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Fed: prudence sur les taux

Fed: prudence sur les taux

 

 

 

Pas sûr que le FED relève rapidement ses taux compte tenu des interrogations sur le dynamisme de la croissance économique. Les interrogations concernent le court terme qui a été affecté récemment par un ralentissement dont on ne sait pas s’il sera temporaire ou pas. En outre d’autres interrogations plus fondamentales celles-là concernent l’évolution de la politique économique du président et même son avenir personnel dans la mesure où pourrait s’engager un processus de destitution pour le cas où il serait confirmé que la campagne électorale présidentielle américaine a été hypothéquée par certains liens avec Poutine. En conséquence les responsables de la Réserve fédérale ont convenu que la banque centrale devait s’abstenir de relever les taux d’intérêt tant qu’il n’aura pas été clair que le ralentissement économique récent n’était que momentané, lit-on dans le compte rendu de la réunion de politique monétaire des 2 et 3 mai. L’opinion sur l’orientation à donner aux taux courts, partagée d’une manière générale par les neuf responsables qui disposent du droit de vote cette année, selon les minutes, soulève quelques doutes sur les anticipations de Wall Street, qui voit une hausse des taux à l’occasion de la réunion des 13 et 14 juin.  Le compte rendu témoigne à son tour d’un regain de prudence de l’institut d’émission pour ce qui est de poursuivre dans l’immédiat un cycle de durcissement monétaire amorcé en décembre 2015. « Les membres (du Fomc) ont globalement jugé qu’il serait prudent L’attendre de nouveaux éléments attestant que le récent ralentissement du rythme de l’activité économique n’était que momentané avant de prendre de nouvelles mesures de dénouement du biais accommodant », lit-on dans le document.  La croissance des Etats-Unis a nettement ralenti au premier trimestre et les 16 membres du Fomc dans leur ensemble ont débattu de long en large des raisons de ce phénomène et se sont demandé pourquoi leur mesure privilégiée de l’inflation donnait un taux qui avait encore rétrogradé par rapport à leur objectif de 2%.

Fed : petit tour de vis attendu

Fed : petit tour de vis attendu

Le relèvement des taux de zéro 25 % décidés par la Fed n’est pas vraiment une surprise mais ce qui est important c’est le processus de redressement qui va s’imposer au plan mondial.  La décision p de la FED concernant la hausse va évidemment peser sur les taux mais le processus de hausse est déjà bien amorcé. La politique monétaire américaine va évidemment peser sur l’augmentation du coût de l’argent mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme les incertitudes de la politique économique du président américain et les incertitudes relatives aux évolutions politiques en Europe notamment en France et en Allemagne. Une hausse des taux en Europe serait particulièrement malvenue compte tenue de la fragilité de la croissance. Le principal taux directeur, le son taux interbancaire au jour le jour sera désormais compris dans la fourchette de 0,75% à 1%. Il s’agit de la deuxième hausse des taux depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis et de la troisième seulement depuis la crise financière de 2008. La Fed a conservé pour cette année et pour 2018 la même trajectoire d’augmentation des taux qu’elle avait prévue en décembre, avant l’investiture du président Donald Trump. Elle avait alors projeté en décembre dernier trois modestes hausses pour cette année afin de faire grimper à 1,4% le coût de l’argent que les banques se prêtent entre elles. Pour 2018, deux autres augmentations sont prévues, pour porter les taux à 2,1%. D’une façon générale on considère au États-Unis que le coût de l’argent est encore peu cher. Pour ce qui concerne l’Europe  Les investisseurs pensent que la Banque centrale européenne (BCE) relèvera ses taux d’intérêt d’ici mars 2018, montrent les données des marchés monétaires, certains n’excluant pas plusieurs tours de vis l’année prochaine dans un contexte d’amélioration de la conjoncture dans la zone euro. Les contrats sur l’Eonia arrivant à échéance au 8 mars 2018, date qui correspond à une future réunion de politique monétaire de la BCE, ressortent à -0,25%, soit 10 points de base au-dessus du taux au jour le jour de -0,35%. Selon les analystes, cet écart signifie que les intervenants de marché inscrivent dans les cours une hausse de 10 points de base du taux des dépôts de la BCE d’ici mars 2018, peu après la fin du programme de rachats d’actifs de l’institut d’émission. A l’issue de réunion de politique monétaire de jeudi, la BCE a laissé son taux de dépôts inchangé à 0,4% tout en confirmant la prolongation de son programme d’achats d’actifs jusqu’à la fin de l’année bien qu’à un rythme ralenti de 60 milliards d’euros par mois à compter d’avril contre 80 milliards actuellement. Si la BCE a laissé sa politique monétaire inchangée, son président Mario Draghi a adopté un ton un peu moins accommodant lors de sa conférence de presse, dopant l’euro et les rendements obligataires. Les taux des marchés monétaires suggèrent qu’il y a environ 80% de chances pour que le taux des dépôts soit relevé de 10 points de base lors de la réunion du 25 janvier 2018, ces chances tombant à 60% pour la réunion de décembre 2017.

 

Hausse de taux en mars (FED)

Hausse de taux en mars (FED)

Il y aura probablement au moins deux hausses de taux d’ici la fin de l’année donc une en mars. La décision de la banque fédérale américaine risque de tirer tous les taux vers le haut.  Pour l’Europe ce n’est pas une bonne nouvelle alors que la croissance est encore chancelante ; s’y ajoutent évidemment les incertitudes économiques et politiques dans l’UE. Il ne s’agit pas vraiment d’une surprise puisque la politique accommodante de la banque fédérale américaine aura duré une dizaine d’années, période pendant laquelle les taux auront été à un niveau quasi nul. Une situation qui risque de favoriser le soutien du dollar au détriment d’autres monnaies notamment de l’euro. La décision qui interviendra en mars a déjà été intégrée par les marchés. Du coup la valeur du dollar pourrait être affectée du fait des prises de bénéfices. Mais à plus long terme la hausse du dollar devrait reprendre. Une hausse qui ne sera pas dommageable à l’économie américaine eu égard aux résultats satisfaisants concernant aussi bien l’emploi que l’inflation. La présidente de la Fed a évoqué à l’appui de son propos un contexte économique en partie libéré des craintes qui ont amené la banque centrale américaine à maintenir le coût du crédit à un niveau quasi-nul pendant une décennie. « Lors de notre réunion ce mois-ci, le comité examinera si l’emploi et l’inflation continuent d’évoluer conformément à nos anticipations, auquel cas un nouvel ajustement du taux des fonds fédéraux serait probablement approprié », a dit Janet Yellen devant l’Executives Club de Chicago. Ces propos vont dans le sens de ceux tenus en milieu de semaine par plusieurs autres responsables de la Fed, qui ont déjà évoqué une possible hausse de taux lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire les 14 et 15 mars prochains. Pour les observateurs, le doute n’est plus permis et, sur le marché des contrats à terme, les traders estiment désormais à 86% la probabilité d’un resserrement monétaire en mars contre 35% mardi, selon le baromètre FedWatch de CME Group. « Je pense qu’une hausse de taux fait bien plus que figurer sur la table. Je pense que c’est une affaire entendue », dit Chuck Carlson, directeur général d’Horizon Investment Services. Janet Yellen a aussi déclaré que le rythme du resserrement monétaire aux Etats-Unis devrait être plus rapide cette année qu’en 2015 et 2016, deux années au cours desquelles la Fed n’a à chaque fois relevé ses taux qu’à une seule reprise. Les déclarations de Janet Yellen ont à peine fait réagir les marchés actions mais, comme elles ne font que confirmer le scénario déjà prévu, elle ont en revanche affaibli le dollar, victime de prises de bénéfices. Le billet vert a cédé environ 0,7% face à un panier de devises de référence .DXY et il est remonté à 1,06 dollar pour un euro. Toutefois Janet Yellen a déclaré vendredi que la Fed se déterminait pour l’instant en fonction de l’état de santé de l’économie américaine et non pas des éventuelles mesures que prendra le nouveau président américain, qui a promis baisses d’impôts, dérégulation et relance budgétaire.

La Fed : hausse de taux avant l’été ?

La Fed : hausse de taux avant l’été ?

 

La FED  s’interroge encore sur le calendrier des nouvelles hausses de taux. Des hausses qui interviendront sans doute avant l’été et qui pèsent évidemment sur le taux le coût de l’argent aux États-Unis mais aussi et peut-être surtout ailleurs notamment en Europe. L’Europe où la tendance haussière est déjà engagée depuis plusieurs mois malgré la politique très accommodante de la banque centrale européenne. En cause, une croissance manquant encore de dynamisme, par ailleurs très contrastée selon les pays. Aussi de nombreuses incertitudes politiques en France, en Allemagne et en Italie. Outre-Atlantique, on attendra d’y voir plus clair sur les orientations d’un président assez imprévisible. Mais la décision finale tiendra surtout compte des prochaines statistiques relatives à l’inflation et à l’emploi. De nombreux responsables de la Réserve fédérale américaine jugent qu’il pourrait être approprié de relever les taux d’intérêt « assez vite » si l’emploi et l’inflation aux Etats-Unis évoluent conformément aux attentes, montre le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed publié mercredi. Ces « minutes » du Federal Open Market Committee (FOMC) des 31 janvier et 1er février, à l’issue duquel la Fed a maintenu ses taux inchangés après les avoir relevés en décembre, montrent aussi le degré d’incertitude régnant au sein de l’institut d’émission face au manque de visibilité sur le programme économique du nouveau président américain Donald Trump. « De nombreux participants ont exprimé l’opinion qu’il pourrait être approprié de relever à nouveau le taux des fonds fédéraux assez vite si les informations à venir au sujet du marché du travail et de l’inflation sont conformes ou supérieures aux anticipations actuelles », écrit la Fed dans ces minutes. Janet Yellen, la présidente de la Fed, a déclaré la semaine dernière qu’il ne serait pas « judicieux » d’attendre trop longtemps avant de procéder à un nouveau tour de vis monétaire, laissant fortement entendre qu’une nouvelle hausse de taux pourrait intervenir avant l’été. Le gouverneur de la Fed, Jerome Powell, a déclaré de son côté mercredi qu’une hausse des taux serait envisagée lors de la prochaine réunion du FOMC en mars. La publication de ces minutes a à peine fait réagir Wall Street tandis que le dollar et les rendements des emprunts du Trésor américain ont légèrement fléchi. Les anticipations de hausse de taux n’ont guère bougé, les investisseurs prédisant une initiative de la Fed en mai au plus tôt, montrent les données sur les contrats à terme sur les taux d’intérêt américains rassemblées par CME Group. A chaque réunion du FOMC, 17 participants échangent sur la politique monétaire de la Fed mais seuls 10 d’entre eux votent. Parmi ces derniers, le sentiment d’urgence sur l’opportunité de resserrer la politique monétaire semble nettement moins vif. Nombre d’entre eux voient seulement un « risque modeste » de hausse significative de l’inflation et jugent que la Fed aurait « probablement largement le temps » de réagir en cas de pressions sur les prix. La Fed a anticipé en décembre trois hausses de taux en 2017 et les récents indicateurs témoignant de la robustesse de l’économie américaine ont renforcé les convictions de nombreux membres du FOMC. Ces derniers attendent néanmoins des précisions sur les projets économiques de Donald Trump pour évaluer l’impact de ses mesures de relance budgétaire sur leurs anticipations. « Ils ne voient pas d’élément flagrant les incitant à accélérer » le relèvement des taux, a commenté Robert Tipp, responsable de la stratégie d’investissement chez PGIM Fixed Income. « Il y a bien trop d’incertitudes sur le contenu et le calendrier de la relance budgétaire. » D’après les minutes de la Fed, « les participants ont une nouvelle fois souligné leur incertitude considérable quant aux perspectives d’évolution des politiques gouvernementales, dont budgétaire, et au calendrier et à l’ampleur des effets nets de telles évolutions ».

Etats-Unis : trop de flou budgétaire. (FED)

Etats Unis : trop de flou budgétaire. (FED)  

La Banque centrale américaine considère qu’il y a actuellement trop de flou budgétaire à travers les propositions du nouveau président pour modifier de façon significative sa politique monétaire. La FED  n’écarte toujours pas l’hypothèse d’un relèvement des taux en raison de la bonne tenue de l’activité mais demeure cependant prudente notamment en raison de la dérive budgétaire possible et de l’accroissement de l’endettement. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a créé une incertitude « considérable » sur les politiques qu’il est susceptible de mener et il est trop tôt pour que la Réserve fédérale décide d’ajuster son plan de relèvement graduel des taux d’intérêt, a dit lundi le président de l’antenne de New York de la banque centrale américaine. William Dudley, l’un des membres influents et décisionnaires du comité de politique monétaire de la Fed, a dressé un panorama confiant de la situation de l’économie américaine tout en abordant les questions de politique budgétaire et en pointant l’augmentation de l’endettement public. Il a souligné l’accélération de la hausse des salaires et a dit s’attendre à de nouvelles améliorations de la situation du marché du travail et sur le front de la convergence de l’inflation vers l’objectif de la Fed de 2% l’an à moyen terme. « En supposant que l’économie demeure sur cette trajectoire, je serais favorable à ce que la politique monétaire devienne légèrement moins accommodante sur la durée en relevant graduellement le niveau des taux d’intérêt à court terme », a dit ce proche de la présidente de la Fed Janet Yellen. « Il y a encore une incertitude considérable sur la manière dont la politique budgétaire va évoluer au cours des prochaines années. A l’heure actuelle, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives », a-t-il lors d’une intervention publique au cours de laquelle il n’a pas explicitement fait référence au président-élu. Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison blanche, Wall Street, le marché obligataire et le dollar sont orientés à la hausse. Dudley a dit que cette réaction des marchés représentait un « durcissement » des conditions de marché tout en ajoutant que cela ne l’inquiétait pas car elle semble motivée par des anticipations d’une hausse des dépenses publiques qui devrait soutenir l’économie. L’élection de Donald Trump, qui s’est notamment engagé à mettre en oeuvre une politique de relance budgétaire massive, a fortement renforcé la perspective d’une hausse de taux par la Réserve

Fed -hausse des taux : peut-être !

Fed -hausse des taux :  peut-être !

En dépit des attaques virulentes de Trump  contre la banque centrale américaine Janet Yellen a décidé de maintenir les taux actuels. Et comme d’habitude elle a laissé entendre qu’une hausse était envisageable pour le mois prochain. Sans doute moins pour satisfaire le nouveau président des Etats-Unis que pour tenir compte de l’évolution de l’économie mondiale. Une économie mondiale qui pourrait bien être affectée par le protectionnisme affiché par Trump. Elle a  répété jeudi qu’une hausse des taux était pour bientôt bien que l’économie américaine ait encore « une marge d’amélioration », lors d’une première intervention depuis l’élection de Donald Trump qui l’avait vivement critiquée. Dans un discours qu’elle devait prononcer devant une commission du Congrès, Mme Yellen a répété qu’un resserrement du crédit « pourrait bien être approprié relativement rapidement si les données économiques continuent de montrer des progrès ». Mais elle s’est montrée prudente, insistant plusieurs fois sur le fait que l’économie américaine a encore une marge d’appréciation. Mme Yellen, démocrate, s’exprimait pour la première fois depuis l’élection du candidat populiste à la Maison Blanche alors que la Fed tiendra une réunion monétaire les 13 et 14 décembre. Au cours de sa campagne électorale, Donald Trump avait accusé la banque centrale de faire le jeu des démocrates en conservant des taux bas – synonymes de soutien à l’économie – et en créant « une horrible bulle » financière. M. Trump avait estimé que la Fed gardait ses taux directeurs « artificiellement bas » afin de permettre au président Barack Obama de quitter le pouvoir sans avoir à faire face aux conséquences d’une hausse des taux. Mme Yellen devrait « avoir honte d’elle-même », avait clamé M. Trump.

La Fed : hausse ou pas hausse des taux ?

La Fed : hausse ou pas hausse des taux ?

 

 

C’est la question rituelle lors de chaque réunion de la Banque centrale américaine qui régulièrement choisit le statu quo en indiquant toutefois qu’une hausse des taux est  probable dans les mois à venir. La preuve en tout cas que la Fed n’est pas rassurée d’abord par un environnement politique assez délétère de la campagne électorale américaine en particulier depuis la remontée de Trump dans les sondages. La seconde inquiétude provient du tassement prévisible de la croissance internationale en 2017. Enfin si la croissance américaine enregistrée au troisième trimestre s’inscrit en rythme annuel dans une progression de 2,9 %, elle pourrait bien être affectée par la chute brutale des immatriculations automobiles en octobre (-6 %).  La Réserve fédérale américaine a laissé sa politique monétaire inchangée mercredi, à six jours de l’élection présidentielle, mais elle a laissé entendre qu’une hausse de taux était probable le mois prochain face aux signes d’amélioration de la conjoncture et de remontée de l’inflation. Dans son communiqué, le comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale estime que l’économie s’est renforcée et que le marché du travail reste solide, et il exprime un optimisme accru sur la capacité de l’inflation à atteindre son objectif de 2%. « Le comité juge que les arguments en faveur d’un relèvement du taux des fonds fédéraux ont continué de se renforcer mais il a décidé, pour l’instant, d’attendre de nouvelles preuves des progrès continus vers ses objectifs », dit le texte publié à l’issue de deux jours de débats. « (La Fed) va toujours dans le sens d’une hausse en décembre, sauf qu’elle ne s’engage pas à l’avance », a commenté John Canally, économiste de LPL Financial, notant que la possibilité d’une hausse de taux « lors de la prochaine réunion » n’est pas spécifiquement mentionnée dans le communiqué alors que c’était le cas à la même époque l’an dernier. « Il y a l’incertitude électorale en plus de l’incertitude sur la Fed », a-t-il ajouté. La confiance accrue de la banque centrale dans la remontée de l’inflation est perceptible dans le passage du communiqué qui note que « l’inflation a augmenté quelque peu par rapport au début de l’année » et dans la disparition du texte de la référence au fait que la hausse des prix devrait rester faible à court terme. L’objectif de taux des fonds fédéraux (« fed funds ») reste donc fixé dans une fourchette de 0,25% à 0,50%, un niveau qui n’a pas été modifié depuis que la Fed l’a relevé d’un quart de point en décembre dernier, le premier resserrement de sa politique depuis près de dix ans.

(Avec Reuters)

Croissance : la Fed pourrait agir…… un jour…..

Croissance : la Fed pourrait agir…… un jour…..

Preuve de l’impuissance dans laquelle se trouve les banques centrales cette déclaration de la présidente de la FED qui acte la baisse de croissance tant au plan international qu’au États-Unis et qui déclare : » qu’il pourrait être utile d’agir ». Quand ? comment ? on ne sait pas.  La Réserve fédérale pourrait soutenir la croissance en cas de récession future si elle pouvait acheter des actions et des obligations d’entreprises, a déclaré jeudi sa présidente Janet Yellen. S’exprimant par vidéo lors d’une conférence bancaire à Kansas City, elle a souligné que la question n’était pas urgente. Les programmes d’assouplissement quantitatif de la Fed ne permettent actuellement que l’achat d’actifs sûrs, notamment des obligations souveraines de long terme, ce qui pourrait s’avérer insuffisant en cas de récession dure, a dit Janet Yellen. « Il pourrait être utile de pouvoir intervenir directement sur des actifs où les cours ont un lien plus étroit avec les décisions d’investissement », a-t-elle dit, évoquant également la possibilité d’un relèvement de l’objectif d’inflation qui est actuellement de 2%. Elle n’a rien dit en revanche de la possibilité d’une nouvelle hausse de taux avant la fin de l’année et ne s’est pas non plus exprimée sur les perspectives économiques aux Etats-Unis.

(Avec Reuters)

Augmentation des taux : un jour peut-être ! (Fed) !

Augmentation des taux : un jour peut-être !  (Fed) !

Une nouvelle fois le comité monétaire de la Fed à décidé de ne rien décider en matière de taux. Tout en menaçant de les relever un jour…. peut-être. La vérité c’est que les États-Unis commencent à s’inquiéter sérieusement du tassement économique, il pourrait perdre un point de croissance dés 2017  et finalement tomer eux aussi dans une situation de croissance molle comme en Europe.  La banque centrale américaine a d’ailleurs de nouveau abaissé sa prévision de croissance économique cette année aux Etats-Unis et s’est montrée également légèrement plus pessimiste sur le front de l’emploi. Le produit intérieur brut (PIB) américain devrait progresser de 1,8% sur un an au dernier trimestre 2016, soit 0,2 point de moins que ce qui était prévu il y a trois mois, selon les nouvelles projections du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed publiées mercredi. Au deuxième trimestre, l’économie américaine a crû de seulement 1,1% en rythme annualisé. Pour l’année prochaine, la banque centrale américaine maintient en revanche inchangées ses prévisions et continue de tabler sur une accélération des prix.  

FED : relèvement des taux……. Un jour !

FED : relèvement des taux……. Un jour !

La Fed comme la banque centrale européenne semble patauger quant à l’évolution de sa politique monétaire. Depuis le relèvement des taux en décembre 2015, chaque mois ou presque la banque centrale américaine évoque l’éventualité d’une hausse. Pourtant elle parait paraît de moins en moins certaine pour l’année en cours. En fait si l’économie américaine après un certain tassement retrouve des couleurs et si l’emploi se montre toujours aussi dynamique la Fed hésite à monter les taux en raison des incertitudes concernant la situation internationale. Comme la banque centrale européenne la Fed décide qu’il est urgent d’attendre. « Le comité a besoin de plus d’indicateurs pour décider d’un nouveau relèvement de ses taux ». La Fed, par cette phrase du communiqué, se donne encore quelques semaines et sans doute quelques mois d’attente pour statuer. La prudence est donc encore de mise.  Et pourtant, le paysage est en train de se dégager. Le marché de l’emploi américain devient même tendu, avec de l’inflation salariale.  Le vrai sujet de préoccupation concerne les « menaces externes », c’est-à-dire les risques internationaux sur l’économie américaine, semblent largement contenus. Chine, pays émergents… même le Brexit n’a pas d’impact notable marqué en ce moment, et le comité de politique monétaire de la Fed en convient. Alors pourquoi attendre encore ? D’autant que le ton se durcit très nettement dans les débats internes. Plusieurs gouverneurs ont ouvertement exprimé leur inquiétude concernant le niveau jugé trop bas des taux américains. Ils sont de nature à alimenter justement des sources d’instabilité mondiale.

(Avec BFM)

FED : pour le statu quo sur les taux

FED : pour le statu quo sur les taux

La menace récurrente de la FED de remonter les taux devient de plus en plus virtuelle. Une nouvelle fois la banque centrale américaine a décidé de  maintenir à 0,25 % son principal taux directeur. Certes la situation de l’emploi s’est nettement améliorée ces derniers temps mais des incertitudes planent sur l’évolution de la croissance mondiale. . . Globalement l’économie mondiale s’inscrit à peine dans ses tendances de long terme et les États-Unis se situent par exemple en dessous. Pour parler clair la plupart des pays développés enregistreront une croissance située entre 1,5 et à peine 2 %. La croissance mondiale elle ne dépassera pas 3 %. La dynamique de croissance reste globalement stable dans la zone OCDE avec l’apparition de signes de stabilisation de la croissance aux Etats-Unis, selon les données publiées mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les indicateurs composites avancés de l’OCDE, conçus pour anticiper les points de retournement de l’activité, suggèrent également des perspectives plutôt positives pour les principales économies émergentes, comme dans la publication du mois de mai. L’indicateur pour la zone OCDE dans son ensemble s’est établi à 99,6 en avril, comme en mars, proche du seuil de 100 reflétant la tendance à long terme de l’activité économique. Les indicateurs des seuls pays du G7 et de la zone euro, stables par rapport au mois précédent à 99,4 et 100,4 respectivement, signalent aussi une dynamique de croissance stable. Avec un indice à 98,8 pour le troisième mois consécutif, les Etats-Unis voient apparaître des signes de stabilisation de la croissance, alors que les indicateurs publiés le mois dernier dénotaient encore un infléchissement de la croissance.

Brexit : la Fed dans le brouillard

Brexit : la Fed dans le brouillard

 

Comme de nombreuses institutions économiques et financières la Fed attend que l’horizon s’éclaircisse après le brexit. Du coup il est probable que les taux risquent d’être figés pour une longue période notamment jusqu’à la fin de l’année. Avant le brexit on  s’interrogeait déjà sur l’opportunité de modifier la politique monétaire compte tenu du tassement économique observé et caractérisé par un affaiblissement des créations d’emplois et des investissements. Depuis le brexit,  les interrogations sont encore plus fortes notamment concernant les perturbations qui pourraient intervenir sur le marché des changes. Malheureusement les incertitudes concernant le repositionnement de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’union économique ne sont pas prêtes de disparaître ; il faudra en effet des mois et même peut-être de des années pour redéfinir le statut juridique des échanges entre le Royaume-Uni et l’union économique. Conséquence directe de cette période incertitude ; d’après le FMI, la Grande-Bretagne pourrait frôler la récession mais l’union européenne elle-même pourrait perdre autour de 0,25 % de croissance du PIB. La Fed craint donc un phénomène de contagion de ce pansement économique déjà entamé depuis le second trimestre au plan mondial. Les responsables de la Réserve fédérale américaine ont décidé en juin de ne pas relever les taux tant qu’ils n’auraient pas une vision plus claire des conséquences du référendum britannique sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (UE), montre le compte-rendu de sa dernière réunion publié mercredi. Cette opinion, exprimée lors de la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC) les 14 et 15 juin, avant le résultat du vote britannique en faveur d’une sortie de l’UE, reflète le malaise généralisé des responsables monétaires face au Brexit. « Les membres ont généralement convenu qu’avant de faire un nouveau pas vers une normalisation monétaire, il était prudent d’attendre de nouvelles données sur les conséquences du vote britannique », apprend-on dans les « minutes » de la réunion. Les responsables de la Fed ont également évoqué le sérieux ralentissement des embauches par les entreprises américaines pour justifier de ne pas toucher aux taux le mois dernier.

(Avec Reuters)

Les taux resteront bas (Fed)

Les taux resteront bas (Fed)

Comme le fût du canon, les taux resteront bas pendant un certain temps à indiqué  la présidente de la Banque centrale américaine (Fed). Le maintien de taux bas  est justifié par les incertitudes de la Banque centrale concernant d’une part le tassement de la croissance et des résultats de l’emploi très décevants. S’y ajoute un environnement international peu dynamique. Enfin la Fed attend pour prendre en compte les conséquences d’un éventuel Brexit. À noter aussi la mise en garde de la présidente de la banque centrale par rapport aux niveaux élevés des actions en décalage avec les résultats économiques. Les conséquences d. La Bourse de New York a clôturé en petite hausse mardi après les déclarations au Sénat de Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, dont les investisseurs ont retenu le ton relativement optimiste sur l’économie, reléguant au second plan les interrogations suscitées par le référendum britannique de jeudi sur l’Union européenne. L’indice Dow Jones a gagné 24,86 points, soit 0,14%, à 17.829,73. Le Standard & Poor’s-500 a progressé de 5,65 points (+0,27%) à 2.088,90 et le Nasdaq Composite a pris 6,55 points (+0,14%) à 4.843,76. Lors de son audition semestrielle par la commission bancaire du Sénat, Janet Yellen a estimé que le scénario d’une récession aux Etats-Unis n’était pas le plus probable et elle a confirmé que les taux d’intérêt devraient rester bas « pendant un certain temps ». Elle a toutefois évoqué les risques de turbulences financières en cas de victoire du camp du « Leave » au référendum britannique de jeudi. « Le problème numéro un du marché est clairement le résultat du vote à venir au Royaume-Uni. Le sentiment général s’oriente dans le sens du ‘Remain’ et cela sert de soutien », a commenté Rick Meckler, président de LibertyView Capital Management. Plusieurs sondages publiés ces derniers jours ont en effet montré une remontée des intentions de vote en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE mais d’autres donnent toujours le Brexit gagnant jeudi. Le rapport remis par la Fed au Congrès mardi note par ailleurs que les ratios cours/bénéfices des actions ont atteint un niveau « bien supérieur » à leur médiane des 30 dernières années, adoptant sur ce sujet un ton inhabituellement ferme.

(Avec Reuters)

Fed : une hausse des taux mais on ne sait plus quand !

Fed : une hausse des taux mais on ne sait plus quand !

À défaut de bons résultats concernant l’emploi et l’inflation, la Fed a choisi de pratiquer l’incantation en espérant qu’une amélioration de la situation justifiera le moment venu un relèvement des taux. Mais un relèvement des taux dont la date paraît de plus en plus floue. Pas étonnant avec les chiffres très décevants concernant l’emploi de mai le tassement de la croissance aux États-Unis devrait ce confirmer « Je perçois de bonnes raisons de penser que les forces positives portant la croissance de l’emploi et une inflation plus élevée continueront de supplanter celles qui sont négatives. En conséquence, je pense que l’expansion de l’économie se poursuivra, que le marché de l’emploi s’améliorera encore et que le PIB croîtra avec modération », a-t-elle dit. Contrairement à ce qui était encore prévu par la banque fédérale américaine (Fed) et nombre d’experts il est vraisemblable qu’on n’assistera pas un relèvement des taux ni en juin ni en juillet et peut être pas du tout en 2016. En cause le tassement économique mondial qui désormais pèse aussi sur les États-Unis et se traduit notamment par des chiffres très médiocres concernant la création d’emplois. En effet on attendait de l’ordre de 160 000 emplois en plus en mai à leur qu’il semble que seulement 38 000 emplois ont été créés,  chiffres qui pourraient être encore révisés à l baisse.  L’économie américaine a créé au mois de mai le plus faible nombre d’emplois depuis plus de cinq ans, un chiffre qui souligne certaines faiblesses du marché du travail et pourrait dissuader la Réserve fédérale de relever ses taux d’intérêt dans un avenir proche. Le département du Travail n’a recensé que 38.000 créations de postes le mois dernier après 123.000 (révisé) en avril. Le chiffre de mai est le plus faible depuis septembre 2010.Les chiffres des deux mois précédents ont été revus à la baisse de 59.000 au total. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 164.000 créations de postes pour le mois dernier après les 160.000 annoncées initialement pour avril. En baisse comme l’ont été ceux des deux mois précédents. Rageants, la Fed avait adressé ces dernières semaines des signaux donnant au marché le sentiment qu’elle allait resserrer sa politique ce mois-ci ou le suivant. La statistique de vendredi est l’un des derniers indicateurs majeurs publiés avant la prochaine réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine, qui se tiendra les 14 et 15 juin. « Ces chiffres de l’emploi sont assez désastreux », a commenté Gennadiy Goldberg, responsable de la stratégie de taux chez TD Securities. « Pour juin, c’est mort. L’hypothèse n’est plus sur la table. La Fed voudra des chiffres plus propres avant de relever ses taux. » La présidente de la Fed, Janet Yellen, a déclaré la semaine dernière que l’institution devrait relever ses taux « dans les mois à venir » si la croissance économique accélérait comme prévu et que des emplois continuaient d’être créés. La statistique a été pénalisée par le secteur de la production des biens, qui inclut les mines, l’activité manufacturière et la construction. Quelque 36.000 emplois y ont été supprimés, le chiffre le plus élevé depuis février 2010. Le salaire horaire moyen, indicateur surveillé de près par la Fed, a augmenté de seulement cinq cents, soit 0,2%. Il affiche sur un an une hausse de 2,5%, comme le mois dernier, alors que les économistes estiment qu’une hausse de 3% à 3,5% du salaire moyen est nécessaire pour porter l’inflation vers l’objectif de 2% visé par la Fed.

(Avec Reuters)

Relèvement des taux en septembre ? (FED)

Relèvement des taux en septembre ? (FED)

Conséquence de la nette révision à la hausse de la croissance aux Etats –Unis, la FED menace à nouveau de relever ses taux dans les prochains mois. pas forcément uen bonne nouvelle en particulier pour l’Europe qui sera aussi contrainte de suivre alors que la reprise est encore très fragile.  La Réserve fédérale américaine devrait relever ses taux d’intérêt « dans les mois à venir » si la croissance économique accélère comme prévu et que des emplois continuent d’être créés aux Etats-Unis, a déclaré vendredi Janet Yellen. La présidente de la Fed renforce ainsi l’hypothèse d’un nouveau tour de vis monétaire en juin ou en juillet, qui a ressurgi la semaine dernière après la publication du compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC). « Il est approprié (…) pour la Fed de relever progressivement et prudemment dans le temps notre taux d’intérêt au jour le jour, et probablement dans les mois à venir une telle initiative serait opportune », a dit Janet Yellen. Tout en mettant en garde contre un relèvement trop brutal des taux, elle a paru plus confiante que par le passé dans la vigueur de l’économie américaine et dans le redressement de l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed. « L’économie continue de s’améliorer (…) la croissance semble accélérer », a dit la présidente de la Fed lors d’une intervention au groupe universitaire Ivy League dans le Massachusetts. Elle a aussi dit s’attendre à ce que le marché du travail continue de s’améliorer. Les prix des obligations du Trésor ont baissé et le dollar s’est apprécié après ces déclarations, tandis que Wall Street a légèrement réduit ses gains. La probabilité d’une hausse de taux lors de la prochaine réunion du FOMC les 14 et 15 juin est désormais estimée à 34% contre 30% avant le discours de Janet Yellen, d’après CME Group.La probabilité d’un tour de vis monétaire à la réunion suivante, les 26 et 27 juillet, a atteint 60% et a plus que doublé en un mois. La Fed a relevé ses taux en décembre pour la première fois en près de 10 ans mais elle s’est abstenue depuis de les relever à nouveau en raison du ralentissement de l’économie mondiale et des turbulences sur les marchés financiers en début d’année. Lors de sa réunion de mars, elle a évoqué deux hausses de taux cette année. Les responsables de la Fed ont multiplié ces dernières semaines les déclarations pour rappeler aux investisseurs, qui n’y croyaient plus guère, qu’une hausse des taux était possible en juin ou en juillet, ce qu’a confirmé la teneur de leurs débats, publiés le 18 mai, lors de leur réunion en avril. La faiblesse des cours du pétrole et la vigueur du dollar sont deux facteurs qui ont été régulièrement mis en avant pour expliquer que l’inflation aux Etats-Unis ne parvienne pas à atteindre l’objectif de la Fed. Janet Yellen a déclaré vendredi que ces facteurs « semblent à peu près se stabiliser ». « Ma propre prévision est que (…) l’inflation remontera au cours des deux prochaines années vers notre objectif de 2% », a-t-elle dit.

(Avec Reuters)

Relèvement des taux peu probable par la Fed en 2016

Relèvement des taux peu probable par la Fed en 2016

 

Constatant la dégradation de la croissance de l’économie internationale la Fed laisse planer des doutes sur relèvement des taux en 2016 A l’issue de deux jours de débat, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a maintenu l’objectif du taux des fonds fédéraux dans une fourchette de 0,25% à 0,50%, niveau auquel il se trouve depuis décembre dernier après son premier relèvement depuis près de dix ans. Le FOMC explique dans son communiqué que l’amélioration du marché du travail se poursuit en dépit du récent ralentissement de la croissance et ajoute qu’il continue de surveiller l’évolution des prix. Il précise que les facteurs défavorables liés à la situation économique et financière internationale restent à surveiller mais l’évocation des risques liés à ces facteurs ne figure plus dans son communiqué. « Le comité continue de surveiller étroitement les indicateurs d’inflation et l’évolution de la situation économique et financière mondiale », dit le texte. A Wall Street, la tendance s’est orientée à la hausse après ces déclarations et le dollar a peu réagi tandis que les rendements obligataires refluaient. Les marchés à terme suggèrent que l’hypothèse d’une hausse de taux en septembre – et pas avant – est la plus probable et ils montrent que la probabilité d’une deuxième hausse d’ici la fin de l’année est jugée inférieure à 50%. Selon le baromètre FedWatch de CME Group, les investisseurs estiment à 23% la probabilité d’un relèvement du taux des « fed funds » en juin, contre 21% avant mercredi. « Ce dernier communiqué ne plaide pas fortement en faveur d’une hausse de taux en juin », estime Bill Irving, gérant de Fidelity Investments. La Fed, qui a veillé ces derniers mois à ne pas donner trop d’indications sur l’évolution possible de sa politique, ne fait pas mention dans son communiqué de son évaluation globale de l’équilibre des risques pesant sur l’économie. La banque centrale note toutefois si les dépenses des ménages ont ralenti, leurs revenus réels ont augmenté à « un rythme solide » et que la confiance du consommateur demeure élevée Si l’inflation s’est récemment accélérée, la Fed dit s’attendre à ce qu’elle demeure faible à court terme, en partie à cause de l’impact prolongé de la baisse des prix de l’énergie. Elle ajoute néanmoins rester confiante dans la remontée du taux d’inflation vers son objectif de 2% sur le moyen terme « Je pense qu’ils sont en mode attentiste. Relever les taux en juin pourrait être trop rapide, à moins que l’on observe une remontée de l’inflation. Pour moi, cela semble très improbable », a commenté Brian Jacobsen, responsable de la stratégie d’investissement de Wells Fargo Asset Management. La première estimation de la croissance du premier trimestre aux Etats-Unis doit être publiée jeudi et les économistes interrogés par Reuters s’attendent à ce qu’elle montre un net ralentissement, à 0,7% en rythme annualisé contre 1,4% sur les trois derniers mois de 2015.

(Reuters)

Taux : La Fed dans le potage

Taux : La Fed dans le potage

 

La dernière déclaration de la présidente de la Fed n’est guère éclairante sur l’évolution des taux américains. « Etant donné les risques pesant sur les perspectives, je considère qu’il est approprié pour le Comité (de politique monétaire de la Fed) d’agir prudemment dans l’ajustement de sa politique », a-t-elle ajouté. « L’impact général pour l’économie américaine des développements sur les marchés mondiaux depuis le début de l’année sera très vraisemblablement limité », a encore dit Janet Yellen. Traduction le tassement économique mondial aura sans doute des conséquences aussi sur les États-Unis mais il convient de les minimiser. La politique de relèvement des taux n’est pas remise en cause mais dans le contexte elle n’est plus vraiment d’actualité. Une déclaration qui dit tout et son contraire. Les risques pesant sur l’économie mondiale ne devraient pas avoir d’impact profond sur l’économie des Etats-Unis mais il demeure approprié pour la Réserve fédérale de procéder « prudemment » dans le resserrement de sa politique monétaire, a donc déclaré mardi la présidente de la banque centrale américaine. « Les développements à l’étranger signifient qu’il nous faudra certainement, pour atteindre nos objectifs en matière d’emploi et d’inflation, suivre une trajectoire un peu plus basse pour le taux des fonds fédéraux que ce que nous avions anticipé en décembre », a dit Janet Yellen devant l’Economic Club de New York. La Fed a relevé ses taux en décembre dernier, pour la première fois depuis près de 10 ans, et les marchés s’interrogent depuis sur le nombre de hausses à venir cette année et sur le calendrier qu’adoptera la Réserve fédérale. Omer Esiner, analyste de marchés chez Commonwealth Foreign Exchange, note que le ton prudent de Yellen « n’est pas une surprise en lui-même mais est un peu surprenant par rapport au choeur des orateurs de la Fed la semaine dernière. »

Fed : maintien des taux

Fed : maintien des  taux

Pas de relèvement des taux pour la FED qui note que l’économie et les marchés restaient exposés à des risques liés aux incertitudes mondiales, même si les nouvelles projections économiques de ses responsables montrent qu’ils anticipent deux relèvements de taux d’ici la fin décembre. « Une série d’indicateurs récents, parmi lesquels une forte croissance de l’emploi, suggèrent une amélioration continue du marché du travail. L’inflation a remonté ces derniers mois », explique la Fed dans un communiqué, précisant maintenir l’objectif du taux des « fed funds » à 0,25%-0,50%. « Toutefois, l’évolution de la situation économique et financière mondiale continue de comporter des risques » et devrait maintenir l’inflation à un niveau bas cette année, ajoute-t-elle. La présidente de la Fed, Janet Yellen, a salué la résistance de l’économie américaine dans un contexte global toujours tendu mais a dit vouloir attendre une confirmation de la récente remontée de l’inflation de base aux Etats-Unis ainsi que de la poursuite de l’amélioration sur le front de l’emploi. « Le comité (de politique monétaire) a jugé qu’il était prudent de maintenir notre position lors de cette réunion », a-t-elle dit. L’institution prévoit donc désormais deux hausses cette année et non plus quatre, ce qui était son objectif lorsqu’elle a relevé les taux pour la première fois depuis près de dix ans, en décembre. »La décision de maintenir les taux inchangés reflète l’évolution de l’économie mondiale, la prudence est appropriée », a déclaré Janet Yellen lors de la conférence de presse suivant l’annonce des décisions du comité de politique monétaire de la Fed. La prévision de deux hausses cette année « reflète les prévisions de croissance mondiale et un certain resserrement des conditions de crédit », a-t-elle ajouté. La Fed a également revu à la baisse sa prévision de croissance de l’économie américaine, à 2,2% contre 2,4%, et sa prévision d’inflation, à 1,2% contre 1,6%. Elle voit cependant les prix remonter ensuite pour s’approcher de son objectif à moyen terme d’une inflation à 2%. La banque centrale continue de prédire que le taux de chômage tombera à 4,7% d’ici à la fin de l’année et continuera de baisser les deux années suivantes. La décision de laisser les taux inchangés a été prise quasiment à l’unanimité, seule la présidente de la Fed de Kansas City, Esther George, votant en faveur d’une hausse.

(Reuters)

Taux : La Fed dans le potage

Taux : La Fed dans le potage

 

Les contradictions succèdent aux contradictions quand au  relèvement possible des taux par la Fed. Certains au sein de la Fed militent toujours pour plusieurs  relèvements au cours de l’année 2016. D’autres au contraire estiment qu’il faudra s’en tenir aux seuls relèvements opérés en décembre 2015. Les opérateurs financiers eux-mêmes ne savent plus à quel saint se vouer quant à un resserrement possible de la politique monétaire. L’enquête mensuelle de la Fed de New York, effectuée avant la réunion monétaire de fin janvier qui s’était soldée par un statu quo sans surprise, montre que 75% des SVT s’attendent à ce que la prochaine modification des taux soit à la hausse, la moitié d’entre eux tablant sur un resserrement dès la prochaine réunion monétaire en mars. Une enquête largement contredite par l’attitude des opérateurs qui anticipent de plus en plus les déclarations de la Fed. De ce point de vue, Le concept de  forward guidance semble de plus en plus inopérant dans la mesure où les opérateurs anticipent les évolutions bien avant les déclarations de la Fed. Des déclarations qui sont donc en retard par rapport à l’évolution des marchés. En outre les orientations de la Fed sont loin d’être claires ;  officiellement il faudrait s’attendre à quatre relèvements de taux en 2016, en réalité compte tenu de la dégradation de l’économie mondiale qui touche maintenant la croissance des États-Unis il n’est pas même certains que la Fed en décide un cours de l’année. Le décalage croissant entre l’évolution prévisible des taux d’intérêt telle que la perçoit la Réserve fédérale américaine et les anticipations des marchés financiers risque, s’il perdure, de saper la crédibilité de l’institution. En dépit de la chute des anticipations d’inflation et des turbulences sur les marchés liées aux craintes pour la croissance, la Fed, faute d’avoir modifié son message, reste calée sur un scénario incluant plusieurs hausses de taux cette année.  Leur nombre reste flou et les investisseurs comme les économistes n’ont qu’un instrument à leur disposition pour tenter de s’en faire une idée: un graphique dans le « Résumé des prévisions économiques » de la Fed surnommé le « dot plot » et qui rassemble les projections du niveau futur des taux de chacun des membres du FOMC (Federal Open Market Committe), le comité de politique monétaire.  La présidente de la banque centrale, Janet Yellen, et le patron de la Fed de New York, William Dudley, ont laissé entendre la semaine dernière que des hausses de taux restaient au programme, en évoquant la tendance de fond solide de la conjoncture économique aux Etats-Unis. Ni l’une ni l’autre n’ont fait directement référence au « dot plot », qui envisage quatre relèvements de taux cette année, alors que le marché estime désormais à un tiers la probabilité d’une hausse unique d’ici fin décembre.

 

Remontée des taux d’intérêt reportée par la Fed

Remontée des taux d’intérêt reportée par la Fed

 

Il se confirme que la Fed doit nécessairement prendre en compte les incertitudes qui pèsent sur l’économie internationale, du coup il est peu vraisemblable que la banque centrale américaine relève encore ses taux en 2016 des taux (seulement augmentés de 0, 25 en décembre 2015). La Fed avait d’ailleurs  pris de nombreuses précautions oratoires pour justifier de ce relèvement notamment en indiquant que le resserrement progressif tiendrait compte des résultats de l’inflation hors précisément cette inflation est loin de justifier d’autres augmentations de taux. Sur un an, la progression de indice des prix à la consommation est de 0,5%, soit légèrement mieux que le consensus (+0,4%). Mais  bien loin de l’objectif de la Fed qui vise 2 % par an.  La Fed qui considère que les États-Unis ont atteint leurs objectifs en matière de croissance et d’emploi voudra en effet tenir compte du net ralentissement de l’activité internationale. Un relèvement trop significatif des taux serait susceptible de provoquer un effet de contagion dans différents pays notamment en Europe et dans les pays en développement. Certes la croissance américaine est encore solide autour de 2 % par an sur un an mais elle ne pourra être longtemps à l’abri du tassement mondial observé en particulier en Chine (notamment sur les exports comme sur les imports).  Les perspectives économiques aux Etats-Unis sont rendues « plus incertaines » par les turbulences sur les marchés financiers qui vont aussi influencer le rythme des futures hausses de taux directeurs, ont estimé les membres de la Réserve fédérale (Fed) lors de leur dernière réunion monétaire. Selon les minutes de cette réunion des 26 et 27 janvier publiées mercredi, la Fed a pris acte d’un « durcissement » des conditions financières et estime que « l’incertitude » quant aux perspectives économiques a augmenté face à ces « récents développements économiques et financiers ». Les membres de la Fed ont averti qu’ils prendraient en compte, entre autres, des implications des turbulences sur les marchés pour « le rythme et le calendrier » des ajustements monétaires. Après les avoir relevés en décembre 2015 pour la première fois en 9 ans, le Comité Monétaire de la Fed (FOMC) avait laissé les taux directeurs inchangés il y a trois semaines, notant le ralentissement de la croissance américaine au quatrième trimestre et le sévère accès de volatilité des marchés. Concernant la Chine, certains se sont inquiétés du fait que les changements structurels en Chine et les déséquilibres financiers puissent « conduire à une décélération de l’économie plus sévère que prévue ». « Le cas échéant, cela augmenterait le stress économique et financier sur les économies émergentes et autres producteurs de matières premières comme le Canada et le Mexique », qui sont parmi les premiers partenaires commerciaux des Etats-Unis. « Sans compter », ajoute la Fed, « que les marchés financiers mondiaux pourraient continuer d’être affectés par l’incertitude quant au régime de change chinois ». Certains s’inquiètent ainsi « du frein potentiel du ralentissement en Chine sur l’économie des Etats-Unis ».

(Avec AFP)

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