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Coronavirus France: un confinement jusqu’à fin avril

Coronavirus France: un confinement jusqu’à fin avril

 

comme d’habitude, le gouvernement s’est servi du parapluie du conseil scientifique pour envisager un confinement prolongé jusqu’à fin avril. On notera que depuis le début de la crise ce parapluie a été bien utile au gouvernement pour ne pas avoir à endosser la responsabilité de mesures impopulaires . Certes ces avis  de scientifiques sont effectivement indispensables  mais ils ne peuvent remplacer la décision politique. En outre, les experts  risquent d’être instrumentalisés. Ainsi en est-il le cas quand le gouvernement affirme que le port du masque pour des personnes supposées saines est inutile ou pour le refus du dépistage systématique. Ceci étant,  le confinement et bien entendu incontournable mais comme dans les pays asiatiques qui ont maîtrisé l’épidémie ce confinement doit s’accompagner de tests de massifs et de capacités de traitement en matériel, en médicaments et en personnel.

Médicalement le confinement et incontournable, toutefois il ne pourra pas durer des mois car l’économie est en train de s’écrouler et on va bientôt assister à des pénuries de biens essentiels pour soigner et nourrir la population. Notons quand même que c’est sur la recommandation paraît-il du même comité d’experts qu’a été autorisé le premier tour des élections municipales le 15 mars ! Compte tenu du peu de crédibilité du gouvernement, les comités d’experts se multiplient.  A se demander à quoi sert l’administration et les grandes institutions spécialisées. Ainsi un “comité analyse recherche et expertise” (CARE), composé de douze chercheurs et médecins, a été par ailleurs installé dans l’après-midi à l’Elysée par Emmanuel Macron en présence du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de la Santé Olivier Véran et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal.

Ce comité sera notamment invité à réfléchir sur les pratiques de “backtracking” qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus.

A l’issue de cette réunion avec le CARE, Olivier Véran a déclaré qu’il n’était pas possible à ce stade de se prononcer sur la durée précise du confinement.

“Lorsque la circulation du virus sera contrôlée, lorsque les hôpitaux auront pu soigner les malades, alors la question du déconfinement, de la levée du confinement pourra être abordée”, a-t-il souligné.“Le principe du confinement, c’est de permettre d’arrêter la circulation du virus et de permettre de donner du temps, des lits, des ressources à nos hôpitaux pour pouvoir traiter les malades, tous les malades”, a expliqué Olivier Véran.

Qui doit travailler ? Mettre fin au grand flou (Charles-René Tandé)

Qui doit travailler ? Mettre fin au grand flou (Charles-René Tandé)

 

 

Charles-René Tandé ,président du conseil de l’Ordre des experts-comptables, met les pieds dans le plat à propos du flou et des contradictions du pouvoir qui d’un côté préconise le confinement  le plus général possible et en même temps souhaite que le maximum d’entreprises continue de travailler. ( Interview dans l’Opinion)

Face à l’effondrement de l’activité dû à la pandémie de Covid-19, les modalités de report des charges fiscales et sociales du mois de mars ont été précisées 72 heures avant la date limite de paiement. Comment les entreprises ont-elles réagi ?

Je tiens d’abord à saluer l’engagement des 21 000 experts-comptables et de leurs 130 000 collaborateurs qui se sont mobilisés pour répondre aux demandes des chefs d’entreprise et reporter les échéances le plus vite possible. Cela n’a pas été simple car il y a eu beaucoup de confusion entre les messages politiques et ceux de l’administration. Beaucoup ont compris que la TVA ferait aussi l’objet d’un report. Ce n’est pas le cas, les échéances devront être honorées. Nous peinons toutefois à bien évaluer le montant de TVA à déclarer pour mars. Il y a tout simplement parfois des difficultés pratiques d’accès aux documents des entreprises, qui ne sont pas toutes passées au 100 % dématérialisé.

Quelles sont les principales interrogations des patrons ?

Le sujet essentiel, c’est de savoir si les salariés peuvent travailler ou pas. La situation est claire pour les entreprises faisant l’objet de l’arrêté de fermeture gouvernemental comme les bars ou les restaurants. Mais pour les autres ? Après les appels du gouvernement au confinement, beaucoup de chefs d’entreprise ont compris qu’ils devaient arrêter. Mais il semble que l’on soit allé un peu trop vite dans le « restez chez vous ». Le message est différent aujourd’hui : les entreprises doivent continuer à travailler en favorisant au maximum le télétravail et en mettant en place, pour les autres, des mesures de distanciation sociale.

La mesure exceptionnelle de chômage partiel a-t-elle été bien comprise ?

Pas vraiment. Beaucoup de chefs d’entreprise se sont interrogés sur la possibilité d’avoir recours au chômage partiel en cas de baisse de leur activité. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a depuis confirmé que ces entreprises sont éligibles à la condition de pouvoir démontrer cette baisse. Nous avons mis une cellule de crise en place avec, pour les professionnels du chiffre, une base d’informations actualisée en temps réel sur les directives gouvernementales.

Comment voyez-vous la suite ?

De gros problèmes vont rapidement apparaître sur la trésorerie des entreprises les plus fragiles. La TVA doit être payée avant mardi et les salaires versés avant le 31 mars. Or, les indemnités d’activité partielle ne tomberont que le 15 avril. Entre deux, la situation va être compliquée.

Pour éviter ces problèmes de trésorerie, 300 milliards d’euros de garanties bancaires ont été promis par l’exécutif…

L’Etat a mis beaucoup sur la table, c’est vrai. Reste à voir comment va être mise en œuvre cette garantie, et notamment comment les banques vont monter les dossiers et dans quel délai. Nous travaillons en plus avec Bpifrance à la mise en place d’un préfinancement de l’activité partielle. Mais si le confinement dure plus d’un mois, nous allons observer de nombreuses faillites. Les entreprises solides, avec des réserves et de la trésorerie, pourront tenir deux mois. Les plus fragiles non. Il est impératif de travailler au cas par cas et de tout mettre en œuvre pour éviter ces faillites et sauver les emplois.

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020 (Macron)

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020

 

 

Comme l’avait déjà indiqué le ministre des affaires étrangères, jean -Yves le Drian, les discussions fiscales entre l’union européenne et la Grande-Bretagne seront particulièrement difficiles. L’enjeu est en effet de taille. De toute évidence la Grande-Bretagne vise à se constituer en sorte de porte d’entrée privilégiée des produits étrangers vers l’union européenne grâce au dumping fiscal. La proximité de la Grande Bretagne avec les grands ports européens d’une nord constitue évidemment un atout. Mais pour l’union européenne il y a deux raisons majeures pour s’opposer à cette perspective. La première concerne évidemment les distorsions de concurrence de certains produits étrangers d’un point de vue économique, et environnemental. La seconde raison est plus stratégique. Il n’est pas question d’accorder à la Royaume-Uni ( l’Irlande reste évidemment un membre de l’union économique) un statut attractif qui serait susceptible d’intéresser d’éventuels autres membres de l’union économique manifestant des velléités d’indépendance vis-à-vis de l’UE. De ce point de vue, la France en particulier- et notamment Le président de la République Emmanuel Macron- veut régler des comptes avec un Royaume-Uni qui n’a cessé de torpiller de nombreuses de propositions d’intégration à l’intérieur de l’union économique. Le président de la république a  donc exprimé samedi des doutes quant à la capacité de l’Union européenne et du Royaume-Uni de parvenir à un accord commercial dans le cadre du Brexit d’ici la fin de l’année, les tractations sur la pêche s’annonçant très difficiles.

“Ça va se durcir car ils seront très durs… Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche. Et avec ça, ils vont essayer d’obtenir l’accès au marché”, a dit Emmanuel Macron à des représentants de la filière française de la pêche au 57e Salon international de l’agriculture à Paris. “Il n’est pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année”, a-t-il ajouté.

Le dossier de la pêche est pour la France l’un des multiples enjeux sensibles des négociations à venir entre l’Union européenne et le Royaume-Uni après la sortie de celui-ci de l’UE. Le président de la République a fait savoir jeudi que la France réclamera des compensations si ses pêcheurs sont privés de l’accès à certaines eaux à cause du Brexit.

La pêche a été l’objet des toutes premières frictions “post-Brexit” entre Paris et Londres début février après que les bateaux de pêche français étant privés de l’accès aux eaux de l’île anglo-normande de Guernesey. Le Royaume-Uni a accordé à la France une autorisation de pêche dans cette zone valable jusqu’à la fin de l’année.

Retraites: fin brutale des travaux de la commission

Retraites: fin brutale des travaux de la commission

 

La commission de l’assemblée nationale mais brutalement fin à ses travaux noyés dans  22 000 amendements.  Du coup, le texte initial est envoyé directement à l’assemblée plénière. Le problème ,c’est que la situation risque de se reproduire avec encore un nombre  ingérable d’amendements. Le gouvernement pourrait bien être contraint d’utiliser une procédure rapide. Soit le 49 -3, soit encore le vote d’un texte très allégé renvoyant l’ essentiel de la réforme à des ordonnances. Le problème c’est que l’Assemblée nationale paye aujourd’hui l’addition résultant du refus de négocier réellement avec les organisations professionnelles. Certes il y a eu la commission Delevoye qui portait sur les aspects systémiques ( les principes de la réforme) et non sur les aspects paramétriques c’est-à-dire ceux ajustant la réforme en fonction de la conjoncture. De ce point de vue, le Premier ministre a largement entretenu la pagaille d’une  réformes déjà mal engagée avec son aspect pivot à 64 ans . Le problème c’est qu’il ne semble pas que le compromis puisse se dessiner compte tenu en particulier de la rigidité du Premier ministre et d’une façon plus générale des responsables gouvernements venus de la droite, plus explicitement des Républicains. Des républicains se montrent encore volontaristes dans leur volonté de réduire les dépenses( et cela contre la volonté d’une grande majorité de leurs sympathisants !). Notons évidemment les positions complètement contradictoires entre les syndicats réformistes et les gauchistes. L’affaire est donc très mal engagée. Elle va traîner jusqu’à l’été devant l’Assemblée nationale avec sans doute nombre de rebondissements. Il n’est même pas certain qu’on trouve une majorité solide au sein de la république en marche pour défendre en permanence et en totalité le texte présenté par le gouvernement. Tout dépendra aussi de l’évolution de l’opinion publique qui pour l’instant est très majoritairement opposée au texte gouvernemental. Le problème c’est qu’évidemment Macon ne peut pas retirer sa réforme sans que soit affecté son image de réformateur. Macron a politiquement absolument besoin de cette réforme ne serait-ce que pour continuer d’obtenir le soutien des sympathisants de droite qui compensent  la fuite des sympathisants de gauche qui ont voté Macron mais ce sont maintenant détachés complètement du président de la république. Bref pendant encore plusieurs mois la France va connaître de nombreux soubresauts non seulement sans doute à l’Assemblée nationale mais aussi dans la rue même s’il semble bien que la tendance soit à l’affaiblissement de la mobilisation.

 

Municipales: fin du bidouillage de nuançage Castaner

Municipales: fin du bidouillage de nuançage  Castaner

Exit le bidouillage de Castaner  pour masquer la défaite probable de la république en marche aux municipales avec le nuançage  des résultats. Le ministre de l’intérieur entendait en effet ne pas rendre compte des tendances politiques dans les villes de moins de 9000 habitants excluant ainsi de la remontée des résultats 97 % des villes et près de la moitié des Français, avait rétorqué le conseil d’État. Du coup on va ramener la barre à 3500 habitants pour mesurer les tendances politiques.

Cette modification répond d’abord à la demande de candidats sans étiquette ou à la tête de listes transpartisanes, froissés de s’être vus «repeints malgré eux» par les préfets, dans les petites communes. Elle permet ensuite de ne pas décolorer dans de larges proportions la carte électorale: dans 9 % des plus grandes communes, où vit près d’un Français sur sept, il sera toujours possible d’apprécier l’évolution des forces politiques d’un scrutin à l’autre.

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque 2020

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque  2020

 

Un très net tassement de la croissance a été enregistré dans l’Union économique au dernier trimestre. La France en particulier a vu son PIB  reculer de 0,1 %, cela en raison surtout des grèves relatives à la réforme des retraites.  La croissance de l’activité économique de l’union se montre donc particulièrement faiblarde. Elle s’inscrit évidemment dans le ralentissement de la dynamique économique mondiale en Chine bien sûr et bien avant le développement du virus. Aussi au Japon dont la croissance comme celle de la France tombe dans le rouge. Parallèlement, les consommations des ménages ne sont pas assez  dynamiques pour compenser la baisse des échanges internationaux. Par ailleurs, les investissements se tassent aussi. Au total, pour l’union économique, il ne faut sans doute pas s’attendre à une croissance supérieure à 1 % en 2020. Sans parler des risques géopolitiques, financiers voire sanitaires.

Ce  rythme ralenti porte la croissance annuelle de 2019 à 1,2% en zone euro et à 1,4% dans l’Union. Là encore, le ralentissement de l’activité se voit nettement, par rapport aux 2,4% de croissance de 2017 et 1,8% de 2018. Néanmoins, l’estimation annuelle d’Eurostat pour 2019 reste légèrement plus optimiste que celle de la Commission : dans ses dernières prévisions, l’institution déclarait s’attendre à une croissance établie à 1,1% dans l’Union.

Evolution du taux de croissance du PIB en 2019 dans l’Union et la zone euro Eurostat, Le Figaro

Dans le détail, les États membres devraient être marqués diversement par le ralentissement de l’activité. Ainsi, la France a communiqué de mauvais chiffres ce trimestre, avec un recul du PIB de 0,1%, bien en deçà des prévisions des économistes. Ce recul est notamment dû à la décélération des dépenses de consommation des ménages, moteur de la croissance en 2019 et 2020. Néanmoins, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé que «les fondamentaux» de l’Hexagone restaient «solides». Il a ainsi préféré qualifier ce recul de «ralentissement passager». L’Italie devrait également voir sa croissance plafonner à 0,2% seulement en 2019. À l’inverse, certains pays, comme l’Autriche, l’Espagne ou la Lituanie ont d’ores et déjà présenté des chiffres encourageants pour ce trimestre.

Fin de la monnaie classique avec les cryptomonnaies ?

Fin de la monnaie  classique avec les cryptomonnaies ?

 

Un article intéressant  sur les potentialités du rôle de la technologie Blockchain  et derrière des cryptomonnaies . Le problème, c’est que cet article chronique paru dans la Tribune émane d’une responsable d’un fonds  d’investissement  luxembourgeois dont l’activité est d’investir dans les cryptomonnaies. Il y a d’abord une confusion , en tout cas une réduction du rôle de la technologie Blockchain à la cryptomonnaie . En effet la dite technologie Blockchain pourra servir à bien d’autres applications qu’à la monnaie pour sécuriser les données. Ensuite, c’est un plaidoyer pro domo pour faire sauter la souveraineté des Etats en matière de monnaie et soumettre ces derniers au marché des crypto monnaies. Il s’agit en fait d’un enjeu considérable, celui de soustraire la monnaie à la souveraineté des Etats pour la transférer à la finance mondialisée. Une sorte de hold-up démocratique en quelque sorte.

 

Sadry Bouhejba, CIO de Archery Blockchain. (*) veut démontrer que  L’émergence de nombreuses cryptomonnaies ces dernières années remet en cause la vision de la monnaie conventionnelle, souveraine et centralisée. Dans ce contexte, la technologie Blockchain, transparente, sécurisée et sans organe de contrôle, apparaîtrait  être un moyen de repenser le système financier traditionnel.

 

Tribune

 

« Pendant longtemps, nous échangions à l’aide d’une monnaie fiduciaire (pièces
et billets de banque). Mais alors, un devoir s’est vite imposé : comment pallier les risques de fraudes et ses falsifications en tous genres ? Aujourd’hui, une monnaie scripturale est apparue via un simple jeu d’écriture et une inscription sur les comptes bancaires. Cette monnaie domine largement les échanges de valeur. Son évolution a d’ailleurs explosé notamment avec l’arrivée de la carte bancaire et du smartphone.

Aujourd’hui, la monnaie est grandement dématérialisée et les nombreuses innovations technologiques relatives à la sécurité révolutionnent le paiement de nos achats quotidiens : reconnaissance vocale et faciale, empreinte digitale, etc. Bien que ces évolutions technologiques aient fortement sécurisé les moyens de paiement, il n’en demeure pas moins qu’une quantité relativement importante d’argent sort du circuit classique pour être utilisée à des fins illégales.

Et si dans un futur proche, les monnaies nationales traditionnelles reposaient sur une Blockchain nationale, qui enregistrerait les transactions ?

Le principal avantage d’un système monétaire reposant sur une Blockchain s’inscrit dans la suppression d’intermédiaires lors de transactions financières. Par exemple, lorsque des sommes importantes sont transférées d’un compte à un autre, il est
obligatoire d’en prouver la provenance ainsi que de respecter des protocoles stricts imposés par les banques et leurs régulateurs.

Si cet argent reposait sur un système gouverné par la Blockchain, il serait beaucoup plus simple de retracer l’origine de l’argent transféré et de contrôler l’identité du donneur d’ordre. Outil redoutable de lutte contre les fraudes, le registre de la Blockchain enregistre chaque entrée d’argent, les attribue de manière unique à un intervenant rendant impossible toute modification ultérieure. L’historique de toutes les transactions apparaît ainsi sur une base de données décentralisée sans intermédiaires permettant à chaque membre du réseau de constater la validité des transactions.

Il est difficile d’imaginer que les monnaies fiat puissent être complètement remplacées par des cryptomonnaies. En effet, le système monétaire traditionnel offre aux utilisateurs la liberté de pouvoir disposer d’argent sans être obligé de se connecter à un réseau. Imprimée, portative et échangeable, cette monnaie simplifie les échanges. À l’heure actuelle, aucun État ne peut pousser la technologie à un tel niveau que cela ait pour conséquence de marginaliser les personnes n’ayant pas accès à Internet.

Cependant, le système monétaire actuel pourrait évoluer vers un modèle hybride. Concrètement, des comptes en banque disposeraient à la fois d’une monnaie classique et d’un solde en monnaie digitale. Certaines transactions majeures ne pourraient être réalisées qu’avec la monnaie digitale, charge donc aux banques de faire la conversion de l’euro classique vers la Blockchain sans même que l’utilisateur final s’en aperçoive. Une future administration ou un service auprès des banques serait ainsi en mesure de valider la chaîne de transfert en fournissant un rapport Blockchain attestant de la traçabilité de l’argent. Ce système aurait l’avantage d’être non seulement sécurisé, mais permettrait également de réduire les coûts de stockage, la Blockchain n’ayant pas besoin de banque de dépôt et de manutention des billets ou pièces. Ces dernières années, la cryptomonnaie, et plus largement la Blockchain, ont fait couler beaucoup d’encre, mettant en avant de nombreux scandales et blanchiments d’argent. Cette technologie apparue il y a plus de dix ans a fait l’objet de vives critiques et de nombreux détracteurs ont tenté de la faire échouer. Pourtant, elle a prouvé son efficacité au gré du temps et se démocratise de plus en plus. À tel point que de nombreux États étudient de façon approfondie le potentiel d’un système monétaire qui reposerait sur une Blockchain nationale. La BCE a récemment ouvert un groupe de réflexion sur la possibilité de créer un euro digital basé sur une Blockchain. ……i représente une véritable innovation dans la manière d’échanger et de transférer de façon traçable de la valeur. C’est finalement la blockchain - longtemps décriée et accusée d’évasion fiscale ou de blanchiment – qui parviendra à mettre fin à ces détournements d’argent. »

(*) Archery Blockchain est un fonds d’investissement luxembourgeois dont l’activité est d’investir dans les cryptomonnaies.

Télécoms : la fin des zones blanches ?

Télécoms : la fin des zones blanches ?

L’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, déclare qu’elle va améliorer ses cartes de couverture mobile. Des cartes assez critiquées dans des zones peu denses; en fait, théoriquement on peut y disposer des technologies en 2G, en 3G et en 4G  mais concrètement  cela en fonction notamment des conditions météo. Pourtant partout on annonce déjà  la couverture par la technologie 5G pour les mobiles et par le câble. Le problème c’est que ces technologies ne sont pas prêtes d’atteindre des territoires isolés, le câble jamais sans doute compte tenu des coûts que cela représente et la 5G dans des années et des années

Dans un rapport récent sur la couverture numérique du territoire, les députés Laure de la Raudière (Agir) et Eric Bothorel (LREM), s’en sont fait l’écho. Il existe, déplorent les parlementaires, « un décalage préoccupant entre les cartes de couverture et la réalité perçue sur le terrain ».

 « En dépit des progrès réalisés, il existe aujourd’hui un décalage notable entre la couverture mobile mesurée par l’Arcep et la couverture ressentie par les citoyens, détaillent Laure de la Raudière et Eric Bothorel. Cet écart explique d’ailleurs le recours croissant, de la part des collectivités, à des outils leur permettant de réaliser leurs propres cartes de couverture. »

 

Des critiques dont l’Arcep a pris bonne note. « Vous nous dites que nos cartes sont fausses => nous les changeons ! (Ou : quand c’est compliqué, il faut savoir avancer en mode essai/erreur, sinon on ne bouge jamais) », a affirmé Sébastien Soriano, le président du régulateur des télécoms, ce mercredi sur Twitter.  Le problème c’est qu’on va éventuellement améliorer la performance des cartes mais sans pour autant améliorer la qualité et la densité du réseau. Il faudra autre chose comme incitation pour permettre une couverture numérique équilibrée du territoire.

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

D’ ‘après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 janvier , 56% des Français demandent la fin de la grève contre la réforme des retraites, ce chiffre est stable depuis le début du mois de janvier. La fin de la grève est notamment demandée par les Franciliens (à 59%) qui sont particulièrement touchés par les perturbations des transports en commun.

 

Tous les acteurs de ce conflit pâtissent d’une mauvaise opinion, souligne ce sondage, en particulier la CGT et l’exécutif rejetés par près de deux Français sur trois. Le président de la République recueille 65% de mauvaises opinions, le Premier ministre 63%.

La CGT, en tête de la lutte, recueille 36% de bonnes opinions contre 62% de mauvaises opinions. Parmi les syndicats, c’est la CFDT qui s’en sort relativement le moins mal avec 40% de bonnes opinions. Mais sa popularité baisse de 3 points en une semaine et de 5 points en deux semaines. Il ne ressort pas vraiment « gagnant » de ce conflit, avec 58% de mauvaises opinions.

La CGT est en revanche devenue le syndicat préféré par l’ensemble des sympathisants de gauche (66% de bonnes opinions auprès des sympathisants Insoumis et 60% auprès de ceux du PS), largement préférée à la CFDT.

A noter, enfin que les salariés de la SNCF et de la RATP recueillent des mauvaises opinions de plus de six Français sur dix (62%).

Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon 1002 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 22 et 23 janvier 2020.

Une catastrophe climatique: + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

Une catastrophe climatique:  + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

A lors qu’on ergote encore sur les mesures à prendre que la COP 21 reste au stade du slogan de marketing politique sans effet y compris en France, une catastrophe se  prépare pour la fin du siècle. En cause évidemment une financiarisation mondiale de l’économie incompatible avec la problématique environnementale. Le Record de chaleur est confirmé pour 2019 par   l’organisation météorologique mondiale qui  prévoit une augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Record confirmé par l’organisation météorologique mondiale et perspectives d’augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-Est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Age pivot Retraites: CFDT et Unsa demande la retrait d’ici la fin de la semaine

Age pivot Retraites: CFDT et Unsa demande la retrait d’ici la fin de la semaine

Il est clair que depuis plusieurs jours Édouard Philippe joue au chat et à la souris avec la CFDT et les autres syndicats réformistes affirmant un jour qu’il est prêt à ouvrir des négociations pour amender sérieusement son projet et dans le même temps faisant tout pour consolider sa posture de réformateur pur et dur qui, lui, ne pratique pas la douteuse stratégie du en même temps de Macron. Cet attitude manœuvrière du premier ministre n’est pas du goût des syndicats réformistes notamment de la CFDT et de l’UNSA qui réclame clairement le retrait du concept d’âge pivot d’ici à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une « conférence de financement ».

Vendredi, « dans l’état de tension dans lequel est notre pays, ce serait de bon ton d’avoir une annonce que l’âge pivot est retiré du projet de loi actuel, sinon la CFDT ne s’inscrira pas durablement dans cette discussion », a déclaré Laurent Berger, à l’issue d’une réunion multilatérale au ministère du Travail.

« Si l’objectif de cette conférence de financement, c’est de recycler l’âge pivot, la réponse est non », a-t-il ajouté. « Ce que l’on demande, c’est qu’on prenne le temps de réfléchir au financement du système de retraite, au calendrier de l’équilibre recherché et qu’on regarde toutes les possibilités sur la table, mais qu’on ne s’inscrive pas dans une volonté d’équilibre de court terme qui consiste à travailler plus longtemps », a résumé le numéro un de la CFDT.

Mettre fin à la logique de rentes des hauts fonctionnaires (Frédéric Thiriez, avocat)

 

Mettre fin à la logique de rentes des hauts fonctionnaires (Frédéric Thiriez, avocat)

Frédéric Thiriez, avocat chargé d’un rapport sur l’évolution du statut et de la formation des hauts  fonctionnaires estime dans le Monde  il faut mettre fin à la logique de rente dont bénéficient les intéressés.

Vous plaidez pour une réforme de la haute fonction publique. Pourquoi jugez-vous ce chantier important et urgent ?

C’est une réforme très politique. Loin de la seule science administrative qui n’intéresserait qu’un club d’initiés. Si elle est bien menée, elle peut avoir un fort impact sur le pays et répondre à certains de ses maux.

Comme celui, souvent dénoncé, de la « déconnexion des élites » ?

Oui. Pour répondre à la panne de l’ascenseur social, il faut mieux assurer l’égalité des chances et renforcer la méritocratie. Cela passe d’abord par le recrutement, car aujourd’hui, la haute fonction publique ne reflète pas la sociologie et la géographie de la société française. Avec mes alter ego de la fonction publique d’Etat et de la fonction publique hospitalière, nous proposons ainsi de développer les classes préparatoires intégrées pour arriver à 1 000 élèves, soit trois fois plus qu’aujourd’hui, qui recevraient une aide mensuelle de 500 euros. Il faut aller chercher davantage les candidats dans les quartiers difficiles, les zones rurales, les milieux défavorisés.

Des efforts n’ont-ils pas déjà été faits pour accroître cette diversité ?

Certes, mais beaucoup d’élèves de l’ENA sont issus de milieux franciliens. Les Français considèrent que les hauts fonctionnaires ne leur ressemblent pas.

Mais n’est-ce pas le propre de l’élitisme républicain ?

Nous avons, bien sûr, besoin d’une élite mais l’accès à cette élite doit être démocratisé. La méritocratie, ce n’est pas bénéficier d’une position à vie et ne jamais être challengé. Les hauts fonctionnaires le savent. Ils entendent les critiques sur la « fracture », le rejet de la classe dirigeante, la défiance…

En souhaitant la « suppression » de l’ENA en avril dernier, Emmanuel Macron n’a-t-il pas pris le risque d’alimenter ce rejet, déjà très nourri par la crise des Gilets jaunes ?

Il a eu raison de prendre l’initiative de la réforme. Parler de l’ENA, des grands corps de l’Etat, c’est aussi une façon d’intéresser l’opinion. Il fallait mettre le sujet sur la table et il n’est pas anormal d’avoir quelques « têtes de gondole » pour l’aborder, ni de marketer l’annonce d’une réforme. Les hauts fonctionnaires sont des hommes et des femmes de qualité. Ce n’est pas un problème de personnes, mais de système.

Parmi les pistes évoquées pour la réforme, l’une semble tenir la corde : la mise en place d’un tronc commun regroupant l’ENA, les futurs magistrats, commissaires, cadres de la territoriale, de la santé publique. Après ces quelques mois ensemble, chacun rejoindrait son école. Quel est l’avantage ?

Une culture commune et davantage de diversité. Nous sommes favorables à cette formation commune, qui devra durer au moins trois mois. Des matières comme le droit ou l’économie concernent tous les élèves et il existe sans doute plusieurs façons de penser l’économie. Si on ne veut plus de pensée unique, il faut créer ce brassage entre l’ENA et les autres formations, développer la recherche et la dispute intellectuelle au sens du Moyen-Age. Mais il n’est pas nécessaire de fusionner les écoles. Il ne faut ni ENA bis, ni moule unique.

Des élèves des grands corps techniques de l’Etat, comme les Mines, les Ponts et chaussées, doivent-ils être associés à ce tronc commun ?

Nous ne l’avons pas proposé mais cela peut être intéressant. Après tout, connaître la procédure parlementaire est utile à un ingénieur. Cela étant, l’idée n’est pas d’allonger les scolarités (de 24 mois à l’ENA, de 18 mois pour les fonctionnaires territoriaux). L’objectif est aussi de multiplier les stages pratiques, d’être dans le concret, la vraie vie. Nous suggérons, par exemple, que les futurs hauts fonctionnaires puissent remplacer des cadres administratifs absents. C’est une proposition peut-être audacieuse mais, après tout, il y a de l’absentéisme dans les ministères et ces remplacements permettraient de faire des économies en évitant d’avoir recours à des contractuels.

Au nombre des projets, figure aussi une meilleure gestion des carrières. Les ressources humaines, c’est le point faible ?

C’est sans doute le plus gros chantier. Aujourd’hui, l’administration est trop segmentée entre fonction publique d’Etat, territoriale et hospitalière. Chacun court dans son couloir. Il n’y a pas de hauts fonctionnaires de terrain parmi les directeurs d’administrations centrales. Pas d’ancien directeur général des services d’une collectivité, pas d’ex-directeur d’hôpital qui enrichiraient de leur expérience la haute fonction publique d’Etat. Nous plaidons pour que ces carrières se mélangent. La direction des collectivités territoriales, au ministère de l’Intérieur, n’a, par exemple, jamais été dirigée par un haut fonctionnaire territorial…

Etes-vous favorable à la fin de l’accès direct aux grands corps (Inspection des finances, Cour de comptes, Conseil d’Etat, etc.) à la sortie de l’ENA ?

Ce qu’il faut changer c’est cette logique de rente et de reproduction sociale qui ne plaît pas beaucoup aux Français. Les énarques qui intègrent les grands corps passent directement de l’école à une fonction de contrôle, sans avoir travaillé dans l’administration active. Une autre clé de la réforme est là. Une politique de quotas pourrait tout à fait être appliquée, imposant la règle que sur trois postes de directeurs dans un ministère, l’un soit attribué à un haut fonctionnaire venant du terrain.

 

La fin du Franc CFA : le risque d’un écroulement de la monnaie

La fin du Franc CFA : le risque  d’un écroulement de la monnaie

 

 

L e  Franc CFA va sans doute devenir l’Eco. La différence pourrait apparaître minime : simplement un changement de nom pour satisfaire les anticolonialistes. Le problème, c’est que les réserves de change ne seraient plus déposées (pour moitié) à la Banque de France mais dans la nouvelle banque africaine. L’Eco serait toujours amarré à l’euro avec une parité fixe ( au départ!)  . Première observation il n’y a pas vraiment d’indépendance économique et financière avec une parité fixe. Seconde observation de taille celle-là : quelle sera la parité à terme. En effet, le risque est grand que l’ancien Franc CFA appelé désormais éco  soit dévalué rapidement d’au moins 50 % si ce n’est davantage eu égard aux fondamentaux économiques de la région africaine concernée. Un drame évidemment pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat serait brutalement affecté. À l’inverse, certains considèrent qu’une monnaie nettement plus faible favoriserait la compétitivité des économies locales. Le problème c’est que les balances commerciales sont très déséquilibrées en partie en raison de la valeur franc CFA mais aussi du manque de production exportée et de la faiblesse de leur valeur ajoutée. Le choc économique et surtout social pourrait être très dur pour les ménages africains déjà affrontés à de dures difficultés sociales. Cette modification est demandée par certains économistes africains. Mais il en est de certains  économistes africains comme de certains économistes français, des sortes de médecins de Molière qui ignorent  un peu tout des réalités sociales les plus défavorisées ( eux connaissent le prix du sac de riz!)et proposent  des saignées en guise de remède pour mieux tuer les malades. Cette affaire de changement de monnaie est à gérer avec la plus grande prudence dans la mesure où on peut faire la comparaison entre le pouvoir d’achat de la zone du CFA et celui des monnaies africaines autonomes. En outre, le changement de monnaie avec inévitablement sa dévaluation va créer un énorme phénomène d’inflation qui va déstabiliser non seulement les ménages mais aussi les entreprises et les investisseurs. L’inflation en zone CFA est de 1% , à comparer à d’autres zones comme le Nigéria entre 10 et  20% . Sans parler du manque de convergences des autres fondamentaux économiques et financiers.  Il y avait sans doute besoin de revoir et d’autonomiser le français CFA. Mais il convient de le faire très progressivement et avec la plus grande prudence. En effet, on sait que certains  partisans de cette réforme espèrent  en réalité obtenir les postes de gouvernance monétaire particulièrement bien rémunérés sans parler aussi des risques de mauvaise gestion voire de détournement de fonds. La culture de corruption n’affecte malheureusement pas seulement certains dirigeants africains mais aussi nombre de responsables des superstructures économiques et financières. Et c’est cette culture de corruption qui constitue sans doute le cancer économique et social d’une grande partie du continent.

 

La fin du Franc CFA : le danger d’un écroulement de la monnaie

La fin du Franc CFA : le danger d’un écroulement de la monnaie

L e  Franc CFA va sans doute devenir l’Eco. La différence pourrait apparaître minime : simplement un changement de nom pour satisfaire les anticolonialistes. Le problème, c’est que les réserves de change ne seraient plus déposées (pour moitié) à la Banque de France mais dans la nouvelle banque africaine. L’Eco serait toujours amarré à l’euro avec une parité fixe ( au départ!)  . Première observation il n’y a pas vraiment d’indépendance économique et financière avec une parité fixe. Seconde observation de taille celle-là : quelle sera la parité à terme. En effet, le risque est grand que l’ancien Franc CFA appelé désormais éco  soit dévalué rapidement d’au moins 50 % si ce n’est davantage eu égard aux fondamentaux économiques de la région africaine concernée. Un drame évidemment pour les consommateurs dont le pouvoir d’achat serait brutalement affecté. À l’inverse, certains considèrent qu’une monnaie nettement plus faible favoriserait la compétitivité des économies locales. Le problème c’est que les balances commerciales sont très déséquilibrées en partie en raison de la valeur franc CFA mais aussi du manque de production exportée et de la faiblesse de leur valeur ajoutée. Le choc économique et surtout social pourrait être très dur pour les ménages africains déjà affrontés à de dures difficultés sociales. Cette modification est demandée par certains économistes africains. Mais il en est de certains  économistes africains comme de certains économistes français, , des sortes de médecins de Molière qui ignorent  un peu tout des réalités sociales les plus défavorisées et proposent  des saignées en guise de remède pour mieux tuer les malades. Cette affaire de changement de monnaie est à gérer avec la plus grande prudence dans la mesure où on peut faire la comparaison entre le pouvoir d’achat de la zone du CFA et celui des monnaies africaines autonomes. En outre, le changement de monnaie avec inévitablement sa dévaluation va créer un énorme phénomène d’inflation qui va déstabiliser non seulement les ménages mais aussi les entreprises et les investisseurs. L’inflation en zone CFA est de 1% , à comparer à d’autres zones comme le Nigéria entre 10 et  20% . Sans parler du manque de convergences des autres fondamentaux économiques et financiers.  Il y avait sans doute besoin de revoir et d’autonomiser le français CFA. Mais il convient de le faire très progressivement et avec la plus grande prudence. En effet, on sait que certains  partisans de cette réforme espèrent  en réalité obtenir les postes de gouvernance monétaire particulièrement bien rémunérés sans parler aussi des risques de mauvaise gestion voire de détournement de fonds. La culture de corruption n’affecte malheureusement pas seulement certains dirigeants africains mais aussi nombre de responsables des superstructures économiques et financières. Et c’est cette culture de corruption qui constitue sans doute le cancer économique et social d’une grande partie du continent.

Sondage fin de notre civilisation: 60% la craignent

Sondage fin de notre civilisation: 60% la craignent

 

Environ six Français sur dix redoutent en effet un effondrement de notre civilisation selon un sondage YouGov pour le « Huffington Post et seuls 27% estiment que la COP25 est une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Sur les causes possibles d’un effondrement, le réchauffement climatique arrive en tête (36%), devant la surpopulation (17%) et la montée des inégalités (14%). Seuls 29% des 55 ans et plus ont peur d’un effondrement lié au réchauffement climatique.

 

* L’enquête a été réalisée sur 1 004 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.

La grève 5 décembre va sonner la fin du macronisme ?

La grève  5 décembre va sonner la   fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants UNEF, Fidl, MNL et UNL.

Grève 5 décembre: fin du macronisme ?

Grève  5 décembre:  fin du macronisme ?

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de  à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives) Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et a renforcé les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Fidl, MNL et UNL.

Disparition des insectes : la fin de la vie sur terre

Disparition  des insectes : la fin de la vie sur terre

 

Les insectes pourraient disparaître d’ici Ia fin du  siècle. Et la vie devenir insupportable pour les humains à cette échéance ce que pense Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).(Interview France Info)

 

Que faut-il retenir de l’étude publiée par Biological Conservation 

 

Henri-Pierre Aberlenc : Il y a deux ans, des articles faisaient déjà état de la disparition des insectes, il y avait déjà eu beaucoup d’agitation de la part des médias. Mais, depuis, on n’en parle plus. Le principal mérite de ce rapport est d’enfoncer le clou et de relancer le débat sur le sujet.

En revanche, il y a un oubli très net de certains paramètres importants qui sont à l’origine de leur disparition, comme la pollution lumineuse, très néfaste notamment pour les insectes nocturnes. Les chercheurs ne citent que la pollution chimique par différents poisons.

Un autre paramètre qui a été minoré dans cette étude, c’est la déforestation des forêts primaires tropicales – c’est-à-dire des forêts telle que la nature les a faites, sans intervention de l’homme. Les forêts qui peuvent pousser à la place d’une forêt primaire ne recèlent qu’un pourcentage infime de la biodiversité présente dans les forêts primaires. La déforestation a un rôle important dans la disparition des insectes, voire même plus que les pesticides et l’agriculture intensive. 

Les forêts primaires détiennent l’essentiel de la biodiversité des insectes de la planète. En les détruisant, on fait disparaître des millions d’insectes.Henri-Pierre Aberlenc, entomologisteà franceinfo

La forêt joue un grand rôle contre les sécheresses. Les forêts ont besoin de population équilibrée d’insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C’est un ensemble qui s’autorégule. Donc, pas de forêt sans insectes.

Enfin, un dernier paramètre a été fortement oublié dans cette étude, c’est la circulation automobile, qui est aussi un facteur de destruction considérable de la faune.

Avez-vous des chiffres qui permettent de démontrer la disparition des insectes ? 

 

Personnellement, mes recherches ne se sont jamais basées sur des chiffres, mais sur mon expérience en tant que naturaliste. Sur le terrain, j’ai constaté un déclin flagrant. Par exemple, il y a une trentaine d’années, lorsque je ramassais des bousiers dans le Midi de la France, je pouvais voir des Copris, qui sont de beaux scarabées coprophages [qui se nourrit d'excréments]. En une heure d’exploration sur le terrain, je pouvais en trouver plusieurs dizaines. Or, il y a cinq ans, j’ai envoyé une étudiante au même endroit pour qu’elle fasse des recherches sur les mêmes bousiers. En trois mois de terrain, elle a vu un seul individu.

Cette disparition est très nette au niveau de l’apiculture avec le déclin des abeilles. Beaucoup d’apiculteurs ont perdu 100% de leurs abeilles et ont dû arrêter leur activité. La disparition des abeilles et les problèmes que rencontrent les apiculteurs sont un exemple particulier de la manière dont cela nous porte préjudice. On sait que l’on commence à avoir des déficits de pollinisation dans les champs cultivés du fait de la baisse des abeilles et des insectes sauvages.

En quoi le déclin de ces insectes est-il une mauvaise nouvelle ? 

Si l’on garde l’exemple des bousiers, ils ont pour fonction d’enterrer les excréments des animaux. Quand ils les enterrent, ils transforment ces excréments en engrais.  Si les bousiers disparaissent, les excréments deviennent un polluant qui ne fertilise plus le sol, ce qui est fâcheux pour les équilibres généraux de la nature.

Un autre exemple concerne le déficit de pollinisation. Les insectes jouent un rôle-clé dans l’équilibre des écosystèmes. Quand il est rompu, la vie ne peut plus fonctionner correctement. Certaines espèces vont continuer de proliférer alors que les autres disparaissent. On le voit notamment avec la pyrale du buis [introduite accidentellement en Europe dans les années 2000]. Cette chenille détruit les buis, car elle n’a pas d’ennemi naturel chez nous qui pourrait la manger ou la parasiter. Elle a été importée sans les espèces régulatrices.

Le rôle d’une partie des insectes est de réguler la biodiversité, comme tous les parasites et les prédateurs. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Les insectes jouent le rôle de régulateur et de nettoyeur, mais aussi de nourriture pour les poissons et les oiseaux. Si on a hérité d’une belle planète, c’est dû à la présence des insectes et des oiseaux. Sans eux, la planète est inhabitable. Une agriculture biologique ne peut se faire sans insectes, et il ne peut y avoir de gestion forestière ou des plantes sans eux.

Si on supprime les insectes, on supprime aussi des quantités d’oiseaux et de chauve-souris, ainsi que de différents vertébrés.

Cette disparition est-elle inéluctable ? 

C’est inéluctable s’il n’y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur. Or, pour l’instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes. Je pense que malheureusement, c’est inévitable et que nous allons à une catastrophe.

Il sera trop tard quand on s’apercevra que l’on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l’économie mondiale.

C’est la modernisation de l’économie qui détruit la biodiversité. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c’est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C’est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires.

La grève du 5 décembre est celle de la fin de Macron

La grève du 5 décembre est celle de la fin du régime de Macron

 

 

 

La grève du 5 décembre en fonction de son niveau de mobilisation pourrait bien conduire en fait à un véritable renoncement de ma à la réforme des retraites ; pas totalement mais surtout à son caractère d’universalité puisque des brèches seront ouvertes pour laisser le temps aux régimes spéciaux de s’adapter. Un temps qui pourrait même ne  concerner que les nouveaux embauchés. En fait, ce serait alors l’échec central de la réforme de Macron, l’échec de cette espèce de progressisme approximatif et contradictoire. clairement Macron  est sur la défensive et ne souhaite surtout pas que le mécontentement actuel se transforme en un mouvement de gilets rouges qui hypothéqueraient  sérieusement ses chances de réélection en 2022. Comme tout bon politique qui se respecte, Macron  pourrait sacrifier ses promesses sur l’autel du pouvoir . Ce  serait en même temps la fin macronisme et de l’illusion de son réformisme qui se caractérise par une grande incompétence doublée d’une forte dose d’hypocrisie. Comme le démontre une récente étude de l’institut national de la statistique (INSEE) les mesures fiscales de Macron de son début de régime ont surtout profité aux  plus favorisée ( environ  de 800 € pour une année pour les plus riches et moins de 200 € pour les plus défavorisés).

 

D’une certaine manière macro renouvelle l’erreur qu’il a commise avec les gilets jaunes en méprisant  l’intermédiation des organisations sociales ( syndicales, patronales, parlementaires ou associatives. Sa principale erreur concerne ses rapports avec les syndicats réformistes -dont la CFDT- qui sont aujourd’hui majoritaires. Ces syndicats sont demandeurs d’une véritable négociation sur les grands enjeux sociaux. Or non seulement Macron les a oubliés  mais il les a méprisés et d’une certaine façon à renforcer les rangs des populistes et des radicaux. La décision des cheminots CFDT de rejoindre éventuellement le mouvement 5 décembre ajoutée à la mise en garde de la confédération CFDT constitue un tournant dans le processus du rapport de force. On a un peu de peine à croire que Macron engagera maintenant une vraie négociation ici de 5 décembre en dépit de ses déclarations :

“Le gouvernement va mener ses travaux, les rencontres bilatérales, les rencontres multilatérales et le Premier ministre à l’issue de ce processus aura à annoncer les termes de la réforme dans son ensemble dans les semaines qui viennent”, a-t-il précisé.

“C’est une réforme de responsabilité parce qu’elle sera lancée en mettant le système à l’équilibre”, a ajouté Emmanuel Macron, alors que la CFDT a mis en garde jeudi contre une réforme purement “paramétrique”.

A l’origine de l’appel à une grève “illimitée”, les syndicats de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC) et de la SNCF (CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail, FO-Cheminots) ont été rejoints jeudi par la CFDT-Cheminots, et des organisations d’EDF (CGT, FO, Sud et la CFE-CGC).

La CFE-CGC a aussi annoncé s’associer à la journée de mobilisation interprofessionnelle organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats étudiants Unef, Fidl, MNL et UNL.

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