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Blockchain : fin des monnaies nationales et des banques ?

Blockchain : fin des monnaies nationales et des banques ?

 

La France a décidé de réguler le blockchain sans doute en raion des risques de spéculation mais aussi en  raison des menaces sur les institutions financières (Banques, banque centrale etc.) mais aussi sur la souveraineté monétaire. Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène.

 

Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges) s’explique le phénomène en liant peut-être de manière excessive la technologie blockchain et Bitcoin.

« Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. La cryptomonnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

Blockchain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel. Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts). Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. »

 

Fin des promos à -70 % »

Fin des promos à -70 % »

INTERVIEW

Thierry Cotillard, président d’Intermarché, explique dans le JDD qu’il renonce volontairement aux maxis promos par exemple qui ont concerné Nutella ou Pampers. Des explications qui ont du mal à convaincre car en vérité le distributeur ne fait que se soumettre auparavant au nouveau dispositif législatif découlant des États généraux de l’alimentation. Chacun sait qu’Intermarché, comme la plupart des autres grands distributeurs, pratique la philosophie du toujours moins cher sur des produits d’appel pour que les gogos de consommateurs complètent leur caddie avec des produits dont ils n’ont pas besoin. C’est la logique même de la politique commerciale de ces grandes enseignes. Interview dans le JDD

Pourquoi cette campagne de promotion sur le Nutella à prix cassés qui a fait polémique?
Cette promotion exceptionnelle s’inscrit dans notre volonté de répondre aux attentes des consommateurs en matière de pouvoir d’achat, comme toujours depuis notre création en 1969. Elle est intervenue durant la période des soldes, avec un stock limité de plus d’un million de pots, et en quantité limitée à trois pots par consommateur. Je vous révèle que cette opération n’a pas été réalisée sans partenariat avec le groupe Ferrero, qui nous avait signé un mandat. En revanche, Intermarché a fixé le prix de vente. Cette opération, en période de soldes, est cofinancée d’une part par l’industriel et d’autre part par nos soins.

 

Dans la foulée, vous avez lancé une promotion semblable sur les couches Pampers. Allez-vous poursuivre ces opérations « coup de poing »?
Nous sommes aujourd’hui dans une période de transition, en attendant le nouveau dispositif législatif issu des Etats généraux de l’alimentation. Concernant les promotions sur les produits agricoles et à forte composante agricole, nous sommes pleinement dans l’esprit des EGA avec un plafonnement à 34 %. Concernant les produits non agricoles ou fortement transformés par les multinationales agroalimentaires, nous continuons à recevoir de leur part des propositions de campagnes de réductions de prix entre 30 et 50 %. Les consommateurs le souhaitent. Certains grands industriels aussi, leur modèle économique étant construit sur les volumes. Durant les prochains mois, jusqu’à ce que la loi soit votée, il va donc certainement y avoir encore des promotions fortes sur des produits transformés par les grandes multinationales agroalimentaires.

Donc vous n’allez plus faire de telles opérations à -70 %?
Oui, les promotions à -70 %, nous sommes maintenant dans l’obligation de les arrêter. Mais nous continuerons à proposer de bonnes affaires à nos clients pour certains produits de grande consommation non agricoles ou fortement transformés.

Vers la fin de l’argent liquide ?

Vers la Fin de l’argent liquide ?

Le cash ne va peut-être pas complètement disparaître à moyen terme mais son importance va progressivement diminuer au point peut-être d’être supprimé à long terme. Aujourd’hui le cash ne représente que 20 à 30 % de la valeur des transactions avec une majorité d’opérations dans les commerces de détail. Alors que le paiement par carte bancaire sans contact ne cesse de croître. En outre, depuis octobre, le plafond du paiement sans contact est passé de 20 à 30 euros, encourageant son utilisation. Selon les chiffres du Groupement des Cartes bancaires, les cartes avec paiement sans contact représentent aujourd’hui 70% du parc CB et 625.000 commerçants acceptent ce mode de paiement en France. Mais l’écart bancaire sont elles-mêmes concurrencées par de nouveaux modes de paiement car Les banques et surtout les opérateurs téléphoniques se sont également mis au sans contact via les smartphones. Les initiatives, publiques et privées, se multiplient un peu partout dans le monde afin d’accélérer la dématérialisation de l’argent, au point que certains médias parlent d’une « guerre contre le cash ». Ils sont nombreux à vouloir sa mort et proposer des alternatives : les banques, qui se plaignent des coûts associés (caisses en agences, distributeurs, transport de fonds) et créent elles-mêmes de la « monnaie » par le crédit ; les grands réseaux de cartes, comme Visa et MasterCard ; les fabricants de terminaux traditionnels (Ingenico, Verifone) et de lecteurs nouvelle génération (Square, iZettle) ; les spécialistes du paiement en ligne, comme le pionnier américain PayPal (210 millions d’utilisateurs actifs) ; mais aussi les jeunes entreprises de la Fintech, telles que le Suédois Klarna, le Néerlandais Adyen, le Californien Stripe ; ou les applis qui rendent le partage d’addition entre amis facile, comme celle du Français Lydia. Sans oublier les Gafa, qui ont tous leur solution de paiement en ligne ou mobile (Google et Android Pay, Apple Pay, Facebook Messenger, Amazon Pay), au succès encore modeste. Les États aussi veulent diminuer l’usage des espèces, qui coûtent cher en fabrication et recyclage, mais surtout pour réduire la part de l’économie informelle, la fraude et l’évasion fiscale. Moins de cash, c’est aussi statistiquement moins d’agressions physiques et de vols, notamment à l’arraché (sauf pour les smartphones !). Le spectaculaire braquage par hélicoptère d’un dépôt de billets à Västberga en septembre 2009 aurait d’ailleurs accéléré la désaffection du cash chez les Suédois. La réglementation pousse dans l’ensemble vers une utilisation accrue des moyens de paiement électroniques, tels que les virements et prélèvements Sepa en Europe et bientôt le paiement instantané ; cependant, la nouvelle directive des services de paiement DSP2 va paradoxalement faciliter les retraits de cash en permettant aux supermarchés de fournir des espèces en caisse à leurs clients (principe du cash-back, très répandu en Allemagne). Les Etats et les banques se réjouissent par avance de la dématérialisation de la monnaie. Pour les Etats c’est un moyen très efficace de surveiller toutes les transactions commerciales et donc la fiscalité. Pour les banques c’est une occasion supplémentaire d’utiliser à leur profit les stocks qui dorment sur les comptes courants surtout dans les périodes de très faible rémunération de l’épargne

« Fin du cash? » (Banque de France)

 «  Fin du cash?  » (Banque de France)

 

 Dans une interview à la Tribune Erick Lacourrège (BDF)  tente de se rassurer en considérant que la suppression du cash n’interviendra pas avant une vingtaine d’années. Pourtant force est de constater que les versements revenus (retraite, pension etc.) doivent être effectué par virement bancaire il en est de même pour les principales opérations commerciales. De fait progressivement avec les nouveaux moyens de paiement le cash tend à diminuer. En France il ne représente plus que 20 à 30 % des paiements. La généralisation probable des paiements par Smartphone même pour les petits achats pourra encore faire  baisser cette portion. Il faut ajouter que certaines monnaies alternatives menacent les monnaies officielles

 

 

 Eric LACOURRÈGE - À la Banque de France, nous n’anticipons pas de disparition des espèces à horizon visible, c’est-à-dire à dix ou vingt ans. Ceci dit, toute chose est mortelle et le cash finira par disparaître. La question est : quand ? Nous avons eu un grand débat sur cette question essentielle à la Banque de France et au sein de l’Eurosystème, qui regroupe les 19 pays de la zone euro et la Banque centrale européenne (BCE), puisque nous avons une stratégie d’investissement et de gestion de crise intimement liée au cash. La Banque de France a décidé d’investir lourdement depuis trois-quatre ans dans la filière cash, tant dans la gestion, la circulation, le recyclage et le tri des billets que dans la fabrication. En novembre 2016, nous avons pris la décision importante de déménager, d’ici à 2022, l’impression des billets de notre usine de Chamalières, qui a eu 100 ans, vers une usine ultramoderne sur le site de Vic-le-Comte, à 20 kilomètres de Clermont-Ferrand, où nous possédons déjà une papeterie fiduciaire, en coentreprise avec trois banques centrales (Italie, Autriche et Irlande). Il y a une logique industrielle à regrouper les deux activités. Avant d’approuver un investissement de plus de 200 millions d’euros, la Banque de France, qui gère de l’argent public, s’est évidemment interrogée sur l’existence ou non d’un retour sur investissement raisonnable. Nous avons donc étudié l’avenir du cash. Le sujet est très complexe et la réponse n’est pas unique en fonction des marchés auxquels on s’adresse : la Banque de France est le plus gros acteur public en Europe dans la fabrication de billets, elle produit le quota de billets euros pour la France, ce qui correspond à 20 % des besoins de la zone euro, et elle a une importante activité d’export, travaillant pour 20 pays ou institutions, où les comportements de consommation sont assez différents.

Observe-t-on les premiers signes de baisse des usages du cash ?

E. L. - En zone euro, nous observons un paradoxe : les paiements électroniques sont à la mode et en plein essor, et dans le même temps, la demande de billets en euro a crû systématiquement de 7% par an en moyenne, même de 10% certaines années. C’est contre-intuitif ! Ce n’est pas un phénomène isolé : dans l’immense majorité des pays développés, la demande de billets est en croissance ou stable, mis à part dans quelques pays scandinaves, c’est-à-dire 30 à 40 millions d’habitants sur 7 milliards dans le monde. Peut-on en conclure qu’une hirondelle fait le printemps ? Dans le reste du monde, il y a beaucoup d’initiatives sur les monnaies digitales, néanmoins, la croissance de la demande en billets reste très forte, partout, notamment dans les pays émergents, de 5% à 10% par an en moyenne, voire plus. Trois facteurs orientent la demande de billets dans les pays émergents : la croissance économique, la croissance démographique et le taux de bancarisation, qui est encore très faible, entre 10% et 50%. À Madagascar, un des pays clients de la Banque de France, 10 % de la population est bancarisée : le cash constitue l’unique moyen de paiement physique pour la vaste majorité de la population. Il va donc certainement disparaître un jour, mais la demande va rester soutenue encore un moment.

La « monnaie mobile » en Afrique ne joue-t-elle pas un rôle de substitution ?

E. L. - Si l’on prend l’exemple de M-Pesa, le succès le plus emblématique de monnaie mobile émise par un opérateur commercial, Vodafone, au Kenya, un nombre très important de transactions finissent paradoxalement par un retrait de liquide. La banque centrale du Kenya indique qu’il n’y a pas eu d’impact sur la demande en billets pour l’instant.

Et en zone euro, comment expliquer cette demande de billets en hausse ?

E. L. - Si l’on regarde le comportement des consommateurs, la part des billets thésaurisés, jouant le rôle d’encaisse de précaution, est très significative et a tendance à augmenter. Il y a un lien direct avec la stabilité financière : en tant qu’institut d’émission, on se rend compte que dès qu’il y a une crise, on observe un accroissement des sorties de cash, parfois très importantes. On l’a vu avec la crise grecque, la crise chypriote, Lehman Brothers, etc. Par ailleurs, pour les grandes monnaies internationales, le cash a une vocation autre que domestique : un tiers des billets en euro en circulation sont hors de la zone ! Pour le dollar, d’après la Fed, c’est 50%. On sort de la seule logique de monnaie nationale pour entrer dans celle de monnaie de réserve. C’est un paramètre très important qui produit des effets d’entraînement sur la demande et que nous devons intégrer dans nos prévisions. Cette demande en hausse témoigne aussi du succès de l’euro. Au moment du passage des monnaies nationales à l’euro en 2002, dans les 11 pays fondateurs de la zone euro, les plus peuplés comme aujourd’hui, nous avons mis en circulation 7 milliards de coupures pour une contre-valeur de 300 milliards d’euros. Aujourd’hui, il y a 21 milliards de billets en circulation pour une contre-valeur de 1.130 milliards d’euros. Du côté du dollar, il y a 40 milliards de billets en circulation, dont un tiers de coupures d’un dollar, pour une contre-valeur de 1.400 milliards de dollars, un montant très proche des euros en circulation.

Quelle est la part du cash dans les paiements ?

V. B. - Les espèces sont encore très largement utilisées dans les 19 pays de la zone euro. Selon une étude récente de la BCE, en 2016, 79 % des paiements dans le commerce de détail, en magasins, sont réalisés à l’aide de cash. En valeur, la part est de 54 %. C’est beaucoup plus dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, qui sont à 80 % en volume. La France se situe en dessous de la moyenne : le cash représente 68 % des opérations et 28 % en valeur.

Prisons : fin du conflit ?

Prisons : fin du conflit ?

 

 

L‘Ufap-Unsa Justice, qui représente à peu près 85 45 % des surveillants (à peu près autant que la CGT et FO réunis) a décidé de mettre fin au moment. Pourtant, les avancées obtenues du ministre sont loin des attentes. Pour résumer les promesses : l’embauche de 1000 surveillants (28 000 actuellement), quelques primes symboliques et des intentions pour gérer  de manière séparée les détenus radicalisés. Bref pas vraiment une reconnaissance d’un métier mal rémunéré et surtout en crise d’identité et de rôle. Il n’est pas sûr que la décision de l‘Ufap-Unsa Justice soit très bien accueillie par la base et le conflit pourrait bien prendre d’autres formes et renaître quelques mois. Il suffirait malheureusement d’une autre ou de plusieurs agressions de surveillants par des détenus pour rallumer la flamme du mécontentement. En attendant Nicole Belloubet a aussitôt salué cette décision dans un communiqué, dans lequel elle estime que cela permettra de mettre “rapidement” en œuvre “des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des agents en détention, accélérer les recrutements et renforcer les dispositifs indemnitaires.” Ce document prévoit la prise en charge des détenus les plus dangereux dans des “quartiers radicalement étanches”, avec à terme 1.500 places, et la fourniture d’équipements de protection comme des gilets pare-balles. “La garde des Sceaux souhaite maintenant que l’ensemble des personnels reprennent leur travail pour assurer la sécurité des établissements pénitentiaires”, lit-on dans le communiqué. Les deux autres syndicats représentatifs des gardiens, le SNP Force ouvrière et la CGT pénitentiaire, ont refusé dès jeudi de signer le relevé de conclusions. “Pour nous, c‘est une trahison”, a déclaré à Reuters le secrétaire général du SNP FO, Emmanuel Baudin. “Quoi qu‘en dise M. Forget, les agents étaient contre ce relevé de conclusions car on est loin du compte, que ce soit en matière de sécurité, matière indemnitaire. Et le volet statutaire n‘apparaît pas.” “On va maintenir la pression ce week-end et réfléchir aux modalités d‘action qu‘on va mettre en place à partir de lundi. On va se concerter aussi avec la CGT”, a-t-il ajouté.

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)

Pascal Cagni, président de Business France et ancien patron d’Apple en Europe,  déclare que c’est la fin du french bashing dans le monde dans une interview à la Tribune. Il affirme memo que la France est devenue « Darling internationale ». Peut être un peu excessif même si l’image du pays a indiscutablement changé.

 

Vous êtes président de Business France depuis six mois, avec la mission de remettre à plat l’organisation décriée de l’agence. Où en êtes-vous ?

PASCAL CAGNI - Nous travaillons, avec le directeur général Christophe Lecourtier, à élaborer une nouvelle feuille de route pour Business France, dont je devrai piloter la gouvernance. L’enjeu est clair : le déficit du commerce extérieur, historiquement élevé, est passé de 45 milliards d’euros en 2015 à 60 milliards d’euros en 2017. Cela veut dire que les marges de manœuvre pour les entreprises françaises à l’export sont énormes, et qu’il faut améliorer le fonctionnement des établissements publics et privés chargés de l’attractivité des entreprises, pour leur permettre d’être davantage performantes. Pour cela, il y a un enjeu de simplification et de cohérence. Il faut travailler en meute, comme le dit Pierre Gattaz du Medef. Les trois métiers de Business France, c’est-à-dire l’export, attirer des entreprises étrangères en France et développer l’image de la France à l’international, doivent devenir plus efficaces grâce à une meilleure coordination avec les organismes privés et associatifs comme les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les Régions, la CPME, le Medef international, et les organismes d’État qui travaillent sur le territoire. L’amélioration de la balance commerciale passe aussi par les entreprises dites étrangères en France, qui réalisent 20% des emplois français et représentent 30% des exportations. Quand on arrive à attirer des entreprises en France, non seulement elles créent de l’emploi et de la richesse sur le territoire, mais elles participent à nos performances à l’export. Il faut donc dérouler le tapis rouge aux entreprises étrangères. Heureusement, nous assistons en ce moment à un véritable changement de culture en France vis-à-vis de l’entreprise. J’ai bon espoir que nous allons réussir à tirer parti d’un regain d’intérêt incroyable pour la France à l’international.

Justement, la France, troisième délégation mondiale derrière les États-Unis et la Chine, était encore une fois l’une des attractions du CES de Las Vegas avec plus de 365 entreprises exposantes, dont 320 startups. La tech joue-t-elle un rôle particulier dans l’attractivité de la France ?

Le CES permet indéniablement à la France de rayonner à l’international et oui, le succès de nos startups contribue au changement de regard que le monde porte désormais sur notre pays. Au CES, la France arrive à donner d’elle-même une image cohérente, avec une présence unifiée et forte derrière le logo de la French Tech, qui est une formidable réussite pour dynamiser l’ensemble de l’écosystème d’innovation. Certaines startups n’existeront plus dans deux ans, c’est vrai, mais cette présence massive est formidable en termes d’image.

La French Tech a réussi à repositionner la France sur la carte mondiale de l’innovation. C’est une réussite dont il faut s’inspirer dans tous les secteurs, même si le retour en grâce de la France dans le monde est beaucoup plus général que le simple succès de notre high-tech.

Vous parlez de présence unifiée derrière la French Tech, mais la plupart des startups françaises au CES sont venues avec leur délégation régionale. Par conséquent, elles n’étaient pas organisées par thématique, ce qui aurait été davantage cohérent et leur aurait offert plus de visibilité. Cette dispersion brouille le message global…

La plupart des délégations affichent tout de même le logo de la French Tech en plus de celui de la région ou de la CCI. Mais vous avez raison. En général, dans un monde désormais spammé par l’information, on ne peut pas gagner quand on a treize marques régionales qui n’ont aucune référence à la nation France. La tech n’a pas vraiment ce problème, car la French Tech est une marque forte et on remarque surtout à Las Vegas que la France est massivement présente. Mais dans la plupart des autres secteurs, l’absence de cohérence globale pose un vrai problème. Les diverses initiatives doivent être davantage coordonnées.

Il faut donc travailler sur le « nation branding », c’est-à-dire l’image de marque de la France. Il faut s’inspirer de la campagne Great du Royaume-Uni : plus de la moitié a été financée par le privé. L’un de mes objectifs est de convaincre les acteurs du privé, mais aussi les régions et les autres moteurs de l’attractivité du territoire qu’il faut tous nous mettre derrière une bannière unique, qu’on décline secteur par secteur. Creative France peut être ce cri de ralliement global. Si on réussit cela, on pourra tirer profit de ce moment rare dans notre histoire, qui se caractérise par un PIB en croissance, par des Français qui redécouvrent leurs attributs, par un monde demandeur de plus de France et par une Europe qui a plus que jamais besoin d’un couple franco-allemand fort.

 

Vous avez une longue expérience internationale et vous venez de rentrer en France. Comment percevez-vous l’évolution de l’image de la France dans le monde ces dernières années ?

En tant qu’ancien haut dirigeant d’Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique pendant 12 ans, en tant que fondateur d’un fonds d’investissement basé à Londres [C4 Ventures, Ndlr], et en tant expatrié rentré tout récemment en France, j’ai vécu le French bashing et je peux vous dire que la situation aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a ne serait-ce que cinq ans. Les « french fries », les moqueries sur le prétendu protectionnisme économique du pays, les couvertures désastreuses de la presse internationale dont la fameuse « une » de The Economist désignant la France comme l’enfant malade de l’Europe, la polémique sur l’impôt à 75% qui effrayait jusqu’aux conducteurs de taxis californiens… Pendant des années, on a fait tout ce qu’il fallait pour être montrés du doigt et moqués. Mais les réformes économiques de la fin du quinquennat précédent, et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, ont transformé la France en « darling » du monde entier. Depuis le 8 mai dernier, la France réussit une séquence internationale fantastique. Le regain d’intérêt est palpable, par exemple auprès des investisseurs chinois. Le rôle d’Emmanuel Macron est déterminant pour incarner ce changement d’image, car il donne confiance. Mais en réalité, le président fait simplement ressortir ce qui était déjà là. Aujourd’hui, et c’est nouveau, le monde remarque ce qu’il y a de positif en France. Il n’y a plus de symbole désastreux comme l’impôt à 75%. Ce que l’on voit au CES, c’est cette France innovante qui gagne. Une France avec un million d’ingénieurs, soit autant que l’Allemagne, mais pour 66 millions d’habitants contre 82 millions outre-Rhin. C’est une France disproportionnellement plus forte et influente que les 0,5% de la population mondiale qu’elle représente. Il faut transmettre cet enthousiasme, c’est aussi ma mission. Répéter à nos PME qu’elles ne doivent plus se satisfaire d’un chiffre d’affaires de leader français, ni même européen, mais qu’elles doivent vouloir devenir un leader mondial.

La fin des hypermarchés ?

La fin des hypermarchés ?

 

 

Il se pourrait bien qu’on s’oriente vers la fin des hypermarchés en tout cas la réduction sensible de leur surface. En cause, plusieurs facteurs explicatifs d’abord les très grandes surfaces au-delà de 5000 m² ne cessent de perdre des parts de marché, les consommateurs ne veulent plus perdre deux heures à se promener dans les immenses allées des usines de la consommation où finalement on trouve en majorité des produits de toutes sortes qui ne figurent pas sur la liste de courses, des appareils hi-fi au jardinage en passant par le bricolage et le textile. Pour ces produits particuliers,  le consommateur a tendance à effectuer ses achats dans des magasins spécialisés de plus en plus nombreux. Il y a aussi le retour vers le commerce de proximité pour économiser du temps, de l’argent mais aussi retrouver un certain contact avec le vendeur. La mode du bio établit aussi un nouveau rapport avec le produit et le consommateur fait davantage confiance aux petits commerçants spécialisés aux grandes surfaces aux produits industrialisés et banalisés. Enfin en matière de gigantisme les hypermarchés sont largement dépassés par le e-commerce dont le nombre de références peut être 100 ou 500  fois supérieur à celui des hypermarchés. Enfin il faut noter la percée de l’économie circulaire avec la progression des ventes directes par les producteurs ou par des intermédiaires qui s’approvisionnent sur place et limite les coûts logistiques. Entre 2010 et 2016, la part des ventes réalisées dans les magasins de plus de 2500 m2 par l’ensemble des acteurs français du secteur s’est effondrée. Elle est passée de plus de 51% à 41%. La faute principalement aux très grands hypermarchés -ceux dont la superficie dépasse les 7500 m² (la taille d’un terrain de foot)- qui sont de plus en plus boudés par les clients. En 2008, 33 de ces temples de la consommation réalisaient par exemple plus de 200 millions d’euros de chiffres d’affaires et six dépassaient même les 300 millions. En 2017, la France ne compte plus que huit hypermarchés à plus de 200 millions et strictement aucun à plus de 300. Le plus gros de France en termes de chiffre d’affaires (Auchan Vélizy) ne réalisant plus que 270 millions d’euros (contre 307 en 2008).

Hommes-femmes fin des inégalités : salariales en 2022 ?

Hommes-femmes fin des inégalités : salariales en 2022 ?

On peut évidemment douter de la promesse de la ministre du travail prévoyant e,  2022 la fin des inégalités salariales entre hommes et femmes. La ministre prend soin de préciser à compétence égale. Or tout le problème est la. Nombreux de tâches relativement dévalorisées sont  occupées  par des femmes (parfois par quelques homme). C’est le cas par exemple des caissières dans les grands magasins. En fait dans les métiers très qualifiés, l’égalité des salaires est déjà relativement réalisée. Le vrai problème ce n’est d’ailleurs pas l’égalité salariale mais les obstacles qui sont mis pour l’accès des femmes à des postes de responsabilité. De toute manière le principe de l’égalité salariale est inscrit dans la loi depuis plus de 35 ans. Ce que notait  le sénat pour justifier la loi de 2006 qi prévoyait déjà  la suppression des inégalités salariales en 5 ans.  . Le Parlement n’a adopté en matière de parité professionnelle que deux lois en plus de vingt ans : la loi Roudy de 1983 et la loi Génisson de 2001.  En effet, le marché du travail commence à connaître des tensions démographiques fortes : à partir de 2006, 100 000 actifs partiront chaque année à la retraite. Il faut donc mobiliser des ressources supplémentaires en main-d’œuvre. Ensuite, l’écart salarial entre les hommes et les femmes est encore proche de 25 %, parce que, pour la première fois depuis les années 90, le rythme du rattrapage salarial ralentit. Or, les éléments objectifs justifiant cette inégalité ont disparu, puisque les femmes sont désormais plus diplômées que les hommes. Une fois neutralisés les effets d’âge, de formation, de métier et d’évolution de carrière, une différence de 15 % demeure. Par ailleurs, un chômage féminin majoré persiste et le travail à temps partiel est assuré à 82 % par des femmes, souvent malgré elles. Plus largement, 78 % des emplois non qualifiés sont occupés par des femmes, en général sans réel espoir de progression. Cette précarité a des conséquences lourdes sur leur niveau de vie, en particulier lorsqu’elles sont isolées avec des enfants à charge. Sur les 8,4 millions d’actifs qui perçoivent un salaire inférieur au SMIC, 80 % sont des femmes. Cette proportion est supérieure d’environ dix points à celle constatée au début des années 90..Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a remis mardi des résolutions au gouvernement pour enrayer les inégalités salariales, qui étaient de 24% tous postes confondus en 2014 (derniers chiffres en date), selon le gouvernement, et de 9% “à poste égal”, selon Muriel Pénicaud.

Fin des zones blanches

Fin des   zones blanches

Un nouvel accord a été conclu entre les quatre principaux opérateurs pour mettre fin aux zones blanches en matière de téléphonie. Ce n’est certes pas le premier accord de ce genre mais cette fois la promesse pourrait être tenue tellement la contradiction est grande entre les zones super-privilégiées et les véritables déserts. La couverture totale du territoire au moins pour la téléphonie voire pour Internet haut débit pourrait être assuré dans les trois ans. Objectif : en finir avec les « zones blanches », ces territoires privés d’Internet ou de réseaux mobiles de qualité. Emmanuel Macron l’avait déjà promis cet été, fixant pour la fin de l’année 2020 le « haut et très haut début » en France.   »Grâce à notre accord, il n’y aura plus de ‘zones blanches’, identifiées par les élus locaux, où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité », entérine ainsi Julien Denormandie, le secrétaire d’État. Concrètement, le secrétaire d’Etat assure que les opérateurs se sont engagés « à investir beaucoup plus et beaucoup plus vite dans les infrastructures, et ce sur une base contraignante ». Au total, « plus de 3 milliards » seront sur la table. « Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu’ici en quinze ans pour déployer la téléphonie mobile! », fait encore savoir Julien Denormandie, qui détaille dans le JDDce plan. Celui-ci va notamment amener « chaque opérateur à fournir 5.000 installations supplémentaires », qu’il s’agisse de pylônes ou d’antennes.

 

La fin des hydrocarbures en France : une belle hypocrisie

La fin des hydrocarbures en France : une belle hypocrisie

 

Les écolos se réjouissent évidemment que Macron ait signé la loi décidant la fin de l’exploitation des hydrocarbures en France d’ici 2040. Et le ministre de l’écologie, Nicolas Hulot de se réjouir : «La fin des énergies fossiles est en train de s’écrire ». Mais  une position pleine de contradictions car peu importe que l’exploitation  du pétrole soit réalisée en France ou ailleurs. Le vrai combat est celui qui consiste à diminuer progressivement l’utilisation du pétrole afin de réduire la pollution et le réchauffement climatique. Or de ce point de vue même si le gouvernement a manifesté des intentions comme  interdire les moteurs thermiques des automobiles vers 2030 2040, pour l’instant il n’a encore pris aucune décision. Ce type d’orientation prise par la France témoigne de son ambiguïté voire de ses contradictions vis-à-vis de l’environnement. Un peu comme les grandes déclarations de Macron concernant le climat ;  des déclarations certes utiles mais qui relèvent davantage des intentions que de l’action. Par exemple concernant  le caractère déjà obsolète de l’accord de Paris sur le climat. Faut-il rappeler que la France est dépendante à 99 % de ses importations d’hydrocarbures. Comment faire croire que l’action exemplaire sur 1 % de la consommation pourra influencer les autres pays ? La production d’hydrocarbures en France est complètement marginale,  le quasi totalité du pétrole est importée. D’une certaine manière, c’est un moyen d’externaliser la pollution et de se donner bonne conscience à bon compte. Heureusement,  Nicolas Hulot reconnaît aussi que la décision de l’Assemblée nationale n’a pas beaucoup de sens si en même temps et surtout on ne se préoccupe pas de la réduction de consommation des énergies fossiles.la contagion vertueuse que souhaite la socialiste Delphine Batho  parait un peu désuète/ . La socialiste Delphine Batho s’est en effet  réjouie d’une «loi très importante», espérant qu’elle soit «contagieuse» au niveau mondial, mais regrettant «que la droite ait définitivement oublié qu’elle avait été à l’origine du Grenelle de l’Environnement».

Assemblée : Fin de la révolution des cravates pour les insoumis

Assemblée : Fin de la révolution des cravates pour les insoumis

 

, Les parlementaires n’ont désormais plus le droit d’utiliser leurs habits comme «prétexte à la manifestation de l’expression ou d’une opinion ». Cette décision vise surtout les députés insoumis aux tenues parfois fantaisistes et qui avait fait de la révolution des cravates leur axe stratégique. Des députés de La France insoumise (LFI)  qui font  beaucoup de bruit pour apparaître comme les principaux opposants à Macron. Du  bruit dans l’hémicycle mais aussi dehors ; cependant force est  de constater que ce bruit trouve peu d’écho dans l’opinion public, -témoin la faillite totale de la mobilisation de Mélenchon contre la réforme du code de travail le 12 juillet. Un millier seulement de manifestants ont été réunis en France. À défaut de prise sur l’opinion, les insoumis ont décidé une action spectaculaire, celle qui consiste à ne pas porter de cravate lors des réunions de l’assemblée. Pas vraiment une action très révolutionnaire, plutôt dérisoire. Mais on a les révolutions qu’on peut d’autant qu’on peut douter de la légitimité de ces députés à contester en particulier la réforme du droit du travail puisque la plupart sont d’anciens fonctionnaires ou assimilés et qu’ils ne sont pas concernés  les propos des insoumis  sont à cet égard complètement outranciers et décalés des réalités du marché du travail dont en fait ils ne connaissent pas grand-chose ,  la plupart des députés du groupe insoumis ont des fonctionnaires donc non concernés par la réforme du code du travail qui affectera surtout le privé. Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas personnellement et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux. Les mélenchonistes, qui se sont à juste titre sentis visés par le nouveau règlement, ont d’une réplique révolutionnaire à la hauteur de l’enjeu en refusant de manger les petits fours d’une réception de l’assemblée. On a les moyens révolutionnaires qu’on peut !

Fin des hydrocarbures en France : une hypocrisie

Fin des hydrocarbures en France : une hypocrisie

 

 

Les jets écolos se réjouissent évidemment que l’Assemblée nationale ait  adopté  un texte décidant la fin de l’exploitation des hydrocarbures en France d’ici 2040. Et le ministre de l’écologie, Nicolas Hulot de se réjouir : «La fin des énergies fossiles est en train de s’écrire, et l’Assemblée est en train d’en écrire la première page». Mais  une position pleine de contradictions car peu importe que l’exploitation  du pétrole soit réalisé en France ou ailleurs. Le vrai combat est celui qui consiste à diminuer progressivement l’utilisation du pétrole afin de réduire la pollution et le réchauffement climatique. Or de ce point de vue même si le gouvernement a manifesté des intentions comme  interdire les moteurs thermiques des automobiles vers 2030 2040, pour l’instant il n’a encore pris aucune décision. Ce type d’orientation prise par la France témoigne de son ambiguïté voire de ses contradictions vis-à-vis de l’environnement. Un peu comme les grandes déclarations de Macron concernant le climat ;  des déclarations certes utiles mais qui relèvent davantage des intentions que de l’action. Par exemple concernant  caractère déjà obsolète de l’accord de Paris sur le climat. Faut-il rappeler que la France est dépendante à 99 % de ses importations d’hydrocarbures. Comment faire croire que l’action exemplaire sur 1 % de la consommation pourra influencer les autres pays ? La production d’hydrocarbures en France est complètement marginale,  la quasi totalité du pétrole est importée. D’une certaine manière, c’est un moyen d’externaliser la pollution et de se donner bonne conscience à bon compte. Heureusement,  Nicolas Hulot reconnaît aussi que la décision de l’Assemblée nationale n’a pas beaucoup de sens si en même temps et surtout on ne se préoccupe pas de la réduction de consommation des énergies fossiles.la contagion vertueuse que souhaite la socialiste Delphine Batho  parait un peu désuète/ . La socialiste Delphine Batho s’est en effet  réjouie d’une «loi très importante», espérant qu’elle soit «contagieuse» au niveau mondial, mais regrettant «que la droite ait définitivement oublié qu’elle avait été à l’origine du Grenelle de l’Environnement».

Fermeture de Fessenheim fin 2018 ….ou plus tard

Fermeture de  Fessenheim fin 2018 ….ou plus tard

 

 

EDF réaffirme que la fermeture de la centrale de Fessenheim aura lieu en 2018 mais l’assortit de deux conditions qui pourraient reporter cette échéance a beaucoup plus loin. D’abord il faudra que la centrale l’EPR de Flamanville soit opérationnelle. Or compte tenu des incidents techniques à répétition dans cette dernière centrale, il est probable que la mise en service n’interviendra pas avant 2019-2020. Second élément,  le fait  que l’autorité de sûreté nucléaire impose désormais des contrôles encore plus sévères dans toutes les centrales. Il y a toujours au moins une dizaine de réacteurs en moyenne qui sont arrêtées pour vérification et travaux de sorte qu’il pourrait être nécessaire de conserver encore Fessenheim pour assurer l’objectif de production électrique par le nucléaire. Après la découverte, au printemps 2015, d’un défaut dans la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclenché une campagne de contrôle sans précédent. Elle est loin d’être terminée. Théoriquement Fessenheim devrait bien s’arrêter définitivement à la toute fin 2018, selon des données publiées, vendredi 8 décembre, par l’électricien. Cela confirme ce qu’envisageait déjà le groupe, qui rappelle que cet arrêt reste notamment conditionné au démarrage de l’EPR de Flamanville. EDF envisage l’arrêt les deux réacteurs de la doyenne des centrales françaises le 31 décembre 2018 à minuit, selon ces données publiées sur le site du gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE afin de respecter les règles d’information des acteurs du marché. L’électricien rappelle d’ailleurs que cette fermeture est sujette à deux conditions, comme convenu avec l’Etat en début d’année. Il faudra qu’elle coïncide avec le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche) dont la capacité est la même que celle des deux réacteurs de Fessenheim (environ 1 600 mégawatts). Il faudra également qu’elle soit nécessaire pour limiter le parc nucléaire français à son niveau actuel, soit 63,2 gigawatts. Début octobre, EDF avait indiqué que l’EPR de Flamanville serait démarré fin 2018, pour une mise en service commerciale en 2019. L’obligation de respecter le plafond actuel du parc nucléaire est une exigence de la loi sur la transition énergétique votée en 2015. Pour lancer le processus d’arrêt de Fessenheim, EDF doit envoyer six mois avant la date prévue une demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter les deux réacteurs du site. Actuellement un seul des deux réacteurs est en fonctionnement. Le réacteur numéro 2 est à l’arrêt depuis juin 2016 pour des vérifications dans le cadre des irrégularités détectées à l’usine Creusot Forge d’Areva. EDF prévoit de le redémarrer le 15 mars 2018.

Blockchain : fin programmée des banques et des monnaies

Blockchain : fin programmée des banques et des monnaies

Ce qui est en cause avec Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène

 

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système

Par Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans challenges)

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. qui est distribué dans de nombreux

La crypto-monnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieuse. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

BlockChain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

 

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts).

Certaines grandes entreprises ou organisations veulent développer des blockchain privés pour usage interne ou avec leurs écosystèmes de partenaires ou de clients.  C’est un peu comme les détracteurs de l‘internet à des débuts qui ne voyait son avenir que dans les « intranet » fermés des entreprises. L’avenir a montré qu’il y avait certainement de la place pour les deux mais l’internet public ouvert a incontestablement gagné et de loin la course à l’innovation à la création de richesse. Blockchain/bitcoin sont sur la même voie.

 

 

Fin du statut hybride des taxis Uber

Fin du statut hybride des taxis Uber

Cette fois c’est bien fini le gouvernement a décidé de mettre un terme à ce statut hybride qui permettait à Uber  de s’affranchir des dispositions réglementaires de régulation,  d’autre part de reporter les charges sociales, fiscales et financières sur le chauffeur. Ne subsistera donc que 2 statuts : les taxis traditionnels autorisés à stationner et à marauder et les VTC (anciennes voitures de remise) qui ne peuvent exercer leur activité que sur réservation. Les plus anciens chauffeurs Uber devront donc opter pour l’un des deux statuts autorisés. A l‘issue d‘une réunion avec le secteur vendredi, la ministre des Transports a confirmé “l‘application de la loi Grandguillaume au 1er janvier 2018 qui mettra fin au détournement du statut LOTI”. “Ainsi, il sera désormais uniquement possible pour les chauffeurs d‘exercer comme taxi ou comme VTC” dans les grandes villes. Moins exigeant en terme d‘heures de formation qu‘une licence VTC ou a fortiori taxi, ce statut était largement détourné dans les villes par les plateformes de transport à la demande. Inquiet de cette échéance comme d‘autres acteurs du secteur, Steve Salom, le directeur général d‘Uber France, déplorait jeudi sur franceinfo une “situation d‘urgence sociale” menaçant 10.000 emplois. Pour tous les chauffeurs citadins dont le statut expire au premier janvier, la course est lancée pour se reporter vers l‘un des deux statuts désormais disponibles, VTC ou taxi. “L‘Etat s‘engage à ce que l‘ensemble de ces dossiers soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettra que l’échéance du 1er janvier 2018 ne constitue pas un couperet”, promet Elisabeth Borne. Signe d‘un report massif vers la catégorie VTC, 8.000 à 8.5000 cartes VTC auront été délivrées au titre de l‘année 2017, déclare-t-elle, dont 6.000 à 6.500 par voie d’équivalence pour les chauffeurs Loti justifiant d‘un an d‘expérience, et 2.000 par réussite à l‘examen d‘accès. La ministre revient sur l‘autre aspect de la loi Grandguillaume votée il y a un an, la mise en place d‘un tronc commun d‘examen pour les taxis et les VTC, dénoncé par les seconds comme trop difficile. Un simple permis de conduire suffisait auparavant pour exercer le métier de VTC.L’épreuve théorique de cet examen (qui comprend une partie commune) représente en effet une barrière importante pour les VTC, puisque seuls 36% des candidats qui s‘y présentent la réussissent, contre 74% chez les taxis. Après l’épreuve pratique, l’écart se resserre avec un taux d‘admission final de 21% pour les VTC et de 33% pour les taxis, montrent toutefois les chiffres communiqués par Elisabeth Borne. Tout en saluant un “effort de dialogue” de la ministre, Uber a fustigé dans un communiqué un “examen, toujours plus difficile, sélectif et coûteux” qui “décourage aujourd‘hui même les plus motivés, créant de nouvelles barrières à l‘entrée”.

Fin de l’écriture inclusive, ce péril mortel, pour l’administration

 

 

Fin de  l’écritureinclusive, ce péril mortel,  pour l’administration

Fin de bégaiement cérébral qui instrumentalise l’orthographe pour servir la cause féministe. Si le Premier ministre autorise la féminisation des fonctions par contre il renvoie dans le monde du gadget l’écriture inclusive pour les textes de l’administration. Édouard Philippe a donné consigne à ses ministres, dans une circulaire à paraître mercredi dans le Journal officiel, de bannir des textes administratifs, l’écriture dite «inclusive. Après la féminisation forcenée et souventt ridicule des substantifs concernant  des professions et fonctions, c’est cette fois l’écriture inclusive qui est condamnée par le Premier ministre et aussi par  l’académie française. Cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française a  élevé à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. L’Académie française considère que devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.». Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il.

 

Le président Rohani proclame la fin de l’Etat islamique …..en Iran ?

Le président Rohani proclame la fin de l’Etat islamique …..en Iran ?

C’est pour le moins  peu surréaliste que l’Iran proclame la fin de l’Etat  islamique qui s’était installé en Syrie et en Irak. On comprend évidemment que l’Iran veuille récupérer cette défaite des salafistes et montrer  surtout à l’Arabie Saoudite la victoire des chiites sur les sunnites. Une sorte de récupération politique et idéologique d’une victoire qui doit surtout aux kurdes et à la coalition occidentale. Le président iranien devrait pourtant se montrer prudent car le jour viendra qu’il devra aussi admettre la fin de l’État islamique en Iran. Un régime qui ne tient que par la dictature et l’intoxication permanente. Ceci étant,  la société iranienne évolue et le moment viendra forcément du rejet de ce système politique islamique d’un autre temps qui opprime la démocratie, freine le développement économique et le progrès social. Le président iranien Hassan Rohani a donc proclamé mardi la fin de l‘Etat islamique (EI ou Daech) dans un discours diffusé en direct à la télévision publique. La défaite de l‘organisation fondamentaliste sunnite a également été proclamée par le général Qassem Soleimani, un haut dirigeant du Corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI, pasdarans) dans un message envoyé au guide suprême de la Révolution islamique, l‘ayatollah Ali Khamenei, qui a été diffusé par Sepah News, le site internet des Gardiens. Hassan Rohani doit rencontrer mercredi en Russie ses homologues russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter du conflit syrien. “Aujourd‘hui, guidés par Dieu et la résistance des peuples dans la région, nous pouvons dire que ce mal a été, soit ôté de la tête des gens, soit a été diminué”, a déclaré Hassan Rohani à propos de l‘EI. “Bien sûr, il restera des vestiges, mais le socle et les racines ont été détruits”, a ajouté le président. Le général Soleimani commande la Force al Qods, la branche des Gardiens responsable des opérations hors des frontières de l‘Iran. Des vidéos et des images de lui sur la ligne de front dans les batailles contre l‘Etat islamique en Irak et en Syrie ont été diffusées à plusieurs reprises par les médias iraniens ces dernières années. Une récupération politique qui pourrait un jour se transformer en boomerang !

 

Mettre fin à la nomenklatura mutualiste (Denis Samuel-Lajeunesse)

Mettre fin à la nomenklatura mutualiste (Denis Samuel-Lajeunesse)

Denis Samuel-Lajeunesse,  ancien président de la Lyonnaise de Banque et ancien directeur général de l’Agence des participations de l’Etat,  dénonce l’hypocrisie des banques mutualiste concernant leur opposition à la taxe sur les dividendes qui les affectent aussi.  Le crédit agricole et d’autres banques « mutualistes » crient  au loup à propos de la taxe destinée à remplacer la taxe sur les dividendes annulée par le Conseil d’Etat. Et avec des arguments qui prêtent à rire ou plutôt à pleurer : « En réalité c’est un transfert injustifié, au bénéfice des groupes qui préfèrent investir à l’étranger et au détriment des entreprises qui opèrent en France, y investissent, y créent des emplois et y font des bénéfices », critique notamment  Dominique Lefebvre, le président de la Fédération nationale du Crédit Agricole. Or le Crédit agricole est devenu une  banque internationale comme les autres et il y a longtemps que les agriculteurs ont été dessaisis de leur pouvoir sur un organisme qui a été détourné de son objet au profit d’oligarques agricoles.     .

Extrait de la tribune dans les Echos

«  Les bras m’en sont tombés.   Une première fois en lisant qu’ils devraient être exemptés de la surtaxe d’impôt sur les sociétés au prétexte qu’ils ne distribuent pas de dividendes et qu’ils seraient les parangons de l’investissement et de l’impôt en France ; une deuxième fois en observant les commentaires approbateurs de tous les obligés de ces messieurs, maires, députés, sénateurs, journalistes.  Ce serait donc une vertu que de ne pas distribuer de dividendes, cela reste évidemment à démontrer, et d’ailleurs nombre d’économistes pensent que la redistribution du capital facilite le développement de nouvelles entreprises et la modernisation de l’économie.  Surtout, il est affligeant d’entendre ces affirmations de la part de privilégiés qui ne versent pas de dividendes parce qu’ils ont un accès quasi illimité à une forme de capital quasi gratuit – les parts de sociétaires. Ce mécanisme sympathique pour nos vertueux mutualistes a plusieurs défauts : il représente une distorsion de concurrence vis-à-vis de ceux qui doivent réellement rémunérer le capital et il abuse de la bienveillance des sociétaires qui reçoivent un intérêt minimum sur des parts sociales fixes jamais réévaluées à proportion de la croissance de ces banques. Enfin, les intérêts de ces parts sociales sont des charges déductibles et donc amoindrissent l’impôt sur les sociétés de nos bons apôtres : qu’ils doivent s’acquitter de la surtaxe temporaire d’IS est donc un « petit retour des choses ». Le concert d’approbations qui a suivi cette tribune insolente m’a surpris dans un premier temps, jusqu’à ce que je me rappelle la puissance des réseaux mutualistes. Notamment auprès des élus locaux, députés, sénateurs, choyés par les mutualistes qui leur financent souvent des projets à la rentabilité discutable. Ces banques mutualistes seraient vertueuses par nature, n’investissant qu’en France, y soutenant l’investissement et l’emploi, belle thèse également. Le font-elles plus que les banques classiques ? Cela n’est pas démontré. Ont-elles évité les errements des pertes des salles de marché ou les mésaventures à l’international ?  Je n’aurai pas la cruauté de rappeler la liste de leurs déboires ou la façon dont l’Etat a dû organiser le sauvetage des Caisses d’Epargne et Banques Populaires en 2008. Sans l’impudence de cet article, je me serais tu. Le métier de banquier que j’ai exercé est difficile et, globalement, les banques françaises, tant capitalistes que mutualistes, s’en sont beaucoup mieux sorties que leurs consoeurs étrangères de beaucoup de pays.  Il reste la question de la pertinence du modèle mutualiste, que ce soit dans la banque ou l’assurance : beaucoup de vertus mais aussi quelques vices que je viens de rappeler. Surtout, ce qui frappe quand on observe ces groupes, c’est l’absence de contre-pouvoir face aux dirigeants de ces groupes bien au chaud entre eux. J’avais proposé en 1997 que soit ouverte une réflexion sur la démutualisation de ces groupes afin de restituer aux sociétaires et titulaires de parts sociales l’argent qui leur revient et que capture la nomenklatura mutualiste. Ce sont ainsi nos compatriotes souvent les moins bien pourvus qui retrouveraient un peu de capital et de pouvoir d’achat. Que l’on ne s’y trompe pas, outre un changement de gouvernance bienvenu, une telle réforme aurait des effets macroéconomiques favorables pour notre pays. »

François Baroin, un des rares responsables LR unanimement respecté met fin à sa carrière politique

François Baroin, un des rares responsables LR unanimement  respecté met fin à sa carrière politique

 

Pour le parti des républicains le départ de François Baroin constitue sans doute une perte considérable. François Baroin était en effet l’un des rares responsables qui faisait l’unanimité et qui ne s’est  pas laissé entraîner dans des querelles de personnes mortelles. Baroin a toujours montré une retenue est une bienveillance à l’égard des différents courants de pensée de son organisation. Il a su toujours se montrer au-dessus de la mêlée adoptant toujours eu nos postures modérée et responsable. François Baroin à l’intérieur de son parti politique comme à l’extérieur a toujours bénéficié d’un grand respect de la part de ses amis comme de ses concurrents politiques. Un départ qui peut s’expliquer par la dérive droitière en cours chez les  républicains. Une lourde perte en tout cas car François Baroin était encore jeune, il n’a en effet que 52 ans, il pouvait encore espérer un destin national utile à sa famille politique.  « Je tourne la page de 25 ans d’engagement politique. Je suis rentré très jeune, j’étais député j’avais 27 ans, au gouvernement de Jacques Chirac j’en avais 29 » a expliqué l’ex-futur Premier ministre de Nicolas Sarkozy puis de François Fillon, âgé aujourd’hui de 52 ans.  Très discret depuis la présidentielle, le leader de l’Association des maires de France (AMF) avait déjà évoqué sa lassitude : « J’ai été très en avant, en première ligne dans cette campagne présidentielle » a-t-il raconté. Après les nombreux échecs - la défaite de Nicolas Sarkozy à la primaire de droitela dégringolade de François Fillon et l’échec des Républicains aux législatives - l’homme semble maintenant désabusé : « J’ai fait ce que j’ai pu », explique-t-il, avant d’évoquer Emmanuel Macron : « On a un très jeune Président, qui a déplacé les lignes, et moi, je souhaite le succès de mon pays et de cette action, au fond. » Un président qui, selon lui, « prend des mesures et porte des discours que, même à droite, on n’osait plus porter ». L’élection du chef de file des Républicains ? François Baroin n’a pas souhaité dire s’il se déplacerait pour voter. Mais ce qui semble sûr, c’est que son futur retrait sera total : « Je ne veux plus d’engagement militant, passer mon temps matin, midi et soir à commenter les positions des uns et des autres.

 

La fin des privilèges pour les présidents de l’Assemblée nationale ?

La fin des privilèges pour les présidents de l’Assemblée nationale ?

 

Une fin des privilèges qui fait ruer dans les brancards. Une voiture avec chauffeur, un collaborateur et un bureau au Palais-Bourbon : ce sont les avantages dont bénéficient pendant dix ans les anciens présidents de l’Assemblée nationale. Sont actuellement concernés Bernard Accoyer (2007-2012) et Claude Bartolone (2012-2017). Patrick Ollier, éphémère président de trois mois en 2007, a rendu voiture et bureau en juin. Mais l’actuel occupant du perchoir, François de Rugy (LREM), risque fort d’en être privé à la fin de son mandat. Les trois questeurs de l’Assemblée nationale, les deux députés LREM Florian Bachelier et Laurianne Rossi ainsi que la figure des Constructifs Thierry Solère veulent mettre fin à ces privilèges à compter du 1er janvier. « Est-ce qu’il est légitime que des anciens présidents ou des députés honoraires conservent ce type d’avantages? Tout ça n’a pas de sens et doit être toiletté », souligne Thierry Solère. Économie attendue pour le budget du Parlement : 330.000 euros par an. Mais la proposition fait grincer pas mal de dents : « Beaucoup l’ont appris dans la presse, notamment les anciens présidents », peste un pilier. François de Rugy a également été placé devant le fait – presque – accompli.

 

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