et le débit des rivières situées en aval est perturbé.

Israël et les Emirats arabes : accord de paix et fin des annexions

Israël et les Emirats arabes : accord de paix et fin des annexions

 

Un accord de paix devrait normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays du Moyen-Orient.

Cette percée diplomatique, qui était en négociation depuis un an et demi, est de nature à remodeler le contexte politique au Moyen-Orient. A Ramallah, la direction palestinienne l’a dénoncé, y voyant une trahison de la cause palestinienne.

L’accord prévoit qu’Israël suspende l’application de sa souveraineté sur plusieurs zones de Cisjordanie dont il évoquait l’annexion.

Après de longues discussions tripartites, qui se sont accélérées récemment, l’accord a été conclu jeudi par téléphone entre Donald Trump, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le cheik Mohammed ben Zayed, prince héritier d’Abou Dhabi, précise la présidence américaine.

La Maison blanche présente ces “accords d’Abraham” comme les premiers du genre conclus depuis celui scellé il y a vingt-six ans entre Israël et la Jordanie.

Israël a signé la paix avec l’Egypte en 1979 et avec Amman en 1994. Les Emirats deviennent le premier Etat du Golfe à nouer un accord de ce type avec l’Etat hébreu.

Un communiqué commun des trois pays précise que Donald Trump, Benjamin Netanyahu et Cheikh Mohammed ben Zayed ont “convenu de la normalisation complète des relations entre Israël et les Emirats arabes unis”.

“Cette avancée diplomatique historique va faire progresser la paix dans la région du Moyen-Orient et témoigne de la diplomatie audacieuse et de la vision des trois dirigeants ainsi que du courage des Emirats arabes unis et d’Israël pour tracer un nouveau chemin qui permettra de révéler l’énorme potentiel de la région”, ajoute-t-il.

Le communiqué précise aussi que “du fait de cette percée diplomatique et sur la requête du président Trump avec le soutien des Emirats arabes unis, Israël suspendra la déclaration de sa souveraineté” sur des secteurs de Cisjordanie envisagée par le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

. C’est une “trahison de Jérusalem, d’Al Aqsa et de la cause palestinienne”, a dit Nabil Abou Roudeineh, proche conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, tandis qu’Hanane Achraoui, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), prévenait que les Emirats ne pourront pas se cacher derrière un soutien à la cause palestinienne. “Nous ne sommes pas une feuille de vigne”, a-t-elle dit.

Elle a précisé que la direction palestinienne avait été laissée totalement à l’écart des négociations qui, selon Jared Kushner, gendre et conseiller spécial de Trump, ont duré dix-huit mois, avec une accélération depuis début juillet et une finalisation mercredi.

La Jordanie a indiqué de son côté que cet accord pourrait favoriser une reprise des négociations de paix s’il réussit à conduire Israël à accepter la création d’un Etat palestinien sur les territoires occupés depuis la guerre des Six Jours, en 1967.

Avec moins de 10 millions d’habitants, mais la deuxième économie du monde arabe grâce à leurs hydrocarbures, les Emirats exercent une influence croissante, tant commerciale que militaire, dans le Golfe et au-delà, avec un accent mis sur la lutte contre l’influence de l’Iran et contre des groupes islamistes armés.

Cet accord est un “cauchemar” pour l’Iran, a du reste commenté le diplomate américain Brian Hook, émissaire de Donald Trump au Moyen-Orient.

A Téhéran, Hossein Amir-Abdollahian, conseiller spécial du président du parlement, a fustigé l’absence de toute justification au comportement d’Abou Dhabi, qu’il accuse de “tourner le dos à la cause palestinienne”.

“Avec cette erreur stratégique, ajoute-t-il, les Emirats arabes unis vont être engloutis dans l’incendie du sionisme.”

La fin du service national (SNU) ?

 

Les candidats au service national seraient en net recul du fait, d’après les pouvoirs publics, de la crise sanitaire. Un service civique pourtant  proche de la nullité tant sur le plan quantitatif que qualitatif.  Pour le justifier, on affirme que certains volontaires sont utilisés notamment dans les EHPAD. Faut-il rappeler que ces utilisations sont particulièrement marginales. En effet  le lobby militaire aura eu raison de la promesse de Macron concernant le service universel. Ce lobby ne voulait surtout pas qu’on touche à son budget. Exit le service universel, civique voire militaire.

Plus question de service militaire, pas même de service civique mais un service national universel (SNU) Sans aucun contenu, ni civique, ni militaire, encore moins universel. Pour Macron, essentiel ces l’affichage et la com. Même sil devait être réduit à deux jours Macron se réjouirait de sa voir sa promesse mise en vigueur. . “L’objectif serait de  800.000 jeunes”, a-t-on déclaré à l’Elysée. Des reports sont envisagés jusqu’à l’âge de 18 ans. Cette période d’un mois devra permettre la transmission de savoirs en matière de sécurité civile, de défense, de connaissance des dispositifs d’engagements.

Une seconde phase du SNU, volontaire et d’une durée de trois mois, aurait lieu plutôt entre les âges de 18 et 25 ans et s’appuierait sur les dispositifs existants, militaire et civils. “L’objectif est qu’à l’issue du quinquennat, 50% d’une classe d’âge puisse être dans un dispositif”, a-t-on ajouté. Donc un service pour une moitié des intéressés ! En attendant il faudra se contenter de 140 000 jeunes qui ont été volontaires.

 «Les jeunes volontaires du service civique, c’est un corps de solidarité que l’on peut mobiliser à tout moment. J’en veux pour preuve la fédération des Ehpad qui, pas plus tard que ce matin, nous a affirmé qu’à l’heure de la crise du coronavirus, elle maintenait la présence de ces jeunes dans leurs établissements auprès des personnes âgées, qui reçoivent actuellement moins de visiteurs», explique Béatrice Angrand, présidente de l’Agence du service civique qui évidemment passe de la pommade à son activité

Ce dispositif, qui propose aux 16-25 ans des missions d’intérêt général de six à douze mois dans des domaines variés, fête ses 10 ans. Et entre dans une phase de maturité. Depuis 2010, 430 000 volontaires ont effectué un service civique. «Des jeunes qui, pour une indemnité minime (473 euros net mensuels, NDLR), choisissent de donner de leur temps», glisse Béatrice Angrand.

En 2019, comme en 2018, environ 140 000 jeunes se sont engagés dans une mission de solidarité, soit un volume qui a presque triplé depuis l’année 2015, marquée par les attentats et un regain d’engagement de la jeunesse. Bref on est loin du service militaire, on est loin du caractère obligatoire on est même loin d’un service civique significatif.

En 2020, le SNU devait concerner entre 20 000 et 30 000 jeunes, soit une multiplication de l’effectif par 10 ou 15. La crise du Covid-19 a brisé l’élan. Toutefois, les indicateurs du recrutement n’étaient pas au beau fixe avant le confinement, avec environ 7 500 candidats. On serait aujourd’hui à 10 000 volontaires, assure l’exécutif. Pourtant l’objectif est de concerner 700 000 jeunes ici 2026.

 

Chaudières à fioul fin en 2022 décidées par les écolos bobos

    • La fin des chaudières à fioul en 2022 décidées par les écolos bobos
  • Une décision typique des écolos bobos : l’arrêt brutal des chaudières à fioul en 2022. On ne pourra plus en installer mais surtout on ne pourra  plus réparé les chaudières existantes. Or ces chaudières nécessitent des réparations en tout cas des entretiens réguliers annuels. il s’agit d’une mesure très radicale du gouvernement puisque à partir de 2022 les chaudières à fioul sont condamnées. Une mesure qui va sans doute dans le sens des préoccupations environnementales mais qui va soulever des réactions car le calendrier brutal et mal adapté.
  •  Il faut noter en effet que beaucoup d’utilisateurs de ce mode de chauffage ont renouvelé encore récemment leurs  chaudières parfois avec l’aide du gouvernement et qu’il faudra pourtant arrêter de les utiliser en 2022 !  Il aurait sûrement fallu lisser dans le temps la suppression de ces chaudières en tenant compte de leur âge et de leurs caractéristiques environnementales.

Fin des forfaits « internet et mobile illimité » ?

Fin des forfaits « internet et mobile illimité » ?

Tandis que leConseil National du Numérique propose la fin des forfaits mobiles et Internet Frans Imbert Vier, PDG d’UBCOM*, préconise plutôt de travailler à la compression du coût carbone du numérique plutôt que d’en limiter l’accès.

 

« Le rapport du Conseil National du Numérique (CNNum) « Numérique et Environnement » publié en juillet formule des dizaines de propositions pour concilier les deux. Parmi elles, figure la fin des forfaits internet illimité des box internet et des mobiles. A la suite de sa publication, une polémique s’en est suivie poussant le CNNum à publier un communiqué de presse laconique dans lequel il rappelle que ce n’était qu’une suggestion. Cela révèle le décalage de l’institution avec la réalité du terrain, mais surtout l’absence de vision sur l’enjeu numérique et l’internet en général.

Proposer de limiter un forfait à l’usage engendre automatiquement une discrimination sociale en affaiblissant l’accès aux contenus de qualité aux classes modestes. Si le numérique génère une aussi grande empreinte carbone que l’aéronautique, la bonne proposition est de consommer local comme cela fut suggéré avec le train pour les vols de moins d’une heure. Consommer local en numérique, c’est consommer une solution européenne et au mieux française en incitant les opérateurs à déployer la 5G sur des technologies européennes et non chinoises, déployer des réseaux sociaux d’entreprises françaises comme Whaler, distribuer des firewalls suédois, consommer des clouds français, utiliser la visioconférence française Tixeo, exploiter Nexidis pour supplanter Microsoft, etc. Là, cette démarche écologique et sociale profite au bien commun, à l’économie, à notre indépendance numérique tout en réduisant de facto l’empreinte carbone.

À l’heure où la souveraineté numérique s’impose comme une évidence politique et économique, le CNNum aurait dû se pencher sur l’optimisation de la consommation des technologies européennes. Consommer une visioconférence sur Zoom qui exploite un flux transcontinental Europe/USA/Asie/Europe n’est pas très écologique quand l’offre française exploite un flux qui reste… en France !

La pénalisation de l’usage d’internet censé être universel et accessible à tous sans limitation, inscrirait la France dans la même politique que celle validée par le président Trump quand il a aboli la neutralité du Net. Depuis, un citoyen américain, en fonction de son abonnement et donc du prix n’obtient plus la même richesse de réponses sur une question posée à Google qu’un abonné exploitant l’opérateur qui aura le mieux négocié son forfait et son contenu.

Cette proposition de limitation des forfaits internet reste socialement inégale, dangereuse, car elle inciterait les opérateurs à filtrer les contenus et les usages. Ainsi la liberté d’expression et de savoir en serait altérée. Et ceci constitue l’un de nos droits les plus fondamentaux, celui de l’égalité des chances que la crise du Covid-19 aura déjà très violemment entamée.

Enfin, avec l’arrivée de la 5G, cette démarche serait contre-productive pour tous. Les opérateurs y perdraient des consommateurs potentiels sur certaines catégories de nouveaux contenus générés par la 5G. Les consommateurs limiteront leurs usages au détriment du marché publicitaire qui reste la première source de revenus des acteurs numériques.

L’égalité des chances, la compétitivité française et la contribution de la nation à réduire son empreinte carbone au travers du numérique passent aussi par offrir des solutions d’optimisations de la consommation et la compression du coût carbone de l’usage. Il faudrait donc demander à Google, Microsoft et Amazon d’afficher un indicateur individuel qui indiquerait que le film que l’on vient de voir ou la visio conférence que l’on vient de finir aura produit tant de grammes (ou tonnes) de CO2 ! C’est en sensibilisant et en expliquant qu’on optimise les usages et qu’on régule la consommation au bénéfice de l’écologie. Internet doit rester gratuit. Il ne l’est déjà plus. Inciter le marché à valoriser l’usage serait un pas en arrière de plus.

*UBCOM est une start-up suisse spécialisée dans la protection du secret des affaires et la souveraineté des données.

 » Plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année » (Elisabeth Borne)

 » Plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année » (Elisabeth Borne)

 

L’objectif du retour au « plein-emploi »est repoussé de 2022 à 2025. En attendant il faut s’attendre à une augmentation du chômage avec l’arrivée de plusieurs centaines de milliers de chômeurs d’après la ministre du travail elle-même Élisabeth borne . Elle constate « une baisse du nombre de chômeurs de catégorie A en juin pour le deuxième mois consécutif, souligne le rôle massif d’amortisseur qu’a joué l’activité partielle », mais avoue qu’il y aura « plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année ».

Etre plus précis lui est difficile. Cela dépendra de l’évolution de l’épidémie de coronavirus et de la situation sanitaire et de l’efficacité du plan jeunes comme du plan de relance. « La façon dont se passera la rentrée sera déterminante », insiste-t-elle.

Pour éviter les licenciements massifs, certaines entreprises de secteurs durablement en difficulté (aéronautique, tourisme…) pourront bientôt recourir au nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD), dont le décret doit être publié dans les prochains jours.

Et pour convaincre les entreprises de recruter malgré tout dans ce climat incertain, et notamment les centaines de milliers de jeunes qui vont arriver en septembre sur le marché du travail, le gouvernement a présenté un plan à 6,5 milliards d’euros sur deux ans, premier volet du plan de relance global de l’activité attendu fin août.

La mesure phare est une aide de 4 000 euros pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans pour un contrat de trois mois minimum. Le gouvernement espère que cela permettra d’accélérer 450 000 embauches d’ici janvier. « L’aide aux contrats en alternance fera que le jeune ne coûte quasiment rien à l’entreprise la première année », précise Elisabeth Borne aux Echos. « Je compte sur la mobilisation des chefs d’entreprise. Je vais aller à la rencontre des branches et des entreprises pour m’en assurer ».

Autre mesure annoncée au quotidien économique par la ministre : « un renforcement des effectifs de Pôle emploi en 2021, de plusieurs milliers de postes, si on veut avoir un accompagnement de qualité des demandeurs d’emploi ». Pour elle, l’agence aura « un rôle important » dans « les secteurs en tension ».

Dans le cadre du plan de relance, « on va former nos concitoyens aux métiers de demain (…) aux compétences dont on a besoin, dont on aura besoin et du coup, (ça) permettr(a) aussi de limiter le recours au travail détaché », a-t-elle ajouté sur RTL mardi matin.

En effet, « la persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés ! », assure Elisabeth Borne, qui part en guerre.

Elle promet « un dispositif dédié dans le transport routier ». « Nous allons ensuite prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché. Les différents secteurs devront s’organiser pour former des jeunes, ou des moins jeunes, et réfléchir à l’évolution des conditions de travail pour être plus attractifs, comme dans le secteur agricole ». « Il faut que chacun prenne ses responsabilités », a-t-elle lancé sur RTL.

 

La fin des chaudières à fioul en 2022 décidées par les écolos bobos

    • La fin des chaudières à fioul en 2022 décidées par les écolos bobos
  • Une décision typique des écolos bobos : l’arrêt brutal des chaudières à fioul en 2022. On ne pourra plus en installer mais surtout on ne pourra  plus réparé les chaudières existantes. Or ces chaudières nécessitent des réparations en tout cas des entretiens réguliers annuels. il s’agit d’une mesure très radicale du gouvernement puisque à partir de 2022 les chaudières à fioul sont condamnées. Une mesure qui va sans doute dans le sens des préoccupations environnementales mais qui va soulever des réactions car le calendrier brutal et mal adapté.
  •  Il faut noter en effet que beaucoup d’utilisateurs de ce mode de chauffage ont renouvelé encore récemment leurs  chaudières parfois avec l’aide du gouvernement et qu’il faudra pourtant arrêter de les utiliser en 2022 !  Il aurait sûrement fallu lisser dans le temps la suppression de ces chaudières en tenant compte de leur âge et de leurs caractéristiques environnementales.

La fin des terrasses chauffantes

La fin des terrasses chauffantes

 

La fin des terrasses chauffantes, comme les chaudières à fioul. Et sans doute une mesure également écologiquement souhaitable mais va provoquer de très fortes réactions de la part de propriétaires de bars et de restaurants. Le plus souvent les terrasses visées sont constituées de plastique souple plus ou moins flottant. On pourrait voir apparaître d’autres techniques avec des bâtiments en plastique dur type plexiglas avec de vraies fermetures et qui pourrait éventuellement être démontées pour  obéir aux règles d’urbanisme. En attendant la profession a fortement réagi;  elle qui a déjà été tellement touchée pendant des mois par les conséquences du virus. Là aussi on aurait  pu penser à des mesures de transition car malheureusement dans certaines villes l’espace est compté et d’une certaine manière les terrasses font partie de la valeur du fonds de commerce. Autre mesure retenue: l’obligation de fermer les portes de l’ensemble des bâtiments climatisés ou chauffés accueillant du public, a déclaré Barbara Pompili en dénonçant des “aberrations écologiques” conduisant à une “surconsommation injustifiée d’énergie”.

Dans la mesure où cette disposition va notamment concerner des restaurateurs déjà très éprouvés par les répercussions de la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, “nous rendrons ces mesures obligatoires à la fin de l’hiver prochain pour éviter que ça pèse trop fortement sur eux dans un premier temps”, a souligné la ministre.

La fin des chaudières à fioul

La fin des chaudières à fioul

 

Cette fois,  il s’agit d’une mesure très radicale du gouvernement puisque à partir de 2022 les chaudières à fioul sont condamnées. Une mesure qui va sans doute dans le sens des préoccupations environnementales mais qui va soulever des réactions car le calendrier brutal et mal adapté. Il faut noter en effet que beaucoup d’utilisateurs de ce mode de chauffage ont renouvelé encore récemment leurs  chaudières parfois avec l’aide du gouvernement et qu’il faudra pourtant arrêter de les utiliser en 2022 !  Il aurait sûrement fallu lisser dans le temps la suppression de ces chaudières en tenant compte de leur âge et de leurs caractéristiques environnementales.

Le gouvernement compte par ailleurs interdire à compter du 1er janvier 2022 l’installation de chaudières au fioul ou au charbon dans des logements neufs, tandis que les remplacements de tels équipements devront se faire avec des solutions moins polluantes.

“Pour toutes ces mesures, nous allons renforcer très massivement les aides à la rénovation énergétique”, a souligné Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du Logement.

“En 2021 et 2022, nous allons rajouter deux milliards (d’euros) donc nous allons plus que doubler le budget des aides des ménages à la rénovation de leur logement”, à la fois pour les propriétaires occupants et bailleurs, a-t-elle ajouté.

A quand la fin de l’Anonymat sur les réseaux sociaux ?

A quand la fin  de l’Anonymat sur les réseaux sociaux ?

 

 

Il est clair que l’anonymat sur les réseaux sociaux permet  d’augmenter considérablement le volume des flux et satisfaits les grands du numérique. D’où d’ailleurs les réticences à vouloir réguler les excès. Réduire les excès, c’est réduire le business notamment la ressource publicitaire. Le déferlement maladif de tous les excès et évidemment encourager par cet anonymat symbole du manque de courage d’une société autant que des individus. Il suffit pour s’en persuader de lire certains sites et certains commentaires qui relèvent de l’information du caniveau. Des caniveaux plus ou moins profond selon la ligne éditoriale des médias qui les diffusent. Plus cette ligne éditoriale est populiste et plus les caniveaux gagnent en profondeur notamment en haine, en injure tout autant qu’en offense à la langue française. La diffusion de commentaires par les sites eux-mêmes posent des problèmes de déontologie. Certains sites populistes diffusent essentiellement les commentaires favorables à leur thèse pour renforcer la crédibilité de leur ligne éditoriale ce qui permet aussi d’offrir une réassurance identitaire à des lecteurs les plus radicaux, les plus excessifs mais en même temps les plus insignifiants.

 

Pour Jean Castex, l’anonymat sur les réseaux sociaux est « quelque chose de choquant », « un sujet dont il va falloir qu’on s’empare »a-t-il déclaré mi-juillet au Parisien. le Premier ministre estime que « si on se cache, les conditions du débat sont faussées. [...]. On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. Dans ces conditions, les réseaux sociaux, c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! », De son côté le nouveau ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti s’est interrogé. « Est-ce que technologiquement on peut intervenir pour interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux ? Si vous pouvez m’aider à résoudre cette question, je suis preneur« , a-t-il demandé lors de son audition devant l’Assemblée nationale.

Bien entendu il ne s’agit pas de mettre en place une quelconque censure mais cet anonymat qui encourage tous les excès dans tous les domaines n’est évidemment pas tolérable. On objectera (les défenseurs de l’anonymat) que la législation permet de poursuivre les auteurs d’éventuels délits. Le problème c’est que les dispositions prévues sont complètement inapplicables et inappliquées compte tenu de l’ampleur du phénomène notamment.

Fin des cuisinières Rosières

 Fin des cuisinières Rosières

Rosières, filiale de Candy Hoover, va fermer sa dernière unité de production près de Bourges dans le Cher début 2021 si elle ne trouve pas de repreneur. Le groupe promet en revanche de renforcer Candy Hoover Services, sa branche logistique également basée sur le site de Lunery.

L’ex-groupe italien d’électroménager, racheté en 2019 par le géants chinois Haier (30 milliards de recettes), a l’intention d’arrêter au second semestre la fabrication des cuisinières Trio (un combiné de four, de plaques de cuisson et de machine à laver la vaisselle) encore effectuée à Lunery. Le site du Cher réalise aussi l’assemblage des autres appareils électroménagers de la gamme Rosières. Déjà fabriquées dans l’usine du groupe basée à Eskisehir en Turquie, les pièces y seront également assemblées à court terme. Rosières s’est par ailleurs mis en quête d’un repreneur pour reprendre la plate-forme…

Fin de l’Anonymat sur les réseaux sociaux ?

 Fin de l’Anonymat sur les réseaux sociaux ?

Il est clair que l’anonymat sur les réseaux sociaux permet  d’augmenter considérablement le volume des flux et satisfaits les grands du numérique. D’où d’ailleurs les réticences à vouloir réguler les excès. Réduire les excès, c’est réduire le business notamment la ressource publicitaire.

 

Pour Jean Castex, l’anonymat sur les réseaux sociaux est « quelque chose de choquant », « un sujet dont il va falloir qu’on s’empare »a-t-il déclaré mi-juillet au Parisien. le Premier ministre estime que « si on se cache, les conditions du débat sont faussées. [...]. On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. Dans ces conditions, les réseaux sociaux, c’est le régime de Vichy : personne ne sait qui c’est ! », De son côté le nouveau ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti s’est interrogé. « Est-ce que technologiquement on peut intervenir pour interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux ? Si vous pouvez m’aider à résoudre cette question, je suis preneur« , a-t-il demandé lors de son audition devant l’Assemblée nationale.

Bien entendu il ne s’agit pas de mettre en place une quelconque censure mais cet anonymat qui encourage tous les excès dans tous les domaines n’est évidemment pas tolérable. On objectera (les défenseurs de l’anonymat) que la législation permet de poursuivre les auteurs d’éventuels délits. Le problème c’est que les dispositions prévues sont complètement inapplicables et inappliquées compte tenu de l’ampleur du phénomène notamment.

Coronavirus: La production d’un vaccin à la fin de l’été ?

Coronavirus: La production d’un vaccin à la fin de l’été ?

 

L’administration américaine et les laboratoires d’outre atlantique s’avancent en indiquant la production possible d’un vaccin avant l’été. Des raisons à cela : d’abord l’État de la recherche qui est loin d’avoir encore totalement identifié la problématique de ce virus notamment les conditions de son immunité  durable . Ensuite, pour des questions méthodologiques qui imposent des procédures particulièrement complexes et longue pour vérifier l’efficacité du vaccin et ses contre-indications. Cette annonce relève davantage sans doute d’une préoccupation diplomatique que scientifique. Peut-être pour montrer que l’administration américaine débordée par la progression du Coronavirus ne reste pas immobile devant le drame. Notons que nombre d’experts considèrent  qu’un vaccin ne pourra être totalement opérationnel avant fin 2021.

L’administration Trump a contribué à financer jusqu’à présent le développement de quatre vaccins potentiels contre le COVID-19 dans le cadre du programme “Operation Warp Speed” (“opération vitesse de la lumière”), qui a pour but de produire 300 millions de doses d’un vaccin d’ici la fin 2021.

Le gouvernement fédéral a accordé des bourses d’au moins plusieurs centaines de millions de dollars aux groupes pharmaceutiques Johnson & Johnson, Moderna, AstraZeneca et Novavax.

Un contrat a aussi été signé ce mois-ci avec Regeneron Pharmaceuticals pour aider celui-ci à fournir des traitements aux patients malades après avoir contracté le virus.

Les essais cliniques pour les traitements peuvent déboucher sur des résultats en l’espace de quelques semaines, rendant possible la production de centaines de milliers de médicaments d’ici l’automne, a dit le haut représentant de l’administration américaine.

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