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Fiscalité: la fin de la déclaration de revenus

Fiscalité: la fin de la déclaration de revenus

 

Une bonne nouvelle enfin avec la perspective de la fin de la déclaration de revenus obligatoire. Depuis la mise en place de prélèvements automatiques sur les revenus notamment sur les salaires et pensions, le document pourrait bien être frappé de d’obsolescence. «L’année prochaine, j’annoncerai sûrement qu’on mettra fin à la déclaration d’impôt [sur le revenu, NDLR]», a déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics aux mardis de l’Essec, d’après un tweet des organisateurs de l’événement. L’entourage du ministre a ensuite confirmé ces propos rapportés. «La fin de la déclaration obligatoire pour tous est un progrès envisageable à moyen terme», grâce à la mise en place du prélèvement à la source (PAS), reconnaît-on à Bercy. Mais, à trois semaines du début de la campagne déclarative 2019, «déclarer ses revenus est bien obligatoire et aucun changement n’est planifié à ce stade», insiste-t-on dans l’entourage du ministre. Techniquement, l’administration fiscale pourrait se passer de déclaration pour tous les revenus dont elle a connaissance grâce à un tiers déclarant (employeur, banque, etc.). «Pour les salariés, dont les rémunérations sont prélevées directement par l’employeur dans le cadre du PAS, ainsi que pour les revenus de capitaux mobiliers et certaines plus-values, c’est tout à fait possible de se passer de déclaration, explique Gaëlle Menu-Lejeune, avocate associée chez Fidal. Pour les autres revenus, et notamment les indépendants, une évolution rapide semble plus difficile.» Pour supprimer la déclaration de revenus, il faudrait aussi trouver une solution pour porter à la connaissance du fisc les charges déductibles à l’impôt sur le revenu.

 

Fin de la hausse des taux (FED)

 Fin de la hausse des taux (FED)

 

Comme il fallait s’y attendre, on s’oriente vers un affichage des taux suit à la décision officielle de la banque centrale américaine de laisser la situation en l’état jusqu’en 2021. La conséquence évidemment du net au tassement de l’activité économique internationale y compris aux ’États-Unis. La Fed a d’ailleurs ramené sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis pour cette année de 2,3% à 2,1% et la prévision d’inflation à 1,8% contre 1,9%. Le taux de chômage, lui, est attendu à 3,7%, légèrement au-dessus du niveau attendu il y a trois mois. Cette  décision de desserrement monétaire va évidemment influencer toutes les autres banques centrales et notamment la banque centrale européenne qui va suivre la même ligne (d’autant que la croissance dans l’union économique européenne ne devrait pas dépasser 1 % pour l’année en cours). La Fed va aussi renoncer au resserrement de sa politique monétaire y compris vis-à-vis de   la réduction de son bilan.  La banque centrale américaine, qui a réaffirmé son engagement à être “patiente”, ne table désormais plus que sur une seule hausse de taux d’ici 2021 et n’évoque plus la nécessité de resserrer sa politique monétaire pour prévenir une accélération de l’inflation. Elle a en outre précisé qu’elle allait ramener la diminution de ses avoirs en bons du Trésor à 15 milliards de dollars par mois à partir du mois de mai, contre 30 milliards mensuels actuellement. La réduction du bilan sera ensuite totalement interrompue à partir de septembre si la situation économique et monétaire évolue d’ici-là conformément aux prévisions. Ces annonces signifient que la Fed met à l’arrêt les deux moteurs du resserrement de sa politique monétaire afin d’adapter cette dernière au ralentissement de la croissance mondiale et à la dégradation de certains indicateurs économiques aux Etats-Unis. “Il pourrait s’écouler un certain temps avant que les perspectives en matière d’emploi et d’inflation plaident clairement en faveur d’un changement de politique”, a dit son président, Jérôme Powell, lors de la conférence de presse qui suit désormais chacune des réunions de politique monétaire.

La fin de Ford Blanquefort en Gironde

La fin  de Ford Blanquefort en Gironde

La fin de l’usine Ford de Blanquefort en Gironde pourrait bien être scellée avec l’acceptation du plan de sauvegarde de l’emploi qui avait été refusé fin janvier mais qui pourrait être accepté pratiquement en l’état début mars.- Bruno Le Maire , le ministre de l’économie ne le dit pas clairement mais c’est à peu près fini pour l’usine qui fabriquait des boîtes de vitesse puisque le plan de reprise par le groupe belge Punch Powerglide a été repoussé par Ford. Par ailleurs un instant envisagé, la nationalisation provisoire semble désormais exclue et le ministre a annoncé réfléchir à d’autres solutions pour garantir un avenir au site industriel. C’est évidemment encore une catastrophe pour l’industrie française qui disparaît progressivement. Et les regrets du ministre de l’économie ne peuvent faire office de politique dans ce domaine. “Nous regrettons que cette offre n’ait pas été acceptée”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances à l’issue d’une réunion à Bercy avec les représentants du personnel et les élus locaux au sujet du site situé dans la banlieue bordelaise.“L’attitude qu’a eue Ford (…) est indigne d’un grand groupe industriel”, a-t-il ajouté en annonçant la création d’un groupe de travail réunissant Etat, représentants syndicaux et des collectivités locales pour “mettre toute notre énergie pour imaginer l’avenir industriel du site”. Ford avait confirmé plus tôt dans la journée au personnel de l’usine Ford Aquitaine Industrie (FAI) avoir refusé le dernier projet de reprise présenté par le groupe belge Punch Powerglide. Le groupe belge, seul candidat à la reprise de cette usine fabriquant des boîtes de vitesse automatiques, avait présenté ce nouveau plan la semaine dernière, après avoir essuyé plusieurs refus de la part du constructeur automobile américain. Le projet de Punch, susceptible de maintenir environ 400 emplois sur les 850 du site, avait reçu le soutien du gouvernement français ainsi que de la majorité des syndicats. Ford prévoit une fermeture définitive de l’usine fin août.

Disparition des insectes : la fin de la vie sur terre

Disparition  des insectes : la fin de la vie sur terre

 

Les insectes pourraient disparaître d’ici I siècle. Et la vie devenir insupportable pour les humains à cette échéance ce que pense Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).(Interview France Info)

 

Que faut-il retenir de l’étude publiée par Biological Conservation 

Henri-Pierre Aberlenc : Il y a deux ans, des articles faisaient déjà état de la disparition des insectes, il y avait déjà eu beaucoup d’agitation de la part des médias. Mais, depuis, on n’en parle plus. Le principal mérite de ce rapport est d’enfoncer le clou et de relancer le débat sur le sujet.

En revanche, il y a un oubli très net de certains paramètres importants qui sont à l’origine de leur disparition, comme la pollution lumineuse, très néfaste notamment pour les insectes nocturnes. Les chercheurs ne citent que la pollution chimique par différents poisons.

Un autre paramètre qui a été minoré dans cette étude, c’est la déforestation des forêts primaires tropicales – c’est-à-dire des forêts telle que la nature les a faites, sans intervention de l’homme. Les forêts qui peuvent pousser à la place d’une forêt primaire ne recèlent qu’un pourcentage infime de la biodiversité présente dans les forêts primaires. La déforestation a un rôle important dans la disparition des insectes, voire même plus que les pesticides et l’agriculture intensive. 

Les forêts primaires détiennent l’essentiel de la biodiversité des insectes de la planète. En les détruisant, on fait disparaître des millions d’insectes.Henri-Pierre Aberlenc, entomologisteà franceinfo

La forêt joue un grand rôle contre les sécheresses. Les forêts ont besoin de population équilibrée d’insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C’est un ensemble qui s’autorégule. Donc, pas de forêt sans insectes.

Enfin, un dernier paramètre a été fortement oublié dans cette étude, c’est la circulation automobile, qui est aussi un facteur de destruction considérable de la faune.

Avez-vous des chiffres qui permettent de démontrer la disparition des insectes ? 

Personnellement, mes recherches ne se sont jamais basées sur des chiffres, mais sur mon expérience en tant que naturaliste. Sur le terrain, j’ai constaté un déclin flagrant. Par exemple, il y a une trentaine d’années, lorsque je ramassais des bousiers dans le Midi de la France, je pouvais voir des Copris, qui sont de beaux scarabées coprophages [qui se nourrit d'excréments]. En une heure d’exploration sur le terrain, je pouvais en trouver plusieurs dizaines. Or, il y a cinq ans, j’ai envoyé une étudiante au même endroit pour qu’elle fasse des recherches sur les mêmes bousiers. En trois mois de terrain, elle a vu un seul individu.

Cette disparition est très nette au niveau de l’apiculture avec le déclin des abeilles. Beaucoup d’apiculteurs ont perdu 100% de leurs abeilles et ont dû arrêter leur activité. La disparition des abeilles et les problèmes que rencontrent les apiculteurs sont un exemple particulier de la manière dont cela nous porte préjudice. On sait que l’on commence à avoir des déficits de pollinisation dans les champs cultivés du fait de la baisse des abeilles et des insectes sauvages.

En quoi le déclin de ces insectes est-il une mauvaise nouvelle ? 

Si l’on garde l’exemple des bousiers, ils ont pour fonction d’enterrer les excréments des animaux. Quand ils les enterrent, ils transforment ces excréments en engrais.  Si les bousiers disparaissent, les excréments deviennent un polluant qui ne fertilise plus le sol, ce qui est fâcheux pour les équilibres généraux de la nature.

Un autre exemple concerne le déficit de pollinisation. Les insectes jouent un rôle-clé dans l’équilibre des écosystèmes. Quand il est rompu, la vie ne peut plus fonctionner correctement. Certaines espèces vont continuer de proliférer alors que les autres disparaissent. On le voit notamment avec la pyrale du buis [introduite accidentellement en Europe dans les années 2000]. Cette chenille détruit les buis, car elle n’a pas d’ennemi naturel chez nous qui pourrait la manger ou la parasiter. Elle a été importée sans les espèces régulatrices.

Le rôle d’une partie des insectes est de réguler la biodiversité, comme tous les parasites et les prédateurs. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Les insectes jouent le rôle de régulateur et de nettoyeur, mais aussi de nourriture pour les poissons et les oiseaux. Si on a hérité d’une belle planète, c’est dû à la présence des insectes et des oiseaux. Sans eux, la planète est inhabitable. Une agriculture biologique ne peut se faire sans insectes, et il ne peut y avoir de gestion forestière ou des plantes sans eux.

Si on supprime les insectes, on supprime aussi des quantités d’oiseaux et de chauve-souris, ainsi que de différents vertébrés.

Cette disparition est-elle inéluctable ? 

C’est inéluctable s’il n’y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur. Or, pour l’instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes. Je pense que malheureusement, c’est inévitable et que nous allons à une catastrophe.

Il sera trop tard quand on s’apercevra que l’on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l’économie mondiale.

C’est la modernisation de l’économie qui détruit la biodiversité. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c’est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C’est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires.

Mettre fin à l’hypocrisie de l’Allemagne en matière de vente d’armes (Airbus)

  • Mettre fin à l’hypocrisie de l’Allemagne en matière de vente d’armes (Airbus)
  • L’Allemagne mène une politique commerciale particulièrement hypocrite en matière de vente d’armes. D’un côté elle veut apparaître très rigoureuse vis-à-vis de certains pays à risque comme par exemple l’Arabie Saoudite mais de l’autre ne se gêne pas pour écouler ses produits via des sociétés fantômes à l’étranger. En réalité ,l’Allemagne conduit désormais une politique très agressive dans ce domaine afin notamment de concurrencer la France. Mais les freins mis par l’Allemagne en matière de vente d’armes handicapent lourdement l’union économique. Ce que dénonce y compris le patron d’Airbus. – Tom Enders, président exécutif d’Airbus, reproche à l’Allemagne de bloquer certaines ventes d’armes au détriment de la France, du Royaume-Uni et de l’Espagne en raison d’une législation trop stricte.

“Cela nous rend fous, depuis des années à Airbus, que la partie allemande se donne le droit de bloquer la vente, disons, d’un hélicoptère français alors que seule une pièce allemande minuscule est entrée dans sa fabrication.”

L’Allemagne a décidé unilatéralement en octobre dernier, à la suite de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul, de suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite, son deuxième marché après l’Algérie.

Cette décision a bloqué l’émission d’une licence d’exportation pour la vente du missile air-air de longue portée Meteor, qui est censé équiper l’Eurofighter Typhoon de l’armée de l’air saoudienne.

Le Meteor est assemblé par MBDA, filiale d’Airbus, BAE Systems et Leonardo, mais son système de propulsion et ses ogives sont fabriqués en Allemagne. Le futur avion de combat lancé cette semaine par Paris et Berlin (voir) et un projet de char d’assaut franco-allemand pourraient être remis en cause si Berlin n’adapte pas sa politique, prévient-on de sources militaires et diplomatiques françaises. La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a plaidé jeudi pour une politique européenne commune en matière d’exportations d’armes. “Nous Allemands ne devrions pas prétendre être plus moraux que la France”, a-t-elle dit lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité. Français et Allemands ont échangé des courriers à ce sujet. “Sur les fondamentaux, nous avons exprimé notre désir de résoudre ce problème. Il nous reste du travail”, a souligné un responsable français. “C’est un test décisif pour mesurer le sérieux des Allemands vis-à-vis de la défense commune et d’une coopération étroite avec la France”, a estimé Tom Enders.

La fin du soutien majoritaire des manifs de gilets jaunes : pourquoi ?

 

 

Le soutien aux manifs des gilets jaunes bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes un majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamnent les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet . Finalement ils n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Finalement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait est au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Haine ou insulte sur les réseaux : à quand la fin de l’anonymat (LICRA)

Haine ou insulte  sur les réseaux : à quand la fin de l’anonymat (LICRA)

Le directeur de la Licra, Mario Stasi,  souhaite qu’on puisse retrouver les adresses IP de ceux qui se livrent  à des insultes haineuses. La Licra a sans doute raison mais il conviendrait sans doute d’aller beaucoup plus loin en exigeant non seulement l’adresse mais aussi le nom de ceux qui s’expriment sur Internet pour éviter tous les propos de poubelles qu’on trouve sur le Web. Interview  sur Europe 1).  

« Au cœur de l’actualité, le mouvement des ‘gilets jaunes’ a charrié son lot d’insultes. « Cela participe de la libération sans retenue, sans empêchement, sans rigueur, sans dignité de la parole. Mon appréciation des ‘gilets jaunes’ est assez horrifiée sur ces débordements-là et justifie le coup de gueule qui consiste à dire qu’à côté de la liberté d’expression, il faut rappeler que le racisme est un délit. » Selon Mario Stasi, les moyens légaux sont pour l’heure insuffisants pour se prémunir de cette haine sur les réseaux. Raison pour laquelle d’après lui, « le président de la République et le Premier ministre ont décidé de l’émission d’un rapport qui préconise toute une série de mesures qui vise à responsabiliser les hébergeurs ». A l’instar du modèle allemand, l’idée serait d’exposer à une lourde amende tout  Le directeur de la Licra va plus loin et préconise la fin de l’anonymat sur les réseaux pour ne pas non plus oublier la responsabilité individuelle à côté de celle des hébergeurs. « Dans un pays de droit et de liberté d’expression, je ne vois pas ce qui justifierait cet anonymat qui permet à chacun de délivrer immondice sur immondice, cette parole libérée. La levée de l’anonymat, c’est faire en sorte que l’hébergeur ait l’obligation de donner l’adresse IP de celui qui s’exprime. Il faut la responsabilité des auteurs et des hébergeurs », insiste-t-il. »

 

Européennes : une réac tête de liste ou la fin des Républicains !

Européennes : une réac tête de liste ou la fin des  Républicains !

Il est clair que sous la houlette de Laurent Wauquiez, le parti des républicains se ratatine de plus en plus sur sa fraction réactionnaire comme si finalement il avait décidé de se suicider. En se radicalisant sur les positions les plus extrêmes, le parti des républicains efface de plus en plus les différences avec le front national. Ce qui faisait l’originalité de l’UMP, c’était de rassembler des gaullistes, des progressistes, des centristes et la droite plus traditionnelle. Cet assemblage a volé en éclats avec des républicains qui ont été absorbés par Macron, d’autres qui ont le cul entre deux chaises entre Macon et le RN et qui ne veulent pas choisir l’un ou l’autre camp. D’autres enfin qui sont très proches du Front National et même pour certains qu’ils rejoignent. Aujourd’hui les républicains ne pèsent plus que 10 % dans l’opinion publique. Ils vont forcément être écrasés par le rassemblement national qui, lui, peut revendiquer autour de 25 %. Pire s’il veut continuer d’exister et contrairement à ce qu’il affirme le parti de Wauquiez sera contraint de s’allier le moment venu lors des prochaines élections. Sinon il risque purement et simplement de disparaître laissant ainsi le champ à l’affrontement entre le pouvoir et le rassemblement national puisque la gauche est également dans état lamentable et qui lui faudra sans doute des années et des années pour se reconstruire si elle ne disparaît pas avant. C’est sans doute délibérément que Wauquiez a choisi un responsable particulièrement marqué à droite et il faut le dire : en plus en provenance de Versailles,  Tout un symbole.

 

Le journal L’Humanité en cessation de paiement : vers la fin du PC

Le journal L’Humanité en cessation de paiement : vers la fin du PC

Évidemment pour la démocratie on ne peut pas se réjouir de la disparition d’un journal, ceci étend l’extinction progressive du support médiatique et cohérente avec la perte de crédibilité du courant de pensée qu’il représente. D’une certaine manière le risque de disparition du journal L’Humanité est assez catastrophique mais finalement cohérent avec la perte de crédibilité d’un parti communiste. Un parti communiste qui a obtenu jusqu’à 30 % de voix l par exemple des municipales de 1947 pour aujourd’hui ne plus représenter que 2 à 3 %. De la même manière,  le journal L’Humanité qui en 1945 tirait à 400 000 exemplaires aujourd’hui voit sa diffusion réduite à 35 000. Une chute inévitable compte tenu de l’archaïsme de fonctionnement de ce parti. Un parti dans les derniers restes ont été jusque-là porté à bout de bras par le parti socialiste qui lui concédait quelques sièges. Malheureusement pour le parti communiste, le parti socialiste est aussi maintenant en voie de disparition et son soutien ne sera plus d’aucune aide. Ce qui est en jeu tant pour le parti communiste que pour le parti socialiste maintenant c’est l’extinction totale. En cause, des analyses et des positions n’ayant jamais été capables d’intégrer les évolutions systémiques qui affectent le monde économique, social, environnemental et sociétal. Bref un parti en retard d’une cinquantaine d’années sur son temps. Notons aussi que le parti communiste a longtemps bénéficié du soutien assez conditionnel de la CGT. Mais depuis, notamment le passage de Bernard Thibault, les liens se sont assez nettement distendus car la proximité du parti communiste portait  préjudice à l’organisation syndicale. La CGT elle-même est en voie d’affaiblissement puisque qu’elle n’est plus le premier syndicat de France, la première position dans le public comme dans le privé a été prise par la CFDT . Ceci étant on ne peut se réjouir que la plupart des médias soient aujourd’hui la propriété des financiers. 

La fin du néolibéralisme ? (David Cayla)

La fin du néolibéralisme ? (David Cayla)

L’économiste David Cayla constate que  les principes libéraux qui maintiennent l’économie à distance du politique, sont en passe de devenir obsolètes. (Interview La Tribune)

. La chute brutale, en fin d’année, des indices boursiers américains est-elle  perçue comme le signe annonciateur d’une crise économique imminente ?

 

Les États-Unis en sont à leur neuvième année consécutive de croissance, l’un des plus longs cycles de croissance de leur histoire.

La première et la principale source d’inquiétude est que les États-Unis en sont à leur neuvième année consécutive de croissance économique, ce qui correspond à l’un des plus longs cycles de croissance de leur histoire. La dernière performance de ce type date de 1992-2000 ; elle avait débouché sur une brève récession en 2001, à la suite de l’effondrement de la bulle Internet. Or, loin de s’affaiblir, la croissance américaine des derniers mois s’est en fait accélérée, dépassant les 3 % en rythme annuel au 2ème et 3ème trimestre. Bonne nouvelle? Pas vraiment, car cette croissance se fait sur une économie de plein-emploi (3,7 % de chômage) et n’apparaît pas soutenable à court terme. Elle l’est d’autant moins qu’ailleurs dans le monde les performances économiques régressent. Les économies européennes et chinoises sont en phase de décélération tandis que les pays émergents tels que la Turquie, le Brésil ou l’Argentine ont plongé dans la crise depuis le début de l’année.

 

Des conflits commerciaux en suspens

Autre signe peu encourageant, l’administration Trump ne cesse de souffler le chaud et le froid en matière commerciale. Tantôt elle menace ses partenaires commerciaux d’une hausse unilatérale de droits de douane, tantôt elle annonce la conclusion d’un accord ou d’une trêve, lorsqu’elle parvient à obtenir quelques concessions chez la partie adverse. La stratégie commerciale américaine est en réalité loin d’être erratique. Depuis qu’il est au pouvoir, Donald Trump applique une politique déterminée qui consiste à négocier en position de force avec la Chine et l’Union européenne à tour de rôle. Cette stratégie fonctionne dans la mesure où ni les autorités européennes ni la Chine ne parviennent pour l’instant à lire clairement les objectifs américains de long terme qui semblent varier en fonction des circonstances.

 

Le comportement de Trump relève davantage de l’homme d’affaires que du responsable politique.

De fait, Trump ne mène pas une politique protectionniste, ce qui consisterait à encadrer le commerce international dans le but de contribuer à des objectifs économiques et sociaux, mais développe une stratégie de type mercantiliste. Son comportement relève davantage de l’homme d’affaires que du responsable politique. Il ne cherche pas à réguler mais à obtenir des concessions spécifiques au service de ses industriels. En échange d’une trêve commerciale de trois mois, il est ainsi parvenu à obtenir de la Chine qu’elle augmente ses achats de gaz US et qu’elle renforce la protection légale des droits de propriété intellectuelle. De même, en menaçant les constructeurs automobiles allemands, il a obtenu de Merkel un renoncement au projet européen de taxation des «GAFAM» (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), ces entreprises du net (exclusivement américaines) qui parviennent à échapper à l’impôt en jouant de la concurrence fiscale entre les États.

Ces tensions commerciales ne sont pas sans inquiéter. Il pourrait arriver un moment où les partenaires commerciaux des États-Unis pourraient se rebiffer, voire se coaliser, et imposer à leur tour des sanctions aux entreprises américaines.

 

Enfin, dernier sujet d’inquiétude, les querelles internes à l’administration américaine elle-même. Incapable d’obtenir du Congrès les 5 milliards de dollars nécessaires au financement de la construction du mur frontalier avec le Mexique, la présidence bloque depuis le 20 décembre l’adoption du budget fédéral, conduisant au «shutdown», c’est-à-dire à l’arrêt soudain du paiement des salaires de 800 000 fonctionnaires fédéraux américains et à la cessation de nombreuses missions fédérales. Depuis les élections partielles de novembre dernier, les Républicains ont perdu la Chambre des représentants nécessaire à l’adoption du budget ce qui implique une forme de cohabitation à l’américaine entre le Président républicain et la Chambre démocrate, en particulier pour tout ce qui relève de la politique budgétaire.

Autre cohabitation difficile, celle qui oppose Donald Trump à Jerome Powel, le président de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine (Fed). Depuis décembre 2015, la Fed mène une politique monétaire qui vise à sortir de la politique accommodante menée depuis 2008. Aussi entend-elle d’une part se débarrasser progressivement des actifs détenus à son bilan achetés pour soutenir l’économie américaine et les dépenses publiques dans le cadre du «Quantitative Easing», et d’autre part relever progressivement ses taux d’intérêt directeurs. En 2018, ils ont été relevés quatre fois, passant de 1,5 % à 2,5 %, une hausse plus rapide que lors des années précédentes.

Or, la dernière hausse en date, celle de décembre, a suscité le courroux du président américain. Trump accuse notamment cette dernière hausse d’être responsable de l’effondrement des marchés financiers de décembre. Une hausse des taux de la Fed conduit mécaniquement à hausser la rentabilité des créances de court terme, des actifs sans risque. Aussi, plus les taux d’intérêt augmentent, moins les marchés d’actions sont attractifs, par comparaison. De plus, les taux d’intérêt déterminent les taux d’emprunt pour les entreprises et les ménages ; leur hausse contribue donc à déprimer l’investissement et la consommation et tend à freiner l’économie dans son ensemble. Enfin, des taux d’intérêt en hausse contribuent à valoriser le dollar sur le marché des changes, ce qui renchérit le coût des exportations et diminue à l’inverse celui des importations. Bref, Donald Trump craint, et il n’a pas entièrement tort, que cette hausse rapide des taux d’intérêt de la Fed ne contribue à fragiliser l’économie américaine et ne suscite le retournement de cycle qu’elle est censée prévenir.

 

Tensions commerciales, fin du cycle de croissance américain, contexte international déprimé, division au sein de l’administration américaine sur les politiques budgétaires et monétaires… On le voit, cette fin d’année 2018 n’incite guère à l’optimisme pour 2019. Aussi, la question que se posent aujourd’hui la plupart des économistes n’est pas de savoir s’il y aura ou non une récession l’année prochaine (celle-ci semble acquise) mais si cette récession sera à l’image de 2001, de courte durée, ou si elle s’accompagnera d’un effondrement plus brutal comme ce fut le cas en 2008.

En réalité, ce ne sera certainement ni 2001, ni 2008. Ce qui se passe aux États-Unis et plus largement dans le monde relève d’une logique nouvelle et d’un profond tournant dans la gouvernance économique.

Premier bouleversement: la politique de Trump acte la mort du multilatéralisme. Cette fin touche de nombreuses organisations internationales, en premier lieu l’ONU et ses agences, dont l’Organisation internationale du travail (OIT) qui n’est plus depuis longtemps un lieu de développement du droit social. Mais c’est surtout l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui connait la crise existentielle la plus grave. Depuis l’échec du cycle de Doha, acté en 2006, les accords commerciaux se négocient et se signent de manière bilatérale, sans l’aval de l’OMC, à l’initiative des pays riches. Des accords qui excluent presque systématiquement les pays les moins avancés. Plus grave, l’Organe de règlement des différends (ORD), chargé de résoudre les contentieux commerciaux entre pays ne fonctionne plus qu’au ralenti et pourrait définitivement cesser toute activité en décembre 2019. En effet, les États-Unis bloquent le renouvellement des juges. Alors qu’ils devraient être sept pour un fonctionnement optimal, il n’en reste plus que trois, dont deux titulaires d’un mandat qui s’achève fin 2019.

 

Donald Trump n’est pas le seul responsable de l’affaiblissement du multilatéralisme économique.

L’OMC apparaît surtout totalement dépassé par les conflits commerciaux qui ne cessent de se développer. La gestion unilatérale du commerce international par l’administration Trump crée en retour des représailles tout aussi unilatérales de la part de ses partenaires commerciaux. Impossible d’instruire judiciairement ces conflits alors qu’ils ne cessent de se multiplier. À force, les nouvelles relations commerciales à la sauce Trump menacent de rendre caduc tous les traités commerciaux multilatéraux négociés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Donald Trump n’est pourtant pas le seul responsable de l’affaiblissement du multilatéralisme économique. De fait, la manière dont les États-Unis tentent de s’accorder de nouveaux privilèges commerciaux n’est pas sans rappeler la manière dont l’administration Obama a fait plier le secret bancaire suisse en imposant aux banques du monde entier l’extraterritorialité de son droit national… ou, pour remonter plus loin encore, la manière dont Nixon mit subitement fin au système monétaire de Bretton Woods en renonçant (de manière là aussi unilatérale) à assurer la convertibilité en or du dollar.

Une reprise en main du politique sur l’économie

Le mythe d’une économie mondiale qui serait organisée autour de règles décidées en commun a vécu. La gestion contemporaine de l’économie en revient à un ordre mondial originel, bien éloigné de celui anticipé par George Bush senior en 1990. Ainsi, le nouvel ordre mondial qui émerge n’est pas celui de la règle mais celui d’un ordre fondé sur la logique des rapports de force, qui pousse chaque pays à mettre ses armes économiques au service de ses seuls intérêts. Ce passage d’une gestion par la règle à une gestion par la force suppose le retour du pouvoir politique et de sa capacité à agir de manière discrétionnaire.

Voilà qui permet de mieux comprendre les tensions actuelles entre Donal Trump et la Fed. En effet, derrière le conflit relatif au niveau des taux d’intérêt se trouve une question bien plus fondamentale: une banque centrale doit-elle être indépendante du pouvoir politique? Lorsque vendredi 21 décembre, Bloomberg annonce que le président américain a demandé à ses conseillers s’il était possible de démettre Powell de ses fonctions, la presse américaine et la plupart des économistes ont crié à l’hérésie. Interrogé par le Washington Post, le Sénateur démocrate Mark Warner, membre de la Commission bancaire sénatoriale, a parfaitement résumé le sentiment général: «Ce que le Président ne comprend pas, c’est que la politique monétaire doit être séparée de la politique. Toute mesure prise pour démanteler l’indépendance de la Fed serait non seulement inappropriée, mais menacerait les institutions qui protègent notre État de droit.»

 

Une banque centrale doit-elle être indépendante du pouvoir politique ?

Mais dans un monde où les règles s’affaiblissent et où les rapports de force deviennent prédominants, ne serait-ce pas Trump qui aurait raison? La doctrine selon laquelle la banque centrale doit être strictement indépendante du pouvoir politique repose sur l’idée qu’il faut à tout prix éviter l’interférence du politique sur l’économie. C’est une doctrine d’obédience libérale qui consiste à mettre la politique monétaire sur une sorte de pilotage automatique confié à un comité d’experts chargés de créer un cadre favorable à l’épanouissement des marchés.

Mais dans un monde où l’incertitude domine et où la gestion économique est un important levier d’action, on ne peut plus gérer la politique monétaire en s’extrayant de toute considération politique. Prenons la crise des pays émergents. Le principal problème de pays tels que l’Argentine ou la Turquie c’est que leurs entreprises ont profité des taux faibles pour emprunter en devises étrangères, notamment en dollars. La hausse des taux américains met ces entreprises en difficulté et l’effondrement de leurs monnaies les rend insolvables. Ces pays auraient donc besoin d’un dollar plus faible et d’une politique monétaire qui ne restreigne pas trop vite l’accès à la liquidité. Or, une gestion purement administrative de la politique monétaire américaine par la Fed est incapable de prendre ces questions en considération.

 

L’ère de la gouvernance économique illibérale

Du point de vue de Trump au contraire, les négociations commerciales difficiles dans lesquels il est plongé impliqueraient des alliés et donc une capacité à utiliser la politique monétaire comme une arme de négociation vis-à-vis de pays tiers. Hérésie économique? Ce qui est sûr c’est que l’affaiblissement des règles et le retour de la souveraineté politique sur les marchés impliquent de reconsidérer l’ensemble des vérités établies auxquelles nous nous sommes habitués. Car c’est une véritable gouvernance économique illibérale qui est en train d’émerger aux États-Unis, mais également en Chine et en Russie.

C’est la raison pour laquelle le prochain retournement économique n’aura rien à voir avec ceux de 2001 et de 2008. Les principes libéraux qui ont tracé les grandes lignes de l’économie mondiale au cours des dernières décennies sont en train de voler en éclat. La politique qui avait été mise à distance de la sphère économique et des marchés au nom d’une gouvernance d’experts d’inspiration libérale est en train de faire son grand retour. Aussi, si une crise économique apparaît aux États-Unis en 2019 elle ne manquera pas d’ouvrir une nouvelle ère dont la gestion marquera le grand retour des politiques économiques souveraines. C’est une ère à laquelle l’Union européenne, avec son système institutionnel extrêmement rigide, figé dans l’idéologie des années 80 et 90, n’est absolument pas préparée.

Fin du diesel remis en cause d’ici 2040?

Fin du diesel remis en cause d’ici 2040?

Macron lors de sa campagne avec annoncé la fin vente du diesel en 2040. Hulot avait confirmé cette échéance. Mais d’après l’O.N.G. Réseau Action Climat l’échéance est remise en cause. »  » Entre la version de l’avant-projet de loi du mois de mai et la dernière transmise au Conseil d’Etat début octobre, cet objectif n’apparaît plus », s’inquiète Lorelei Limousin, responsable des politiques de transports au sein du Réseau Action Climat. Elle assure que l’ONG a contacté le ministère des Transports, sans obtenir de réponse. Sollicité par le JDD, celui-ci n’a, pour l’heure, pas souhaité faire de commentaire.

« Les engagements volontaires en terme de lutte contre la pollution ne suffisent pas », s’alarme Lorelei Limousin, qui plaide pour des « mesures gravées dans la loi à un horizon de temps compatible avec l’accord de Paris ». Vendredi, le Réseau Action Climat diffuse sur les réseaux sociaux un « avis de recherche » pour dénoncer le retrait de cette mesure du projet de loi d’orientation des mobilités. Sur son visuel, le réseau d’ONG présente, sous le titre « WANTED » écrit en rouge, la dernière version du projet de loi dans lequel l’interdiction des voitures diesel et essence à l’horizon 2040 n’apparaît plus.

 

 

La fin du macronisme ?

La fin  du macronisme ?

 

 

On ne peut écarter l’hypothèse d’un écroulement brutal du macronisme, aussi soudain que son avènement imprévu. Sur quoi en effet reposait les vertus supposées du candidat Macron : sa jeunesse, son dynamism,e son refus des clivages et l’espérance d’un renouveau démocratique. Il ne reste plus grand-chose de tout cela hormis  le jeune âge de l’actuel président de la république. Son dynamisme s’est transformé en activisme avec des réformes minimalistes et souvent bâclées autant par incompétence que par manque de courage politique. Le pouvoir a notamment évité la réforme la plus stratégique pour moderniser le pays, à savoir : la transformation de l’État. Un État qui tue la compétitivité et l’initiative. On croyait Macron ni à droite ni à gauche ou encore un peu de droite et en même temps un peu de gauche. Dans les faits, il est totalement de droite après avoir accordé  notamment des allégements fiscaux aux plus privilégiés sans aucune contrepartie. Maintenant il faut boucher les trous et on sollicite les Français les moins favorisés via par exemple la hausse du carburant. On a souvent reproché à Macron un manque de capacité à expliquer son projet ; la vérité c’est que sa vision est très conventionnelle ; elle s’appuie sur les réflexions de salon de nombre d’experts coupés des réalités sociales et économiques. Une sorte de reprise des idées à la mode rajeunies par la dialectique anglo-saxonne de Macron. Où la France considérée comme une sorte de start-up où tout reposerait sur la digitalisation et la plus-value boursières en quelques années. Si Macron n’est pas parvenu à théoriser le macronisme,  c’est tout simplement que cette philosophie politique est une sorte de cocktail sulfureux ; mélange de néolibéralisme, d’étatisme, de souverainisme républicain et de grand laisser-aller sur des questions fondamentales comme par exemple la réindustrialisation ou la violence dans les banlieues. Sur le plan idéologique, le macronisme me ne repose sur rien de  solide, en outre il ne s’appuie sur aucune implantation locale aucune structure réellement démocratique. Pour l’essentiel des recyclés carriéristes d’autres partis, de nombreux cadres sans expérience politique ou légitimité sociale et des technocrates type Macron (qui a une formation uniquement littéraire) qui en réalité n’ont aucune compétence. Pour s’en persuader, il suffit de voir lors des débats télévisés comment les représentants d’ »en marche se montrent à la fois incompétent et sans consistance charismatique. Le macronisme  n’existe pas politiquement, c’est une fiction qui ne repose que sur la salle personnalité par ailleurs très fragile de Macron. Le macronisme pourrait bien disparaître avec son inspirateur aussi vite qu’il est venu. Avec maintenant seulement 21 % de popularité la question peut être posée.

Imposer la fin des chaudières au fioul : la dernière folie des oligarques

 

 

Imposer la fin des chaudières au fioul : la dernière  folie des oligarques

Pour répondre aux mouvements des gilets jaunes, le gouvernement a bâti en quelques jours, voire en quelques heures, un plan de mesures qui prévoit notamment de dépenser 30 000 € pour une voiture électrique et au moins 10 000 € pour changer la chaudière au fioul. Une irresponsabilité, une incompétence, bref une folie totale de la part de ces oligarques issus pour la plupart de familles aisées, eux-mêmes bien rémunérés et qui ignorent que le salaire moyen en  France et de l’ordre de 1750 €, que la pension moyenne est d’environ 1100 € et que beaucoup doivent se satisfaire de 1000 voire de 800 €. Le pire pour les chaudières à fuel, c’est que dernièrement on a encouragé d’en acheter de nouvelles. Le pire, c’est qu’on incite notamment à leur substituer le gaz qui comme chacun le sait est également polluant mais surtout qui est produit pour l’essentiel à l’étranger. Aujourd’hui, on encourage aussi la filière bois, avant peut-être de la condamner dans cinq ans ! C’est gens-là, ces oligarques, ces petit-bourgeois : des fous dangereux qu’il conviendrait sans doute d’enfermer tellement leurs contradictions, leur incompétence et leur mépris du peuple les discréditent  à jamais pour occuper  des fonctions politiques. Remplacer une chaudière individuelle au fioul coûte entre 4 000 et 8 000 euros pour une chaudière à gaz, ou entre 8 000 et 15 000 euros pour une pompe à chaleur.  Pour Macron qui a gagné des millions (passés où, on ne les retrouve pas dans sa déclaration de patrimoine !) évidemment cette somme est dérisoire. Macron, ses ministres, la plupart des oligarques sont des individus nuisibles qu’il faudrait interner. Pas étonnant la plupart ont été nourris au lait des idées reçues d’institut politiques.  Plus d’un ministre sur deux (55%) a étudié sur les bancs d’un Institut d’études politiques (IEP, 35%) ou de l’École nationale d’administration (ENA, 19%). Ils apprennent théoriquement à gérer la France mais ils mettraient  en faillite uen épicerie en moins de 6 mois. Ces oligarques sont des petits bourgeois qui ont transformé la fonction politique en métier, en business et qui répètent en boucle les âneries apprises dans ces écoles d’arrivistes. Car le fond de ‘se résume à cette problématique : comment accéder au pouvoir et le conserver.

La fin des chaudières au fioul : la folie totale des oligarques

La fin des chaudières au fioul : la folie totale des oligarques

 

Pour répondre aux mouvements des gilets jaunes, le gouvernement a bâti en quelques jours, voire en quelques heures, un plan de mesures qui prévoit notamment de dépenser 30 000 € pour une voiture électrique et au moins 10 000 € pour changer la chaudière au fioul. Une irresponsabilité, une incompétence, bref une folie totale de la part de ces oligarques issus pour la plupart de familles aisées, eux-mêmes bien rémunérés et qui ignorent que le salaire moyen en  France et de l’ordre de 1750 €, que la pension moyenne est d’environ 1100 € et que beaucoup doivent se satisfaire de 1000 voire de 800 €. Le pire pour les chaudières à fuel, c’est que dernièrement on a encouragé d’en acheter de nouvelles. Le pire c’est qu’on incite notamment à leur substituer le gaz qui comme chacun le sait est également polluant mais surtout qui est produit pour l’essentiel à l’étranger. Aujourd’hui, on encourage aussi la filière boit, avant peut-être de la condamner dans cinq ans ! C’est gens-là, ces oligarques, ses petit-bourgeois : des fous dangereux qu’il conviendrait sans doute d’enfermer tellement leurs contradictions, leur incompétence et leur mépris du peuple les discréditent  à jamais pour occuper  des fonctions politiques. Remplacer une chaudière individuelle au fioul coûte entre 4 000 et 8 000 euros pour une chaudière à gaz, ou entre 8 000 et 15 000 euros pour une pompe à chaleur.  Pour Macron qui a gagné des millions (passés où, on ne les retrouve pas dans sa déclaration de patrimoine) évidemment cette somme est dérisoire.

 

 

Trump -Macron : fin des amours de façade

Trump -Macron : fin des  amours de façade

 

 

Les amours de façade sont sans doute enfin terminées entre Macron et trump depuis que le président américain a décidé d’attaquer la France par une série de tweets  agressifs et grossiers

Sans doute pour se faire une réputation internationale, Macron a consenti à s’humilier devant Trump allant même jusqu’à l’embrasser  lors de sa visite aux États-Unis. Mais le président français n’a reçu en échange que des camouflets de la part résidant américain. Trump n’hésite pas maintenant à critiquer ce petit président Macron qui veut se faire plus gros que le bœuf au plan international alors qu’il est impopulaire dans son propre pays. Il faut dire que Macron joue depuis quelques mois la mouche du coche à propos du rapport des États-Unis à la question climatique et au multilatéralisme. Le projet de création d’une armée européenne a constitué pour Trump la goutte qui fait déborder le vase. Et quand le président Trump attaque, il ne fait pas dans la dentelle : “Le problème est qu’Emmanuel souffre d’un taux de popularité très faible en France, 26%, et d’un taux de chômage de presque 10… au fait, il n’y a pas de pays plus nationaliste que la France, …  Construire sa propre armée pour protéger l’Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie”, a-t-il écrit. “Mais c’était l’Allemagne lors des Première et Seconde Guerres mondiales. Comment cela s’est-il passé pour la France ? Ils commençaient à apprendre l’allemand à Paris avant que les Etats-Unis ne viennent à la rescousse.” Reste la délicate question de l’attitude à adopter par la France après des attaques aussi violentes et aussi vulgaires. Répondre serait sans doute engager une période de polémiques rugueuses nuisible à la France et à l’Europe. Faire le dos rond par contre pourrait donner l’impression que Macron est renvoyé à ses chères études de petit président, dans une petite nation malade du chômage.

 

La fin de Merkel, pourquoi ?

 La fin de Merkel, pourquoi ?

Une analyse de  sur Xerfi Canal sur  les causes économiques et sociales profondes de la déroute de Merkel (reprise par la Tribune)

 

« En Allemagne, la désaffection des électeurs à l’égard des partis de la grande coalition au pouvoir, la CDU-CSU et le SPD, a des causes économiques et sociales que l’on décrypte mal de ce côté-ci du Rhin. Elle reflète en effet, comme dans un jeu de miroir, l’attrition continue des classes moyennes qui constituent la base électorale traditionnelle de ces partis qui ont gouverné tour à tour ou ensemble le pays pendant des décennies. La réussite économique allemande est en apparence éclatante quand on la mesure à l’aune des chiffres de l’emploi ou des excédents commerciaux ou budgétaires. On sait, en même temps, qu’elle est loin de bénéficier à tout le monde : la montée des inégalités, la pauvreté et de la précarité doit être pointée du doigt. On sait aussi que les réformes du système social et du marché du travail du gouvernement SPD de Gerhard Schröder ont en réalité transformé beaucoup de chômeurs d’hier en travailleurs précaires d’aujourd’hui. Mais le changement de logiciel du modèle allemand n’est pas toujours perçu. En vérité, le modèle de « l’économie sociale de marché » a été profondément remis en question depuis 20 ans. Il y a d’abord le statut des salariés. Outre-Rhin, les conventions collectives négociées dans les branches ne s’appliquent qu’aux entreprises ayant adhéré à ce système paritaire. Or la part des salariés bénéficiant d’une convention collective de branche ou d’un accord spécifique à l’entreprise a fondu de 19 points au cours des 19 dernières années, pour ne plus toucher, grosso modo, qu’un salarié sur deux. Selon Destatis, l’office fédéral des statistiques, 43,3% des salariés des Länder de l’Ouest n’avaient, en 2017, aucune garantie de conditions de travail au-delà du minimum légal, et cette proportion atteignait même 55,7% dans l’ex-RDA. En effet, de nombreuses entreprises ont créé des filiales n’adhérant pas aux accords de branche, et n’étant pas liées par leurs hausses de salaires négociées, leurs primes et leurs conditions d’emploi favorables. Elles ont aussi externalisé, sous-traité, et conditionné leurs nouveaux investissements à l’acceptation de conditions de travail moins favorables, tout en usant et en abusant des services des travailleurs détachés ou frontaliers d’Europe de l’Est. C’est aussi dans ce monde du travail inégal que doivent s’intégrer désormais les réfugiés et les migrants que l’Allemagne a accueilli. Un tel recul des conditions de travail a été permis par l’affaiblissement du mouvement syndical. Si les chiffres restent impressionnants dans quelques grandes entreprises industrielles, le taux de syndicalisation, passé sous la barre des 20%, est désormais inférieur à celui du Royaume-Uni. Après les réformes Schröder, Angela Merkel, tout en gouvernant au centre, n’a apporté que des corrections marginales aux tendances lourdes en défaveur des salariés, se contentant d’édicter d’un salaire minimum peu ambitieux sous la pression de ses partenaires européens. Or l’effet structurel de ces changements sociaux menace à son tour sa base sociale et électorale de classes moyennes. Il est aussi aggravé par deux facteurs. D’abord, dans une Allemagne âgée, les réformes passées des retraites se conjuguent avec un effet-retard du développement des formes atypiques d’emploi, comme les minijobs, dont les droits à la retraite sont, comme les cotisations, symboliques. Ensuite, la bulle immobilière qui a prospéré ces dernières années touche de plein fouet les classes moyennes. L’Allemagne, qui se méfie des bulles financières, avait été longtemps épargnée mais la période prolongée de bas taux d’intérêt a fini par importer le problème, renchérissant le prix des logements et créant des fractures spatiales et sociales dans les métropoles. Si les Allemands sont moins souvent propriétaires de leur logement que les Français, ils n’en sont pas pour autant épargnés : lors des relocations, les loyers ont progressé l’an dernier de 9,25% dans les grandes métropoles, souligne la Bundesbank, une tendance qui ne s’est pas calmée depuis. On perçoit bien, finalement, la conjugaison de facteurs économiques et sociaux qui remettent en cause la direction de l’Allemagne par les partis traditionnels de gouvernement. La situation politique apparait aujourd’hui inextricable, et l’avenir d’Angela Merkel comme chancelière est derrière elle. Mais l’on perçoit encore mal sur quel nouveau compromis politique économique et social une nouvelle équipe pourrait prendre la tête la première puissance économique européenne. »

 

Mondialisation « La Fin heureuse est terminée » ? (Geoffroy Roux de Bézieux)

Mondialisation « La Fin  heureuse est terminée » ? (Geoffroy Roux de Bézieux)

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux constate que la croissance ne génére pas une baisse significative du chômage, il en incombe la responsabilité au contexte international mais aussi aux postes non pourvus. Un dernier aspect  assez réducteur même si le phénomène existe. Cela dit cela concerne environ 300 000 postes non pourvus quand le nombre de chômeurs atteints 5.5 millions de personnes. (Interview JDD)

Quel regard portez-vous sur ce taux de chômage qui a cessé de baisser et les difficultés de recrutement qui s’accroissent? 
Cette situation est complètement paradoxale même si elle n’est pas nouvelle. Cet écart s’amplifie et nous avons une responsabilité collective. La France crée des emplois. Entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2017, près de 777.000 emplois ont été générés en partie grâce au crédit impôt compétitivité emploi et à l’action des entreprises. En 2017, le taux de croissance a atteint 2,3 %, ce que notre pays n’avait pas connu depuis la crise. Mais cette croissance ne se traduit pas par une baisse importante du chômage.

 

Allez-vous vous engager à créer un million d’emplois comme votre prédécesseur?
Il y en a déjà eu 770.000 ! Mais il faut être lucide, Le sujet est très complexe, multicausal et il n’y a malheureusement pas de formule magique. Je m’engage néanmoins à ce que le Medef de propositions que je porte réfléchisse à ce scandale français que sont les difficultés de recrutement dans une période de chômage de masse et fasse des suggestions pour trouver des solutions.

La situation internationale vous inquiète-t-elle?
La mondialisation heureuse est terminée. Il y a une très forte agressivité commerciale de certains pays et, face à cela, nous devons avoir une Europe combative au service des producteurs et pas seulement des consommateurs, et qui tombe l’habit de la naïveté. Le rétablissement des sanctions américaines face à l’Iran est un scandale absolu ! Ça n’est pas à Donald Trump de dire si les entreprises françaises peuvent commercer avec ce pays ou pas. Nous touchons là la limite de la démocratie et réalisons que la souveraineté économique de l’Europe n’existe pas. Il serait pourtant crucial pour notre avenir commun que celle-ci existe.

Macron : une fin de mandat pathétique ?

Macron : une fin de mandat pathétique ?

 

Dans un sondage YouGov publié jeudi, Emmanuel Macron perd 4 points d’opinions favorables pour tomber à 21%.La popularité d’Emmanuel Macron chute de 4 points en raison notamment de la principale préoccupation concernant le pouvoir d’achat. La hausse du carburant annule en effet à peu toutes les autres mesures d’allégements fiscaux. Tous les indicateurs économiques et sociaux sont dans le rouge (le chômage, le pouvoir d’achat, les déficits sans parler des inquiétudes relatives à la protection sociale ou à l’insécurité. La fin de mandat risque d’être pathétique. Le chef de l’État a perdu l’atout politique essentiel, à savoir : la confiance. Par exemple plus de 80 % des Français n’attendent plus grand-chose de ce gouvernement notamment concernant le pouvoir d’achat. Face à cette descente aux enfers Macron va évidemment parler, parler de plus en plus, s’agiter. Ce qu’il va  faire notamment lors des commémorations de la fin de la guerre de 14 18 en multipliant les discours et les visites sur le terrain ;  mais cet accès activisme débordant risque de l’enfoncer un peu plus. On connaît en effet la ligne politique et le tempérament du chef de l’État. Il ne cessera d’affirmer qu’il ne changera pas, que le rythme des réformes n’évoluera pas au contraire. Bref, il va s’enliser. Le pire dans ce genre de circonstances de déclin politique c’est que Macron qui sera bien sûr critiqué pour les aspects néfastes de sa politique le sera également lorsqu’il prendra des mesures plus pertinentes. C’est la logique cruelle du déclin. quand les résultats sont en rendez-vous, quand la confiance est là,  un responsable peut se permettre quelques écarts voir quelques bavures on lui pardonnera toujours en raison du crédit qu’on lui porte. Inversement, aucune mesure ne bénéficiera de la moindre bienveillance des Français quand le responsable perd sa crédibilité politique. D’une certaine façon, c’est le phénomène dont a été aussi victime François Hollande qui dans les derniers mois de son mandat n’a pas trop mal réussi mais qui n’a guère été récompensé car son crédit politique était trop hypothéqué.

Vers la fin du macronisme ?

Vers la fin  du macronisme ?

 

 

On ne peut écarter l’hypothèse d’un écroulement brutal du macronisme, aussi soudain que son avènement imprévu. Sur quoi en effet reposait les vertus supposées du candidat Macron : sa jeunesse, son dynamisme son refus des clivages et l’espérance d’un renouveau démocratique. Il ne reste plus grand-chose de tout cela hormis  le jeune âge de l’actuel président de la république. Son dynamisme s’est transformé en activisme avec des réformes minimalistes est souvent bâclé autant par incompétence que par manque de courage politique. Le pouvoir a notamment évité la réforme la plus stratégique pour moderniser le pays, à savoir : la transformation de l’État. Un État qui tue la compétitivité et l’initiative. On croyait Macron ni à droite ni à gauche ou encore un peu de droite et en même temps un peu de gauche. Dans les faits, il est totalement de droite après avoir accorder  notamment des allégements fiscaux aux plus privilégiés sans aucune contrepartie. Maintenant il faut boucher les trous et on sollicite les Français les moins favorisés via par exemple la hausse du carburant. On a souvent reproché à Macron un manque de capacité à expliquer son projet ; la vérité c’est que sa vision est très conventionnelle ; elle s’appuie sur les réflexions de salon de nombre d’experts coupés des réalités sociales et économiques. Une sorte de reprise des idées à la mode rajeunies par la dialectique anglo-saxonne de Macron. Où la France considérait comme une sorte de start-up où tout reposerait sur la digitalisation et la plus-value boursières en quelques années. Si Macron n’est pas parvenu à théoriser le macronisme,  c’est tout simplement que cette philosophie politique est une sorte de cocktail sulfureux ; mélange de néolibéralisme, d’étatisme, de souverainisme républicain et de grand laisser-aller sur des questions fondamentales comme par exemple la réindustrialisation ou la violence dans les banlieues. Sur le plan idéologique, le macronisme me ne repose sur rien de  solide, en outre il ne s’appuie sur aucune implantation locale aucune structure réellement démocratique. Pour l’essentiel des recyclés carriéristes d’autres partis, de nombreux cadres sans expérience politique ou légitimité sociale et des technocrates type Macron (qui a une formation uniquement littéraire) qui en réalité n’ont aucune compétence. Pour s’en persuader, il suffit de voir lors des débats télévisés comment les représentants d’ »en marche se montrent à la fois incompétent et sans consistance charismatique. Le macronisme  n’existe pas politiquement, c’est une fiction qui ne repose que sur la salle personnalité par ailleurs très fragile de Macron. Le pourraat bien disparaître avec son inspirateur aussi vite qu’il est venu. Avec maintenant seulement 21 % de popularité la question peut être posée.

Mobilités : la fin des grands projets sauf pour Paris

Mobilités : la fin des grands projets sauf pour Paris

Priorité au transport du quotidien, fin des grands projets d’infrastructures sauf pour Paris tels sont les priorités de la future loi sur la mobilité évoquées par la ministre des transports, Elisabeth Borne dans la tribune.

 

 

Les territoires sont désormais représentés par trois ministres au gouvernement. Est-ce un changement de cap ? Une nouvelle méthode de travail ?

ÉLISABETH BORNE - Ce n’est pas une rupture, c’est une affirmation plus forte. L’intitulé et le périmètre des ministères traduisent la volonté de travailler davantage encore avec les territoires, ce que nous faisons déjà. Depuis un an et demi, je travaille avec les élus et leurs associations, car mon champ de compétences est un domaine décentralisé. Si nous voulons que nos politiques se mettent en œuvre, il faut travailler avec eux. Dans ce grand ministère auxquels les transports sont rattachés, la transition écologique et solidaire ne peut se faire que si les élus locaux s’en saisissent et qu’on leur apporte les bons outils.

Vous venez d’annoncer que l’A45, prévue entre Lyon et Saint-Étienne, ne se ferait pas. Ce choix s’inscrit-il dans la continuité de votre discours « on ne peut pas tout financer » ?

La méthode du gouvernement ne consiste à pas tout décider depuis Paris. Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), instance indépendante et pluraliste, préconisait de travailler de façon privilégiée sur des alternatives à ce projet. Nous l’avons suivi. L’A45 soulève en outre trois paradoxes : c’est une autoroute à péage majoritairement financée par des subventions, le trafic n’y serait pas assez important et elle doit déboucher sur un contournement ouest de l’agglomération lyonnaise qui n’est pas prévu à ce jour. Ce projet a aussi un impact important sur les terres agricoles avec des enjeux environnementaux. Je suis convaincue que les conditions de déplacement entre Lyon et Saint-Étienne ne sont pas satisfaisantes voire sont insupportables. Pour apporter les réponses les plus efficaces, nous disons « améliorons les infrastructures existantes », routières et ferroviaires. Avec 20 000 voyageurs par jour, la ligne ferroviaire actuelle doit être renforcée… Notre décision ne relève en rien d’un enjeu d’économies pour l’État, puisque les 400 millions d’euros prévus seront sanctuarisés pour investir sur ces alternatives.

Quid d’autres grands projets comme le Canal Seine Nord Europe ou la LGV Bordeaux-Toulouse dans les tuyaux depuis parfois plus de dix ans ?

Lorsque je suis arrivée à la tête de ce ministère, il y avait 10 milliards d’euros d’engagements de plus que les ressources prévues sur la période. Il fallait arrêter de promettre des choses sans avoir les capacités à tenir les engagements. C’est tellement plus facile de dire que chacun doit avoir sa ligne de TGV ou son autoroute, mais il faut sortir de cette logique où l’on promet tout et où on ne fait rien ensuite. Il en va de la crédibilité de la parole de l’État ! C’est d’abord sur les transports du quotidien que nous devons agir. Dans les grandes métropoles, les gens perdent des heures dans les embouteillages ou dans des transports en commun saturés. Dans d’autres territoires, la mobilité est souvent vécue comme une injustice, car il n’y a pas de moyens ou bien peu d’alternatives à la voiture individuelle. La priorité absolue aujourd’hui, c’est l’entretien et la régénération des réseaux, et ce afin d’avoir des conditions de circulation meilleures sur nos routes. Nous voulons aussi donner la priorité à la modernisation, à la mise en place de capacités supplémentaires pour le ferroviaire autour des grandes agglomérations, au désenclavement routier de tous les territoires de notre pays et à l’accompagnement des collectivités en matière de mobilités propres et de transports en commun. Il nous faut aussi favoriser le report modal du fret. Sur les grands projets de liaisons entre métropoles, nous n’y renonçons pas mais nous les inscrivons dans une réalisation progressive, avec des calendriers crédibles, avec des ressources pour les transports du quotidien.

Annoncée pour le premier semestre 2018, la loi d’orientation des mobilités (LOM) en est encore à l’étape du Conseil d’État. Quand sera-t-elle présentée au Conseil des ministres ?

Le projet de loi sera présenté d’ici à la fin novembre. Sur les investissements, nous changeons de méthode. Nous ne faisons plus de schémas non datés ou non fixés, mais nous déterminons dans la loi une programmation des investissements, avec une trajectoire de ressources pour l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Nous voulons en effet investir plus et mieux : 13,4 milliards d’euros sur ce quinquennat – 40 % de plus par rapport au précédent – et 14,3 milliards sur le suivant. Nous allons ainsi augmenter de 70 % les investissements sur la régénération du réseau routier national, la catastrophe de Gênes nous rappelant à quel point il est important d’entretenir et de moderniser les réseaux existants. Dans les dix ans à venir, nous prévoyons également de dépenser 2,6 milliards pour désaturer les nœuds ferroviaires, 1 milliard pour achever le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux, 2,3 milliards pour des modes alternatifs à la route pour le fret et 1,2 milliard pour les mobilités partagées, les transports en commun et le plan vélo. Ces chiffres seront dans la loi. Nous sortons d’une promesse en l’air. Nous disons ce que nous allons faire concrètement dans ce quinquennat et dans le prochain.

Pour éviter une catastrophe comme à Gênes, le Sénat a lancé une mission d’information sur l’état des ponts. Les travaux s’inséreront-ils dans la loi ?

Je me félicite que le Sénat se soit saisi du sujet. Nous ne sommes pas dans la situation de l’Italie : les 12 000 ponts sur le réseau routier national font l’objet d’une surveillance très forte, et leur entretien comme leur régénération sont au cœur de nos priorités. Il y a déjà des inspections annuelles et des contrôles plus poussés tous les trois ans. J’ai d’ailleurs publié les diagnostics des principaux ouvrages en toute transparence. Au-delà, il faut désormais une vision d’ensemble, aider les collectivités à surveiller leurs ouvrages et les accompagner si nécessaire. Nous devons nous assurer que les compétences sont là et réfléchir aux modes de financement pour ceux qui le nécessitent.

À ce sujet, la vignette poids lourds, annoncée par François de Rugy, n’apparaît pas dans l’avant-projet de loi transmis au Conseil d’État. Où en êtes-vous ?

Une programmation des investissements sincère doit être financée. On ne peut pas dire: « On veut des investissements, mais les ressources, ce n’est pas notre sujet. » Si nous voulons avoir une programmation ambitieuse ; il faut de la visibilité sur la ressource. Il n’y a pas d’urgence car, pour 2019, les 300 millions d’euros supplémentaires prévus seront financés par le budget de l’État. Pour 2020, nous aurons besoin de 500 millions d’euros de ressources nouvelles. S’il n’y a pas de ressource, nous serions forcément amenés à nous interroger sur notre niveau d’ambition. Le Conseil d’orientation des infrastructures a préconisé de mettre en place une fiscalité écologique, fondée sur ce qui a un impact sur l’environnement. Il est donc légitime de se poser la question de la participation des poids lourds, notamment ceux en transit, au financement des infrastructures. Il faut bien sûr prendre en compte les enjeux d’équité des usagers, de compétitivité des territoires et des différents secteurs économiques. Nous devons prendre le temps de discuter et de nous concerter avec les acteurs concernés, c’est la discussion que je mène actuellement. J’ajoute que nous ne voulons pas refaire l’écotaxe et qu’il n’est pas question de faire payer les automobilistes.

Les agglomérations de plus de 10 000 habitants pourront d’ailleurs instaurer, si elles le souhaitent, un « tarif de congestion ». Quel est le sens de tels péages urbains ?

C’est un dispositif qui existe déjà dans la loi depuis le Grenelle de l’environnement, mais de façon telle qu’il n’a jamais pu être mis en oeuvre. Avec la LOM, nous allons simplement rendre le dispositif opérationnel mais aussi nous assurer qu’il reste proportionné pour les habitants, par un encadrement assez précis par exemple en termes de concertation ou de plafonnement des tarifs.

C’est un outil de plus pour lequel l’État donne le cadre, ce sera aux collectivités locales de décider si elles souhaitent le mettre en oeuvre.

Dans le même temps, le projet de loi de finances (PLF) 2019 supprime le taux réduit de la TICPE sur le gazole non routier (GNR). Les entreprises des travaux publics redoutent déjà 500 millions d’euros de pertes l’an prochain. Allez-vous revoir votre copie ?

Nous avons pu entendre parfois que le gouvernement ne s’engageait pas suffisamment sur l’écologie. Cependant, lorsque nous voulons mettre en place une fiscalité plus écologique, nous entendons que ce n’est pas la bonne méthode. Nous assumons ces décisions, à l’échelle de l’ensemble du gouvernement. Nous sommes bien conscients qu’il faille accompagner les entreprises dans la possibilité de répercuter cette hausse afin que les marges ne soient pas « mangées ». Des échanges ont eu lieu entre les représentants du secteur et le cabinet de Bruno Le Maire. Nous allons travailler avec la profession pour trouver la bonne solution.

La révolution numérique s’impose par ailleurs dans la mobilité, que ce soit avec les véhicules autonomes ou l’utilisation des données des voyageurs. Comment comptez-vous réguler ces nouveaux usages ?

Pour réussir la transition écologique et environnementale et apporter des solutions de mobilité à tous, les révolutions de l’innovation et des pratiques plus partagées sont une formidable opportunité. Les données permettent de rendre visibles toutes les offres disponibles. Avec Mounir Mahjoubi, nous venons de mettre en place un comité data pour préparer l’ouverture des données avec tous les acteurs. Nous voulons nous assurer que les startups et entreprises françaises, dynamiques en matière de mobilité, travaillent ensemble, prennent de l’avance, vendent leurs solutions dans le monde, et ne soient pas marginalisées par les grands acteurs du numérique. La LOM va donc accélérer la mise à disposition des données statiques et dynamiques en temps réel. Un volet important du texte vise aussi à développer les services de covoiturage, d’autopartage, de transports à la demande… et à s’emparer de la révolution du véhicule autonome qui amènera sécurité et nouveaux usages. Demain, avec son smartphone, on pourra avoir une navette autonome à la demande, comme cela est testé en ce moment à Rouen. Ces véhicules pourront enfin servir pour le dernier kilomètre, un défi auquel nous devons répondre si nous voulons sortir de la dépendance à la voiture individuelle.

Justement, pour réduire la congestion, en quoi pouvez-vous inciter les métropoles à construire des parkings relais aux périphéries ?

Le gouvernement ne mène pas une politique anti-voiture et je suis persuadée que dans beaucoup de territoires, elle reste la colonne vertébrale de la mobilité. Il faut simplement qu’elle soit plus propre, plus partagée et plus connectée, notamment pour mieux gérer les flux de circulation. C’est pourquoi nous avons renforcé la prime à la conversion pour accompagner cette transition. En 2018, 250000 ménages auront bénéficié de ce dispositif, et ce alors que nous avions prévu 500000 primes sur l’ensemble du quinquennat. Faire de la mobilité de bout en bout passe aussi par la mise en place de pôles d’échanges. Il faut permettre le stationnement, la venue à vélo, le covoiturage… bref accompagner les concitoyens vers des solutions plus faciles. Le partage des données peut y contribuer, à condition que tous les acteurs y contribuent. En ce sens, la LOM vise à favoriser la coopération pour offrir une solution globale.

Le plan vélo a-t-il les moyens de ses ambitions ?

Il est sans précédent. C’est le résultat de plus d’un an de travail avec toute la filière, un plan global qui a pris en compte les freins à lever. Pour développer l’usage du vélo, il faut avoir un itinéraire sans obstacle et sécurisé. C’est l’objet du fonds vélo de 350 millions d’euros. Il ne s’agit pas de faire les choses à la place des collectivités – l’État ne va pas se mettre à faire des pistes cyclables, les municipalités le font très bien – mais de financer les infrastructures pour franchir les grands obstacles, un périphérique ou une gare par exemple. Il faut aussi améliorer la sécurité routière avec des sas vélo et encourager les déplacements domicile-travail. Les entreprises pourront verser un forfait mobilité durable allant jusqu’à 400 euros sans charges fiscales et sociales. Nous voulons enfin lutter contre les vols avec la généralisation du marquage et la mise en place de parkings sécurisés.

Qu’en est-il de la régulation des trottinettes électriques ou des gyropodes avec lesquels les accidents se multiplient ?

Leur développement est une très bonne nouvelle, mais nous devons leur donner la possibilité de se développer dans un cadre harmonieux. Les piétons sont ceux qui sont le plus gênés par la multiplication de ces nouveaux modes de déplacement. Nous allons ajuster le Code de la route pour interdire les engins électriques sur les trottoirs. Les acteurs du free floating doivent aussi être sensibilisés, responsabilisés. Nous permettrons aux collectivités de définir des cahiers des charges pour que ces nouvelles mobilités se développent de manière harmonieuse.

Malgré le recalibrage du calendrier en février dernier, des retards sont déjà annoncés sur le Grand Paris Express, notamment sur les lignes prévues pour les J.O. Comment faire en sorte que tous les trains arrivent à l’heure ?

Le Grand Paris Express (GPE) est un chantier d’une complexité exceptionnelle. Les travaux souterrains sont un défi considérable qui demande des compétences rares. Il est plus simple de creuser sous la Manche ! Arrêtons de laisser croire que tout le GPE sera livré demain. Le calendrier recalé avec le Premier ministre est réaliste. Courir tous les lièvres à la fois faisait prendre le risque qu’aucune ligne n’arrive à la bonne date. Tout est mobilisé pour que les engagements de livraison pour les J.O. soient tenus même si, je le rappelle, nous ne le faisons pas pour les J.O. mais pour désaturer un réseau aujourd’hui concentré sur Paris. C’est une opportunité de voir Paris en plus grand et cela permettra de développer la petite couronne qui avait été un peu oubliée. C’est un projet de 35 milliards d’euros qu’il faut gérer avec la préoccupation des coûts. Il faut réaliser le GPE en tenant compte de l’impatience, mais aussi en étant réaliste.

Entre la privatisation d’ADP et les aéroports régionaux à rénover, se sont ouvertes les Assises du Transport aérien. Quel est votre calendrier ?

J’ai lancé ces assises sur le thème de la performance collective : environnementale, économique et sociale. Elles ont bien avancé. J’ai par exemple annoncé que je souhaitais renforcer les budgets consacrés aux liaisons d’aménagements du territoire. Dans des villes comme Tarbes, Limoges ou Aurillac, plutôt que de promettre de très grandes infrastructures, qui ne se réaliseront pas demain matin, il faut aussi miser sur l’aérien pour mieux connecter ces villes aux métropoles françaises et européennes. C’est une dimension qui me tient à coeur. Par ailleurs, la privatisation d’ADP se fera en renforçant le cadre de régulation. En raison des changements récents à la direction d’Air France, nous avons souhaité laisser le nouveau dirigeant Ben Smith nous dire sa vision et ses attentes en termes de compétitivité. C’est pourquoi nous prenons un peu plus de temps que prévu. Je l’assume, pour que ces assises soient à la hauteur des enjeux.

 

 

 

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