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Retraites : Les Français favorables à la réforme ? (sondage)

Retraites : Les Français favorables à la réforme ? (sondage)

 

S’appuyant sur un sondage de l’IFOP, le très macroniste  journal du JDD titre que les Français sont  favorables à la réforme. Pourtant le même sondage montre que 66 % des Français ne font pas confiance au gouvernement dans ce domaine. Cependant ils sont également 66 % à se prononcer pour l’harmonisation des régimes. De là à dire que les Français sont favorables à toute la réforme il y a un pas que le JDD franchit un peu vite !

 

Selon ce sondage, 36% des Français considèrent qu’il faut allonger la durée de cotisation des actifs, le levier traditionnellement utilisé par les politiques en la matière. Parmi les autres options proposées, 16% des Français optent pour une augmentation des cotisations des actifs et 7% pour une baisse des pensions des retraités, selon ce sondage. Seulement 2% des retraités sont favorables à cette dernière option.

Plus engageant pour le gouvernement, les deux tiers des Français (66%) sont favorables à une harmonisation des différents régimes « au nom de l’égalité entre les cotisants », alors que 34% des Français veulent conserver des régimes de retraites différents compte tenu des spécificités de certains métiers ou professeurs, selon ce sondage.

*Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 30 août 2019 auprès d’un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Christine Lagarde (FMI) : « Une reprise favorable aux réformes »

  • Constatant que progressivement l’économie mondiale retrouve ses niveaux d’avant crise, la directrice du fonds monétaire international recommande d’en profiter pour réaliser les réformes structurelles  qui s’imposent. Un discours qui s’adresse particulièrement à la France à la fois en termes de félicitations mais aussi d’ avertissement. Si effectivement la France a engagé un certain nombre d’évolutions, il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour revenir dans les clous des équilibres financiers et de la compétitivité. Ainsi jusqu’alors  la France affiche toujours une balance commerciale déficitaires de 50 milliards quand les Allemands enregistrent un excédent de 200 milliards. Cette balance commerciale est le meilleur indicateur de la compétitivité internationale. De même en matière d’équilibre financier, la France n’a pas encore réussi à réduire  le niveau de ses dépenses et l’amélioration des déficits est essentiellement due à une meilleure conjoncture .  La reprise de l’économie « est propice, soit à poursuivre les réformes structurelles lorsqu’elles ont été engagées, soit à décider de les mener », analyse l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances dans leJDD. « Avec une croissance de 3,6%, l’économie mondiale reviendra au taux moyen des deux décennies qui ont précédé la grande crise financière de 2007-2008″, ajoute-t-elle. La patronne du FMI donne également son avis sur les réformes mises en place en France. « La réalisation de réformes structurelles importantes doit constituer pour la France un gage de crédibilité afin d’engager ensuite un dialogue de fond sur la modification des institutions européennes », déclare-t-elle. « Je crois que le président Macron a un train de réformes successives en tête avec un calendrier. » Christine Lagarde ajoute qu’à ses yeux, les réformes « qui sont engagés en France sont dans la ligne de ce que le FMI recommande depuis plusieurs années. » Dans cette longue interview, la directrice du Fonds monétaire international offre un panorama complet de la situation économique internationale, de la zone euro à l’Afrique en passant par la Chine et les Etats-Unis. Elle revient notamment sur la politique protectionniste entreprise par Donald Trump depuis son arrivée au pouvoir il y a un an : « Comme souvent avec les hommes politiques, Trump est motivé par des enjeux intérieurs. »

Conjoncture économique: favorable à Macron et réciproquement

Conjoncture : favorable à Macron et réciproquement

 

Dans un environnement économique caractérisé par la faiblesse de la croissance, la confiance joue un rôle déterminant. Elle peut contribuer à augmenter l’évolution du PIB de l’ordre de  1 %. Ce qui précisément est de nature à recréer des emplois. Pour l’instant les prévisionnistes envisageaient au mieux 1,3% % de croissance mais avec l’arrivée de Macron l’évolution pourrait être amplifiée.  Le nombre de défaillances d’entreprises est en forte baisse. Il a reculé de 8 % l’an passé et, au premier trimestre, les ouvertures de procédures judiciaires ont baissé de 3,9 %, selon la société Altares. Et le nombre d’emplois menacés est, lui, tombé sous 44.500, loin des 73.700 emplois comptabilisés au premier trimestre 2009, au plus fort de la crise. Sur le front de l’emploi, l’amélioration est plus contrastée. Le nombre de chômeurs inscrits à Pole emploi est remonté depuis le début de l’année. Mais d’autres signaux sont plus positifs. Le secteur salarié marchand non agricole a créé 192.000 emplois en 2016. Il s’agit d’une embellie par rapport à 2015 puisque, cette année-là, l’économie française n’avait créé que 99.000 emplois. Ainsi, le rythme de créations nettes d’emplois atteint en 2016 est en fait le plus élevé depuis 2007. Le taux de chômage a ainsi reculé de 0,2 point l’an dernier pour atteindre 9,7 % en France métropolitaine. Les économistes de l’OFCE tablent sur un chômage qui toucherait 9,4 % de la population active à la fin de l’année 2017. Un chiffre toujours élevé mais en baisse. Car les prochains mois s’annoncent plutôt bien. Même si la production industrielle a tendance à patiner depuis quelques mois, les économistes s’attendent à une croissance du PIB comprise entre 1,3 et 1,5 % cette année. Pour faire cette prévision, ils s’appuient notamment sur l’indice du climat des affaires. Celui-ci est au plus haut dans l’industrie depuis juin 2011. Quant au moral des patrons tous secteurs d’activité confondus, il est quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme. Les patrons français sont donc optimistes. Parallèlement, les marges des entreprises sont aussi mieux orientées depuis trois ans. Grâce à la baisse du prix du pétrole entre l’été 2014 et l’été 2016, mais surtout à cause de la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ainsi que du pacte de responsabilité, les marges des industriels ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. « La situation financière des entreprises est désormais favorable », selon Mathieu Plane. « Les efforts faits pendant le quinquennat précédent, que ce soit en termes de compétitivité des entreprises ou d’assainissement des finances publiques, pourraient porter leurs fruits au cours des cinq prochaines années », juge-t-il.

Recapitalisation d’EDF : contexte pas assez favorable ! Un euphémisme

Recapitalisation d’EDF : contexte pas assez favorable ! Un euphémisme

 

D’après le patron d’EDF Jean-Bernard Lévy le contexte n’aurait pas été assez favorable pour envisager la recapitalisation prévue de l’entreprise. Une formule très vague qui masque mal la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

La CFDT favorable au référendum d’entreprise

La CFDT favorable au référendum d’entreprise

 

Avec un certain courage, aussi quelques conditions voire quelques contradictions, la CFDT constatant l’état délétère du dialogue social se prononce en faveur du référendum d’entreprise. Il s’agit là d’une prise de position majeure qui s’appuie sans doute sur le constat de la baisse de crédibilité des syndicats dans l’opinion publique. (Interview RTL de Laurent Berger-CFDT)

Comment jugez-vous l’état du dialogue social ?

Force est de constater que les acteurs – syndicats, patronat, gouvernement – ne jouent pas tous le jeu. Une partie du Medef est violemment hostile au dialogue social et cela empêche d’avancer. Il faut remonter loin en arrière pour retrouver un tel climat au sein du patronat ! Les progressistes en son sein doivent mener un combat pour affirmer la nécessité d’un vrai dialogue économique et social avec les syndicats. Côté syndicats, aucun acteur majeur autre que la CFDT et la CFTC ne considère que le dialogue social est la voie pour avancer. Je constate qu’en Allemagne, patronat et syndicats ont une constance sur le sujet. Chez nous, ce n’est pas le cas. Quant au gouvernement, il n’affiche pas une volonté pleine et entière de dialogue social non plus. J’en veux pour preuve sa manière de pointer le sujet de la dégressivité des allocations chômage alors même que la négociation débute et que les partenaires sociaux n’en veulent pas… Le gouvernement aurait mieux à faire que de se mobiliser sur des sujets stériles comme la déchéance de nationalité…

Vous semblez bien pessimiste sur vos interlocuteurs. Pourquoi vous accrocher alors au dialogue social?

D’abord la CFDT n’est pas seule. Nous nous retrouvons avec la CFTC, l’Unsa et parfois, la CGC. Ensuite, il n’est pas question pour nous de changer notre fusil d’épaule car la négociation produit des résultats positifs pour les salariés. Mais pour cela, les syndicats doivent regarder la réalité en face, s’engager dans les négociations et être en proximité avec les salariés, ce que fait la CFDT. Notre problème n’est pas de changer notre conception du syndicalisme, mais de faire savoir qu’il existe et produit des résultats. On a créé depuis 2008 de nouveaux dispositifs assurant à la fois la sécurité pour les salariés et la souplesse pour les entreprises, comme la rupture conventionnelle du CDI ou la négociation des plans sociaux. Cela marche. Maintenant il faut absolument parler stratégie, instaurer un véritable dialogue économique et social dans les entreprises. Celles qui jouent ce jeu sont plus performantes mais le patronat n’a pas le courage de partager un peu son pouvoir.

 

La lutte contre le chômage étant un échec collectif, quelle est la part de responsabilité des syndicats ?

Nous pouvons sans doute faire plus pour l’accès à l’emploi de ceux qui en sont exclus, en particulier les jeunes. Par exemple, sur l’apprentissage, nous pouvons davantage revendiquer d’embauches dans les entreprises. Mais la CFDT ne peut pas être accusée d’avoir entretenu la frontière entre insiders et outsiders, au contraire.

La ministre du Travail veut faire valider les accords minoritaires par un référendum auprès des salariés. Qu’en pensez-vous ?

La CFDT revendique l’accord majoritaire. Ce n’est donc pas notre idée mais nous sommes favorables à la consultation des salariés. Derrière cette idée, il y a la prise en compte d’une évolution fondamentale de la société. Nous vivons une crise de la représentativité et une crise de la démocratie qui imposent de changer nos modes de pensée. Qui peut avoir peur de consulter les salariés ? Pas nous. C’est même une démarche utile pour re-légitimer les organisations syndicales. Nous devons prendre des risques. Lorsqu’un accord est validé par des syndicats représentant 30 % des salariés, je ne suis pas hostile à ce que l’on consulte les salariés au contraire. Mais cette proposition n’est acceptable qu’à la condition que la consultation ne soit pas une mesure au service des patrons. Il faut qu’elle ne puisse intervenir qu’à l’issue de la négociation et à la seule initiative des syndicats signataires.

L’échec de certaines négociations sur le travail du dimanche (grands magasins, Fnac) montre-t-il les limites du seul dialogue social ?

Les négociations vont se faire magasin par magasin. A la Fnac, nous avons signé l’accord mais les syndicats majoritaires ont fait valoir leur droit d’opposition. Je vous donne rendez-vous aux prochaines élections professionnelles. Nous verrons ce qu’en ont pensé les salariés…

 

La négociation sur l’avenir de l’assurance-chômage va bientôt s’ouvrir. Le déficit financier impose-t-il des économies ?

On peut aussi rentrer dans la discussion en s’interrogeant sur les ressources supplémentaires que l’on pourrait dégager. Nous réfutons une approche qui serait purement économique et une approche qui serait punitive. On n’arrive pas à résorber le chômage et il faudrait le faire payer aux chômeurs. Notre priorité est de conforter l’indemnisation et la simplification des règles engagée depuis 2009 et de renforcer l’accompagnement et la formation. Il faut aussi s’interroger sur le comportement des employeurs, notamment sur l’utilisation des contrats courts. Dans le dernier accord nous avons mis un tout petit pied dans la porte, en taxant plus ces contrats. Il faut aller bien plus loin. Peut-être faudrait-il inciter les entreprises à garder plus longtemps les salariés en instaurant une cotisation dégressive selon la durée des contrats.

 

La dégressivité des allocations chômage est-elle envisageable à certaines conditions ?

C’est totalement exclu. C’est économiquement inutile et socialement injuste Il y a un côté quasi-obsessionnel du gouvernement sur le sujet. En revanche, un sujet comme la refonte de la filière des seniors n’est pas tabou.

Que pensez-vous de la condamnation de salariés de Goodyear à 9 mois de prison ferme pour avoir séquestré leurs patrons ?

Elle est inacceptable. Tout le monde sait que nous ne partageons pas la stratégie qui a été menée par la CGT à Goodyear. Que ce soit là ou à Air France, ma parole n’a jamais tremblé pour condamner ces violences. Mais une peine de prison ferme est complètement inappropriée et je n’ai aucun état d’âme à le dire.

 

Les taxis et les VTC sont en plein conflit. Qui a raison ?

Le nouveau modèle d’économie numérique crée des emplois, et des emplois occupés par une population que le marché du travail a pour certains laissé de côté. La question n’est pas qu’il soit plus vertueux que l’ancien, la question est de réguler et d’organiser la transition pour ne pas sacrifier ceux qui, comme les taxis, voient émerger une nouvelle forme de concurrence. Je ne serai jamais de ceux qui disent qu’il faut défendre mordicus le monde d’hier car rien ne doit bouger. Mais j’ai le souci de préserver l’équilibre économique et social. Ce conflit est typique d’un défaut d’anticipation. Tout le monde l’avait vu venir mais on a laissé pourrir la situation.

 

Service civique : François Chérèque pas favorable à sa généralisation

Service civique : François Chérèque pas favorable à sa généralisation

François Chérèque le président actuel de l’agence du service civique n’est pas favorable à la généralisation de ce service considérant qu’on ne peut imposer par la contrainte l’adhésion aux valeurs républicaines. Une réaction qui pour le moins mérite débat dans la mesure où cette obligation est incontournable pour prétendre faire parti de la communauté française. Pour résumer encore plus brutalement : il n’y a pas d’autre choix,  s’intégrer ou  partir. Une problématique encore taboue ou qu’on aborde sur la pointe  des pieds pour ne pas heurter les susceptibilités de nombreux bobos. Le service civique pourrait constituer un des éléments incontournables pour réellement être admis dans la communauté du pays. De même que l’adhésion à la carte aux valeurs républicaines n’est pas admissible on comprend mal que la contrainte du service civique ne s’exerce que sur certains, ceux qui en ont envie ! La généralisation du service civique évoquée par Hollande ne recueille pas l’adhésion de Chérèque en raison aussi  de réactions possibles d’une partie de la jeunesse. Un argumentaire qui témoigne pour le moins du concept de république molle qui caractérise aujourd’hui le pays aussi du caractère très flou de la finalité du service civique (Interview le FIGARO)°

 

Le service civique est un dispositif relativement récent. Quel est votre bilan auprès des jeunes?

Oui, nous sommes même victimes de notre succès puisque nous n’arrivons pas à répondre à toutes les demandes des jeunes. En 2015, nous avons eu environ 60.000 missions, contre 35.000 en 2014 mais malgré cette progression nous avons toujours une mission pour quatre demandes.

Comment expliquez-vous cet engouement?

Nous avons réalisé deux études en octobre qui montre que nous jouissons d’une grande notoriété et d’une bonne image auprès des jeunes: 96% des 16 à 25 ans connaissent le service civique et 54% sont intéressés pour faire une mission. On constate que les jeunes ont envie de s’investir dans ce contexte post-attentats comme on a pu le constater aussi pour le service militaire ou la Croix Rouge. Plus de 462.000 jeunes se sont inscrits sur le site du Service Civique depuis sa création en 2010, dont près de 150.000 pour la seule année 2015.

Lorsque François Hollande a évoqué une « généralisation » du service civique, il a ravivé le débat sur le service civique obligatoire. Quelle est votre position sur ce sujet?

Je suis favorable au renforcement mais contre l’obligation Par ailleurs, il y a un côté punitif à vouloir le rendre obligatoire alors qu’au contraire, un service civique peut favoriser ensuite une embauche dans une entreprise. Je l’ai dit à François Hollande et je suis content qu’il m’ait écouté. Pour moi, il y avait un risque que les jeunes descendent dans la rue si le service civique devenait obligatoire.

L’enjeu pour arriver à l’objectif de 350.000 jeunes en service civique par an sera donc de trouver davantage de missions. Comment allez-vous vous y prendre? 

Près de 90% des missions sont réalisées actuellement auprès du monde associatif. Pour monter en puissance, en 2015, suite à la volonté déjà affirmée de François Hollande d’augmenter le nombre de missions, nous avons lancé de nouveaux grands programmes ministériels plus ambitieux. L’Education nationale, qui a recruté 5.000 jeunes en 2015, va ainsi faire passer ce chiffre à 15.000 cette année et 37.000 en 2017. Il y aura également 10.000 missions dans la Culture en 2016, contre 6.000 en 2015. Nous venons de signer avec le ministère des Affaires sociales. 17.000 missions vont être proposées en 2016, 25.000 en 2017. En parallèle, nous travaillons de plus en plus avec les grandes fédérations sportives. Mais nous avons encore du chemin à faire avec les collectivités territoriales et les établissements hospitaliers. Elles ne connaissent pas assez le dispositif et considèrent les contraintes d’encadrement et de tutorat trop lourdes. Par ailleurs, nous n’avions pas jusqu’à présent les moyens pour démarcher ni pour proposer plus de missions. Nous allons désormais pouvoir le faire.

Concernant les jeunes, je souhaiterai quand même qu’il y ait davantage de jeunes salariés qui fassent un service civique car c’est un frein actuellement. Nous avons peu de volontaires qui ont un CAP ou BEP car ils s’insèrent directement sur le marché du travail. Il faut réfléchir à un dispositif avec les entreprises qui facilite la prise d’un congé pour réaliser une mission.

Le collectif Génération précaire estime que la montée en puissance du service civique va accentuer la précarisation de la jeunesse et détruire des emplois salariés. Que leur répondez-vous? 

Il ne faut surtout pas transformer le service civique en dispositif d’insertion professionnelle. C’est d’abord un engagement citoyen, un don de soi, même si derrière c’est aussi une expérience que l’on va pouvoir valoriser pour décrocher un emploi. En ce sens, je ne suis pas favorable à une augmentation de l’indemnisation (573 euros par mois ndlr) car, même si les jeunes y sont favorables, elle alimenterait le discours sur l’effet de substitution à l’emploi. Ceci étant dit, je ne suis pas naïf. Mais je tiens à faire remarquer que le chômage des jeunes baisse depuis un an et que nous avons doublé le nombre d’inscrits. Il n’y a donc pas forcément de corrélation.

Le service civique a été créé en 2010 sous le gouvernement Fillon par Martin Hirsch alors Haut-commissaire aux solidarités actives. Il s’agit d’un engagement volontaire au service de l’intérêt général ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans aucune condition de diplôme. Il s’effectue sur une période de 6 à 12 mois en France ou à l’étranger. Les missions ont trait à la solidarité, l’éducation, l’environnement ou encore le sport et la culture. Chaque mission est indemnisée 573 euros par mois.

Air France: Royal favorable a un médiateur, pour quoi faire ?

Air France: Royal favorable a un médiateur, pour quoi faire ?

On se demande bien de quoi se mêle une nouvelle fois Ségolène Royale en proposant un médiateur à Air France ( ce que veulent  le SNPL et la CGT). C’est évidemment une manœuvre d’État pour trouver un compromis bâtard qui ne fera que retarder encore les restructurations indispensables. L’inénarrable Ségolène ,énarque de formation, ne peut s’empêcher d’étatiser  toute question économique et sociale. On connaît l’enjeu, apaiser provisoirement  les tensions, noyer les problèmes dans un compromis vaseux et reporter ainsi après 2017 l’examen des mutations à opérer pour sauver la compagnie aérienne. Une manière aussi de déresponsabiliser la direction de l’entreprise, de la discréditer aussi. Un médiateur peut être désigné pour favoriser la reprise du dialogue au sein d’Air France si celui-ci peine à se remettre en place après les violences commises lundi contre des membres de la direction de la compagnie aérienne, a estimé vendredi Ségolène Royal.   »Si c’est nécessaire, il faut le faire. Ce n’est pas la peine de traîner ou de laisser le dialogue se dégrader ou de rester dans un situation de blocage », a estimé la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, interrogée sur iTélé sur l’opportunité de désigner un médiateur dans le conflit social qui secoue Air France. La ministre, qui exerce la tutelle sur le secrétariat d’Etat aux Transports, avait déjà évoqué cette hypothèse mercredi, mais reste la seule membre du gouvernement sur cette position. « Si le dialogue est difficile à renouer compte tenu de ce qui s’est passé, les dirigeants de l’entreprise et les organisations syndicales peuvent très bien se mettre d’accord sur le nom d’un médiateur qui réunirait un accord de toutes les parties prenantes et qui pourrait contribuer à renouer le fil du dialogue », a précisé la ministre. « C’est quoi renouer le fil du dialogue? C’est déjà partager un accord sur l’évaluation de la situation. Et sans doute que cette étape-là a été trop précipitée », a-t-elle poursuivi.  « Il faut que les partenaires se mettent d’accord déjà sur le partage du diagnostic de la situation. (…) A partir de ce moment, on peut co-construire ensemble des solutions », a-t-elle ajouté. La confirmation d’un plan de restructuration menaçant à court terme 2.900 emplois avait donné lieu lundi à des débordements parfois violents. Air France a opté pour ce « plan B » alternatif au projet Perform prévu initialement, en raison de l’échec des négociations, acté le 30 septembre, avec les syndicats de pilotes sur de nouvelles mesures de productivité.

La baisse de l’euro favorable aux entreprises

La  baisse de l’euro favorable aux entreprises

C’est de manière presque mécanique que les entreprises ont pu bénéficier de la baisse de l’euro si l’on en juge par les résultats trimestriels qui ont été publiés.  La baisse conjuguée de l’euro et du prix des matières premières ayant compensé les effets du ralentissement économique observé dans plusieurs marchés émergents, Chine en tête. Au tout début de cette saison des résultats trimestriels, les analystes s’étaient montrés confiants tout en considérant qu’elle serait déterminante pour la suite de l’année boursière en Europe. Analystes et gérants attendaient en effet de voir les entreprises montrer des signes d’amélioration après les mesures de soutien prises par la Banque centrale européenne. « C’est une saison encourageante. Les entreprises ont bien pris le relais de la BCE », résume Vincent Juvyns, stratégiste chez JPMorgan AM. Selon une étude Thomson Reuters publiée en fin de semaine dernière sur les résultats trimestriels, les entreprises européennes devraient enregistrer une progression de 8,6% de leurs résultats au deuxième trimestre, 56% des sociétés du Stoxx 600 ayant en outre dévoilé des chiffres meilleurs qu’attendu par les analystes. « Les résultats ont été bien meilleurs dans la zone euro qu’en Europe, avec des difficultés en Europe du Nord et un effet devise plus favorable pour l’euro », constate Cyrille Collet, directeur de la gestion actions chez CPR AM. Profitant de la BCE, le niveau moyen sur un trimestre de l’euro face au dollar est tombé à 1,0963 dollar entre avril et juin, au plus bas depuis les trois premiers mois de 2003, contre 1,3738 dollar pour le deuxième trimestre 2014, montrent des données Thomson Reuters.

La baisse de l’euro : favorable pour l’économie

La baisse de l’euro : favorable pour l’économie

La bise actuelle de l’euro (moins 10% en 6mois sur le dollar) pourrait entrainent une hausse de croissance d’environ 0.6% ‘ en 2015). C’est la conséquence de l’atonie de l’activité européenne, des déficits budgétaires, auusi de la politique un peu plus accommodante de la BCE. C’est en effet davantage de compétitivité avec cependant le risque d’une inflation sur les produits importés. . « Le taux de change réel effectif, c’est-à-dire la valeur de l’euro par rapport à un panier de monnaies étrangères, n’est lui en repli que de 5 % depuis le début de l’année », nuance Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. La monnaie unique ne s’est ainsi pas dépréciée par rapport au yen cette année. L’impact sur le PIB serait de 0,2 % la première année et de 0,6 % la deuxième année, selon ses calculs. Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis, relativise aussi l’impact du change. « L’effet d’une baisse de l’euro est favorable, mais il est surestimé. Une économie frappée par la désindustrialisation exporte moins qu’avant et profite donc moins d’une baisse de sa monnaie. »  « A l’été 2015, l’euro aura un effet stimulant sur l’économie. Cela ne va pas nous sauver, mais nous éviter la noyade, affirme Jean-Luc Biacabe, de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France. La baisse de la monnaie fournira assez d’oxygène aux entreprises françaises pour éviter une troisième récession depuis 2008. » Car la baisse de l’euro ne se traduit pas tout de suite sur l’activité. « Il faut environ six mois pour que les bienfaits d’un recul du taux de change se fassent ressentir, estime Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Dans un premier temps, le prix des importations augmente puis, dans un second temps, les clients étrangers prennent conscience que les exportateurs en euros sont plus compétitifs. » Une réserve toutefois, « l’affaiblissement d’une monnaie est aussi un appauvrissement relatif d’un pays par rapport au reste du monde », rappelle Denis Ferrand, directeur général de COE-Rexecode. Mais, pour la majorité des économistes, les avantages d’une dépréciation de l’euro dépassent largement les inconvénients.

 

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Selon un sondage publié ce dimanche 23 mars par le journal Sun on Sunday, seuls 41% des Britanniques estiment que la Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne. A l’inverse, 41% des sondés se déclarent favorables à sa sortie. Un autre sondage réalisé pour le journal Mail on Sunday révèle lui que 48% de Britanniques voteraient pour sortir de l’UE dans le cas d’un référendum et 39% se prononceraient pour y rester contre 13% d’indécis. Par ailleurs seuls 20% des sondés estiment que David Cameron peut ménager un meilleur sort à la Grande-Bretagne au sein de l’UE alors que le Premier ministre a promis un référendum sur la question en 2017 s’il est réélu en 2015. Celui-ci promet depuis des mois de tenir un référendum d’ici la fin 2017 s’il est réélu l’année prochaine et se targue d’être le seul grand dirigeant de parti à vouloir demander leur avis au peuple britannique. Sur une échelle de préférence de 27 pays et institutions, le parlement européen – pour le renouvellement duquel des élections vont avoir lieu en mai – n’arrive en outre qu’à la 21e place et l’Union européenne seulement à la 23e place. Dans le classement des préférences, seuls l’Arabie saoudite, l’Iran et la Corée du Nord arrivent derrière le parlement européen.

 




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