Archive pour le Tag 'fin'

MoDem, fin de l’existence politique ?

MoDem, fin de l’existence politique ? 

 

Les responsables du MoDem réunis pour leur université d’été expriment  une sérieuse interrogation existentielle quand au rôle de leur parti dans la majorité.  Jean-Louis Bourlanges avait mis le premier   les pieds dans le plat de la majorité pour dénoncer l’attitude hégémonique de la république en marche qui a totalement marginalisé le MoDem. Un MoDem menacé d’inexistence politique et méprisé par le parti majoritaire. Un rappel à l’ordre qui s’adresse sans doute à Macron mais aussi à Bayrou qui ces derniers temps ce caractérise surtout par une grande absence politique sur tous  les enjeux du moment. Le communiqué officiel de Jean-Louis Bourlanges :

« - …. La majorité, apparaît pour ce qu’elle est depuis quinze mois : un trompe-l’œil. La procédure retenue ( pour la présidence de l’assemblée), c’est à dire la désignation du candidat de cette majorité par les seuls élus de la République en marche, démontre que le Modem n’est pas seulement un partenaire de second rang mais qu’il n’est même pas considéré comme un partenaire tout court. Dès la constitution du deuxième gouvernement d’Edouard Philippe, je m’étais inquiété de voir notre groupe et ses quarante-sept élus devoir se contenter d’une participation totalement marginale au gouvernement. Par la suite, je n’ai cessé de déplorer l’injustifiable interdiction faite aux députés de laREM de signer avec leurs collègues du Modem des amendements communs aux textes de loi. A l’occasion de l’élection du Président de l’Assemblée, nous franchissons une nouvelle étape : après la marginalisation gouvernementale et la mise à l’écart législative, le Modem est aujourd’hui prié de reconnaître sa pure et simple inexistence politique. Combien de temps encore, accepterons-nous d’accréditer la fiction que la majorité est autre chose qu’un parti unique ? Les mêmes interrogations ont été reprises par de nombreux responsables présents lors de l’université du MODEM. Ce qui est en cause c’est l’existence du MODEM.

 

 

 

Presse : vers la fin du papier ?

Presse : vers la fin du papier ?

On pourrait bien s’orienter assez rapidement vers la fin de la presse sur papier voire même de certains médias classiques notamment régionaux. Les médias classiques qui résistent le mieux aussi bien sur papier que par voie numérique sont les médias qui apportent une certaine valeur ajoutée comme le Figaro, le Monde, l’équipe ou encore le Parisien. Certes on ne peut sans doute pas comparer le lecteur Figaro,  du Monde à celui du Parisien ou de 20 minutes car la demande d’information est très différente ; relativement approfondie dans un cas et assez superficielle dans l’autre. Près de 60% des Français lisent des articles issus de quotidiens ou de magazines sur leur smartphone. Ils n’étaient que 47% en septembre 2017. Les grandes marques de la presse quotidienne nationale dominent le palmarès mais il faut prendre en compte une consultation de plus en plus importante de sites de second rang mais dont la ligne éditoriale et plus indépendante et plus élaborée. La presse quotidienne nationale domine le classement des marques de presse les plus lues. Les magazines sont en embuscade, mais ils ont subi une érosion de leur lectorat entre avril et juin: -3,7% pour Femme Actuelle (6e avec 18,8 millions de lecteurs), -4% pour Télé Loisirs (même audience, 7e), -6,8% pour Marmiton (14 millions, 9e), -4% pour Voici (13,8 millions, 11e). Du côté des newsmagazines, Le Point a perdu 1,4 million de lecteurs en trois mois pour un total de 9,9 millions. Libération en a aussi perdu 1,2 million, à 8,6 millions de lecteurs. Décrochage également pour Courrier International, avec 1,6 million de lecteurs en moins, à 4,7 millions. A contrario, Public a gagné un million de lecteurs en un trimestre (9,1 millions). C’est la plus grosse progression du panel aux côtés de Sud-Ouest, qui a trouvé 920.000 lecteurs de plus (7,5 millions).

Médecins : fin du numerus clausus…. et résultats dans 10 ans !

Médecins : fin du numerus clausus…. et résultats dans 10 ans !

Suite à la probable décision du gouvernement de changer le numerus clausus, Patrick Pelloux plaide sur France Info  pour une révision complète de la formation des futurs médecins. Pour le président de l’association des médecins urgentistes de France,  »il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de formation.

: Est-ce qu’il faut en finir avec le numerus clausus et le concours d’entrée en première année de médecine ?

Patrick Pelloux : C’est un concours qui est devenu inique, totalement désespérant et un épouvantable gâchis chez les jeunes et leur famille. Vous avez énormément de stress. Vous avez énormément de boîtes privées. On peut se poser la question de la privatisation de ce concours : il y a beaucoup d’étudiants qui passent des années de prépa avant de passer cet examen, ce qui fait qu’il y a une iniquité totale [entre candidats]. Il faut remettre cela à plat. C’est au politique de décider cela et surtout pas de prendre conseil auprès des lobbys des professeurs d’université qui ont plongé la France dans le marasme de ce concours. Il ne faut pas oublier que ce concours a été drastiquement abaissé au début des années 1980. C’est lui qui a conduit à la pénurie médicale que l’on a actuellement. Mais il ne faut pas tomber dans l’effet inverse et dire qu’il n’y a plus de concours. Si on sort 60 000 médecins par an en France, ce sera un véritable problème pour qu’ils aient du travail et pour organiser le système de santé.

 

Quel est le bon système ?

Il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de la formation des étudiants en médecine. Je pense que ces études sont beaucoup trop longues, trop spécialisées et entraînent les étudiants en médecine dans un couloir qui fige les choses. Il faut pouvoir évoluer dans son métier. C’est ce qui nous permettrait d’avoir une certaine souplesse sur la formation et sur l’avenir des médecins. Ils doivent pouvoir changer de spécialité.

Est-ce que cela règlerait la question de la pénurie de médecins ?

On n’a jamais eu autant de médecins en France. Le problème est ailleurs : c’est le nombre de jeunes médecins qui partent, qui n’exercent pas la médecine et qui vont travailler dans les agences régionales de santé, dans les arcanes du pouvoir. On a un problème avec ces médecins qui ne font plus du soin. C’est tout cela qu’il faut mettre dans la balance. Il faut que le politique s’empare de ce dossier sans écouter les lobbys hospitalo-universitaires qui vont parler de sur-sélection. Si on veut une vraie réforme du système, de la formation initiale, et donc du concours, il faut mettre tout cela sur la table et écouter l’ensemble des partenaires.

Est-ce qu’on en prend le chemin ?

Non. C’est un coup de communication pour dire qu’on va s’attaquer à ce concours de médecine, pour faire croire qu’on fait quelque chose. Mais une vraie réforme de fond pour [que les étudiants] apprennent mieux, qu’ils soient plus épanouis dans leur métier et qu’on forme moins de médecins névrosés à cause des études difficiles, ne fait pas partie du débat.

La fin du changement d’heure ? (UE)

La fin du changement d’heure ? (UE)

Grande décision de la commission européenne, on va peut-être décider de la suppression du ridicule changement d’heure mais on laissera chaque État décidé dans ce domaine. Bref de l’ambiguïté de Bruxelles sur un sujet pourtant simple. Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

Macron-Hulot : fin de la pantomime

Macron-Hulot : fin de la pantomime

 

 

 

Nicolas Hulot a mis fin à la pantomime qui voulait donner l’impression qu’il était réellement ministre de l’environnement alors que pour Macron,  il ne constituait qu’un alibi écolo relativement populaire. Macron n’a jamais dissimulé ses les intentions productivistes au service des grands intérêts financiers quitte à sacrifier le long terme. De son côté Nicolas Hulot a toujours voulu incarner la posture d’un fondamentaliste intransigeant qui refuse les réalités économiques et sociales. Le mariage contre nature entre Macon et Hulot ne pouvait finir que par un divorce. Un divorce qui tombe mal pour Macron en mal de popularité et qui est même maintenant critiqué pour ses piètres résultats au plan économique. Jusqu’au bout, Macon a tenté de manipuler Nicolas Hulot afin de repeindre en vert des orientations anti environnementales. L’affaire pathétiquement scandaleuse des chasseurs aura été la goutte qui aura fait déborder la vase macroniste. On peut en effet s’étonner que Macon ait reçu lui-même les chasseurs alors  qu’il n’a par exemple jamais accepté de recevoir la famille de l’otage française de 75 ans, coopérante,  enlevée dans les maquis du Mali. Finalement, Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé mardi sa démission pour ne plus avoir à cautionner une politique des “petits pas” très insuffisante à ses yeux face aux enjeux climatiques et environnementaux. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur (des) enjeux et donc je prends la décision de quitter le gouvernement aujourd’hui”, a-t-il déclaré d’une voix émue sur France Inter. La démission de Nicolas Hulot intervient au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron de la réduction de moitié du coût du permis de chasse, lors d’une réunion avec des chasseurs auxquels s’était mêlé le “lobbyiste” de la chasse traditionnelle Thierry Coste ( conseiller de Macron à la République en marche), au grand dam du ministre. L’ancien animateur de télévision converti à l’écologie () a expliqué que cela avait achevé de le convaincre de démissionner mais que cette décision mûrie “depuis de long mois” était le résultat d’une “accumulation de

 

Téléphone : la fin des lignes fixes ? (Orange)

Téléphone : la fin  des lignes fixes ? (Orange)

 

 

C’est la fin annoncée des lignes fixes de téléphone traditionnelles  encore utilisées par environ 10 millions de personnes. Désormais on passera progressivement par  l’utilisation obligatoire d’une box avec évidemment abonnement Internet. En clair il s’agit d’une manière habile d’augmenter les prix des communications. Cela vise essentiellement des personnes âgées et où qui refuse de s’abonner à Internet, le 15 novembre prochain, Orange va cesser de commercialiser des lignes fixes, selon Le Parisien. Les fameuses prises en «T» qui ornent les murs de tous les foyers français ne serviront plus à rien. Toutefois les lignes des 9,4 millions de foyers qui utilisent encore un téléphone fixe ne seront pas brusquement coupées cet automne. La transition des réseaux d’hier à ceux d’aujourd’hui se fera progressivement et s’étalera sur plusieurs années. Mi-novembre, seuls les nouveaux clients d’Orange ou ceux qui déménagent ne pourront plus être reliés par le réseau téléphonique commuté (RTC), les lignes téléphoniques traditionnelles. Ils pourront s’abonnement. Cela vise essentiellement des personnes âgées et où qui refuse de s’abonner à Internet continuer à téléphoner via une ligne fixe, mais il faudra alors s’équiper d’une box. Ils devront donc obligatoirement souscrire à un abonnement internet. Ensuite, entre 2023 et 2028, le réseau sera coupé progressivement, groupes de communes après groupes de communes.

L’État assure que le service universel du téléphone va perdurer. «L’État est le garant de ce service afin que chaque Français ait accès à un service téléphonique de qualité à un prix raisonnable», confie Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, au Parisien. Depuis février, l’opérateur historique a d’ailleurs mené une expérimentation en Bretagne où les clients de quatorze communes devaient déjà se passer du réseau traditionnel. Un test passé avec succès, selon Orange. L’opération risque toutefois d’être un peu plus complexe pour les professionnels. De fait, une grande partie des terminaux de paiement par cartes fonctionnent encore via le vieux réseau téléphonique. Toute l’infrastructure est à remettre à plat. Il en va de même pour les systèmes de surveillance des ascenseurs, les réseaux de télésurveillance, les fax… La liste de secteurs concernés est longue.

 

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme ?

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme?

Certains imaginent un déclinisme global en forme de fin du monde. Un déclinisme à plusieurs dimensions politiques, culturelles et environnementales ; la perspective du réchauffement de la planète donne l’occasion de réchauffer aussi ces théories. Les météorologistes prévoient en effet un climat à Paris comme à Alger d’ici 2100 et des étés de 50 degrés partout en France d’ici 2050. Comme il y a le déclinisme culturel, il y a le déclinisme politique, et maintenant le déclinisme climatique. Le déclinisme culturel acte le recul de la civilisation occidentale notamment française et prône en quelque sorte le retour en arrière. Le déclinisme politique s’oppose à la réforme et face aux changements trop anxiogènes milite pour le recul et le repli en guise de réassurance identitaire et sociale. Le déclinisme politique est représenté bien sûr par le Front national mais aussi Mélenchon qui refuse l’évidence des mutations mondiales et européennes. La mouvance déclinisme se caractérise par des positions le plus souvent réactionnaires et propose notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou l’indifférence à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement déclinisme traverse à peu près toutes les formations politiques ; le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ». Une sorte de futur orienté vers le passé, sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques intellos douteux à droite comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche, c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès qui justifient surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. le mouvement progressiste a des difficultés pour faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il ne connaît rien à l’économie, ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours pertinent pour répondre au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste capable d’appréhender la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où les valeurs de cette civilisation s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise; mais une crise qu’on ne résoudra pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent qu’à une vision ratatinée du monde. Reste que la question environnementale est sans doute le plus grand danger du monde moderne et qu’il serait enfantin d’imaginer ici encore plus qu’ailleurs des solutions nationalistes. Là, il faut s’interroger sur nos modes de production et de consommation, sur la mobilité des biens et des personnes, sur la consommation d’espace et sur la politique urbanistique. Pas le retour au temps où chacun fabriquait son pain mais une révision radicale pour supprimer gadgets et gaspillages qui empoisonnent l’atmosphère et la santé. On attend cette nouvelle race de généralistes qui articule les problématiques économiques, culturelles et environnementales. Pour l’instant l’expertise est comme le saucisson, coupée en rondelle !

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme?

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme?
Certains imaginent un déclinisme global en forme de fin du monde. Un déclinisme à plusieurs dimensions politiques, culturelles et environnementales ; la perspective du réchauffement de la planète donne l’occasion de réchauffer aussi ces théories. Les météorologistes prévoient en effet un climat à Paris comme à Alger d’ici 2100 et des étés de 50 degrés partout en France d’ici 2050. Comme il y a le déclinisme culturel, il y a le déclinisme politique, et maintenant le déclinisme climatique. Le déclinisme culturel acte le recul de la civilisation occidentale notamment française et prône en quelque sorte le retour en arrière. Le déclinisme politique s’oppose à la réforme et face aux changements trop anxiogènes milite pour le recul et le repli en guise de réassurance identitaire et sociale. Le déclinisme politique est représenté bien sûr par le Front national mais aussi Mélenchon qui refuse l’évidence des mutations mondiales et européennes. La mouvance déclinisme se caractérise par des positions le plus souvent réactionnaires et propose notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou l’indifférence à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement déclinisme traverse à peu près toutes les formations politiques ; le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ». Une sorte de futur orienté vers le passé, sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques intellos douteux à droite comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche, c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès qui justifient surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. le mouvement progressiste a des difficultés pour faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il ne connaît rien à l’économie, ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours pertinent pour répondre au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste capable d’appréhender la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où les valeurs de cette civilisation s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise; mais une crise qu’on ne résoudra pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent qu’à une vision ratatinée du monde. Reste que la question environnementale est sans doute le plus grand danger du monde moderne et qu’il serait enfantin d’imaginer ici encore plus qu’ailleurs des solutions nationalistes. Là, il faut s’interroger sur nos modes de production et de consommation, sur la mobilité des biens et des personnes, sur la consommation d’espace et sur la politique urbanistique. Pas le retour au temps où chacun fabriquait son pain mais une révision radicale pour supprimer gadgets et gaspillages qui empoisonnent l’atmosphère et la santé. On attend cette nouvelle race de généralistes qui articule les problématiques économiques, culturelles et environnementales. Pour l’instant l’expertise est comme le saucisson, coupée en rondelle !

Venezuela: inflation de 1.000.000 % d’ici fin 2018

Venezuela: inflation de 1.000.000 % d’ici fin 2018

Situation économique et politique de plus en plus explosive  avec la dévalorisation totale de la monnaie. L’inflation au Venezuela devrait en effet accélérer de 1.000.000 % d’ici la fin de l’année et le Produit intérieur brut (PIB) du pays, en crise financière et humanitaire, devrait se contracter de 18% en 2018, selon des prévisions du FMI publiées lundi. « Nous projetons une poussée de l’inflation de 1.000.000% d’ici la fin 2018, ce qui signifie que le Venezuela est dans une situation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 ou celle du Zimbabwe à la fin des années 2000″, a commenté dans un blog Alejandro Werner, un des responsables du Fonds monétaire international.

La fin d’impôts locaux……… à Perthus,

 

 

 Une mise en demeure de la chambre régionale de comptes de ne plus percevoir d’impôts dans la commune du Perthus (taxe d’habitation et impôt foncier). Un cas un peu exceptionnel car le conseil a été incapable de se mettre d’accord sur les dépenses, du coup les recettes sont largemenet suffisantes pour couvoir les frais engagés. On peut faire une lecture à l’envers de cette recommandation de la cour des comptes qui finalement considère qu’il faut des dépenses pour justifier impôts. Une manière d’encourager les couts de fonctionnement et les investissements. Ce que font précisément la plupart des communes qui ensuite ajustent avec le niveau de fiscalité. Une logique qui conduit nombre de commune aux gaspillages de tous ordres aussi bien dans les structures administratives qui deviennent incontrôlables que dans les projets d’investissement. Dans la plupart des communes les dépenses sont hors contrôle. Pour la commune du Pertuis, en 2017, le budget de cette commune de quelque 580 habitants affichait un excédent de la section de fonctionnement de près d’1,1 million d’euros et un excédent de la section d’investissement de plus de 60.500 euros, peut-on lire dans l’avis du 6 juillet. La «chambre tire les conséquences des dysfonctionnements observés, qui privent de toute utilité la perception du produit des impôts locaux pour 2018», selon le communiqué. Elle appelle les élus du Perthus «à s’interroger sur le niveau pertinent des ressources fiscales à prélever sur les habitants», alors que les taux d’imposition avaient été reconduits à l’identique pour 2018.

La fin des pensions de réversion ?

La fin des pensions de  réversion ?

Sous prétexte d’inégalités (entre les pauvres pas entre les riches et les pauvres), le gouvernement s’interroge sur la suppression de la pension de réversion. Certes comme les retraites,  les pensions de réversion présentent des disparités mais cela ne saurait justifier l’idée même d’une éventuelle suppression d’une prestation qui concerne surtout les plus dévalorisée. L’enjeu c’est en moyenne 600 euros pour les veuves et la moitié environ pour les veufs. Pas vraiment uen fortune et la preuve sans doute  - Le gouvernement ne supprimera pas les pensions de réversion en faveur des veuves et des veufs mais remettra à plat ce dispositif qui “donne lieu à de nombreuses inégalités”, a déclaré mardi la ministre de la Santé. Le souhait surtout de Bercy. Car  La réversion représente aujourd’hui 11% des dépenses de retraite, soit une somme de 36 milliards d’euros environ (1,5% du PIB). Elle peut toutefois grandement varier d’un régime à l’autre. Cette pension n’est, par exemple, ouverte qu’aux conjoints mariés. Elle est parfois assortie d’une condition d’âge, d’une condition de ressources, ou encore d’une condition de durée du mariage. En cas de remariage, elle peut s’interrompre (jusqu’à un éventuel divorce), ou bien être complètement supprimée. Les taux de réversion varient également de 50% à 60%. Pour Jean-Paul Delevoye, il faut se demander si la réversion est “la traduction d’un travail partagé”, auquel cas il peut être normal qu’au moment de la retraite on prolonge cette activité contractualisée et qu’on la finance par le régime de retraite. Si, à l’inverse, on considère que la réversion est une solidarité de l’Etat et donc une politique familiale, il peut être plus cohérent de la financer par l’impôt, dit-il. “Il n’est pas question de supprimer les pensions de réversion pour les futurs retraités, qui bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé”, a-t-il écrit, ajoutant qu’aucun bénéficiaire actuel ne verrait “sa pension de réversion diminuer ne serait-ce que d’un centime». Notons la nuance’ bénéficiaire actuel » ce qui ouvre la porte aux futurs retraités !

PSA Vesoul : fin des 35 heures

PSA Vesoul : fin des 35 heures

Le site PSA de Vesoul qui emploie 3.000 salariés a signé jeudi soir l’accord qui augmente son temps de travail à plus de 35 heures sans compensation salariale complète. L’accord a été signé par les syndicats FO, CFTC et CFE-CGC représentant près de 80 % des salariés, pour une entrée en vigueur prévue en septembre, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la direction. Il augmente de près de 8% le temps de travail hebdomadaire, qui est porté à 37h45, moyennant une augmentation de salaire limitée à 3,1% et constitue l’un des premiers « accords de performance collective » d’entreprise créés par les ordonnances Macron réformant le Code du travail. Parmi les quatre syndicats représentatifs chez PSA Vesoul, seule la CGT a refusé de signer, dénonçant une « casse des 35 heures » et l’instauration du « travail gratuit » du fait du différentiel de près de 5% entre la hausse du temps travaillé et celle de la rémunération. La signature constitue une « étape importante pour la compétitivité du site, soumis à une forte concurrence », a souligné la porte-parole de la direction. PSA le jugeait en effet indispensable pour garantir la pérennité de Vesoul, qui constitue son centre de mondial de pièces détachées et évolue de ce fait dans le secteur de la logistique soumis à la concurrence d’opérateurs internationaux et des nouveaux acteurs de l’e-commerce.

Fin du FN : « Trahison » (Jean-Marie Le Pen)

Fin du FN : « Trahison »  (Jean-Marie Le Pen)

Jean Marie le Pen s’indigne du changement de nom du Front national qu’il estime constituer une trahison. Des changements de nom qui ne sont pas de pure forme mais qui visent surtout précisément à opérer une coupure nette avec ce que ce fut le FN, son ancien chef, la doctrine et la pratique. Il ya longtemps que Marine le Pen pensait à changer le nom du FN, elle a d’ailleurs fait uen campagne électorale sous le nom de Marine. Jean Marie s’interrogeait alors pour savoir si sa fille avait oublié son nom.  La transformation du FN en RN constitue uen seconde rupture qui acte l’exclusion définitive de Jean marie Le Pen du mouvement qu’il a créé. La troisième trahison est plus inattendue, c’est celle de la petite fille de Jean Marie à savoir Marion Maréchal qui raye ainsi le nom de Le Pen de son patronyme. Marion Marechal qui rompt ainsi avec son grand père mais aussi avec sa tante Marine ; Dune certaine manière, le nom de Le Pen constitue un handicap politique. Du coup, Jean-Marie Le Pen, dénonce « le coup le plus rude que le Front National ait jamais reçu». Une initiative qui horripile son cofondateur, Jean-Marie Le Pen. Le père de l’actuelle présidente du parti a fait part de son amertume à travers un communiqué, qu’il a relayé sur les réseaux sociaux. Il critique notamment le « honteux effacement de l’identité » du FN, qui selon lui représente « le coup le plus rude que le Front National ait jamais reçu depuis sa fondation ».

La fin des « Guignols »… et de Canal plus ?

 La fin des   »Guignols »… et de Canal plus ?

 

Jusqu’où la chute, c’est la question qu’on peut se poser pour Canal plus qui perd de plus en plus d’abonnés, d’audience, qui vient de perdre les droits télé de foot et qui maintenant se déleste des Guignols. Une émission supprimée, modifiée, recadrée qui déplaisait surtout à Bolloré pour son caractère humoristique  très corrosif. Une seule satisfaction, celle de Nadine Morano qui espère ainsi ne plus ressembler à sa  caricature.   La chaîne n’en finit pas de s’écrouler après la reprise en main de la ligne éditoriale par Bolloré. .Ce pourrait bien être aussi la fin de Canal + dont le nombre d’abonnés ne cesse aussi de diminuer du fait notamment de la nullité des programmes d’infos et sportifs. Certes la dégringolade de l’audience ne date pas d’hier, elle avait commencé à la fin de  l’ère Denisot,  s’était amplifiée avec De Caunes  qui paraissait tellement s’ennuyer dans son rôle d’animateur. Avec leurs successeurs on est tombé dans le badinage, l’approximatif et surtout l’ennui. En cause surtout le manque de culture politique de ces nouveaux animateurs et même le manque de culture générale tout court… La réalité c’est que le nouveau patron de canal Bolloré a voulu à la fois réorienter la ligne éditoriale de sa chaîne aussi faire des économies. L’impertinence est encore là mais pas la pertinence. En gros l’esprit canal est mort. Canal + n’est (définitivement) plus le modèle télévisuel de la cool attitude.  Avant, Canal + était la girouette du cool, la chaîne qui disait qui était in ou qui était out.  Vincent Bolloré, président des conseils de surveillance de Vivendi et Canal +, a fait sombrer « le Grand Journal » et avec lui la vitrine en clair quotidienne de la chaîne cryptée. Au pire,  de mauvais choix stratégiques, au mieux un sabotage en bonne et d’une forme. Avec la fin du foot, maintenant des Guignols ce pourrait être la fin de Canal. +.

 

Les résultats de la Société d’Edition de Canal Plus

Chiffre d’affaires (en millions d’euros) 
2012: 1941 dont abonnements 1696 et publicité 159
2013: 1941 dont abonnements 1697 et publicité 146
2014: 1868 dont abonnements 1636 et publicité 143
2015: 1802 dont abonnements 1617 et publicité 118
2016: 1704 dont abonnements 1540 et publicité 73
2017: 1544 dont abonnements 1437 et publicité 16

Résultat d’exploitation (en millions d’euros, hors soulte*) 
2014: +157
2015: +80
2016 : -85
2017: -128

Résultat net (en millions d’euros, hors soulte*) 
2014: +101
2015: +73
2016: -86
2017: -134
Source: comptes sociaux de la Société d’Edition de Canal Plus

Audiences de la tranche en clair 18h30-21h (part d’audience en %, > 4 ans) 
Saison 2011-2012: 6,1
Saison 2012-2013: 5,4
Saison 2013-2014: 5,5
Saison 2014-2015: 5
Saison 2015-2016: 3,2
Saison 2016-2017: 0,6
Saison 2017-2018 (à mi-avril): 0,8

Audiences de la tranche en clair 18h30-21h (audience moyenne, > 4 ans) 
Saison 2011-2012: 1.324.000
Saison 2012-2013: 1.152.000
Saison 2013-2014: 1.130.000
Saison 2014-2015: 1.012.000
Saison 2015-2016: 650.000
Saison 2016-2017: 126.000
Saison 2017-2018 (à mi-avril): 155.000
Source: Médiamétrie

 

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

SNCF: grève sans doute jusqu’à fin juin

 

  • Il est clair  que l’annonce d’une prise en charge par l’Etat de 35 milliards sur 57 de dettes constitue uen avancée importante. Une avancée cependant appréciée de façon différente par les syndicats d’extrême gauche et les syndicats réformistes. En attendant, il semble que la grève devrait se poursuivre jusqu’à fin, fin du débat parlementaire. Reste encore à négocier le financement des investissements, le maintien des petites lignes, les conditions sociales après la suppression du statut aussi les conditions ouverture à la concurrence. Pour la dette,  l’opération de délestage se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d’euros en 2020 et de 10 milliards d’euros en 2022, a précisé Edouard Philippe. “Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et donc du contribuable en faveur de la SNCF”, a-t-il dit à la presse. Ces 35 milliards d’euros, qui représentent environ 1,5% du PIB de la France, viendront s’ajouter à la dette de l’Etat et ne seront pas financés par un “impôt SNCF”, a-t-il promis. Autrement dit, cette nouvelle charge risque d’avoir en 2020 et 2022 un impact sur la trajectoire des comptes publics telle que présentée dans le dernier pacte de stabilité, selon le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, Joël Giraud.  Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l’exécutif compte introduire dans la réforme une “règle d’or” visant à interdire de nouveaux déséquilibres comptables. Edouard Philippe a en outre annoncé 200 millions d’investissements supplémentaires par an sur le réseau ferroviaire à partir de 2022, pour un total de 3,8 milliards d’euros annuels. La hausse des péages imposés au TGV et au fret sera par ailleurs limitée au niveau de l’inflation. “On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s’engager”, a jugé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, tout en appelant à la poursuite de la grève. La première force syndicale de la SNCF réclame la tenue d’une table ronde tripartite, en présence de responsables patronaux, “pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes”, ce à quoi Edouard Philippe “n’a pas dit non”, selon Laurent Brun. Sud-Rail n’a pas dévié de sa ligne dure consistant à demander une suspension de la réforme et la démission de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Unsa et CFDT maintiennent aussi la pression en attendant le résultat de la commission mixte paritaire (CMP), à la mi-juin, qui doit servir à mettre en commun le texte voté par l’Assemblée nationale et la version révisée par le Sénat. “Notre perception, c’est qu’on sort aujourd’hui de cette réunion avec une vision plus favorable que jamais”, a salué le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger. Pour la CFDT, il y a des “éléments de satisfaction” mais le syndicat réformiste garde “le sentiment qu’il faut peser jusqu’au bout du processus parce que rien n’est jamais acquis”, a déclaré son secrétaire général Laurent Berger. Aux engagements financiers s’ajoutent des infléchissements sur le volet social, en premier lieu sur les conditions dans lesquelles les cheminots pourront être transférés, à partir de 2020, de la SNCF vers la concurrence – un point important pour l’ensemble des syndicats.

BCE : la fin du programme de rachat … et hausse des taux

  • BCE : la  fin du programme de rachat … et hausse des taux

 

En depit du ralentissemenet de la croissance au premier trimestre, les perspective de croissance et d’inflation paraissent satisfaisantes pour permettre de sortir de la politique accommandante de la BCE, au moins progressivement. Première mesure significative l’arrêt du rachat d’actifs d’ici la fin de l’année. La seconde mesure pouraiat concerner les taux  dans le milieu de l’année “La fin des achats nets d’actifs d’ici la fin de cette année me semble un scénario réaliste et approprié au vu des perspectives de croissance et d’inflation”, a déclaré Vitas Vasiliauskas, membre du conseil des gouverneurs de l’institution monétaire  qui est gouverneur de la banque centrale lituanienne. Dans un autre entretien publié dans le Handelsblatt, il a dit qu’il était vraisemblable que les achats d’actifs s’arrêteraient à la fin de l’année, après “une période de transition”. Dans son interview au Börsen-Zeitung, il ajoute que les anticipations de marché sur une première hausse de taux de la BCE entre six et neuf mois après la fin des achats d’actifs sont “logiques et appropriées.” “Nous continuons d’anticiper une croissance solide et généralisée”, a-t-il dit. “Nous devons attendre jusqu’en juin pour voir ce que nous dirons nos nouvelles projections”, a-t-il poursuivi en référence aux prochaines projections économiques de la BCE. “Mais, il n’y a aucune raison de dramatiser la situation actuelle. Ce n’est certainement pas la fin de la reprise.” Reste à savoir si d’uen part les sanctions douanières américaines et la dénonciation de l’accord nucléaire iranien ne vont pas jeter un sérieux coup de froid sur le climat des affaires et sur la croissance mondiales.

 

Notre-Dame-des-Landes : la fin du psychodrame !

Notre-Dame-des-Landes : la fin du psychodrame !

 

 

Un vrai psychodrame théâtral cette affaire de Notre Dame des Landes et peut être la conclusion prochaine. Il aura fallu passer par l’épisode ridicule de 2500 gendarmes poursuivant des écolos gauchistes qui veulent travailler un coin de terre constitué essentiellement de landes. Une affaire instrumentalisée par le pouvoir pour montrer ses muscles et détourner l’attention des conflits sociaux. Une occasion rêvée pour les écolos radicaux de montrer aussi leur détermination et leur pouvoir de rassemblement puisque plusieurs milliers de personnes sont venus soutenir les zadistes menacés d’expulsion. Une opération complètement ridicule avec retour au point de départ c’est à dire à terme le maintien sur place de ceux qui ont des projets ruraux ou artisanaux. Une centaine de personnes pour une quarantaine de projets. Bref, tout ça pour ça ! Ce qu’on appelle la politique spectacle pour satisfaire surtout les plus réacs comme Ciotti et autres fachos qui encourageaient à casser de l’écolo pour se venger de la décision d’annuler l’inutile projet de NDDDL.  Les occupants de la “zone à défendre” de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont déposé vendredi 40 dossiers nominatifs de projets agricoles, ouvrant la voie à une possible sortie de crise sur le site où devait être construit un nouvel aéroport. Parmi ces projets, vingt-huit sont des projets “agricoles” à proprement parler, les autres sont des projets “culturels”, “artisanaux” ou “para-agricoles”.

La fin du capitalisme et de l’actionnaire ! (Michel Santi)

La fin du capitalisme et de  l’actionnaire ! (Michel Santi)  

Michel Santi, économiste,  spécialiste des marchés financiers s’interroge sur l’actionnariat et le capitalisme dans un article  de la Tribune.

 

 

« Pour de plus en plus d’entreprises, le capital n’est plus un ingrédient crucial. Au contraire même puisque, pour les géants qui dominent aujourd’hui, soit Apple, Amazon, Facebook, Google, ou Netflix, les besoins en capitaux frais restent symboliques, voire inexistants. La dernière illustration de ce changement de paradigme est l’entrée en Bourse, la semaine passée, de Spotify dont l’objectif n’était pas de lever de nouveaux capitaux, malgré le traditionnel accueil lui ayant été réservé à la Bourse de New York. En effet, et de l’aveu même de son grand patron, l’objectif prioritaire de cette entrée en Bourse fut de permettre aux investisseurs privés initiaux de trouver des acquéreurs à une partie de leurs actions de cette société, accessoirement à des prix intéressants. Pour sa survie et son développement, et à l’instar de nombre de sociétés dont les directions générales décident de les faire coter en Bourse, Spotify n’avait donc nul besoin de davantage de capitaux, mais juste de donner une opportunité à ses capital-risqueurs de sortir et de recouvrer leurs investissements assortis d’un profit. Dans un tel contexte, la gouvernance des entreprises subit également un glissement fondamental car les pourvoyeurs de capitaux – à savoir les actionnaires – ont de moins en moins de pouvoir sur la marche de la société car leurs deniers ne lui sont plus vitaux. Le contrôle exercé dans le passé par l’actionnariat sur la gestion de l’entreprise devient ainsi quasiment inexistant, et quoi de plus logique du reste, alors même que leurs capitaux sont de moins en moins sollicités. Voilà en effet Apple, qui – en dépit d’être la première capitalisation mondiale – n’emploie que 120.000 salariés à temps plein, chiffre invraisemblablement bas au vu des 800 milliards de dollars qu’elle pèse. Exemple typique de ces sociétés modernes ayant une influence mondiale considérable et un poids formidable en termes de capitalisation boursière, mais qui ne consentent à accorder à leurs actionnaires qu’un certificat d’action en échange de leurs placements, à l’exclusion de tout autre pouvoir. La tendance est irréversible et ira même en s’amplifiant dans le sens d’un rôle désormais purement passif et symbolique dévolu aux actionnaires. Ainsi, entrée en Bourse en début d’année, Snapchat ne s’est-elle pas simplement contentée de diluer les droits de vote de ses actionnaires, comme Google, Facebook et LinkedIn avant elle. Cette entreprise a littéralement retiré tout droit décisionnel à son actionnariat, conférant ainsi tout le pouvoir à sa direction générale. Comme les capitaux ne sont plus une denrée rare et que les marchés boursiers sont désormais trop spéculatifs, l’actionnaire se voit progressivement retirer ses prérogatives et son argent n’est plus la priorité des dirigeants d’entreprise. Alors, dans un contexte où les besoins en capitaux des entreprises de demain seront plus sporadiques – en tout cas inférieurs -, et alors que les sociétés d’aujourd’hui (et à plus forte raison de demain) trouvent d’autres solutions de financement, peut-on encore parler de capitalisme ?

 

 

 (*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.

Il est également l’auteur de :  »Splendeurs et misères du libéralisme »,  »Capitalism without conscience »,  »L’Europe, chroniques d’un fiasco économique et politique »,  »Misère et opulence ». Son dernier ouvrage : « Pour un capitalisme entre adultes consentants », préface de Philippe Bilger.

Notre Dame des landes : la fin du cirque

Notre dame des landes : la fin du cirque

 

Pour faire sans doute diversion, les pouvoirs ont subitement décidé d’aller afronter les écolos marginaux de Notre Dame des landes avec 2500 militaires. Une opération ridicule   »Tout ce qui était évacuable a été évacué », a déclaré Emmanuel Macron, sur TF1. La préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, « annonce donc la fin des opérations menées par les gendarmes » sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. A Ouest-France, jeudi 12 avril, elle assure aussi qu’elle va « reprendre les négociations avec l’Acipa (association d’opposants à l’aéroport) et ceux qui le veulent ». Jeudi soir, les forces de l’ordre sécurisent toujours les alentours de la ZAD et malgré l’annonce de la fin des opérations d’expulsion, la tension demeure. Dix gendarmes ont été blessés dans une « embuscade ». « Il y aura maintenant dans les prochains jours un travail sous l’autorité de la préfète qui consiste à permettre aux projets agricoles légaux organisés de se faire », a déclaré Emmanuel Macron, sur TF1. « Je souhaite que les agriculteurs sur place puissent être entendus, pas les gens qui cherchent à créer le trouble », a-t-il ajouté.

«La fin du paritarisme, nouvel absolutisme ?» (Benoît Roch)

«La fin du paritarisme, nouvel absolutisme ?» (Benoît Roch)

 Dans le très libéral journal l’Opinion, Benoît Roch (Institut pour le travail en Europe): s’inquiète du dépérissement du paritarisme en France. Un dépérissement voulu par Macron qui veut passer par-dessus les corps intermédiaires. Des intermédiaires  certes qui ne sont pas sans défaut corporatistes notamment mais qui ont e mérité d’assimiler des problématiques complexes et surtout développent uene culture de compromis qui évitent de ne nouveaux conflits.

« Legs de l’après-guerre, le modèle de paritarisme français aurait fait son temps. On le dit trop vieux, trop complexe, plus adapté aux réalités d’un monde en perpétuel mouvement. On aurait pourtant tort de l’évacuer sans autre forme de procès. Le paritarisme en France est le fruit d’une histoire riche et complexe. Héritées du Droit Romain, les corporations de l’Ancien Régime, sortes de communautés de métiers, régulaient les prix et les salaires, organisaient la concurrence et la formation, produisaient des normes et assuraient leur contrôle. Le libéralisme des Lumières, appliqué de façon brutale au moment de la Révolution Française, s’est attaché à combattre un système usé, en décalage avec l’esprit du temps. Turgot, en 1776, avait tenté de supprimer les corporations, par un édit qui provoqua sa disgrâce. Les décrets d’Allarde, des 2 et 17 mars 1791, proclament la liberté du commerce, c’est le fondement de notre liberté de concurrence. Puis la loi Le Chapelier, du 14 juin 1791, abolit les corporations, c’est-à-dire toutes formes d’organisations ouvrières ou paysannes. C’est la naissance du délit de coalition, qui ne verra son abolition qu’en 1864 par la loi Ollivier, du 24 mai 1864. Ainsi, pendant que nos voisins européens poursuivent leurs relations sociales dans l’esprit des corporations, la France interdit toute organisation sociale pendant la majeure partie du XIXème siècle. « La suite sur l’Opinion.

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