Archive pour le Tag 'fermé'

Wauquiez aux grands responsables républicains « : la ferme » !

Wauquiez aux grands responsables républicains « : la ferme » !

 

 

Après avoir mis beaucoup d’eau dans son vin pour atténuer la caractéristique très droitière de sa posture, Laurent Wauquiez demande en substance aux grands leaders des Républicains de la fermer cela avec une curieuse recommandation démocratique « En politique il y a une règle, soit on est candidat soit on se tait », en  visant les présidents de la région Hauts-de-France et Ile-de-France, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, Estrosi et d’autres qui se revendiquent d’une ligne moins droitière que la sienne. Et de flinguer sans ménagement ses différents opposants : «Si on n’est pas capable d’être candidat, c’est sans doute parce qu’on a perdu déjà une partie de la défaite des idées et de la capacité à être une force d’entraînement », a ajouté M. Wauquiez. « Je comprends les ambitions contrariées, les égos chiffonnés, nous on a une famille politique à reconstruire, je n’aime pas tellement les tireurs embusqués, je préfère ceux qui s’engagent sur le terrain de campagne, je préfère ceux qui font les charges sabre au clair, je préfère ceux qui ont du souffle, de l’envie, que ceux qui sont les snipers de derrière la ligne de front », a encore lancé le président de la région Auvergne Rhône-Alpes. En faite Laurent Wauquiez ne fait guère dans la nuance assurée qu’il est d’être élu par l’aile droitière de son parti comme d’ailleurs l’avait été François Fillon. Pas sûr pour autant que cette élection probable et ses propos acerbes soient de nature à rassurer le camp réformiste et humaniste des républicains. Laurent Wauquiez aura sans difficulté le soutien des militants mais sans doute pas des électeurs dont un sondage a démontré qu’il souhaitait très majoritairement une attitude plus constructive.

L’agresseur d’une députée En Marche condamné à un mois ferme

 L’agresseur d’une députée En Marche condamné à un mois ferme

 

 

 

Après une NKM,  c’est une députée d’en Marche qui a été agressée. Le résultat peut être du radicalisme des propos à l’extrême gauche qui impacte certains esprits fragiles.  »Cette dame (Laurianne Rossi, Ndlr) m’a pris pour un demeuré. Je lui ai dit que Macron était un produit marketing de Hollande, Sarko et du Medef, qui avait les médias dans sa botte. Elle s’est mise à rigoler en me prenant pour un idiot », a expliqué le prévenu,  sexagénaire, régleur sur machine retraité, autrefois délégué CGT et ancien militant PCF qui  a admis avoir giflé la parlementaire du parti du président Emmanuel Macron, en reconnaissant « une bêtise ». « Le geste a été plus vif que ma pensée. Je me suis tout de suite excusé », a-t-il fait valoir. « C’est pour ça que vous avez pris la fuite? », a ironisé la présidente, en citant plusieurs témoins. L’agresseur avait finalement été arrêté par plusieurs militants avant l’arrivée des forces de l’ordre. Pendant la campagne des législatives en juin, la candidate LR Nathalie Kosciusko-Morizet avait été agressée sur un marché. Une peine de quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d’amende a été requise contre le maire d’une petite commune de l’Eure, poursuivi dans cette affaire pour outrages et violences. Le jugement sera rendu le 7 septembre. L’agresseur de la députée de la République en marche Laurianne Rossi, qui avait giflé la parlementaire hier sur un marché des Hauts-de-Seine, a été condamné à six mois d’emprisonnement dont cinq avec sursis, aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Nanterre.

 

Une petite ferme modèle aussi en Touraine

Une petite ferme modèle aussi en Touraine

Inspirée de l’expérience menée par Charles Hervé-Gruyer dans sa ferme normande du Bec-Hellouin, l’exploitation d’une  ferme modèle a été lancée  depuis deux ans à la  Bourdaisière en Touraine, du nom du château auquel elle est adossée dans la commune de Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), à une poignée de kilomètres de Tours. Le domaine appartient à Louis-Albert de Broglie. Surnommé le « prince jardinier », ce passionné de botanique est surtout le propriétaire de la société de taxidermie Deyrolle, qui a embauché l’exploitant Maxime en 2007 pour rédiger des planches pédagogiques illustrant les enjeux du développement durable, début de leur collaboration. Il lui laisse aujourd’hui quartier libre pour gagner le pari qu’il s’est fixé avec cette exploitation : « Prouver que l’agroécologie est plus rentable que l’agriculture conventionnelle » et « savoir quel revenu un agriculteur, avec trois salariés, peut générer » sur un peu plus d’un hectare cultivé selon les méthodes « de la permaculture et du biomimétisme. » Maxime de Rostolan détaille cette forme d’agriculture biologique qui cherche une production « harmonieuse avec la nature », durable, économe en travail et en énergie, en utilisant « des écosystèmes naturels ». Il accompagne son explication d’un mouvement de main circulaire – représentant un écosystème – qu’il réitère régulièrement pendant la conversation. Ainsi, à la ferme de la Bourdaisière, la fertilisation des sols se fait uniquement par la décomposition de matière organique (feuilles mortes, paille, etc.). Les rangs des légumes destinés à la vente alternent avec ceux de jolies fleurs dont les odeurs font fuir les insectes nuisibles. On valorise d’ailleurs les légumes perpétuels (qui repoussent naturellement chaque année) : artichauts, rhubarbe, oseille, etc. ; des tours à patates, installations pour faire pousser des pommes de terre à la verticale, permettent d’optimiser l’espace ; des cochons sont utilisés pour labourer la terre. La liste de ces interactions naturelles entre les êtres vivants, utilisables en permaculture, est bien longue. Inspirée de l’expérience menée par Charles Hervé-Gruyer dans sa ferme normande du Bec-Hellouin, récemment mise à l’image dans le film documentaire Demain, de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sa première exploitation agricole devrait être à l’équilibre économique à l’horizon 2018. L’idée est ainsi, sous la supervision d’un chercheur de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), de valider par l’expérience les éléments pouvant présider à la viabilité de l’installation d’une ferme de ce type. Car c’est ce manque d’information sur les conditions initiales d’installation « qui sert d’alibi à tous les lobbies et syndicats pour ne rien changer au modèle en place. » L’idée est aussi de créer une « boîte à outils » pouvant permettre sa reproduction partout ailleurs et ainsi développer le réseau Fermes d’avenir. La démarche est hautement politique. Une philosophie militante qui s’est forgée chez lui au fil des années, alors même que peu d’éléments l’y prédestinaient. Originaire de Boulogne, dans les Hauts-de-Seine, il passe sa scolarité en partie dans un collège privé avec des « fils de ». Une mère qui « travaille chez IBM », un père « directeur dans l’hôtellerie-restauration ». Au tournant du millénaire, la « crise existentielle » de sa sœur, qui décide de partir « dans l’agriculture bio », le laisse sur le moment plutôt indifférent.

Après une prépa au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, Maxime de Rostolan entre à l’Ecole nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (Ensiacet) d’où il sort, en 2004, spécialiste de l’eau ; et un peu plus sensibilisé « aux questions écologiques ». L’impression, tout de même, d’avoir « volé son diplôme », les voyages en « Combi Volkswagen avec les potes » ayant pris plus de place que les études. L’association Fermes d’avenir emploie déjà six salariés : trois maraîchers, une formatrice, un directeur technique, et un directeur en la personne de Maxime. Mais on ne s’improvise pas directeur d’une exploitation agricole comme ça. Dix ans après être sorti de l’école d’ingénieurs, Maxime est donc « retourné sur les bancs de l’école » de janvier 2013 à juin 2014 pour préparer, à distance, un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (BPREA), spécialité maraîchage bio. Au programme, en plus des techniques professionnelles : comptabilité, gestion de la ferme, vente et communication. Des compétences qu’il pourra mettre à profit tout en gardant « les mains dans la terre » pendant un an.  De cet apprentissage des « fonctions support de l’activité paysanne », comme il dit, il souhaite aujourd’hui inventer un métier auquel il a donné un nom : « payculteur ».

Parmi ses « amis », Maxime de Rostolan compte aussi l’essayiste et agriculteur biologiste, penseur de la « sobriété heureuse », Pierre Rabhi ; ou encore le fondateur de la chaîne de magasins Nature et découvertes, François Lemarchand.  Cette exploitation pratique la permaculture, une méthode douce de production inspirée de la nature. Elle vise à cultiver de manière biologique en associant les plantes. «Le principe de la permaculture est de prendre la nature comme modèle. Il s’agit plus d’un système conceptuel que d’une technique agricole au sens propre du terme», précise Charles Hervé-Gruyer, paysan bio, fondateur du site agricole du Bec Hellouin avec sa femme, Perrine. Son exemple a largement contribué à populariser cette méthode de culture. Contre toute attente, leurs méthodes fonctionnent et pulvérisent même des records de rentabilité. Pour convaincre les plus sceptiques, ce dernier a lancé un programme de recherche avec l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). «L’objectif de ce travail a été de vérifier si l’on pouvait rémunérer correctement le travail sur de petites surfaces, grâce à une productivité élevée», indique François Léger, coordinateur du projet pour l’Inra. Après quatre années d’études au sein de cette ferme normande, l’Inra constate que la permaculture est une activité rentable. «Sur 1000 mètres carrés de terrain, les exploitants sont parvenus à produire l’équivalent de 55.000 euros de fruits et légumes avec une rentabilité comparable à celle de 1 hectare en agriculture conventionnelle, mais avec des frais moindres puisque rien n’est mécanisé.» Les revenus n’ont rien à envier aux autres formes de maraîchage. «Le revenu horaire varie de 5,40 à 9,50 euros pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures», conclut l’Inra. L’étude montre que le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 euros, suivant le niveau d’investissement, «est plus élevé que les autres maraîchers bio». Il atteint en moyenne 740 euros selon une étude du groupement régional des agriculteurs bio de Basse-Normandie. Adoubée par la communauté scientifique, la success story de la ferme a fait des émules. Pour accompagner ce mouvement à l’échelle nationale, Maxime de Rostolan a ainsi créé le réseau des Fermes d’Avenir. Aux yeux du fervent défenseur de l’agroécologie, «les paysans doivent produire autrement avec plus de bras et moins de pétrole». L’ingénieur devenu maraîcher a répliqué le modèle du Bec Hellouin dans sa microferme de la Bourdaisière, située près de Tours. L’exploitation modèle de 1,4 hectare «devrait faire vivre 3 personnes en année 4. C’est six fois mieux qu’en agriculture conventionnelle», précise l’entrepreneur qui se définit comme un «payculteur». En deux ans, 57 fermes ont ainsi été soutenues dans leur conversion, leur implantation ou la création de projets.

Deux ans de prison ferme pour Guéant pour avoir tapé dans la caisse

 

Deux ans de Prison ferme pour Guéant pour avoir tapé dans la caisse

 

En clair Guéant a tapé dans la caisse des fonds secrets. Il est donc condamné en appel à deux ans de prison.  .Il s’agit de l’affaire des 10 000 euros mensuels reçus de fonds secrets par Guéant ; une affaire pas très claire  (pas plus que la vente de la vente par Guéant  de deux tableaux  à 500  000 euros à un intermédiaire malaisien !)    Guéant a perçu des primes de cabinet en espèces alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. »Il s’est expliqué longuement sur ce système qui existait depuis 1926, et qui concernait au ministère de l’Intérieur jusqu’à 400 personnes », avait explique son avocat. Selon lui, Claude Guéant a détaillé aux enquêteurs comment, lorsque Lionel Jospin avait mis fin à l’utilisation des fonds spéciaux pour les primes de collaborateur de cabinet, le ministère de l’Intérieur « a maintenu l’exception ». « À l’Intérieur, il a fallu trois ans pour mettre les choses à niveau. On ne pouvait pas dire aux gens, du jour au lendemain, que leur traitement était amputé. Les dotations de l’État pour compenser ces pertes de revenus sont passées de 434.000 euros en 2002 à une somme de l’ordre d’1,3 million d’euros en 2005. Entre-temps, le ministère de l’Intérieur, privé de fonds spéciaux, a assuré la transition par ses frais d’enquête et de surveillance (FES) », avait dit son  l’avocat. Claude Guéant recevait tous les mois une enveloppe de l’ordre de 10.000 euros en espèces puisés des FES de la police et versée par Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale. Ce dernier a confirmé le montant lors de sa garde à vue simultanée. Claude Guéant aurait admis avoir conservé pour lui environ 4.000 euros mensuels au titre des compléments de salaires, de 2002 à 2004. Il a également déclaré avoir « redistribué » les 6.000 euros restants entre plusieurs autres membres du cabinet dont le directeur de cabinet adjoint, le délégué police et le chef de cabinet. Interrogés par les enquêteurs préalablement à la garde à vue de Claude Guéant, Daniel Canepa, ancien directeur adjoint, Jacques Lamotte, ancien contrôleur général des services actifs de la police nationale, et Michel Camux, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, auraient bel et bien confirmé avoir reçu des espèces.. Rappelons qu’l y a eu aussi l’affaire sur sa vente suspecte de tableaux, cédés 500.000 euros en 2008 à un avocat de Malaisie, quelques semaines avant l’achat d’un appartement parisien. Selon plusieurs experts, les deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe ont été largement surévalués. « Nous avons remis aux enquêteurs une expertise qui démontre que la vente de ces deux toiles s’est faite à un prix raisonnable », avait réplique l’avocat du ministre. Enfin, autre dossier, celui de l’arbitrage de Bernard Tapie dans le volet Adidas. Notons enfin que Guéant a aussi été entendu et mis en garde à vue dans l’affaire Tapie où il est intervenu.

Immigration-Fillon : ton ferme et mesures molles

Immigration-Fillon : ton ferme et mesures molles

 

 

 

Dans la course à la xénophobie   Fillon a mis la pédale douce. Un ton très ferme pour rassurer son public du troisième âge. Mais des propositions largement partagées par tous les candidats mêmes à gauche Pas sûr que Fillon ait vraiment convaincu le public du troisième âge (au moins)  qui était venir applaudir à Nice sur le thème de l’immigration. Même I’ inénarrable Ciotti ne semblait pas très convaincu par Fillon. Il aurait sans doute voulu quelques « Ciottises » dont il a le gout et le secret. Pourquoi pas un mur en PACA par exemple ? ? Il n’a pas du apprécié l’eau tiède de Fillon. Fillon a en effet promis de réduire l’immigration au minimum, ce qui en fait ne signifie pas grand-chose sans critères économiques, sociaux et sociétaux. Sur ce sujet François Fillon a promis mercredi de reprendre, s’il est élu président de la République, le contrôle de l’immigration pour la réduire « au strict minimum » dans une France qui n’est selon lui ni une « mosaïque » ni un « territoire sans limite ». Le candidat de la droite et du centre pour l’élection de 2017 a par ailleurs déclaré qu’il aurait « besoin » des musulmans de France « pour faire le ménage contre ceux qui instrumentalisent leur foi ». »L’unité nationale commande une autre politique de l’immigration », a déclaré le favori des sondages devant environ 2.000 personnes réunies à l’Acropolis de Nice. Un propos plutôt raisonnable réaliste aussi en tout cas plus réaliste que la fermeture totale des frontières que réclament certains notamment au Front National. « Si, pour assurer cette politique, il faut réviser la Constitution mais aussi faire bouger les lignes de l’interprétation que la Cour européenne des droits de l’Homme donne de la Convention européenne des droits de l’Homme, eh bien je prendrai mes responsabilités », a-t-il dit. Autant dire que cette convention européenne n’est pas prête d’être modifiée et que dans la réalité la politique de François Fillon en matière d’immigration ne sera pas très différente de la politique actuelle. Fillon avait pourtant l’occasion de  droitiser  encore son programme dans une région acquise- pour ceux qui soutiennent la droite et l’extrême droite– par avance aux thèses réactionnaires. Mais  Fillon a évité le piège de l’extrémisme. Sans doute pour  ne pas commettre une nouvelle bévue du type de celle sur la sécurité sociale et le problème central du remboursement des maladies. Sur ce terrain là, il a dû reculer et même retirer complètement ses propositions de son site. Sa radicalité qui lui a valu son élection à la primaire ; une radicalité qui  constitue maintenant son plus lourd handicap pour rassembler au-delà. Fillon a quand même prononcé des phrases douces à entendre mais finalement vides de sens ;  pas étonnant qu’il n’y reçu que applaudissements mesurés.  Le candidat de la droite s’est par ailleurs dit favorable à la suppression de l’aide médicale d’Etat, qu’il veut remplacer par la seule prise en charge des urgences médicales et des maladies infectieuses, et pour une augmentation de la durée de résidence nécessaire pour devenir Français. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a également appelé de ses vœux une refondation du système de l’asile, pour mettre fin à certains « abus », et défendu une forte augmentation de la durée possible de rétention administrative des étrangers en situation illégale, pour la porter de 45 à 180 jours. Il a toutefois rejeté l’idée- et c’est heureux–, défendue par la candidate du Front national Marine Le Pen, de limiter le droit de scolarisation des enfants d’immigrés clandestins. « Je ne crois pas (cette mesure) moralement possible », a-t-il dit. « Les enfants ne sont pas responsables. » Faute de radicalité sur le fond, Fillon a terminé par des propos plus martiaux   « On vous accuse de vouloir redresser la France de façon radicale », a-t-il lancé. « Assumez et ripostez parce que c’est vous qui avez raison, parce que la situation réclame du courage. »

Cahuzac, chantre socialiste de la lutte contre la fraude fiscale : 3 ans de prison ferme

Cahuzac, chantre socialiste de la lutte contre la fraude  fiscale : 3 ans de prison ferme

Réquisitoire et condamnation sans concession du chantre socialiste de la lutte de la fraude fiscale qui a dissimulé ses comptes à l’étranger. Une condamnation à notamment à 3  ans de prison ferme.  L’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné jeudi à une peine de trois ans de prison ferme non aménageable pour son compte caché à l’étranger, scandale le plus retentissant du quinquennat de François Hollande. Le président de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a estimé que seule une peine qui garantisse son incarcération pouvait sanctionner cette « faute pénale d’une exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat. »Cette condamnation est conforme aux réquisitions du Parquet national financier (PNF), qui avait demandé une peine « sévère » envers un homme qui a « flétri l’honneur » de la France. Jérôme Cahuzac a fait preuve d’une « volonté constante, réitérée et renforcée » dans le temps d’assurer la dissimulation de ses avoirs, allant croissant avec l’augmentation de ses responsabilités politiques, a expliqué Peimane Ghaleh-Marzban à l’audience, rappelant la « place stratégique » qu’il occupait dans le gouvernement de François Hollande. Présent lors de la lecture du délibéré, Jérôme Cahuzac, qui a également été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de patrimoine, s’est refusé à tout commentaire en sortant du tribunal. Le tribunal a balayé jeudi l’explication politique de l’origine des fonds, soulignant que cette affirmation n’était étayée par aucune preuve, estimant par ailleurs qu’elle était « indifférente à l’appréciation des faits », puisqu’il « s’est ultérieurement approprié les sommes en les transférant sur un compte ouvert à son nom ». Son ex-femme Patricia, qui a dissimulé une partie de ses revenus sur des comptes en Angleterre, sur l’Ile de Man et en Suisse, et participé, avec son mari, au dépôt de chèques non déclarés sur le compte de sa belle-mère, a été condamnée à deux ans de prison ferme, conformément aux réquisitions du PNF. En 20 ans, le couple a dissimulé un patrimoine supérieur à 3,5 millions d’euros, ce qui constituait le solde, en 2013, de leurs comptes respectifs. Quant à la banque suisse Reyl & Cie, accusée d’avoir « organisé » le transfert vers Singapour du compte suisse de Jérôme Cahuzac, via des sociétés offshore au Panama et aux Seychelles, elle a été condamnée à 1,875 million d’euros d’amende. « Sa volonté de dissimulation était visible, et ne pouvait être analysée que comme telle par Reyl », a estimé le président de la 32e chambre. Son directeur général, François Reyl, qualifié de « metteur en scène » de la dissimulation, dont il avait la « pleine conscience assumée et complaisante », et un ancien avocat ayant participé au montage, ont quant à eux été condamnés à un an de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende.

Banque : après la société générale, le crédit agricole, LCL ferme aussi des agences

Banque : après la société générale, le crédit agricole, LCL ferme aussi des agences

La tendance structurelle à la très nette baisse des effectifs dans les banques se confirme. 600 000 emplois ont déjà été supprimés dans le monde depuis la crise de 2009. Pour l’avenir on prévoit la suppression de 50 % des emplois dans les banques françaises. Cette fois il s’agit de LCL. L’objectif pour LCL est de passer de 1 887 agences actuellement à 1640 en 2020, soit 247 fermetures. En revanche, la banque dément les chiffres sur les éventuels suppressions d’emplois de près de 400 agents avancés par les syndicats. «Il n’y a encore aucune projection précise à ce stade», précise un porte parole de la banque. Quoiqu’il en soit, avec le développement d’internet et les nouvelles habitudes des clients pour aller consulter leurs comptes et effectuer les petites opérations directement avec leur ordinateur ou leur smartphone, la fréquentation des clients s’érode dans les agences. Ce sont donc les agences dites «secondaires», avec deux ou trois salariés, qui seraient dans le viseur. Selon une étude du cabinet Deloitte, 24% des Français ne vont plus rencontrer leur banquier, contre 14% en 2014. Ils seraient d’ailleurs 13% à n’utiliser que les services en ligne pour gérer leurs comptes. Selon une autre étude de Médiamétrie-NetRatings, chaque jour, 5,2 millions de clients se connectent au site Internet de leur banque.
Cependant le groupe qui sera dirigé à partir du 4 avril par Michel Mathieu, l’actuel directeur général adjoint de Crédit Agricole SA, LCL va poursuivre sa politique de recrutement dans d’autres activités. L’objectif est de recruter en moyenne 1 000 CDI par an jusqu’en 2018. En 2015, la banque a recruté 1 500 agents.
Par ailleurs, la banque va lancer une grande opération de lifting dans ses principales agences. Déjà 40 agences ont été rénovées et modernisées sur le modèle de sa nouvelle vitrine située au 19 boulevard des Italiens à Paris et inaugurée au mois de novembre. Les clients peuvent trouver notamment sur place un accès au Wifi et des tablettes informatiques. Près de 1 200 agences principales et 400 agences secondaires devraient bénéficier de ce coup de jeune. LCL va investir au total 600 millions d’euros dans cette opération.
LCL n’est pas la seule à s’adapter à cette nouvelle donne. La Société générale a annoncé un plan de réorganisation de ses plates-formes de traitements des opérations clients en France. L’activité sera progressivement concentrée sur 14 sites d’ici à 2020, au lieu de 20 actuellement. Là aussi cela se traduira par la suppression d’environ 550 postes sur cinq ans mais «sans licenciement économique ni départ contraint», selon la banque.

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

 

Neuf militants CGT hier condamnés à deux ans mois fermes séquestration. Jugement qui risque de faire jurisprudence et de porter un coup d’arrêt aux séquestrations de patrons. Il est clair que la justice a voulu faire un exemple pour permettre de punir  désormais très sévèrement certaines formes d’action syndicale très violente comme à Air France par exemple.   »Le jugement inacceptable condamnant les militants CGT de Goodyear à 9 mois de prison ferme est l’arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et l’ensemble du gouvernement ont décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leur droit et leurs emplois », déclare la CGT. Emmanuel Macron a précisé que deux tiers d’entre eux avaient trouvé des solutions, « plus de 200 ont retrouvé des contrats longs, plus de 250 sont aujourd’hui en formation pour la reconversion, 130 sont partis à la retraite et 80 ont créé leur entreprise ». « Pour le tiers des salariés qui n’ont pas trouvé une solution, un délai de trois mois a été décidé pour prolonger la convention de reclassement », a-t-il ajouté. Le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus entre le 6 et le 7 janvier 2014 dans l’usine de pneumatiques occupée par plusieurs dizaines de salariés. Les prévenus avaient invoqué lors de l’audience « un coup de colère » consécutif à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les employés de l’entreprise de 1.143 salariés, fermée quelques jours après, et réfuté toute préméditation. Ils avaient également mis en avant le fait que les anciens cadres retenus avaient retiré leur plainte.

La ferme des 500, 800 ou 1000 vaches ?

La ferme des 500, 800 ou  1000 vaches ?

 

La ferme usine dans la somme ne devait compter que 500 têtes, en fait elle en compterait déjà 800 , finalement elle se dirige vers les 1000 qu’elle avait prévus ; le problème c’est qu’elle n’a été autorisée que pour 500. Tout est partie des révélations d’un ancien salarié de cette exploitation au magazine Reporterre publié ce lundi indiquant que le seuil autorisé des 500 vaches avait été franchi sans autorisation préalable. «Cela fait longtemps qu’il y en a plus que 500 (…). Des camions amenant de nouvelles vaches arrivent souvent. On m’a dit qu’elles venaient d’un grand élevage du centre de la France, qui a fermé», expliquait cet employé, remercié depuis. Après la publication de ce témoignage accablant et à la demande du ministère de l’Agriculture, la préfète de la Somme, Nicole Klein, a demandé à la DDPP (Direction départementale de protection des populations) de faire «un contrôle d’opportunité dans les meilleurs délais dans la ferme de Drucat». De son côté, l’exploitant minimise ses actes. «Entre le 10 avril et aujourd’hui, le cheptel est effectivement passé de 500 à 794 laitières, mais nous contestons avoir commis une faute administrative, insiste Michel Welter, gérant de la ferme. Nous n’avons pas voulu transgresser quoi que ce soit. L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres.»

Crise FN : « ferme ta gueule espèce de collard « Jean-Marie Le Pen

Crise FN : « ferme ta gueule espèce de collard « Jean-Marie Le Pen

 

Toujours dans la dentelle, Jean Marie Lepen qui répond à Collard, député FN : FN : « ferme ta gueule espèce de Collard La nouvelle provocation de Jean-Marie Le Pen, qui persiste à dire que les chambres à gaz nazies sont un « détail de l’histoire », suscite la colère de sa fille, ouvre une fracture au Front national et menace la candidature du patriarche aux élections régionales de décembre prochain. Des responsables de gauche y ont vu le signe que la dédiabolisation voulue par Marine Le Pen n’était qu’un « vernis », tandis que le parquet de Paris a ouvert une enquête pour contestation de crime contre l’humanité. Marine Le Pen avait marqué dès jeudi son « profond désaccord » avec son père, président d’honneur du FN, lui reprochant d’appliquer une « stratégie avouée » de provocation parce qu’il pense que « la polémique est positive pour le mouvement ». La présidente du FN s’est démarquée du député européen à plusieurs reprises, affirmant en 2011 que les camps nazis étaient « le summum de la barbarie ». En juin dernier, elle avait dénoncé une « faute politique » quand son père avait parlé d’une « fournée » concernant le chanteur Patrick Bruel, qui est juif. Florian Philippot, le vice-président du mouvement qui se dit d’inspiration gaulliste, a déploré vendredi une provocation « parfaitement inutile » et des propos « qui ne sont en aucune manière la ligne du Front national ». « J’avoue ne pas comprendre pourquoi il a besoin de faire de la provocation et de rouvrir des plaies qui sont terribles, qui sont terrifiantes, de l’Histoire », a-t-il dit sur LCI. Avant lui, le député Rassemblement Bleu Marine Gilbert Collard a estimé sur Twitter que cette sortie faisait de Jean-Marie Le Pen un « tract ambulatoire » pour le Premier ministre Manuel Valls, qui se veut en pointe dans le combat anti-FN.  L’intéressé lui a vertement répondu sur le même réseau social : « Ferme donc ta gueule, espèce de collard! ». La nouvelle sortie du président d’honneur du FN pourrait remettre en cause sa candidature autoproclamée comme chef de file pour les prochaines élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), sans attendre la commission d’investiture. Nicolas Bay, le secrétaire général du FN, a estimé sur Europe 1 que les provocations de Jean-Marie Le Pen pouvaient « nuire à une candidature aux régionales », soulignant que d’autres candidats pourraient se déclarer. « Il est certain que ce qui est arrivé là peut handicaper sa candidature dans la région PACA », a renchéri Florian Philippot. « Il peut très bien y avoir d’autres candidatures ». Marine Le Pen a marqué sa préférence pour sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, qui avait exclu jusqu’à présent de se présenter si son grand-père maintenait sa candidature.  Nicolas Bay a semblé écarter une exclusion de Jean-Marie Le Pen du parti. « Il a une situation statutaire, il n’est pas un militant lambda. Jean-Marie Le Pen a été le fondateur du FN, il l’a présidé pendant quarante ans », a-t-il dit.  Le chercheur Joël Gombin, spécialiste de l’extrême droite, juge impossible une exclusion du fondateur du parti pour des raisons humaines et familiales, mais également politiques. « Je ne crois pas que Marine Le Pen puisse trouver dans son bureau politique une majorité pour exclure son père, ni même pour le relever de ses fonctions de président d’honneur », a-t-il dit au Parisien. Jean-Marie Le Pen, qui a mis à plusieurs reprises en doute la stratégie de « dédiabolisation » du FN, avait pour la première fois tenu ses propos sur les chambres à gaz en 1987. Il a été condamné cinq fois, notamment pour contestation de crimes contre l’humanité, dans l’affaire du « détail

 

Fessenheim à l’arrêt… mais pas fermé

Fessenheim à l’arrêt… mais pas fermé

Ce n’est pas le premier incident et sans doute pas le denier. Pour l’instant La production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a totalement cessé depuis samedi soir, un défaut d’étanchéité ayant conduit à l’arrêt de son unité de production n°1 et la n°2 ayant été arrêtée la veille pour maintenance, a annoncé EDF. Un centrale dont la fermeture a été annoncée par Hollande au cours de sa campagne. Depuis, à vrai dire on hésite. Elle devait être fermée en 2016.  Mais  La ministre de l’Ecologie du développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a dit  que la centrale nucléaire de Fessenheim ne fermerait pas « forcément » en 2016. François Hollande avait promis durant sa campagne présidentielle en 2012 que la centrale devait être arrêtée avant la fin de son premier mandat. Rien n’est sûr mais ce nouvel incident risque de mettre le gouvernement dans l’embarras. Samedi à 18H55, l’unité de production n°1 « a été mise à l’arrêt suite à un défaut d’étanchéité constaté sur une tuyauterie située en aval du condenseur, dans la salle des machines (hors zone nucléaire) », a expliqué EDF dans un communiqué. « Les équipes de la centrale réalisent actuellement un diagnostic pour préciser les causes exactes de cet événement », a ajouté EDF, précisant que cet événement n’avait « aucune conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement et la sécurité du personnel ». Depuis la nuit de vendredi à samedi, la seconde unité de production de Fessenheim est aussi arrêtée, pour plusieurs semaines. Mais cet arrêt était programmé pour maintenance et rechargement du combustible. Installée en bordure du Grand Canal d’Alsace et dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, Fessenheim est la plus vieille centrale en activité du parc nucléaire français (depuis 1978).

 

Caterpillar ferme un site dans l’Oise, 244 emplois menacés

Caterpillar ferme un  site dans l’Oise, 244 emplois menacés

Et encore coup dur pour 244 personnes. Le constructeur américain d’engins mécaniques Caterpillar a annoncé, ce vendredi 18 avril, qu’il allait se retirer d’ici août 2015 de son site de Rantigny (Oise). Caterpillar, qui subit des pertes importantes depuis 2008 sur l’activité des engins de construction de route, « n’est plus en mesure d’assurer son activité à Rantigny à des coûts compétitifs », a expliqué un porte-parole du groupe, confirmant une information du Courrier Picard. La direction a informé les salariés jeudi lors du comité d’entreprise du projet de mettre un terme à la production des compacteurs sur le site, et de concentrer la production sur d’autres usines.  Le départ de Caterpillar se ferait en deux étapes à partir de 2015: la fermeture d’une première ligne de production en janvier puis une deuxième en août. Caterpillar, qui souhaite permettre au site de maintenir une activité industrielle et de maintenir des emplois, va chercher un repreneur pour la troisième ligne de production. « Il est envisageable de lui confier en sous-traitance la production des rouleaux compacteurs polyvalents sur la troisième ligne pendant trois ans, afin de lui donner le temps nécessaire pour développer sa propre activité pour des clients tiers », a expliqué le groupe. Les effectifs des trois lignes de production sont répartis de manière quasi égale. Le site possède deux solides atouts selon Caterpillar: un outil industriel de pointe après l’investissement de 13 millions d’euros sur les cinq dernières années, et un effectif très bien formé. L’Américain a prévu de ne procéder à aucun départ contraint en 2014 et de proposer un plan de départs volontaires. Une procédure d’information-consultation doit être ouverte dans une semaine, a précisé le porte-parole. « La direction entend mener ce projet en privilégiant la voie du dialogue avec les représentants du personnel et la négociation avec les organisations syndicales d’un accord sur les mesures sociales d’accompagnement », a précisé Caterpillar.

 

UIMM: l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac condamné à un an ferme pour l’instant !

UIMM: l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac condamné à un an ferme pour l’instant !

 

Pour l’instant la justice a frappé et l’ex patron de l’UIMM écope d’un an de prison ferme ( avec aménagement de peine). Résumons, environ 15 millions ont été retirées des caisses du syndicat patronal «  pour fluidifier les relations sociales », en faiat une utilisation non expliquée, avec sans doute un arrosage de certains syndicats mais aussi des détournements. Comme intéressé a fait appel tout cela pourrait finir en eau de boudin et se terminer peut-être avec seulement du suris. Pour une telle somme, un petit voyou ordinaire aurait certainement pris  10 ans de prison. L’ancien leader patronal, reconnu coupable « d’abus de confiance et de travail dissimulé » a également été condamné à verser une amende de 375.000 euros. La présidente a précisé que M. Gautier-Sauvagnac pourra « bénéficier d’un aménagement de peine ».  Le procureur avait requis une peine de 2 ans de prison avec sursis et 250.000 euros d’amende à son encontre.  Le tribunal a également condamné Dominique de Calan, délégué général de l’UIMM, à 1 an avec sursis et 150.000 euros d’amende, la chef comptable Dominique Renaud à 8 mois avec sursis et l’ex-directeur administratif, Bernard Adam, à 2 mois avec sursis. L’UIMM en tant que personne morale a été condamnée à 150.000 euros d’amende.  Enfin, un ex-cadre, Jacques Gagliardi, qui avait bénéficié de 100.000 F (15.000 euros) par an pendant 10 ans après son départ à la retraite pour « qu’il garde un bon souvenir de la maison », a été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Les quatre derniers prévenus ont été relaxés.  Dans ses réquisitions, la procureur avait réclamé une peine de 8 mois avec sursis contre de Calan et 6 mois à l’encontre de Dominique Renaud et Bernard Adam et 150.000 d’amende pour l’UIMM. La défense avait plaidé la relaxe des dix prévenus.  Dans ses attendus, le tribunal a notamment estimé que M. Gautier-Sauvagnac avait eu « une participation centrale, en connaissance de cause et pendant des années », au « fonctionnement d’un système occulte de distribution d’importants fonds en espèces ».  Pour les juges, ces pratiques, contrairement à ce qu’a soutenu à l’audience M. Gautier-Sauvagnac, « ne concourraient pas à une meilleure régulation de la vie sociale mais concourraient à alimenter des soupçons de financement occulte de partis politiques, d’achats de parlementaires, d’achat de la paix sociale, d’enrichissement personnel, à jeter le discrédit sur tous les décideurs de la vie politique et économique du pays, de telle sorte qu’elles sont extrêmement négatives pour l’intérêt général ».  Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de M. Gautier-Sauvagnac, a dénoncé « une peine démesurée, un jugement d’une sévérité sans pareil » et annoncé son intention de faire appel. L’UIMM a aussi décidé de faire appel de sa condamnation.  La justice reprochait notamment aux prévenus d’avoir détourné ou bénéficié de quelque 16 millions d’euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 des caisses de l’Epim, une structure d’entraide créée en 1972 par l’UIMM pour apporter « un appui moral et matériel » à ses adhérents subissant un conflit du travail.  Si le procès a permis de confirmer qu’une partie des sommes incriminées avait servi à des compléments de salaire, la destination de la plus grosse part, estimée à plus de 15 millions d’euros par le tribunal, n’a jamais été clairement identifiée.  Selon certains témoins, l’argent aurait servi à « fluidifier les relations sociales », pour d’autres, contribué « au rayonnement » de la fédération patronale, en pointe dans les négociations sociales. Les uns ont parlé des syndicats, d’autres ont évoqué des partis politiques, parlementaires, intellectuels ou journalistes…  Après six années de silence, Denis Gautier-Sauvagnac a créé la surprise en désignant à la barre les syndicats comme les vrais bénéficiaires de ces enveloppes.   »Le patronat avait besoin de syndicats solides. Quand on a des grèves avec séquestration, on est bien content d’avoir un syndicat capable de canaliser ces débordements et de favoriser une reprise du travail », avait-il expliqué.  

 

Fessenheim sera fermé

Fessenheim sera fermé

 

Delphine Batho  réagit à des informations publiées par Le Monde selon lesquelles le ministère de l’Écologie a récemment écrit qu’«il n’est pas établi qu’il existerait des risques graves menaçant la sûreté de la centrale de Fessenheim». Le gouvernement a en effet rédigé un mémoire en défense pour la cour administrative d’appel de Nancy, le 5 octobre dernier, dans le cadre d’une procédure judiciaire intentée par un collectif d’associations antinucléaires (l’ATPN, association trinationale de protection nucléaire). L’ATPN réclamait, depuis 2008, la fermeture immédiate de la plus ancienne centrale nucléaire de France. «Il n’y a aucune contradiction entre le fait que le gouvernement souhaite fermer Fessenheim dans le cadre de la transition énergétique et le fait d’objecter à une demande d’une association antinucléaire qui demande la mise à l’arrêt immédiate pour des raisons de sûreté», justifie Delphine Batho. «Si la centrale posait des problèmes de sûreté immédiats, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le juge de paix absolu en la matière, déciderait de la fermer immédiatement», poursuit la ministre chargée de l’Énergie. L’Elysée a pour sa part réaffirmé à l’AFP que la centrale serait fermée «fin 2016, début 2017», rappelant l’engagement n°41 du candidat François Hollande, réaffirmé en septembre lors de la conférence environnementale. Comme l’indique Le Monde, l’argumentation écrite du ministère est une aubaine pour EDF, qui, dans son propre mémoire de défense, adressé le 21 janvier, se plaît à souligner que «le ministre de l’écologie a constaté dans son mémoire que la demande de fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim (…) n’est justifiée par aucun élément de fait ou de droit». EDF se refuse à tout commentaire. C’est aussi en misant sur une faiblesse juridique que la CGT a annoncé jeudi qu’elle allait déposer un recours devant le Conseil d’État contre la nomination d’un délégué interministériel chargé de la fermeture de Fessenheim. Reste que si le gouvernement, se fondant sur les décisions de l’ASN qui a prolongé de dix ans les opérations du réacteur n°1 de Fessenheim moyennant des travaux, estime le réacteur suffisamment sûr pour continuer de produire du courant, la sûreté de la doyenne des centrales, située sur une faille sismique, était bien l’un des arguments avancé par François Hollande durant la campagne électorale pour la fermer la première. S’agissant du cadre juridique, Delphine Batho rappelle au Figaro que la future loi de programmation qui doit être déposée en septembre ou en octobre à l’issue du débat national sur la transition énergétique comportera une disposition sur la fermeture de la centrale alsacienne. Ce qui différenciera la procédure de celle prévue par un décret de 2007, assure la ministre. La mise à l’arrêt définitif de Fessenheim sera néanmoins une procédure longue, avec une enquête publique. Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, évalue le délai à cinq ans. Delphine Batho assure que l’échéance de la fin 2016 fixée par François Hollande, est «tenable». Saisissant l’occasion de ce qui peut apparaître comme un cafouillage, le député écologiste Denis Baupin réclame une nouvelle fois la fermeture «au plus vite» de la centrale en rappelant que l’ASN a exigé des travaux de renforcement de la sûreté d’ici le mois de juin sous peine de l’arrêter.

 

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