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États-Unis : les PME fragilisées (Fed)

États-Unis : les PME fragilisées (Fed)

“Ces PME ne peuvent pas attendre deux ou trois mois”, a déclaré Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor,  lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat, exhortant les législateurs à réaffecter les fonds non utilisés de plusieurs programmes d’urgence de la Fed.

Le secrétaire au Trésor a réclamé le mois dernier la restitution de 455 milliards de dollars alloués au Trésor dans le cadre de sa décision de mettre un terme à la fin de l’année à différents programmes de crédit.

La décision de Steven Mnuchin a fait l’objet de querelles partisanes lors de cette audition, les républicains affirmant que d’autres solutions étaient plus appropriées maintenant qu’un vaccin anti-COVID-19 était en vue tandis que les démocrates ont soutenu que les programmes de la Fed devraient être maintenus jusqu’à la reprise totale de l’activité économique.

Jerome Powell, s’exprimant également au Sénat, a convenu que des subventions seraient à ce stade plus appropriées pour venir en aide aux entreprises et aux ménages les plus à risque.

“Ceux qui occupent des emplois dans le secteur public, dans des industries en contact avec le public, pourraient voir la lumière au bout du tunnel en milieu d’année prochaine (…) Ils pourraient avoir besoin de plus d’aide pour y arriver”, a déclaré le patron de la Fed en faisant référence aux restaurants, aux hôtels et aux lieux de divertissement.

“Certaines de ces entreprises – ce dont elles ont besoin c’est d’un soutien budgétaire, de subventions, pour traverser cette phase de la pandémie plutôt que d’emprunter davantage”, a-t-il ajouté.

A moyen terme avec un vaccin à l’horizon, il y a un “risque à la hausse” (“upside risk”) mais en attendant, une forte incertitude demeure et la banque centrale “reste déterminée à utiliser tous les outils pour nous aider à traverser cette période”, a déclaré Jerome Powell.

Après des semaines d’impasse, un groupe de parlementaires républicains et démocrates des deux chambres du Congrès a présenté un plan de soutien à l’économie de 908 milliards de dollars (754 milliards d’euros) face à la crise du coronavirus.

Ce dernier devra cependant encore être approuvé par l’administration sortante de Donald Trump, par l’équipe de transition de Joe Biden ou par les dirigeants du Sénat ou de la Chambre des représentants pour voir le jour.

Politique monétaire : La Fed encore plus accommodante

Politique monétaire : La Fed encore plus accommodante

Mercredi plusieurs membres de la Fed ont laissé entendre que la banque centrale pourrait être amenée à augmenter le volume de ses rachats d’obligations et à en prolonger la maturité. Le contraire de ce qu’avait récemment demandé Trump  gelant certaines liquidités et en demandant leur restitution au 13 heurts (une manœuvre de plus de l’intéressé pour compliquer la gestion de Biden). La banque centrale attendue a voulu clarifier la situation sur sa vraie stratégie.

En clair, la Fed s’apprête à développer une politique encore plus accommodante en accroissant le volume de liquidités nécessaires au soutien d’une économie qui aujourd’hui se porte bien mais qui pourrait bien être hypothéquée demain par l’ampleur exceptionnelle de la crise sanitaire (les États-Unis sont et de loin le pays le plus touché) et une situation de l’emploi qui se dégrade. Plusieurs membres du comité de politique monétaire de la Fed (Federal Open Market Committee, FOMC) ont dit s’attendre à ce que l’institut d’émission rallonge les maturités des obligations qu’elle rachète, indiquent les « minutes » de la réunion des 4 et 5 novembre.

Powell (Fed): difficultés économiques pendant environ 9 à 12 mois en attendant le vaccin

Powell (Fed): difficultés économiques pendant environ 9 à 12 mois en attendant le vaccin

 

Les médias et les bourses sont sans doute emballés un peu vite avec l’annonce par Pfizer de la prochaine sortie d’un vaccin efficace à 90 %. Première observation, le caractère opérationnel de ce vaccin n’est pas pour demain. Il ne commencera  à être vraiment employé qu’à partir du milieu de 2021. Il subsiste en effet un certain nombre de doutes quant à sa durabilité aussi quand à ses contre-indications. Il faudra ensuite le diffuser de façon suffisamment massive. En attendant l’économie va encore souffrir indique déjà le gouverneur de la banque centrale américaine.

La probabilité croissante de la mise au point d’un vaccin efficace contre le coronavirus est une bonne nouvelle pour l’économie à moyen terme mais des risques subsistent dans l’immédiat, a déclaré jeudi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale.

“C’est assurément une nouvelle bienvenue pour le moyen terme”, a-t-il dit dans une allocution en ligne lors d’un forum organisé par la Banque centrale européenne (BCE).

Mais “de notre point de vue, il est trop tôt pour évaluer de manière fiable les implications de cette nouvelle pour l’évolution de l’économie, particulièrement sur le court terme”, a-t-il ajouté.

« les bonnes nouvelles concernant un vaccin contre le COVID-19 ne devraient pas avoir un grand impact économique à court terme. “Les prochains mois pourraient être difficiles”, a-t-il prévenu.

Les indicateurs économiques américains publiés avant l’ouverture ont en outre montré que les inscriptions au chômage, certes en baisse plus forte que prévu la semaine dernière, restaient à un niveau très élevé et que l’inflation avait ralenti en octobre.

“La réalité, c’est que nous ne savons pas à quoi va ressembler la nouvelle normalité, ni même quand nous nous rétablirons du coronavirus, et il y a encore du chemin à faire”, a dit Tom Martin, gérant de portefeuilles chez Global Investments.

“C’est le scénario classique d’un marché comptant sur quelque chose qui est à un horizon de neuf à 12 mois et puis qui n’y compte plus parce que ça ne s’est pas encore produit”, a-t-il ajouté.

États-Unis : inquiétude sur l’endettement des entreprises (Rosengren ,Fed Boston)

États-Unis : inquiétude sur l’endettement des entreprises (Rosengren ,Fed Boston)

Eric Rosengren, président de la Banque fédérale (Fed) de Boston qui fait autorité en matière économique et monétaire s’est justement inquiété de la politique accommodante dans le domaine bancaire qui constitue un élément de fragilisation de nombre d’activités dans les services. D’une politique accommodante évidemment menée au plan fédéral par la Fed qui a mis des milliards dans le circuit économique pour sauver la croissance.

La question qui se pose aux États-Unis comme d’ailleurs en France par exemple est de savoir si l’énorme endettement des entreprises pourra être supporté. En France, on imagine déjà que certains prêts qui ont bénéficié de la garantie de l’État pourraient n’être pas remboursés et ou transformés en participations de l’État.

Il en va différemment aux États-Unis où la philosophie économique n’est pas la même. Les faillites pourraient y être proportionnellement plus nombreuses. Avec évidemment des conséquences sociales dramatiques surtout dans les services.

Les femmes et les employés noirs et hispaniques étant surreprésentés dans les services, ils risquent davantage de perdre leur emploi, a-t-il déclaré.

“Les segments du marché du travail les plus touchés par l’amplification des cycles économiques peuvent inclure les travailleurs les plus vulnérables et les moins à même de s’adapter au changement de l’environnement économique”, a déclaré Eric Rosengren lors d’une conférence en ligne. “Ce bilan humain déséquilibré est un mauvais résultat pour la démocratie comme pour l’économie”.

La banque centrale américaine devra selon lui trouver un équilibre entre le soutien à l’économie et la stabilité financière.

“Avec la deuxième vague en cours, mon sentiment est que plus d’assouplissements budgétaires et monétaires sont nécessaires”, a-t-il poursuivi. Et l’avenir dans ces domaines dépendra aussi des marges de manœuvre dont disposera le nouveau président du haut Biden notamment au Sénat où ils risquent d’être minoritaires.

Risque récessionniste d’après la Fed

Risque récessionniste d’après la Fed

 

On ne sait pas si l’alerte lancée par le président de la Fed se nourrit des tendances économiques constatées ou de l’environnement politique. En effet le président américain vient de suspendre les discussions sur le plan de relance. Or le président de la banque centrale américaine Jérôme Powel milite pour un soutien encore plus affirmé à la croissance. Il estime que grâce au soutien en particulier de la banque centrale le pire a jusqu’à maintenant été évité mais qu’une tendance baissière se dessine comme en Europe et se traduisant en particulier de manière négative sur l’emploi

“L’expansion est encore loin d’être achevée. A ce stade préliminaire, je dirais que les risques liés à l’intervention des politiques sont toujours asymétriques. Trop peu de soutien conduirait à une reprise faible, créant des difficultés superflues pour les ménages et les entreprises”, a-t-il dit lors de l’assemblée générale annuelle de la National Association for Business Economics (NABE).

“Les risques d’en faire trop semblent pour l’instant moins importants. Même si les mesures politiques se révèlent au final plus importantes que nécessaire, elle ne seront pas vaines. La reprise sera plus forte et plus rapide.”

Le président de la Fed a donc évoqué “un risque que les progrès initiaux rapides liés à la réouverture se transforment progressivement en un cheminement plus lent que prévu vers une reprise complète”. Une évolution qui pourrait “déclencher une dynamique récessionniste typique, la faiblesse alimentant la faiblesse”, a-t-il ajouté.

La Fed : politique très accommodante encore pour longtemps

La Fed : politique très accommodante encore pour longtemps

 

La politique très accommodante de la Fed va encore durer longtemps au moins jusqu’en 2023. L’objectif est de soutenir l’activité et l’emploi. La Fed a légèrement modifié ses prévisions de chute de l’activité en 2020 prévus en juin à 6,5 est ramené à 3,7. Par contre pour l’année 2021 la croissance du PIB ne serait que de quatre au lieu de 5 %. Des prévisions quand même un peu aléatoires mais qui veulent témoigner d’un certain optimisme et surtout de la détermination de la banque centrale américaine à fournir toutes les liquidités nécessaires et à maintenir notamment des taux d’intérêt très bas entre zéro et 0,25 %

Politique monétaire : l’emploi , objectif de la Fed ?

Politique monétaire : l’emploi , objectif de la Fed ?

La Banque centrale américaine a décidé de mettre la pédale douce sur l’inflation qui pourrait dépasser l’objectif de 2 %. Par contre elle déclare faire de l’emploi sa priorité. Pourtant on voit mal le lien entre sa politique monétaire et la question du chômage notamment via l’instrument de l’inflation. La Fed comme d’ailleurs d’autres banques centrales et les différents gouvernements dans la période ont surtout recours à la méthode Coué. La vérité sans doute c’est qu’ils sont assez désarmés face à une crise non seulement conjoncturelle du faît du Corona virus mais aussi par des changements plus structurels notamment concernant la consommation des ménages. La Fed espère que sa tolérance vis-à-vis de l’inflation permettra  de créer davantage d’emplois. Et profiter ainsi à de nombreux foyers, y compris ceux à faibles revenus, très affectés par la crise. « La nouvelle stratégie de la Fed pourrait la conduire à maintenir des taux quasi nuls plus longtemps encore qu’anticipé jusqu’à présent », explique John Plassard, de Mirabaud.

Ce changement de politique est toutefois moins une recette magique qu’un signal adressé aux marchés pour souligner la réactivité de la Fed face à la crise. L’inflation a, en effet, rarement atteint les 2 % depuis 2012 et son lien avec le plein-emploi est ambigu. Le chômage, très bas aux États-Unis ces dernières années (3,5 % avant la pandémie), ne s’est pas accompagné, contrairement aux attentes des économistes, d’une remontée de l’inflation. D’autres banques centrales pourraient suivre la Fed. En particulier la BCE, qui a engagé une revue stratégique incluant une révision de sa cible d’inflation, fixée aussi à 2 %. Quoi qu’il en soit, il paraît « exagéré d’espérer un dépassement de l’inflation », tempère Samy Chaar, le chef économiste de Lombard Odier. Si la Fed veut atteindre sa cible, elle doit déjà « amener les banques à prêter à l’économie réelle », insiste-t-il.

Croissance États-Unis : le tassement devrait se poursuivre (FED)

Croissance États-Unis : le tassement devrait se poursuivre (FED)

 

La croissance -comme le marché de l’emploi devrait -continuer de se tasser d’après la banque fédérale qui constate que la crise sanitaire insuffisamment maîtrisée et qui se prolonge pèse de façon négative sur l’activité économique. Le ralentissement de l’activité économique aux Etats-Unis devrait donc se poursuivre alors que plusieurs Etats du pays mettent en place davantage de mesures visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus et la reprise du marché de l’emploi pourrait s’estomper, a déclaré mercredi le président de la Réserve fédérale (Fed) de Boston, Eric Rosengren.

Les dépenses de consommation pourraient rester limitées par rapport à ce qu’elles étaient, la population américaine évitant toutes activités nécessitant des niveaux élevés d’interaction sociale pour des raisons de santé, a déclaré Eric Rosengren.

“Les prévisions pour l’économie américaine cet automne sont assez incertaines mais je pense que le récent ralentissement de l’activité économique que nous avons observé dans de nombreux indicateurs devrait se poursuivre”, a-t-il dit dans des remarques préparées pour un événement en ligne organisé par la Chambre de commerce de South Shore.

Eric Rosengren souligne que les régions des Etats-Unis qui ont adopté des mesures de confinement plus longues au début de la crise sanitaire bénéficient désormais de meilleurs résultats en matière de santé et de dépenses de consommation plus solides.

A l’inverse, les États ayant levé les restrictions trop rapidement ont vu une augmentation éphémère de leur activité économique qui s’est atténuée avec la recrudescence des nouvelles contaminations, a-t-il ajouté.

“Les efforts limités ou inégaux des États pour contrôler le virus sur la base des directives de santé publique ne font pas seulement courir un risque inutile de maladie grave, voire de mort, aux citoyens mais sont également susceptibles de prolonger le ralentissement économique”, a déclaré le président de la Réserve fédérale de Boston.

Concernant le programme de prêt aux entreprises de la Fed dénommé “Main Street Lending Program”, Eric Rosengren a déclaré que sa faible utilisation à son lancement n’était pas un signe d’échec car il est attendu qu’un tel dispositif rencontre moins de demande qu’un programme de subventions, comme le “Paycheck Protection Program”.

Selon lui, davantage d’entreprises pourraient se tourner vers ce programme de prêts à l’automne si l’économie se détériorerait.

Etats-Unis: La Fed continue sa politique très accommodante

Etats-Unis:  La Fed continue sa politique très accommodante

La politique de la banque centrale américaine va continuer d’être accommodante pour  soutenir une économie très bousculée. Les taux vont continuer d’être proches de zéro et la banque fédérale va poursuivre ses achats de bons du Trésor et de prêt immobilier titrisées à hauteur de 120 milliards par mois

Jerome Powell s’est inquiété de la recrudescence récente des cas de contamination au coronavirus aux Etats-Unis en disant qu’elle commençait à avoir un impact sur l’activité économique.

Il a également affirmé que le cours de l’économie dépendrait très largement de l’évolution de la pandémie et des mesures prises pour la contenir, laissant ainsi entendre que la Fed pourrait être conduite à en faire davantage si la crise sanitaire s’aggravait.

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers, ce qui a provoqué une envolée de la taille de son bilan.

Le communiqué publié mercredi par la banque centrale et les déclarations de son président ne devraient pas modifier la position des marchés, qui s’attendent à voir la banque centrale déployer de nouvelles mesures à l’issue de sa prochaine réunion, en septembre, ou au cours du second semestre.

“C’est à peu près ce à quoi nous nous attendions”, a commenté Stan Shipley, analyste macroéconomique pour Evercore SI.

“Le communiqué important sera celui de septembre, lorsqu’ils donneront des éléments sur le pilotage des anticipations”, autrement dit sur la communication par la banque centrale sur l’évolution à attendre de sa politique monétaire, a-t-il ajouté.

Fed : pas de limite au rachat d’obligations

Fed : pas de limite au rachat d’obligations

 

Face à la crise sanitaire qui se développe aux États-Unis et à une économie qui peine ( comme en témoigne notamment la destruction d’emplois) la banque fédérale américaine veut sans doute rassurer. Elle indique qu’elle peut en réalité être encore davantage accommodante. En clair,  faire encore davantage tourner la machine à billets.

“Nous avons mis en place beaucoup de mesures d’adaptation ; il y a plus que nous pouvons faire, il y a plus que nous allons faire”, a-t-il déclaré à CNN International.

Si les signes d’un rebond économique en mai et juin sont “extrêmement bienvenus”, la Fed suit de près l’évolution de l’épidémie de coronavirus car elle déterminera la trajectoire de l’économie, a ajouté Richard Clarida.

Il y a surtout cette promesse que la banque fédérale américaine ne définira aucune limite sur la quantité d’obligations qu’elle peut acheter et que donc les mesures de soutien notamment via les prêts encore prendre une dimension plus importante

Marché : une sévère correction à venir avec les contradictions de la cote

Marché : une sévère correction à venir avec les contradictions de la cote

Il est clair qu’on constate une nette contradiction entre la remontée des cours boursiers et la dégradation économique et sociale. Même si les perspectives économiques ne paraissent pas aussi noires que dans les scénarios les plus pessimistes ,il n’empêche que la croissance en 2020 subira une chute importante qui ne sera même pas compensée par celle de 2021. D’où un décalage incompréhensible entre ces deux tendances. Peut-être certains hypothèquent-t-ils sur les énormes gains de productivité qui pourraient être fait grâce aux plans de licenciement qui compenseraient alors plus que largement la baisse de la demande. Le problème c’est que les croissances internationaux sont surtout alimentées par la demande intérieure. Pourtant la baisse attendue du pouvoir d’achat moyen risque de porter atteinte au niveau global  de la demande, donc au niveau de l’activité et des rentabilités en attendre. «Au milieu de la tragédie humaine et de la récession économique causées par la pandémie, la récente augmentation de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers a retenu l’attention des analystes», résument dans un blog Tobias Adrian, conseiller financier du FMI, et Fabio Natalucci, responsable du GFSR. Ils s’inquiètent du fait que les investisseurs semblent parier sur une aide «solide et durable des Banques centrales qui soutiendra une reprise rapide, même si les données économiques indiquent une récession plus profonde que prévu». Le FMI a prévenu mercredi que la récession mondiale en 2020 serait plus sévère qu’estimé en avril (-4,9%) et il observe une reprise plus lente que prévu au début du troisième trimestre.

«Cette divergence fait naître le spectre d’une nouvelle correction des prix des actifs à risque si l’attitude des investisseurs changeait, menaçant la reprise», ajoutent-ils. C’est à la mi-mars qu’à Wall Street l’indice vedette, le Dow Jones, est entré en «bear market», c’est à dire une tendance à la baisse, perdant plus de 30% par rapport à son dernier record. Mais à partir de fin mars/début avril, les indices ont entamé une nette remontée. La hausse est depuis presque ininterrompue en dépit de petits creux mi-avril, mi-mai et début juin.

Le soutien «sans précédent» et «non conventionnel» des autorités qui ont déployé liquidités, prêts et taux d’intérêt bas, «a sans aucun doute amorti l’impact de la pandémie sur l’économie mondiale et atténué le danger immédiat pour le système financier mondial», selon le GFSR. Mais la dette des entreprises, qui était déjà élevée avant la pandémie, après une décennie de taux d’intérêt bas, a maintenant atteint des «niveaux historiquement élevés» et la dette des ménages augmente également, ce qui pourrait créer des problèmes si les emprunteurs ne sont pas en mesure de rembourser dans un contexte de lente reprise, relève le rapport.

Si l’aide des gouvernements et des banques centrales était incontournable pour éviter des vagues encore plus grandes de licenciements et de faillites, la facilité d’obtention des crédits, pourrait entraîner des «effets pervers», mettent-ils en garde.

La Fed : les banques trop fragiles.

La Fed : les banques trop fragiles.

La banque fédérale américaine a effectué un certain nombre de tests qui montrent des fragilités bancaires dans certains établissements. Les pertes pourraient même monter jusqu’à 700 milliards de dollars. C’est pourquoi la banque fédérale américaine a décidé de resserrer critères de gestion en matière de fonds propres et de recommander la limitation du versement de dividendes. Elle recommande aussi aux entreprises de ne pas racheter leurs propres actions( Pour limiter une forme de rémunération des actionnaires).  Ces “stress tests”, qui ont concerné certaines des plus grandes banques des Etats-Unis comme Goldman Sachs ou JPMorgan & Chase, montrent que les 34 établissements pourraient subir jusqu’à 700 milliards de dollars (624 milliards d’euros) de pertes sur créances dans le pire scénario d’une reprise en “W” après la crise.

La Fed estime que les banques devraient pouvoir faire face à une récession sévère et prolongée mais que plusieurs d’entre elles se retrouveraient proches des exigences minimales de fonds propres.

En conséquence, la banque centrale a annoncé qu’elle plafonnait le montant des dividendes que les établissements financiers pourront verser au titre du troisième trimestre, qui ne pourront être supérieurs à ceux du deuxième trimestre. Au maximum, le dividende ne pourra excéder la moyenne du bénéfice net au cours des quatre derniers trimestres.

La Fed a également décidé d’interdire les rachats d’actions, autre moyen de rémunération des actionnaires, au moins durant le troisième trimestre.

Inflation trop faible ? – FED

Inflation trop faible ? – FED

Le vice-président de la FED  (réserve fédérale américaine s’inquiète de la faiblesse d’une inflation qui serait nuisible à l’économie américaine). En clair cela signifierait pour lui que la demande est insuffisante pour alimenter une hausse des prix satisfaisantes.

On peut quand même douter de la mollesse de l’inflation dans les jours à venir surtout à moyen et long terme dans la mesure où chaque banque centrale a inondé le marché de liquidités en décalage forcément avec la richesse nationale et dont le rééquilibrage devrait  avoir lieu à travers notamment les parités monétaires et l’inflation. Peut-être s’agit-il pour le vice-président de la Fed d’une invitation à accroître encore la politique accommodante de la banque centrale. Notamment pour augmenter encore considérablement la masse monétaire et peut-être aussi faire baisser artificiellement le dollar handicapé par ailleurs par des questions de compétitivité  structurelle.

La crise du coronavirus tire l’inflation américaine vers le bas, a averti mardi le vice-président de la Réserve fédérale Richard Clarida, ce qui suggère que l’économie américaine pourrait avoir besoin d’une aide supplémentaire de la banque centrale et du Congrès pour se rétablir complètement.

Les anticipations d’inflation, déjà faibles au début de la récession en février dernier, “risquent de tomber en deçà” d’une fourchette cohérente avec l’objectif d’inflation de 2% de la Fed, a déclaré Clarida dans des notes préparées pour une intervention devant la Foreign Policy Association à New York.

“Je défendrai avec la plus haute priorité des politiques destinées non seulement à obtenir le maximum d’emploi, mais aussi des anticipations d’inflation bien ancrées cohérentes avec notre objectif”, a-t-il ajouté.

Les responsables de la Fed, dont son président Jerome Powell, insistent sur la nécessité de lutter contre le chômage massif provoqué par la crise liée à la pandémie de coronavirus.

Mais les remarques de Clarida suggèrent que le poids que pourrait exercer une inflation trop faible sur la croissance est également une préoccupation de la banque centrale, qui explique son programme de soutien sans précédent à l’économie.

Le retour à une économie saine prendra “du temps”, a ajouté Richard Clarida, faisant écho aux propos tenus dans le même temps par Powell, qui a répété devant le Congrès que la reprise aux Etats-Unis ne sera complète que lorsque les Américains seront convaincus que le nouveau coronavirus est sous contrôle.

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

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Alors que la BCE est paralysée par les contradictions internes des membres de la zone euro sur les conditions de la gestion monétaire et budgétaire de la crise, la Fed, elle, multiplie les gestes notamment pour annoncer une baisse surprise dimanche de 1 point des taux , les ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. La BCE qui pourtant a affirmé son soutien théorique à l’économie n’a pas encore modifié une seule fois ses taux il s’agit certes d’un geste symbolique le plus souvent mais qui vise à signifier l’engagement d’une politique particulièrement accommodante pour sauver économie. En plus évidemment de cette modification , il y aura pour la FED des rachats d’actifs massifs. De l’ordre de 700 milliards de bons du Trésor et de titres hypothécaires. On est loin encore des intentions–d’ailleurs n’en officiellement exprimées– de la BCE. Globalement cela pourrait apporter un soutien de l’ordre de 1000 milliards à l’économie américaine. À comparer aux dégâts de la crise en Europe. Le montant du PIB  de la zone euro se monte à 12 000 milliards environ. En fourchette basse, il faut s’attendre à une stagnation de l’économie au lieu des 1 % prévus d’augmentation pour le PIB. Soit une perte de 120 milliards. Sans doute un chiffre très supérieur à évaluer avec la quadruple crise : crise sanitaire, crise de l’offre, maintenant crise de la demande et crise financière. L’attentisme de la présidente de la BCE Christine Lagarde s’explique car elle est écartelé entre l’orthodoxie des pays du nord  et la gestion beaucoup plus laxiste des pays du Sud de la zone euro .

« Les effets du coronavirus pèseront sur l’activité économique à court terme et présenteront des risques pour les perspectives économiques », précise la Banque centrale américaine dans un communiqué.

La Réserve fédérale a précisé qu’elle maintiendra les taux dans cette fourchette jusqu’à ce que la crise soit passée. Seule une participante, Loretta J. Mester, présidente de la Fed de Cleveland, a voté contre cette mesure, et s’est montrée favorable à une baisse moins forte des taux. En plus du geste fort de la Fed, celle-ci a participé à une action concertée au niveau mondial pour assurer que les liquidités seront suffisantes lundi.

La baisse des taux surprise a été prise alors que le comité monétaire habituel de la Fed, qui va se réunir mardi et mercredi, doit rassurer les marchés. Wall Street a connu jeudi sa pire journée depuis le krach boursier d’octobre 1987. C’est la deuxième fois depuis le début du mois de mars que la Fed abaisse ses taux en dehors de son comité monétaire habituel, ce qu’elle n’avait pas fait depuis la crise financière de 2008.

 

La Fed a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires. Face à l’affolement, elle avait abreuvé les marchés en liquidités toute la semaine, apportant plusieurs milliers de milliards de dollars, et avait renoué avec les rachats de dette américaine à travers les bons du Trésor. Le président Trump a salué immédiatement le geste de la Banque centrale qu’il n’a eu de cesse de critiquer ainsi que son président Jérôme Powell.

Fed : une émission 1500 milliards de dollars supplémentaires

Fed : une émission 1500 milliards de dollars supplémentaires

 

Un énorme plan de refinancement a été décidé par la Banque fédérale américaine pour faire face à la double crise économique et financière avec une injection de 1500 $ supplémentaires cette semaine. Une intervention assez massive et pourtant qui n’a pas encore complètement convaincu les acteurs économiques. Cette réaction est à mettre en parallèle avec l’immobilisme quasi total de la banque centrale européenne qui n’a pratiquement rien décidé ni en matière d’évolution des taux ou d’injection de liquidités pour sauver notamment les trésoreries. La démonstration sans doute que l’orthodoxie allemande commande encore les orientations de la BCE.

La très prudente Christine Lagarde qui n’a jamais fait preuve d’une grande originalité ni d’une grande détermination s’aligne évidemment derrière cette orthodoxie allemande. Tout ce qu’elle a déclaré jusqu’à maintenant est d’une grande banalité quand elle affirme par exemple que la politique monétaire ne se fera pas suffisante et qu’il faudra l’articuler avec une politique budgétaire. De la même manière quand elle souhaite une réponse coordonnée tant en Europe qu’au plan international. En attendant chaque pays ou chaque zone économique essaye de sauver sa peau pendant que la banque centrale européenne s’enfonce dans ses contradictions.

La Fed, elle,  va offrir ce jeudi 500 milliards de dollars à échéance de trois mois et offrira vendredi 500 milliards à trois mois et 500 milliards à un mois. Elle injectera chaque semaine 500 milliards à trois mois et 500 milliards à un mois jusqu’au 13 avril.

Ces annonces ont permis à la Bourse de New York d’effacer une partie de ses pertes à la mi-séance. Aux alentours de 17H10 GMT, le Dow Jones, qui a chuté de plus de 9% en séance, était en repli de 4,71%, pendant que le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 4,45%.

La banque centrale continuera par ailleurs à alimenter le marché en liquidités avec, jusqu’au 13 avril, au moins 175 milliards de dollars chaque jour, avec un remboursement le lendemain, et, deux fois par semaine, au moins 45 milliards de dollars à échéance de deux semaines. Cet argent mis à disposition par la Fed permet aux banques et grandes entreprises de se refinancer.

La puissante banque centrale américaine a précisé, dans ce communiqué, que «ces changements doivent permettre de répondre à des perturbations très inhabituelles sur les marchés secondaire des bons du Trésor associées à l’éclosion de coronavirus». La Fed va également acheter différents types de titres à diverses maturités et les achats se poursuivront au deuxième trimestre.

Face à la pandémie du nouveau coronavirus, et à ses effets sur l’économie, la Fed a déjà, à deux reprises cette semaine, augmenté ses injections quotidiennes sur le marché monétaire, les faisant passer de 100 à 175 milliards de dollars.

Coronavirus : la Banque d’Angleterre suit la faible FED , on attend la BCE!

Coronavirus : la Banque d’Angleterre suit la faible FED , on attend la BCE!

 

Alors que la plupart des banques centrales ont déjà réagi avec d’ailleurs des mesures qui ne parviennent encore pas à rassurer les opérateurs économiques et financiers, la BCE, elle est encore figée sans doute par la philosophie allemande tant en matière monétaire que budgétaire. Côté britannique en tout cas on a décidé de suivre la faible la FED. La BoE emboîte le pas de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a déjà annoncé la semaine dernière une baisse des taux sans attendre sa réunion régulière, afin de soutenir l’activité et de rassurer des marchés affolés par l’avancée de l’épidémie de coronavirus.

La Banque centrale européenne (BCE) doit quant à elle dévoiler son dispositif jeudi à l’issue de sa réunion.

Dans son communiqué, la BoE s’attend à un « choc économique qui pourrait être vif et important mais devrait être temporaire », expliquant que les PME vont être particulièrement affectées, tant par les perturbations des chaînes d’approvisionnement que par une demande plus faible.

Ces mesures spectaculaires sont annoncées par la BoE quelques heures avant la présentation par le gouvernement britannique de son premier budget post-Brexit.

Le ministre des Finances Rishi Sunak, en poste depuis un mois, doit prendre la parole à 12H30 GMT devant le Parlement et devrait dévoiler des milliards de livres de dépenses supplémentaires pour soutenir l’économie.

La FED maintient ses taux

La FED  maintient ses taux

Finalement comme la plupart des banques centrales, la Fed a décidé de ne rien changer pour l’année en cours au motif qu’il n’y a pas de signe suffisant d’affaiblissement de l’économie même si la centrale américaine reconnaît un tassement notamment de la consommation des ménages. Comme dans la plupart des autres régions, l’industrie manufacturière est aussi à la peine. Cependant il n’y a pas d’urgence car l’inflation est contenue aux États-Unis autour de 1,5 % un objectif de 2 %.

Le taux directeur reste donc inscrit dans une fourchette comprise entre 1,5 et 1,75%. Des taux que le président américain juge excessif pour redonner du souffle à la croissance américaine. La décision a cependant été unanime au sein des membres du comité monétaire de la Fed, qui estime que cette politique monétaire doit notamment permettre à l’inflation de revenir à son taux cible de 2%, alors qu’elle est actuellement inférieure. L’inflation annuelle aux Etats-Unis était de 1,5% en novembre, selon l’indice PCE, le plus suivi par la Fed pour mesurer l’évolution des prix. Seul le secteur manufacturier est en récession, victime de la guerre commerciale avec la Chine. Sur ce front toutefois, la trêve consécutive à l’accord signé le 15 janvier par les deux puissances économiques apporte un vent d’optimisme sur les marchés. Mais alors que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une reprise de la croissance mondiale cette année, les perspectives mondiales sont désormais assombries par l’épidémie du nouveau coronavirus, qui a fait plus de 130 morts en Chine. «Le coronavirus introduit une nouvelle forme d’incertitude. (…) Les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement mondiale peuvent être importantes», a ainsi indiqué à l’AFP Diane Swonk, économiste en chef pour Grant Thornton. «Il est encore trop pour agir mais la Fed doit montrer qu’elle regarde cela de près», a-t-elle ajouté. Pour l’économiste Joel Naroff, le coronavirus influencera les décisions de la Fed «si cela affecte durablement les marchés et s’il y a des signes clairs de ralentissement de l’économie».

Évolution des taux: comme le fût du canon: stables «un certain temps»- (FED)

Évolution des taux: comme le fût du canon: stables «un certain temps»- (FED)

 

Cette fois il y a consensus au sein de la banque fédérale pour que les taux restent table stables….. un certain temps. La vérité c’est que la Fed est travaillée par Trump et certains économistes pour se montrer  encore plus accommodante devant l’évolution tendancielle à la baisse de la croissance. À l’inverse, d’autres considèrent qu’il serait opportun de commencer à relever les taux. Du coup, on s’est mis d’accord entre les deux camps opposés pour ne rien changer pour l’instant. Les velléités de relever les taux pourraient bien se heurter aux conséquences de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis qui est loin d’être terminée aussi au risque géo politique et aux évolutions plus inquiétantes de la croissance. En effet par exemple l’industrie manufacturière américaine a encore plongée en décembre. Elle est toujours dans le rouge et rejoint même son plus bas niveau de 2009, ce qui présage une croissance qui se tasse sérieusement. Alors que les comptes rendus des réunions de la Fed permettent généralement de distinguer des camps opposés dans l’évolution de la politique monétaire aux Etats-Unis, celui publié vendredi témoigne au contraire du consensus existant entre les participants sur le fait que la Réserve fédérale a suffisamment agi en 2019 pour préserver l’économie américaine d’une récession en abaissant ses taux à plusieurs reprises l’an dernier.

«Les participants ont jugé qu’il serait approprié de maintenir la fourchette d’objectifs de taux des fonds fédéraux», est-il écrit dans le compte rendu de la réunion, à l’issue de laquelle la Fed a laissé sa politique monétaire inchangée et laissé entendre que les taux d’intérêt ne devraient pas bouger l’an prochain.

Les participants considèrent que le niveau actuel des taux «restera probablement approprié pendant un certain temps» si l’économie américaine conserve sa trajectoire, montrent les minutes. Plusieurs responsables de la Fed ont aussi proposé de débattre à l’avenir de sujets tels que «le rôle potentiel d’un mécanisme permanent de prise en pension».

Ces «minutes» de la réunion des 10 et 11 décembre montrent aussi que les responsables de politique monétaire aux Etats-Unis se préparent à débattre d’éventuelles modifications dans leur gestion de la liquidité sur les marchés financiers.

La FED accélère la planche à billets

La FED accélère la planche à billets   

 

Près de 300 milliards injectés par la FED dans l’économie en quelques jours. Cette injection massive correspondrait à des problèmes de trésorerie notamment sur le marché interbancaire. Reste à savoir si ce n’est pas plus grave et si en faite les réticences ne viendraient pas de la part de certaines institutions financières qui refusent de mettre à disposition leurs liquidités par crainte de ne pas être remboursé par des emprunteurs : banque ou entreprise. Ce serait alors un remake de 2007. Pour l’instant en tout cas cela n’a pas d’influence sur la cotation à Wall Street qui d’un certain côté indirectement bénéficie aussi de ce soutien de liquidités un peu artificiel.  La bonne résistance de Wall Street s’explique par le fait que ces opérations ne concernent que le marché interbancaire qui se trouve, selon les spécialistes, momentanément à cours de liquidités. Les banques qui se financent quotidiennement sur ce marché souffriraient d’un assèchement des liquidités à la suite d’importantes émissions de dettes de la part du Trésor et d’une forte demande de liquidités de la part des entreprises qui avaient à faire face à des échéances fiscales.

Certaines sources plus alarmistes évoquent cependant le refus de certains établissements financiers de mettre leurs disponibilités sur marché évoquant la vulnérabilité possible d’un intervenant (banque ou entreprises) qui pourrait ne pas être en mesure de rembourser les sommes empruntées au jour le jour. Si cette situation, synonyme d’une perte de confiance réciproque sur le marché interbancaire se vérifie, il pourrait s’agir d’une crise plus grave que les autorités monétaires devront régler au plus vite.

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

Donald Trump a critiqué à de nombreuses reprises le président de la Fed Jerome Powell, lui reprochant de ne pas faire assez pour accompagner les efforts déployés par son administration pour soutenir la croissance. La Fed “nous a laissés tomber”, a réagi Donald Trump mercredi. Le marché voulait un signal montrant qu’un “cycle de réduction des taux prolongé et énergique” était en cours, a-t-il ajouté.Un cycle “nous mettant au diapason de la Chine, de l’Union européenne et d’autres pays de par le monde”, a poursuivi Trump. “Au moins, il (Powell) met un terme à un durcissement quantitatif qui de toute façon n’aurait jamais dû avoir lieu”. Les traders du marché monétaire évaluent à 76% environ la probabilité que la Fed abaisse à nouveau les taux au terme de sa réunion des 17 et 18 septembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Cette probabilité implicite était de 83% peu de temps après l’annonce de la baisse de taux.

Powell et d’autres banquiers de la Fed ont ménagé la chèvre et le chou ces dernières semaines, mettant en avant les risques liés aux tensions commerciales internationales, à une inflation faible et à une conjoncture mondiale morose, tout en rappelant néanmoins que les Etats-Unis étaient fondamentalement en bonne santé économique. La Fed considère ainsi que le marché du travail reste “vigoureux” et observe que les dépenses des ménages se sont accélérées. Mais elle dit aussi que l’investissement des entreprises est terne et que les mesures de compensation de l’inflation restent basses. La banque centrale estime que la baisse des taux intervenue aujourd’hui doit favoriser le retour de l’inflation vers l’objectif de 2% mais que les incertitudes entourant cette perspective restent bien présentes.

La Fed a enfin fait savoir qu’elle arrêterait de dégonfler ses avoirs obligataires de 3.600 milliards de dollars à partir du 1er août, soit deux mois avant la date prévue. En clair, la politique accommodante de la Fed n’est pas stoppée. Au contraire, elle ce développe et sera sans doute contagieuse. D’autres banques centrales devraient suivre à terme le même exemple. La planche à billets déjà entraînant la planche à billets des autres.

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