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Fermeture de Fessenheim: décision politicienne ou énergétique ?

Fermeture de Fessenheim: décision politicienne ou énergétique ?

La fermeture de la centrale alsacienne répond aux vieilles exigences d’Europe Écologie Les Verts. Mais se défaire d’installations capables de produire de grandes quantités d’électricité bas-carbone est à la fois délétère sur le plan du climat et de la sécurité énergétique, juge l’ingénieur Maxence Cordiez dans le Figaro. .Cela d’autant plus que du coup,  la France pourrait importer de l’électricité de centrale au charbon ou  gaz en provenance notamment d’Allemagne .

« Les élections municipales ont vu la mairie de plusieurs grandes villes (Lyon, Bordeaux, Strasbourg…) être conquise par Europe Ecologie Les Verts (EELV). Les raisons d’une victoire électorale sont nécessairement multiples et tiennent autant au parti victorieux qu’à ses adversaires. Cependant, on peut sans grand risque de se tromper lire dans ce résultat un intérêt croissant de la population pour les questions environnementales.

En premier lieu, le changement climatique causé principalement par les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) représente une menace d’autant plus grave et pressante que nos émissions de gaz à effet de serre ne cessent de croître (hors crise du COVID), réduisant les chances de contenir le réchauffement dans des limites supportables. Outre le climat, une deuxième raison, rarement abordée, nous impose de nous défaire des combustibles fossiles: l’épuisement de ces ressources.

Nos sociétés se sont enrichies depuis deux siècles d’une manière inédite dans l’histoire de l’humanité grâce à l’abondance des combustibles fossiles. Ceux-ci nous ont permis de modeler notre environnement pour le rendre plus sûr et confortable. Un Français moyen bénéficie d’une espérance de vie et d’éléments de confort dont même la haute bourgeoisie d’il y a quelques siècles ne pouvait rêver (accès aux soins, transports, moyens de communication, sécurité et diversité alimentaire…).

Réduire notre consommation de pétrole et le substituer par des alternatives est essentiel pour éviter de subir frontalement une pénurie durable.

Cependant, les combustibles fossiles sont disponibles en quantités limitées sur terre. Comme l’a montré récemment une étude du think-tank The Shift Project en s’appuyant sur des données inédites, il est probable nous soyons à la veille de contraintes croissantes et durables sur le pétrole, première énergie finale en France et dans le monde. En sortir de manière planifiée par anticipation – en réduisant notre consommation et en le substituant par des alternatives – est donc essentiel pour éviter de subir frontalement une pénurie durable.

Les questions énergétiques et climatiques sont complexes et ne sont souvent pas traitées avec le pragmatisme qu’elles mériteraient, notamment en France. Nous en avons eu un exemple frappant ce mardi 30 juin 2020 avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Vieux totem des luttes antinucléaires initiées à une époque où le changement climatique n’était pas un sujet dans le débat public, cette fermeture était l’une des conditions imposées par EELV pour s’allier au PS lors de l’élection présidentielle de 2012. Il ne s’agit pas d’une question de sûreté car, encore l’an dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire jugeait que «l’installation se situe favorablement par rapport à la moyenne nationale dans les domaines de la sûreté et de l’environnement».

Les centrales nucléaires sont parmi les premières appelées sur le réseau. Les centrales à combustibles fossiles, aux coûts variables plus élevés, sont appelées après. L’absence de la production future de la centrale alsacienne sera donc remplacée par une sur-sollicitation équivalente des dernières capacités appelées sur le réseau européen, c’est-à-dire des centrales à gaz, charbon ou (marginalement) fioul. Le surcroît d’émission de gaz à effet de serre toutes choses égales par ailleurs sera ainsi compris entre 6 et 10 millions de tonnes équivalent CO2 par an. Cela représente entre 10 et 20 % du total des émissions de gaz à effet de serre d’une région comme l’Île-de-France.

L’écologie n’est pas qu’une velléité, mais le socle rugueux et exigeant sur lequel asseoir une politique destinée à apporter des résultats.

Pour remplacer les carburants pétroliers, il faudra à la fois réaliser des économies et électrifier un certain nombre d’usages (industrie, mobilité, chauffage…), que ce soit de façon directe ou en passant par le vecteur hydrogène. Se défaire d’installations capables de produire de grandes quantité d’électricité bas-carbone à la demande (et pas seulement quand il y a du vent et du soleil) est donc à la fois délétère sur le plan du climat et de la sécurité énergétique.

Ce constat est renforcé par la crise du COVID qui a souligné les fragilités induites par la désindustrialisation française. Or, aucune politique de réindustrialisation ne peut être crédible sans approvisionnement énergétique fiable, bon marché et bas-carbone (pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050).

 

Les questions énergétiques intègrent de nombreux paramètres, notamment scientifiques, et ne sont pas manichéennes. Avancer sur ces sujets implique de faire des choix difficiles et, pour certaines organisations, de faire évoluer des positions historiques, formées à une époque à laquelle notre compréhension de l’environnement et du climat étaient bien moindres qu’aujourd’hui. Europe Écologie Les Verts a fait une percée lors du scrutin municipal et, en étant optimiste, on peut y lire une volonté populaire d’accélérer la lutte contre le changement climatique. Cependant, par bien des aspects, le rapport d’EELV aux sciences est encore compliqué. Si la volonté du parti de préserver l’environnement est sincère, il est urgent qu’il revoie certaines de ses positions (notamment sur le nucléaire) et démontre que l’écologie n’est pas qu’une velléité, mais le socle rugueux et exigeant sur lequel asseoir une politique destinée à apporter des résultats. »

Fermeture de Fessenheim: une escroquerie

EDF -

Fermeture de Fessenheim: une escroquerie

 

Rebelote pour la promesse de fermeture de Fessenheim. On se souvient que François Hollande avait promis cette fermeture pour la fin du quinquennat précédent en 2017 et que Ségolène Royal avait évoqué l’échéance de 2018. François de Rugy, le nouveau ministre de l’environnement a repris  à son compte les promesses de coiffeur. Fait nouveau, il considère qu’il faut maintenant déconnecter la mise en service de Flamanville de la fermeture de Fessenheim. Edf annonce de son coté qu’elle ne prolongera pas Fessenheim au-delà de 2022. Dès lors pourquoi ne ferme-t-il pas plutôt que prévu la centrale de Fessenheim sachant qu’on ne sait plus très bien quand sera mise en service Flamanville vers 2020, 2021ou  plus tard. On pourra toujours justifier d’éléments techniques au dernier moment pour reporter la fin de Fessenheim., Cette annonce est évidemment une pure fumisterie dans la mesure il s’agit de sacrifier une centrale sur l’autel de l’écologie afin de justifier le maintien,  la prolongation de 20 ans de toutes les autres et même le développement de trois à six centrales EPR dans les 10 ans à venir. Tout cela relève de la même arnaque que celle aussi de Mitterrand qui avait renoncé au projet d’une seule centrale à Plogoff pour mieux justifiait le développement des autres. L’EPR de Flamanville, dont la facture initiale a déjà triplé, à plus de 10 milliards d’euros, accuse aujourd’hui six ans de retard. Il aurait dû entrer en production en 2012 avant qu’une série d’incidents, liés notamment à la qualité des soudures, entravent sa progression. Cette semaine, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASM) a pointé «une défaillance de la surveillance» de l’électricien sur son chantier. Interrogée par Le Figaro, l’entreprise répond qu’elle a engagé «une surveillance encore plus accrue à Flamanville dès la détection des écarts de qualité sur certaines soudures et qu’elle va travailler avec l’ASN pour étendre la revue de la qualité de certains matériels». À défaut de connaître le calendrier de Flamanville, le gouvernement tente d’établir celui de Fessenheim: l’État va débloquer 10 millions d’euros dès le 1er janvier 2019 pour aider à la reconversion économique de la zone autour de la centrale actuelle, a dit de son côté Sébastien Lecornu, le secrétaire d’État à la Transition écologique. 10 millions jetés par les fenêtres comme les autres centaines de millions qu’on consacre  aux inutiles éoliennes qui font croire à l’opinion que les moulins à vent peuvent remplacer le nucléaire. Une autre politique énergétique sur le long terme est sans doute possible mais encore faudrait-il tenir compte des réalités et arrêter les promesses de coiffeur des gouvernements successifs.

 

Fermeture de Fessenheim : Ségolène Royal patauge encore davantage

Fermeture de Fessenheim : Ségolène Royal patauge encore davantage

 

 

Après son couac, puis son  rétro pédalage Ségolène s’enfonce encore davantage dans le dossier de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. D’un côté, elle affirme que l’engagement de Hollande de fermer la centrale de Fessenheim d’ici la fin de son mandat sera respecté. D’un autre elle précise que cette fermeture interviendra qu’avec la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville Or  personne n’est en capacité de dire quand cette centrale sera opérationnelle. Certainement pas avant 2018. Du coup nécessairement la fermeture de la centrale de Fessenheim sera aussi reportée. Plus exactement par le gouvernement qui succédera à celui de Hollande. Un bel exemple en tout cas l’hypocrisie. La procédure permettant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim débutera dès 2016 et le processus sera irréversible avant la fin du quinquennat, même si son arrêt n’est pas effectif avant cette échéance, a dit mercredi Ségolène Royal. La fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) se fera « au plus tard en 2018″, mais EDF devra dire dès l’année prochaine comment elle va s’y prendre, a ajouté la ministre de l’Ecologie à la sortie du Conseil des ministres. Un décret sera pris pour « engager ce processus dès l’année prochaine », a précisé le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l’issue du conseil des ministres, soulignant lui aussi que ce processus serait « irréversible ».   »La procédure devra commencer dès l’année prochaine et donc les engagements présidentiels seront tenus », a dit Ségolène Royal au lendemain d’une polémique avec les écologistes sur ce dossier, qui réclament la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France avant l’élection de 2017.Ségolène Royal a dit ne pas comprendre les vives critiques suscitées par les propos qu’elle avait tenus la veille au sujet des conséquences pour Fessenheim du report à fin 2018 de l’ouverture de l’EPR de Flamanville (Manche). La loi sur la transition énergétique, adoptée en juillet, prévoit le plafonnement de la production d’énergie nucléaire à son niveau actuel, ce qui imposera la mise à l’arrêt d’une centrale – a priori la centrale alsacienne – lors du lancement de l’EPR de Flamanville. Or EDF a annoncé la semaine dernière que la mise en service de Flamanville n’interviendrait pas avant 2018.




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