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Défaillances: immense vague d’ici la fin de l’année

Défaillances: immense vague  d’ici la fin de l’année

une hausse de près de 80% du nombre d’entreprises en cessation de paiement d’ici la fin de l’année prévoit une étude de l’observatoire français de conjoncture économique. Un niveau de défaillances qui ne devrait pas aboutir à la suppression de 700 000 emplois comme l’indique le ministre de l’économie mais qui serait plus proche du double compte tenu des phénomènes de sous-traitance dans les processus complexes de production. Il faudrait sauver presque 50 000 entreprises, leur apporter les fonds propres nécessaires afin qu’elles survivent soit de l’ordre d’une dizaine de milliards. De toute manière, un cout que l’on retrouvera sur une autre ligne budgétaire que celle de la suppression de ressources fiscales et autres taxes mais sur la ligne Unedic dont déjà on prévoit un déficit de 50 à 60 milliards pour 2020.

 

 Autant dire que le soutien aux entreprises notamment aux PME PMI, les plus pourvoyeuses d’emplois coûteraient moins chers que l’augmentation du déficit de l’Unedic. En cas de soutien il y a maintien d’une production donc d’une croissance, d’une richesse nationale alors que dans l’autre il n’y a que dépenses sans aucune recette, ni commerciale ni fiscale.

 

Fin du ticket modérateur ?

Fin du ticket modérateur ?

Abolir le ticket modérateur à l’hôpital, et offrir aux patients des soins remboursés à 100 % par l’Assurance-maladie. Cette idée, qu’avait déjà défendue le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, en janvier 2017, revient sur le devant de la scène à la faveur du Ségur de la santé . Le directoire de l’AP-HP, qui réunit les représentants de la communauté médicale, les doyens des facultés de santé et les dirigeants du groupe, l’a inscrite dans sa contribution pour la réforme du système de santé. Elle a été rédigée « après un échange avec les représentants médecins de l’Union régionale des professionnels de santé » (URPS), précise ce document qu’ont pu lire « Les Echos ».

Pourquoi vouloir écarter les complémentaires du champ des remboursements hospitaliers ? D’abord parce que tout le monde n’est pas assuré, si bien que certains patients doivent supporter des restes à charge élevés. L’AP-HP a mené une étude sur 200 dossiers Covid-19 tirés au sort, et constaté qu’un tiers d’entre eux n’étaient financés qu’à 80 % par l’Assurance-maladie, avec en moyenne 1.150 euros à la charge du patient ou de sa mutuelle. Un montant qui peut dépasser 10.000 euros lors d’un passage en réanimation - il n’y a pas de dispense de ticket modérateur.

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Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

10 juillet: fin de l’état d’urgence sanitaire

10 juillet: fin de l’état d’urgence sanitaire

Sauf exceptions qui pourraient durer quatre moins le gouvernement va proposer la fin de l’état d’urgence à partir du 10 juillet Instauré le 23 mars pour enrayer la propagation du coronavirus, l’état d’urgence sanitaire permet au Premier ministre de restreindre la liberté de se déplacer, celle de se réunir et d’interdire certaines activités.

Il l’autorise en outre à prendre des mesures de réquisition et de contrôle des prix.

“Le Gouvernement présentera (…) au Conseil des Ministres un projet de loi qui, sans proroger à nouveau l’état d’urgence sanitaire au-delà de son terme actuel fixé au 10 juillet, laisse à la disposition du Premier ministre une partie de ses outils, pour une durée de 4 mois à compter de cette date”, annoncent les services du Premier ministre dans un communiqué.

Ce projet de loi propose de permettre au gouvernement de rétablir certaines restrictions à la liberté de circulation et de réglementer l’accès aux transports en commun, notamment en maintenant l’obligation de porter un masque.

Il propose également d’autoriser le gouvernement à encadrer la fermeture et la réouverture “d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion”.

Le projet lui conférerait enfin la possibilité de continuer de limiter ou d’interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi “que les réunions de toute nature”. C’est sur ce concept de réunion de toute nature que pourrait naitre des oppositions qui  aux rencontres privées et commerciales.

Croissance américaine, comme la France, avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine: comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

 

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

10 juillet: fin de l’état d’urgence sanitaire

10 juillet: fin de l’état d’urgence sanitaire

Sauf exceptions qui pourraient durer quatre moins le gouvernement va proposer la fin de l’état d’urgence à partir du 10 juillet Instauré le 23 mars pour enrayer la propagation du coronavirus, l’état d’urgence sanitaire permet au Premier ministre de restreindre la liberté de se déplacer, celle de se réunir et d’interdire certaines activités.

Il l’autorise en outre à prendre des mesures de réquisition et de contrôle des prix.

“Le Gouvernement présentera (…) au Conseil des Ministres un projet de loi qui, sans proroger à nouveau l’état d’urgence sanitaire au-delà de son terme actuel fixé au 10 juillet, laisse à la disposition du Premier ministre une partie de ses outils, pour une durée de 4 mois à compter de cette date”, annoncent les services du Premier ministre dans un communiqué.

Ce projet de loi propose de permettre au gouvernement de rétablir certaines restrictions à la liberté de circulation et de réglementer l’accès aux transports en commun, notamment en maintenant l’obligation de porter un masque.

Il propose également d’autoriser le gouvernement à encadrer la fermeture et la réouverture “d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion”.

Le projet lui conférerait enfin la possibilité de continuer de limiter ou d’interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi “que les réunions de toute nature”. C’est sur ce concept de réunion de toute nature que pourrait naitre des oppositions qui  aux rencontres privées et commerciales.

Fin de l’état d’urgence au 10 juillet

Fin de l’état d’urgence au 10 juillet

Pas un déconfinement total mais presque à partir du 10 juillet . le gouvernement présentera donc mercredi au Conseil des ministres un projet de loi qui permettra, pendant quatre mois, de réglementer au besoin l’accès aux transports, de limiter ou d’interdire certains rassemblements et de fermer à nouveau certains établissements accueillant du public.

Le gouvernement ne souhaite donc pas le prolonger une deuxième fois. Mais le texte présenté mercredi « laisse à la disposition du Premier ministre une partie de ses outils, pour une durée de quatre mois » à compter du 10 juillet si jamais l’épidémie, aujourd’hui jugée « sous contrôle » par le Conseil scientifique, connaissait un rebond.

Parmi ces outils figurent « la possibilité de réglementer l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage (obligation de porte du masque), la possibilité « d’ordonner la fermeture provisoire et de réglementer l’ouverture d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public » ou encore la possibilité « de limiter ou d’interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature ».

La sortie de l’état d’urgence sanitaire « serait ainsi organisée de façon progressive, sous le contrôle du Parlement qui serait informé, dans les mêmes conditions que pendant l’état d’urgence sanitaire, des mesures prises par le Gouvernement », précise Matignon.

Vers la fin de Hong Kong

Vers la fin de Hong Kong

 

 

Devant les mesures de répression relative aux libertés et à la répression décidées par le pouvoir central chinois , les États-Unis en d’ores et déjà considéré Hong Kong comme un territoire purement chinois ne bénéficiant plus d’exception en matière d’échange notamment financier. La nouvelle loi chinoise concernant la sécurité constitue évidemment un instrument pour renforcer le pouvoir central et éteindre toutes velléités de réaction protestataire. Un changement fondamental pour les défenseurs de la démocratie à Hong Kong

 

Qu’est-ce que cette nouvelle loi sur la sécurité nationale va changer pour vous?
Elle va tout simplement tuer l’avenir de la démocratie à Hongkong. Afin de la faire appliquer, Pékin va mettre en place une nouvelle police secrète qui aura le pouvoir de chapeauter le gouvernement et les forces de police de Hongkong. Ça permettra l’arrestation de tout activiste, comme en Chine lorsqu’ils ont arrêté Liu Xiaobo [Prix Nobel de la paix 2010, décédé en 2017] ou encore l’éditeur Gui Minhai. En d’autres termes, ce sera la nouvelle arme parfaite pour détruire toutes les aspirations démocratiques des Hongkongais.

Peut-on s’attendre à davantage de manifestations?
Oui. Les Hongkongais ont participé à de nombreuses et immenses manifestations depuis 2003 afin de bloquer la première tentative de cette législation sur la sécurité nationale. Aujourd’hui, la volonté de Pékin est de nous faire avaler cette loi des plus controversées. Il est normal d’envisager que les Hongkongais soient prêts à se battre afin de protéger leurs libertés confisquées. J’appelle d’ailleurs tous les habitants de Hongkong à descendre manifester dans les rues. C’est un moment très critique, le début de la fin pour tous les habitants de Hongkong.

De quelle manière la suspicion de collusion étrangère va-t‑elle affecter le soutien à votre cause venu de l’extérieur?
Cette interprétation de la loi va incontestablement conduire à une persécution politique de plus en plus arbitraire dans la mesure où elle ne sera plus à l’initiative des tribunaux locaux mais de la police. C’est exactement ce qui se passe en Chine. Le régime de Pékin est connu pour arrêter arbitrairement ceux qu’il considère comme dissidents ou même des étrangers, au nom de la cohésion nationale ou sous prétexte d’une ingérence étrangère. Cette prétendue interférence étrangère n’est qu’une excuse pour anéantir les forces démocratiques.

Selon vous, que devrait faire la communauté internationale?
Afin de maintenir l’autonomie de la ville et protéger ses libertés, j’appelle une nouvelle fois le monde entier à soutenir les habitants de Hongkong, à s’opposer à cette loi draconienne, et à rappeler à la Chine d’honorer son engagement de respecter la formule « un pays, deux systèmes ».

Comment peut-elle s’y prendre?
La nouvelle loi de sécurité contient des changements considérables pour les expatriés et les investisseurs travaillant et vivant à Hongkong. Elle va changer les standards des droits de l’homme et le cadre juridique de cette plaque tournante du business international que représente Hongkong. Ce qui ne manquera pas d’impacter le monde des affaires européen. C’est la raison pour laquelle je supplie les Américains, les Européens et les leaders asiatiques de réévaluer le statut spécial de Hongkong en matière de commerce si cette loi sur la sécurité est appliquée et nous fait passer sous le contrôle du régime autoritaire chinois.

Que peuvent faire les entreprises étrangères?
Par le passé, Hongkong a servi de rempart à l’influence politique de la Chine. Les compagnies étrangères ont ainsi pu investir. Cette nouvelle loi va profondément fragiliser ce pare-feu. En particulier quand la branche de la police secrète de Pékin sera mise en place et deviendra l’outil d’un interventionnisme encore plus fort. Afin de protéger les intérêts des entreprises établies à Hongkong, il est crucial que nous nous opposions à cette loi. Maintenir notre statut d’autonomie est la seule façon de protéger les intérêts du secteur économique et financier.

Est-ce que l’Union européenne, en tant qu’institution politique et économique, peut tenir la Chine à distance de Hongkong?
Dans la mesure où l’UE est un partenaire majeur de la Chine, j’espère qu’elle pourra utiliser ses leviers économiques.

Qu’attendez-vous en particulier du Royaume-Uni?
Ce pays étant membre signataire de l’accord de rétrocession de Hongkong à la Chine, je conjure le gouvernement britannique de se tenir fermement à nos côtés.

 

La fin du «Ciel ouvert»

La fin du «Ciel ouvert»

Nouveau coup dur pour le multi latéral isthme avec la dénonciation par les États-Unis de l’accord dit ciel ouvert qui autorise seulement une surveillance aérienne pacifique des pays participants.

Trente-cinq Etats sont partie prenante au traité Ciel ouvert (« Open Skies » en anglais) signé en 1992 et dont l’entrée en vigueur, en 2002, a concrétisé un projet proposé près d’un demi-siècle plus tôt par le président américain Dwight Eisenhower dans l’idée de favoriser la confiance entre les pays en autorisant des vols d’observation mutuelle non armés.

« Je pense que nous avons une très bonne relation avec la Russie. Mais la Russie n’a pas respecté ce traité. Donc tant qu’elle ne le respectera pas, nous nous retirerons », a déclaré Donald Trump à la presse. Le président américain a estimé cependant qu’il y avait « une très bonne chance » de conclure un nouvel arrangement ou de mettre en oeuvre des initiatives qui relanceraient cet accord.

L’administration américaine évoque notamment des restrictions de survol par des appareils américains de l’enclave russe de Kaliningrad ou de la Géorgie, Etat voisin de la Russie. En outre, poursuivent ces sources, la Russie a mis à profit ses propres survols de territoires américains ou européens pour identifier des infrastructures américaines cruciales qui pourraient, en cas de guerre, devenir des cibles.

Ce retrait sera officiel dans six mois conformément aux dispositions du traité, ont précisé des responsables de l’administration américaine.

Donald Trump a déjà retiré les Etats-Unis de plusieurs grands traités ou accords internationaux, qu’il s’agisse de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord sur le nucléaire iranien ou du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).

La fin du franc CFA qui devient l’«eco» mais quelle parité?

La fin du franc CFA, qui devient l’«eco»

le franc CFA change de nom il s’appellera l’éco. Cela change surtout le fait que la banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest ne devra plus déposer la moitié de ses réserves auprès de la Banque de France. Ces évolutions ne sont pas complètement accessoires cependant reste le sujet central à savoir l’évolution future de la parité monétaire du franc CFA appeler maintenant l’ECO. Si à terme la nouvelle monnaie devait être dévaluée de larmes de 50 % comme le supposent certains experts certes les exportations africaines retrouveraient de la compétitivité mais pouvoir d’achat des Africains serait affectée presque d’autant.

 

Air France : la fin définitive l’A380 avec le coronavirus

 

Air France : la fin définitive l’A380 avec le coronavirus

“Face à la crise de la COVID-19 et compte tenu de son impact sur les niveaux d’activité prévus, le groupe Air France-KLM annonce aujourd’hui l’arrêt définitif de l’exploitation des Airbus A380 d’Air France”, déclare le groupe dans un communiqué, en soulignant que cela répond aussi à la volonté de simplification de sa flotte et de réduction de ses émissions polluantes.

Air France est propriétaire de cinq A380 et en loue quatre autres.

“Les Airbus A380 seront remplacés par des appareils de nouvelle génération, comme l’Airbus A350 et le Boeing 787, dont les livraisons sont en cours”, ajoute Air France-KLM.

Croissance États-Unis : une reprise pas avant fin 2021

Croissance États-Unis : une reprise pas avant fin 2021

 

Les responsables politiques comme d’ailleurs des experts économiques sont bien incapables de dire à quel moment et dans quelles conditions la crise pourra être amortie. En attendant, on meuble le silence et les interrogations par des hypothèses plus ou moins aléatoires. Ainsi le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Jerome Powell, a indiqué que le calendrier de la reprise pourrait être déterminé par la découverte d’un vaccin. Une perspective bien peu éclairante car en l’état des recherches , personne ne peut dire qu’en ce fameux vaccin va émerger. Certains parlent de 2020, d’autres de 2021 et l’OMS affirme même qu’il faut même envisager un échec des recherches pour longtemps. Il est clair que les responsables politiques doivent à la fois rassurer les acteurs économiques afin qu’ils ne cèdent pas au pessimisme voire la panique.  Le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis a donc estimé dimanche que le processus de reprise de l’économie américaine pourrait s’étendre “jusqu’à la fin de l’an prochain” mais  que ce calendrier serait en partie dicté par la découverte d’un vaccin contre le nouveau coronavirus.

“L’économie se redressera. Cela pourrait prendre un moment (…). Cela pourrait durer jusqu’à la fin de l’an prochain. Nous n’en savons vraiment rien”, a déclaré le patron de la Fed au cours d’une interview à la chaîne CBS qui sera intégralement retransmise dimanche soir dans le cadre de l’émission “60 minutes”. Des extraits en ont été diffusés dans “Face the Nation”, un autre programme de CBS.

“En supposant qu’il n’y aura pas de deuxième vague du coronavirus, je pense qu’on verra l’économie se redresser progressivement au cours du second semestre de cette année. Pour que l’économie retrouve pleinement son rythme de croisière, il faudra que les gens reprennent totalement confiance et il faudra peut-être attendre pour cela l’arrivée d’un vaccin”, a-t-il encore expliqué.

Municipales: installation ici fin mai de conseillers municipaux très mal élus

Municipales installation ici fin mai de conseillers municipaux très mal élus

 

L’installation des nouveaux conseillers municipaux ayant recueilli la majorité nécessaire sera en place fin mai. On se demande de quelle légitimité démocratique ils vont disposer puisque le taux d’abstention a atteint de l’ordre de 56 %. De fait  nombre de ses conseils pourront avoir été élus avec seulement 25 % des voix. Une vraie pantalonnade démocratique qui aurait sans doute mérité de reconsidérer non seulement le second  tour mais aussi le premier .

Dans quelque 30.000 communes (sur 35.000), 431.739 élus avaient vu leur investiture reportée en raison de la crise sanitaire, comme le second tour des municipales. Le mandat des équipes sortantes avait été prolongé.

Les nouveaux élus municipaux entreront en fonction lundi 18 mai, a annoncé le premier ministre mardi, à l’Assemblée nationale. Entre le 23 et le 28 mai, ils choisiront leur maire et leurs adjoints. Le 28 mai à minuit, l’immense majorité (86%) des communes auront donc à leur tête des dirigeants renouvelés pour la mandature 2020-2026. De leur côté, les 154 intercommunalités déjà pourvues d’élus au complet désigneront leur exécutif au plus tard le 8 juin.

Foot : fin de la saison

Foot : fin de la saison

il y a sans doute plus urgent que la question des événements sportifs et notamment du foot. Encore qu’il faille prendre en considération l’impact sur l’activité économique en général. Cette fois ,c’est définitif le Premier ministre a décidé l’arrêt du foot pour la saison en cours aussi bien chez les pros que chez les amateurs. Au plan européen, il n’est même pas certain qu’on parvienne à organiser les phases finales des coupes d’Europe.

La nouvelle était redoutée, attendue et est finalement arrivée. Edouard Philippe a annoncé une fin de saison pour la Ligue 1 et la Ligue 2. En y ajoutant ceux du football amateur, tous les championnats en France sont arrêtés à cause de l’épidémie de Covid-19. La LFP a déclaré dans un communiqué réunir le Bureau du Conseil d’Administration le 30 avril pour étudier les conséquences sportives et économiques de cette décision.

La fin de l’argent liquide ?

 La fin  de l’argent liquide ?

 

Michel Santi, économiste , économiste, évoque  la fin de l’argent liquide et suppose même la fin de la souveraineté des Etats sur la monnaie avec la substitution des monnaies virtuelles. Une hypothèse peut-être un peu hasardeuse car il ne faut sans doute pas confondre le support monétaire avec sa gestion. La fin de l’argent liquide n’est pas une découverte il se pratique déjà de façon massive en Chine par exemple. C’est autre chose que d’imaginer sa substitution par d’innombrables monnaies digitales y compris privées. Une vision un peu ultra libérale voire de type anarchique qui mérite justement la lecture.

 

 

« Je l’annonce depuis plusieurs années : l’usage des espèces – du cash – est en voie de disparition et le Coronavirus achèvera de creuser sa tombe. Il ne set à rien de lutter contre un phénomène inéluctable car l’utilisation des billets de banque aura plus ou moins disparu de nos économies intégrées – y compris de Chine – dans 10 ans. Pour autant, l’avenir n’est pas sombre uniquement pour la monnaie fiduciaire : il l’est également pour le monde de la banque promis à un triste destin, et déclin. De fait, les banques suivront de près le cash dans les oubliettes de la finance, et ce n’est pas l’évolution cataclysmique de leurs valorisations boursières qui me contredira.

 

N’évoquons même pas la fermeture du nombre de branches d’une multitude de banques à travers la planète, des licenciements progressifs au profit de la digitalisation, et bien sûr des taux d’intérêt négatifs qui donnent le coup de grâce à la banque de Papa. Bref, la banque traditionnelle et le compte bancaire tel qu’on le connaît encore aujourd’hui en 2020 auront également tous deux disparus à l’horizon 2030. Que les dubitatifs s’intéressent simplement aux capitalisations dramatiques de Deutsche Bank ou de HSBC et qu’ils veuillent bien les comparer à la plateforme digitale du futur par excellence, Revolut, valorisée à près de 6 milliards de dollars.

Je vous laisse faire les comparaisons chiffrées mais vous conseille vivement de vous asseoir auparavant… Le fait est que les percées technologiques signifient désormais que les services financiers ne sont plus l’exclusivité des banques, ne sont même plus favorables au maintien du système bancaire traditionnel. Les banques centrales elles-mêmes, préoccupées de conserver leur contrôle sur le système monétaire, tentent fébrilement de lancer leur propre monnaie digitale.

Car l’avenir de l’argent consistera en des applications diverses et variées qui seront programmées dans le sens de l’hyper personnalisation où les besoins des consommateurs, leur solvabilité et leur épargne y seront intégrés. C’est la représentation même de l’argent qui est – de manière imminente – sur le point d’être bouleversée, chamboulée et retournée sens dessus-dessous car ce terme d’ »argent » est appelé à englober très prochainement tout ce qui est susceptible d’être échangé pour une valeur quelconque…et même pour nulle valeur directement palpable ou perceptible. Sinon, pourquoi croyez-vous que Mark Zuckerberg se soit lancé dans l’introduction de Libra destinée à être monnayée sur Facebook, sur WhatsApp et sur Instagram ?

Ma prédiction ? Que l’argent de demain ne servira plus seulement à payer votre alimentation et votre essence, mais qu’il deviendra une créature taillée sur mesure pour ces réseaux – pour de multiples réseaux – autorisant les usagers à des transactions ou à de simples interactions pair-à-pair (peer-to-peer). Il est là, le changement, ou plutôt la volte-face du paradigme : l’argent est à présent indissociable de la technologie. L’argent est devenu une Data, et cette Data nous force à modifier du tout au tout notre compréhension et notre façon d’appréhender l’argent. Ce faisant, une autre révolution silencieuse – et majeure – est en train de poindre sous nos yeux et dont il est impératif de prendre conscience.

Un des attributs fondamentaux d’un Etat est d’avoir le contrôle macroéconomique de la zone dont il est responsable et, à cet effet, sa monnaie fut à l’évidence l’instrument idéal pour exercer et maintenir jusque-là sa régulation et son emprise. C’est ainsi que le impôts, libellés dans la monnaie imprimée par l’Etat, représentent un outil formidable de légitimation de cet argent. Un combat de titan, et de dimension historique, se prépare donc entre l’Etat qui utilisera toute sa force de frappe pour conserver ses privilèges et ce monde nouveau qui ne peut prospérer que grâce à la décentralisation absolue.

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(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier «Fauteuil 37» préfacé par Edgar Morin
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Dette de pays pauvres : moratoire jusqu’à fin 2020 (G20)

Dette de pays pauvres  : moratoire jusqu’à fin 2020 (G20)

 

Environ 80 pays pourraient profiter d’une suspension du remboursement des dettes jusqu’à la fin de l’année. Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 se sont en effet accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai et jusqu’à la fin de l’année afin de les aider à faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus en cours.

« Nous nous sommes mis d’accord sur une approche coordonnée avec un échéancier commun fournissant les principales caractéristiques de cette initiative de suspension du service de la dette », écrivent-ils dans un communiqué here.pdf publié à l’issue de leur échange en visioconférence consacré à la pandémie qui a contaminé à ce jour plus de deux millions de personnes dans le monde.

Tous les créanciers publics bilatéraux participeront à cette initiative de suspension de la dette, précisent les ministres et banquiers centraux du G20, dont font partie entre autres la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Ils appellent dans le même temps les créanciers privés à s’accorder sur une initiative sur des termes comparables, et demandent aux banques multilatérales de développement d’étudier les moyens de suspendre le service de la dette.

Ce moratoire durera jusqu’à fin 2020 mais la question d’une éventuelle prolongation sera examinée d’ici la fin de l’année, ajoutent les signataires du communiqué, aussitôt salué par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

L’idée d’un moratoire sur la dette des pays les plus pauvres avait déjà reçu le soutien des pays du G7 mardi mais ces derniers avaient prévenu qu’ils attendaient l’aval de d’autres pays du G20, dont la Chine, principal pays créancier de l’Afrique, en accord avec le groupe de créanciers du Club de Paris.

Selon la France, quelque 76 pays – dont une quarantaine situés en Afrique subsaharienne – sont éligibles à ce moratoire qui pourrait concerner un total de 20 milliards de dollars en 2020.

Confinement pour les personnes âgées jusqu’à la fin de l’année (Union européenne)

Confinement pour les personnes âgées jusqu’à la fin de l’année (Union européenne)

 Une curieuse prise de position très technocratique de la part de la présidente de la commission européenne qui propose de confiner les personnes d’un certain âge jusqu’à la fin d’année ! Il s’agit évidemment d’une proposition qui met en cause les libertés et la démocratie mais qui fait abstraction de la situation concrète de personnes âgées dont certaines effectivement sont fragiles eu égard en particulier aux autres pathologies qui les affectent. S’ils devaient devait y avoir une discrimination, ce n’est certainement pas en fonction de l’âge mais en fonction des risques sanitaires notamment en distinguant les personnes porteuses du virus et celles qui ne le sont pas. Une prise de position démocratiquement très critiquable   de la présidente de la commission et médicalement très discutable car nombre de personnes plus jeunes le plus souvent asymptomatiques vont répandre le virus via  une mobilité accrue « Sans vaccin il faut limiter autant que possible les contacts des seniors ». Pour Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, il ne faut pas prendre de risque dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Dans une interview accordée au journal allemand Bild, Ursula von der Leyen, présidente de la commission européenne estime que tant qu’il n’y a pas de vaccins, il faut respecter le confinement des personnes âgées, sans doute jusqu’à la fin de l’année

Et sur le vaccin, elle renvoie à… la fin de l’année.  »Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux », a assuré la dirigeante allemande de l’exécutif européen, disant « espérer » le développement d’un vaccin par un laboratoire européen « vers la fin de l’année ».

Des masques seulement pour fin avril ! (Macron) et pas pour tout le monde

Des masques seulement pour fin avril ! (Macron) et pas pour tout le monde  

 

Encore un discours de Macron constitué essentiellement de promesses. Il annonce en effet 10 millions de masques par esmaine mais d’ici fin avril seulement. Observons que les seuls  besoins des personnels médicaux et des salariés en contact avec le public se situent à 40 millions. Comment comprendre qu’il faille presque un mois pour satisfaire seulement un quart des besoins des personnels prioritaires. En outre cela ne couvre pas évidemment le besoin des particuliers dont un spécialiste chinois considère qu’il est essentiel pour maîtriser la crise.

“En parallèle, de nouveaux acteurs Faurecia, Michelin, Intermarché, se mobilisent aussi pour produire des masques dans la période et nous aurons ainsi la capacité à produire en France d’ici fin avril environ 15 millions de masques par semaine”, a promis Macron .

Par ailleurs, d’ici “trois à quatre semaines nous aurons la capacité de produire un million de masques par jours” d’autres catégories (hors FFPP) afin de pouvoir fournir des masques à d’autres professions que le personnel soignant auquel les masques chirurgicaux sont pour l’heure réservés, a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que les pouvoirs publics annoncent des commandes massives qui sont malheureusement toujours attendues. De toute façon, le nombre de masques est dérisoire par rapport aux besoins de toute la population. En effet contrairement à ce que affirmait Macron– comme les pouvoirs publics  en général et certains mandarins– le masque n’est nullement inutile pour les personnes dites saines. Pour la bonne raison qu’on ignore totalement qui sont les personnes saines que la plupart sont asymptomatiques et qu’elles transmettent donc potentiellement le virus. Même promesse mais aussi tardive pour les respirateurs avec la commande de 10 000 respirateurs qui n’interviendra pas avant fin mai au mieux.

Concernant les respirateurs, utilisés pour la réanimation des patients, un consortium industriel français réunissant Air Liquide, PSA, Schneider Electric et Valeo “va permettre de produire d’ici mi-mai 10.000 respirateurs”, a précisé Emmanuel Macron, une annonce confirmée par les intéressés ().

L’agence Santé publique France va quant à elle bénéficier d’une enveloppe de quatre milliards d’euros afin de financer les commandes “en médicaments, respirateurs et masques”, a ajouté le chef de l’Etat, précisant que la “priorité aujourd’hui était de produire davantage en France et en Europe”.

“Je veux que d’ici la fin de l’année nous ayons obtenu cette indépendance pleine et entière.” Ce que je veux, est un vœux pieu et encore une fois trop  tardif. Même si Macron condamne par avance les critiques actuelles de sa politique et souhaite le report à plus tard de l’examen des responsabilités du gouvernement.

“Le temps viendra de la responsabilité, ce temps viendra et il est légitime et démocratique et à ce moment-là la transparence complète devra être faite “, a-t-il ajouté. “Mais j’appelle d’abord à la dignité et à l’esprit de responsabilité celles et ceux qui construisent des certitudes avec les connaissances d’aujourd’hui quand ça n’était pas celles d’hier”.

Coronavirus France: un confinement jusqu’à fin avril

Coronavirus France: un confinement jusqu’à fin avril

 

comme d’habitude, le gouvernement s’est servi du parapluie du conseil scientifique pour envisager un confinement prolongé jusqu’à fin avril. On notera que depuis le début de la crise ce parapluie a été bien utile au gouvernement pour ne pas avoir à endosser la responsabilité de mesures impopulaires . Certes ces avis  de scientifiques sont effectivement indispensables  mais ils ne peuvent remplacer la décision politique. En outre, les experts  risquent d’être instrumentalisés. Ainsi en est-il le cas quand le gouvernement affirme que le port du masque pour des personnes supposées saines est inutile ou pour le refus du dépistage systématique. Ceci étant,  le confinement et bien entendu incontournable mais comme dans les pays asiatiques qui ont maîtrisé l’épidémie ce confinement doit s’accompagner de tests de massifs et de capacités de traitement en matériel, en médicaments et en personnel.

Médicalement le confinement et incontournable, toutefois il ne pourra pas durer des mois car l’économie est en train de s’écrouler et on va bientôt assister à des pénuries de biens essentiels pour soigner et nourrir la population. Notons quand même que c’est sur la recommandation paraît-il du même comité d’experts qu’a été autorisé le premier tour des élections municipales le 15 mars ! Compte tenu du peu de crédibilité du gouvernement, les comités d’experts se multiplient.  A se demander à quoi sert l’administration et les grandes institutions spécialisées. Ainsi un “comité analyse recherche et expertise” (CARE), composé de douze chercheurs et médecins, a été par ailleurs installé dans l’après-midi à l’Elysée par Emmanuel Macron en présence du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de la Santé Olivier Véran et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal.

Ce comité sera notamment invité à réfléchir sur les pratiques de “backtracking” qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus.

A l’issue de cette réunion avec le CARE, Olivier Véran a déclaré qu’il n’était pas possible à ce stade de se prononcer sur la durée précise du confinement.

“Lorsque la circulation du virus sera contrôlée, lorsque les hôpitaux auront pu soigner les malades, alors la question du déconfinement, de la levée du confinement pourra être abordée”, a-t-il souligné.“Le principe du confinement, c’est de permettre d’arrêter la circulation du virus et de permettre de donner du temps, des lits, des ressources à nos hôpitaux pour pouvoir traiter les malades, tous les malades”, a expliqué Olivier Véran.

Qui doit travailler ? Mettre fin au grand flou (Charles-René Tandé)

Qui doit travailler ? Mettre fin au grand flou (Charles-René Tandé)

 

 

Charles-René Tandé ,président du conseil de l’Ordre des experts-comptables, met les pieds dans le plat à propos du flou et des contradictions du pouvoir qui d’un côté préconise le confinement  le plus général possible et en même temps souhaite que le maximum d’entreprises continue de travailler. ( Interview dans l’Opinion)

Face à l’effondrement de l’activité dû à la pandémie de Covid-19, les modalités de report des charges fiscales et sociales du mois de mars ont été précisées 72 heures avant la date limite de paiement. Comment les entreprises ont-elles réagi ?

Je tiens d’abord à saluer l’engagement des 21 000 experts-comptables et de leurs 130 000 collaborateurs qui se sont mobilisés pour répondre aux demandes des chefs d’entreprise et reporter les échéances le plus vite possible. Cela n’a pas été simple car il y a eu beaucoup de confusion entre les messages politiques et ceux de l’administration. Beaucoup ont compris que la TVA ferait aussi l’objet d’un report. Ce n’est pas le cas, les échéances devront être honorées. Nous peinons toutefois à bien évaluer le montant de TVA à déclarer pour mars. Il y a tout simplement parfois des difficultés pratiques d’accès aux documents des entreprises, qui ne sont pas toutes passées au 100 % dématérialisé.

Quelles sont les principales interrogations des patrons ?

Le sujet essentiel, c’est de savoir si les salariés peuvent travailler ou pas. La situation est claire pour les entreprises faisant l’objet de l’arrêté de fermeture gouvernemental comme les bars ou les restaurants. Mais pour les autres ? Après les appels du gouvernement au confinement, beaucoup de chefs d’entreprise ont compris qu’ils devaient arrêter. Mais il semble que l’on soit allé un peu trop vite dans le « restez chez vous ». Le message est différent aujourd’hui : les entreprises doivent continuer à travailler en favorisant au maximum le télétravail et en mettant en place, pour les autres, des mesures de distanciation sociale.

La mesure exceptionnelle de chômage partiel a-t-elle été bien comprise ?

Pas vraiment. Beaucoup de chefs d’entreprise se sont interrogés sur la possibilité d’avoir recours au chômage partiel en cas de baisse de leur activité. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a depuis confirmé que ces entreprises sont éligibles à la condition de pouvoir démontrer cette baisse. Nous avons mis une cellule de crise en place avec, pour les professionnels du chiffre, une base d’informations actualisée en temps réel sur les directives gouvernementales.

Comment voyez-vous la suite ?

De gros problèmes vont rapidement apparaître sur la trésorerie des entreprises les plus fragiles. La TVA doit être payée avant mardi et les salaires versés avant le 31 mars. Or, les indemnités d’activité partielle ne tomberont que le 15 avril. Entre deux, la situation va être compliquée.

Pour éviter ces problèmes de trésorerie, 300 milliards d’euros de garanties bancaires ont été promis par l’exécutif…

L’Etat a mis beaucoup sur la table, c’est vrai. Reste à voir comment va être mise en œuvre cette garantie, et notamment comment les banques vont monter les dossiers et dans quel délai. Nous travaillons en plus avec Bpifrance à la mise en place d’un préfinancement de l’activité partielle. Mais si le confinement dure plus d’un mois, nous allons observer de nombreuses faillites. Les entreprises solides, avec des réserves et de la trésorerie, pourront tenir deux mois. Les plus fragiles non. Il est impératif de travailler au cas par cas et de tout mettre en œuvre pour éviter ces faillites et sauver les emplois.

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