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Réforme Retraites: l’erreur politique fatale de Macron

Réforme Retraites: l’erreur politique fatale  de Macron

 

 

 

Macron vient de commettre grave une erreur en se trompant de réforme. Une erreur économique dont il paiera le prix politiquement. L’urgence n’est pas  de définir ce que seront les retraites de ceux qui aujourd’hui seront en retraite dans 20 ou 40 ans. Ce n’est pas l’âge de la retraite qu’il faut reculer mais le temps de travail qu’il faut augmenter. Notons que la France la durée de travail annuelle la plus faible de l’Europe.  1646 heures travaillées, soit 434 heures de moins que la Roumanie ! La solution, c’est de travailler plus longtemps tout au long de sa vie pour partir plus tôt, à 62 ans par exemple. Au lieu de travailler 35 heures par semaine , il faut travailler 37 heures et cela  équilibrera les retraites (et la balance commerciale qui accuse régulièrement un déficit de 50 à 60 milliards par an).

 

Pour des questions démographiques et de justice, une réforme des retraites est indiscutablement nécessaire. Mais l’urgence n’est sans doute pas de retarder de manière uniforme l’âge de la retraite mais de travailler davantage tout au long de sa vie en tenant compte des spécificités du métier.  Le problème, c’est que la France a pris l’habitude d’enfiler les réformettes tous les cinq ans en moyenne sans s’attaquer aux questions de fond. Il y a forcément l’équilibre financier à trouver entre les actifs et les retraités. De ce point de vue, la France souffre d’un taux d’inactivité trop important ( 6 à 8 millions de personnes ) comparé aux autres pays . Un handicap qui s’ajoute à la faiblesse du temps de travail annuel des actifs . Ce sont en effet  les cotisations d’actifs qui permettent d’assurer le financement des pensions. Jusqu’alors,  on a surtout raisonné en termes de catégories professionnelles, d’entreprises et de secteurs. De sorte qu’on a fait l’amalgame entre les conditions de vie d’un employé dont le travail ne comporte pas de sujétion particulière avec celui d’un autre  salarié soumis à des conditions de travail difficiles ( charge physique, charge mentale, cadence, horaires, travail des dimanches et jours de fête etc.).

 

Si une véritable réforme égalitaire devait intervenir, elle devrait prendre en compte les conditions individuelles de chaque salarié et non son appartenance à un secteur à une entreprise. À l’hôpital, tous les salariés sont loin d’être soumis aux contraintes d’un service d’urgence; à la SNCF nombre de postes ne justifient nullement une retraite anticipée par rapport à la norme;  chez les fonctionnaire en général s’ajoutent des conditions de travail généreuses à des sureffectifs. Certes certains métiers, dans certaines fonctions et dans certaines circonstances subissent des contraintes qui justifient un départ en retraite anticipé. Cette réalité ne doit toutefois pas servir d’alibi pour justifier la généralisation de cet avantage a la masse des autres salariés concernés. On objectera qu’un salarié peut au  cours de sa carrière changer de poste, certains plus difficiles que d’autres. Ce sont précisément ces sujétions particulières qui doivent être évaluées, prises en compte pour justifier un niveau de retraite particulier.

 

C’est l’approche globale qui rend la réforme actuelle complètement confuse en même temps qu’injuste. Pour preuve , il y a une différence d’espérance de vie de 10 ans environ  entre certains ouvriers et des cadres. C’est la philosophie même du régime des retraites qui doit être mise en cause. L’approche méthodologique par secteur, statut, grande entreprise est complètement obsolète et nourrit l’inefficacité et la justice. Enfin pour éviter d’avoir à engager une réforme tous les cinq ans, il convient de prendre le temps d’organiser les inévitables transitions car on ne passe pas d’un système aujourd’hui particulièrement incohérent et inégalitaire à un système universel. Bref comme sur beaucoup d’autres sujets, l’approche du gouvernement se caractérise par une grande incompétence technique et sociale. Enfin et peut-être surtout, l’ urgence n’est sans doute pas le report uniforme de l’âge de la retraite mais l’augmentation du temps de travail tout au long de la vie. Ce qui permettrait de maintenir un âge de départ réel autour de 62 ans selon les métiers et la pénibilité.  

Départementales : Valls nationalise le débat, une erreur fatale

Départementales : Valls nationalise le débat, une erreur fatale

 

Valls continue de nationaliser le débat des départementales, un vrai cadeau à l’opposition. En effet ces élections se transforment de la sorte en référendum contre la politique du gouvernement. Du coup ni l’UMP et encore moins le FN n’ont besoin de faire campagne.   »Je suis en campagne, j’ai une conviction profonde », a dit le Premier ministre avant de se rendre à Evry, ville de l’Essonne dont il a été le maire de 2001 à 2012 pour soutenir le frondeur socialiste Jérôme Guedj, candidat à sa propre succession à la tête du département. Sur Canal+, ce n’est pas l’UMP mais le Front national que Manuel Valls a une nouvelle fois pris pour cible, affirmant refuser que la France soit « représentée par un parti qui n’est pas républicain, qui n’est pas patriote, qui n’aime pas la France et qui est contraire à son Histoire. »En réponse à la présidente du FN Marine Le Pen, qui a demandé son départ en cas de défaite du Parti socialiste les 22 et 29 mars, Manuel Valls a affirmé qu’il resterait à Matignon.   »Je continuerai mon action comme chef du gouvernement parce que ce ne sont pas des élections législatives, et je continuerai, nous continuerons ce combat essentiel pour la France contre ceux qui tournent le dos à nos valeurs », a-t-il dit. On est loin de la problématique des départementales, uen problématique par ailleurs  sans contenu puisque finalement on va voter pour des départements dont on ne connaît pas les responsabilités et qui devaient disparaitre en 2020 ( Hollande dixit). C’est une erreur stratégique fondamentale de Valls ; car du coup, la responsabilité de l débâcle devra être assumée par le Premier Ministre.

Consommation des ménages : baisse fatale pour la croissance

Consommation des ménages : baisse fatale pour la croissance

 

La croissance d’octobre risque d’être dans le rouge avec cette forte baisse de la consommation. En fait une confirmation des indicateurs Markit (baisse notamment de la production manufacturière) et des derniers chiffres  du chômage. La baisse des coûts de l’énergie ne peut tout expliquer, il y a surtout une crise de confiance qui affecte les ménages (comme les entreprises). La consommation des ménages français en biens a chuté de 0,9% en octobre sous l’effet du seul recul des dépenses en énergie lié aux températures nettement plus élevées que les normales saisonnières, selon les données publiées ce matin par l’Insee. L’institut a dans le même temps revu à -0,5%, contre -0,8% en première estimation, le chiffre de la consommation pour septembre. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indicateur en hausse de 0,3% en octobre. Selon l’Insee, les dépenses en énergie, qui avaient déjà reculé de 0,5% en septembre, se sont contractées de 6% le mois dernier pour tomber à un plus bas depuis novembre 1997, une évolution due pour l’essentiel à la facture de chauffage en raison du temps particulièrement doux. Les dépenses des ménages en produits manufacturés sont pour leur part restées quasi stables sur le mois (+0,1% après -0,5% en septembre). La consommation de biens durables est restée inchangée, avec une légère hausse pour l’automobile (+0,2%) comme pour les équipements du logement (+0,1%).  Après leur chute de septembre (-7,7%), les dépenses de textile-cuir ont rebondi de 3,4% et la consommation de produits alimentaires s’est effritée de 0,1%.




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