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Perspective Nucléaire-EPR : un faux recul du gouvernement ?

Perspective  Nucléaire-EPR : un  faux recul du gouvernement ?

 

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Nucléaire-EPR : un faux recul du gouvernement ?

Nucléaire-EPR : un  faux recul du gouvernement ?

 

 

Une vraie bataille de communication est engagée entre le gouvernement et EDF. En fait,  une fausse bataille qui vise surtout à ne pas prendre trop de front les écolos. Pour résumer l’affaire, le gouvernement a adressé une lettre à EDF pour étudier le projet de construction de 6 EPR. Evidemment EDF a répondu avec enthousiasme à cette demande considérant même le projet comme une décision. Et même récemment de préciser le coût: 7,5 milliards par EPR , soit 45 milliards.  Du coup, le gouvernement fait semblant de remettre EDF à sa place en indiquant que la responsabilité de la politique énergétique n’est pas de la compétence d’EDF. Une fausse polémique évidemment car gouvernement et EDF sont d’accord sur la perspective de développement des EPR en France mais aussi pour l’exportation. Il suffit pour s’en persuader de relire les documents préparatoires au PPE (programmation énergétique). Les 6 réacteurs refont surface parce que c’est la vraie stratégie énergétique.

 

Théoriquement, on devrait supprimer 14 réacteurs anciens, or avec 6 réacteurs EPR nouveaux et Flamanville, le niveau de production nucléaire sera largement assuré et la part du nucléaire pourra demeurer entre 70 à 75% pour la production d’électricité. Notons par ailleurs que la perspective de réduction de la consommation d’électricité est une chimère, par ailleurs que sur les 14 réacteurs qui devraient être supprimés seul Fessenheim est pour l’instant concerné. . C’est donc une fausse querelle qui est engagée entre EDF et le gouvernement juste pour faire semblant de ne pas trop déplaire aux écolos. La question de la réduction du nucléaire peut cependant se poser avec l’hypothèse du développement de la filière hydrogène.

 

Interrogée sur Europe 1, Elisabeth Borne a fait semblant de contredire les  propos du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui assurait dernière dans une interview au Monde: “Il est clair que la France se prépare à construire de nouvelles centrales nucléaires. EDF exploite les 58 réacteurs nucléaires français qui assurent 75% des besoins en électricité du pays. Ce n’est pas EDF ni son PDG qui fixent la politique énergétique du pays”, a déclaré Elisabeth Borne. “L’enjeu est de proposer une électricité décarbonée, à prix abordable, pour tous les Français. Il y a différents scénarios, avec des nouveaux réacteurs. C’est un scénario parmi d’autres”, a-t-elle ajouté. “On a également à l’étude des scénarios 100% énergie renouvelable.” Une hypothèse cependant fort peu vraisemblable.

 

Les objectif de la programmation (PPE) jusqu’en 2028 ;

 

« 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 »

 

Le texte introductif au PPE

Le danger immédiat qui guette notre civilisation, le réchauffement climatique, trouve sa cause dans la production de gaz à effet de serre dont environ 70% résulte de notre consommation d’énergies fossiles. C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable et c’est pour cela que les pays du monde se sont engagés à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’accord de Paris. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) décrit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. Ainsi, il va falloir mobiliser de nouvelles technologies dans le secteur des transports, comme le véhicule électrique, mais également des modifications de comportement : adopter des mobilités actives, faire du covoiturage et apporter des alternatives à l’usage individuel de la voiture lorsque cela est possible… La maîtrise des consommations d’énergie dans le bâtiment nécessite également de mobiliser des leviers technologiques et comportementaux. Dans l’industrie, la transition énergétique doit préserver la compétitivité tout en assurant la durabilité des activités sur le sol national. La production d’énergie va également changer : plus renouvelable et décentralisée, elle va se rapprocher des citoyens et être de plus en plus respectueuse de l’environnement. La part du nucléaire sera progressivement réduite pour diversifier nos sources de production d’électricité. La biomasse devra être produite de manière durable pour répondre aux besoins de l’ensemble des chaînes de valeur de la bioéconomie (alimentation, matériaux, énergie, etc.), et notamment utilisée de manière optimale pour produire des biocombustibles L’électricité renouvelable sera produite partout sur les territoires et pilotée par des réseaux intelligents. La réduction des consommations et l’évolution vers des énergies plus durables permettra d’améliorer la qualité de l’air et plus globalement de réduire les impacts du secteur de l’énergie sur l’environnement et la santé. Mais elle présente également un intérêt économique, en réduisant notre dépendance aux importations et donc aux cours mondiaux des énergies fossiles. Ces évolutions doivent naturellement être menées en continuant à garantir le niveau de sécurité d’approvisionnement qu’attendent les Français et à un coût collectif maitrisé, nécessaire à l’acceptabilité de cette transition énergétique par tous. Elles doivent donc être conduites avec prudence et progressivité en capitalisant sur les acquis. Ce vaste mouvement devra être accompagné au plan social, pour garantir qu’il profite à tous, y compris les ménages les plus modestes, souvent les plus impactés par la pollution de l’air et le coût de l’énergie. Il nécessitera également de préparer et d’accompagner les mutations professionnelles pour s’adapter aux nouveaux emplois, anticiper et accompagner la reconversion des entreprises et territoires impactés. La transition énergétique française s’inscrit dans un mouvement plus vaste qui est celui du développement du marché intérieur européen et de la transition énergétique européenne. Les pays européens se sont collectivement donné des objectifs ambitieux sur l’énergie et le climat que la PPE permettra d’atteindre. Par ailleurs, le renforcement des interconnexions et des échanges avec les pays voisins contribue à transformer et renforcer notre sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz. Sur certains sujets, comme les batteries, c’est la création d’une industrie européenne qui permettra à nos entreprises de peser à l’échelle mondiale. Plus globalement, le déploiement d’un vaste marché européen pour les solutions d’énergie décarbonée offre des perspectives accrues de baisse des coûts ainsi que de croissance et d’emploi dans tous les pays, dont la matérialisation devra notamment s’appuyer sur des efforts importants dans la R&D. Cette transition doit être réalisée sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat tout en étant inclusive. Cette programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dessine le chemin que le gouvernement va emprunter au cours des 10 prochaines années, et au-delà pour certaines thématiques. 4 1. Programmation pluriannuelle de l’énergie : une dynamique d’action cohérente pour la transition énergétique La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs de politique énergétique définis par la loi. L’ensemble des piliers de la politique énergétique et l’ensemble des énergies sont traités dans une même stratégie : maîtrise de la demande en énergie, maîtrise des coûts des énergies, promotion des énergies renouvelables, garantie de sécurité d’approvisionnement et indépendance énergétique, etc. Cela permet de construire une vision cohérente et complète de la place des énergies et de leur évolution souhaitable dans la société française. La PPE est un outil opérationnel engageant pour les pouvoirs publics. Elle décrit les mesures qui permettront à la France de décarboner l’énergie afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Les 10 prochaines années permettront de prendre le virage qui rendra faisable cette ambition nécessaire. Le scénario énergétique de la PPE est le même que celui de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) pour la période qu’elle couvre. La PPE en quelques chiffres Consommation finale d’énergie Baisse de 7% en 2023 et de 14% en 2028 par rapport à 2012 Consommation primaire des énergies fossiles Baisse de 20% de la consommation primaire d’énergies fossiles en 2023 et de 35% en 2028 par rapport à 2012 Émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion d’énergie 277 MtCO2 en 2023 227 MtCO2 en 2028 Soit une réduction de 14% en 2023 et de 30% en 2028 par rapport à 2016 (322MtCO2) Consommation de chaleur renouvelable Consommation de 196 TWh en 2023 Entre 218 et 247 TWh en 2028 Soit une augmentation de 25% en 2023 et entre 40 et 60% en 2028 de la consommation de chaleur renouvelable de 2016 (155TWh) Production de gaz renouvelables Production de biogaz injecté à hauteur de 14 à 22TWh en 2028 sous l’hypothèse d’une forte baisse des coûts (35 à 55 fois la production de 2017) Capacités de production d’électricité renouvelables installées 74 GW en 2023, soit +50% par rapport à 2017 102 à 113 GW en 2028, doublement par rapport à 2017 Un projet élaboré de manière concertée La programmation pluriannuelle de l’énergie a été élaborée à partir de juin 2017 en associant de très nombreux acteurs : • Juin 2017 : préparation à l’élaboration de la révision de la PPE pour l’année 2018, en associant de nombreux acteurs (comité de suivi constitué du Conseil national de la transition écologique et du Conseil supérieur de l’énergie) ; • D’octobre 2017 à janvier 2018 : 24 ateliers de travail ont été organisés pour l’élaboration de la révision de la PPE ; • De mars à juin 2018 : un débat public a été organisé par la Commission nationale du Débat public. 5 Capacités de production d’électricité nucléaire 4 à 6 réacteurs nucléaires fermés d’ici 2028 dont ceux de Fessenheim. Fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, date d’atteinte d’une part de 50 % d’électricité nucléaire dans le mix électrique. Croissance économique Hausse de 1,3 point de PIB en 2023 par rapport au scénario tendanciel, et de 1,9 point en 2028 Emplois Création d’environ 246 000 emplois en 2023 par rapport au scénario tendanciel et de 413 000 emplois en 2028 Revenu disponible brut des ménages Hausse du pouvoir d’achat des ménages de 1,1 point en 2023, par rapport au scénario tendanciel et de 2,2 points en 2028 Afin de tenir compte des incertitudes et de garantir l’approvisionnement en énergie de la France,

Encore un faux sauvetage de d’Alitalia ?

 Encore un faux sauvetage de d’Alitalia ?

Depuis des mois et des années, l’Italie tente de sauver le la compagnie aérienne Alitalia. En recherchant d’abord une alliance internationale introuvable. Tous les partenaires potentiels on refusé de reprendre Alitalia dont la gestion est calamiteuse.

 

Du coup, l’Italie se rallie à une solution nationale qui pourrait ne pas aller très loin si rien ne change dans la gestion. Atlantia, qui exploite les aéroports de Rome, et l’opérateur public ferroviaire italien Ferrovie dello Stato (FS) se sont donc engagés sous certaines conditions à se porter au secoursd’Alitalia, a annoncé mardi la compagnie aérienne en difficulté. Ce feu vert va permettre à Alitalia d’éviter la menace de liquidation qui visait la compagnie à l’expiration d’une date butoir fixée au 15 octobre par le ministère italien de l’Industrie pour la conclusion d’un accord.

 

Plusieurs obstacles doivent toutefois être encore levés pour que soit lancée cette troisième tentative de redressement dans l’histoire d’Alitalia. Le plan conçu par l’Etat italien prévoit la création d’une nouvelle société qui conservera les “bons” actifs d’Alitalia et recevra en cash environ 1 milliard d’euros de la part de ses bailleurs de fonds.

Dans deux communiqués distincts publiés mardi, Atlantia, contrôlée par la famille Benetton, et FS ont cependant posé comme condition à leur engagement la participation d’une

grande compagnie aérienne au redressement d’Alitalia.

Atlantia et FS sont en négociations depuis juillet avec Delta Air Lines mais ni la compagnie américaine, ni Lufthansa, qui a récemment dit qu’elle pourrait être intéressée, ne sont mentionnées dans les communiqués.

Si elles se disent prêtes à prendre une part minoritaire dans Alitalia, Atlantia et FS préviennent en outre que des progrès seront nécessaires pour parvenir à un accord sur un plan d’activités et une nouvelle structure de gouvernance.

Alitalia est sous administration spéciale depuis mai 2017 après l’échec de deux précédents plans de sauvetage en 2009 et 2014.

Quotas Immigration: le faux débat

Quotas Immigration: le faux débat

 

Il y a évidemment des arrières pensées politiques derrière ce débat relativement bâclé de l’assemblée nationale. Première observation, le thème est très mal choisi, pour preuve il n’aboutit qu’à une mini proposition du Premier ministre- qui porte sur 250 ooo personnes environ quand les seuls visas touristiques représentent  environ 3.5 millions de personnes ( pas tous évidement des immigrès)et qu’il faut ajouter les autres filières. Or cette proposition concernera l’immigration légale quand la vraie question est celle de l’immigration illégale autrement plus importante (400 000 ?). Par ailleurs et surtout, la question centrale n’est pas celle de l’immigration mais celle de l’intégration qui vise une population d’origine étrangère beaucoup plus large dont trop ne parviennent pas à s’intégrer. Mais Par cette question bien traitée dans le rapport Borloo notamment à travers les banlieues a été balayée d’un revers de main par Macron qui d’une certaine manière a même humilié en public son auteur. La menace vient surtout du refus d’une partie de la population d’origine étrangère d’accepter les règles et les valeurs républicaines. Tout cela sur fond de communautarisme, de radicalisme, de pauvreté, de dérive religieuse et de trafic de drogue. Un thème donc très mal posé et traité uniquement en prévision des prochaines échéances électorales. En outre, une question pleine d’hypocrisie car la mise à l’index des étrangers permet de faire l’impasse sur le problème de l’intégration d’une partie de la population aujourd’hui devenue française. Dernière observation, les quotas même sur-le-champ réduit de l’immigration légale ne répondent pas à l’enjeu :

En 2018 256.000 entrées régulières (90.000 par la voie de l’immigration familiale, 83.000 étudiants, 33.000 pour des motifs économiques).

“La question d’un pilotage par objectifs de l’admission au séjour n’est pas ‘taboue’. Je n’ai pas peur de réfléchir à l’idée de ‘quotas’”, a souligné Edouard Philippe, évoquant la possibilité de “fixer chaque année des objectifs d’attraction de compétences rares et de talents». On est loin de l’enjeu ! Et ne parlons pas de l’impasse sur l’aide au développement, le levier le plus fondamental pour maintenir les populations sur place.

« Mode de vie européen » Ndiaye, très interrogative et très faux cul !

« Mode de vie européen » Ndiaye, très interrogative et très faux cul !

 

 

 

Le nouveau commissaire européen en charge des questions migratoires sera aussi chargé de la protection du mode de vie européen. Ce qui laisse la porte parole du gouvernement très interrogative mais à titre personnel. Une position particulièrement faux-cul et aberrante. La championne de la diarrhée verbale politique est incapable de dire quelle est la position du gouvernement “Moi je suis évidemment très interrogative sur la nature de cet intitulé, ce n’est pas forcément celui qu’à titre personnel j’aurais choisi”, a-t-elle indiqué  ». Pourtant, la nouvelle présidente de l’assemblée de la commission européenne a été claire, il s’agit de protéger les valeurs européennes. Ce que cachent les interrogations dites personnelles de la porte-parole du gouvernement français c’est  que Macron recherche de manière assez active les voies de la population d’origine musulmane. Il ne veut donc pas adhérer à l’idée d’associer politique migratoire et protection des modes de vie du vieux continent. Bref on prend l’échappatoire de l’avis  personnel pour ne pas avoir à auditionner ou à dénoncer. Certes cette  désignation de la fonction du commissaire européen n’est sans doute pas très heureuse et la sémantique est assez pauvre. Reste le fond,  à savoir qu’il est de la mission aussi de la commission européenne de lutter contre l’éclatement de la société, de protéger ses valeurs notamment la démocratie. Encore une fois l’association de la protection de ses valeurs avec les questions migratoires n’est pas forcément très heureuse. Mais l’Europe ne peut laisser à la seule extrême droite le soin de prendre en charge une question de civilisation aussi importante. Cette responsabilité transversale devrait en être confiée à la plupart des autres commissaires dans la mesure où il convient de prendre en compte des aspects sociétaux mais aussi sociaux, économiques et politiques. “Notre mode de vie européen, c’est s’accrocher à nos valeurs”, a expliqué la présidente de la commission lors de sa conférence de presse. “La beauté de la dignité de chaque être humain est l’une des plus précieuses valeurs”.

L’intitulé de son portefeuille a provoqué un début de polémique, certains élus et ONG y voyant une rhétorique empruntée à l’extrême droite. “Pourquoi la migration est dans ce portefeuille? Nous avons besoin de protection pour notre démocratie, contre le changement climatique, etc. – pas contre les migrants”, a tweeté la Confédération européenne des syndicats.

Cela “crée un amalgame qui n’est pas acceptable”, a renchéri le député La République en marche (LaREM) et président de la commission des Affaires européennes à l’Assemblée, Pieyre-Alexandre Anglade. “Il est souhaitable que son nom change rapidement pour plus de clarté.”

Pour l’eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts (EELV) David Cormand, “un vent mauvais souffle sur notre continent” et le “champ lexical qui nourrit l’imaginaire de ‘la guerre de civilisation’ légitime le fantasme du ‘grand remplacement’. Entre les fantasmes de l’extrême droite et les cris de vierges effarouchées de la gauche, il y a sûrement un chemin pour traiter avec efficacité et dignité les questions migratoires. Parallèlement la question de l’avenir de la civilisation européenne et sa protection ne peut pourtant être ignorée

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve, un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la cathédrale et  de la flèche de Notre-Dame de Paris en particulier. Même le président Macron, qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) proposent une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne. Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus. Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et là, c’est le vrai travail des politiques.

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la flèche de Notre-Dame de Paris. Même le président Macron ,qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) propose une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne.Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus.Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et la c’est le vrai travail des politiques.

Sites : Faux avis, faux consommateurs : Amazon coincé aux Etats Unis

Sites : Faux avis, faux consommateurs : Amazon coincé aux Etats Unis

Trop souvent les avis des lecteurs consommateurs constituent une sorte d’arnaque. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces avis sont gérés par le site lui-même. Du coup on a évidemment tendance à privilégier les avis favorables ou même à inventer de faux avis. Il suffit de lire les commentaires notamment des sites à caractères commerciaux pour vérifier cette supercherie. Même quand les commentaires sont favorables se posent un problème de déontologie car décemment le site ne peut se valoriser lui-même à partir de commentaires élogieux. Pour le présent site c’est précisément pour cette raison que pratiquement aucun commentaire n’est diffusé. Pour être objectifs, ces commentaire devraient être géré par un organisme indépendant du site. Cette fois c’est Amazon qui a été pris la main dans le sac pour avoir inventé de faux témoignages en faveur de certains produits. Les autorités américaines ont donc a donc ouvert un dossier le 19 février pour enquêter sur ces pratiques douteuses. Après discussions avec amazone l’autorité américaine a émis une amende de 12,8 millions de dollars. En réalité, seulement 50.000 dollars sont exigés dans l’immédiat. Le reste de la somme sera versée uniquement si la société ne respecte pas ses engagements pris dans le cadre du litige.

 

 

Médias : Le faux débat des «Fake news»

 

Médias : Le  faux débat des  «Fake news» 

 

 

Un débat particulièrement confus car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication !

Le faux débat des «Fake news»

Le  faux débat des  «Fake news» 

Un débat particulièrement confus car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication !

Le  faux débat des  «Fake news»  dans société

Le faux débat des «Fake news»

Le  faux débat des  «Fake news» 

Un débat particulièrement confus car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication !

«Fake news» : le faux débat

«Fake news» : le faux débat

Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier lors des campagnes électorales et part à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relève en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnes quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias surtout les plus importants maintenant la plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication !

Un faux référendum pour redorer l’image de Macron

Un faux référendum pour redorer l’image de Macron

 

 

Progressivement,  on constate un détournement du grand débat national au profit d’une opération politique pour redorer l’image de Macron et du gouvernement. On envisage en effet une espèce de référendum hybride à choix multiples concernant les institutions. Des questions qui normalement appellent un oui comme par exemple le nombre de parlementaires, la réforme du Sénat, la prise en compte des votes blancs, le non-cumul des mandats. Peu importe d’ailleurs la question, l’idée est de formuler des interrogations qui vont engendrer des réponses positives. Ensuite le pouvoir pourra se prévaloir d’un résultat très positif et par amalgame en conclure que le débat démocratique ainsi réalisé via ce référendum  bidon le conforte dans sa légitimité. Certes une consultation sur les institutions n’est sans doute pas inutile mais ce n’est sans doute pas l’enjeu du moment. Pour l’instant les membres de la majorité s’expriment tous dans le sens de cette proposition de détournement de référendum même s’ils affirment que ce n’est qu’une hypothèse. A l’heure actuelle, le référendum à questions multiples est une simple “piste à l’étude”, a souligné lundi le député de la République en Marche (LaREM) Sacha Houlié, réputé proche d’Emmanuel Macron, sur LCI. “Faut-il réduire le nombre de parlementaires ? Faut-il introduire une dose de proportionnelle ? Faut-il instaurer le vote blanc ? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous ?”, a-t-il listé. “Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu’elles le sont, eh bien on doit pouvoir se poser la question de dire : ‘demandons-leur leur avis’”. “Je suis extrêmement prudent comme tout le monde doit l’être sur ce type de question”, a renchéri l’opportuniste(1)  Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la Fonction publique,  (le transfuge élu sur une liste du parti socialiste et passé avec armes et bagages chez Macron) Jeudi. “S’il s’agit comme certains l’ont prétendu de rouvrir des sujets qui ont été tranchés par le Parlement et de manière extrêmement majoritaire il y a quelques années sur des questions de société, s’il s’agit de rouvrir des débats qui sont extrêmement tendus et qui relèvent parfois de l’éthique, de la conscience personnelle, je ne suis pas favorable à des consultations qui seraient des sources de division”.

(1)        Ancien proche de benoit Hamon et passé du gauchisme au néolibéralisme avec les mêmes convictions !

Benalla : le faux débat des passeports diplomatiques

Benalla : le faux débat des passeports diplomatiques

Par paresse, par incompétence ou par intérêt politicien, les médias se sont surtout concentrés sur la question de l’utilisation de passeport diplomatique par l’ancien garde du corps de Macron,  considérant qu’il s’agissait d’un nouveau scandale d’État. Or l’utilisation de ce passeport ne confère aucun privilège et surtout pas l’immunité diplomatique. Il permet au mieux de franchir plus facilement les frontières mais pas forcément les contrôles. La vraie question n’est donc pas l’utilisation de passeport diplomatique qui constitue une faute finalement mineure mais pourquoi et comment Benalla, considéré même comme un simple bagagiste par  Castaner a pu conduire de nombreuses délégations économiques en Afrique. Bref passait du statut de bagagiste ou de garde du corps à celui de businessman international en quelques semaines. Grâce à qui ? Avec quel soutien économique et politique ? Et se pose surtout la nature des vraies fonctions qu’il occupait à l’Élysée et la nature des relations y compris avec le chef de l’État. Le reste est finalement accessoire. Même avec un passeport diplomatique les demandes de visas restent nécessaires pour la plupart des pays et parfois les contrôles des douaniers sont plus pointilleux. Enfin, ce document « ne confère à son titulaire aucune immunité, que ce dernier se trouve sur le territoire français ou à l’étranger », a précisé le ministère des Affaires étrangères. Reste le prestige du passeport diplomatique, qui porte la mention: « Nous, ministre des Affaires étrangères (…) prions les autorités des pays amis et alliés de laisser passer librement le titulaire du présent passeport et de lui donner aide et protection ».

 

Brexit: Un faux accord

Brexit: Un faux accord

 

Officieusement les négociateurs européens et britanniques se seront mis d’accord sur les conditions de gestion du Brexit. Le problème c’est que hormis les négociateurs personne n’a encore connaissance du texte. On sait seulement qu’on aurait trouvé un compromis à propos de l’épineuse question de la frontière entre les deux Irlande. Il n’y aurait pas de rétablissement d’une frontière physique en Irlande du Nord. Le problème de fond, c’est que quelque soit le contenu de l’accord, Theresa May, la première ministre britannique, risque d’être incapable de faire adopter le compromis par son parlement. Ce qui risque de renvoyer les négociateurs au point de départ. En effet il va falloir à présent transformer l’essai, et au vu de la situation politique interne au Royaume-Uni, la tâche s’annonce des plus ardues. Pour Vincent Cable, chef de file des Libéraux démocrates, c’est même mission impossible. “Le problème, c’est qu’il doit venir devant le Parlement, et tout ce que nous savons des opinions des différentes personnalités à travers le spectre politique, c’est qu’un accord de ce genre ne sera pas adopté”, a-t-il dit à la BBC. Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et chef de file des Brexiters les plus ardents et député à la Chambre des communes, a d’ores et déjà annoncé qu’il voterait contre cet accord qui, selon lui, “vassalise” le Royaume-Uni.“C’est absolument inacceptable pour quiconque croit en la démocratie”, a affirmé l’ancien ministre qui estime que Londres n’a pas à suivre les règles imposées par Bruxelles et que dans le cadre de cet accord, “Dublin aura pour la première fois depuis la partition (ndlr, de l’Irlande) plus de voix au chapitre que Londres sur certains aspects du gouvernement d’Irlande du Nord». Le député conservateur Jacob Rees-Mogg, autre figure de ce camp eurosceptique, a estimé pour sa part que ce compromis faisait passer la Grande-Bretagne “de vassal à esclave”. “Je souhaite que le gouvernement s’y oppose et si ce n’est pas le cas j’espère que le parlement s’y opposera. Je pense que nous sommes conscients que cet accord est profondément insatisfaisant”, a-t-il dit à la BBC. Sur la base des fuites dans la presse, leur collègue Iain Duncan Smith a laissé entendre que les jours du gouvernement May étaient peut-être comptés. “Ils seront vraiment en difficulté s’ils ramènent un accord inacceptable pour leur parti”, a-t-il dit du gouvernement May. Du côté des unionistes nord-irlandais, le suspense est entier. Nigel Dodds, numéro 2 du Parti unioniste démocrate (DUP) d’Irlande du Nord, a affirmé que si l’accord signifiait que les lois étaient fixées à Bruxelles, alors le texte devenait inacceptable. Or, avec dix députés à la Chambre des communes, le DUP est indispensable à la majorité parlementaire de Theresa May depuis son échec cinglant aux législatives anticipées de juin 2017.Nigel Dodds a appelé le gouvernement May à tenir les promesses faites aux Britanniques. “La question est de savoir si Theresa May peut satisfaire tout le monde. Elle va avoir beaucoup, beaucoup de mal à le vendre, mais attendons et voyons les détails”, a-t-il poursuivi. Le Parti travailliste, principale formation de l’opposition, a demandé pour sa part, par la voix de son dirigeant Jeremy Corbyn, à étudier dans les détails ce qui a été conclu entre les négociateurs britanniques et européens. En clair, le projet de texte des négociateurs risque de diviser bien davantage les Britanniques qu’une absence d’accord. Et la question est de savoir si Theresa May pourra encore longtemps demeurer Première ministre. À défaut de référendum sur le brexit,  on pourrait alors provoquer de nouvelles élections

Brexit : un faux accord pour sauver le soldat Theresa May

 Brexit : un faux accord pour sauver le soldat Theresa May

Un vent d’optimisme souffle brutalement aussi bien chez les autorités européennes que du côté de la Première ministre britannique quant à la perspective d’un accord sur le Brexit. En réalité, il s’agira d’un accord davantage d’un accord politique voir politicien qu’économique. En effet, dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. référendum. toujours ambigu,  Juncker, président de la commission déclare que  es chances d’un « rapprochement » entre l’UE et la Grande-Bretagne dans les négociations sur le Brexit ont « augmenté «ces derniers jours.  Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui jugé possible la conclusion d’un accord sur le Brexit d’ici la fin de l’année. S’exprimant en marge d’une conférence à Cracovie en Pologne, Donald Tusk a dit que « nous allons tenter de le faire en octobre (…). Et je pense que nous avons des chances de parvenir à un accord d’ici la fin de l’année ».

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Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

 

Curieux d’affirmer que le chômage a baissé, bien présomptueux aussi d’annoncer qu’il va se réduire à un taux de 7 % avec l’objectif de création d’un million d’emplois ici la fin du quinquennat.  Selon les données publiées fondées sur Pôle emploi, , fournies le   25 juillet, par le ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est accru de 4 600 au deuxième trimestre, en métropole (+ 0,1 %), pour s’établir à 3,44 millions (3,702 millions en tenant compte des outre-mer). Certes une variation de 0,1 % très faible mais une augmentation quand même. Il est vrai que si l’on se fie aux bidouillages méthodologiques de l’INSEE (qui bricole de la même manière pour calculer par exemple l’indice des prix à la consommation), le taux de chômage aurait  baissé de 0,1 point au 2e trimestre, à 9,1%. Là aussi la différence se situe dans l’épaisseur du trait et même dans la marge d’erreur statistique. La vérité c’est que globalement la situation du chômage n’évolue malheureusement pas et qu’avec le tassement de la croissance la tendance est maintenant à l’augmentation. Notons enfin que ses statistiques ne prennent pas en compte ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire toute cette frange de personnes inscrites nulle part et qui ne recherchent plus de travail c’est-à-dire près de 1,5 millions de personnes. De quoi douter des évolutions de l’ordre de 0,1 %.

 

UE: Macron et Merkel, le faux couple

UE: Macron et Merkel, le faux couple

Les grands medias titrent  que Merkel et Macron sont décidés à avancer ensemble pour faire progresser l’Europe. La vérité c’est qu’il n’est rien sorti de la rencontre entre les intéressés à Marseille si l’on se fie aux propos de Macron lui-même : « “Préparer cette rentrée et un agenda des six prochains mois qui s’annonce chargé mais où, je le sais, l’Allemagne et la France continueront d’œuvrer ensemble pour préparer l’avenir”. Certes on a évoqué les problèmes mais aucun accord ne s’est dessiné. Le président français et la chancelière allemande ont notamment évoqué au début de leur rencontre à Marseille l’approfondissement de la zone euro, l’union bancaire, la taxation des géants du numérique et les migrations, sans oublier la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Mais aucune position commune n’a conclu la rencontre Macron Merkel. Pas étonnant depuis déjà des mois l’Allemagne montrent la plus grande indifférence à l’égard des propositions du président de la république française. Un président de la république française qui voulait un budget de la zone euro, une réforme de l’union économique avec la théorie des cercles et plus particulièrement pour la zone euro, un budget unique, un ministre des finances commun, un plan de relance des investissements et un véritable fonds monétaire européen. De tout cela, il n’en n’est pas question en Allemagne. Une Allemagne qui sent derrière les propositions de la France la tentation permanente d’imposer une solidarité financière qui ferait payer à l’Allemagne les insuffisances de gestion de pays trop laxistes comme la France. Et ce n’est pas la remontée du taux d’endettement français à 100 % du PIB en 2018 ou encore les déséquilibres accrus dans le budget 2019 qui pourraient convaincre Merkel. Même sur la question des migrations Merkel a été contrainte de mettre la pédale douce compte tenu de la montée du nationalisme et du populisme en Allemagne. Macron ne fait d’ailleurs pas même s’il affirme le contraire. Notons enfin que sur la taxation des géants du numérique l’Allemagne est très réticente pour ne pas encourir les sanctions américaines sur ses exportations notamment d’automobiles. Du coup, la discussion s’est conclue par des considérations très générales. Chancelière allemande ont évoqué au début de leur rencontre à Marseille l’approfondissement de la zone euro, l’union bancaire, la taxation des géants du numérique et les migrations, sans oublier la sortie du Royaume-Uni de l’UE, sujet sur lequel Londres et Bruxelles peinent encore à s’accorder, la politique étrangère et la défense. Objectif des discussions, “préparer cette rentrée et un agenda des six prochains mois qui s’annonce chargé mais où, je le sais, l’Allemagne et la France continueront d’œuvrer ensemble pour préparer l’avenir”, a dit Emmanuel Macron. “Notre programme sera bien rempli”, a dit Angela Merkel, en énumérant les sujets comme autant de défis auxquels l’Union est confrontée. “Je pense que nous allons pouvoir progresser en faveur d’une Europe indépendante qui est capable de résoudre elle-même ses problèmes.”Bref la langue de bois !

SNCF, le vrai du faux : tissu d’approximations et de mensonges

SNCF,  le vrai du faux : tissu d’approximations et de mensonges  

 De nombreux journaux prétendent distinguer le vrai du faux par rapport aux informations très contradictoires qui circulent sur la SNCF. Les ultras libéraux s’en donnent à cœur joie mais aussi les corporatistes gauchos.  Quelques exemples : pas de privatisation de la SNCF ? Personne n’en sait rien, voir l’évolution de la poste et de France télécoms. Au départ on va créer une SA pour bien encadrer l’endettement. Ce statut de SA n’engage que le gouvernement actuel. Il pourra donc évoluer. Second aspect, ça va changer quoi si l’endettement de la SNCF est imputé à cette nouvelle SA. Notons qu’avant 1982 la SNCF avait un statut de SA ce qui n’a pas empêché l’endettement excessif. Le statu des cheminots. Ils auraient un système de soins dédié. En fait ils ont les mêmes droits que la SS et ils payent une complémentaire. Pour l’emploi ils sont dans les conditions des fonctionnaires. Pour les salaires, ils sont dans la moyenne des salariés français. Pour la retraite théoriquement ils peuvent partir plus tôt mais sans retraite pleine, en pratique ils partent  6 à 12 mois avant la moyenne des français. Le seul vrai avantage est celui du calcul de la retraites proche de celui des fonctionnaires (calculé sur les 6 derniers mois au lieu de 25 ans).   La durée du travail est de 35heures comme dans le privé mais la productivité pourrait certainement être augmentée avec une autre organisation du travail. La suppression des petites lignes était annoncée dans le rapport Spinetta, elle est démentie  par le premier ministre. Cependant le transfert de la responsabilité de ces lignes (et d’autres) aux régions conduira inévitablement à des fermetures faute de moyens financiers des régions. Résultat : la dette du groupe s’élève à 54,5 milliards d’euros. Sans cette dette le groupe se porte relativement bien. Ses résultats pour 2017 affichent en effet un chiffre d’affaires en hausse de 4,2%, atteignant 33,5 milliards d’euros pour un bénéfice net de 1,33 milliard d’euros.  La qualité de service s’est dégradée au fil des ans ? Une enquête, menée par l’Union européenne et citée dans le rapport, atteste que le niveau de satisfaction des Français à l’égard des transports ferroviaires est supérieur à la moyenne européenne, devançant notamment celui des Allemands. On pourrait multiplier l’exemple les approximations et de mensonges. Ceci étant personne ne peut contester que l a SNCF n’est pas un modèle de gestion mais la responsabilité en revient essentiellement à la direction et à l’Etat. A l’Etat qui nome Polytechniciens et énarques en provenance de cabinets ministériels au lieu de chefs d’entreprises d’expérience.

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google impuissants

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google  impuissants

 

Le Congrès américain s’inquiète de la prolifération de « faux » comptes et  des réponses très évasives de Facebook, Twitter et Google.   Pour Facebook, Au troisième trimestre 2017, l’ensemble de ces faux  comptes représentait « environ 3% des utilisateurs mensuels actifs dans le monde (2,07 milliards-) soit plus de 62 millions de faux comptes sur Facebook. En se basant sur des études indépendantes, le Congrès estime qu’il y a environ 15% de faux comptes sur Twitter – soit environ 48 millions. Le petit oiseau bleu dément, assurant que les faux comptes représentent « moins de 5% des utilisateurs actifs mensuels ». Beaucoup de questions, et toujours peu de réponses. Le Congrès américain a publié jeudi les réponses écrites de Facebook, Twitter et Google, interrogés sur le dossier de campagnes de propagandes russes durant la présidentielle américaine en 2016. Les géants américains avaient déjà été appelés à se justifier devant le Congrès début novembre dernier. Le rapport aborde entre autres les publicités politiques ciblées, les techniques de modération des entreprises ou encore, le nombre de contenus russes identifiés. En ligne de mire : les élections fédérales américaines à l’automne. . Le réseau social Facebook dit « ne pas être en mesure de corroborer ou de réfuter les allégations de collusion possible ». Lors de l’audition en novembre dernier, l’entreprise de Mark Zuckerberg avait admis qu’environ 126 millions d’Américains avaient été exposés à du contenu généré par des entités russes dont l’Internet Research Agency (IRA). Google est notamment visé pour son service de vidéo, YouTube. En novembre, il avait détecté 18 chaînes, ayant totalisé 309.000 vues. . « Facebook n’est pas en mesure de savoir tout ce que les acteurs étrangers ont fait dans leurs activités en ligne », annonce d’emblée le réseau social. «  De son côté, Twitter se dédouane : « Au regard du grand volume de contenus postés et le caractère instantané de notre plateforme, Twitter n’est pas capable de surveiller en temps réel tous les tweets. » 

 

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