Archive pour le Tag 'filière'

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Le nucléaire : filière d’avenir pour Valls

Le nucléaire : filière d’avenir pour Valls

 

Confirmation donc que la plan de réorientation énergétique de Ségolène est un leurre et qu’on ne changera pas grand-chose. Valls a réaffirmé que le nucléaire était la filière d’avenir Une visite au pas de course mais une visite qui est un symbole. C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’un premier ministre se rend sur un site industriel Areva. Accaparé une grande partie de la journée par le dossier Alstom, mis sous tension par les mouvements des intermittents et des cheminots, Manuel Valls était vendredi en fin d’après-midi sur le site du Creusot du géant français du nucléaire. Dans cette forge historique où sont produites les cuves, les générateurs de vapeur et d’autres composants des réacteurs nucléaires. Dans cette ville industrielle qui a périclité avant de voir ses activités repartir. «J’ai failli ne pas venir… Et cela aurait été une faute», a lancé le premier ministre avant de faire l’éloge de l’industrie française. Mais en l’absence du ministre de l’Économie, Arnaud Montebourg, un temps annoncé puis retenu à Paris pour une conférence de presse sur l’avenir d’Alstom. «On ne peut pas venir au Creusot sans admiration», a dit Valls en vantant le patrimoine industriel qui a permis à cette ville de «renaître». Il a inauguré la nouvelle presse hydraulique et a assisté, avec casque blanc et lunettes de protection, à une opération de forge.  « La filière nucléaire, c’est donc une filière d’avenir pour notre pays» Manuel Valls  Deux jours seulement après la présentation du projet de loi sur la transition énergétique que le président du directoire d’Areva, Luc Oursel, juge «très équilibré», Valls en a longuement rappelé les grands principes: une stratégie de «bas carbone», une programmation pluriannuelle de l’énergie «pour diversifier les sources et maîtriser la consommation». Mais «c’est grâce au nucléaire que nous pourrons avancer en matière de transition énergétique», a-t-il martelé. Surtout, le premier ministre a repris mot pour mot la phrase qui avait valu à Arnaud Montebourg une avalanche de critiques des partenaires écologistes. Valls l’avait déjà prononcée. Mais jamais depuis qu’il est chef du gouvernement. Luc Oursel était tout sourire. «La filière nucléaire, c’est donc une filière d’avenir pour notre pays, a lancé Valls. Oui, c’est une filière d’avenir.» Commentaire d’un cadre dirigeant: «Les salariés n’en sont pas revenus.» Les écologistes, partenaires à géométrie variable du gouvernement, risquent, eux, de ne pas apprécier. Mais au moment où Montebourg semble avoir quelques états d’âme, ces mots seront du miel. Tout comme le fait d’avoir laissé au ministre de l’Économie les annonces sur le dossier Alstom. «C’était à lui de porter la décision, a commenté Valls. En termes de méthode, c’est l’anti-Florange.» Jean-Marc Ayrault appréciera.

 

Ecotaxe: la FNSEA pour une exonération « pour toute la filière agricole »

Ecotaxe: la FNSEA pour  une exonération « pour toute la filière agricole »

« Je demande au Premier ministre, quel que soit l’avenir de cette écotaxe, d’annoncer une exonération pour toute la filière agricole : agroalimentaire, production, agrofourniture. Ça me paraît indispensable de faire cette annonce », a déclaré jeudi le président du syndicat agricole majoritaire, Xavier Beulin, sur Europe 1.  Lorsque Jean-Marc Ayrault a suspendu sine die l’écotaxe, la semaine dernière, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) s’était déclarée « satisfaite », rappelant qu’elle demandait « un ajournement et pas une suppression ». La suspension de cette mesure qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, n’a cependant pas calmé tous les esprits puisqu’une borne écotaxe a été partiellement détruite dans la nuit de mercredi à jeudi dans le Lot-et-Garonne et qu’une autre a été l’objet d’une tentative d’incendie près de Rouen. Avec ces nouvelles déclarations, M. Beulin durcit donc le ton tout en réalisant un grand écart : condamner les actions des Bonnets rouges tout en s’alignant sur leur demande d’une suppression de l’écotaxe, en tous cas au moins pour le monde agricole.   »Ça fait trois ans, quatre ans, que la FNSEA demande à tous les ministres successifs de reprendre ce dossier de l’écotaxe (…). J’en demande l’exonération clairement ce matin », a répété le patron du syndicat agricole.  Face à la mobilisation qui se poursuit en Bretagne, le gouvernement a souhaité mercredi la signature d’un « Pacte d’avenir » pour la région avant la fin novembre. Xavier Beulin a mis en garde l’exécutif contre la tentation de prendre « des mesures particulières ».   »Le président de la FNSEA se fait engueuler tous les jours parce qu’on a le sentiment qu’on ne parle que de la Bretagne, alors que le malaise est beaucoup plus profond. Il touche beaucoup de régions », a-t-il assuré, citant pêle-mêle Provence-Alpes Côte d’Azur, le Languedoc-Roussillon, la Lorraine, le Nord et le Centre.  Tous ne partagent pas l’analyse de la FNSEA  La colère bretonne occupe le devant de la scène car l’industrie agro-alimentaire représente « 150.000 emplois directs » là-bas, a souligné M. Beulin. Mais « il y a des sujets transversaux, généraux, qui concernent l’ensemble de l’agriculture et de l’agroalimentaire français », a poursuivi le syndicaliste.  Le président de la FNSEA a appelé le mouvement des Bonnets rouges, à la pointe des revendications bretonnes, à cesser les violences, alors que le gouvernement promet plus de sévérité à l’égard des fauteurs de troubles.   »Si nous ouvrons des discussions, il faut savoir mettre un terme à ce genre de manifestions », a estimé Xavier Beulin.  Une posture qui contraste avec celle d’autres syndicalistes, à l’instar de Laurent Berger, le patron de la CFDT, pour qui dire que « l’agroalimentaire va mal et que c’est la faute de l’écotaxe, c’est de la mystification ».  Pour Laurent Berger, c’est « l’approche productiviste développée par certains » producteurs, qui n’ont « pas regardé la nécessité de la montée en qualité de la production agroalimentaire », qui a « créé des drames sociaux ».  Analyse que semblent partager d’autres agriculteurs, ceux de la Confédération paysanne. « La situation actuelle de l’agroalimentaire est la conséquence de mauvais choix économiques de dirigeants d’entreprises, y compris coopératives, pariant incessamment sur la croissance des volumes, plus que sur la valeur ajoutée des productions bretonnes. »  Et pour le syndicat minoritaire, « il y a un véritable travail à faire (…) pour que paysans et salariés de l’agroalimentaire ne soient plus tributaires d’un marché dans lequel ils ne sont que des pions. Et cette réflexion doit aussi prendre en compte les questions climatiques », l’écotaxe étant initialement destinée à inciter les entreprises à utiliser des modes de transports des marchandises moins polluants.  Sur Europe 1, Xavier Beulin n’a pas éludé ces questions mais a préféré évoquer une « co-responsabilité » des professionnels et du gouvernement.   »Peut-on accepter que dans ce pays aujourd’hui, pour construire un bâtiment d’élevage, (…) il faille trois ans d’instruction quand on met six mois de l’autre côté du Rhin? » a demandé Xavier Beulin, à titre d’exemple.

 

Orange-Stéphane Richard : «la filière numérique menacée par Bruxelles »( interview Le Figaro)

Orange-Stéphane Richard : «la filière numérique menacée par Bruxelles »( interview Le Figaro)

Stéphane Richard, PDG d’Orange, revient sur les ­perquisitions diligentées par la Commission européenne la semaine dernière chez trois grands opérateurs télécoms européens: Orange, Deutsche Telekom et ­Telefonica. La Commission cherchait d’éventuelles preuves d’abus de position dominante dans la gestion du trafic Internet. La société américaine Cogent, à l’origine de l’affaire, accuse les Européens de ne pas écouler son trafic gratuitement, comme le prévoient les accords de «peering». Ceux-ci permettent aux opérateurs de s’échanger entre eux du trafic sans se facturer. De leur côté, les Européens jugent que la quantité de trafic envoyé par Cogent justifie une rétribution financière.

LE FIGARO. – Que sont venus chercher les agents de la Commission chez Orange et qu’ont-ils trouvé?

Stéphane RICHARD. - Ils n’ont rien trouvé. Comme dit René Oberman, patron de Deutsche ­Telekom, ils se sont trompés d’adresse! Pourtant la Commission n’a pas lésiné sur les moyens. Bruxelles a envoyé chez Orange vingt et un agents pendant quatre jours. Ils sont allés dans quatre de nos sites. Ils ont saisi mes ordinateurs et ont perquisitionné mon bureau. Tout cela est quand même violent. C’est la quatrième fois depuis que je suis à la tête du groupe que des autorités de concurrence mènent ce type d’opération. Difficile de ne pas y voir une forme d’acharnement. Nous ne sommes pas contre la concurrence, nous la vivons tous les jours! Cette fois, il s’agit d’une affaire qui nous oppose à l’américain Cogent. Ce conflit a pourtant déjà été tranché en notre faveur par l’Autorité de la concurrence en France après déjà de longs mois d’enquête. Il est stupéfiant que la Commission se fasse ainsi le ­complice d’un ­acteur américain contre des ­entreprises euro­péennes qui emploient et investissent massivement en Europe. Aux États-Unis, la réciproque ne risque pas d’arriver! 

Vous accusez la Commission de jouer contre son camp. Pourquoi le ferait-elle?

Depuis vingt ans, Bruxelles ne sait faire qu’une seule et unique ­chose: de l’antitrust. Bruxelles semble ne pas comprendre que le monde a changé, que nous ne sommes plus les anciens monopoles historiques depuis longtemps, mais que nous sommes désormais plongés dans un monde ultraconcurrentiel, confrontés à des baisses de prix féroces alors que nous devons investir massivement dans nos réseaux. Dans le transport ­aérien, l’énergie, les télécoms, Bruxelles fait de la concurrence sauvage l’alpha et l’oméga de la politique économique. Cette idéologie a provoqué beaucoup de dégâts.

Cogent affirme qu’Orange refuse d’acheminer son trafic, notamment pour ralentir l’accès à YouTube et favoriser sa propre filiale, DailyMotion.

C’est faux et grotesque. D’abord, il est ridicule de mettre sur un pied d’égalité DailyMotion et YouTube, dont l’audience est dix fois supérieure! D’autre part, que penser de Cogent, dont le modèle économique est basé sur le non-paiement de l’usage des réseaux qu’il utilise massivement alors qu’il s’est développé en acheminant le trafic de Megaupload, site aujourd’hui fermé, dont chacun sait que la légalité est plus que contestable.

Les opérateurs européens sont bon marché. Risquent-ils d’être rachetés par des géants américains?

La politique consumériste à tous crins de Bruxelles affaiblit les opérateurs européens et déprécie leur valorisation boursière. Les trois grands opérateurs européens pèsent moins lourd en Bourse que le seul AT&T. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner de voir ­Carlos Slim racheter KPN ou les grands opérateurs américains s’intéresser à des acquisitions à bas prix en Europe. Les États sont encore présents au capital des grands opérateurs et feront barrage à des OPA hostiles. Mais le risque, c’est que les opérateurs, trop affaiblis, ne puissent investir et créer le gisement d’emplois promis par le numérique. Toute la filière numérique est en jeu. Bruxelles a déjà largement fait le jeu des Asiatiques en mettant en œuvre une régulation visant uniquement à baisser les prix et en mettant sous pression les équipementiers et fabricants européens comme Alcatel ou Nokia.

La concurrence a permis une baisse des prix pour le consommateur et stimulé l’innovation. Auriez-vous déployé la 4G si vite sans l’arrivée de Free Mobile?

Regardez les États-Unis, où il y a 80 % de couverture 4G aujourd’hui avec seulement deux opérateurs dominants pour 350 millions d’habitants… Nous aurions bien évidemment développé la 4G en France comme partout en Europe. En revanche, sur la fibre optique, qui est un enjeu capital, les ­opé­rateurs sont trop affaiblis pour investir autant qu’ils le devraient. Or, c’est le grand chantier du ­futur, sur lequel l’Europe est à la traîne alors que les États-Unis et la Chine s’équipent à toute vitesse. Le déploiement de la fibre est évalué à 250 milliards d’euros en ­Europe. Au rythme où l’on va, il y en a pour quatre-vingt-dix ans.

Bruxelles commence à infléchir sa position. Une prise de conscience s’opère?

Neelie Kroes, commissaire au Numérique, appelle de ses vœux un «marché unique des télécoms». C’est bien. Mais cela reste pour l’instant une perspective très ­éloignée. En attendant, on veut commencer une fois de plus par amputer nos ressources, en baissant le prix des appels passés depuis l’étranger (roaming). Cette nouvelle baisse prévue des prix du roaming représenterait une perte sèche pour Orange de 300 millions d’euros de marge. En contrepartie, je ne vois aucune mesure pour stimuler l’investissement.

Concrètement, quelles mesures souhaitez-vous?

Il serait de bon sens de mettre en place un moratoire sur les baisses de prix du roaming afin de faire une étude d’impact sérieuse des précédentes mesures de baisse. Au-delà de ce moratoire, nous réclamons un régulateur unique européen, clé de voûte pour qu’existe une véritable industrie européenne. Il faut réduire le nombre d’opérateurs en Europe, permettre les rapprochements continentaux, car 150 opérateurs pour 28 pays, c’est beaucoup trop. Il faut également s’occuper de certaines distorsions de concurrence, comme sur le câble par exemple. Seuls les réseaux fixes des opérateurs sont régulés, alors que les câblo-opérateurs sont en mesure de passer à la fibre optique parfois avec des subventions ­publiques, sans que les opérateurs tiers aient la possibilité d’accéder à leurs réseaux. Enfin, on attend toujours que la ­Commission ­s’occupe sérieusement de mettre en place des conditions de concurrence équitable, par exemple sur le plan de la fiscalité des acteurs du numérique américain.

 

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