Archive pour le Tag 'faute'

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« Possible retour aux années 1930 » (Macron), la faute à qui ?

 « Possible  retour aux années 1930 » (Macron), la faute à qui ?

 

 

Macron compare la période actuelle au contexte de la crise de 1929. « Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres », indique le chef de l’Etat dans des propos tenus à Ouste France.  Macron n’a sans doute pas totalement tort car des risques pèsent sur le système financier, la croissance est menacée dans nombre de pays et des menaces politiques fragilisent la démocratie. Évidemment Macron ne va pas au bout de l’analyse île se limite à la critique des nationalismes. Il devrait pourtant y ajouter la crise économique et sociale qui se nourrit surtout de la spéculation, de la main mise  des grands groupes financiers et des inégalités. En France en particulier où les dividendes versés aux actionnaires sont bien souvent supérieurs aux  vrais résultats des entreprises, supérieurs à la progression de la production, supérieurs à la productivité quand les salaires stagnent ou reculent. D’une certaine manière, c’est le triomphe du néolibéralisme qui a donné tous les pouvoirs à la finance qui nourrit le désespoir des peuples qui cherchent  une réassurance identitaire dans le repli sur soi et le populisme. De ce point de vue, Macron est largement responsable de cette montée des populismes en France. Il a lâché les vannes des cadeaux aux plus riches et tentent maintenant de boucher les trous financiers avec des ponctions sur les moins nantis. Parallèlement comme Sarkozy avant lui, comme François Hollande, Macron n’a pas fait avancer d’un iota la construction européenne toujours aussi peu démocratique, toujours aussi technocratique, toujours aussi peu charismatique. Une Europe maintenant sans leader depuis que Merkel a décidé de raccrocher en 2021. Et ce n’est pas Macron aussi méprisant à l’extérieur en France qui risque de devenir le nouveau leader en Europe. Pire, Macron est en délicatesse avec la plupart des pays concernant la réforme européenne. L’Allemagne et les pays du nord qui  ne l’écoutent plus, nombre de pays de l’Est le détestent  et l’Italie ne le supporte plus.

Climat: record de chaleur à Paris, la faute à l’ICU

Climat: record de chaleur à Paris, la faute à l’ICU

76 ème jour au dessus de 25 degré, un record et la découverte du responsable : l’ICU. Il aura fallu du temps aux chercheurs pour découvrir le nouveau concept ICU, , îlot de chaleur urbains , qui agit comme une sorte de radiateur du faîte que la ville est surtout composée de bitume, de ciment et de fer à béton. Dans les périodes de très forte chaleur, la différence de température entre les zones rurales et les grandes villes peut atteindre autour de 10° car la nuit la ville restitue la chaleur accumulée le jour à l’inverse des zones rurales où la végétation restitue la fraîcheur. Exemple à paris, Cet été, les records de températures se sont enchaînés dans la capitale. Ainsi, la nuit du 26 au 27 juillet dernier aura été la plus chaude enregistrée dans la capitale pour un mois de juillet depuis l’été 1976, avec 24,6 degrés au plus frais de la nuit. Depuis 40 ans, les températures moyennes des mois de juin, juillet et août sont d’ailleurs globalement à la hausse.   L’idée géniale des urbanistes est de végétaliser la ville. En clair de mettre ici ou là quelques pots de fleurs comme si c’était la solution à long terme. Le vrai problème c’est celui de cette vision urbanistique délirante qui concentre de plus en plus de populations dans les grandes villes devenues de plus en plus ingérables, invivables sans parler des problèmes sanitaires et de sécurité notamment. La vraie solution c’est de concevoir un autre aménagement du territoire avec une autre répartition des activités humaines. Au lieu de cela on concentre 80 % des populations dans les métropoles et autres grandes villes. Les petites villes dépérissent et les territoires ruraux deviennent  de véritables déserts économiques et humains. La canicule aura eu au moins le mérite de poser cette problématique fondamentale de l’aménagement du territoire et de la politique urbanistique. À ce rythme, certains experts pensent qu’une ville de Lyon connaîtra d’ici 2100 un climat comparable à celui d’Alger !

 

Croissance : une faute stratégique mortelle pour Macron

Croissance : une faute stratégique  mortelle pour Macron

 

L’affaire Benalla  aura alimenté le feuilleton national pendant tout l’été et  laissera  sans doute des traces politiques mais cependant moins que les résultats économiques qui viennent de tomber. Les résultats particulièrement médiocres. En  six mois le PIB aura à peine progressé et au total été n’aura augmenté que de 1,5 % environ en 2018. Loin des prévisions du gouvernement. Cette faillite  de la croissance constitue une autre affaire d’État. Elle Met en évidence le fait que Macron c’est complètement trompé. En oubliant de rééquilibrer ses mesures économiques par des dispositions sociales, il a contribué à anémier = le pouvoir d’achat qui a perdu 0.6%. De ce fait  La consommation du ménage, principal moteur de la croissance, n’a pratiquement pas bougé. En clair les résultats économiques ne sont pas rendez-vous. Cet échec coûtera cher au président de la république et va lui coller à la peau pendant longtemps d’autant qu’on ne prévoit pas de redressement en 2019 ni en 2020. La croissance française s’est établie à seulement 0,2% au deuxième trimestre, contre 0,3% attendu par les analystes. Le ministère de l’économie va sûrement revoir à la baisse sa prévision de croissance pour l’année 2018 qui est actuellement de 2%, un objectif de moins en moins atteignable. La dernière prévision de l’Insee était de 1,7%. Le rythme de croissance de l’économie française s’est établi à seulement 0,2% au deuxième trimestre, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Un chiffre décevant après un premier trimestre tout aussi maussade. Surtout, si la croissance s’établit ensuite à 0,4% au troisième puis au quatrième trimestre, comme le prévoyait l’Insee en juin, cela signifie que le PIB progressera, au total, de 1,5% sur l’année 2018, bien loin des 2% espérés par le gouvernement.

Affaire Benalla: la faute aux médias ( Macron)

Affaire Benalla: la faute aux médias ( Macron)

 

C’est en substance ce que Macron a déclaré mercredi soir devant la presse. Toujours ce qu’on dit en général en cas de crise mal maîtrisée ! Notamment sur les mensonges réitérés concernant le pseudo suspension et le pseudo changement de fonction de Benalla. “La question que vous pouvez vous poser, c’est pourquoi certains l’ont sorti deux mois et demi plus tard”, a dit Emmanuel Macron. “C’est sans doute qu’il y a des gens qui avaient intérêt à ce que ça sorte deux mois et demi plus tard et quelques jours après la Coupe du monde de football.” A la suite des révélations du Monde, la justice a ouvert une enquête préliminaire puis une information judiciaire qui a entraîné la mise en examen d’Alexandre Benalla et de quatre autres personnes, dont des policiers haut gradés. Devant les journalistes, le chef de l’Etat a par ailleurs fustigé “un emballement et une frénésie ces derniers jours qui ont conduit à laisser s’installer des contrevérités”, notamment sur le montant du salaire perçu par son ex-homme de confiance. “Il y a beaucoup de gens qui pont perdu la raison, qui disent beaucoup de choses fausses, qui oublient de les corriger”, selon le président français. “La chaleur et la fatigue, c’est à Paris que ça monte à la tête”, a également dit le président français dans le même registre.

Silencieux pendant près d’une semaine, le chef de l’Etat s’est exprimé pour la première fois mardi pour endosser la responsabilité de l’affaire.

 

Centre d’appel de Free : 266 licenciements pour faute grave ! ! !

Centre d’appel de Free : 266 licenciements pour faute grave ! ! !

 

 

 

Chez Free, entreprise dynamique souvent citée en modèle, on n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle concernant le personnel. Ainsi pour éviter d’avoir à payer de lourdes allocations de licenciements l’entreprise a décidé que 266 salariés du centre d’appels avaient commis des fautes graves (sur 807 départs). Un rapport d’experts pointant « une logique de compression des effectifs non assumée » au sein de Mobipel, le centre d’appel de l’opérateur Free (Iliad), consulté par l’AFP lundi, dénombre une forte proportion de licenciements pour « faute grave ». Entre juin 2014 et septembre 2017, les effectifs de ce centre, filiale d’Iliad, situé à Colombes ont été réduits de 60% (de 711 à 287 salariés), indique le rapport, révélé par l’hebdomadaire Politis.   »Ces départs n’ont rien de +naturels+ puisqu’ils font suite à des licenciements disciplinaires massifs, des ruptures conventionnelles et des transferts intra-groupe qui ne sont pas indépendants de la volonté de l’employeur », affirment les experts. Sur les 807 départs recensés sur cette période, 266 étaient des licenciements pour faute grave – qui permettent à l’entreprise de ne pas verser d’indemnités de licenciement ou de préavis au salarié concerné. Ce rapport a été commandé par le Comité d’entreprise de Mobipel au cabinet Alter au moment de la diffusion en septembre de l’émission Cash investigation, qui s’était penchée sur cette pratique. La réalité décrite « confirmerait la thèse de certains représentants du personnel selon laquelle la direction de Mobipel chercherait par toutes les solutions individuelles possibles à contourner son obligation de mettre en oeuvre une procédure collective, qui l’obligerait notamment à mettre en oeuvre des mesures couteuses », peut-on lire.

La baisse des APL : la faute à Hollande

La baisse des APL : la faute à Hollande

 

 

 

Le nouveau gouvernement impute à Hollande la baisse prochaine des APL. Ce que réfute l’ancien ministre du budget mais une lettre de cadrage envoyée le 25 juillet 2016 par Manuel Valls, alors premier ministre, à Emmanuelle Cosse, ministre du Logement de l’époque, montre que la baisse de l’aide personnalisée au logement a bien été décidée sous la présidence de François Hollande.  Dans  le JDD,  Christian Eckert, l’ancien ministre du Budget : « nous ne l’avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste ». Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a pour sa part déclaré au Parisien que « c’est une mesure qui découle du fait que le projet de loi de finances (PLF) 2017 avait été sous-doté car le précédent gouvernement avait prévu, sans l’annoncer, une baisse du montant de ces aides de 140 millions d’euros dans le budget ». « Sauf qu’ils nous ont laissés la faire », a poursuivi Jacques Mézard, en ajoutant que le gouvernement n’avait « pas d’autre solution que de la mettre en oeuvre pour combler ce trou ». Selon Christian Eckert, « à chaque changement de ministre, il se passe le même scénario : la direction du Budget présente une liste de mesures que l’on appelle « le musée des horreurs », des mesures généralement refusées par les prédécesseurs et qu’elle essaye de replacer ». Il a par ailleurs estimé qu’il était trop tôt pour parler de « trou budgétaire ». « L’année n’est pas terminée. Comment peuvent-ils savoir en juin qu’il va manquer 140 millions à la fin de l’année sur un budget de 18 milliards d’euros », s’est-il interrogé. De son côté, l’ancienne ministre du logement Emmanuelle Cosse a accusé le gouvernement « de dire n’importe quoi ». Mais selon le document signé par Manuel Valls, on peut lire que le précédent gouvernement souhaitait baisser de 156 millions d’euros l’APL « sans remise en cause des conditions d’attribution ».

Cyberattaque mondiale mondial : la faute à l’uniformité

Cyberattaque mondiale  mondial : la faute à l’uniformité

 

L’attaque mondiale constitue une  sorte de maladie qui s’est propagée d’autant plus vite que les utilisateurs possèdent  le même mode  d’exploitation. Un peu comme si on  réduisait  une  production agricole  une seule espèce forcément vulnérable à la moindre attaque. Le monde est victime de l’uniformité, en l’occurrence l’hégémonie de Windows (ou de Google pour les moteurs de recherche) et de petits voyous. Face à ce danger Il faut évidemment favoriser la diversité des systèmes, mieux contrôler l’ouverture vers l’extérieur,  résister aussi à la mode tout numérisation qui fragilise des processus de production.  WannaCry, est le nom désormais célèbre du virus informatique qui a frappé des dizaines de milliers d’ordinateurs depuis vendredi, à l’occasion d’une attaque informatique « sans précédent » qui a affecté le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations, dont les hôpitaux britanniques, le constructeur automobile français Renault ou encore le système bancaire russe. Egalement connu sous les noms de WannaDecryptor, WanaCrypt0r 2.0 et WCry?, ce virus s’exécute par le biais d’un logiciel de rançon malveillant installé à l’insu de l’utilisateur, il crypte et verrouille les données des utilisateurs, et exige des sommes d’argent, généralement entre 300 et 600 dollars payables en bitcoins, pour les rendre à nouveau lisibles ou débloquer certaines fonctionnalités de l’ordinateur infecté. On l’appelle le « rançongiciel ». L’offensive a provoqué d’importantes perturbations dans le système de santé public britannique mais aussi chez des grands groupes privés comme le transporteur américain Fedex, l’opérateur télécom espagnol Telefonica ou encore Renault, le constructeur automobile étant semble-t-il à ce stade le seul acteur français touché. Le ministère russe de l’Intérieur ou la société des chemins de fer allemands Deutsche Bahn ont également été frappés Selon des experts en informatique, le virus -qui exploite une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité nationale américaine NSA-, fonctionne avec des dizaines de langages, ce qui montre la volonté des pirates de s’en prendre à des réseaux dans le monde entier. La société Kaspersky rappelle que le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates « Shadow Brokers », qui affirment avoir découvert la faille informatique dans des documents volés à la NSA. Mikko Hypponen, chef de la société de sécurité informatique F-Secure, note que la Russie et l’Inde ont été particulièrement touchées parce que beaucoup de réseaux et ordinateurs dans ces deux pays tournent encore avec le logiciel Windows XP.  Microsoft a décidé de réactiver une mise à jour de certaines versions de ses logiciels pour contrer ce type d’attaque. Le virus s’attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n’assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d’exploitation (OS) Windows 10 n’est pas visé par l’attaque, souligne Microsoft.

Royal au chômage faute de direction du PNUD

Royal au chômage faute de direction du PNUD

 

 

Ce n’est pas véritablement un drame social mais Ségolène Royal risque de se retrouver au chômage. Elle avait en effet visé plusieurs postes internationaux mais sa candidature ne semble pas recueillir un grand enthousiasme. Il faut dire que ses  sorties anachroniques, ses  approximations, ses  contradiction aussi ont nui à l’image de la ministre de l’écologie. En outre, sa gestion financière catastrophique de la région Poitou Charente lorsqu’elle était présidente n’a pas manqué d’interroger sur ses compétences en matière de gestion.  Dernier élément sans doute : Ségolène Royal ne représente plus grand-chose politiquement puisque son parti sera complètement marginalisé lors des présidentielles pour atteindre à peine 10 % des intentions de vote.  L’Allemand Achim Steiner devrait donc être nommé directeur du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), douchant les espoirs de la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, d’occuper cette fonction. »Il y a un jury qui s’oriente vers ça », a-t-elle reconnu mercredi sur France 5. « Je le regrette bien sûr, ça ne correspond pas à ce qui avait été dit mais ça c’est la vie. » Ségolène Royal a ajouté que la procédure n’était « pas terminée » et jugé surprenant que ce soit un homme qui obtienne le poste alors qu’il était selon lui promis à une femme. « De toute façon, je trouverai l’opportunité de mettre au service du combat climatique et des enjeux internationaux ma force de conviction », a-t-il expliqué. L’ex-compagne de François Hollande avait officialisé sa candidature le 24 mars à New York, expliquant qu’elle inscrivait cette candidature dans la continuité de la présidence de la 21e conférence des Nations unies sur le climat (COP21), qu’elle a assumée à la suite de Laurent Fabius.

 

Crise agricole : la faute à la monoproduction

Crise agricole : la faute à la monoproduction

 

Le facteur explicatif dominant tient à la monoproduction et au modèle productiviste qui certes enrichissent  industrie alimentaire et les intermédiaire mais appauvrissent  les petits paysans. Sans parler des conséquences très graves pour la santé et environnement. Là où il y avait dix vaches il y a 50 ans, il en faut 150 aujourd’hui ;  là où on produisait sur 15 hectares, il en faut 200 aujourd’hui et c’est vraiment  un minimum. De toute manière, on ne concurrencera jamais les élevages du continent américain qui comprennent des milliers de têtes (jusqu’à 100 000 !) et des milliers d’hectares. La monoproduction est évidemment une  catastrophe économique, sanitaire et environnementale qui tue les paysans. Un modèle inspiré par les gouvernements, les chambres d’agriculture et la FNSEA.

 

D’une manière générale, l’agriculture productiviste est monoculturale. Le modèle de monoculture pendant très longtemps, en France, par exemple, était celui que les céréaliers mettaient en œuvre sur les grandes plaines de Beauce, de Brie, de Champagne, de Picardie, du Poitou, etc. Les céréales proprement dites (blé, orge, avoine) y étaient mises en rotation avec des cultures fourragères (luzerne) et vivrières (betterave à sucre). Dans les années 1950, le maïs faisait son entrée dans ces rotations, au point d’ailleurs qu’à grands renforts d’herbicides et d’amendements, les rotations étaient définitivement oubliées.
La monoculture s’opposait alors à la polyculture. Celle-ci était pratiquée dans les régions bocagères, principalement. La plupart des cultures pratiquées étaient destinées pour partie à l’alimentation humaine (blé, pomme de terre, haricots, carottes, etc.), pour partie à l’alimentation animale (autres céréales, betterave fourragère) et pour partie pour l’amélioration des sols (plantes couvre-sol, moutarde, colza, etc.). Les autres surfaces agricoles étaient dédiées aux animaux domestiques (herbages, prairies), sinon sauvages (près de fonds, ceintures marécageuses, écotones forestiers, bois, etc.).
Mais même dans les régions bocagères, la monoculture a fait son entrée en force, vers 1960. Deux faits marquent cette époque : l’arasement systématique des haies en pays bocager (modernité oblige… curieusement cet alibi reste d’actualité pour l’acceptation de l’inacceptable !) et l’arrivée du maïs.
On connaît les conséquences : maïsiculture intensive, utilisation massive des herbicides, élevage intensif hors-sol, rejet de nitrates, pollution des eaux, etc.
On oublie souvent de parler de différents autres effets associés : érosion hydrique et éolienne, risques d’inondation accrus, etc. et dans un autre domaine : pullulation des ravageurs des cultures, disparition du gibier, des prédateurs naturels des pestes, etc.
On n’oubliera pas non plus que les pratiques monoculturales sont extrêmement coûteuses en énergie exogène introduite. Ces pratiques agricoles sont largement déficitaires au sens où pour produire une calorie alimentaire, il faut en injecter entre 10 et 25 sous forme de carburant pour les machines agricoles et sous différentes formes pour les engrais, les produits phytosanitaires, les pesticides, sans oublier la gestion des stocks ou le maintien des cours !  On peut admettre qu’à la fin de la guerre de 1939 – 1945, l’accession, en Europe, d’une autonomie alimentaire ait été une priorité. Le paradoxe actuel est que l’Europe croule sous ses stocks alimentaires, que le gaspillage énergétique est fabuleux, que les atteintes environnementales sont colossales, que les destructions des ressources sont importantes… et que l’autonomie alimentaire n’est pas pour autant assurée, par exemple, pour les plus démunis. Remarquablement, les plus démunis se comptent aussi aujourd’hui chez des gens qui ont un travail. Le seuil de pauvreté, au moins celui de précarité qui mène à l’endettement a beaucoup cru ces dernières années.»

Source : écosystème

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

Fillon : faute de preuve l’enquête va durer longtemps

D’après des proches du dossier judicaire, Fillon n’a pas apporté  le moindre élément matériel pour confirmer ses dires : ni téléphone, ni mail, ni le moindre dossier, ni la moindre revue de presse pour justifier le salaire de son épouse. Cette dernière a déclaré qu’elle n’avait aucune raison de conserver des preuves écrites.  « Elle relisait mes discours et me soutenait » a affirmé Fillon.  François Fillon avait demandé mercredi dernier à ses partisans de  »tenir 15 jours », le temps que les enquêtes sur les présumé emplois fictifs de sa femme soient bouclées, selon lui. En réalité, les investigations pourraient ne pas être aussi expéditives.  »Il y a encore plusieurs investigations à mener », confie au JDD une source judiciaire haut placée. La magistrate Éliane Houlette, qui dirige le parquet national financier, a reçu vendredi – à leur demande – les avocats de la famille Fillon et leur a répété son intention « d’aller vite », mais sans donner le moindre calendrier.  Menées tambour battant, les recherches policières, loin de minorer les soupçons initiaux ont, en effet, ouvert de nouvelles pistes qui ne pourront pas être fermées en quelques jours. « La logique consistant à confier la suite des investigations à des juges d’instruction risque de s’imposer », redoute-t-on dans le camp Fillon, où l’inquiétude gagne. « Il n’est pas exclu que certaines personnes déjà entendues devront être de nouveaux convoquées pour obtenir des précisions, si des contradictions sont apparues », confie une source au parquet.

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Affaire Fillon : le pire n’est pas la faute mais l’inconscience

Affaire Fillon : le pire n’est pas la faute mais l’inconscience

 

 

Les faits reprochés à François Fillon sont d’une gravité exceptionnelle puisqu’il s’agit d’enrichissement personnel précisément de la part de celui qui ambitionne la magistrature suprême. Au-delà des accusations, le  plus grave encore c’est l’inconscience totale de Fillon et de ses partisans quant à  l’effet catastrophique sur l’opinion publique. La vérité c’est que ces responsables sont tellement hors sol, c’est-à-dire coupés  des réalités socio- économiques des Français moyens qu’ils ne se rendent même plus compte du scandale de leurs privilèges. Pas étonnant avec leur salaire, les avantages et les revenus annexes les parlementaires  émargent entre 10 000 et 20 000 € par mois. Ils ignorent sans doute que le salaire moyen réel est de leurs 1700 € (il s’agit du salaire moyen donc de nombreux Français gagnent encore moins), ils ignorent que des millions vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le vrai scandale réside dans cette incapacité à prendre conscience de cette inégalité. On objectera que certains acteurs économiques ou certains héritiers gagnent bien davantage. Il y a cependant une différence, les députés ont été désignés pour servir l’intérêt général et non pour faire une carrière politique ou exercer un métier. À force de fréquenter le Gotha de la société, les parlementaires, les ministres se  sont imprégnés de cette culture de l’argent qui domine le monde. Bien sûr pour compenser de temps en temps on évoque la problématique des plus défavorisés mais un propos à la fois hypocrite et superficiel. Bien sûr de temps en temps, on va serrer les mains de ces chers électeurs mais l’entretien dure quelque secondes ou quelques minutes tandis que l’essentiel du temps est consacré aux  puissants. La démocratie est en fait très virtuelle. La vérité c’est que nous vivons dans un régime monarchique, un système monarchique républicain qui s’appuie sur des baronnies locales. Pour s’en persuader,  il suffit d’examiner la valeur du patrimoine de la plupart des élus. Ceci vaut au niveau national mais aussi dans de nombreuses collectivités locales. Le comble de l’in conscience quand Gérard Longuet, ancien ministre,  pour défendre Fillon déclare : « il faut bien aider sa famille ».Ce décalage social, économique et culturel ne concerne pas uniquement les élus de droite mais aussi ce de gauche (voir le nombre de ministres de François Hollande soumis à l’impôt sur la fortune et où qui disposent d’un patrimoine plus que confortable). Le scandale que révèlent l’affaire Fillon est moins juridique qu’éthique ou moral. Il met en lumière le fossé qui peut exister entre les élites et le français moyen.

 

Crise du lait : la faute uniquement au marché ?

  • Crise du lait : la faute uniquement au marché ?

 

 

Comme souvent lors des crises on attribue au marché la responsabilité première des dysfonctionnements. Ce n’est ce pas faux mais encore faudrait-il approfondir les facteurs explicatifs. D’abord ce fameux marché a longtemps profité à la France qui a largement exportée ses  excédents dans le monde entier notamment en Russie et en Chine, marchés aujourd’hui partiellement totalement fermés. Second facteur explicatif, la suppression des quotas décidés par l’Europe ce qui a emballé l’offre (seulement plus 5 % en France mais 25 % par exemple en Irlande). Autre élément d’explication la trop grande spécialisation de certains producteurs dépendants uniquement du lait. Des producteurs par ailleurs lourdement endettés par l’énorme coût des investissements. Les différences de conditions de production et de coût conduisent  à des prix de vente du lait mondiaux qui varient du simple au triple par exemple autour de 0,10 € en Ukraine par litre alors  qu’il faudrait vendre le litre en France autour de 0,35 € pour permettre aux producteurs de dégager un revenu correct. Dans le même temps le consommateur, lui, est condamné à boire du lait industrialisé dans le goût est proche de l’eau. En conclusion, sans modification du rapport prix qualité et réforme des circuits de distribution, là filière française de les suivra sans doute le sort  de l’acier. Du coup, des producteurs de lait de Bretagne, de Normandie et des Pays de la Loire ont manifesté ce lundi devant le siège de Lactalis, à Laval. Ils reprochent au groupe laitier de ne pas les rémunérer suffisamment. Le porte-parole de la société, Michel Nalet, ne ferme pas la porte à des discussions sur les tarifs, mais il appelle les producteurs à prendre en compte la réalité du marché européen. Actuellement, les exploitants sont payés 256 euros les 1.000 litres de lait. Ils réclament 100 euros de plus. La Fédération nationale des producteurs de lait appelle les exploitants à manifester devant le siège de l’entreprise Lactalis à Laval, en Mayenne,  pour dénoncer des prix qui ne leur permet pas de vivre de leur production. « Ce prix est un prix qui a été décidé uniquement sur cette période estivale », a expliqué Michel Nalet, porte-parole de Lactalis. « Le prix du lait ne s’apprécie pas sur deux mois mais sur une année et rien ne dit que ce prix va rester sur ce niveau-là » a-t-il ajouté. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDESA) de la Mayenne promet une action dans la durée si les négociations ne sont pas rouvertes. « Nous n’avons jamais eu l’idée de bloquer toute discussion. Mais on ne peut pas à la fois guerroyer et demander une rencontre. Que les choses se passent raisonnablement. Nous sommes prêts à discuter avec les organisations de producteurs » a prévenu Michel Nalet. Le porte-parole de Lactalis alerte les producteurs sur la réalité du marché. « Aujourd’hui, nous avons aussi à faire face à une crise de surproduction, un environnement économique très concurrentiel » explique Michel Nalet. Le prix d’achat du lait varie d’un industriel à l’autre et Lactalis fait partie de ceux qui achètent au plus bas. Le porte-parole de Lactalis s’en est expliqué. « Notre groupe a proportionnellement beaucoup plus d’excédents à traiter. Ils sont commercialisés sur des bases de prix du lait autour de 220 euros les 1.000 litres, alors que nous sommes sur des prix d’achat aux producteurs à 260. Pratiquement 50% de nos volumes sont soumis à cette concurrence européenne internationale. Notre groupe est très affecté par des prix concurrentiels. »

(avec AFP)

 

Putsch en Turquie : la faute aux occidentaux (Erdogan)

Putsch en Turquie : la faute aux occidentaux (Erdogan)

 

 

Comme il faut bien faire porter le chapeau à quelqu’un, Erdogan accuse l’Occident d’être l’instigateur du putsch raté en Turquie. Une accusation qui permet de faire l’économie des critiques internes à l’égard d’un président décidé à concentrer tous les pouvoirs et à s’asseoir sur la démocratie. Le putsch raté lui donnera d’ailleurs l’occasion de conforter encore le rôle de président. L’ampleur de la purge dans toute l’administration et même  les arbitres de football ( !) montre à l’évidence la fébrilité du pouvoir. Conséquence indirecte de cette situation interne très conflictuelle, la Turquie pourrait remettre en cause l’accord de régulation de l’immigration passée avec l’union européenne Le président Erdogan a en effet aussi accusé l’Union européenne de ne pas avoir tenu sa promesse d’exempter de visa les ressortissants turcs voulant se rendre sur son territoire, comme elle s’y était engagée dans le cadre de l’accord visant à contrôler l’afflux de réfugiés et migrants en Europe.  Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mardi les pays occidentaux de « soutenir le terrorisme et les coups d’Etat » après la tentative de putsch le mois dernier en Turquie, qui a selon lui été fomentée à l’étranger. Dans un discours vindicatif prononcé au palais présidentiel à Ankara, Recep Tayyip Erdogan a fustigé le refus de Washington d’extrader le prédicateur Fethullah Gülen, présenté comme le commanditaire du coup de force et qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999. Ce dernier a nié toute responsabilité et dénoncé la tentative de coup d’Etat. « Cette tentative de coup d’Etat a des acteurs à l’intérieur de la Turquie mais son scénario a été écrit à l’extérieur. Malheureusement, l’Occident soutient le terrorisme et les comploteurs », a-t-il affirmé. Plus de 60.000 militaires, magistrats, fonctionnaires et enseignants ont été arrêtés, limogés ou suspendus après le coup d’Etat manqué, suscitant des craintes qu’Erdogan profite de la situation pour renforcer son pouvoir et réduire au silence toute forme de dissidence. L’état d’urgence mis en place après le coup d’état commence à faire l’objet de critiques en Turquie. Le président du Parti républicain du peuple (CHP), qui a condamné le putsch et a soutenu la réaction du gouvernement jusqu’à maintenant, a ainsi estimé que celui-ci pourrait être utilisé pour réformer en profondeur les forces de sécurité sans l’approbation du parlement.

(Avec Reuters)

Loi travail : la faute à Hollande pour Macron

Loi travail : la faute à Hollande pour Macron

Emmanuel Macron ne se console toujours pas d’avoir été écarté de la gestion du projet de loi travail au profit d’El Khomri ; du coup il ne cesse de régler des comptes y compris avec Hollande dont il met en cause la responsabilité pour avoir fait éclater la gauche sur la loi déchéance de nationalité. Il est clair que le ministre de l’économie ne sert à peu près plus à rien au sein du gouvernement. Il devait présenter dans une loi dite Macron 2 à la fois sur les réformes économiques et les réformes sociales ensuite éclatées entre Sapin et El Khomri. De ce point de vue, Valls à clairement écarté Macron pour éviter que ce dernier n’incarne la modernité à sa place. Du coup il ne faut guère s’étonner des phrases assassines de macros tant vis-à-vis de hollande et de Valls ; un Macron  qui d’ailleurs pourrait quitter très prochainement le gouvernement d’autant que sa cote de popularité diminue. Le président, qui n’avait pas du tout digéré la petite phrase d’Emmanuel Macron, fin avril, sur le fait qu’il n’était pas son « obligé » au point de le menacer de le sortir du gouvernement, ne devrait pas apprécier sa nouvelle sortie. Invité hier d’un forum diplomatique à Paris, le ministre de l’Economie a mis le bourbier sur la loi Travail sur le compte du débat sur la déchéance de nationalité. Débat qui avait été lancé devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles après les attentats du 13 novembre par un certain… François Hollande. « Nous avons présenté cette réforme (NDLR : la loi El Khomri) après un débat très compliqué sur la nationalité qui a brisé beaucoup de gens à gauche et l’unité autour des réformes », a lancé Macron, que ses partisans pressent de démissionner pour lancer sa candidature à la présidentielle.

Inondations : la faute au réchauffement climatique et à une sururbanisation

 

 

 

Bien certains experts réfutent à s’engager, il est clair que les inondations sont essentiellement dues à la sururbanisation et au changement climatique. Certains fatalistes attribuent le phénomène des inondations à des causes cycliques. Effectivement quand on remonte dans le temps de tels phénomènes ont déjà été enregistrés en France en particulier. Toutefois il faut remarquer que le dérèglement est général au plan mondial et que des périodes anormales soit de sécheresse soit au contraire de pluie ou de tornade se succèdent partout. En cause sans doute le réchauffement climatique indiscutable et grandement imputable à l’homme et aux deux émissions polluantes. Le réchauffement climatique est indiscutable quand on constate par exemple la quasi absence d’hiver  dans un pays comme la France, aussi la fonte des glaciers et l’absence de neige dans les montagnes en tout cas l’insuffisance.  D’après le rapport 2007 du GIEC (mémento des décideurs) : « D’après les simulations, il est probable que dans les années 2080 de très nombreux millions de personnes supplémentaires seront inondées chaque année à la suite de l’élévation du niveau de la mer. Les zones très peuplées et de faible altitude où la capacité d’adaptation est relativement faible et qui sont déjà confrontées à d’autres défis tels que des tempêtes tropicales ou la subsidence locale de la côte sont particulièrement en danger. Le nombre de personnes touchées sera plus grand dans les méga-deltas d’Asie et d’Afrique, tandis que les petites îles sont particulièrement vulnérables. ». Au réchauffement climatique s’ajoute d’autres facteurs explicatifs comme les pratiques de culture intensive qui augmente le ruissellement de l’eau. Autre explication majeure le bétonnage des sols résultants de la sur urbanisation. On notera d’ailleurs que ce sont surtout les agglomérations qui ont été victimes d’inondations. Ce bétonnage des sols s’oppose évidemment à toute infiltration des eaux surtout quand en plus on a supprimé les fossés traditionnels qui même en campagne ne sont pratiquement pas entretenus. Le dérèglement climatique partout dans le monde, l’industrialisation des pratiques agricoles et la sur urbanisation constitue des problématiques relativement négligées tant par les pouvoirs publics que par les citoyens et il faut des événements dramatiques comme les inondations pour en rappeler les enjeux.

 

Inondations : la faute à une sur-urbanisation et au réchauffement climatique

Inondations : la faute à une sur-urbanisation et au réchauffement climatique

 

 

Certains fatalistes attribuent le phénomène des inondations à des causes cycliques. Effectivement quand on remonte dans le temps de tels phénomènes ont déjà été enregistrés en France en particulier. Toutefois il faut remarquer que le dérèglement est général au plan mondial et que des périodes anormales soit de sécheresse soient au contraire de pluie ou de tornade se succèdent partout. En cause sans doute le réchauffement climatique indiscutable et grandement imputable à l’homme et aux deux émissions polluantes. Le réchauffement climatique est indiscutable quand on constate par exemple la quasi absence d’hiver  dans un pays comme la France aussi la fonte des glaciers et l’absence de neige dans les montagnes en tout cas l’insuffisance.  D’après le rapport 2007 du GIEC (mémento des décideurs) :

« D’après les simulations, il est probable que dans les années 2080 de très nombreux millions de personnes supplémentaires seront inondées chaque année à la suite de l’élévation du niveau de la mer. Les zones très peuplées et de faible altitude où la capacité d’adaptation est relativement faible et qui sont déjà confrontées à d’autres défis tels que des tempêtes tropicales ou la subsidence locale de la côte sont particulièrement en danger. Le nombre de personnes touchées sera plus grand dans les méga-deltas d’Asie et d’Afrique, tandis que les petites îles sont particulièrement vulnérables. ». Au réchauffement climatique s’ajoute d’autres facteurs explicatifs comme les pratiques de culture intensive qui augmente le ruissellement de l’eau. Autre explication majeure le bétonnage des sols résultants de la sur urbanisation. On notera d’ailleurs que ce sont surtout les agglomérations qui ont été victimes d’inondations. Ce bétonnage des sols s’oppose évidemment à toute infiltration des eaux surtout quand en plus on a supprimé les fossés traditionnels qui même en campagne ne sont pratiquement pas entretenus. Le dérèglement climatique partout dans le monde, l’industrialisation des pratiques agricoles et la sur urbanisation constitue des problématiques relativement négligées tant par les pouvoirs publics que par les citoyens et il faut des événements dramatiques comme les inondations pour en rappeler les enjeux.

Mal français : « La faute à l’Europe » ? Marcel Gauchet

Mal français : « La faute à l’Europe » ? Marcel Gauchet

 

Philosophe et historien, Marcel Gauchet dans une interview à la Tribune fait un inventaire des différents facteurs explicatifs du mal français et attribue notamment une grande responsabilité à l’Europe. Une interview intéressante mais qui peut cependant être contestée notamment sur l’insuffisance d’analyse des faiblesses spécifiquement françaises. Ou quand l’analyse philosophique pèche par manque d’approche sociaux économique !

 

LA TRIBUNE - Vous affirmez que nous nous dirigeons vers l’explosion de l’euro ?  Pourquoi ?

MARCEL GAUCHET - Je ne prétends pas parler en économiste et je ne prophétise rien. Je me contente d’observer que l’euro n’a pas été conçu sur la base d’une stratégie économique, mais en des termes politiques. S’il doit tomber, il tombera par la politique. Nous sommes dans une ambiguïté extrême: les gouvernements admettent que l’Europe monétaire ne fonctionne pas bien, mais refusent l’idée d’en sortir. Les économistes s’épuisent en discussions techniques sur l’euro, alors que ceux qui décident en dernier ressort, les responsables politiques, se déterminent non pas en fonctions de considérations économiques, mais uniquement politiques.  Ce qui maintient avant tout l’euro, c’est la peur d’en sortir, le refus du saut dans l’inconnu. On sait très bien, ainsi, en France, que les retraités y sont farouchement opposés. Cela donne une force immense au statu quo, mais celui-ci pourra-t-il tenir devant les conséquences  de l’euro tel qu’il fonctionne aujourd’hui ? Sans même évoquer les pays périphériques, la contrainte va devenir terrifiante, pour l’Italie, la France… En France, nous allons nous trouver devant un choix politique majeur,  à côté duquel le Brexit est une aimable plaisanterie. Que se passera-t-il quand nous atteindrons les 8 millions de chômeurs ?  Il paraît que la croissance devant repartir tôt ou tard, ces questions vont se résoudre d’elles-mêmes. Il est permis d’en douter. Ce que chacun peut constater, c’est l’affaissement continu du système productif français. La conscience de l’insupportable va finir par émerger, sauf  à nous condamner à une dépression perpétuelle.

À moins d’un grand saut vers l’Europe fédérale ?

Un saut fédéral ? La création d’un budget européen? Personne n’osera sauter le pas dans les conditions politiques actuelles. Certes, cette alternative se présentera à un moment donné. Les européistes forcenés la défendront, avec l’idée qu’il vaut mieux laisser les Allemands concevoir notre budget à notre place. Mais je doute ce que ce soit très populaire !  Il faudra alors admettre l’échec de cette construction purement politique, voulue par François Mitterrand pour des raisons absurdes -arrimer l’Allemagne à l’ouest par crainte de la voir partir vers l’Est.

Votre thèse centrale est celle d’un « malheur français ». Vous insistez notamment sur le mensonge de Mitterrand, qui a vendu aux Français l’idée que l’Europe, ce serait la France en plus grand, en plus fort… Mais quelle est la part de l’Europe dans ce malheur ?

En l’absence d’Europe, le malheur français serait tout de même là. L’Europe, c’est, en l’occurrence, un amplificateur et un révélateur. Dans un contexte où cette idée pouvait encore paraître plausible, au cours des années 1980, François Mitterrand a vendu aux Français la thèse selon laquelle l’Europe pouvait être la solution de tous leurs maux. Le discours était le suivant : « Nous avons les moyens militaires et stratégiques, les Allemands ont le poids économique ; construisons donc une Europe que nous allons conduire politiquement, pour contrer le néolibéralisme. » Comme si l’Europe allait nous permettre de bâtir une alternative sociale au monde néolibéral. Évidemment, l’inverse s’est produit. L’Europe a amplifié le basculement de la France vers le néolibéralisme. Et l’Europe a révélé à quel point nous, Français, étions isolés, à quel point nous ne pouvions plus peser sur le cours des choses. L’Europe que nous pensions piloter nous a échappé, nos partenaires se convertissant aux politiques néolibérales, tout comme la Commission européenne, devenue le fer de lance de ces politiques. Le mot d’ordre, c’est toujours plus de marché, de flexibilité, avec un rappel à l’ordre de Bruxelles quasi quotidien. Nous vivions sur l’image du village gaulois résistant à la vague néolibérale : elle l’a englouti. Les Français ont beaucoup de mal à se reconnaître dans ce cours des choses, ils accusent le coup quand ils constatent la faiblesse et l’isolement de leur pays.

Quel est le « vrai » malheur français ?

Il peut se constater à plusieurs niveaux. J’en vois trois. D’abord, d’un point de vue général, pour l’Occident, la mondialisation est synonyme de rapetissement. Les Européens ne représentent plus que 7 % de la population du globe. Et ce sera de moins en moins ! Tous les Occidentaux sont ébranlés par ce constat. Ensuite, nous nous sommes illusionnés sur le partage des tâches dans la mondialisation : les Occidentaux ont pensé qu’ils allaient faire suer le burnous des Asiatiques, et encaisser, eux, les royalties, puisque l’Europe et les États-Unis se réservaient l’innovation, la haute technologie. Comme si les Chinois n’allaient pas s’y intéresser ! Un racisme inconscient était là à l’oeuvre. Évidemment, cela n’a pas marché ainsi. Le réveil a été difficile. En fait, la mondialisation, c’est la relativisation de l’Occident. Cela ne concerne pas que l’Europe, du reste. Les Américains ressentent aussi ce choc. Enfin, s’agissant du modèle français, la marche du monde telle qu’elle s’est généralisée depuis quarante ans va à l’encontre de notre ADN, comme on dit. Certes, nous parvenons tant bien que mal à nous adapter à la situation. Mais c’est un modèle dans lequel les Français ne se reconnaissent pas. Un modèle construit sur l’approbation des inégalités au titre de la dynamique économique, alors que le problème français, depuis toujours, c’est l’égalité. Sur la place de l’État, l’idée du droit, le rôle de l’argent dans la vie sociale, les Français sont en décalage avec le modèle international dominant, mondialisé. Ils jouent le jeu, mais ont du mal à s’y retrouver.

La France, c’était, pour reprendre une formule un brin ironique, « le pays où le communisme a réussi » ?

C’est une aimable plaisanterie ! Ce qui pouvait rappeler le modèle soviétique dans le modèle français, lors de son dernier moment glorieux, celui des « Trente Glorieuses », justement, c’était l’aspiration égalitaire et l’idéal d’un gouvernement rationnel. Avec cette différence que cela fonctionnait, contrairement à l’Union soviétique. Nous avons obtenu de vraies réussites dans ce cadre, au cours des années 1950 et 1960. Cela s’exprimait dans les grands projets technologiques, les ingénieurs et la science au pouvoir ! Dans le monde néolibéral, c’est plutôt la réussite financière individuelle qui est au pouvoir. Les entrepreneurs « newlook », ça ne branche pas tant que ça les Français !

 

Comment le néolibéralisme s’est-il infiltré en Europe ?

Deux facteurs se sont conjugués. D’une part, l’impasse de la régulation keynésienne, de plus en plus perceptible au cours des années 1970. Les gouvernements se montraient impuissants à réguler la conjoncture, et les appareils publics n’étaient plus maîtrisés. Le néolibéralisme a eu pour atout majeur de relever ce défi grâce à l’outil monétaire, le monétarisme permettant de casser l’inflation. Les populations ne supportaient plus alors une inflation à deux chiffres, très déstabilisante. En outre, en raison de la crise, tous les États se sont endettés. Il a fallu colmater les brèches. La dérégulation financière a permis d’avoir pleinement recours aux marchés, et donc d’emprunter plus facilement. En matière économique, le néolibéralisme a gagné la bataille essentiellement pour des raisons pragmatiques… Mitterrand, Bérégovoy ou Delors n’avaient pas lu Milton Friedman… mais ils ont vu que la recette fonctionnait ! Le second facteur, c’est tout simplement la nécessité d’exporter, donc de s’ouvrir à la mondialisation, pour payer la facture énergétique. Mais la mondialisation n’est pas qu’un phénomène économique. Derrière, il y a un phénomène beaucoup plus profond qui est l’ouverture au monde de l’ensemble des sociétés. L’idée d’une libre circulation des marchandises, mais aussi des gens, s’est imposée partout. Elle s’est transformée en vision générale de la vie en société, devenant un fait politique majeur. Même les sociétés les plus fermées, la Chine ou l’Union soviétique, n’ont pas pu résister à cette vague. Elle a détruit le cadre classique de l’affrontement Est-Ouest.

Comment la mondialisation a-t-elle fait évoluer les sociétés en profondeur ?

La mondialisation, c’est l’aspect extérieur des bouleversements sociétaux. Il faut considérer aussi l’aspect intérieur, l’évolution en profondeur des sociétés : le fait majeur, c’est la disparition du sens du collectif. La mutualisation, l’État social, la primauté donnée au collectif, tout ce ciment des sociétés est délégitimé, au profit de l’axiome selon lequel il n’y a en droit que des individus. S’il n’y a que des individus, comment concevoir le lien social autrement que comme un marché généralisé ? Et ce, y compris dans la sphère politique ?

Curieusement, vous estimez que les États-Unis ont échappé pour partie à ce mouvement…

C’est la fable effectivement paradoxale de cette histoire : le pays matriciel du point de vue de l’idéologie néolibérale est celui qu’elle a le moins transformé. Le néolibéralisme y est pratiqué en grand, mais dans les limites du patriotisme : l’idée-force, c’est que ce dernier doit, in fine, l’emporter. Ce principe n’est absolument pas contesté, sauf par quelques « libertariens » excités. Aux États-Unis, on ne trouve pas cette antinomie que nous connaissons entre le marché et l’État. L’idéal américain, c’est le marché au service de la grandeur de l’Amérique. Il faut que l’Amérique soit forte, donc riche, et c’est grâce au marché qu’elle le sera. C’est à l’opposé de notre conception de l’idée sociale, selon laquelle il faut choisir son camp, l’État ou le marché.

C’est au nom de ce patriotisme, ce principe suprême, que l’Amérique sait se défendre. Et pas seulement l’Amérique…

C’est un principe supérieur qui existe aux États-Unis, mais aussi en Chine. En fait, il s’impose partout, sauf chez nous ! L’Europe ne sait pas se défendre, elle n’a aucune idée de sa place dans le monde, aucune vision stratégique, cela éclate au grand jour avec la crise migratoire. C’est comme si nous avions perdu quelque chose en route…

C’est un constat assez dramatique. Et comment peut-on en sortir ?

Effectivement, c’est dramatique. C’est pourquoi j’ai écrit ce livre. Je veux croire au réveil des populations, des élites dirigeantes Il faut repenser l’Europe, en fonction d’un fait simple : l’Europe doit être une entité politique, stratégique, conçue pour préserver la place de l’ensemble des pays qui la composent dans le monde. Il faut une articulation différente entre les nations et l’Europe : nos intérêts sont communs. Notre intérêt primordial, c’est de sauver ce qui a fait le dynamisme historique exceptionnel de l’Europe, afin de continuer à le développer. Or cela ne va nullement de soi dans le « Grand Jeu » global en train de s’engager. Dès lors que le principe est posé, quelles sont les formules politiques imaginables ? L’Europe des cercles – avec des pays participant à des politiques, d’autres exclus -, je n’y crois pas une seconde. Comme s’il pouvait exister une première, une deuxième et une troisième division… Il faut revoir les attributions de la Commission. Comment une administration peut-elle faire de la politique ? Elle n’est pas conçue pour… Ce poids politique de la Commission a correspondu à un moment historique, qui a été celui de la technocratie. Mais celui-ci est dépassé. Que veut-on ? Une banlieue médiocre des États-Unis ou une Europe consciente de son originalité, forte de son histoire particulière, de ses valeurs propres ? Sommes-nous obligés, par exemple, de nous aligner sur le droit américain ?

Une Europe plus forte, c’est celle qui va vers le fédéralisme ?

Pas forcément. Il faudrait un espace où chacune des nations pourrait s’exprimer beaucoup plus, politiquement. Cela ne va donc pas dans un sens fédéraliste. Rappelons-nous que l’Europe est et ne peut être qu’un projet politique entièrement neuf. D’ailleurs, si l’on voulait emprunter cette voie, qui pourrait incarner l’Europe ? Quel responsable ? Il n’y en a pas. Qui voudrait d’un Jean-Claude Juncker président de l’Europe ?

Pour qu’une Europe puisse agir, faut-il qu’elle s’incarne ?

Pas nécessairement. Je ne le pense pas. C’est l’erreur de base. Mieux vaut un concert polycentrique, où de fait, par exemple en matière de défense, les pays disposant d’une armée importante auraient naturellement une voix prépondérante dans la discussion. Et dans l’action. Pour une fois, le gouvernement français a eu raison de demander que soit reconnue la charge financière que représentait son intervention au Mali. Le problème est de trouver une formule institutionnelle permettant à de véritables perspectives politiques d’émerger. Le contraire du système actuel qui fonctionne comme un étouffoir.

Vous voulez que les politiques reprennent le pouvoir ?

Et qu’ils aient une ligne, qu’il s’agisse de la défense ou de l’économie ! Une des choses les plus scandaleuses que l’Europe ait faites ces dernières années, c’est l’adoption pure et simple des normes comptables américaines. Une Europe digne de ce nom définirait un statut de l’entreprise européenne, s’appliquant aux multinationales venant s’installer chez nous. Et avec un système comptable répondant aux exigences européennes, s’agissant de l’évaluation de la valeur des entreprises.

Cette Europe que vous appelez de vos voeux pourrait se défendre, affirmer ses vues… mais remettrait-elle en cause le néolibéralisme à l’origine du malheur des Français, selon vous ?

C’est une autre question. Ce n’est pas l’affaire d’une entité politique comme l’Union européenne de mener une bataille idéologique. C’est à ses citoyens de le faire. À ce niveau, ce qui compte, ce sont les politiques réellement menées. En l’état actuel des choses, elles ne pourraient être que des compromis avec les orientations qui dominent à l’échelle du monde. Ce serait déjà un considérable progrès.

Cela étant, tous nos problèmes ne se réduisent pas à l’Europe. Balayons devant notre porte pour tout ce qui reste de notre responsabilité directe. Le problème général est de retrouver un compromis viable entre la liberté individuelle et le pouvoir collectif. Ce compromis pourrait passer, si un gouvernement suffisamment pédagogue savait en convaincre les Français, par la sauvegarde de l’État social. L’État social est coûteux tout comme l’est l’éducation, et ils continueront de l’être. Il faut faire vivre cette construction, tout en la réformant pour la rendre plus efficace. La vraie contestation de l’idéologie néolibérale consisterait à montrer qu’il est possible de concevoir et de bâtir des institutions publiques performantes. C’est l’absence, ou pire, l’impossibilité de conduire de telles réformes qui alimentent la dépression française. Comme si la sécurité – sociale, de l’emploi – était nécessairement liée à un modèle dysfonctionnel, inefficace, mais assurant néanmoins une vague garantie. La perspective n’est pas de nature à soulever l’enthousiasme !

Le bonheur français, ce serait simplement de renouer avec un système public à la fois équitable et efficace. Mais pour impulser un tel mouvement, il faudrait un personnel politique inspirant la confiance. C’est la défiance qui nous paralyse.

Vous voyez de tels responsables ?

Non. J’ai beau scruter l’horizon, je n’en vois pas.

La loi Travail : une mobilisation qui s’affaiblit faute de cohérence

La loi Travail : une mobilisation qui s’affaiblit faute de cohérence

Inutile de tourner autour du pot la mobilisation pour protester contre la loi du travail ne cesse de s’affaiblir. En cause d’abord le fait que l’opinion publique ne croit pas plus dans la capacité du gouvernement que dans celle des opposants radicaux. Le projet remodelé et toujours contesté par une majorité d’environ 60 % de Français qui considèrent à hauteur de 90 % que le gouvernement est incapable d’engager la moindre réforme efficace. Un détail toutefois, une assez forte majorité de Français approuve le principe du référendum en entreprise et la possibilité d’adapter les conditions de travail en fonction du carnet de commandes ; à l’inverse ils s’opposent  majoritairement aux  nouvelles conditions du licenciement. Un positionnement contraire à celui des radicaux qui condamnent la totalité du texte. Des radicaux qui pour l’essentiel se réfugient dans une stratégie d’opposition qui propose des mesures incohérentes ou obsolètes. Les Français ne peuvent donc se retrouver dans le mouvement de contestation par ailleurs largement instrumentalisé par les gauchistes. Certes on ne peut insulter l’avenir et de ce point de vue il est difficile de prévoir l’évolution de la protestation de la jeunesse étudiante. Pour autant il y a fort à parier que le mouvement va s’étioler autant par lassitude que par manque de crédibilité des organisateurs de la contestation. Le projet controversé de réforme du Code du travail a donc subi jeudi un double examen de passage, avec sa présentation en conseil des ministres et une journée de manifestations de jeunes émaillées d’incidents. La mobilisation marque le pas, avec 43.000 manifestants en France, dont environ 5.000 à Paris, selon la police. Face à la contestation, le Premier ministre, Manuel Valls, avait décidé de retarder de 15 jours sa présentation au conseil des ministres pour consulter les partenaires sociaux et amender le texte. Ainsi, ne figurent plus dans le texte le plafonnement des indemnités prud’homales pour licenciement abusif, la possibilité pour les petits employeurs de fixer unilatéralement certaines règles en cas d’absence d’accord collectif et une disposition permettant de faire travailler plus longtemps des apprentis, sur simple information de l’inspection du travail.

Plongeon de la Société générale en Bourse : encore la faute à Kerviel ?

Plongeon de la Société générale en Bourse : encore la faute à Kerviel ?

 

Les cours de la Société Générale se sont effondrés jeudi lorsque la banque a annoncé au marché qu’elle n’était plus en mesure de confirmer son objectif de rentabilité pour 2016 en raison des incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale. Du coup, on s’interroge sur la responsabilité de cette baisse de la bancaire. L’établissement financier attribue cette responsabilité à l’irrationalité du marché, pourquoi pas aussi encore une fois la responsabilité au bouc émissaire Kerviel ? La baisse des bancaires découle en réalité des incertitudes sur le montant des risques (crédit et actifs douteux). Même si les banques américaines sont davantage exposées les banques françaises ne sont pas non plus à l’abri. La panique pouvant par ailleurs accentuer le mouvement baissier. Faute d’explications claires en cherche des boucs émissaires : le tassement économique mondial, la faiblesse des taux, la situation géopolitique, la baisse du pétrole, les marchés qui ne comprendraient rien et pourquoi pas Kerviel ! Certes certains éléments cités font parti des facteurs explicatifs mais la vraie cause c’est le risque pris à l’international dans des opérations dangereuses voir douteuses. La dernière fois que la société générale avait perdu 5 milliards après des engagements hasardeux on avait fait porter le chapeau au lampiste Kerviel. Un lampiste, certes pas innocent mais qui ne pouvait être le seul responsable de ces dérives. Comment a-t-on pu autoriser  Kerviel à engager de l’ordre de  50 milliards (avec une  perte de 5 milliards), soit l’équivalent des fonds propres de la banque. La fraude de Kerviel (qui au passage ne s’est pas enrichi personnellement) ou les défaillances informatique ne pouvaient expliquer cela.  La police s’est aussi laissée manipuler en tronquant les résultats de l’enquête. Aujourd’hui encore les grands médias sont d’une prudence suspecte vis-à-vis de cette affaire. Pas étonnant tout le monde se  tient par la barbichette. L’oligarchie qui maitrise  tous les pouvoirs en France (politique  et économique notamment) a savamment cadenassé la problématique en recentrant toute la responsabilité sur un pauvre type dont on s’est servi quant il permettait d’encaisser des profits mais qu’on a condamné quand les pertes se sont accumulées. Kerviel  a surtout une insuffisance rédhibitoire, il n’appartient pas à cette oligarchie, ni énarque, ni polytechnicien pas même sorti d’un institut politique, c’était  la victime expiatoire rêvée. A noter que pas un dirigeant de la Société Générale n’a été inquiété (alors que la responsabilité de la banque a été reconnue). Aujourd’hui la Société Générale connaît des difficultés en bourse, demain sans doute dans ses résultats, pourquoi ne pas ressortir l’épouvantail Kerviel qui d’ailleurs n’est encore pas innocenté en dépit des manipulations maintenant prouvées de la justice.

Chômage : « c’est la faute aux patrons » (CFDT)°

Chômage : « c’est la  faute aux patrons » (CFDT)°

 

Sans doute pour se redonner un peu de légitimité à gauche, Laurent Berger, le responsable de la CFDT, se met à taper sur les patrons considérant qu’ils ont une lourde responsabilité surtout en reprenant les thèses de FO comme de la CGT concernant l’absence de pertinence du coût du travail dans le niveau du chômage en France. Une curieuse prise de position de la CFDT qui nous avait habitué à un peu plus de clairvoyance et de nuances. Une inflexion peut-être aussi destinée à rassurer ses troupes en interne mais qui cependant surprend si effectivement comme l’indique Berger il faut prendre en compte l’investissement la qualification et la formation poser  un tabou sur la question du coût du travail relève de l’irresponsabilité on sait bien que d’une manière générale et sauf rare exceptions le coût du travail plombe la compétitivité française en raison du niveau des salaires mais surtout des charges sociales. Cette évidence ne serait toutefois exonérer de toute responsabilité un patronat français qui effectivement ne brille pas toujours par son originalité et son modernisme. Pour autant l’argument de la compétitivité affectée par des coûts salariaux trop élevés est malheureusement incontournable. Il ne faut pas s’étonner si avec de telles positions l’écart ne cesse de s’agrandir entre ce que pense en général des salariés très pragmatiques et ce que disent des leaders syndicaux de plus en plus coupés aussi des réalités économiques. Malheureusement en matière de chômage il n’y aura pas à choisir entre telle solution ou telle autre solution il conviendra d’agir sur tous les paramètres qui pèsent sur la compétitivité , l’adaptation au marché du travail donc sur l’emploi Le secrétaire général de la CFDT presse le gouvernement de ne pas céder au Medef, à qui il reproche de vouloir faire passer la lutte contre le chômage par la seule baisse du coût du travail, et réclame une réunion pour faire le point sur les engagements des entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. « Je dis au gouvernement, ne cédez pas à la panique, ne cédez pas à la pensée unique selon laquelle le problème est le coût du travail comme le dit le Medef », déclare Laurent Berger dans une interview au Journal du dimanche.   »Le problème, c’est l’investissement, la qualification et la formation », ajoute-t-il.  Alors que l’exécutif, après des élections régionales marquées par une nouvelle poussée du Front national, réfléchit à des nouvelles mesures pour lutter contre le chômage, le numéro un de la CFDT estime qu’ »il faut arrêter de considérer que les organisations patronales n’ont aucune responsabilité ». « Le patronat est figé dans ses postures. Je constate que les idées du Medef, c’est la précarité, la baisse supplémentaire du coût du travail, et aucune réflexion sur l’économie. A propos de réflexion sur l’économie on pourrait en dire autant des syndicats ; décidemment on aura connu Berger en meilleure forme, là il fait du Mailly !

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