Archive pour le Tag 'fin'

Covid: vers la fin de la pandémie en mars ?

Covid: vers la fin de la pandémie en mars ?

 

Interrogé dans un long entretien accordé à l’Express  sur la situation sanitaire dans les mois à venir, Alain Fischer, le «monsieur vaccin» du gouvernement, s’est dit plutôt optimiste. «En mars, nous devrions arriver à un très bon contrôle de la vague actuelle. Une période de calme devrait alors s’ouvrir devant nous», a-t-il déclaré. «Il pourra bien sûr toujours y avoir de nouveaux variants, mais on peut espérer qu’ils seront moins agressifs.»

«Au décours de la vague actuelle, probablement d’ici six semaines, le niveau global de protection de la population sera assez élevé», estime Alain Fischer. «Environ 30 millions de Français se trouvent actuellement complètement vaccinés. Ils seront probablement 45 millions d’ici là, sans compter la protection induite par l’infection. Cela permettra de contrôler la circulation du virus.»

Quant à l’apparition d’un potentiel nouveau variant, Alain Fischer indique qu’il se pourrait bien qu’il soit moins inquiétant que ses prédécesseurs

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

 

Officiellement Montebourg va déclarer forfait pour les présidentielles en raison de l’impossibilité de réunir les 500 signatures d’élus nécessaires. La vérité est sans doute tout autre à savoir que sa candidature n’a jamais réellement pris dans l’opinion. Pour preuve les sondages ne lui attribuent qu’autour de 1 %. Certes Montebourg a soulevé des questions légitimes concernant les délocalisations et la nécessité de réindustrialiser le pays. Le problème chez Montebourg, c’est le manque de crédits de ses propositions. Un manque de pertinence pour ne pas dire de nonchalance dont il a d’ailleurs témoigné quand il était ministre du redressement productif ( la gauche a toujours fait dans l’innovation sémantique ! Moins dans l’innovation opérationnelle).Il faut aussi reconnaître que Macron a bien savonné la planche de Montebourg quand ce dernier était ministre de l’industrie.

Montebourg va donc retourner à son activité mellifère . Arnaud Montebourg n’aurait pas l’intention de soutenir qui que ce soit dans l’immédiat même s’il se sent particulièrement «proche de Fabien Roussel». Certains membres de son équipe de campagne pourraient d’ailleurs rejoindre le candidat communiste. Ses liens sont aussi notoires avec Christiane Taubira qui dirigea son comité de soutien à la primaire de 2011-2012. Il n’y aurait pour autant aucune évidence.( On ne voit pas en effet très bien ce qui rapproche ces deux personnalités).

Covid France : malgré 500 000 à 1 million de contaminés par jour vers la fin de la pandémie ?

Covid France : malgré 500 000 à 1 million de contaminés par jour vers la fin de la pandémie ?

 

 

 

En France , le nombre de contaminations annoncées chaque jour continue évidemment d’inquiéter. En effet officiellement ,ce sont 300 000 personnes par 24 heures qui sont concernées par la contamination. Dans la réalité les chiffres sont notoirement sous-estimés. Le nombre de contaminés se situe  en fait entre 500 000 et 1 millions. De sorte que rapidement une très grande partie de la population sera touchée et permettra selon les experts d’atteindre l’immunité collective .

 Les experts de l’OMS mais aussi de l’Europe ou de la France pense que le pic de contamination est proche dans l’hexagone mais sans dommage significatif supplémentaire puisque au contraire le nombre d’hospitalisés aurait maintenant tendance à diminuer.

 « Je ne serai pas surpris si le pic arrivait dans quelques jours, reconnaît

Mahmoud Zureik, épidémiologiste à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et directeur du groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare. Impossible de dire si ce sera dans 4 jours ou dans une semaine, mais avec le nombre extrêmement élevé de contaminations en ce moment, avec plus de 300.000 cas positifs, mais en réalité plus probablement entre 500.000 et 1 million chaque jour, il y a tellement de Français qui vont être touchés par Omicron que la progression ne peut pas continuer de manière exponentielle très longtemps.»

 D’après ces mêmes experts on passerait donc assez prochainement d’une situation de pandémie que à une situation endémique. En bref des virus vont continuer d’exister mais concerner beaucoup moins de personnes et de régions avec des formes beaucoup moins graves.

Covid Québec : vers la fin de la pandémie ?

Covid Québec : vers la fin de la pandémie ?

 

Le Québec entrevoit la fin de la pandémie et commence à lever les mesures restrictives y compris le retour à l’école des élèves.

«On voit enfin la lumière au bout du tunnel», a affirmé en conférence de presse le Premier ministre québécois François Legault, qui estime que les mesures mises en place en pleine période des fêtes ont permis de freiner le Covid-19.

Le Québec a annoncé jeudi que le couvre-feu instauré le 31 décembre serait levé lundi, et que tous les élèves de la province pourraient faire leur retour à l’école le même jour. Dans le même temps, la province canadienne francophone a décidé de restreindre encore davantage les lieux accessibles aux non-vaccinés: le passeport vaccinal sera dorénavant obligatoire pour se rendre dans un magasin de plus de 1500m2 (hors supermarchés et pharmacie).

 

Présidentielle 2022- Une grève de la « fin de la gauche »

Présidentielle 2022- Une grève de la  « fin de la gauche »

Quelques militants pour l’essentiel des bobos de gauche ont entamé une grève de la faim en faveur d’une candidature unique de la gauche. En fait, ce pourrait être véritablement la grève de la « fin de la gauche ». En effet après les scores catastrophiques de toutes les formations de gauche lors des présidentielles de 2022, il faudra sans doute s’attendre à un véritable big-bang au sein des organisations intéressées dont derrière certaines devraient éclater ou  purement et simplement disparaître, à commencer par le parti socialiste.

 

Le problème de ces militants partisans d’une candidature unique, c’est qu’ils semblent ignorer que la plupart des formations et des leaders de gauche sont opposés à tout concept d’union. Une union par ailleurs impossible du fait des divergences inconciliables entre bobo gauchiste, bobo écolo, bobo communiste ou encore bobo socialiste

 

L’opinion a d’ailleurs déjà tranché puisque les sondages n’accordent qu’un ridicule score de 2,5 % à l’une des candidates à cette union à savoir Christiane Taubira. Une candidate qui justement incarne sans doute le mieux cette contradiction fondamentale de la gauche qui consiste à concilier une posture de bobo bourgeoise élitiste avec des propos radicaux complètement coupés de la sociologie des couches moyennes et populaires.

 

Une situation également bien illustrée par Sandrine Rousseau, l’écolo gauchiste convaincue de l’éco féminisme et du wokisme  complètement inculte sur des questions socio-économiques mais très en pointe sur des sociétales dont d’ailleurs elle ne connaît pas grand-chose.

 

Bref les nouveaux évangélistes de la gauche radicale qui ressemble beaucoup aux anciens évangélistes maoïstes radicaux des années 70 ( depuis souvent recasés à droite).

2022- Une grève de la « fin de la gauche »

2022- Une grève de la  « fin de la gauche »

Quelques militants pour l’essentiel des bobos de gauche ont entamé une grève de la faim en faveur d’une candidature unique de la gauche. En fait, ce pourrait être véritablement la grève de la « fin de la gauche ». En effet après les scores catastrophiques de toutes les formations de gauche lors des présidentielles de 2022, il faudra sans doute s’attendre à un véritable big-bang au sein des organisations intéressées dont derrière certaines devraient éclater ou  purement et simplement disparaître, à commencer par le parti socialiste.

 

Le problème de ces militants partisans d’une candidature unique, c’est qu’ils semblent ignorer que la plupart des formations et des leaders de gauche sont opposés à tout concept d’union. Une union par ailleurs impossible du fait des divergences inconciliables entre bobo gauchiste, bobo écolo, bobo communiste ou encore bobo socialiste

 

L’opinion a d’ailleurs déjà tranché puisque les sondages n’accordent qu’un ridicule score de 2,5 % à l’une des candidates à cette union à savoir Christiane Taubira. Une candidate qui justement incarne sans doute le mieux cette contradiction fondamentale de la gauche qui consiste à concilier une posture de bobo bourgeoise élitiste avec des propos radicaux complètement coupés de la sociologie des couches moyennes et populaires.

 

Une situation également bien illustrée par Sandrine Rousseau, l’écolo gauchiste convaincue de l’éco féminisme et du wokisme  complètement inculte sur des questions socio-économiques mais très en pointe sur des sociétales dont d’ailleurs elle ne connaît pas grand-chose.

 

Bref les nouveaux évangélistes de la gauche radicale qui ressemble beaucoup aux anciens évangélistes maoïstes radicaux des années 70 ( depuis souvent recasés à droite).

Une grève de la » fin de la gauche »

Une grève de la » fin de la gauche »

Quelques militants pour l’essentiel des bobos de gauche ont entamé une grève de la faim en faveur d’une candidature unique de la gauche. En fait, ce pourrait être véritablement la grève de la « fin de la gauche ». En effet après les scores catastrophiques de toutes les formations de gauche lors des présidentielles de 2022, il faudra sans doute s’attendre à un véritable big-bang au sein des organisations intéressées dontderrière certaines devraient éclater ou  purement et simplement disparaître, à commencer par le parti socialiste.

 

Le problème de ces militants partisans d’une candidature unique, c’est qu’ils semblent ignorer que la plupart des formations et des leaders de gauche sont opposés à tout concept d’union. Une union par ailleurs impossible du fait des divergences inconciliables entre bobo gauchiste, bobo écolo, bobo communiste ou encore bobo socialiste

 

L’opinion a d’ailleurs déjà tranché puisque les sondages n’accordent qu’un ridicule score de 2,5 % à l’une des candidates à cette union à savoir Christiane Taubira. Une candidate qui justement incarne sans doute le mieux cette contradiction fondamentale de la gauche qui consiste à concilier une posture de bobo bourgeoise élitiste avec des propos radicaux complètement coupés de la sociologie des couches moyennes et populaires.

 

Une situation également bien illustrée par Sandrine Rousseau, l’écolo gauchiste convaincue de l’éco féminisme et du wokisme  complètement inculte sur des questions socio-économiques mais très en pointe sur des sociétales dont d’ailleurs elle ne connaît pas grand-chose.

 

Bref les nouveaux évangélistes de la gauche radicale qui ressemble beaucoup aux anciens évangélistes maoïstes radicaux des années 70 ( depuis souvent recasés à droite).

COVID- PASS VACCINAL D’ICI FIN JANVIER: beaucoup trop tard

COVID- PASS VACCINAL D’ICI FIN JANVIER: beaucoup trop tard

Une nouvelle fois le gouvernement se félicite d’une mesure qui va se révéler beaucoup trop tardive. En effet ,il est probable que les pouvoirs publics seront rapidement débordés par l’envol des statistiques du faite notamment de la prolifération du variant Omicron. Pour répondre à l’actuel crise sanitaire qui pour l’instant est surtout imputable aux variant Delta ,le gouvernement sort de sa poche un pass  vaccinal pour remplacer le pass sanitaire.

 

Tout cela pour ne pas fâcher l’opinion publique et éviter d’avoir à déclarer que la vaccination est obligatoire pour tous. Un manque de lucidité et de courage en même temps. En outre le gouvernement pense pouvoir faire adopter par le Parlement cette mesure d’ici fin janvier. Là encore, un calendrier beaucoup trop tardif. En effet en février on pourrait atteindre des chiffres de 100 000 contaminés voire davantage par jour sans parler évidemment des soins intensifs qui vont bloquer les hôpitaux.

 

Si par hypothèse le pass vaccinal était adopté fin janvier il n’entrerait en application qu’au mois de mars là où par exemple le Royaume-Uni s’attend à des poussées de contamination jusqu’à 200 000 par jour.

 

Au lieu de multiplier les interventions télévisées inutiles et les fausses mesures restrictives, le gouvernement ferait bien de prendre la dimension de l’ampleur de la catastrophe sanitaire et d’imposer enfin à tous des règles de protection impératives . Et notamment de déclarer la vaccination obligatoire.

Sahel-Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Sahel-Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Signe notamment des incertitudes sur l’avenir de l’opération Barkhane, Emmanuel Macron vient de reculer la visite prévue au Mali où il devait rencontrer des militaires putschistes. La question se pose de la fin de l’opération Barkhane du fait de la réduction relativement drastique d’effectifs déjà complètement inadaptés à la situation. Ainsi la force Barkhane comprenait environ 5000 hommes pour couvrir un territoire 10 fois grand comme la France. Désormais ,on a décidé de réduire la voilure et de ramener les effectifs à autour de 3000 en abandonnant par exemple la zone de Tombouctou.
La fin de l’opération Bakhane -ou sa  réduction à pas grand-chose- devrait interroger sur la stratégie militaire française capable seulement de déployer 5000 militaires là où il en faudrait 150 000. De ce point de vue la suppression du service militaire a constitué une grave erreur stratégique dans la mesure où  les conflits futurs ne seront pas limités à la « guerre des étoiles » ou des drones  mais à la guerre sur le terrain tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Bref l’opération Barkhane telle qu’elle est dans sa nature tout autant que dans son volume n’a plus guère de sens. En outre, elle rencontre de plus en plus d’hostilité  d’une population manœuvrée par des pays extérieurs comme la Chine ou la Russie sans parler des manipulateurs extrémistes locaux qui pensent récupérer à leur compte leur pouvoir. Un article  l’Opinion dJean-Dominique Merchet (extrait)
Depuis les annonces présidentielles du 11 juin dernier, on sait que Barkhane va réduire la voilure et se reconfigurer. Ce mardi 14 décembre, a marqué une étape symbolique avec le départ des troupes françaises de Tombouctou : après Kidal et Tessalit, Barkhane a quitté le Nord malien pour se concentrer uniquement dans le centre-Nord (Gao, Gossi, Menaka). Les bases quittées sont transférées aux forces armées maliennes (Fama) et aux casques bleus de la Minusma. Les effectifs français redéployés depuis les trois bases du Nord ne sont pas très importants, de l’ordre de 425.

La mission de Barkhane (ou de son futur nom de baptême) va évoluer : «Nous allons passés du combat direct contre les groupes armés terroristes (GAT) à un partenariat militaire de combat avec les armées locales» indique l’état-major des armées. «Il n’y aura plus de gros déploiement de bataillons français, de groupements tactiques, sur le terrain. Nous accompagnerons les armées partenaires», notamment avec la task force européenne Takuba, qui reste au sein de Barkhane. Toutefois, les opérations de contre-terrorisme visant à l’élimination des chefs des GAT se poursuivront en national.
Barkhane a deux «axes» : «la lutte contre les GAT et la montée en puissance des armées partenaires», indique l’état-major.
«La France reste au Sahel, la France n’abandonne pas le Sahel», martèle l’armée française, qui «n’a pas observé de déploiement de Wagner», la société militaire privée russe, au Mali.
Actuellement, Barkhane, c’est 4800 hommes, une quarantaine d’aéronefs (dont six drones Reapers) et 780 véhicules. La base de Niamey, au Niger, prend une importance de plus en plus grande, de part sa proximité avec la zone d’opérations «des trois frontières», mais aussi parce que c’est au Niger, un pays politiquement plus proche de la France que ne l’est désormais le Mali.
Quels seront demain les effectifs français de Barkhane ? «L’objectif est d’être à 3000 à l’été ou à la fin 2023» entend-on à l’EMA où l’on reconnaît que «la décrue est moins rapide qu’annoncée». D’autres chiffres et d’autres dates, rapportés par l’AFP, circulent. En réalité, ils semblent que les armées avancent en marchant… «Cela dépend beaucoup de la contribution des Européens à Takuba», indique l’EMA. «Par exemple, si les Suédois maintiennent leurs 150 hommes avec leurs trois hélicoptères, nous ne serons pas obligés de mettre 150 Français».

Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Barkhane: Vers la fin de l’opération  ?

Signe notamment des incertitudes sur l’avenir de l’opération Barkhane, Emmanuel Macron vient de reculer la visite prévue au Mali où il devait rencontrer des militaires putschistes. La question se pose de la fin de l’opération Barkhane du fait de la réduction relativement drastique d’effectifs déjà complètement inadaptés à la situation. Ainsi la force Barkhane comprenait environ 5000 hommes pour couvrir un territoire 10 fois grand comme la France. Désormais ,on a décidé de réduire la voilure et de ramener les effectifs à autour de 3000 en abandonnant par exemple la zone de Tombouctou.
La fin de l’opération Bakhane -ou sa  réduction à pas grand-chose- devrait interroger sur la stratégie militaire française capable seulement de déployer 5000 militaires là où il en faudrait 150 000. De ce point de vue la suppression du service militaire a constitué une grave erreur stratégique dans la mesure où  les conflits futurs ne seront pas limités à la « guerre des étoiles » ou des drones  mais à la guerre sur le terrain tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Bref l’opération Barkhane telle qu’elle est dans sa nature tout autant que dans son volume n’a plus guère de sens. En outre, elle rencontre de plus en plus d’hostilité  d’une population manœuvrée par des pays extérieurs comme la Chine ou la Russie sans parler des manipulateurs extrémistes locaux qui pensent récupérer à leur compte leur pouvoir. Un article  l’Opinion dJean-Dominique Merchet (extrait)
Depuis les annonces présidentielles du 11 juin dernier, on sait que Barkhane va réduire la voilure et se reconfigurer. Ce mardi 14 décembre, a marqué une étape symbolique avec le départ des troupes françaises de Tombouctou : après Kidal et Tessalit, Barkhane a quitté le Nord malien pour se concentrer uniquement dans le centre-Nord (Gao, Gossi, Menaka). Les bases quittées sont transférées aux forces armées maliennes (Fama) et aux casques bleus de la Minusma. Les effectifs français redéployés depuis les trois bases du Nord ne sont pas très importants, de l’ordre de 425.

La mission de Barkhane (ou de son futur nom de baptême) va évoluer : «Nous allons passés du combat direct contre les groupes armés terroristes (GAT) à un partenariat militaire de combat avec les armées locales» indique l’état-major des armées. «Il n’y aura plus de gros déploiement de bataillons français, de groupements tactiques, sur le terrain. Nous accompagnerons les armées partenaires», notamment avec la task force européenne Takuba, qui reste au sein de Barkhane. Toutefois, les opérations de contre-terrorisme visant à l’élimination des chefs des GAT se poursuivront en national.
Barkhane a deux «axes» : «la lutte contre les GAT et la montée en puissance des armées partenaires», indique l’état-major.
«La France reste au Sahel, la France n’abandonne pas le Sahel», martèle l’armée française, qui «n’a pas observé de déploiement de Wagner», la société militaire privée russe, au Mali.
Actuellement, Barkhane, c’est 4800 hommes, une quarantaine d’aéronefs (dont six drones Reapers) et 780 véhicules. La base de Niamey, au Niger, prend une importance de plus en plus grande, de part sa proximité avec la zone d’opérations «des trois frontières», mais aussi parce que c’est au Niger, un pays politiquement plus proche de la France que ne l’est désormais le Mali.
Quels seront demain les effectifs français de Barkhane ? «L’objectif est d’être à 3000 à l’été ou à la fin 2023» entend-on à l’EMA où l’on reconnaît que «la décrue est moins rapide qu’annoncée». D’autres chiffres et d’autres dates, rapportés par l’AFP, circulent. En réalité, ils semblent que les armées avancent en marchant… «Cela dépend beaucoup de la contribution des Européens à Takuba», indique l’EMA. «Par exemple, si les Suédois maintiennent leurs 150 hommes avec leurs trois hélicoptères, nous ne serons pas obligés de mettre 150 Français».

Covid France: Vers les 80 000 cas d’ici la fin du mois

Covid France: Vers les 80 000 cas d’ici la fin du mois

linkedin sharing button
Compte tenu de la tendance, il faut s’attendre à environ 80 000 cas d’ici la fin du mois et à plus de 100 000 au début de janvier. Un chiffre qui pourrait doubler lorsque le nouveau variant Omicron deviendra dominant par rapport aux variants actuels Delta. Ce  jeudi 16 décembre 2021, 121.171 morts au total et +60.866 nouveaux cas confirmés en 24h.

 En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 8.460.712 cas confirmés soit +60.866 en 24h.

On recense ce jeudi 16 décembre 2021 : 121.171 morts au total, +188 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 27.014 (+23) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 94.157 (+165 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,18 le taux d’incidence à 515,40 et la tension hospitalière à 56,0 %. Le taux de positivité est à 7,3 %.

La France compte actuellement 15.142 (+80) personnes hospitalisées et 2.832 (-11) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 2.943 (+2) hospitalisées, 554 (-6) en réanimation et +28 décès en 24h
  • Grand Est : 1.385 (+10) hospitalisés, 265 (-7) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.200 (+13) hospitalisés, 243 (+1) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.862 (+9) hospitalisés, 359 (+1) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.982 (+59) hospitalisé, 359 (+10) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Bretagne: 460 (+2) hospitalisés, 62 (+4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Normandie : 657 (+7) hospitalisés, 85 (+1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.021 (-23) hospitalisés, 215 (-6) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 543 (-1) hospitalisés, 103 (-7) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Occitanie: 1.368 (+25) hospitalisés, , 276 (-8) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 515 (-5) hospitalisés, 106 (+5) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 753 (+16) hospitalisés, 121 (-3) en réanimation et +9 décès en 24h

Sahel : Vers la fin de l’opération Barkhane  ?

Sahel : Vers la fin de l’opération Barkhane  ?

La question se pose de la fin de l’opération Barkhane du fait de la réduction relativement drastique d’effectifs déjà complètement inadaptés à la situation. Ainsi la force Barkhane
comprenait de l’art de 5000 hommes pour courir un territoire 10 fois grand comme la France. Désormais on a décidé de réduire la voilure et de ramener les effectifs à autour de 3000 en abandonnant par exemple la zone de Tombouctou. Bref l’opération barkhane telle qu’elle est dans sa nature tout autant que dans son volume n’a plus guère de sens. En outre, elle rencontre de plus en plus d’hostilité  d’une population manœuvrée par des pays extérieurs comme la Chine ou la Russie sans parler des manipulateurs extrémistes locaux qui pensent récupérer à leur compte leur pouvoir. Un article  l’Opinion dJean-Dominique Merchet (extrait)
Depuis les annonces présidentielles du 11 juin dernier, on sait que Barkhane va réduire la voilure et se reconfigurer. Ce mardi 14 décembre, a marqué une étape symbolique avec le départ des troupes françaises de Tombouctou : après Kidal et Tessalit, Barkhane a quitté le Nord malien pour se concentrer uniquement dans le centre-Nord (Gao, Gossi, Menaka). Les bases quittées sont transférées aux forces armées maliennes (Fama) et aux casques bleus de la Minusma. Les effectifs français redéployés depuis les trois bases du Nord ne sont pas très importants, de l’ordre de 425.

La mission de Barkhane (ou de son futur nom de baptême) va évoluer : «Nous allons passés du combat direct contre les groupes armés terroristes (GAT) à un partenariat militaire de combat avec les armées locales» indique l’état-major des armées. «Il n’y aura plus de gros déploiement de bataillons français, de groupements tactiques, sur le terrain. Nous accompagnerons les armées partenaires», notamment avec la task force européenne Takuba, qui reste au sein de Barkhane. Toutefois, les opérations de contre-terrorisme visant à l’élimination des chefs des GAT se poursuivront en national.
Barkhane a deux «axes» : «la lutte contre les GAT et la montée en puissance des armées partenaires», indique l’état-major.
«La France reste au Sahel, la France n’abandonne pas le Sahel», martèle l’armée française, qui «n’a pas observé de déploiement de Wagner», la société militaire privée russe, au Mali.
Actuellement, Barkhane, c’est 4800 hommes, une quarantaine d’aéronefs (dont six drones Reapers) et 780 véhicules. La base de Niamey, au Niger, prend une importance de plus en plus grande, de part sa proximité avec la zone d’opérations «des trois frontières», mais aussi parce que c’est au Niger, un pays politiquement plus proche de la France que ne l’est désormais le Mali.
Quels seront demain les effectifs français de Barkhane ? «L’objectif est d’être à 3000 à l’été ou à la fin 2023» entend-on à l’EMA où l’on reconnaît que «la décrue est moins rapide qu’annoncée». D’autres chiffres et d’autres dates, rapportés par l’AFP, circulent. En réalité, ils semblent que les armées avancent en marchant… «Cela dépend beaucoup de la contribution des Européens à Takuba», indique l’EMA. «Par exemple, si les Suédois maintiennent leurs 150 hommes avec leurs trois hélicoptères, nous ne serons pas obligés de mettre 150 Français».

Covid-19 : fêtes de fin d’année au ralenti (conseil scientifique)

Covid-19 :  fêtes de fin d’année au ralenti (conseil scientifique)

Pour faire simple conseil scientifique recommande de ne pas organiser de repas collectifs. En effet, les festivités risquent d’être l’occasion d’un nouveau grand brassage des populations et d’une nouvelle flambée des contaminations comme des cas graves. À l’approche des fêtes de fin d’année, le Conseil scientifique détaille donc , dans un avis daté du 8 décembre et publié par le ministère de la Santé lundi 13 décembre, une série de mesures à appliquer dans la sphère privée face à l’épidémie de Covid-19.

Pour les « réunions familiales de type repas de Noël », le Conseil scientifique recommande notamment de « limiter le nombre de participants, de s’assurer que les personnes fragiles ont bien reçu leur dose de rappel, d’aérer régulièrement les locaux et de pratiquer un autotest le jour même, ou un test antigénique la veille ou le jour même de l’événement ».

Les autorités de santé s’attendent à une  »augmentation des admissions hospitalières de patients », en lien avec la cinquième vague causée par le variant Delta. Un pic d’admissions supérieur à 2 000 par jour est attendu, soit un niveau proche de celui observé lors de la deuxième vague à l’automne 2020. À cela s’ajoute l’émergence du variant Omicron, qui « se répand extrêmement rapidement ».

Face à cette  »double menace », le Conseil scientifique conseille de diminuer ses contacts et de ne pas sortir si on est symptomatique. Il recommande également de « renoncer immédiatement à tout rassemblement collectif en lieu clos où le port du masque n’est pas possible ou approprié au format, en particulier tous les rassemblements avec consommation de boisson et de nourriture. »

 

Politique- » Classes populaires « : fin ou mutation

Politique- » Classes populaires « : fin ou mutation

 

Il existe une « incapacité persistante », de la part des partis politiques et notamment de gauche, à comprendre les frontières, les transformations et les divisions d’un monde populaire beaucoup plus divers qu’autrefois, estime le directeur du think tank Terra Nova dans une tribune au « Monde ».

 

Visiblement la gauche politique à des difficultés à appréhender l’évolution sociologique des couches qu’elle est supposée représenter. On est un ainsi passé d’une sémantique à une autre pour parler d’abord de prolétariat, de classe ouvrière, puis de classes populaires sans pour autant clarifier l’évolution. Aujourd’hui on devrait sans doute parler davantage de couches moyennes relativement paupérisées et surtout plombées par les dépenses contraintes dont celles relatives au logement dans les métropoles.

 

Voilà plus de dix ans que la gauche est accusée d’avoir « abandonné les classes populaires ». Ce faisant, elle aurait délibérément brisé son socle électoral historique et organisé sa propre déroute. Ceux qui adhèrent à ce récit prétendent en avoir trouvé la preuve dans la publication, en mai 2011, d’un rapport de Terra Nova sur la stratégie électorale de la gauche qui lui conseillait de rechercher les suffrages des jeunes, des femmes, des diplômés, des minorités et des quartiers populaires plutôt que ceux des ouvriers et des employés.

J’ai, dès mon arrivée à Terra Nova, pris mes distances avec ce rapport, mais la polémique qu’il a suscitée masque, aujourd’hui encore, un fait qui empêche la gauche de renouveler son assise : une incapacité persistante à comprendre les frontières et les transformations du monde populaire. C’est cette difficulté qui était le plus problématique dans l’analyse de Terra Nova, comme chez la plupart de ses contradicteurs, et qui transparaît, aujourd’hui encore, dans l’ensemble des discours politiques.

Commençons par les ouvriers, composante longtemps hégémonique des classes populaires dans l’imaginaire collectif. La tendance des dernières décennies est clairement au déclin : les ouvriers représentent aujourd’hui 20 % de l’emploi total, soit 10 points de moins qu’au début des années 1980 et 20 points de moins qu’à la fin des années 1950. Le monde ouvrier s’éloigne en outre de l’industrie : si les ouvriers qualifiés (fraiseurs, chaudronniers…) n’ont pas trop mal résisté, les ouvriers non qualifiés sont passés, en quarante ans, de près de 30 % de l’emploi ouvrier à 15 % environ. Les deux tiers des ouvriers d’aujourd’hui ne travaillent plus dans le secteur industriel.

De fait, l’identification des ouvriers aux prolétaires des grands ateliers industriels d’antan relève de la persistance rétinienne d’une gauche nostalgique. Si elle veut renouer avec les ouvriers d’aujourd’hui, il ne lui suffira pas de parler au monde de l’usine ou de faire des gammes sur la réindustrialisation (projet essentiel, mais pour d’autres raisons). Qu’ils soient chauffeurs, cuisiniers ou maçons, la majorité des emplois d’ouvriers se trouve en effet aujourd’hui dans des entreprises de plus petite taille où la socialisation des expériences de travail est moins aisée, les interactions avec les autres catégories plus diversifiées et les syndicats souvent absents. Le sentiment d’appartenance au monde ouvrier s’est d’ailleurs affaibli : au début des années 2010, un quart seulement des ouvriers se considérait encore comme appartenant à la « classe ouvrière ». Celle-ci n’a pas seulement perdu en nombre et en cohérence : elle s’est aussi dépouillée d’une conscience d’elle-même et des grands récits qui lui donnaient forme.

Covid : un chiffre catastrophique d’ici la fin de l’année

Covid : un chiffre catastrophique d’ici la fin de l’année

 

Comme la indiqué Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement « Cette cinquième vague démarre de façon  fulgurante ».

En moyenne sur sept jours, le nombre de cas quotidiens a presque doublé en une semaine : le chiffre était de 18.189, contre 10.023 sept jours plus tôt. Cela représente une progression de 81,4 %. Le taux d’incidence est passé brutalement de 50 à 200 cas quotidiens pour 100 000 habitants. À ce rythme on pourrait atteindre 50 à 70 000 cas de contamination d’ici la fin de l’année voire davantage avec le brassage des populations de Noël.

À terme cela aura pour conséquence de provoquer un nouvel embouteillage dans les hôpitaux au début de l’année 2022.

Le nombre de patients Covid hospitalisés en soins critiques est « relativement stable », a indiqué ce lundi le patron de l’AP-HP Martin Hirsch. Si une augmentation doit se produire, elle aurait lieu plutôt avant « fin décembre ou en janvier », prévient-il.

« Le nombre de patients hospitalisés n’augmente pas trop rapidement », a assuré sur France Inter le directeur général de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris. « Pour les soins critiques, il est relativement stable depuis 15 jours », a-t-il ajouté. Alors que le taux d’incidence a augmenté de plus de 200 % depuis le début du mois de novembre, le nombre de patients hospitalisés n’a, lui, augmenté que de 16 %.

La tension sur les hôpitaux risque néanmoins de s’intensifier. Ils doivent en effet s’attendre à « un impact important » avant la fin de l’année, alerte Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique. Selon lui, les nouvelles admissions pourraient alors grimper à « 1.000 voire 1.500 par jour », soit un pic supérieur à celui atteint à la fin du mois d’août, lorsque cet indicateur s’élevait en moyenne à 900.

 

 

La fin du parti socialiste

Le  politologue Gérard Grunberg*, directeur du site Telos, prévoit la fin du PS. (intreview JDD)

Dans certains sondages, les gauches, toutes tendances confondues, oscillent entre 24 et 29 % des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. Comment expliquer cette faiblesse historique?
Cette faiblesse date de 2017 : à l’élection présidentielle, les gauches rassemblaient 28 %, contre 44 % en 2012. Il s’agit du niveau le plus faible depuis 1969. Cet effondrement est dû essentiellement au recul du parti socialiste, passé dans le même temps de 29 % à 6 %, et qui se situe encore aujourd’hui à ce niveau. Ça résulte de deux phénomènes : la moitié de cet électorat, plutôt social-libéral, a suivi Macron en 2017, tandis qu’une partie votait pour Mélenchon. Globalement, tandis que la gauche pourrait perdre près de 20 points entre 2012 et 2022, l’extrême droite en gagnerait plus de dix, dépassant 30 % (et 50 % chez les classes populaires). Dans la mesure où le candidat socialiste obtenait 6 % en 2017 sans la présence d’un candidat écologiste, les 5% d’Anne Hidalgo, concurrencée en 2022 par Yannick Jadot, n’ont rien d’étonnant. Ils ne font que confirmer la réalité du réalignement électoral de 2017.

Pourquoi la gauche est-elle aussi atomisée?
La gauche a toujours été plurielle. Son atomisation actuelle est due au fait, nouveau, qu’aucun parti ne peut y exercer un leadership, et donc œuvrer à son unité comme jadis le PS.

La chute du PS et de la gauche est-elle irréversible?

Faible et divisée, sans leader, la gauche n’est plus un acteur central du système politique français, comme elle l’a été sous Mitterrand. Pour le PS, cette chute est inexorable. Il y a de grandes chances que le parti tel qu’il est aujourd’hui, après avoir perdu deux tiers de son électorat en 2017, ne puisse pas rebondir. Il n’a pas d’alliés, ni d’offre politique renouvelée, une partie de son socle est passée chez Macron, et une autre chez les écolos… Si Anne Hidalgo totalise moins de 5 % des voix au premier tour, le parti devra payer ses frais de campagne alors qu’il est déjà exsangue. Cette déroute financière ajoutera un handicap énorme.

La social-démocratie française est-elle définitivement morte?
Le PS n’a jamais été véritablement un parti social-démocrate. Né marxiste et longtemps dominé par un PC qui était, lui, un grand parti ouvrier, il n’a jamais fait son Bad-Godesberg, le congrès du parti allemand (SPD) qui a rompu avec le marxisme en 1959 et a adopté le principe de l’économie sociale de marché. Ce qui lui a permis de donner la priorité à l’exercice du pouvoir, assumant ses compromis avec le libéralisme économique et acceptant de nouer des alliances sur sa droite. Le PS a toujours souffert du remords du pouvoir, n’estimant légitime que les alliances passées sur sa gauche et reniant dans l’opposition les compromis passés lorsqu’il était au pouvoir. Il a perdu cette ambition du pouvoir que lui avait inculquée François Mitterrand. En même temps, l’union de la gauche est morte. Le PS est donc non seulement faible, mais aussi isolé et sans stratégie. Ce PS-là aura bien du mal à reconquérir son statut de parti de gouvernement. Certes, les leaders socialistes se revendiquent sociaux-démocrates. Ont-ils compris qu’ils ne le sont qu’à demi ?

Dans d’autres pays européens, la social-démocratie se porte plutôt bien…
Comparée au socialisme français, il est clair qu’elle ne se porte pas trop mal en Europe occidentale. Ses résultats se situent entre 20 % et 36 %. Cependant, dans la plupart des pays, elle a perdu la position dominante qu’elle a pu occuper par le passé. Ces partis sont donc amenés à former des coalitions, plus souvent à droite qu’à gauche. Au Portugal, l’union de la gauche dirigée par les socialistes vient de se briser. En Espagne, les sondages montrent que la coalition du PSOE avec Podemos est en danger. En revanche, en Allemagne, le SPD est en situation de gouverner après les récentes élections, mais il lui faudra s’allier avec les Verts et le parti libéral. En Italie, le Parti démocrate participe à un gouvernement d’union nationale comprenant les populistes, la Ligue et le parti de Berlusconi, et qui est dirigé par un « technicien », Mario Draghi, ancien président de la BCE et ex-cadre de Goldman Sachs. La social-démocratie ne dirige au total que trois, peut-être bientôt quatre, gouvernements.

 

Le récit écologique a-t-il pris le leadership sur le récit social-démocrate?
Oui, c’est certain. La préoccupation écologique est devenue majeure dans l’électorat. Il n’est pas évident cependant que le parti écologiste (EELV) soit en mesure de profiter pleinement de cette situation. Son centre de gravité est plus à gauche que l’électorat écologiste potentiel. Il n’a jamais considéré que l’exercice du pouvoir était une priorité. Il est divisé entre ceux qui tendent la main à Mélenchon et ceux qui souhaiteraient ouvrir le parti et le positionner comme un futur parti de gouvernement. Sa stratégie n’est donc pas clairement lisible. En outre, sa focalisation historique sur le combat antinucléaire ne lui est pas nécessairement bénéfique.

Yannick Jadot et Anne Hidalgo pourraient-ils s’associer pour la présidentielle?
Non, et pour une raison simple : la logique du premier tour de l’élection présidentielle, c’est « la guerre de tous contre tous ». Il n’y a pas de raison que EELV, qui en 2017 avait soutenu le candidat socialiste, fasse de même en 2022, d’autant que son candidat dépasse la candidate socialiste dans les sondages. Quant au PS, l’absence d’une candidature socialiste diviserait gravement le parti et signerait sa fin. Hidalgo et Jadot ont affirmé l’un et l’autre qu’ils iraient jusqu’au bout. Ajoutons que si les deux partis peuvent s’entendre sur certains points, ils présentent sur d’autres de larges désaccords.

* Auteur, avec Alain Bergounioux, de L’Ambition et le remords – Les socialistes français et le pouvoir 1905-2005 (Fayard, 2005)

La fin du mystère des cryptomonnaies ?

La fin du mystère des cryptomonnaies ?

La plateforme, qui brasse 76 milliards de dollars par jour, n’a ni adresse officielle ni licence. Mais les régulateurs ont décidé de siffler la fin de la récréation par Par Patricia Kowsmann  du  The Wall Street Journal. 

la fin du mystère des cryptomonnaies ?

Pas de siège social, pas d’adresse officielle, pas de licence dans les pays où elle est présente et un patron qui, jusqu’à récemment, refusait de dire où il habite : la plus grosse Bourse de cryptomonnaies au monde est un mystère.

Lancé il y a quatre ans, cet équivalent des Bourses de Londres, New York et Hong Kong combinées règne sur le monde des monnaies virtuelles. Après des débuts fulgurants, Binance traite aujourd’hui l’équivalent de 76 milliards de dollars de transactions de bitcoins et autres ethers par jour, soit plus que ses quatre principaux concurrents réunis, selon le fournisseur de données CryptoCompare.

Mais, pour Binance en particulier et le secteur des cryptomonnaies en général , l’ère de la croissance débridée et de l’absence de réglementation touche à sa fin.

Les autorités sont en effet de plus en plus nombreuses à estimer que les actifs numériques, jusqu’à récemment considérés comme une mode, ont pris une ampleur telle qu’ils sont désormais d’importance systémique. Lors d’une allocution prononcée le mois dernier, Jon Cunliffe, membre de la Banque d’Angleterre, a évoqué la crise des subprimes de 2008, puis les cryptomonnaies en disant que « quand quelque chose dans le système financier se développe de façon très rapide et sans véritable réglementation, les autorités chargées de la stabilité financière doivent en prendre note ».

De toutes les plateformes, Binance est celle qui intéresse le plus les régulateurs. Ces derniers mois, les autorités d’une dizaine de pays ont averti les utilisateurs que cette bourse n’était ni immatriculée ni autorisée à fournir toute une liste de services.

La Securities and Exchange Commission (SEC) s’intéresse ainsi à son fonctionnement aux Etats-Unis, où Binance est enregistrée dans plusieurs Etats. Le gendarme de la bourse américaine a demandé des informations à la filiale locale de l’entreprise, notamment au sujet de ses liens avec sa maison mère, a indiqué un responsable. De son côté, comme l’avait rapporté l’agence Bloomberg News, le département de la Justice se penche sur d’éventuelles complicités de blanchiment d’argent.

Ni la SEC ni le département de la Justice n’ont souhaité commenter.

Le marché américain fait figure de test grandeur nature pour la plateforme d’échanges de cryptomonnaies, qui a indiqué qu’elle espérait faire entrer sa filiale américaine en bourse d’ici quelques années. L’ex-régulateur recruté pour développer l’entité américaine, baptisée Binance.US, a néanmoins démissionné en août dernier, trois mois après son embauche.

De leur côté, certains anciens dirigeants se sont inquiétés du risque que les données de la Bourse américaine finissent entre les mains de codeurs chinois, car c’est en Chine que Binance a été créée. Faisant référence aux efforts de l’administration Trump pour interdire le réseau social TikTok de peur que Pékin ait accès aux données des clients, ils ont estimé que cela pourrait engendrer des problèmes similaires.

« Notre entreprise n’a rien à se reprocher. Moins de 2 % de la population mondiale utilise actuellement des cryptomonnaies. Donc pour attirer les 98 % restants, il faut qu’on soit réglementés »

Politique- » Classes populaires » : fin ou mutation

Politique- » Classes populaires » : fin ou mutation

 

Il existe une « incapacité persistante », de la part des partis politiques et notamment de gauche, à comprendre les frontières, les transformations et les divisions d’un monde populaire beaucoup plus divers qu’autrefois, estime le directeur du think tank Terra Nova dans une tribune au « Monde ».

 

Visiblement la gauche politique à des difficultés à appréhender l’évolution sociologique des couches qu’elle est supposée représenter. On est un ainsi passé d’une sémantique à une autre pour parler d’abord de prolétariat, de classe ouvrière, puis de classes populaires sans pour autant clarifier l’évolution. Aujourd’hui on devrait sans doute parler davantage de couches moyennes relativement paupérisées et surtout plombées par les dépenses contraintes dont celles relatives au logement dans les métropoles.

 

Voilà plus de dix ans que la gauche est accusée d’avoir « abandonné les classes populaires ». Ce faisant, elle aurait délibérément brisé son socle électoral historique et organisé sa propre déroute. Ceux qui adhèrent à ce récit prétendent en avoir trouvé la preuve dans la publication, en mai 2011, d’un rapport de Terra Nova sur la stratégie électorale de la gauche qui lui conseillait de rechercher les suffrages des jeunes, des femmes, des diplômés, des minorités et des quartiers populaires plutôt que ceux des ouvriers et des employés.

J’ai, dès mon arrivée à Terra Nova, pris mes distances avec ce rapport, mais la polémique qu’il a suscitée masque, aujourd’hui encore, un fait qui empêche la gauche de renouveler son assise : une incapacité persistante à comprendre les frontières et les transformations du monde populaire. C’est cette difficulté qui était le plus problématique dans l’analyse de Terra Nova, comme chez la plupart de ses contradicteurs, et qui transparaît, aujourd’hui encore, dans l’ensemble des discours politiques.

Commençons par les ouvriers, composante longtemps hégémonique des classes populaires dans l’imaginaire collectif. La tendance des dernières décennies est clairement au déclin : les ouvriers représentent aujourd’hui 20 % de l’emploi total, soit 10 points de moins qu’au début des années 1980 et 20 points de moins qu’à la fin des années 1950. Le monde ouvrier s’éloigne en outre de l’industrie : si les ouvriers qualifiés (fraiseurs, chaudronniers…) n’ont pas trop mal résisté, les ouvriers non qualifiés sont passés, en quarante ans, de près de 30 % de l’emploi ouvrier à 15 % environ. Les deux tiers des ouvriers d’aujourd’hui ne travaillent plus dans le secteur industriel.

De fait, l’identification des ouvriers aux prolétaires des grands ateliers industriels d’antan relève de la persistance rétinienne d’une gauche nostalgique. Si elle veut renouer avec les ouvriers d’aujourd’hui, il ne lui suffira pas de parler au monde de l’usine ou de faire des gammes sur la réindustrialisation (projet essentiel, mais pour d’autres raisons). Qu’ils soient chauffeurs, cuisiniers ou maçons, la majorité des emplois d’ouvriers se trouve en effet aujourd’hui dans des entreprises de plus petite taille où la socialisation des expériences de travail est moins aisée, les interactions avec les autres catégories plus diversifiées et les syndicats souvent absents. Le sentiment d’appartenance au monde ouvrier s’est d’ailleurs affaibli : au début des années 2010, un quart seulement des ouvriers se considérait encore comme appartenant à la « classe ouvrière ». Celle-ci n’a pas seulement perdu en nombre et en cohérence : elle s’est aussi dépouillée d’une conscience d’elle-même et des grands récits qui lui donnaient forme.

Classes populaires »: fin ou mutation

 » Classes populaires « : fin ou mutation

Il existe une « incapacité persistante », de la part des partis politiques et notamment de gauche, à comprendre les frontières, les transformations et les divisions d’un monde populaire beaucoup plus divers qu’autrefois, estime le directeur du think tank Terra Nova dans une tribune au « Monde ».

 

Visiblement la gauche politique à des difficultés à appréhender l’évolution sociologique des couches qu’elle est supposée représenter. On est un ainsi passé d’une sémantique à une autre pour parler d’abord de prolétariat, de classe ouvrière, puis de classes populaires sans pour autant clarifier l’évolution. Aujourd’hui on devrait sans doute parler davantage de couches moyennes relativement paupérisées et surtout plombées par les dépenses contraintes dont celles relatives au logement dans les métropoles.

 

Voilà plus de dix ans que la gauche est accusée d’avoir « abandonné les classes populaires ». Ce faisant, elle aurait délibérément brisé son socle électoral historique et organisé sa propre déroute. Ceux qui adhèrent à ce récit prétendent en avoir trouvé la preuve dans la publication, en mai 2011, d’un rapport de Terra Nova sur la stratégie électorale de la gauche qui lui conseillait de rechercher les suffrages des jeunes, des femmes, des diplômés, des minorités et des quartiers populaires plutôt que ceux des ouvriers et des employés.

J’ai, dès mon arrivée à Terra Nova, pris mes distances avec ce rapport, mais la polémique qu’il a suscitée masque, aujourd’hui encore, un fait qui empêche la gauche de renouveler son assise : une incapacité persistante à comprendre les frontières et les transformations du monde populaire. C’est cette difficulté qui était le plus problématique dans l’analyse de Terra Nova, comme chez la plupart de ses contradicteurs, et qui transparaît, aujourd’hui encore, dans l’ensemble des discours politiques.

Commençons par les ouvriers, composante longtemps hégémonique des classes populaires dans l’imaginaire collectif. La tendance des dernières décennies est clairement au déclin : les ouvriers représentent aujourd’hui 20 % de l’emploi total, soit 10 points de moins qu’au début des années 1980 et 20 points de moins qu’à la fin des années 1950. Le monde ouvrier s’éloigne en outre de l’industrie : si les ouvriers qualifiés (fraiseurs, chaudronniers…) n’ont pas trop mal résisté, les ouvriers non qualifiés sont passés, en quarante ans, de près de 30 % de l’emploi ouvrier à 15 % environ. Les deux tiers des ouvriers d’aujourd’hui ne travaillent plus dans le secteur industriel.

De fait, l’identification des ouvriers aux prolétaires des grands ateliers industriels d’antan relève de la persistance rétinienne d’une gauche nostalgique. Si elle veut renouer avec les ouvriers d’aujourd’hui, il ne lui suffira pas de parler au monde de l’usine ou de faire des gammes sur la réindustrialisation (projet essentiel, mais pour d’autres raisons). Qu’ils soient chauffeurs, cuisiniers ou maçons, la majorité des emplois d’ouvriers se trouve en effet aujourd’hui dans des entreprises de plus petite taille où la socialisation des expériences de travail est moins aisée, les interactions avec les autres catégories plus diversifiées et les syndicats souvent absents. Le sentiment d’appartenance au monde ouvrier s’est d’ailleurs affaibli : au début des années 2010, un quart seulement des ouvriers se considérait encore comme appartenant à la « classe ouvrière ». Celle-ci n’a pas seulement perdu en nombre et en cohérence : elle s’est aussi dépouillée d’une conscience d’elle-même et des grands récits qui lui donnaient forme.

La fin du corps de diplomates ?

La fin du corps de diplomates ?

La France est sur le point de perdre sa capacité à défendre ses citoyens et sa place dans le monde avec la réforme visant à uniformiser la haute fonction publique en supprimant un corps dédié, dénonce une tribune au « Monde » soutenue par 150 jeunes diplomates.

Une tribune forcément de nature un peu corporatiste mais qui n’est pas sans fondement pour éviter un recrutement hétéroclite et peu performant. Reste que la culture des diplomates doit s’ouvrir en particulier à la problématique économique et à la mise en place d’une véritable politique de codéveloppement. NDLR

 

 

 

Tribune.
La réforme de la fonction publique engagée par le gouvernement prévoit, à partir du 1er janvier 2023, d’uniformiser les recrutements des fonctionnaires et de leurs encadrants. Elle prétend ainsi vouloir fluidifier les carrières et faciliter les mobilités. Pourtant, les concours spécialisés au ministère de l’Europe et des affaires étrangères coexistent déjà avec une ouverture considérable aux profils extérieurs : le Quai d’Orsay est l’une des administrations les plus ouvertes et diversifiées (52 % des agents sont contractuels, 20 % de l’encadrement n’est pas issu du corps diplomatique). Notre diplomatie fait face à un risque de disparition. La suppression de voies de recrutement dédiées au ministère de l’Europe et des affaires étrangères privera le réseau diplomatique français de talents précieux. Alors que, par nature, ce métier s’exerce à l’étranger, exige des compétences spécifiques et constitue ainsi une vocation. Parler avec la Russie, la Chine, l’Egypte, et, comme on l’a vu récemment, même avec des alliés proches comme les Etats-Unis ou l’Australie, nécessite de s’appuyer sur un réseau de femmes et d’hommes qui ont consacré leur vie à comprendre et analyser ces dynamiques.

La France défend une diplomatie ambitieuse et de terrain. Elle s’apprête pourtant à devenir le seul Etat de l’Union européenne (UE), et seule puissance du G7 et du G20, à ne plus disposer d’un corps dédié de diplomates de carrière. La victime de cette réforme sera la diplomatie française, et l’influence à l’international de notre pays à travers elle. Notre capacité à venir en aide à nos concitoyens est aussi mise en danger.

Or, pendant la crise du Covid-19, si 150 000 Français ont pu être rapatriés en quinze jours, c’est grâce au savoir-faire de centaines de diplomates, qui ont su arracher aux autorités locales des autorisations de vol, grâce à des relations de confiance tissées sur le terrain. Les liens étroits avec nos interlocuteurs étrangers se nouent dans la langue locale, grâce à une connaissance fine des cultures étrangères, et cela ne s’apprend pas en quelques mois.

La continuité et l’engagement de long terme sont autant de précieux atouts au service de nos ambitions en matière de politique étrangère. La réalité est que notre réseau diplomatique et consulaire tient grâce à la motivation inébranlable de ses agents, toujours animés par le sens du service public. Des agents qui ont par ailleurs consacré plusieurs années, voire des décennies, à acquérir un capital de compétences rares, consacrées à la politique étrangère de notre pays et à nos compatriotes.

12345...20



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol