Archive pour le Tag 'fin'

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Danemark: fin des hydrocarbures en 2050

Danemark: fin  des hydrocarbures en 2050

Le Danemark, le premier producteur de pétrole en Europe  vient de décider l’arrêt de l’extraction du pétrole et du gaz en 2050. Une décision «historique et nécessaire» selon le ministre danois du Climat Dan Joergensen, car «il serait illogique qu’un pays qui se veut pionnier de la transition énergétique, visant la neutralité carbone en 2050, continue en même temps à exploiter l’énergie fossile».

La fin de la ferme des mille vaches

La fin de la ferme des mille vaches

 

La ferme picarde dite « des 1.000 vaches » a annoncé ce vendredi l’arrêt de son activité laitière en 2021, une « satisfaction » pour les opposants à ce projet qui a déchaîné la lutte entre éleveurs et adversaires d’une agriculture « productiviste ». « Nous arrêtons la collecte du lait à partir du 1er janvier 2021 », a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’exploitation, confirmant une information du Courrier picard .

« Si nous avions eu 1.000 vaches, le modèle était viable. Il était intéressant car il permettait aux éleveurs de se regrouper et aux équipes de tourner […] Or, nous n’avons pas obtenu l’autorisation », a déploré la même source. La ferme conserve en revanche ses 1.000 hectares de terres pour y produire blé, lin, betteraves et pommes de terre.

Glyphosate: Interdiction totale en Europe fin 2022 ? (Macron)

Glyphosate: Interdiction totale  en Europe fin 2022 ? (Macron)

 

 

Sans doute pour cacher ses tergiversations par rapport à l’interdiction du phosphate en France, Macron propose maintenant l’extension de cet interdiction à toutes l’union européenne. Or il n’est pas certain du tout que certains Etats rejoignent la proposition de Macron. Une manière pour le président de la république français de se défausser sur l’Europe.

 

Le 27 novembre 2017, Emmanuel Macron assurait vouloir interdire le glyphosate « d’ici trois ans ». Trois ans plus tard, la France en est loin : selon le ministère de l’Ecologie, la baisse de son utilisation n’est que de « 50% ces dernières années ».

Entre temps, en 2019, le chef de l’Etat était revenu sur ses propos, estimant que cette promesse n’était « pas faisable », faute d’alternatives. A l’heure où les associations et élus écologistes, ainsi qu’une partie de la majorité, s’apprêtent à se rappeler au bon souvenir du chef de l’Etat, Emmanuel Macron veut se montrer offensif et déporter le débat sur le plan européen.

D’une certaine manière ces aussi la preuves que le gouvernement français ne peut s’engager seul dans cette voie sans mettre en cause l’avenir de certaines filières agricoles.

Interdiction totale du glyphosate en Europe fin 2022 ? (Macron)

Interdiction totale du glyphosate en Europe fin 2022 ? (Macron)

 

 

Sans doute pour cacher ses tergiversations par rapport à l’interdiction du phosphate en France, Macron propose maintenant l’extension de cet interdiction à toutes l’union européenne. Or il n’est pas certain du tout que certains Etats rejoignent la proposition de Macron. Une manière pour le président de la république français de se défausser sur l’Europe.

 

Le 27 novembre 2017, Emmanuel Macron assurait vouloir interdire le glyphosate « d’ici trois ans ». Trois ans plus tard, la France en est loin : selon le ministère de l’Ecologie, la baisse de son utilisation n’est que de « 50% ces dernières années ».

Entre temps, en 2019, le chef de l’Etat était revenu sur ses propos, estimant que cette promesse n’était « pas faisable », faute d’alternatives. A l’heure où les associations et élus écologistes, ainsi qu’une partie de la majorité, s’apprêtent à se rappeler au bon souvenir du chef de l’Etat, Emmanuel Macron veut se montrer offensif et déporter le débat sur le plan européen.

D’une certaine manière ces aussi la preuves que le gouvernement français ne peut s’engager seul dans cette voie sans mettre en cause l’avenir de certaines filières agricoles.

Une projection de 3.000 patients en réanimation à la fin novembre (institut Pasteur)

Une projection de 3.000 patients en réanimation à la fin novembre (institut Pasteur)

Selon un document de l’institut Pasteur consulté par « Les Echos », le nombre de patients Covid en « hospitalisation réanimatoire » en métropole passerait sous la barre de 3.000 dès le 30 novembre, c’est-à-dire à la veille d’un probable assouplissement du confinement - Emmanuel Macron doit s’exprimer à ce sujet ce mardi à 20 heures.

Lundi, il y avait encore 4.438 malades du Covid en réanimation, le pic ayant été atteint le 16 novembre avec 4.903 lits occupés par ces patients. L’Institut Pasteur dessine une courbe en pente relativement douce, avec moins de 1.500 personnes en réanimation dans les hôpitaux dès le 14 décembre.

En fin de compte, les seuils prévus n’ont pas été franchis : ni les 9.000 lits de réanimation pour le Covid, qui correspondaient à une hypothèse sans confinement ni couvre-feu antérieur, ni les 6.000 lits, fondés sur l’hypothèse d’un confinement respecté mais moins efficace qu’au printemps . Prévoir une moindre efficacité était rationnel, puisqu’en novembre les écoles sont restées ouvertes et que de nombreux actifs ont continué à se rendre au travail. Néanmoins, on peut supposer que le port généralisé du masque, les gestes barrières et l’éducation sanitaire des Français ont fait la différence. Ainsi qu’un début d’effet d’immunité collective dans certaines régions.

Selon l’Institut Pasteur, et c’est une autre information majeure de ce document, près de 11 % des Français ont désormais été infectés par le Covid, avec des taux records en Ile-de-France (20,7 %), dans le Grand Est (14,6 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (13,6 %). Un petit pas vers l’immunité collective, donc, en attendant les vaccins.

Parti socialiste : la fin programmée pour 2022

Parti socialiste : la fin programmée pour 2022

En s’abritant derrière la perspective d’un contrat de coalition illusoire avec la gauche, le secrétaire général actuel du parti socialiste acte la fin du parti pour 2022. Il propose en effet purement et simplement de changer de nom, de tout remettre à plat, bref d’acter la fin du parti socialiste.

 

On voit mal en effet avec qui il pourrait passer une coalition de la gauche. Sûrement pas avec Mélenchon qui a déjà décidé de se présenter et d’être le seul candidat de la gauche. Sûrement pas avec les écologistes qui ont aussi décidé de présenter leur propre candidat. Ne reste alors que la solution de se rallier purement et simplement à l’un de ces deux courants est de se dissoudre en même temps. Ce qui ne sera pas très compliqué puisqu’aux dernières élections présidentielles le PS a réuni seulement 6 % des voix, aujourd’hui on lui prédit autour de 3 %.

 

Bref le parti socialiste suit le chemin de déroute du parti communiste lequel obtient même moins que les organisations d’extrême-gauche. En cause, évidemment les renoncements et les trahisons répétées de cette gauche réputée socialiste dans les périodes électorales mais qui s’est livrée bras et mains liées aux promoteurs d’un libéralisme sauvage. Le processus a commencé avec Mitterrand qui est mis en place son programme socialiste pendant à peine deux ans puis s’est résolu de se soumettre aux forces libérales économiques et financières.

 

D’une certaine manière, le parti socialiste connaît le même sort  que son ancêtre la SFIO. Et pour les mêmes raisons, celles déjà évoquées et surtout le fait que ce parti socialiste sociologiquement n’a jamais représenté les forces populaires qu’il revendiquait. En effet contrairement aux autres partis sociaux-démocrates la direction du parti socialiste n’a toujours compté que des technocrates et des professionnels de la politique.

« En acceptant de quitter nos meubles et de nous réinventer, a assuré Olivier Faure, ce ne sera pas un trait sur notre histoire mais un nouveau départ avec de nouvelles figures, de nouveaux talents, des trajectoires différentes ». « Le temps est venu de tout remettre à platnotre organisation, notre fonctionnement, et pourquoi pas même notre nom », a-t-il insisté, à bientôt cinquante ans du congrès d’Épinay. « Tout doit être débattu sans tabou. Il faut faire entrer de l’air frais, vivre sans totem et ouvrir un nouveau cycle. ». Un discours en forme de d’homélie funéraire qui prépare l’enterrement définitif du parti socialiste.

 

Amazon santé : la fin des pharmacies ?

Amazon santé : la fin des pharmacies ?

Amazon entend désormais aussi se déployer dans le secteur de la santé et fournir des médicaments commandés par Internet. Du coup, ce pourrait être un coup fatal porté aux pharmacies qui font  surtout leurs profits sur la parapharmacie et grâce aussi et surtout au contingentement du nombre d’établissements. Du coup, nombre de pharmacies classiques pourrait disparaître.

 

Amazon le e-commerçant, Amazon le commerçant physique (Whole Foods), Amazon le leader mondial du cloud (Amazon Web Services), Amazon le champion du streaming vidéo (Prime Video), du streaming musical (Prime Music), du jeu vidéo (Twitch), de la domotique et des assistants virtuels (Alexa)… et désormais Amazon le pharmacien ! Mardi 17 novembre, le géant de Seattle a ajouté une nouvelle corde à son arc, la vente de médicaments sur ordonnance. Le service s’appelle tout simplement Amazon Pharmacy.

Sur une page dédiée, les internautes peuvent commander en ligne et se faire livrer des médicaments prescrits par des professionnels de santé.

Terrorisme: « la fin de la naïveté ?  »

Terrorisme: « la fin de la naïveté ? « 

 

Olivier Becht, le président du groupe Agir à l’Assemblée veut créer un «délit de radicalisation» et élargir les pouvoirs de la police municipale.(Interview dans le Figaro)

De la proposition de loi sur la sécurité globale au projet de loi sur le séparatisme, le régalien est à l’agenda de la majorité. Sur ces sujets, LREM avance parfois prudemment. Agir ensemble veut-il aller plus loin?

Olivier BECHT. - Nous revendiquons une sensibilité marquée sur les sujets régaliens. Nous souhaitons pouvoir garantir nos libertés tout en donnant de fortes prérogatives à l’État, en matière de justice et de sécurité, pour protéger ses citoyens et maintenir l’ordre. Une société ne peut pas tenir durablement sans des valeurs qui unissent les citoyens et des lois respectées. Nous assumons le fait d’être, dans cette majorité présidentielle, l’incarnation d’une droite libérale, sociale, souhaitant aussi le respect de la loi et de l’ordre. Notre groupe a déposé une proposition de loi (débattue le 26 novembre, NDLR) améliorant la justice de proximité, avec le recours

2020, la fin d’un monde ?( Michel Santi)

2020, la fin d’un monde ?( Michel Santi)

Pour Michel Santi, économiste,  l’effondrement de la république de Weimar présida à un tournant décisif de l’histoire européenne, voire mondiale. Il doit servir de leçon, même près d’un siècle plus tard. Par Michel Santi, économiste (*). ( chronique de la tribune)

 

 

« Le 28 mars 1930, Hindenburg, le président de la république de Weimar, nomma Heinrich Brüning chancelier. Ce dernier – en pleine «Grande Dépression» – réduisit les dépenses publiques de près de 15 points de PIB, baissa le salaire des fonctionnaires, augmenta les impôts principalement sur les classes défavorisées qui furent les plus touchées, sabra généreusement dans la couverture et dans la protection sociales, limita drastiquement l’accès à l’assurance-chômage.

À l’orée de 1933, les ravages furent d’autant plus dévastateurs que la dépense publique n’atteignait d’ores et déjà que 30% du PIB allemand en 1928. Insécurité et précarité économiques de la classe moyenne, à un moment géopolitique charnière, furent dès lors le pain quotidien d’une population qui subit une exclusion et une marginalisation progressives alors qu’elle était désespérément en besoin de protection.

Le refus borné des politiques en place d’adopter une politique d’expansion et de reflation fut donc le déclencheur d’une redistribution politique intérieure où les plus défavorisés se tournèrent vers le communisme, tandis que ceux qui avaient le plus à perdre des augmentations d’impôts et des réductions des dépenses publiques se convertirent au nazisme.

Confrontée à leurs partis traditionnels n’ayant que l’austérité comme doctrine et que l’ordolibéralisme comme horizon, la classe moyenne allemande accueillit à cœur joie le démantèlement de la République de Weimar et la strangulation de leur démocratie par un parti nazi s’étant engagé à la remettre au travail sans regarder à la dépense.

Voilà comment périt le premier régime démocratique allemand, sous le poids d’une rigueur indifférenciée qui aura eu des conséquences politiques que nul n’avait prévu ni planifié, et ce en dépit d’une vie associative, culturelle et politique pourtant bouillonnantes à l’époque. L’État allemand abandonna ses concitoyens, resta hiératique face à la souffrance humaine, aveugle face aux inégalités choquantes, en une période où son intervention – critique – aurait pu tirer des millions de la misère.

 

L’austérité et les crises financières ont donc des effets pervers indéniables sur l’activité économique dans un environnement – toujours actuel en 2020 – où banques, entreprises, consommation, dépenses publiques, couverture sociale sont interconnectés et où leur mauvaise combinaison se traduit en chocs économiques et en catastrophes politiques. La crise intense que nous traversons actuellement aura donc des répercussions incalculables sur les générations à venir.

À plus court terme, elle rebattra les cartes structurelles de bien des nations occidentales qui verront un bouleversement de leurs structures politiques. Nous avons beaucoup à apprendre de la liquéfaction de Weimar, elle-même née sous l’impulsion du grand Max Weber.

Prenons donc conscience, aujourd’hui, que nous avons bel et bien quitté sa vision moderniste – à Weber – et que, dans ce nouveau monde post wébérien qui est désormais le nôtre, fera émerger des femmes et des hommes dits « providentiels », charismatiques, autoritaires et hyperpolitisés. »

___

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier «Fauteuil 37» préfacé par Edgar Morin
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Coronavirus : Mettre fin aux stratégies divergentes en Europe (Charles Michel)

Coronavirus : Mettre fin aux stratégies divergentes en Europe (Charles Michel)

 

En affirmant que les stratégies sanitaires européennes doivent être convergentes le président du conseil européen Charles Michel critique en creux des politiques très contradictoires. (Interview Figaro)

Comment décririez-vous la situation actuelle en Europe sur le front du Covid-19?

Charles MICHEL. -Nous devons dire la vérité. La situation est grave. L’Europe en est maintenant à devoir éviter le drame. C’est pourquoi il est urgent d’agir au niveau européen. Il y a un lien entre le niveau d’intensité des mesures restrictives que les États membres sont en train de prendre et la question de l’efficacité de notre stratégie commune. Deux solutions peuvent être utilisées pour limiter la propagation du virus. La première, la plus facile à décider, est le verrouillage qui a d’énormes conséquences politiques, économiques, sociales, psychologiques, voire démocratiques. L’autre option, c’est une plus grande coordination dans le testing, le traçage et dans les vaccins.

Qu’attendez-vous de la visioconférence des Vingt-Sept qui aura lieu jeudi?

J’appelle à une Union pour les tests et les vaccins. Et j’espère que les discussions permettront d’encourager les États membres à converger et à coopérer.

Société–Pour la fin de l’anonymat en ligne

Société–Pour la fin de l’anonymat en ligne

 Déjà des partisans de l’immobilisme soutiennent l’idée que la fin de l’anonymat en ligne ne résoudrait pas la question du terrorisme. Sans doute car il ne s’agit qu’un des moyens à intégrer dans une stratégie beaucoup plus large mais un moyen à ne pas négliger. Ces partisans de l’immobilisme soutiennent  aussi que l’anonymat en ligne n’existe pas. Effectivement, il est toujours possible en général de retrouver la véritable identité de l’auteur d’une information présentant un caractère de grande gravité après une enquête. Pas toujours d’ailleurs quand ces informations transitent par l’étranger ce qui est souvent le cas pour les informations les plus pernicieuses par exemple en provenance de pays islamiques, de la Russie ou de la Chine.

La fin de l’anonymat en ligne correspond aussi à une exigence éthique. Pour tous les supports sauf sur Internet identité de l’auteur d’un point de vue, d’une analyse ou de proposition doit être identifié. Pourquoi non sur Internet ? Le fait même que soit autorisée des pseudos permet aux plus excités, aux malades, aux radicaux de vider leur sac de haine sans grande crainte d’être poursuivis tellement le net est inondé d’informations de toutes sortes.

Des millions des milliards d’informations qui passent évidemment à travers les mailles d’une régulation bien faible. Pour s’en persuader, il suffit de lire les réactions d’internautes aux articles des grands médias. Des réactions d’une nullité, d’une agressivité qui mettent en évidence souvent le déséquilibre psychique d’individus qui se libèrent en crachant sur les autres en toute impunité.

Certes, il y a un équilibre à trouver entre liberté et responsabilité. Mais aucune atteinte aux libertés ne peut être prétendue avec l’obligation de signer son opinion sur Internet. Ce devrait être une obligation comme pour la plupart des autres supports d’information. En l’occurrence, il s’agit de lutter contre le séparatisme et le terrorisme mais tout simplement aussi de promouvoir une éthique de responsabilité .

Chaudière au fioul : la fin dès 2022

Chaudière au fioul : la fin dès 2022

Les écolos bobos de la convention du climat ont réussi à faire prendre en compte une de leurs propositions avec la suppression des chaudières à fuel des 2022, en tout cas leur renouvellement. A priori, on peut se réjouir de voir privilégier des types de chaudières écologiquement plus performantes. Le problème, c’est que ce type de chauffage peut être remplacé ou même aidé  financièrement par des chauffages à gaz ou à bois.

 

Or rien ne dit que dans les mois ou les années à venir, les mêmes écolos bobos ne pourraient pas décréter que ces modes de chauffage sont aussi néfastes pour l’environnement. Même les chauffages électriques pourraient être mis en cause dans la mesure où les sources de fabrication de l’électricité sont aussi discutées.

Notons que ces écolos bobos urbains oublient que les chauffages collectives des villes sont seulement alimentées par environ 30 % d’énergie renouvelable et que le reste d’une manière ou d’une autre est polluant  (on a fixé seulement un objectif de 50 % d’énergies renouvelables pour 2020 ).

Une  nouvelle installation peut atteindre 20 000 à 30 000 € et ne peut être amorti que sur une longue période de 30 à 40 ans au moins. Une politique dans ce domaine ne peut donc se soumettre état d’âmes d’écolos bobos le plus souvent urbains

Changer une chaudière à énergie fossile peu performante pour un équipement à énergie renouvelable présente plusieurs avantages indique les publicités des marchands chaudières. Cette démarche contribue tout d’abord à l’amélioration de la qualité de l’air ambiant et à la lutte contre le changement climatique. Une chaudière au fioul rejette en effet 7 à 10 fois plus de dioxyde de carbone (CO2) qu’un mode de chauffage ayant recours aux énergies renouvelables ! Hélas l’ADEME d’ajouter un message sur la nécessité de changer de chaudière qui permettrait, de réaliser une économie de 900 à 1 200 € par an en moyenne sur la facture de chauffage d’un ménage. Notons qu’en moyenne pour chauffer un logement, la facture actuelle de fuel et de l’ordre de 1500 € , on voit mal comment pourrait économiser de 900 à 1200 €.

Le changement de chaudière à terme est sans doute nécessaire pour  des préoccupations environnementales surtout mais encore faudrait-il être au clair sur l’évolution des normes futures des différentes énergies. Normes fluctuantes en fonction de l’environnement politique !

Pour la fin de l’anonymat en ligne

Pour la fin de l’anonymat en ligne

 Déjà des partisans de l’immobilisme soutiennent l’idée que la fin de l’anonymat en ligne ne résoudrait pas la question du terrorisme. Sans doute car il ne s’agit qu’un des moyens à intégrer dans une stratégie beaucoup plus large mais un moyen à ne pas négliger. Ces partisans de l’immobilisme soutiennent  aussi que l’anonymat en ligne n’existe pas. Effectivement, il est toujours possible en général de retrouver la véritable identité de l’auteur d’une information présentant un caractère de grande gravité après une enquête. Pas toujours d’ailleurs quand ces informations transitent par l’étranger ce qui est souvent le cas pour les informations les plus pernicieuses par exemple en provenance de pays islamiques, de la Russie ou de la Chine.

La fin de l’anonymat en ligne correspond aussi à une exigence éthique. Pour tous les supports sauf sur Internet identité de l’auteur d’un point de vue, d’une analyse ou de proposition doit être identifié. Pourquoi non sur Internet ? Le fait même que soit autorisée des pseudos permet aux plus excités, aux malades, aux radicaux de vider leur sac de haine sans grande crainte d’être poursuivis tellement le net est inondé d’informations de toutes sortes.

Des millions des milliards d’informations qui passent évidemment à travers les mailles d’une régulation bien faible. Pour s’en persuader, il suffit de lire les réactions d’internautes aux articles des grands médias. Des réactions d’une nullité, d’une agressivité qui mettent en évidence souvent le déséquilibre psychique d’individus qui se libèrent en crachant sur les autres en toute impunité.

Certes, il y a un équilibre à trouver entre liberté et responsabilité. Mais aucune atteinte aux libertés ne peut être prétendue avec l’obligation de signer son opinion sur Internet. Ce devrait être une obligation comme pour la plupart des autres supports d’information. En l’occurrence, il s’agit de lutter contre le séparatisme et le terrorisme mais tout simplement aussi de promouvoir une éthique de responsabilité .

Economie-Perspectives Croissance France : rechute en fin d’année

Economie-Perspectives Croissance France : rechute en fin d’année

 

Après la publication des indicateur Markit concernant les perspectives économiques de toute l’Europe y compris la France, l’INSEE reprend à son compte la tendance baissière signalée en septembre et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. En clair, la croissance du quatrième trimestre pourrait être de zéro voire négative Contrairement à ce qui était affirmé au mois d’août il n’y a pas de véritable reprise et l’ensemble de l’année devrait accuser pour la France une baisse du PIB de 9 à 10 %. Le problème c’est que l’INSEE attribue quasi exclusivement cette inversion de tendance à la crise sanitaire

Comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est l’évolution de l’épidémie qui devrait en grande partie conditionner celle de l’activité économique des tout prochains mois”, indique l’Institut national de la statistique dans sa note de conjoncture du mois d’octobre publiée mardi.

Or la crise sanitaire indiscutable n’est pas le seul facteur explicatif. Il y a d’une manière générale, en France surtout, un manque de confiance générale qui se traduit par un attentisme des consommateurs mais aussi en matière d’investissements dans les entreprises. Pour preuve,  comment expliquer que la baisse de la croissance de la France en 2020 sera à peu près le double de celle de l’Allemagne alors que dans le même temps jamais l’épargne n’aura connue un tel niveau. Environ 100 milliards auront été mis de côté par des épargnants qui diffèrent ou annulent leurs prévisions de dépenses notamment en matière d’équipement.

De leur côté les entreprises françaises ne distinguent pas clairement les objectifs du plan de relance dont on aura d’ailleurs beaucoup de mal à solliciter la totalité de l’enveloppe. En outre les effets immédiats de ce plan de relance seront très marginaux et il faudra attendre mi 2021 pour commencer à mesurer son influence..

Les enquêtes de conjoncture signalent une activité en retrait et certains autres indicateurs, comme les montants agrégés de transactions par carte bancaire, suggèrent un ralentissement de la consommation des ménages le mois dernier, signale l’INSEE.

“Dans un scénario où, au quatrième trimestre, les services les plus affectés (hôtellerie-restauration, services de transport, activités récréatives et de loisirs) reviendraient, après une embellie durant l’été, à leur niveau d’activité de juin dernier et où l’investissement resterait, par attentisme, à un niveau proche de celui du troisième trimestre, la croissance serait nulle en fin d’année”, estime l’Insee.

L’institut prévient toutefois qu’un “durcissement durable” des restrictions sanitaires pourrait provoquer une nouvelle contraction du PIB au quatrième trimestre.“Inversement, si la situation sanitaire se stabilisait, l’évolution du PIB pourrait être positive en fin d’année”, ajoute l’Insee.

L’institut prévoit un rebond de 16% du PIB au troisième trimestre après une chute de 13,8% au deuxième et un repli de 5,9% au premier.

Pour l’ensemble de l’année, sa prévision est inchangée avec une contraction attendue du PIB de l’ordre de 9%.

 

Couvre feu -La fin des théâtres privés ?

Couvre feu -La fin des théâtres privés  ?

 

Pour respecter les horaires du couvre-feu en urgence maximale, les spectacles devraient commencer à 18h30 au lieu de 20h30 ou 21 heures. Une disposition qui pourrait conduire à la mort des théâtres privés dont depuis deux très nombreuses années l’équilibre financier est déjà très précaire. Le théâtre vivant était déjà fragilisé depuis longtemps et pour tenter de maintenir l’audience nombre d’établissements éliminent  des thématiques un peu trop élitiste pour choisir des sujets et des traitements plus populaires.

 Bref dans 80 % des cas le théâtre verse dans le populisme culturel et choisit plutôt le boulevard que les thèmes socio culturels.  Évidemment, avec un couvre-feu à 21 heures, la situation va encore se dégrader. «C’est comme si vous confiniez, mais comme on veut se battre, on va décaler tous nos spectacles, on jouera à 19 heures, le virus ne sera pas présent, à cette heure-là, jouer c’est notre vie et notre seul moyen de gagner de l’argent. Les aides qu’on a là sont des aides de compensation pour la billetterie, mais elles vont fermer. Je viens de l’annoncer à 300 spectateurs qui sont venus pour voir l’humoriste Florent Peyre que je viens de faire entrer, on a depuis le début respecté le protocole sanitaire, on a toujours respecté à la lettre ce que le gouvernement a demandé, je ne comprends pas ce qu’il veut. Des directeurs de théâtre vont péter les plombs. Qu’allons-nous faire, nous sommes aidés seulement jusqu’à fin mai. Il est en train de tuer les salles de spectacle», déplore Loïc Bonnet, président de l’association des Théâtres Privés en régions et directeur d’un théâtre à Rouen, ville concernée par le couvre-feu. 

« «Les annonces sont dingues, c’est un drame, on a un spectacle à 19h, on essaiera de le programmer à 18h30, mais ça va décourager le public. Déjà avec la jauge Covid qui permet d’accueillir 340 personnes au lieu de 626. Ce qui nous tue, ce sont les loyers très élevés voire prohibitifs, Hébertot appartient au groupe de parfums Madar, le loyer est de 200 000 euros par mois. On est obligé de proposer des places à des prix modiques, nous sommes à l’agonie. Si l’État ne nous aide pas et ne prévoit pas une loi sur les loyers, on ne peut pas tenir», réagit Francis Lombrail, directeur du théâtre Hébertot à Paris. 

La fin des théâtres privés ?

La fin des théâtres privés  ?

 

Pour respecter les horaires du couvre-feu en urgence maximale, les spectacles devraient commencer à 18h30 au lieu de 20h30 ou 21 heures. Une disposition qui pourrait conduire à la mort des théâtres privés dont depuis deux très nombreuses années l’équilibre financier est déjà très précaire. Le théâtre vivant était déjà fragilisé depuis longtemps et pour tenter de maintenir l’audience nombre d’établissements éliminent  des thématiques un peu trop élitiste pour choisir des sujets et des traitements plus populaires.

 Bref dans 80 % des cas le théâtre verse dans le populisme culturel, et choisit plutôt le boulevard que les thèmes socio culturels.  Évidemment, avec un couvre-feu à 21 heures, la situation va encore se dégrader. «C’est comme si vous confiniez, mais comme on veut se battre, on va décaler tous nos spectacles, on jouera à 19 heures, le virus ne sera pas présent, à cette heure-là, jouer c’est notre vie et notre seul moyen de gagner de l’argent. Les aides qu’on a là sont des aides de compensation pour la billetterie, mais elles vont fermer. Je viens de l’annoncer à 300 spectateurs qui sont venus pour voir l’humoriste Florent Peyre que je viens de faire entrer, on a depuis le début respecté le protocole sanitaire, on a toujours respecté à la lettre ce que le gouvernement a demandé, je ne comprends pas ce qu’il veut. Des directeurs de théâtre vont péter les plombs. Qu’allons-nous faire, nous sommes aidés seulement jusqu’à fin mai. Il est en train de tuer les salles de spectacle», déplore Loïc Bonnet, président de l’association des Théâtres Privés en régions et directeur d’un théâtre à Rouen, ville concernée par le couvre-feu. 

« «Les annonces sont dingues, c’est un drame, on a un spectacle à 19h, on essaiera de le programmer à 18h30, mais ça va décourager le public. Déjà avec la jauge Covid qui permet d’accueillir 340 personnes au lieu de 626. Ce qui nous tue, ce sont les loyers très élevés voire prohibitifs, Hébertot appartient au groupe de parfums Madar, le loyer est de 200 000 euros par mois. On est obligé de proposer des places à des prix modiques, nous sommes à l’agonie. Si l’État ne nous aide pas et ne prévoit pas une loi sur les loyers, on ne peut pas tenir», réagit Francis Lombrail, directeur du théâtre Hébertot à Paris. 

Perspectives Croissance : rechute en fin d’année

Perspectives Croissance : rechute en fin d’année

 

Après la publication des indicateur Markit concernant les perspectives économiques de toute l’Europe y compris la France, l’INSEE reprend à son compte la tendance baissière signalée en septembre et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. En clair, la croissance du quatrième trimestre pourrait être de zéro voire négative Contrairement à ce qui était affirmé au mois d’août il n’y a pas de véritable reprise et l’ensemble de l’année devrait accuser pour la France une baisse du PIB de 9 à 10 %. Le problème c’est que l’INSEE attribue quasi exclusivement cette inversion de tendance à la crise sanitaire

Comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est l’évolution de l’épidémie qui devrait en grande partie conditionner celle de l’activité économique des tout prochains mois”, indique l’Institut national de la statistique dans sa note de conjoncture du mois d’octobre publiée mardi.

Or la crise sanitaire indiscutable n’est pas le seul facteur explicatif. Il y a d’une manière générale, en France surtout, un manque de confiance générale qui se traduit par un attentisme des consommateurs mais aussi en matière d’investissements dans les entreprises. Pour preuve,  comment expliquer que la baisse de la croissance de la France en 2020 sera à peu près le double de celle de l’Allemagne alors que dans le même temps jamais l’épargne n’aura connue un tel niveau. Environ 100 milliards auront été mis de côté par des épargnants qui diffèrent ou annulent leurs prévisions de dépenses notamment en matière d’équipement.

De leur côté les entreprises françaises ne distinguent pas clairement les objectifs du plan de relance dont on aura d’ailleurs beaucoup de mal à solliciter la totalité de l’enveloppe. En outre les effets immédiats de ce plan de relance seront très marginaux et il faudra attendre mi 2021 pour commencer à mesurer son influence..

Les enquêtes de conjoncture signalent une activité en retrait et certains autres indicateurs, comme les montants agrégés de transactions par carte bancaire, suggèrent un ralentissement de la consommation des ménages le mois dernier, signale l’INSEE.

“Dans un scénario où, au quatrième trimestre, les services les plus affectés (hôtellerie-restauration, services de transport, activités récréatives et de loisirs) reviendraient, après une embellie durant l’été, à leur niveau d’activité de juin dernier et où l’investissement resterait, par attentisme, à un niveau proche de celui du troisième trimestre, la croissance serait nulle en fin d’année”, estime l’Insee.

L’institut prévient toutefois qu’un “durcissement durable” des restrictions sanitaires pourrait provoquer une nouvelle contraction du PIB au quatrième trimestre.“Inversement, si la situation sanitaire se stabilisait, l’évolution du PIB pourrait être positive en fin d’année”, ajoute l’Insee.

L’institut prévoit un rebond de 16% du PIB au troisième trimestre après une chute de 13,8% au deuxième et un repli de 5,9% au premier.

Pour l’ensemble de l’année, sa prévision est inchangée avec une contraction attendue du PIB de l’ordre de 9%.

 

5G et Télécoms : la fin des zones blanches ?

5G et Télécoms : la fin des zones blanches ?

L’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, déclare régulièrement qu’elle va améliorer ses cartes de couverture mobile. Des cartes assez critiquées dans des zones peu denses; en fait, théoriquement on peut y disposer des technologies en 2G, en 3G et en 4G  mais concrètement  cela en fonction notamment des conditions météo. Pourtant partout on annonce déjà  la couverture par la technologie 5G pour les mobiles et par le câble. Le problème c’est que ces technologies ne sont pas prêtes d’atteindre des territoires isolés, le câble jamais sans doute compte tenu des coûts que cela représente et la 5G dans des années et des années

Dans un rapport récent sur la couverture numérique du territoire, les députés Laure de la Raudière (Agir) et Eric Bothorel (LREM), s’en sont fait l’écho. Il existe, déplorent les parlementaires, « un décalage préoccupant entre les cartes de couverture et la réalité perçue sur le terrain ».

 

 « En dépit des progrès réalisés, il existe aujourd’hui un décalage notable entre la couverture mobile mesurée par l’Arcep et la couverture ressentie par les citoyens, détaillent Laure de la Raudière et Eric Bothorel. Cet écart explique d’ailleurs le recours croissant, de la part des collectivités, à des outils leur permettant de réaliser leurs propres cartes de couverture. »

 

Des critiques dont l’Arcep a pris bonne note. « Vous nous dites que nos cartes sont fausses => nous les changeons ! (Ou : quand c’est compliqué, il faut savoir avancer en mode essai/erreur, sinon on ne bouge jamais) », a affirmé Sébastien Soriano, le président du régulateur des télécoms. .  Le problème c’est qu’on va éventuellement améliorer la performance des cartes mais sans pour autant améliorer la qualité et la densité du réseau. Il faudra autre chose comme incitation pour permettre une couverture numérique équilibrée du territoire.

Plan de relance : seulement 42 milliards d’ici fin 2021

Plan de relance : seulement 42 milliards d’ici fin 2021

 

 

Pour justifier sa politique économique et les moyens qui l’accompagnent, le gouvernement argue engager de environ  500 milliards notamment avec le dispositif de chômage partiel, les prêts garantis par l’État et les mesures de défiscalisation. Un chiffre qui paraît tout à fait excessif et d’ailleurs qui ne coïncide pas avec la loi rectificative du budget 2020 ni avec le projet de budget pour 2021. La crise du COVID-19 a provoqué un trou de plus de 100 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat, faisant grimper le déficit à 195 milliards cette année. On est loin des 500 milliards qui agglomèrent des choses très différentes.

Il est vrai que si on additionne les centaines de milliards affectés à tel ou tel secteur est promis pour les prochaines années on aboutit à des sommes considérables. Le problème c’est que les engagements ne seront pas réalisés en 2020 ni même en 2021 pour certains. Ainsi par exemple concernant le plan de relance de 100 milliards,10 % seulement seront engagés d’ici 2021.

Le ministre de l’économie indique que sur ce plan 42 milliards seront engagés d’ici 2021. Reste donc la plus grosse partie qui peut être d’ailleurs ne sera que partiellement utilisée. En effet il y a notamment des limites aux prêts consentis aux entreprises. Les premiers constituaient  un ballon d’oxygène sans doute indispensable mais renouveler ces  prêts constituent un danger car les entreprises ne peuvent se comporter comme l’État en remboursant des prêts avec d’autres prêts, bref en ne  remboursant pas le capital.

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a jugé “prudente” la prévision d’activité pour 2020 et de “volontariste” l’ampleur du rebond anticipé pour l’année prochaine, en soulignant les incertitudes “exceptionnellement élevées” liées à la crise sanitaire. Il considère aussi que l’objectif de déficit public (6,7% du PIB l’an prochain après 10,2% cette année) est “atteignable”.

Le ministre de l’Economie a souligné l’importance du soutien apporté par la Banque centrale européenne (BCE) via sa politique monétaire de taux ultra-bas et d’achats de titres massifs sur les marchés, qui permettent de maintenir le coût de l’emprunt à un niveau très faible. Le problème c’est que cette politique monétaire commence à être très critiquée par les orthodoxes qui considèrent l’orientation de la banque centrale européenne trop accommodante. Notons que la banque centrale américaine n’a pas ses états d’âme et qu’elle soutiendra autant il sera nécessaire l’économie.

“Si nous pouvons engager ce plan de relance et si nous pouvons considérer la dette comme un investissement, c’est aussi parce que nous avons une politique monétaire de la BCE qui le permet et qui nous protège”, a dit le ministre de l’économie qui mélange un peu le fonctionnement et les investissements.

Economie Faillites : 100 000 sociétés d’ici à la fin de l’année

Economie Faillites : 100 000 sociétés d’ici à la fin de l’année 

L’économiste Nadine Levratto anticipe, dans une tribune au « Monde », une envolée des défaillances de petites entreprises qui, tenues à bout de bras par les aides publiques, sont au bord du précipice, et ce sans bénéficier des capacités d’adaptation des grandes entreprises.

Tribune. Au premier semestre 2020, alors que la France et le reste du monde sont plongés dans la plus grande crise sanitaire et économique depuis un siècle, le niveau des faillites d’entreprises n’a jamais été aussi faible. Selon le cabinet Altares Dun & Bradstreet, à la fin du mois de juin, on dénombrait 5 766 ouvertures de procédures collectives (– 53 % par rapport à l’an dernier à la même époque), parmi lesquelles 4 300 liquidations judiciaires directes, un chiffre correspondant… au boom des années 2000. Ces résultats globaux semblent, de prime abord, indiquer une bonne résistance des entreprises françaises à la crise.

Mais ils cachent d’importantes disparités. Les plus commentées aujourd’hui dans les médias concernent, bien sûr, les grandes entreprises, qui annoncent de nombreuses destructions d’emplois. André, La Halle, Camaïeu, etc. sont emblématiques de ces enseignes du commerce qui, bien installées dans le paysage, sont en état de cessation de paiements.

Cependant, comme tous les ans, la très grande majorité des procédures collectives, mais aussi des fermetures simples, concernent les entreprises de moins de cinq salariés. Et les perspectives pour le second semestre de 2020 pourraient bien creuser encore cet écart.

Près de 100 000 sociétés pourraient disparaître d’ici à la fin de l’année, entraînant dans leur sillage la disparition de 250 000 emplois, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques. Les entreprises de toutes tailles, de tous les secteurs et de toutes les régions seraient touchées par l’accumulation de pertes de chiffre d’affaires observées dès le mois de janvier. La constitution de réserves comptables et le maintien d’une trésorerie viable, favorisés par les dispositifs d’urgence mis en place par l’Etat (chômage partiel, prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité pour les très petites entreprises, augmentation du délai de constatation du défaut de paiement, etc.), ont permis de passer les premiers mois de la crise. Les mesures de soutien à l’activité économiques prévues dans le plan de relance pourraient également conforter la situation de certaines entreprises. Mais malgré cette intervention publique importante, le tissu productif risque néanmoins de sortir radicalement transformé de cette crise.

Les petites entreprises familiales et les microentreprises seront les premières à faire les frais de la recomposition de l’activité. D’une part, en raison de la baisse de la consommation : l’augmentation sensible du taux de chômage ne peut qu’exercer un impact négatif croissant sur les petites structures des secteurs du commerce de détail, de l’action sociale, de la culture et des loisirs, déjà atteintes par le confinement. Et la hausse massive de l’épargne va encore accentuer ce mouvement. D’autre part, en raison de la diminution de l’activité des entreprises, notamment dans l’industrie, l’ensemble des activités de services aux entreprises (ingénierie, analyses techniques, recherche et développement scientifique, etc.), dominées par des PME, prévoient une baisse de leur activité au cours des prochains mois. Il en est de même des sous-traitants industriels – souvent des PME –, qui risquent de pâtir de la baisse des commandes des grands groupes. En effet, même en cas de reprise, les donneurs d’ordre et les clients pourraient préférer s’adresser à des fournisseurs dont le pronostic de survie n’est pas engagé par la crise.

 

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