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Robotisation : la fin du travail ?

 Robotisation : la fin du travail ?

 

Une réflexion intéressante sur le développement de la robotisation qui menace le travail traditionnel. Une menace inquiétante comme  lors de chaque grand progrès technique. Dans l’histoire se sont  posées les mêmes questions mais sans doute de manière moins brutale. .Reste que la tertiarisation de  l’économie témoigne cependant de besoins toujours nouveaux de l’humain en amont comme en aval de la production et de façon plus  générale dans la société. le problème est de savoir si les progrès de productivité permis par l’IA ne seront as plus destructeurs que la dynamique de création d’emploi.

 

« Les progrès réalisés ces cinq dernières années dans l’intelligence artificielle vont permettre de construire des robots, capables d’exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d’emplois au cours de 30 prochaines années, s’accordent à prédire des scientifiques. « Nous approchons du moment où les machines pourront surpasser les humains dans presque toutes les tâches », a prévenu Moshe Vardi, directeur de l’Institute for Information Technology à l’Université Rice au Texas. « La société doit se pencher sur cette question dès maintenant car si des robots font presque tout ce que nous faisons comme travail, qu’allons nous faire », s’est-il interrogé samedi aux côtés d’autres experts lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Washington. Pour le scientifique qui n’exclue pas la fin du travail humain, « la question est de savoir si l’économie mondiale peut s’adapter à un taux de chômage de plus de 50 % ». Aucune profession n’est à l’abri, pas même les travailleurs du sexe, a-t-il lancé. L’automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces 40 dernières années, dopant la productivité au détriment de l’emploi. Le nombre de création de postes dans le secteur manufacturier a atteint son pic en 1980 aux Etats-Unis et n’a cessé depuis de diminuer, s’accompagnant d’une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi. Aujourd’hui on compte plus de 200.000 robots industriels dans le pays et leur nombre continue à augmenter. La recherche se concentre actuellement sur la capacité de raisonnement des machines et les progrès ces vingt dernières années sont spectaculaires, selon cet expert. Selon lui, 10% des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaitre en raison de l’automatisation de la conduite d’ici vingt-cinq ans. »On a toutes les raisons de penser que les progrès des 25 prochaines années seront tout aussi impressionnants », a-t-il ajouté. Bart Selman, professeur de sciences informatiques à l’Université Cornell prévoit quant à lui que « dans les deux ou trois ans (à venir) des machines autonomes (…) feront leur entrée dans la société permettant entre autres la conduite automatisée de voitures et camions mais aussi de contrôler des drones de surveillance ». Cet expert a expliqué que des progrès très importants ont été faits depuis cinq ans notamment dans la vision et l’ouïe artificielles permettant à des robots de voir et d’entendre comme les humains. Le professeur Selman a indiqué que les investissements dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis ont été de loin les plus élevés en 2015 depuis la naissance de ce domaine de recherche il y a cinquante ans, citant Google, Facebook, Microsoft et Tesla, du milliardaire Elon Musk, soulignant que le Pentagone a demandé 19 milliards de dollars pour développer des systèmes d’armement intelligents.  « On peut donc s’interroger sur le niveau d’intelligence que ces robots pourront atteindre et si les humains ne risquent pas un jour de perdre le contrôle », a pointé Bart Selman. Ce qui est inquiétant dans ces nouveaux logiciels, s’accordent à dire les experts, c’est leur capacité à synthétiser les données et à exécuter des tâches complexes. L’astrophysicien britannique Stephen Hawking avait notamment mis en garde contre ce danger expliquant que « les humains sont limités par une évolution biologique lente ». « L’intelligence artificielle pourrait se développer d’elle-même à un rythme de plus en plus rapide », avait-il expliqué. Ces questions ont conduit les scientifiques à envisager l’établissement de règles éthiques pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle ainsi que de programmes centrés sur la sécurité. Elon Musk a lancé en 2014 une initiative de 10 millions de dollars à cette fin, estimant que l’intelligence artificielle était « potentiellement plus dangereuse que le nucléaire ». En 2015, un groupe de personnalités de haut vol, dont Stephen Hawking, Elon Musk et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait publié une lettre ouverte plaidant pour « l’interdiction des armes autonomes ». Ils expliquaient que « si une grande puissance développait des armes dotées d’une intelligence artificielle autonome, cela entraînerait une course dangereuse de ce type d’armement ». Pour Wendel Wallach, un éthicien de l’Université Yale, ces dangers nécessitent une mobilisation de la communauté internationale. L’idée, a-t-il résumé samedi, « est de s’assurer que la technologie demeure un bon serviteur et ne devienne pas un maître dangereux ».

(LNT avec Afp)

La fin de la ruralité par la folie de la métropolisation

La fin de la ruralité par la folie de la métropolisation

 

Le plan pour la ruralité annoncé en septembre par le premier ministre est forcément illusoire car toute la politique d’aménagement du territoire est  centrée  sur la folie de la Métropolisation. Cette  mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une douzaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnemental et sociétal. En effet,  l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois  en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduit  le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification, c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être).

« L’effondrement de la vie avec la fin des insectes » ?

« L’effondrement de la vie avec la fin des insectes » ?

 

On connait le rôle des insecte pour la biodiversité, il assurent notamment la pollinisation aussi le recyclage des végétaux et autres déchets entretiennent la vie des sols . Un article du monde souligne l’enjeu de ce massacre.

Selon une étude publiée fin octobre, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 % au cours de la dernière décennie, relève Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».

« La probabilité est forte que l’information la plus importante de la semaine écoulée vous ait échappé. On cherche en vain sa trace dans la conversation publique : elle en est complètement absente. Et pour cause, en France, à peu près aucun média, ni audiovisuel, ni imprimé, ni électronique, n’en a rendu compte (à l’exception du Monde). Elle a pourtant été publiée dans l’édition du 31 octobre de la revue Nature, la plus prestigieuse des revues scientifiques, mais l’attention médiatique était alors, semble-t-il, ailleurs.

La revue britannique publiait ce jour-là l’étude la plus ambitieuse et la plus précise conduite à ce jour sur le déclin des insectes (et des arthropodes en général) ; elle montre, au-delà du doute raisonnable, que le crash en cours des populations d’invertébrés terrestres est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. Ses résultats sont à vous glacer le sang.

Les auteurs – une vingtaine de chercheurs appartenant à une dizaine d’institutions scientifiques d’Allemagne, de Suisse et d’Autriche – ont analysé l’évolution des captures d’arthropodes sur 300 sites (en prairie ou en forêt) de trois régions allemandes, entre 2008 et 2017.

Le travail qu’ils ont accompli est considérable. Les chercheurs ont analysé un million d’individus capturés au cours de cette décennie, et ont recensé les quelque 2 700 espèces auxquelles ils appartiennent. Ils ont ensuite estimé l’évolution de ces populations grâce à plusieurs indicateurs : le nombre d’individus capturés, leur biomasse et la diversité des espèces représentées. Quelle que soit la métrique considérée, le désastre est à peu près total, les chiffres sidérants.

Au cours de la dernière décennie, sur l’échantillon de 150 prairies analysées par Wolfgang Weisser, Sebastian Seibold (Université technique de Munich, Allemagne) et leurs collègues, la biomasse d’arthropodes a chuté de 67 %. Le nombre d’individus capturés s’est effondré de 78 % et leur diversité a chuté d’un tiers. En moyenne, dans les milieux forestiers, la biomasse de ces bestioles volantes et rampantes a perdu 41 % et la diversité des individus capturés a décliné de 36 %.

« Il y a vingt ans, je n’aurais pas cru qu’un tel effondrement fût possible, dit le professeur Wolfgang Weisser. Je pensais que la plus grande part du déclin des insectes avait eu lieu dans les années 1950-1960, avec la grande période de transformation de l’agriculture européenne. »

 

 

Glyphosate: sa fin n’est pas pour demain

Glyphosate: sa fin n’est pas pour demain

Au  delà des slogans et de l’affichage électoraliste, la question se pose de la fin du glyphosate. Sa suppression a été programmée en 2021 pour l’essentiel et en 2023 totalement. le problème c’est qu’on pourra difficilement gérer une transition aussi brutale ou alors il faudrait tout aussi brutalement changer de nature et de mode de production. Il ya aura donc sans doute des exceptions par rapport aux objectifs temporels fixé. L’OMS considère que le glyphosate est potentiellement dangereux pour la santé, sa suppression à terme est donc inévitable; reste que comme la transition énergétique, cela pourrait demander davantage de temps que prévu.  En outre certaines solution de remplacement paraissent mal adaptées à certaines cultures. Le désherbage mécanique n’est pas toujours le plus pertinent, il représente aussi un coût. Il ya des solution fantaisies et ridicules comme le désherbage au gaz ou à l’eau chaude, comme si ne n’était pas la pire contradiction écologique. Dans les communes sur les espace municipaux on désherbe souvent au gaz, pourquoi pas aussi au pétrole ? Le calendrier prévu de suppression du glyphosate sera difficile à tenir partout en l’état actuel des connaissances, et aura un coût élevé pour les agriculteurs, estime donc un rapport parlementaire demandant à l’Etat de préciser rapidement les cultures qui « bénéficieront d’une dérogation » d’utilisation en 2021. Interrogée dimanche sur ce rapport, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a affirmé que le gouvernement « reste résolu à sortir du glyphosate. Je confirme que l’objectif est bien de sortir de l’essentiel des usages au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023″, a-t-elle affirmé dans l’Emission politique de France Inter, France Télévisions et Le Monde.

La mission parlementaire chargée d’évaluer le plan de sortie du glyphosate juge « inconscient d’attendre le 31 décembre 2020″ pour savoir « quelles situations culturales » devront obligatoirement cesser d’utiliser l’herbicide le 1er janvier 2021 et celles qui pourront bénéficier d’un délai. L’essentiel est que la glyphosate ne soit plus utilisé en laissant le temps de s’adapter.

La « mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate », dirigée par les députés Jean-Luc Fugit (LREM) et Jean-Baptiste Moreau (LREM), demande que l’INRA et les instituts techniques agricoles précisent « au plus tard en juin 2020″ les situations « qui ne pourront supporter un arrêt du glyphosate le 1er janvier 2021 sans menacer la survie de l’exploitation ni son environnement »

« Il est crucial que le gouvernement clarifie son message à l’égard des agriculteurs, en premier lieu à l’égard de ceux qui seront soumis à l’interdiction du glyphosate dès le 1er janvier 2021″, ajoute le rapport en soulignant que la « transition » aura un « coût substantiel ».

Pour Mme Borne, « ce rapport est intéressant car il pointe que ce n’est pas en claquant des doigts qu’on décide comme cela qu’on arrête le glyphosate ». « Je pense qu’on a des premières filières qui pourront le faire sans doute plus rapidement que d’autres. Le président de la République l’avait dit, on souhaite avoir la première viticulture zéro glyphosate et je pense qu’ils sont en train d’agir pour que ce soit le cas », a-t-elle précisé.

Frais de main d’œuvre (12,7 millions d’euros d’heures supplémentaires), consommation de carburant multipliée par trois ou quatre (87 millions d’euros), investissements en matériels nouveaux et croissance des dépenses dans d’autres produits chimiques: la suppression de cet herbicide bon marché alourdira les charges des exploitations entre 50 et 150 euros l’hectare, selon le rapport.

Les coûts de production du blé augmenteraient de 10 euros la tonne. Les techniques alternatives de désherbage (passages supplémentaires de tracteurs et de machines) émettraient aussi 226.000 tonnes de CO2 supplémentaires, selon l’association générale des producteurs de céréales AGPB citée dans le rapport.

Les députés pointent plusieurs cas où la seule alternative au glyphosate est de détruire les mauvaises herbes à la main, ce qu’ils qualifient « d’impasse » tant les investissements en main d’œuvre seraient alors intenables. Le cas le plus « sensible » porte sur les exploitations pratiquant l’agriculture de conservation des sols, sans labour, qui permet d’absorber plus de carbone de l’atmosphère. Mais cette technique nécessite l’usage ponctuel d’un herbicide chaque automne pour nettoyer les parcelles avant le semis.

Le rapport signale aussi les cultures en pente (vignes…) difficiles à cultiver mécaniquement, les cultures des exploitations dites en « zones intermédiaires » sur des sols difficiles à travailler et peu productifs. Selon l’institut technique Arvalis, cité dans le rapport, « l’interdiction du glyphosate déstabiliserait ces exploitations concernées au point de menacer leur survie ».

Troisième impasse: les cultures destinées à des marchés spécifiques qui leur imposent des cahiers des charges très contraignants, comme la production de semences, qui utilise 8 tonnes de glyphosate par an pour 380.000 hectares en France, la production de lin textile, dont la France est le premier producteur mondial, et enfin celle de légumes frais et de conserve cultivés en plein champ (203.560 hectares) qui ne peut se permettre le moindre datura toxique, une plante qui pousse aux abords des champs et peut contaminer les moissons.

Enfin, le rapport propose la création d’une « plateforme nationale d’enregistrement des produits phytopharmaceutiques » pour centraliser aussi bien les achats de pesticides que leur utilisation.

La fin du capitalisme par la chute des taux

La fin du capitalisme par la chute des taux

 

un article de Xerfi Canal,  se demande si le capitalisme ne finira pas par s’autodétruire du faîte d la dégringolade des taux. (La Tribune)

 

« Jusqu’où peut aller la baisse des taux ? Nous sommes dans une situation inédite aujourd’hui. Jamais les taux d’intérêt n’ont été aussi faibles dans le monde développé. La faiblesse des niveaux atteints par les taux longs sans risque, en Europe comme aux États-Unis, n’ont pas de précédent depuis deux siècles. Mais surtout, cette configuration se produit alors même que s’amorce un ralentissement de l’économie mondiale. Autrement dit, les anticipations de croissance et d’inflation tirent les taux de marché vers le bas. Dès à présent les taux européens sont entrés en zone négative. Et les États-Unis s’en approchent.

 

C’est une situation extraordinaire dont il faut prendre toute la mesure. Des taux négatifs, c’est comme si tout un coup on inversait la polarité d’un circuit électrique. Et que la mécanique tournait en sens inversé. Cette mécanique, c’est tout le processus d’avance de fonds et d’accumulation qui sous-tend l’expansion du capitalisme. Les taux d’intérêt, c’est dans la représentation classique de l’économie, la récompense de l’acte d’épargne, de notre renonciation à la myopie de la satisfaction immédiate. Le niveau des taux nait de la tension entre ce désir de consommer tout de suite et celui de se projeter dans le futur à travers l’acte d’investissement. Et les taux seront d’autant plus élevés que l’appétence pour le futur est forte, et que les dépenses d’avenir contiennent de fortes promesses de retour sur investissement. Inverser la polarité de ce processus, c’est comme si les marchés se projetaient d’emblée dans un monde de baisse des prix et de décroissance. Où mille euros aujourd’hui valent moins que mille euros demain… autrement dit, un monde en attrition, en rétractation.

Dans ce monde sans désir de futur, c’est le passé que joue la finance, c’est la plus-value sur le capital ancien. Le marché du capital d’occasion devient le creuset de la création de valeur… on surenchérit sur la transmission des entreprises. On consolide l’existant, on renforce les économies d’échelle, les synergies, on bâtit des pouvoirs de réseau, de marché. Ce monde nous y sommes déjà. Il entre en étrange résonance avec ce que nous annoncent les prophètes du climat. Tout un pan de nos économies carbonées est condamné à disparaître. L’urgence climatique va disqualifier une masse considérable de capital accumulé. Les grands acteurs du transport, le l’énergie, de la construction entrent dans une phase d’attentisme, où investir as usual expose au risque de déclassement prématuré… mais où parier sur une technologie décarbonée, expose au risque de non adoption et de non solvabilité. Faute de coordination, faute de réglementations contraignantes, faute d’impulsion d’un grand état hégémonique pour donner le « la » technologique et bâtir rapidement des économies d’échelle, les investisseurs se regardent en chien de faïence, et ne se lancent pas. Le capitalisme financiarisé a poussé au plus haut la rentabilité du capital et les ressources d’autofinancement, les banques centrales ont poussé au plus haut la liquidité et face à l’abondance des fonds mobilisables, la demande de fonds pour bâtir un capitalisme durable reste paralysée. Les taux d’intérêt négatifs sonnent alors comme l’oraison funèbre d’un capitalisme financiarisé, où l’argent est surabondant, mais ne sait plus où s’investir pour porter la croissance de demain.

Je n’ignore bien sûr pas le fait que la baisse des taux de marché a été renforcée par les options radicales de politiques monétaires des années récentes. Les banques centrales sont à la manœuvre, en apparence dans le mouvement décrue des taux. Elles ont abreuvé le système financier en liquidités. Et elles ont ramené leurs taux directeurs à zéro dans nombre pays pour endiguer la grande dépression de 2007-2008. Et ce qu’elles ont fait, pourquoi ne pourrait-elle pas le défaire ? Eh bien, précisément, ce que nous disent les taux longs de marché, c’est que les investisseurs n’y croient pas, à horizon de 10 ou 30 ans. Et ce faisant, les banques centrales se retrouvent coincées. Remonter les taux, ce serait étrangler tout le système bancaire. Et maintenir les taux de refinancement à zéro, si les taux longs continuent à s’affaisser, risque aussi de rapidement s’avérer insuffisant. Si rien n’est fait, et que la dépression s’approfondit, elles n’auront d’autre choix que d’accompagner la baisse et de briser elles aussi le tabou des taux négatifs. Avec le risque d’enclencher un nouveau tour de baisse des taux longs.

La seule issue, tout le monde la connaît, mais personne ne sait la mettre politiquement en œuvre. Que les États se coordonnent et bâtissent les normes et les infrastructures pour arracher le capitalisme à sa crise du futur. »

Fin de la messagerie Wanadoo ? (Orange)

Fin  de la messagerie  Wanadoo ?  (Orange)

 

Wanadoo est une ancienne messagerie de France Télécom, une entreprise reprise par Orange. Orange qui a imposé sa messagerie tout en assurant la continuité de Wanadoo. Mais avec une certaine réticence, au point maintenant d’organiser progressivement la fin de Wanadoo. On sait qu’en cas de perte d’un mot de passe de messagerie, il est possible de le récupérer ou d’en créer un autre  après demande au gestionnaire de cette messagerie. Ce que fait Orange pour les adresses Mel  « Orange » mais pas pour Wanadoo. Dans beaucoup de cas, les mots de passe sont enregistrés dans les ordinateurs. Il arrive que le disque dur tombe en panne et/ou  que toutes les données disparaissent ; Du coup les mots de passe avec. Or Orange se refuse à réactiver un nouveau mot de passe pour Wanadoo et en profite  pour supprimer le compte dont la gestion n’est consentie que gratuitement. Une curieuse conception de la politique commerciale. On comprend qu’une société fasse évoluer sa gamme de produits, en supprime certains, en crée d’autres mais la moindre des choses est d’aviser les clients avant de fermer brutalement le service. On se demande si Orange n’a pas conserver ses réflexes d’administration en considérant les abonnés comme des usagers captifs et non comme des clients. En tout cas, autant prévenir les vieux utilisateurs de Wanadoo, un jour le compte risque d’être fermé sans préavis ; et avec disparaissent évidemment toutes les adresse des correspondants ! Merci à Orange pour ce respect très approximatif des obligations commerciales. Sans parler des lignes téléphoniques physiques (qu’Orange est supposé entretenir) dont les fils tiennent de nombreux poteaux endommagés !

Syrie : « La fin de l’OTAN » ? (Jean-Yves Le Drian)

Syrie : « La fin de l’OTAN » ? (Jean-Yves Le Drian)

 

Le  ministre de la défense adopte la posture de Macron qui consiste à accuser les  autres et à s’exonérer de responsabilité à bon compte. Par vraiment une attitude diplomatique très constructive. Pour preuve, c’est à Poutine qu’il faut maintenant s’en remettre pour les conflits du proche et du moyen orient. C’est le retrait brutal des américains en Syrie qui justifie les critiques de Le Drian  rendant compte au Sénat. «  Les Américains ont renoncé à assurer la sécurité collective. Cela pose la question du lien transatlantique », a jugé le ministre des Affaires étrangères. Cette offensive turque met la sécurité de la France et de l’Europe en jeu, va-t-il rappelé. Un constat qui acte en fait une certaine fin de l’OTAN, d’autant que la Turquie qui en fait partie a voulu faire la police en Syrie.

« Concernant le manque d’anticipation par les Européens et la France de cette évolution, il faut avoir conscience que nous avions reçu des assurances des États-Unis. Il y a eu un revirement soudain qu’il était difficile d’anticiper », a souligné Jean-Yves le Drian, qui était interrogé sur le manque d’anticipation de l’Europe.

 

Que s’est-il exactement passé ? Selon Jean-Yves Le Drian, le président Erdogan a averti au cours d’un entretien téléphonique le 6 octobre, le président Trump de ce qu’il comptait faire, à savoir engager une offensive dans le Nord-Est syrien. Le président turc lui a demandé son soutien. « Le président américain a indiqué qu’il n’approuvait pas cette offensive, mais qu’il ne s’opposerait pas à ses plans et, le lendemain, il a ordonné à une cinquantaine de soldats présents sur la zone de se retirer, laissant l’opportunité aux forces turques d’entrer sur le territoire syrien, trois jours plus tard, le 9 octobre, et de le faire sans prendre le risque de menacer la sécurité de soldats américains. C’est ainsi que l’offensive a commencé », a raconté le ministre des Affaires étrangères. Un habillage de histoire car en réalité il y a déjà au moins un an qu’on sait que les Etats-Unis vont se retirer de Syrie. L’Europe bien sûr a failli mais la France aussi.

« Le président Trump a choisi le retrait, et cette décision a été annoncée, sans aucune coordination avec la coalition dimanche [le 13 octobre, ndlr] à la télévision américaine par le ministre de la défense américain. Voilà la réalité de ce qui s’est passé », a poursuivi Jean-Yves Le Drian qui oublie évidemment ce qui était prévisible depuis un an. Renvoyer la seule responsabilité aux américains et un peu court : «Le président Trump et le président Erdogan portent la responsabilité de ce qui est, in fine, une victoire des Turcs, Russes et Iraniens, amenés à se partager le Nord-Est selon une forme qui reste à déterminer », a fait observer Jean-Yves Le Drian.

En fait le Drian fait surtout des constats et ne propose rien et de façon un peu naïve déclare « C’est évidemment un tournant majeur dans le conflit syrien, et il conviendra d’en apprécier les conséquences, y compris sur le plan politique », a-t-il conclu. Ce qui pose « la question du lien transatlantique », a estimé le ministre.

Il serait en effet temps de s’apercevoir que l’OTAN dans sa formule actuelle n’est plus opérationnelle et qu’il faudra autre chose que des constats pour suppléer aux carences et contradictions de l’ancienne alliance atlantique.

De manière générale, en France et tous territoires confondus, c’est Orange qui offre les meilleurs débits et la plus grande qualité de service. Selon l’Arcep, l’opérateur historique est « en tête, Bouygues Telecom tend à s’affirmer comme deuxième opérateur de qualité, SFR progresse ». Quant à Free, l’opérateur de Xavier Niel « s’améliore fortement mais reste sensiblement en retrait ».

 

La fin des « zones blanches » pour bientôt ?

La fin des  « zones blanches » pour bientôt ?

 

Ce sera bientôt la fin des zones blanches d’après le gouvernement. Ce n’est pas la première promesse, les premières datent de plus de 20 ans. D’ailleurs l’échéance est floue : la couverture totale aura lieu dans les toutes prochaines années !  Les zones blanches sont les zones mal ou non couvertes ; L’exemple le plus caricatural c’est d’adresser un message vocal faute de liaison, lequel message vocal (ou SMS) ne parviendra que le lendemain au destinataire. La nature de la couverture téléphonique varie en outre dans le temps et en fonction de la météo et de l’encombrement des communications. D’après Julien Denormandie, 1.171 zones blanches ont aujourd’hui été identifiées et « sont en cours de résorption par les opérateurs ».

Conscient de la grogne et du sentiment de déclassement des Français qui vivent dans ces communes, le ministre a indiqué qu’à l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, l’exécutif a été contraint de redéfinir ce qu’était une zone blanche. De fait, seuls 600 territoires étaient jusqu’alors considérés comme tel. Un chiffre très en-deçà de la réalité. « La définition même de ces zones blanches était biaisée, parce qu’à partir du moment où un opérateur avait un signal, et même si ce signal était très faible, la zone n’était plus considérée comme une zone blanche », souligne Julien Denormandie.

Avec l’Arcep, le régulateur des télécoms, le gouvernement a créé un nouveau référentiel. Désormais, une zone « où il n’y a pas au moins un opérateur de bonne qualité »dixit Julien Denormandie, est estampillée « blanche ». Pour pousser les opérateurs à couvrir ces territoires, le gouvernement a signé un accord, baptisé « New Deal », avec eux, en janvier 2018. En échange de la prolongation d’utilisation de certaines fréquences mobiles, les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se sont engagés à investir 3 milliards d’euros pour améliorer la couverture du territoire, en particulier dans ces fameuses zones blanches.

Samsung : fin de fabrication de Smartphones en Chine

Samsung : fin de fabrication  de Smartphones en Chine

 

 

La Chine qui était devenu e à la fois une zone de production et de consommation de Smartphones voit des constructeurs comme Samsung déménager. En cause, le fait que le marché chinois est couvert désormais par les technologies et les producteurs chinois aussi le fait que l’avantage de la délocalisation en Chine se réduit au profit d’autres pays asiatiques. a annoncé mercredi l’arrêt de la production de téléphones

Samsung a annoncé mercredi l’arrêt de la production de téléphones en Chine, un pays où sa part de marché a fondu ces dernières années du fait notamment de la concurrence de plus en plus féroce avec les fabricants locaux.

Le géant coréen, premier producteur de Smartphones au monde, avait déjà fermé un site l’an dernier et réduit en juin 2019 l’activité de sa dernière unité dans le sud du pays, à Huizhou.

Ces dernières années, il a progressivement augmenté sa production dans des pays à faibles coûts, comme le Vietnam et l’Inde.

D’autres groupes, à l’image de Sony qui annoncé en mars le transfert de sa production en Thaïlande, ont pris des décisions similaires récemment en raison de l’augmentation du coût du travail en Chine et du ralentissement économique.

La Chine demeure en revanche un centre de production important pour l’américain Apple.

Samsung souffre particulièrement dans le pays, où sa part de marché a dégringolé de 15% environ à la mi-2013 à 1% au premier trimestre de cette année parallèlement à la montée en puissance fulgurante des chinois Huawei et Xiaomi.

Pour autant, le Coréen, qui invoque le besoin d’améliorer son efficacité, ne compte pas se retirer du premier marché mondial de smartphones.

Le groupe ne donne aucune précision sur sa production à Huizhou, ni sur le nombre de salariés qui y travaillaient jusqu’à présent. La presse coréenne avance les chiffres de 6.000 employés et de 63 millions de téléphones produits en 2017 – à mettre en regard avec les 394 millions de smartphones produits dans le monde cette même année, selon son rapport annuel.

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

 

Trump, toujours aussi démonstratif et excessif, annonce un accord partiel avec la Chine. En fait, l’accord est partiel car la Chine ne veut plus d’accord global. Ensuite,  il s’agit davantage d’armistice  car rien n’est encore très précis et les champs d’application encore réduits à savoir : la propriété intellectuelle, les services financiers et les gros achats agricoles.

Les deux premières puissances économiques de la planète sont “très près” de mettre un terme à la guerre commerciale qu’elles se livrent, a ajouté le président américain, qui s’exprimait après un entretien avec le chef de la délégation chinoise, le vice-Premier ministre Liu He.

Cet accord partiel pourrait être signé par Trump et son homologue chinois Xi Jinping lors de la réunion du forum de Coopération Asie-Pacifique prévu le mois prochain au Chili, ajouté le dirigeant américain.

Selon son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, les deux parties sont parvenues à un accord essentiel sur les questions clefs, mais il reste du travail.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a annoncé pour sa part que l’augmentation prévue mardi prochain des droits de douanes perçus par les Etats-Unis sur 250 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine était suspendue. Aucune décision en revanche n’a été prise pour les hausses attendues pour le mois de décembre. Avec Trump, mieux vaut être prudent car actuellement toutes ses déclarations sont conditionnées par ses intérêts électoraux. Des intérêts  bousculés sérieusement par la procédure d’impeachment engagée pour ses relations avec des pays étrangers pour des motifs électoraux.

 

La fin de l’accès libre au Paracétamol et à l’ibuprofène ?

La fin de l’accès libre au Paracétamol et à l’ibuprofène ?  

 Une bien curieuse recommandation de l’agence du médicament qui recommande que certaines molécules d’usage courant que le paracétamol ou l’ibuprofène ne soit plus accessible en libre-service. L’agence recommande donc que ces produits ne soient distribués qu’après demande verbale pharmacien. Une recommandation qui ne changera sans doute pas grand-chose. L’agence aurait pu recommander- si les produits présentent effectivement des dangers réels en cas de surdosage- de ne les délivrer que sur ordonnance. Mais là, on aurait alors  sans doute accru le déficit de la sécurité. Bref une recommandation qui ne mange pas de pain mais qui ne changera pas grand-chose

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réclame que les produits évoqués soient placés uniquement derrière le comptoir, et délivrés sur demande à compter de janvier prochain « pour sécuriser l’utilisation de ces médicaments ».

Si ces molécules sont sûres et efficaces lorsqu’elles sont correctement utilisées, elles peuvent présenter des risques en cas d’abus. L’agence sanitaire détaille: « le paracétamol peut entraîner des lésions graves du foie dans certains cas de surdosage, pouvant conduire à des greffes du foie (première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France) ».

Quant aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène ou l’aspirine, ils sont notamment susceptibles d’être à l’origine de complications rénales, de complications infectieuses graves et sont toxiques pour le fœtus en cas d’exposition à partir du début du 6ème mois de grossesse (au-delà de 24 semaines d’aménorrhée).

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ?

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ? 

 

 

Le verrou de Bercy était une sorte de privilèges– en fait des combines– pour permettre aux gouvernements d’éviter que la justice ne s’immisce dans les très graves délits fiscaux. Une manière de ne pas trop mécontenter de très grandes entreprises qui concourent certes au développement économique mais souvent aussi au financement des partis. Normalement, ce verrou de Bercy devrait être supprimé après la décision du conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel, saisi le 2 juillet 2019 par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité, vient de juger conforme à la Constitution les derniers assouplissements introduits par la loi n°2018-898 du 23 octobre 2018 concernant le « verrou de Bercy » (Décision n°2019-804 QPC du 27 septembre 2019). Notons cependant que le conseil constitutionnel a accordé à Bercy de maintenir son ancien privilège des fraudes inférieures un certain montant. Pourquoi ? Sans doute pour faciliter encore certains arrangements plus ou moins douteux

A l’origine d’un recours pour excès de pouvoir, l’Association française des entreprises privées (Afep) soutenait que les dispositions de l’article L.228 du Livre des Procédures fiscales instaurait des différences de traitement inconstitutionnelles entre les contribuables. Non soumises au contrôle a priori des Sages, le recours de l’Afep sur ces dispositions illustre une préoccupation grandissante des acteurs économiques sur la future pénalisation des contrôles fiscaux à venir. Pour mémoire, l’article susvisé, dans sa rédaction résultant de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude fiscale, instaure un mécanisme de transmission automatique au Parquet des infractions fiscales les plus graves.

Pour les autres infractions, le verrou de Bercy demeure, l’administration fiscale conservant l’opportunité des poursuites (après avis de la Commission des infractions fiscales) pénales par le biais du dépôt d’une plainte.

Seront ainsi concernées par une transmission automatique au Parquet, les affaires remplissant deux critères cumulatifs (i) le montant des droits éludés excédant 100 000 euros (ii) l’application de pénalités de 100 % ou 80 % (en cas notamment d’abus de droit, manœuvres frauduleuses ou activité occulte), et 40 % en cas de récidive (notamment en cas de manquement délibéré).

Robots : la fin du travail ?

Robots : la fin du travail ?

 

Une réflexion intéressante sur le développement de la robotisation qui menace le travail traditionnel. Une menace inquiétante comme  lors de chaque grand progrès technique. Dans l’histoire se sont  posées les mêmes questions. Reste que la tertiarisation de  l’économie témoigne cependant de besoins toujours nouveaux de l’humain en amont comme en aval de la production et de façon plus  générale dans la société.

 

« Les progrès réalisés ces cinq dernières années dans l’intelligence artificielle vont permettre de construire des robots, capables d’exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d’emplois au cours de 30 prochaines années, s’accordent à prédire des scientifiques. « Nous approchons du moment où les machines pourront surpasser les humains dans presque toutes les tâches », a prévenu Moshe Vardi, directeur de l’Institute for Information Technology à l’Université Rice au Texas. « La société doit se pencher sur cette question dès maintenant car si des robots font presque tout ce que nous faisons comme travail, qu’allons nous faire », s’est-il interrogé samedi aux côtés d’autres experts lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Washington. Pour le scientifique qui n’exclue pas la fin du travail humain, « la question est de savoir si l’économie mondiale peut s’adapter à un taux de chômage de plus de 50 % ». Aucune profession n’est à l’abri, pas même les travailleurs du sexe, a-t-il lancé. L’automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces 40 dernières années, dopant la productivité au détriment de l’emploi. Le nombre de création de postes dans le secteur manufacturier a atteint son pic en 1980 aux Etats-Unis et n’a cessé depuis de diminuer, s’accompagnant d’une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi. Aujourd’hui on compte plus de 200.000 robots industriels dans le pays et leur nombre continue à augmenter. La recherche se concentre actuellement sur la capacité de raisonnement des machines et les progrès ces vingt dernières années sont spectaculaires, selon cet expert. Selon lui, 10% des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaitre en raison de l’automatisation de la conduite d’ici vingt-cinq ans. »On a toutes les raisons de penser que les progrès des 25 prochaines années seront tout aussi impressionnants », a-t-il ajouté. Bart Selman, professeur de sciences informatiques à l’Université Cornell prévoit quant à lui que « dans les deux ou trois ans (à venir) des machines autonomes (…) feront leur entrée dans la société permettant entre autres la conduite automatisée de voitures et camions mais aussi de contrôler des drones de surveillance ». Cet expert a expliqué que des progrès très importants ont été faits depuis cinq ans notamment dans la vision et l’ouïe artificielles permettant à des robots de voir et d’entendre comme les humains. Le professeur Selman a indiqué que les investissements dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis ont été de loin les plus élevés en 2015 depuis la naissance de ce domaine de recherche il y a cinquante ans, citant Google, Facebook, Microsoft et Tesla, du milliardaire Elon Musk, soulignant que le Pentagone a demandé 19 milliards de dollars pour développer des systèmes d’armement intelligents.  « On peut donc s’interroger sur le niveau d’intelligence que ces robots pourront atteindre et si les humains ne risquent pas un jour de perdre le contrôle », a pointé Bart Selman. Ce qui est inquiétant dans ces nouveaux logiciels, s’accordent à dire les experts, c’est leur capacité à synthétiser les données et à exécuter des tâches complexes. L’astrophysicien britannique Stephen Hawking avait notamment mis en garde contre ce danger expliquant que « les humains sont limités par une évolution biologique lente ». « L’intelligence artificielle pourrait se développer d’elle-même à un rythme de plus en plus rapide », avait-il expliqué. Ces questions ont conduit les scientifiques à envisager l’établissement de règles éthiques pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle ainsi que de programmes centrés sur la sécurité. Elon Musk a lancé en 2014 une initiative de 10 millions de dollars à cette fin, estimant que l’intelligence artificielle était « potentiellement plus dangereuse que le nucléaire ». En 2015, un groupe de personnalités de haut vol, dont Stephen Hawking, Elon Musk et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait publié une lettre ouverte plaidant pour « l’interdiction des armes autonomes ». Ils expliquaient que « si une grande puissance développait des armes dotées d’une intelligence artificielle autonome, cela entraînerait une course dangereuse de ce type d’armement ». Pour Wendel Wallach, un éthicien de l’Université Yale, ces dangers nécessitent une mobilisation de la communauté internationale. L’idée, a-t-il résumé samedi, « est de s’assurer que la technologie demeure un bon serviteur et ne devienne pas un maître dangereux ».

(LNT avec Afp)

Blockchain – Cryptomonnaie : la fin des banques ?

Blockchain – Cryptomonnaie : la fin des banques ?

Ce qui est en cause avec la Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène. Ce pourrait être à terme la fin des monnaies ou leur affaiblissement quand les grands opérateurs commerciaux (des plateformes numériques) auront décidé de créer leurs propres monnaies. Ce que vient de décider Facebook ; Si Amazon par exemple en faisait autant rapidement,  sa cryptomonnaie serait plus puissante que la plupart des autres valeurs. Or la régulation des cryptomonnaies échappent aux banques centrales et  peuvent fluctuer de manière très irrégulière voire de manière spéculatrice. Le système blockchain (système de gestion d’informations financières ou autres) est à distinguer des cryptomonnaies (qui sont, elles liées à la  blockchain). Sans régulation, nombre de cryptomonnaies seront plus fortes que les banques classiques ou les banques centrales ; sans aucun contrôle elles pourront fluctuer, faire des émissions, fixer des taux d’intérêt sans parler des fraudes (blanchiment du banditisme ou détournements de cryptomonnaie). Il est vraiment curieux que les organisations internationales (le FMI par exemple) ne se soit pas saisi de la régulation de ces cryptomonnaie. Un article intéressant

 

Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans Challenges) éclaire le sujet, même s’il amalgame un peu trop le succès respectifs des cryptomonnaies et de la  blockchain (qui lui peut servir à bien d’autres chose que le compte de valeurs monétaires).

«  Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système »

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à Bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. …..La cryptomonnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieux. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

Blockchain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

 

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts)…. »

 

Henri Guaino: la fin des Républicains aujourd’hui »( Henri Guaino)

Henri Guaino: la fin des  Républicains aujourd’hui »( Henri Guaino)

Une déclaration qui ne va pas encourager ceux qui s’engagent dans l’exercice difficile du redressement des Républicains. En effet Henri Guaino l’incontournable conseiller de Sarkozy estime aujourd’hui qu’il n’y a plus de place pour les Républicains (dimanche sur BFM TV). Une opinion que pourrait bien partager Sarkozy lui-même qui fait preuve d’une grande tolérance à l’égard de Macron, voir même qui manifeste son admiration («  Macron, c’est moi en mieux » aurait-il déclaré). Peut-être faut-il voir dans ce compliment la volonté de Sarkozy de ne pas compliquer par des prises de position politiques trop tranchées des dossiers juridico- financiers délicats. Henri Guaino en profitent peut-être pour régler aussi certains comptes pour autant la question méritent d’être posé : y-a-t-il encore une place pour les républicains alors que Macron occupe tellement bien le terrain. A terme de toute façon il n’y aura pas d’autre choix pour les Républicains soit de s’allier avec le rassemblement national soit de s’allier avec Macron justement pour empêcher le front national d’accéder pouvoir. au-delà de ces calculs politiques. Il y a très peu de désaccords entre les électeurs républicains et les orientations de Macron. En l’état actuel du rapport de force les républicains risquent d’être partagés entre le ralliement à Macron ou la disparition.

 

Blockchain, monnaie virtuelle : la fin des banques ?

Blockchain, monnaie virtuelle : la fin des banques ?

Les banques sont bousculées par de nombreux phénomènes. Il y a d’abord la rationalisation des réseaux qui conduit nombre de banques à supprimer des succursales. Dans l’activité des marchés, les banques généralistes taillent aussi à coups de serpe dans les effectifs. La conjoncture n’est guère favorable en ce moment à la croissance des profits compte tenu de l’évolution des taux, des taux qui sont même négatifs et portent atteinte évidemment à la profitabilité de l’activité bancaire. Parallèlement se développe évidemment l’informatisation accélérée des procédures de gestion des flux d’information et des flux financiers. Le dernier élément et non des moindres est celui de la menace de nouveaux circuits bancaires voir de nouvelles monnaies avec en particulier le système du blockchain et même de monnaie virtuelle. Des monnaies virtuelles qui ne seraient pas seulement des moyens de paiement mais aussi de véritable monnaie d’échange et de réserve. Pour nombre d’acteurs, notamment les grands plates-formes, l’objectif est de mettre la main sur l’argent de ses millions et milliards d’utilisateurs afin bien sûr d’influencer leur manière de penser, d’agir et de dépenser. De les rendre en quelque sorte encore un peu plus captif des réseaux -l’annonce d’une monnaie digitale par Facebook, Libra, avec 27 partenaires, qui n’est pas sans rapport : le slogan de Ripple est « une expérience sans friction pour envoyer de l’argent dans le monde entier« . Une promesse identique à celle de la cryptomonnaie Libra. MoneyGram opère sur le marché des « remittances », les virements de migrants vers leurs pays d’origine, estimé à plus de 600 millions de dollars, et précisément cité comme un des cas d’usage de Libra par Facebook. « Aujourd’hui, MoneyGram s’appuie sur les marchés des changes traditionnels pour faire face à ses obligations de règlement, qui nécessitent des achats à l’avance de la plupart des devises. Grâce à ce partenariat stratégique, MoneyGram sera en mesure de régler les principales devises et d’aligner le calendrier de financement sur ses exigences de règlement, réduisant ainsi les coûts d’exploitation et le besoin en fonds de roulement, améliorant les bénéfices et le free cash-flow » explique l’entreprise texane.

Foot : la fin de Neymar à Paris ?

Foot : la fin de Neymar à Paris ?

 

 

Ce pourrait bien être la fin de Neymar au PSG non seulement en raison de ses frasques extra sportives mais finalement donc de son très faible rendement sportif. Certes l’intéressé est capable de prouesses techniques assez exceptionnelles mais son d insertion dans le collectif est par trop aléatoire. En outre ce comportement marginal rejaillit sur l’ensemble de l’équipe ou certains joueurs psychologiquement encore fragiles ont tendance à imiter la vedette brésilienne.  Dernière raison d’un départ possible, la fragilité physique de l’intéressé, trop souvent blessé du fait notamment d’une condition physique insuffisante.  bref la direction du PSG serait prête à se débarrasser d’un Neymar devenant non seulement inutile mais encombrant. Reste à savoir dans quelles conditions financières l’intéressé pourrait être transféré. Il paraît peu vraisemblable qu’un grand club international soit prête à débourser la somme de 222 millions consentis par le PSG pour recruter Neymar en provenance de Barcelone en 2017. En effet la cote de Neymar du fait de ses performances a notoirement diminué. En tout cas cette information sonne comme un avertissement pour Neymar jusque-là chuchoté par la direction du Paris-Saint-Germain. Le président du Paris-Saint-Germain  Nasser al-Khelaïfi, a averti Neymar et les autres  joueurs. «Les joueurs vont devoir assumer leurs responsabilités encore plus qu’avant, lance-t-il, toujours dans un entretien à France Football. (…) Ils ne sont pas là pour se faire plaisir. Et s’ils ne sont pas d’accord, les portes sont ouvertes. Ciao ! Je ne veux plus avoir de comportements de stars.»

 

La fin du Groenland (Jouzel) à échéance du millénaire

 La fin du Groenland (Jouzel) à échéance du millénaire

Disparition possible du Groenland Groenland à échéance du millénaire », estime le climatologue Jouzel dans une interview à France info.

 
 Que penser de cette accélération importante de la fonte de la banquise ?

Jean Jouzel : le Groenland, c’est une calotte glacière, quatre fois la superficie de la France, une épaisseur de glace jusqu’à trois kilomètres. Ce Groenland représente, s’il fondait complètement, sept mètres du niveau de la mer, et contribue à l’élévation de ce niveau et de façon de plus en plus rapide. En fait, nous avions des chiffres depuis les années 1990, mais peu d’indication pour ce qui précédait cette période. Quand j’allais au Groenland à cette époque, on nous disait qu’il ne perdait pas de masse, et, en fait il en perd depuis les années 1970.

L’augmentation du niveau de la mer est la conséquence la plus grave du réchauffement climatique ?

Pour moi, oui, c’est, à long terme, la conséquence la plus grave du réchauffement climatique (…). C’est l’un des problèmes cruciaux pour les décennies et les siècles qui viennent, parce que, si rien n’est fait pour lutter contre le réchauffement climatique, nous irions vers des élévations proches d’un mètre d’ici la fin du siècle, mais qui s’accéléreraient, et pourraient être de deux à trois mètres d’ici la fin du siècle prochain, et une véritable crainte qui est la fonte totale du Groenland à échéance du millénaire, mais c’est ce que nous faisons aujourd’hui qui en décide.

Cette fonte va-t-elle encore s’accélérer ?

Pas forcément, ce n’est pas si simple. Il y a deux façons, pour le Groenland de perdre de la masse : à travers les énormes fleuves de glaces qui arrivent du centre du Groenland vers l’Atlantique Nord et dont la vitesse d’écoulement été multipliée par cinq, dix, mais quelque fois ils ralentissent. Et puis la fonte dans les régions côtières.

La banquise est un symbole : un endroit où presque personne ne vit et où l’on voit le plus les conséquences du réchauffement ?

C’est cela, là où l’on voit le plus, parce que, justement, nous sommes très attentifs à cause de l’élévation du niveau de la mer. Ce sont aussi de merveilleuses archives du réchauffement climatique. Et, effectivement, la fonte s’accélère, il y a beaucoup moins de banquise à la fin de l’été qu’il n’y avait il y a trente ou quarante ans, donc c’est très visuel également Ce sont des chiffres qui parlent quand on parle de milliards de tonnes de glace qui vont dans l’Atlantique Nord. Ce sont des régions très fragiles.

Fin du monopole des pharmacies,

Fin du monopole des pharmacies,

 

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Pas vraiment la fin du monopole  pharmacies mais une ouverture supplémentaire de la concurrence en faveur de la grande distribution. Certes ne sont visés que des médicaments délivrés sans ordonnance et la para pharmacie. Le problème c’est qu’aujourd’hui les marges des pharmaciens sont très étroites sur les médicaments prescrits par un médecin et que les bénéfices de l’activité proviennent essentiellement de la para pharmacie. Il faut donc s’attendre à des réactions assez dures de la part des professionnels qui vont sans doute justifier justement du caractère très professionnel de leur activité, aussi de leur déontologie. Ceci étant, si les conseils des pharmaciens sont utiles voir éventuellement indispensables, ils ne suffisent pas aujourd’hui à justifier l’exclusivité dont ils bénéficient pour la vente des médicaments. Il conviendrait certainement d’enrichir le champ d’intervention des pharmaciens dont les compétences sont bien mal utilisées et qui pourraient utilement prendre une place plus importante dans la chaîne des intervenants médicaux. Pour certaines pathologies il est clair que le pharmacien pourrait intervenir et indiquer les thérapies nécessaires. Ce qui par parenthèse permettrait de combler pour partie la désertification médicale. . Dans un rapport rendu public jeudi, l’Autorité de la concurrence préconise la vente de médicaments sans ordonnance (Doliprane, Fervex…) en grande distribution et en parapharmacies. Un moyen, selon elle, d’offrir plus de choix aux consommateurs mais aussi d’améliorer leur pouvoir d’achat. «Dans les pays de l’Union européenne qui ont ouvert le monopole pharmaceutique, on a vu des baisses de prix de 10 à 15 %, précise Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité. Cela semble également dynamiser les conditions d’accueil en officine.».

Autre préconisation du rapport de l’autorité de la concurrence, l’assouplissement des conditions de la vente en ligne. Aujourd’hui, un site Internet doit être adossé à une officine physique. Son entrepôt doit être situé à proximité. Seuls des médicaments sans ordonnance et de la parapharmacie peuvent être vendus via le Web. Des conditions jugées «trop restrictives» début mars par le premier ministre qui avait aussi plaidé pour une «plus grande transparence sur les prix». Aujourd’hui en France, seul 1 % des médicaments sans ordonnance sont vendus en ligne, contre 14 % en Allemagne.

Notons qu’il s’agit de préconisations de l’autorité de la concurrence et qu’on aurait préféré que des propositions viennent d’une autorité sanitaire L’avenir dira d’ailleurs si le gouvernement, qui veut replacer les pharmaciens au cœur du parcours de soins, est prêt à aller plus loin dans la libéralisation de cette profession. Les représentants des pharmaciens seront reçus dans dix jours au ministère de la Santé.

Erdogan, la fin d’un règne ; pour la démocratie ?

Erdogan, la fin d’un règne ;  pour la démocratie ?

 

 

 

Alors qu’Erdogan n’a cessé d’isoler son pays dans une posture velléitaire, rétrograde et manichéenne, les électeurs ont apporté une énorme bouffée d’air démocratique lors des dernières municipales où le parti au pouvoir perd des places stratégiques. Après avoir perdu le scrutin municipal de la capitale Ankara, Erdogan, le dictateur turc serait a perdu d’autres villes importantes comme la symbolique Istanbul. La preuve que nombre de turcs sont avides de démocratie et ne soutiennent pas ce dictateur nationaliste aux visions étriquées et sectaires.  Le Parti de la justice et du développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan a perdu le contrôle d’Ankara lors des élections municipales de dimanche, alors que le président a semblé reconnaître sa défaite à Istanbul, la plus grande ville du pays. Selon les chaînes de télévision turques, le principal candidat du Parti populaire républicain (CHP, opposition), Mansur Yavas, l’a emporté à Ankara. A Istanbul, le décompte des voix était si serré que les deux partis ont revendiqué la victoire.

Dans un discours devant des sympathisants à Ankara, Erdogan a semblé concéder la défaite de l’AKP à Istanbul, malgré le fait que sa formation gardait le contrôle de certains districts de la ville. « Même si notre peuple a renoncé à la mairie, il a confié les districts à l’AKP », a-t-il déclaré, ajoutant que son parti ferait appel des résultats si besoin. Une défaite marquerait la fin du règne de l’AKP et de ses devanciers à Istanbul, qu’ils dirigent depuis près d’un quart de siècle. Un revers d’Erdogan à Istanbul serait d’autant plus symbolique puisque c’est dans cette ville qu’il a lancé sa carrière politique en tant que maire dans les années 1990. Quelque 57 millions d’électeurs étaient appelés à se prononcer à l’occasion de ce scrutin incertain, puisque les sondages donnaient l’AKP à la seconde place des intentions de vote dans plusieurs grandes villes dont Istanbul et Ankara. Le scrutin de dimanche était le premier depuis qu’Erdogan a été investi de pouvoirs étendus en juillet dernier.de ce point de UE les électeurs ont davantage fait en une élection qu’Erdogan pendant des années pour se rapprocher de l’Europe et plus généralement d’uen démocratie moderne.

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