Archive pour le Tag 'FED'

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

Donald Trump a critiqué à de nombreuses reprises le président de la Fed Jerome Powell, lui reprochant de ne pas faire assez pour accompagner les efforts déployés par son administration pour soutenir la croissance. La Fed “nous a laissés tomber”, a réagi Donald Trump mercredi. Le marché voulait un signal montrant qu’un “cycle de réduction des taux prolongé et énergique” était en cours, a-t-il ajouté.Un cycle “nous mettant au diapason de la Chine, de l’Union européenne et d’autres pays de par le monde”, a poursuivi Trump. “Au moins, il (Powell) met un terme à un durcissement quantitatif qui de toute façon n’aurait jamais dû avoir lieu”. Les traders du marché monétaire évaluent à 76% environ la probabilité que la Fed abaisse à nouveau les taux au terme de sa réunion des 17 et 18 septembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Cette probabilité implicite était de 83% peu de temps après l’annonce de la baisse de taux.

Powell et d’autres banquiers de la Fed ont ménagé la chèvre et le chou ces dernières semaines, mettant en avant les risques liés aux tensions commerciales internationales, à une inflation faible et à une conjoncture mondiale morose, tout en rappelant néanmoins que les Etats-Unis étaient fondamentalement en bonne santé économique. La Fed considère ainsi que le marché du travail reste “vigoureux” et observe que les dépenses des ménages se sont accélérées. Mais elle dit aussi que l’investissement des entreprises est terne et que les mesures de compensation de l’inflation restent basses. La banque centrale estime que la baisse des taux intervenue aujourd’hui doit favoriser le retour de l’inflation vers l’objectif de 2% mais que les incertitudes entourant cette perspective restent bien présentes.

La Fed a enfin fait savoir qu’elle arrêterait de dégonfler ses avoirs obligataires de 3.600 milliards de dollars à partir du 1er août, soit deux mois avant la date prévue. En clair, la politique accommodante de la Fed n’est pas stoppée. Au contraire, elle ce développe et sera sans doute contagieuse. D’autres banques centrales devraient suivre à terme le même exemple. La planche à billets déjà entraînant la planche à billets des autres.

Critiques des cryptomonnaies (Trump après la FED)

 

Critiques des  cryptomonnaies (Trump après la FED)

«Si Facebook et les autres entreprises veulent devenir des banques, elles doivent demander une nouvelle charte bancaire et être soumises à toutes les réglementations bancaires, tout comme les autres banques, nationales et internationales», ajoute-t-il. Les déclarations de Trump interviennent au lendemain de celles du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a indiqué devant la commission des Services financiers de la Chambre des représentants que Facebook ne pourrait faire avancer son projet de monnaie virtuelle tant qu’il n’aurait pas répondu aux vives inquiétudes qu’il soulève.Il a indiqué que la Fed avait mis en place un groupe de travail pour suivre le projet et qu’elle coordonnait ses activités avec d’autres banques centrales à travers le monde. Il s’attend à ce que le Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC) aux Etats-Unis examine aussi le projet. Libra, dont le lancement est prévu l’an prochain, doit permettre au premier réseau social de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier grâce à ses milliards d’utilisateurs

La bataille des taux à la Fed ?

La bataille des taux à la Fed ?

Alors que la FED vient à peine de se prononcer pour la reprise d’une politique monétaire accommodante caractérisée par l’arrêt de la remontée des taux d’intérêt et par l’arrêt de la diminution du bila, l’inquiétude se nourrit d’indicateurs économiques qui montrent une certaine faiblesse mais aussi de l’inversion de la courbe des taux ;  c’est-à-dire de taux longs qui sont inférieurs à ceux des prêts de court terme, signe en général de la proximité d’une récession. Certains spéculent déjà sur la possibilité d’une diminution des taux. Une perspective soutenue par le président des États-Unis du fait d’un affaiblissement  de l’activité économique. Une santé encore satisfaisante mais qui s’est détériorée depuis plusieurs semaines en particulier en raison des problèmes de gestion des relations commerciales internationales avec la Chine qui font toujours l’objet d’une négociation. Parmi les indicateurs inquiétants, celui de l’inflation très loin de l’objectif des 2 %. Pour le moment, la Fed résiste à sept de effective du baisse des taux Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président, a déclaré vendredi sur la chaîne de télévision CNBC que même s’il n’y avait “pas d’urgence”, la banque centrale devrait assouplir sa politique monétaire pour prévenir un ralentissement économique. Mais pas moins de cinq responsables de la Fed en 24 heures ont souligné la bonne santé de l’économie en estimant que la récente série d’indicateurs décevants ne devrait pas se prolonger. Par exemple, le président de la Fed de New York, John Williams, avait déclaré jeudi que l’économie était en “très bonne situation” et que la probabilité d’une récession en 2019 ou 2020 n’était “pas élevée”.“Je ne suis pas autant inquiet (…) que certains de mes collègues dans le privé”, avait-il dit. “Je considère encore la probabilité d’une récession cette année ou l’an prochain comme n’étant pas élevée par rapport à n’importe quelle autre année.”Jeudi également, le président de la Fed de St. Louis, James Bullard, avait lui aussi jugé prématuré de débattre de l’opportunité d’une baisse de taux, disant s’attendre à un rebond de l’économie. Les annonces de la Fed le 20 mars et ses prévisions montrant que ses responsables ne tablent plus sur aucune hausse de taux cette année alors qu’ils en prédisaient deux en décembre ont été suivies deux jours plus tard par une inversion partielle de la courbe des rendements obligataires, le rendement des emprunts d’Etat à dix ans devenant inférieur à celui des titres à trois mois, un phénomène qui précède généralement une récession.

Fin de la hausse des taux (FED)

 Fin de la hausse des taux (FED)

 

Comme il fallait s’y attendre, on s’oriente vers un affichage des taux suit à la décision officielle de la banque centrale américaine de laisser la situation en l’état jusqu’en 2021. La conséquence évidemment du net au tassement de l’activité économique internationale y compris aux ’États-Unis. La Fed a d’ailleurs ramené sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis pour cette année de 2,3% à 2,1% et la prévision d’inflation à 1,8% contre 1,9%. Le taux de chômage, lui, est attendu à 3,7%, légèrement au-dessus du niveau attendu il y a trois mois. Cette  décision de desserrement monétaire va évidemment influencer toutes les autres banques centrales et notamment la banque centrale européenne qui va suivre la même ligne (d’autant que la croissance dans l’union économique européenne ne devrait pas dépasser 1 % pour l’année en cours). La Fed va aussi renoncer au resserrement de sa politique monétaire y compris vis-à-vis de   la réduction de son bilan.  La banque centrale américaine, qui a réaffirmé son engagement à être “patiente”, ne table désormais plus que sur une seule hausse de taux d’ici 2021 et n’évoque plus la nécessité de resserrer sa politique monétaire pour prévenir une accélération de l’inflation. Elle a en outre précisé qu’elle allait ramener la diminution de ses avoirs en bons du Trésor à 15 milliards de dollars par mois à partir du mois de mai, contre 30 milliards mensuels actuellement. La réduction du bilan sera ensuite totalement interrompue à partir de septembre si la situation économique et monétaire évolue d’ici-là conformément aux prévisions. Ces annonces signifient que la Fed met à l’arrêt les deux moteurs du resserrement de sa politique monétaire afin d’adapter cette dernière au ralentissement de la croissance mondiale et à la dégradation de certains indicateurs économiques aux Etats-Unis. “Il pourrait s’écouler un certain temps avant que les perspectives en matière d’emploi et d’inflation plaident clairement en faveur d’un changement de politique”, a dit son président, Jérôme Powell, lors de la conférence de presse qui suit désormais chacune des réunions de politique monétaire.

Fed : changement de politique ?

Fed : changement de politique ?

 

 

 

Il se pourrait bien que finalement Donald Trump ait  convaincu le président de la Fed de mettre la pédale douce sur la perspective de nouveaux relèvements des taux d’intérêt. Des taux d’intérêt relevés quatre fois en 2018 et qui devaient continuer d’augmenter en 2019. Mais le ralentissement de l’activité internationale est passé par là. À tel point que certaines banques centrales comme la BCE se demandent s’il ne convient pas de revenir à une politique encore plus accommodante. Certes la croissance a été très dynamique aux États-Unis l’année dernière mais des signes de ralentissement sont très nets pour l’année en cours. Un relèvement des taux serait de nature à affaiblir le taux  de croissance du PIB. D’une certaine manière, ce serait aussi une bonne nouvelle pour l’économie internationale. Des taux très sages seraient de nature à limiter l’affaiblissement prévisible de l’activité mondiale au cours de cette année.  L’important pour Jay Powell, patron de la Fed en place depuis tout juste un an et nommé par Trump, semble donc décidé à opérer un virage. Début janvier, après le pire mois de décembre que Wall Street ait connu depuis 1931, il annonçait une pause. Depuis la semaine dernière, il explique que la Fed est agnostique et attend de voir comment évoluera la conjoncture avant de modifier ses taux. Il vaudrait mieux pour la Fed et pour la crédibilité de son patron que son revirement n’ait rien à voir avec les colères tweetées de Trump et soit uniquement justifié par un ralentissement de la croissance.

Marchés : la Fed rassure

Marchés : la Fed rassure

Sans doute pour répondre aux interrogations du marché mais aussi aux attaques du  président Trump, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a indiqué que la banque fédérale se montrerait prudente en matière de relèvement des taux. La Fed a relevé ses taux à quatre reprises l’année dernière et ses responsables monétaires prévoient deux relèvements supplémentaires cette année. Mais les Bourses mondiales ont lourdement chuté depuis le mois d’octobre avec les craintes d’un ralentissement de l’économie mondiale lié notamment aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Le président des États-Unis avait fortement critiqué la politique monétaire conduite par la Fed considérant que le relèvement des taux était de nature à nuire au dynamisme économique. D’une certaine manière le président de la banque centrale donne donc satisfaction pour partie au président des États-Unis, en même temps il rassure des marchés un peu nerveux du fait du tassement économique mondial. Ces propos ont entraîné un net rebond de Wall Street, une remontée des taux d’intérêt à long terme mais ont pesé sur le dollar, les investisseurs anticipant un infléchissement du resserrement monétaire de la Fed, déjà amorcé lors de la réunion du comité de politique monétaire du mois dernier. “C’est certainement très proche de ce que le marché voulait entendre. La Fed doit rétablir la confiance des marchés dans sa communication et aujourd’hui un premier grand pas a été franchi”, a commenté Jim Vogel, responsable de la stratégie sur les taux d’intérêt chez FTN Financial. L’indice Dow Jones gagnait plus de 3% à la mi-journée à New York; au même moment, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans prenait plus de dix points de base à 2,657% alors que le dollar cédait du terrain face à un panier de devises de référence.“Au vu en particulier des chiffres d’inflation mitigés que nous avons constatés, nous serons patients tout en étudiant la manière dont évolue l’économie”, a dit Jerome Powell lors d’un débat organisé à Atlanta par l’American Economic Association. Il a ajouté que la Fed n’appliquait pas une politique prédéterminée en matière de taux d’intérêt et en laissant entendre qu’elle pourrait marquer une pause dans le resserrement de sa politique, comme elle l’avait fait en 2016.

 

FED : Trump ne menace plus le patron de la FED !

FED : Trump ne menace plus le patron de la FED !

 

Sans doute parce que la bourse a enregistré un très sérieux coup de mou après les propos de Trump concernant la banque centrale, la Maison-Blanche a été contrainte d’indiquer que la position de Jerome Powell à présidence de la Réserve fédérale n’était  pas menacée . Objectif : calmer Wall Street, dont la nervosité a été aggravée par les critiques adressées par le président américain à la banque centrale. Aux journalistes lui demandant si poste de Jerome Powell était sûr, le conseiller économique de la Maison blanche Kevin Hassett a répondu: “Oui, bien sûr, à 100%.” A une autre question lui demandant s’il pouvait affirmer que le poste de Powell n’était pas menacé, il a répondu: “Absolument.” Donald Trump a renouvelé ces derniers jours ses attaques contre la Réserve fédérale américaine, qu’il accuse de procéder à une hausse trop rapide des taux d’intérêt. “Le seul problème qu’a notre économie, c’est la Fed”, a-t-il notamment tweeté à la veille de Noël, tandis que les investisseurs ont été attentifs aux informations de presse selon lesquelles le président avait évoqué la possibilité de limoger Jerome Powell qu’il a lui-même nommé à la tête de la Fed. Du coup, Wall Street rebondit vivement mercredi et gagne plus de 2% pour le Dow Jones et le S&P-500 et 3% pour le Nasdaq après avoir chuté ces dernières semaines et le S&P devrait accuser son recul le plus vif pour un mois de décembre depuis la Grande

La Fed : nouvelle tête de turc de Trump

La Fed : nouvelle tête de turc de  Trump

Donald Trump a une conception très particulière de la politique qui à virer des responsables qui ne sont pas d’accord avec lui. C’est vrai y compris des organismes qui doivent demeurer indépendants. Comme le la banque centrale. La nouvelle cible,  c’est le patron de la Fed par ailleurs nommé par Trump lui-même. Un patron de la Fed auquel il est reproché de ne rien connaître à l’économie: “Le seul problème qu’a notre économie, c’est la Fed. Elle ne sent pas le marché !” a écrit le président des Etats-Unis sur son compte Twitter. “La Fed est comme un golfeur puissant qui n’arrive pas à marquer parce qu’il n’a aucun toucher, il ne sait pas faire un putt !” En fait, ce que reproche le président américain, c’est la hausse programmée des taux d’intérêt qui vont lui poser des difficultés puisque que depuis son arrivée le déficit du budget fédéral ne cesse de s’envoler comme le démontre le tableau ci-après.

Dette de l’État fédéral américain à la fin de l’année fiscale en milliards de $

année fiscale

Dette brute

% du PIB

Dette intra-
gouvernementale

Dette envers
la Réserve Fédérale

Dette détenue
par le public

% du PIB

1940

-50,7

51,6 %

7,9

2,5

40,3

41,1 %

1945

-260,1

114,9 %

24,9

21,8

213,4

94,3 %

1946

-271,0

118,9 %

29,1

23,8

218,1

95,6 %

1950

-256,9

92,1 %

37,8

18,3

200,7

71,9 %

1960

-290,5

54,3 %

53,7

26,5

210,3

39,3 %

1970

-380,9

36,3 %

97,7

57,7

225,5

21,5 %

1980

-909,0

32,5 %

197,1

120,8

591,1

21,1 %

1990

-3 206,3

54,2 %

794,7

234,4

2 177,1

36,8 %

2000

-5 628,7

55,5 %

2 218,9

511,4

2 898,4

28,6 %

2005

-7 905,3

61,3 %

3 313,1

736,4

3 855,9

29,9 %

2006

-8 451,3

61,8 %

3 622,4

768,9

4 060,0

29,7 %

2007

-8 950,7

62,5 %

3 915,6

779,6

4 255,5

29,7 %

2008

-9 986,1

67,7 %

4 183,0

491,1

5 311,9

36,0 %

2009

-11 875,9

82,4 %

4 331,1

769,2

6 775,5

47,0 %

2010

-13 528,8

91,4 %

4 509,9

811,7

8 207,2

55,5 %

2011

-14 764,2

96,0 %

4 636,0

1 664,7

8 463,5

55,0 %

2012

-16 050,9

100,1 %

4 769,8

1 645,3

9 635,8

60,1 %

2013

-16 719,4

101,2 %

4 736,7

2 072,3

9 910,4

60,0 %

2014

-17 794,5

103,2 %

5 014,6

2 451,7

10 328,2

59,9 %

2015

-18 120,1

100,8 %

5 003,4

2 461,9

10 654,7

59,2 %

2016

-19 539,4

105,8 %

5 371,8

2 463,5

11 704,2

63,4 %

2017

-20 205,7

105,4 %

5 540,3

2 465,4

12 200,0

63,6 %

Remarque : de 1942 à 1979, l’année fiscale commence le 1er juillet. À partir de 1979, l’année fiscale commence le 1er octobre.

Selon le FMI, les États-Unis seront le seul pays industrialisé à voir à moyen terme une augmentation de leur endettement public, de 107,8 % du PIB en 2017 à 117 % en 2023, du fait de la réforme fiscale votée par le Parlement sur proposition du président Trump.

La Fed : relèvement des taux

La Fed : relèvement des  taux

Un nouveau relèvement des taux avec une perspective de 3.3575% en 2020. La FED a relevé l’objectif de taux des fonds fédéraux (“Fed funds”) d’un quart de point, à 2%-2,25%. Une politique cohérente avec les orientations précédentes et la situation économique relativement florissante des États-Unis. Bref un peu le contraire de ce qui se passe par exemple en Europe. Après avoir inondé de liquidités le marché financier, les États-Unis abandonnent tout concept de politique accommodante et verrouille par une hausse des taux. Reste à savoir si l’Europe pourra demeurer longtemps sur sa position qui combine le maintien de taux bas et encore une politique assez accommodante même si le volume du rachat d’actifs se réduit sérieusement. La grande différence entre l’Europe et les États-Unis c’est aussi et surtout le niveau de l’activité économique. La Fed prévoit désormais une croissance de 3,1% du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis cette année et table sur une expansion modérée pendant au moins trois années supplémentaires.e son coté l’Europe ne peut compter que sur croissance inférieure à 2%. (Autour de 1.5% en France).  “Le marché du travail a continué de se renforcer (…), l’activité économique a crû à un rythme soutenu”, constate le communiqué, qui n’inclut aucun nouvel élément caractérisant l’orientation de la politique monétaire après le retrait de l’adjectif “accommodant”. “L’enjeu du débat n’est plus de savoir combien de temps encore la Fed va continuer de relever les taux mais de déterminer quel sera le niveau final des taux. On est désormais plus proche de la fin du cycle de hausse des taux, ce qui est fantastique”, a estimé Jamie Cox, directeur associé d’Harris Financial Group.Les nouvelles prévisions économiques présentées mercredi montrent que la Réserve fédérale table sur une croissance de 2,5% en 2019 puis sur un ralentissement à 2% en 2020 et 1,8% en 2021, l’impact des allègements fiscaux et des dépenses budgétaires mis en oeuvre par l’administration Trump se dissipant progressivement. L’inflation devrait être proche de 2% sur les trois prochaines années et le taux de chômage devrait tomber à 3,5% l’an prochain, un niveau auquel il se stabiliserait en 2020 avant de remonter légèrement en 2021.

Etats-Unis nouvelle hausse des taux (FED)

Etats Unis nouvelle hausse des taux (FED)

 

Décidément l’économie n’est pas une science exacte.  Le président de la réserve fédérale américaine (FED) vient une nouvelle fois de déclarer que la hausse des taux servait la croissance, l’emploi et la lutte contre l’inflation. Du coup qu’il fallait s’attendre à une nouvelle hausse des taux plafond. À peu près le contraire de ce qu’affirme la banque centrale européenne qui souhaite le moins possible une hausse des  taux pour ne pas affaiblir l’économie. Il faut dire que la situation respective des deux zones économiques est très différente avec une croissance insolente aux États-Unis, pratiquement le plein emploi et une inflation qui n’est pas supérieure à celle de l’Europe. Autre particularité la banque centrale américaine a fait longtemps usage massif de taux très bas pour redresser l’économie. Parvenu à ces objectifs la Fed inscrit désormais ses taux  dans une tendance haussière. D’une certaine façon l,’Europe suit avec retard et avec moins d’ampleur la politique monétaire américaine mais ce n’est sans doute pas avant 2020 qu’une hausse significative des taux interviendra en Europe. Une hausse des taux qui va continuer aux Etats-Unis  S’exprimant quelques jours après les critiques du président américain Donald Trump contre la poursuite du resserrement monétaire aux Etats-Unis, Jerome Powell a pris la parole lors de la conférence annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole pour “expliquer pourquoi mes collègues et moi pensons que ce processus graduel (…) demeure approprié”. “L’économie est solide. L’inflation est proche de notre objectif de 2% et la plupart des gens qui cherchent un emploi en trouvent un (…) Si la robuste croissance des revenus et de l’emploi se poursuit, de nouveaux relèvements progressifs de la fourchette d’objectifs pour le taux des fonds fédéraux seront probablement appropriés”, a dit le président de la Fed.

Trump critique la FED

Trump critique la FED

 

Pour faire simple Trump critique la politique de relèvement des taux de la FED et qui, d’après lui, va amputer la compétitivité du pays. “La Chine, L’Union européenne et d’autres manipulent leurs devises et taux d’intérêt à la baisse, tandis que les Etats-Unis relèvent leurs taux alors que le dollar est de plus en plus fort à chaque jour qui passe – retirant notre important avantage concurrentiel”, a écrit Donald Trump. “Comme d’habitude, pas une situation équitable”, a-t-il indiqué. Le dollar a immédiatement creusé ses pertes pour tomber à un creux de plus d’une semaine face à un panier de devises de référence dont l’euro, qui repasse 1,17 dollar (+0,56%). Les déclarations de Donald Trump ont en revanche peu d’effet sur les rendements des emprunts d’Etat américains et ne modifient pas le sentiment des intervenants de marché, qui s’attendent toujours majoritairement à encore deux hausses de taux cette année, soit quatre au total en 2018, selon le baromètre FedWatch de CME Group.James Bullard, président de la Fed de St. Louis, a déclaré qu’il n’était pas surpris par les propos du président américain et s’attendait à ce qu’il renouvelle ses critiques, mais qu’il ne pensait pas qu’elles influeraient la banque centrale. “Le comité (de politique monétaire) de la Fed a un mandat qui consiste à maintenir un inflation faible et stable et obtenir un maximum d’emplois pour l’économie américaine, donc les gens peuvent commenter, y compris le président et d’autres politiciens, mais c’est au comité d’essayer de prendre les meilleures mesures possibles pour réaliser ces objectifs”, a-t-il dit à la presse lors à Glasgow dans le Kentucky.

Pas de guerre commerciale (Fed)

Pas de guerre commerciale (Fed)

Le président de la FED fait sans doute de la pédagogie  et tente d’éloigner les démons en affirmant que la guerre commerciale n’aura pas lieu, que l’économie va bien se porter pendant plusieurs années encore aux Etats-Unis. Une déclaration pour rassurer des milieux économiques particulièrement inquiets des mesures de Trump concernant la hausse des droits de douance sur la Chine et l’Europe en particulier mais surtout sur les risques de rétorsions de part et d’autre qui créent un environnement d’incertitudes.  Le président de la Fed a ainsi affirmé qu’il pensait non seulement que l’économie se portait bien, mais qu’une phase de croissance stable s’annonçait, à condition que la Fed mène une politique monétaire adaptée. “Avec une politique monétaire appropriée, le marché du travail restera vigoureux et l’inflation se maintiendra près de 2% pendant plusieurs années”, dit-il dans son texte. Il s’agit des propos les plus clairs à ce jour affirmant que le double objectif de la Fed – emploi et inflation – est à portée de main, plus de dix ans après que les Etats-Unis ont été plongés dans une profonde crise financière. Fed “croit que – pour le moment – la meilleure manière d’aller de l’avant est de continuer à relever progressivement le taux des federal funds”, de manière à suivre le renforcement de l’économie, mais sans relever trop, ni trop vite, les taux pour affaiblir la croissance, a-t-il ajouté. Il n’a pas donné son point de vue sur le rythme auquel il faudrait relever les taux, ni dit s’il pensait, comme certains de ses collègues, que la Fed devrait marquer une pause dans son cycle de hausse des taux à un moment donné de l’an prochain si l’inflation reste maîtrisée. Jérôme Powell a certes reconnu une incertitude entourant la politique commerciale de l’administration Trump qui, selon l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), pourrait mettre en péril la reprise économique mondiale. Mais, a-t-il dit, “il est difficile de prévoir le résultat ultime des discussions de politique commerciale en cours”. Globalement, les risques pour l’économie sont “à peu près équilibrés” avec pour évolution la plus probable une poursuite des créations d’emplois, avec une inflation modérée et une croissance soutenue. Répondant par la suite aux questions des sénateurs, il a toutefois admis qu’imposer des droits de douane élevés pendant une longue période serait néfaste pour l’économie américaine. Sur le marché des futures sur taux à court terme, les traders ont continué à parier sur deux nouvelles hausses de taux cette année après le discours confiant du président de la Fed sur la croissance américaine. Ils continuent de tabler sur un relèvement en septembre et sur plus de 50% de chances d’un autre en décembre, à peu près de la même manière qu’avant le discours. De même, les marchés d’actions et de taux sont restés relativement stables après les propos préliminaires de Powell qui, selon les analystes, n’ont apporté que peu de surprises.

Fed : maintien des taux

Fed : maintien des taux

Pas d’augmentation de taux mais le constat que l’inflation est maintenant suffisante pour la justifier prochainement. Les taux seront maintenus pour l’instant dans la fourchette de 1.5% à 1.75%. Le prochain tour de vis devrait intervenir début juin du fait que l’inflation atteint maintenant son objectif fixé à 2%  voire va le dépasser.  Des statistiques publiées lundi ont montré que l’indice PCE de l’inflation, mesure privilégiée par la Fed pour le coût de la vie, avait augmenté de 1,9% en mars sur un an, se rapprochant ainsi de l’objectif de la banque centrale après des années de faibles pressions sur les prix. La banque centrale prévoit à ce stade deux autres relèvements de taux cette année, mais ses responsables sont de plus en plus nombreux à ne pas en exclure trois. Les investisseurs attendent un nouveau resserrement dès la prochaine réunion monétaire des 12 et 13 juin. Le rythme des hausses de taux a accéléré depuis le début du cycle de resserrement en décembre 2015. La banque centrale n’a relevé ses taux qu’une seule fois en 2016 puis à trois reprises l’an dernier sur fond de renforcement de l’économie et du marché du travail. La croissance a ralenti à 2,3% au premier trimestre, confirmant une tendance observée ces dernières années, et les créations d’emplois ont décéléré en mars mais l’activité devrait accélérer de nouveau dans les prochains mois, grâce en partie aux baisses d’impôts et aux mesures budgétaires de l’administration Trump. L’économie américaine vit sa deuxième plus longue phase d’expansion depuis la Deuxième Guerre mondiale. Le taux de chômage est à un plus bas de 17 ans de 4,1%, sous la définition du plein emploi retenue par la Fed, et les salaires semblent évoluer plus favorablement après une longue période de stagnation.

 

 

Hausse progressive des taux (FED)

Hausse progressive des  taux (FED) 

 

 

Conséquence immédiate, le rendement des Treasuries à 10 ans est remonté à 2,92%, en hausse de plus de 6 points de base et le taux du 2 ans prend 4 points de base à un plus de haut de cinq jours. En Europe, le dix ans allemand avoisine la barre de 0,68%. L’écart de rendement entre les Treasuries à 10 ans et le Bund de même échéance est le plus large en plus d‘un an. “Le (Comité de politique monétaire, Fomc) continuera de rechercher l’équilibre en évitant toute surchauffe de l’économie (…) et en amenant l‘inflation à 2% de façon durable”, a indiqué le patron de la FED. “Les vents contraires que l’économie américaine avait dû supporter certaines années se sont transformés en vents favorables”, a-t-il ajouté, observant cependant que “l‘inflation reste en deçà de notre objectif à long terme de 2%; du point de vue (du Fomc), augmenter encore et progressivement le taux des Fed funds sera la meilleure façon d‘atteindre nos deux objectifs». On s‘attend généralement à ce que la Fed procède à sa première hausse des taux de l‘année lors de sa réunion du mois prochain. Elle rendra publiques à cette occasion ses nouvelles prévisions économiques et Powell donnera lui sa première conférence de presse.

Les taux et l’inflation pourraient casser la croissance (le président de la Fed de Boston)

 

Avec le remplacement de Janet Ellen, se pose en même temps la question de la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il s’agit notamment de savoir si l’objectif de hausse régulière des taux n’est pas susceptible à terme de casser la croissance. Ce que pense en tout cas le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren qui estime que l’augmentation des taux risque de générer une inflation dangereuse “Je ne suis pas d‘accord avec ce cadre”, a-t-il dit à San Diego en Californie, en référence à l‘approche “équilibrée” de la Fed visant à atteindre l‘objectif de 2% d‘inflation et le plein emploi. La Fed a adopté ce cadre il y a six ans et l‘a réaffirmé chaque année depuis. Aujourd‘hui, alors que Jerome Powell s‘apprête à remplacer Janet Yellen à la tête de la Fed, un nombre croissant de responsables de la banque centrale veulent repenser ce cadre. Les commentaires d‘Eric Rosengren précisent le débat, suggérant que l‘objectif de 2% pourrait forcer la Fed à freiner la croissance via des hausses drastiques de taux d‘intérêt si le taux de chômage, actuellement à 4,1%, continue à baisser. Ce taux est déjà inférieur à ce que beaucoup d’économistes jugent viable sans que cela ne crée des pressions inflationnistes. L‘inflation, en restant obstinément en-dessous de 2% jusqu’à présent, a permis à la Fed de relever ses taux progressivement, mais cela pourrait changer, a-t-il mis en garde. “Ma crainte est que si nous nous éloignons trop de ce que nous considérons comme étant un taux de chômage viable à terme, et que nous gardons le cadre actuel, alors nous arriverons à une situation dans laquelle nous serons amenés à relever les taux suffisamment rapidement pour que cela devienne ensuite très difficile de revenir au plein emploi sans causer de récession.” Eric Rosengren suggère de remplacer l‘objectif d‘inflation de 2% par une fourchette située entre 1,5% et 3%.

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

 

A juste dit que la banque centrale américaine s’inquiète des effets des d’un relèvement des taux alors que l’inflation demeure très faible. En effet on est encore loin de l’objectif d’une inflation à 2 % et du coup des interrogations naissent  sur la politique de relèvement des taux. Des taux qui seraient trop déconnectés de l’inflation et qui pourraient peser sur la croissance. Une problématique qui concerne aussi d’autres zones économiques notamment l’Europe qui elle se montre beaucoup plus prudente quand à une perspective de relèvement du coût de l’argent.   “L‘inflation (…) est trop basse et l‘est depuis un certain temps”, a déclaré vendredi le président de l‘antenne de la Fed de Chicago, Charles Evans, dans un communiqué publié vendredi. Ce débat va probablement perdurer pendant les premiers mois du mandat de Jerome Powell à la présidence de la Fed. Il sera difficile pour la Fed de justifier de nouvelles hausses de taux à moins que l‘inflation ne se rapproche de son objectif. La Fed table sur une inflation de 1,7% cette année, de 1,9% en 2018 et de 2% en 2019, un palier auquel elle devrait rester.

Pour la patronne de la Fed, «des taux plus bas pour longtemps » (FED)

Pour la patronne de la Fed, «des taux plus bas pour longtemps » (FED)

C’est la thèse de la patronne de la Fed, Janet Yellen, deux raisons à cela d’abord une croissance encore assez faiblarde et surtout fragile. Ensuite, le fait que la mondialisation concourt à freiner de manière notoire l’inflation. Pour la responsable de la FED,  les taux d’intérêt « naturels » à long terme de l’économie actuelle sont beaucoup plus bas « qu’au cours des décennies passées », « autour de 2,75% contre 4,25% il y a quelques années », a-t-elle affirmé. Il se pourrait donc que cette période de taux bas dure encore longtemps , même si des ajustements maîtrisés à la hausse sont probables. Mais une hausse précipitée et d’ampleur significative serait de nature à faire éclater la bulle financière et à faire replonger la croissance dans la crise. D’où l’extrême prudence de toutes les banques centrales à l’égard des taux afin de ne pas affecter le niveau de l’activité et l’emploi. Ce concept de taux naturel utilisé par la patronne de la Fed est  le taux d’équilibre optimal qui favorise le plein emploi comme des prix stables. En cas de ralentissement économique, sans même une récession, la Fed peut devoir réenclencher sa politique monétaire « non-conventionnelle », a affirmé Mme Yellen faisant référence aux achats d’actifs. « Si nous vivons dans un monde de taux naturel bas, un ralentissement d’activité bien moins sévère qu’une grande récession peut suffire à faire revenir les taux au jour le jour à zéro », a-t-elle ajouté.

 

Fed : maintien des taux

Fed : maintien des taux

 

Toujours pas d’augmentation des taux de la part de la Fed qui annonce cependant une possible augmentation d’ici la fin de l’année. Tout dépendra en faite de l’évolution de l’inflation mais aussi de la croissance. La Fed annonce aussi une réduction de la taille de son bilan à partir d’octobre. Les nouvelles projections économiques publiées après la réunion de deux jours du comité de politique monétaire de la Fed montrent que 11 des 16 participants jugent que le niveau “approprié” des “fed funds”, le principal taux directeur de la banque centrale américaine, sera dans une fourchette de 1,25% à 1,50% d‘ici la fin de l‘année. Il se situe actuellement dans une fourchette de 1,00% à 1,25%. “La Fed a fait du bon travail pour préparer le terrain sur ce qu‘elle allait faire et elle a fait ce qui était prévu, donc je ne suis pas sûr que la réaction des marchés soit très marquée”, a commenté Michael Arone, responsable de la stratégie d‘investissement chez State Street Global Advisors. Dans le communiqué publié à l‘issue de la réunion de son comité de politique monétaire, la Fed a évoqué la robustesse du marché du travail, la croissance des investissements et un développement de l‘activité modéré mais pérenne cette année aux Etats-Unis. Elle a en outre jugé que les risques à court terme sur les perspectives économiques restaient “à peu près équilibrés” et que l’évolution de l‘inflation était suivie “attentivement”.

Fed : on verra plus tard pour les taux

Fed : on verra plus tard pour les taux

C’est le sentiment général est aussi celui de certains membres de la Fed qui constatent  certes une certaine reprise mais une reprise encore fragile. La croissance du Pib  en 2017 devrait dépasser un peu les 2 % seulement et l’inflation est encore loin des 2 % fixés comme objectif. En toile de fond, il y a toujours les incertitudes concernant la politique économique de Donald Trump. Au final il se pourrait bien que la FED ne décide aucun relèvement des taux en 2017 voire même en 2018. Elle se limiterait sans doute à une limitation réduction de la taille du bilan en réduisant les achats d’actifs.  L‘inflation aux Etats-Unis est “bien éloignée” de l‘objectif de 2% de la Réserve fédérale et cette dernière doit donc faire preuve de prudence en matière de relèvement des taux d‘intérêt, a déclaré mardi la gouverneure Lael Brainard. Un deuxième responsable de la Fed, le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari, est allé plus loin mardi, en reprochant aux récents relèvements de taux d’être non seulement responsables de la faiblesse de l‘inflation, mais aussi de miner le rebond du marché de l‘emploi, souvent évoqué pour justifier le durcissement de la politique monétaire. A eux deux, ces commentaires laissent entendre qu‘une inflation stagnante ou en baisse depuis des mois pourrait bien saborder le projet de la Fed de procéder à un nouveau relèvement de taux cette année et à trois nouvelles hausses l‘an prochain. Il pourrait s‘agir des signes de prudence les plus clairs à ce jour avant la réunion des 19-20 septembre de la banque centrale. “Nous devrions être prudents au sujet de la poursuite du resserrement monétaire jusqu’à ce que nous soyons certains que l‘inflation est en passe d‘atteindre notre objectif”, a dit Lael Brainard, qui dispose d‘un droit de vote permanent au sein du comité de politique monétaire de la Fed (Fomc), dans un discours prononcé à New York. “Je crois qu‘il est important de dire clairement que cela nous conviendrait si l‘inflation évoluait modestement au-dessus de notre objectif pendant une certaine période.” La Fed a relevé ses taux directeurs par deux fois cette année et une troisième hausse était en attente d‘ici la fin de l‘année. Mais le marché se montre désormais sceptique et estime à 30% seulement la probabilité d‘un nouveau resserrement monétaire en décembre.

 

Fed et BCE : un silence qui masque des incertitudes

Fed et BCE : un silence qui masque des incertitudes

On sait que la politique de communication constitue un objet de gestion de la politique monétaire mais cette fois on a utilisé le silence. Un silence qui marque des incertitudes quant à la nécessité ou non d’un resserrement monétaire. Lors  de la réunion des banques centrales au séminaire de Jackson Hole, dans le Wyoming, la BCE et la Fed ont prit soin de ne rien dire sur leurs intentions futures tant concernant les taux que la réduction de leur bilan. Les incertitudes concernent l’ampleur et la pérennité de la croissance avec une inflation très sage,  en dessous des objectifs. Il faut donc s’en tenir à ce qui était dit précédemment. À cet égard,  « Le compte rendu des minutes de la dernière réunion de la banque centrale européenne met en lumière la difficulté de la BCE à communiquer sur une amélioration de la situation économique, tout en limitant le resserrement des conditions financières sur les marchés, et notamment l’euro », observe Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management. La BCE paraît particulièrement inquiète de la hausse de l’euro jusqu’à 11% depuis le début de l’année par rapport au dollar américain et de 4,8% en moyenne vis-à-vis des principales monnaies de la planète. Comme aux États-Unis, la question se pose cependant de la poursuite de la politique accommodante pour favoriser la reprise. Or cette reprise est encore timide et un relèvement des taux serait susceptible de la tuer. Du coup,  la BCE pourrait bien faire comme la Fed, c’est-à-dire ne rien décider en 2017 concernant ces taux. La banque centrale européenne s’inquiète aussi, comme la Fed, de la faiblesse de l’inflation. Faiblesse de l’inflation qui serait responsable du manque de dynamisme de la croissance et notamment de la consommation. Un raisonnement fort discutable car une forte progression de l’inflation viendrait amputer le pouvoir d’achat dont la consommation et la croissance. Au contraire,  le haut niveau de l’euro augmente mécaniquement le pouvoir d’achat même s’il peut affecter la compétitivité des exportations. Une baisse de compétitivité là aussi à relativiser car la baisse des intrants (matières premières notamment) découle de la hausse de l’euro. De toute manière il est probable que la BCE ne prendra pas de mesures inconsidérées et brutales et qu’elle s’inspirera des orientations prises par la Fed mais qu’elle tiendra compte aussi de  la banque du Japon qui elle poursuit une politique particulièrement accommodant qui favorise une nette reprise de la croissance. Non seulement le relèvement des taux est peu probable d ici la fin d’année de la part de la BCE et de la Fed mais c’est sans doute avec une grande prudence qu’on évoquera le problème de la taille des bilans. Tant la Fed que la BCE se retrouvent désormais avec des bilans hypertrophiés (4.500 milliards de dollars pour la Fed, 2.300 milliards d’euros pour la BCE) qu’elles doivent, dans le cas de la Fed réduire et celui de la BCE arrêter d’accroître. Mécaniquement, une telle opération équivaut à un resserrement des conditions de crédit car cela réduit les liquidités disponibles sur les marchés financiers.

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