Archive pour le Tag 'faire ?'

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Hulot, l’alibi pour faire avaler la politique nucléaire

Hulot, l’alibi pour faire avaler la politique nucléaire

 

Il est clair que Nicolas Hulot constitue l’alibi écolo de Macron  qui lors de sa campagne électorale n’avait pas spécialement développé ses idées en matière d’environnement. Il s’est vraiment saisi de la question lorsqu’il a compris l’opportunité qu’il y avait à exploiter l’accord de Paris. Un accord de Paris sur le climat évidemment très intéressant mais aussi très hypothétique quant à ses objectifs et surtout à ses moyens. Pour donner une petite coloration verte à son programme Macron  à récupéré  la figure médiatique que représente Nicolas Hulot, cet homme de télé surtout célèbre pour ses reportages sur la dégradation environnementale. Une célébrité médiatique qui ressemble à celle de Mimi Matisse ou de Michel Drucker mais qui ne lui donne par ailleurs aucune compétence dans le domaine. Le seul fait d’avoir tenu une caméra est un peu insuffisant pour donner une légitimité sur cette question qui demande pour le moins un peu de formation et de connaissances concrètes. Hulot a surtout profité de son image médiatique pour se constituer une grande fortune à travers la fondation Ushuaia financée par TF1 de nombreuses grandes entreprises y compris EDF. De ce point de vue,  Hulot est davantage un businessman de l’écologie que t défenseur désintéressé de l’environnement. Pour preuve,  sa position sur le nucléaire notamment à Bure  où la seule argumentation – assez nulle au demeurant- nulle qu’il développe consiste à dire   : c’est vrai avant j’étais contre Bure mais j’étais militant maintenant je suis ministre je suis donc pour Bure,  c’est la moins mauvaise solution. Évidemment Macron  se sert de l’Hulot pour faire avaler la politique nucléaire. Une politique par ailleurs incontournable pendant 30 ou 40 ans pour des questions d’efficacité énergétique. Pour faire joujou,  on a accordé 150 millions à Nicolas Hulot afin qu’il fasse semblant de développer des énergies  alternatives dont beaucoup sont complètement inefficaces en tout cas ont un rendement énergétique dérisoire. C’est le cas notamment des éoliennes subventionnées à plus de 50 %. L’ennui c’est que Nicolas Hulot est maintenant plombé par son passé d’homme d’affaires aussi par les accusations de harcèlement vis-à-vis des femmes. Il est d’ailleurs depuis quelques semaines relativement paralysé. Pour se dépatouiller de cette posture, il a absolument besoin du soutien politique qui lui éviterait des poursuites judiciaires graves. Macron va donc se servir encore davantage de ‘Hulot comme d’une marionnette. Une marionnette très coûteuse car il lui faut des crédits pour faire de l’agit’ prop écolo et en quelque sorte acheter son silence sur le nucléaire. Exemple de ses contradictions c’est au moment Hulot émet  un  timide doute sur l’efficacité de l’EPR de Flamanville que la France vend sa technologie dans le monde notamment hier en Inde. Si les Indiens se montrent réticents à cette filière nucléaire on pourra toujours leur expédier Hulot pour faire du vent avec des éoliennes.

Réchauffement climatique dans la Constitution : pour quoi faire ?

 

On peut légitimement se demander ce qu’apporte l’inscription de la lutte contre le réchauffement climatique dans la constitution hormis l’opération de com. Cela d’autant plus que «  la préservation de l’environnement »  y figure déjà. La modification envisagée de la constitution ressemble à une auberge espagnole : un poil de réchauffement climatique, un poil de Corse (mais pas trop) et une réforme concernant les élus. Pourquoi pas aussi ajouter la lutte contre la pauvreté, la défense de la langue française ou encore la lutte contre la drogue. On pourrait multiplier les sujets sociétaux qui ont une légitimité à figurer dans la constitution. Mais ces ajouts, sauf pour ceux concernant les élus, ne servent pas à grand-chose. Il ne faudrait pas qu’on change la constitution et qu’on en fasse un réceptacle des préoccupations politiques du moment. On objectera que la constitution française a été modifiée de très nombreuse fois contrairement à d’autres pays où elle ne bouge jamais. Ou peu. Mais la France a toujours besoin de se rassurer et décrire surtout quand elle n’est pas vraiment convaincue de ce qu’elle promet.  Emmanuel Macron souhaite donc inscrire la lutte contre le changement climatique dans l’article 34 de la Constitution dans le cadre de la réforme à venir des institutions, déclare-t-on à l’Elysée, où l’on confirme une information du Journal du dimanche.

La loi fixe les règles concernant :

-les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

-la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

-la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale ; l’amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;

-l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d’émission de la monnaie.

La loi fixe également les règles concernant :

-le régime électoral des assemblées parlementaires, des assemblées locales et des instances représentatives des Français établis hors de France ainsi que les conditions d’exercice des mandats électoraux et des fonctions électives des membres des assemblées délibérantes des collectivités territoriales ;

-la création de catégories d’établissements publics ;

-les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l’Etat ;

-les nationalisations d’entreprises et les transferts de propriété d’entreprises du secteur public au secteur privé.

La loi détermine les principes fondamentaux :

-de l’organisation générale de la Défense nationale ;

-de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;

-de l’enseignement ;

-de la préservation de l’environnement ;

-du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;

-du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l’Etat dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Des lois de programmation déterminent les objectifs de l’action de l’État.

Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation. Elles s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques.

Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique.

 

Si un réferendum est envisagé sur des modifications aussi différentes, la question risque d’être relativement confuse et la réponse encore davantage.

« Quand on veut tout faire trop vite, on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

« Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

L’activisme réformateur du gouvernemenet  inquiète Mailly le  patron de FO.  « Trop d’ordonnances ça peut tuer le malade », a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant « à la fois un problème de méthode et un problème de fond ». » « Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries ;  « On ne nous a jamais parlé d’ordonnances sur la SNCF », a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la « tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation ». « Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d’une véritable consultation », a-t-il ajouté, rappelant qu’ »il y a des lignes rouges », notamment la question du statut des cheminots.  Le statut n’est pas à l’origine de « tous les pépins qu’il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs », a-t-il relevé. FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

Faire de l’apprentissage un chemin d’excellence

Faire de l’apprentissage un chemin d’excellence

Dans un article paru dans la tribune, l’association la France en croissance milite pour que l’apprentissage constitue un chemin d’excellence.  Un souhait auquel on ne peut qu’adhérer dommage quand même qu’on n’envisage pas de généraliser la filière apprentissage jusqu’au plus haut niveau de l’enseignement supérieur comme en Allemagne car cette car c’est de cette manière que le pignon admettra que l’apprentissage est effectivement un chemin d’excellence. Le consensus autour de l’apprentissage suscite des espoirs malgré dix ans d’échecs.  « L’apprentissage est devenu un sujet consensuel. Les acteurs du monde politique, les entreprises, les syndicats comme les éducateurs en sont convaincus. Près des trois quarts des Français en ont une bonne image. Tous s’entendent sur la nécessité de développer cet instrument privilégié de l’insertion des jeunes dans l’emploi, alors que leur taux de chômage reste anormalement élevé à 24%. Il a fait ses preuves, non seulement chez nos voisins allemands ou suisses souvent cités en exemples, mais en France également : 65% des jeunes ayant suivi des études en apprentissage de niveau CAP à BTS ont un emploi sept mois après la fin de leur formation, dont la moitié en CDI. L’expérience démontre que c’est la meilleure voie d’entrée dans le monde du travail pour les jeunes et en particulier pour les moins qualifiés. Et pourtant, les échecs se succèdent. Le plan de relance de l’apprentissage, en 2015, prévoyait 500.000 apprentis en France en juin 2017. Or, le nombre d’apprentis plafonne à 400.000. En 2011, le plan était deux fois plus ambitieux avec un million de contrats visés. Les plans ont succédé aux réformes et aux livres blancs et 8,2 milliards d’euros sont investis chaque année. Force est de constater que l’apprentissage ne décolle pas dans notre pays. Au contraire, le nombre d’apprentis a reculé de 4% depuis 2010, la baisse atteignant 20% pour les jeunes les moins qualifiés. Il est temps de remettre les choses à plat en partant des blocages. Ce sont les entreprises de moins de dix salariés qui recrutent le plus d’apprentis. Pour elles, chaque cas est une chance mais aussi un effort considérable. Recruter un jeune en apprentissage, c’est d’abord investir du temps, au détriment au moins temporaire de la production. C’est surtout être le premier contact de ce jeune avec les exigences du monde professionnel, de ses contraintes, de ses codes, de la responsabilité individuelle et du savoir-vivre. Ce qui est demandé aux entrepreneurs, c’est de donner une triple formation technique, sociale et éducative, tout en faisant tourner leur affaire. Autant leur faciliter la tâche. Du point de vue de l’entrepreneur, la lourde charge administrative s’ajoute à l’illisibilité d’un système qui fait coexister un grand nombre d’acteurs. Le manque de flexibilité dans l’adaptation des formations aux besoins des entreprises crée un déséquilibre entre offre et demande. La logique de la formation à des métiers rend la mobilité professionnelle difficile. L’orientation de la taxe d’apprentissage se fait au détriment des jeunes moins formés. L’éclatement des aides à l’embauche, la complexité des solutions de financement et la rigidité des contrats agissent comme autant d’obstacles pour des entreprises pourtant désireuses d’ouvrir leurs portes aux nouvelles générations. Dans ce contexte, l’état de la négociation en cours sur la formation professionnelle a de quoi inquiéter. Les rapports de force pour le contrôle de son financement sont marqués de ruptures et de coups d’éclats. L’efficacité doit être mise au cœur de la recherche de solutions. Nous appelons le Gouvernement à placer en tête de la liste des priorités, d’abord les intérêts des jeunes, dont l’objectif est d’accéder à un emploi dans lequel ils vont s’épanouir, mais immédiatement ensuite les intérêts des entrepreneurs qui recrutent. L’objectif est de réduire le chômage des jeunes, le moyen est d’augmenter le nombre d’apprentis. Pour ce faire, la simplification des démarches administratives est une nécessité. Rapprocher les entreprises des Centres de Formation des Apprentis (CFA) pour construire en commun les diplômes en fonction des besoins des bassins d’emploi en est une seconde. Passer d’une logique de métiers à une logique de compétences afin d’améliorer l’employabilité des personnes formées en est une troisième. Rendre les contrats plus souples pour permettre une entrée en apprentissage plus facile et une rupture moins problématique en est une quatrième. Enfin, tout cela ne sera rendu possible que par un pilotage unique, clair et objectivé du système. La question de l’image des apprentis mérite également d’être posée. C’est aujourd’hui l’heure de la « révolution culturelle » évoquée par le Président de la République, qui reconnaît pleinement l’apprentissage comme un chemin d’excellence. La voie de l’alternance est celle de la connaissance mêlée à l’expérience, source de la véritable compétence. Pour nous, c’est celle qui a le plus de valeur sur le marché du travail.La réforme de l’apprentissage sera donc décisive à plusieurs niveaux : il en va de l’emploi des jeunes, mais également de la façon dont on considère la formation professionnelle et le développement des compétences tout au long de la vie. C’est la croissance d’aujourd’hui et plus encore celle de demain qui en dépendent. La réforme sera à ce titre un signal fort sur les choix du Gouvernement en matière de politiques publiques : nous espérons qu’il sera du côté de l’efficacité.

(*)  La France en Croissance est un mouvement et une association d’entrepreneurs, qui souhaitent porter une réflexion sur l’entreprise de demain, répondre aux enjeux d’innovation, intelligence artificielle, transition écologique, parité dans les entreprises etc. Créée en décembre 2017, son objectif est de faire un constat sur la vision de l’entreprise en France aujourd’hui, de ses besoins, de son avenir et de présenter des propositions pour l’accompagner dans la transformation économique et politique du pays.

 

Marseille : Mélenchon veut faire le ménage

Marseille : Mélenchon veut faire le ménage

 

Comme d’habitude Mélenchon ne fait pas dans la nuance ni dans la modestie quand il se considère comme l’homme de la situation pour nettoyer la ville du fond en comble. En plus,  il se voit comme le seul stratège pour conquérir Marseille, le plus malin aussi est le plus patient. Bref la dentelle n’est pas sa spécialité, ni la retenue. Sur d’autres objectifs,  la grenouille Mélenchon s’est déjà faite plus grosse que le bœuf. Pour Marseille,  il a cependant des chances car  cette ville est traversée depuis longtemps par des courants politico-financier qui s’auto-entretiennent. Pour parler clair, la consanguinité entre réseaux politiques et réseaux économiques et financiers n’est plus à démontrer. Le pari de Jean-Luc Mélenchon peut peut-être se gagner tellement la situation politique et démocratique est dégradée. Le handicap du leader des insoumis c’est qu’il veut gagner seul  cette bataille sans aucune alliance, ni au centre, ni à droite bien sûr et ni même à gauche. Une stratégie peut-être illusoire qui pour l’instant au plan national a conduit à l’échec hormis quelques opérations médiatiques et coups de gueule de l’intéressé “Je ferais ce qu‘il faut pour que les listes de la France insoumise gagnent à Marseille”, a-t-il dit en marge d‘une visite aux salariés du site Gemalto de La Ciotat.

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 « Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 

Il faut être vraiment culotté ou bien être affecté d’une insuffisance de mémoire pour que Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et ancien ministre socialiste des finances,  donne des conseils à Macron en matière de déficit budgétaire. On ne peut pas dire que Moscovici ait beaucoup marqué son temps pour réduire de manière significative les dépenses de la France quand il était en charge des finances. En bon énarque,  il n’a pas voulu bousculer la bureaucratie. En fait,  les propos moralisateurs de Moscovici sont destinés autant à Macron qu’aux Etats européens en vue  d’influencer la succession prochaine du sulfureux luxembourgeois Juncker, président de l’union économique. Un poste que convoite Moscovici qui doit évidemment plaire aux gouvernements qui pratiquent  l’orthodoxie budgétaire notamment l’Allemagne. D’ailleurs son discours pourrait être celui de Merkel : « Emmanuel Macron veut être (…) le leader en Europe et pour être le leader en Europe, il faut montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle cette question des déficits structurels, cette question de la maîtrise de la dépense publique, cette question de la gestion moderne de l’Etat qui prépare l’avenir, c’est une question tout à fait essentielle si on veut en effet transformer le pays », a déclaré Pierre  Moscovici, interrogé au Grand Rendez-vous d’Europe 1-Cnews-Les Echos, en appelant la France à ne pas s’arrêter une fois passée sous la barre des 3% du PIB.   »3% ce n’est pas une cible, c’est une limite absolue et nos règles de déficit public dessinent un chemin qui doit aller vers une réduction très forte des déficits », a souligné l’ancien ministre socialiste, se réjouissant que la France « quitte le bonnet d’âne », mais ajoutant que « la moyenne des déficits dans la zone euro n’est pas à 2,8%, n’est pas à 2,7%, elle est à 0,9% ». « La France va mieux, elle va mieux sur le plan de ses déficits, elle va mieux sur le plan de sa croissance,  et elle va mieux du point de vue de ses déséquilibres », a estimé le commissaire européen. « Mais la France doit viser très haut, la France doit viser la première place. » Moscovici lui aussi vise la première place, celle de président de la commission européenne. Un poste qui pourrait lui revenir car la France comme l’Allemagne non ne sont pas décidés à désigner un responsable à forte personnalité ; du coup,  le profil de technocrate mou de Moscovici pourrait convenir aux deux parties qui veulent bien renforcer l’union européenne mais ne pas abdiquer leurs souverainetés.

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 

Il faut être vraiment culotté ou bien être affecté d’une insuffisance de mémoire pour que Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et ancien ministre socialiste des finances,  donne des conseils à Macron en matière de déficit budgétaire. On ne peut pas dire que Moscovici ait beaucoup marqué son temps pour réduire de manière significative les dépenses de la France quand il était en charge des finances. En bon énarque,  il n’a pas voulu bousculer la bureaucratie. En fait,  les propos moralisateurs de Moscovici sont destinés autant à Macron qu’aux Etats européens en vue  d’influencer la succession prochaine du sulfureux luxembourgeois Juncker, président de l’union économique. Un poste que convoite Moscovici qui doit évidemment plaire aux gouvernements qui pratiquent  l’orthodoxie budgétaire notamment l’Allemagne. D’ailleurs son discours pourrait être celui de Merkel : « Emmanuel Macron veut être (…) le leader en Europe et pour être le leader en Europe, il faut montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle cette question des déficits structurels, cette question de la maîtrise de la dépense publique, cette question de la gestion moderne de l’Etat qui prépare l’avenir, c’est une question tout à fait essentielle si on veut en effet transformer le pays », a déclaré Pierre  Moscovici, interrogé au Grand Rendez-vous d’Europe 1-Cnews-Les Echos, en appelant la France à ne pas s’arrêter une fois passée sous la barre des 3% du PIB. 3% ce n’est pas une cible, c’est une limite absolue et nos règles de déficit public dessinent un chemin qui doit aller vers une réduction très forte des déficits », a souligné l’ancien ministre socialiste, se réjouissant que la France « quitte le bonnet d’âne », mais ajoutant que « la moyenne des déficits dans la zone euro n’est pas à 2,8%, n’est pas à 2,7%, elle est à 0,9% ». « La France va mieux, elle va mieux sur le plan de ses déficits, elle va mieux sur le plan de sa croissance,  et elle va mieux du point de vue de ses déséquilibres », a estimé le commissaire européen. « Mais la France doit viser très haut, la France doit viser la première place. » Moscovici lui aussi vise la première place, celle de président de la commission européenne. Un poste qui pourrait lui revenir car la France comme l’Allemagne non ne sont pas décidés à désigner un responsable à forte personnalité ; du coup,  le profil de technocrate mou de Moscovici pourrait convenir aux deux parties qui veulent bien renforcer l’union européenne mais ne pas abdiquer leurs souverainetés.

 

Erdogan Chez Macron, pour quoi faire ?

Erdogan Chez Macron, pour quoi faire ?  

C’est un peu une discussion de marchands de tapis qui va se dérouler entre Macon et Erdogan. On peut imaginer que la question de l’adhésion de la Turquie à l’union européenne ne sera même pas évoquée tellement l’hypothèse est de plus en plus illusoire Il est vraisemblable que Macon évoquera très rapidement les questions de droits de l’homme et plus généralement les entraves démocratiques en Turquie cela à fin de satisfaire les puristes. L’essentiel devrait être consacré à l’avantage mutuel que peuvent tirer les désintéressés de s’être rencontre. Pour sa part Macon a besoin de montrer qu’ils jouent un rôle dans les territoires en conflit notamment en Syrie. En réalité la France ne pèse aucun bois puisque la question est entièrement gérée par la Russie, l’Iran avec le soutien d’Erdogan. Macon pour exister veut un petit strapontin dans la négociation en cours après les reculs de dèche Erdogan de son côté rejeté par une grande partie de la communauté internationale est contestée aussi dans son pays bien sûr c’est l’occasion de renforcer son image de marque et a besoin de la bénédiction de Macon concernant les négociations au Moyen-Orient. Macon veut apparaître comme le leader occidental, inversement Erdogan cherchent un minimum de légitimité internationale au plan préparé par les Russes notamment  Outre la Syrie, “qui occupe la très large majorité du temps dans les entretiens”, selon l‘Elysée, ils s‘entretiendront de la situation dans le Golfe et en Libye et de l‘instabilité née de la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d‘Israël.

Réforme de l’État: la grande réforme reste à faire

Réforme de l’État: la grande réforme reste à faire

La réforme de l’État (et des collectivités territoriales)  est sans doute la transformation la plus prioritaire pour le pays. Deux raisons à cela d’abord le cout de la fonction publique qui ne cesse de progresser et explique largement le record du monde de prélèvement obligatoire en France. En effet,  il y a le coût direct lié aux frais de fonctionnement et d’investissement mais surtout cela secrète une culture bureaucratique qui tue la compétitivité, l’initiative et même la liberté. Avec plus de 10 000 lois plus de 100 000 décrets (chacun portant en moyenne une vingtaine de dispositions),  il y a de quoi assommer n’importe quelle économie, n’importe quelle société. Bien entendu ; l’État doit assurer ses missions régaliennes centrales et même renforcer leurs conditions d’exercice (par exemple police, justice, défense) pour autant, il n’est pas nécessaire de faire effectuer des activités sans réel intérêt général par l’administration et ses fonctionnaires. Les opposants à toute réforme de l’État ont jusqu’à leur toujours réussi à empêcher toute évolution grâce au sulfureux  amalgame entre missions de service public, statut juridique de l’opérateur de ces services et statut social du personnel. Normalement le gouvernement doit en ce début d’année demandée une réactivation des travaux du comité CAP 22 qui doit faire des propositions pour cette réforme de l’État  Le comité CAP22 comprend 34 membres dont la moitié d’anciens énarques. On y trouve, selon une récente analyse de Mediapart, de nombreux experts qui figuraient déjà dans la commission Attali réunie en 2008 par Nicolas Sarkozy, ainsi que plusieurs membres de l’Institut Montaigne connu pour ses publications ultralibérales. Il y a aussi des hauts fonctionnaires dont beaucoup ont eu des fonctions importantes dans le privé. Y figurent également des dirigeants d’importantes entreprises privées et de start-up. Le comité doit remettre un rapport fin mars 2018.

Un minimum de 200 000 emplois nets par an emplois pour faire un peu baisser le chômage

Un minimum de 200 000 emplois nets par an emplois pour faire un peu  baisser le chômage

800.000 personnes arrivent en moyenne chaque année sur le marché de l’emploi, le taux de natalité étant globalement stable, ce chiffre-là ne devrait pas changer. Ces quatre dernières années, 650.000 personnes sont parties en retraite chaque année, ce qui donne un solde de 150.000 nouveaux actifs sur le marché du travail. Il fallait donc créer 150.000 emplois pour le stabiliser, plus, autour de 200.000 pour faire baisser le chômage. Et c’est exactement ce qu’on a vu l’an dernier : 140.000 nouveaux actifs et près de 200.000 emplois créés. Pour la première fois en neuf ans, le chômage sur un an a baissé. Cependant le  nombre d’actifs va augmenter nettement moins vite dans les années qui viennent à cause du vieillissement de la population, des départs en retraite toujours soutenus. En 2017 il n’y aura que 80.000 nouveaux actifs, et ça va décroître 39.000 seulement, en 2022. Ça veut dire quoi ? Il faudra créer moins d’emploi pour voir baisser le chômage. D’après l’ OCDE, avec un taux de croissance d’1,4% par an, le taux de chômage tomberait à 8% en 2022. Le nouveau président a promis 7% et c’est là qu’entrent en compte les choix politiques. Le CICE, les baisses de charges, ont compensé ces derniers mois, la faible croissance, les entreprises commencent à restaurer leurs marges. Emmanuel Macron veut aller plus loin pour qu’elles relancent l’investissement et retrouvent des parts de marché. Il veut aussi soutenir la formation et assouplir le droit du travail, ce qu’ont fait d’autres pays européens, qui créent, c’est vrai, davantage d’emplois mais pas des emplois de la même qualité.

« Il faut stopper l’étalement urbain » (Manuelle Gautrand)…pour faire des tours encore plus hautes?

« Il faut stopper l’étalement urbain » (Manuelle Gautrand)…pour faire des tours encore plus hautes?

La vision caractéristique d’une  architecte qui prône la surconcentration urbaine en élevant encore la hauteur des bâtiments et en construisant des tours …. Avec un peu de lien social. Comme si la supercontration urbaine constituait le seul projet urbanistique et la seule vision de l’aménagement du territoire. Certes on peut comprendre que l’étalement urbain pose des problèmes mais villes moyennes et petites, territoires ruraux sont loin d’être saturées et peuvent accueillir des populations tassées dans des villes de plus en plus inhumaines. Extrait de l’interview dans la Tribune :

 

MANUELLE GAUTRAND - Les villes doivent tout d’abord appréhender leur pouvoir : se rendre compte qu’elles attirent, de plus en plus, et qu’elles ne vont cesser de grandir. Certaines métropoles sont souvent, déjà aujourd’hui, plus fortes et plus puissantes que des États.

En France, les projections statistiques expriment que le territoire de la France métropolitaine doit se préparer à accueillir 11,5 millions d’habitants nouveaux d’ici à 2050, dans ses grandes villes et ses métropoles, dont environ 3 millions supplémentaires en région parisienne. Les villes doivent en premier lieu apprendre à accueillir, et à le faire bien, en apportant la dignité et le confort nécessaires aux personnes qui arrivent.

Ce flux vers les grandes villes est-il à l’origine de nouvelles contraintes pour la ville ?

Cette « nouvelle donne » est génératrice de nouvelles contraintes, certes, mais également de grandes opportunités, pour penser et construire un cadre de vie plus humain, adapté à nos nouveaux besoins.

Pour cela, les villes doivent apprendre à être réactives et agiles. Elles doivent être plus inclusives, plus généreuses. Elles doivent mettre l’humain, l’usager, son confort et son bien-être, au coeur de leur développement, et les architectes peuvent, à travers leurs projets, favoriser cette évolution.

Une « ville plus humaine » signifie une ville aménagée et construite de manière à ce que ses habitants soient proches des services essentiels, le plus proche possible des lieux de travail, dans un cadre de vie agréable et accueillant. Cela signifie également une ville qui intègre les initiatives individuelles et collectives, qui rende le dialogue entre gouvernance territoriale, opérateurs privés et suggestions citoyennes plus facile et constructif, car je sais qu’il peut être très constructif.

Comment imaginez-vous les villes de demain ? Horizontales et tentaculaires ou comme les représente le film Blade Runner, verticales et massives ?

Une métropole doit forcément être « polycentrique » : un seul coeur ne peut satisfaire, avec le même degré de qualité, tous les habitants. Mettre en valeur et développer plusieurs polarités est une nécessité presque vitale. Ces polarités doivent s’articuler et se répondre entre elles. Chacune doit cultiver sa spécificité et sa différence, ses symboles et ses monuments, et en même temps son lien unique avec les autres. Une ville est un fantastique espace de flux qu’il faut ordonnancer. Il est essentiel de stopper l’étalement urbain et de revenir en quelque sorte sur l’existant, le magnifier, le retravailler, le déconstruire si besoin ou le faire évoluer. Une ville plus compacte est ainsi une ville qui rationalise son utilisation de l’espace et qui organise différemment les programmes qu’elle abrite : non seulement à l’horizontale, mais également à la verticale. Il s’agit d’un grand avantage pour les habitants, car elle favorise la proximité et la mixité, programmatiques comme humaines. Elle permet ainsi de penser davantage par « polarités » qui cumulent plusieurs espaces et fonctions.

Avez-vous quelques exemples qui proposent des schémas à suivre ?

Le projet que nous menons actuellement à Stockholm illustre parfaitement cette idée de renouvellement et presque de « construction de la ville sur la ville ». Nous travaillons pour les investisseurs Areim/SEB sur la restructuration d’un très beau bâtiment historique et classé situé en plein centre de la ville, projet dont la livraison est prévue en 2021. Nous le faisons « la main dans la main » avec la ville de Stockholm et les élus, qui participent à nos travaux et nous encouragent à redonner vie à ce « navire urbain » magnifique mais devenu partiellement obsolète. Redonner vie à cet ensemble monofonctionnel de bureaux implique de travailler sur le fond : modifier les usages, intégrer de nouveaux programmes, rendre son rapport à la ville plus ouvert et moins monumental, fluidifier les relations de ce patrimoine avec le quartier. C’est un travail urbain, programmatique et très sensible.

Outre cette restructuration, le projet prévoit une surélévation de plusieurs niveaux qui vient se poser délicatement sur les toitures, et qui s’articule pour se glisser, comme une pièce de puzzle manquante, dans la magnifique silhouette de la vieille ville. Car, à l’inverse de la plupart des bâtiments du centre-ville, le bâtiment existant des années 1970, un fleuron de l’architecture brutaliste suédoise, ne possède qu’une toiture plate : en réalité, cette longue volumétrie plissée que nous créons vient finalement compléter le bâtiment existant et lui ajoute la toiture qui lui manquait.

Comment votre démarche créative a-t-elle fait germer ce projet ?

J’ai été impressionnée par la silhouette de Stockholm, faite d’une sculpture de toitures souvent ornementées dans une magnifique palette de couleurs. Ce grand paysage m’a inspirée et j’ai souhaité créer une surélévation qui réinterprète en quelque sorte cette silhouette suédoise si exceptionnelle. Le pliage de toiture est aussi l’opportunité de glisser entre existant et surélévation un magnifique espace de respiration, constitué d’un jardin en belvédère donnant sur le paysage alentour. En partie dédié aux bureaux, il est également destiné à un restaurant et à des programmes publics : ce jardin donne un accès aux Suédois qui peuvent désormais admirer leur ville. Il devient un lieu destination et un point de repère dans la ville.

Ainsi de la même manière que le projet s’accapare le haut du bâtiment pour le réveiller et lui adjoindre cette extension remarquable, le projet s’attèle à restaurer des liaisons généreuses en partie basse avec les espaces publics et le quartier : le jardin est ouvert, le pavillon investi d’un restaurant, le sous-sol transformé en espace commercial relié par un patio vers le jardin en surplomb.

Hulot : le Glyphosate pour faire oublier le nucléaire

Hulot : le Glyphosate pour faire oublier le nucléaire

Pas de majorité à Bruxelles concernant la date d’interdiction du glysophate. Initialement la commission proposait 10 ans, puis 7 ans. Une autre proposition avançait  le délai de cinq ans. Et même sur ce délai,  l’union économique n’a pas dégagé de majorité. La France s’est opposée à ce délai de cinq ans et préférerait   3 ans. Nicolas Hulot s’est déclaré   »fier » de ce non-accord. En fait il s’agit surtout pour lui avec cette affaire du de faire oublier son renoncement au plan de réduction du nucléaire. On finira sans doute par se mettre d’accord sur un délai de l’ordre de quatre ans. Mais pour l’instant la position ferme de la France permet à Nicolas Hulot d’effacer sa déconvenue vis-à-vis de la production d’électricité d’origine nucléaire en France. Cinq ans, c’est donc toujours trop pour les représentants français. « La France est sur une position de trois ans », avait précisé le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot avant le vote, mercredi. Ce qui explique le maintien de son opposition à ce que proposait la Commission européenne, jeudi. Couplé à une abstention de l’Allemagne, autre poids lourd démographique de l’Union européenne, cette position a conduit à une absence de majorité qualifiée. Jeudi, après le résultat du vote, Nicolas Hulot s’est logiquement dit « fier » que la France tienne bon à Bruxelles dans ce dossier. A l’inverse, des pays comme le Royaume-Uni et l’Espagne ne voient pas d’inconvénient à poursuivre la vente et l’épandage de glyphosate pour au moins cinq ans. Avec douze autres pays, ils ont voté pour la proposition de Bruxelles.

 

 

Un ambassadeur des migrations pour quoi faire ?

Un ambassadeur des migrations pour quoi faire ?

Curieux cette nomination assez surprenante d’un ambassadeur des migrations. Certes la question migratoire est de plus en plus importante, elle dépasse d’ailleurs la problématique des conflits en cours. En effet,  il ne s’agit pas uniquement de la question des réfugiés politiques mais surtout des migrants pour raisons économiques ;  du coup,  cette problématique doit être gérée par un responsable politique susceptible de prendre en compte les différents éléments constitutifs de la problématique par les ministères concernés non par un ambassadeur. Pascal Teixeira da Silva a en effet été nommé ambassadeur de France des migrations et sera notamment chargé de travailler en amont avec les pays. Il semble bien que le rôle de cet ambassadeur sera forcément limité aux actions de court terme à mettre en œuvre dans les pays d’origine ou de transit pour freiner l’immigration avec notamment la mise en place de hotspots,  c’est-à-dire de sorte de centre de triage des immigrés afin de n’autoriser l’entrée en France qu’au migrants justifiant du statut de réfugié politique. La question a pourtant des dimensions  économiques, environnementales et technologiques. Il s’agit notamment d’inciter les pays pour à développer des activités susceptibles de fixer davantage la population active sur place. Il s’agit de prendre en compte et d’agir sur le climat qui accélère la désertification. Il s’agit d’opérer des transferts de technologie pour aider au développement. Autant d’éléments qui ne sont pas de la compétence d’un ambassadeur mais d’un responsable politique de haut niveau. La création de ce poste “un peu atypique” avait été annoncée par Emmanuel Macron le 28 août dernier lors d‘un mini-sommet euro-africain à Paris qui avait débouché sur une nouvelle feuille de route sur la question des migrations. “Il y a eu ce choix d‘avoir une fonction nouvelle mais qui est essentielle pour travailler avec les pays de transit des populations migrantes mais aussi avec des pays d‘origine”, a dit Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. “Nous savons que c‘est dans l‘amont qu‘il convient d‘œuvrer afin de gérer les situations de tension que nous connaissons, (notamment) à la frontière libyenne”, a-t-il ajouté. Il est essentiel “que nous puissions le plus en amont possible accompagner ces femmes et ces hommes qui se laissent enfermer

Wauquiez va faire éclater les Républicains

Wauquiez va faire éclater les Républicains

 

En annonçant sa candidature officielle pour la présidence des républicains Laurent Wauquiez a fait profil bas affirmant qu’il veut rassembler toutes les sensibilités du parti. En réalité , Vauquiez pourraiat faire éclater son parti.  - Valérie Pécresse, qui exprime l‘ambition de “peser” sur la ligne des Républicains sans briguer leur présidence, met en garde contre un éclatement du parti et un risque de “porosité avec le Front national” si Laurent Wauquiez, avocat d‘une droite dure, l‘emporte à l’élection de décembre. . Il faut en effet compter différentes courants de plus en plus incompatibles au sein des républicains. Il y a les gaullistes traditionnels bien sûrs mais aussi les libéraux européens et les nationalistes identitaires que représente Laurent Wauquiez. Parmi les républicains, certains ont rejoint Macron et occupent  même des postes ministérielles. Il y a ceux constructifs regroupés notamment autour de Solère qui refusent de se réfugier dans une stratégie ‘d’ opposition systématique. Il y a ceux qui restent attachés au parti mais divisés entre les modernistes comme Pécresse et les ultra droitiers  finalement assez proches du  front national sur le plan identitaire. Au-delà de ces courants, ce qui se joue c’est la candidature des républicains pour 2022. Trois candidats sont en lice Laurent Wauquiez bien sûr mais aussi Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. Au lieu de rassembler Laurent Wauquiez va contribuer à faire éclater son parti. Il y ara  sans doute d’abord l’exclusion de ce qui ont rejoint Macron, ensuite la mise à l’écart voire l’exclusion des constructifs de Thierry Solère. Nombre de libéraux proches de Raffarin, Bussereau ou Juppé partiront d’eux-mêmes. Ce qui explique sans doute que Valérie Pécresse se prépare à recueillir les mécontents en créant son propre mouvement.  La présidente LR de la région Ile-de-France lancera en effet le 10 septembre un mouvement, “Libres!”, “pour refonder le logiciel de la droite et rester unis, tout en ramenant à nous toutes les bonnes volontés émanant de la société civile”. “Je lance ce mouvement pour une droite ferme, sociale, réformatrice”, explique-t-elle dans un entretien publié samedi dans Aujourd‘hui en France. Qu’est-ce que ce bordel ne convenait Laurent Wauquiez, apprécié par la base pour ses accents droitiers mais abhorré par les modérés du parti, a annoncé vendredi dans Le Figaro sa candidature à l’élection à la présidence des Républicains, prévue les 10 et 17 décembre. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 42 ans, est le quatrième candidat après le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, Florence Portelli, porte-parole de François Fillon lors de la présidentielle, et Laurence Sailliet, une proche de Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France. Il plaide pour une droite “vraiment de droite”, qui ne propose pas “un filet d‘eau tiède”.  Le “filloniste” Bruno Retailleau employant méthode Coué a dit samedi ne pas craindre une scission. Le président du groupe LR au Sénat, qui dira à la mi-septembre s‘il est candidat à la présidence du parti, milite comme Laurent Wauquiez pour une droite qui n‘ait pas “peur d‘elle-même” et assume ses valeurs mais souligne dans L‘Opinion de vendredi que “la clarification de doctrine ne doit pas empêcher le rassemblement”. “On ne doit pas avoir un choix entre une droite très claire mais qui se rabougrirait, et une droite très large mais qui se ramollirait”, a-t-il déclaré samedi à des journalistes, en marge de l‘Université d’été des Républicains de Loire-Atlantique, à La Baule.

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

 

 

La ministre du travail est sans doute raison de vouloir réformer les emplois aidés dont l’efficacité est jugée discutable aussi bien par la Cour des Comptes que par le gouvernement. Pour autant il faut constater une grande diversité d’emplois soutenus financièrement par l’État. Certains sont complètement artificiels et ne pourront déboucher ni sur des emplois pérennes ni sur des emplois dans le secteur marchand. Par contre d’autres sont utiles pour favoriser la réinsertion professionnelle ; ce que voulait laisser une heure de rendez-vous mais pourquoi se fusionner une analyse de radio Chris MDC quoi on dirait c’est, c’est loin CMV assez surpris de : CMV assez j’ai même la formation qui pourrait leur être situé ne remplacera jamais les conditions concrètes du travail à moins d’articuler cette formation avec un processus d’insertion dans l’entreprise. Enfin certains emplois aidés sont efficaces dans le secteur marchand mais ils peuvent correspondre uniquement à un effet d’aubaine pour les entreprises.  Avant d’envisager une réforme sera sans doute nécessaire de procéder à un audit pointu de chacune des catégories d’emplois soutenus financièrement Alors que les Associations et les collectivités locales protestent depuis quelques jours contre la diminution du dispositif des contrats aidés financièrement par l’Etat, la ministre du Travail Muriel Pénicaud monte au créneau pour défendre la mesure décidée par le gouvernement. « C’est faux de dire qu’on va les supprimer: on va les cibler sur les personnes les plus éloignées de l’emploi et dans les secteurs où il y en a le plus besoin, notamment pour l’accompagnement des élèves handicapés, l’outre-mer et l’urgence en matière sociale et sanitaire », déclare la ministre dans un entretien publié sur le site internet du Monde. Mesure phare du quinquennat de François Hollande, les emplois d’avenir sont des contrats aidés, à temps plein et de longue durée, destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés. Ils incluent un projet de formation. Pour le gouvernement, qui prévoit une enveloppe de 310.000 contrats aidés en 2017 contre 459.000 signés en 2016 et une nouvelle baisse en 2018, ces contrats « subventionnés par l’Etat » sont « précaires, souvent à temps partiel » et ne peuvent être « l’instrument majeur de la politique de l’emploi ». »Coûteux et pas efficace » Plutôt que dans les contrats aidés, la ministre préfère « investir dans la formation, dans le développement des compétences et c’est l’objet du grand plan d’investissement « compétences que nous lancerons à l’automne », a-t-elle dit récemment. Ainsi, près de 15 milliards d’euros sur cinq ans devraient être consacrés à la formation, soit « potentiellement un million de personnes en formation chaque année », précise-t-elle.

 

«Insoumeetic» : les gauchistes vont faire des petits !

«Insoumeetic» : les gauchistes vont faire des petits !

 

Une bien curieuse idée que la création de ce site destiné à favoriser la recherche de l’amour entre Mélenchonistes et autres gauchistes. «Rencontres pour célibataires intransigeants», tel est le slogan du groupe Facebook «Insoumeetic». Finalement les gauchistes font la même chose que ce qu’ils reprochent  à leurs adversaires en particulier En Marche : surtout de la com et de la gesticulation. Cela démontre aussi le caractère sectaire des mouvements gauchistes qui souhaiteraient bien se reproduire entre eux. Une manière peut-être de compenser, en  tout cas à terme,  le manque de soutien populaire. On peut certes reprocher au gouvernement actuel un certain flou et un excès de com mais les gauchistes ne font guère mieux. Hormis leur décision de ne pas mettre cravate à l’assemblée nationale et quelques pantalonnades,  on retiendra peu de choses de leur action. On aura  d’ailleurs l’occasion de vérifier la véritable adhésion populaire à la grande manifestation prévue  le 23 septembre contre la réforme du code du travail. Pour l’instant en tout cas la caravane de propagande qui se promène en France ne rencontre que l’indifférence. Une drôle d’idée quand même cette création d’un site de rencontre. Une idée de bobos sans doute qui rêvent  de révolution quand ils doivent se contenter de com.  et de gesticulation.  Le site qui compte aujourd’hui plus de 1 500 membres (et ça grimpe), a été créé lors des élections législatives, sur la base d’une plaisanterie entre copains mélenchonistes. «C’est parti d’un délire entre Insoumis sur Facebook… Une adhérente avait fait une publication dans le style d’un site de rencontre. Son message a fait beaucoup réagir, plus de 800 commentaires… On s’est alors aperçu qu’il y avait beaucoup de jeunes célibataires chez les Insoumis», raconte l’administrateur du groupe, Fabrice Fab (son pseudo Facebook). Le but, faire connaissance avec des membres qui partagent les mêmes idées politiques, échanger, et pourquoi pas se rencontrer, si affinités. Mais pour le fondateur de la page, il ne s’agit en aucun cas d’être sectaire. «On essaie d’intégrer des gens neutres politiquement. En revanche, on est obligé de sélectionner les demandes d’adhésion en checkant un peu les profils, pour éviter les trolls, notamment des militants Front national, précise-t-il. Et puis, on évite aussi de faire rentrer des militants d’En marche.» Notons qu’une démarche assez semblable avait été engagée sous la dictature de Mao en Chine !

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

 

On peut légitimement s’interroger sur l’intérêt politique et juridique d’un pacte mondial pour l’environnement qui sera proposé par Macron aux Nations Unies. On sait en effet que l’accord climat de Paris a déjà été arraché au forceps même si son caractère contraignant demeure très virtuel. Par ailleurs nombre d’Etats n’ont pas encore ratifié formellement cet accord. Pire,  les États-Unis se sont retirés. Compte tenu déjà des difficultés de la négociation et surtout de la mise en œuvre de l’accord de Paris, on voit mal l’intérêt d’engager de nouvelles discussions dans le cadre des Nations unies. On objectera qu’il s’agit d’établir  un   droit  international de l’environnement opposable à tous après celui relatif aux droits civils et politiques, et celui  relatif aux droits économiques, sociaux et culturels .  Des discussions qui pourraient bien durer 10 ou 20 ans.   À moins que Macron ne cherche à mettre en difficulté le président des États-Unis, à le mettre en quelque sorte au banc des accusés anti écologiques. Emmanuel Macron, qui s’efforce de porter l’étendard de la cause écologique face à Donald Trump, a donc promis samedi de défendre un « pacte mondial pour l’environnement » destiné à servir de pierre angulaire du droit international en la matière. « La France se mobilisera », a déclaré le chef de l’Etat, à qui l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et l’ancien président de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) Laurent Fabius ont remis une ébauche en 26 articles, promue par le Club des juristes, un think-tank français. « Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l’environnement, je m’engage (…) à agir et donc (…) aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations unies », a ajouté le président français lors d’un discours à la Sorbonne. Il a dit vouloir « dès septembre prochain porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ». « Le processus qui nous attend pour faire ratifier ce pacte mondial, si j’écoute tous les experts, sera lent, difficile. Mais par le passé, on m’a déjà beaucoup dit cela », a encore déclaré Emmanuel Macron, pour qui il ne faut « pas attendre ». Le chef de l’Etat a lancé une offensive diplomatique sur le climat après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris décidé par Donald Trump. L’exécutif doit présenter d’ici la fin du mois de juillet un calendrier de mesures à mettre en oeuvre dans les cinq années à venir pour lutter contre le changement climatique, avec l’ambition de dépasser les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Ce texte vise à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2°C » en 2100.

577 députés pour quoi faire ?

577 députés pour quoi faire ?

 

Les médias se focalisent évidemment sur la nouvelle représentation nationale et sur les pourcentages respectifs obtenus aux législatives par les différentes formations. Bien peu posent la problématique de cette armée de députés qui s’ajoutent d’ailleurs à celle des sénateurs sans parler des élus régionaux, départementaux et locaux. Des élus qui se tiennent souvent par la barbichette et échangent leurs suffrages contre la promesse d’investissement et ou de subventions au plan local. Pour l’assemblée nationale, on sait qu’une cinquantaine de députés seulement participent  activement aux travaux entre parenthèses élaboration des lois, travail de commission etc.). Les autres font de la figuration, sont le plus souvent absent ou se servent  de la tribune comme amplificateur de leur position idéologique (ou pour simplement se faire de la pub). Il est clair que le travail législatif serait aussi productif et même bien davantage avec seulement 200 300 députés. Maintenant que les députés sont élus, il sera difficile de les persuader de réduire leur effectif. D’une certaine manière, c’est la même problématique qui se pose à chaque élection puisqu’on ne prend pas les moyens institutionnels avant l’échéance des législatives pour modifier la composition voire  le mode d’élection du Parlement. Le risque avec cette overdose de députés c’est que par souci existentiel, certains en viennent comme souvent à multiplier des textes pour complexifier  encore davantage l’environnement administratif premier responsable du manque de compétitivité de l’économie. La France set sans doute le plus prolifique en matière de lois. De l’ordre de 10 000 sans parler des décrets et autres circulaires et arrêtés. Chaque année on rajoute une centaine de lois sous la 5èm république Et des lois de plus en plus longue et complexe.  Le Journal officiel est ainsi passé de 15 000 à 23 000 pages annuelles en vingt ans, et le Recueil des lois de l’Assemblée de 433 pages (en 1973) à près de 4 000 pages (en 2004).

FO pour un front commun syndical, pour quoi faire ?

FO pour un front commun syndical, pour quoi faire ?

 

FO souhaiterait un front commun au plan syndical pour s’opposer aux orientations du gouvernement qui vise à décentraliser le dialogue social au plan des entreprises. Finalement une sorte de front du refus pour demeurer dans l’immobilisme. On voit mal comment se front pourrait ce constituer et surtout perdurer en l’état des positions très opposées des organisations. Certes sur certains points l’union pourra se faire mais fondamentalement les idéologies respectives sont trop différentes pour une coopération durable des fédérations syndicales. Il y a d’un côté les syndicats réformistes ouverts à des transformations sociales et de l’autre des syndicats opposés à toute évolution. D’un côté les syndicats étatistes comme la CGT et FO, syndicat crypto marxistes et de l’autre des syndicats progressistes. Des syndicats  fortement divisés depuis les mobilisations contre la loi Travail du précédent quinquennat entre les organisations dites contestataires – la CGT et FO – et les organisations dites réformistes – la CFDT, la CFTC et l’Unsa – devraient mettre leurs désaccords de côté. Le front commun éventuel pourra cependant se faire sur la défense des prérogatives des branches qui donnent leur légitimité aux puissantes fédérations qui négocient notamment les conventions collectives. En défendant les prérogatives des branches,  les confédérations défendent en fait les fédérations. Reste à savoir si cette ligne de défense boutiquière pourra durer longtemps. Jean-Claude Mailly et son homologue de la CFDT Laurent Berger, par exemple, ne se parlaient plus depuis septembre 2015 lors de la réforme sur les retraites complémentaires, et n’ont repris le dialogue qu’à l’automne dernier. Ils essaient donc de mettre leurs désaccords de côté et s’appellent pour définir ensemble les « lignes rouges » que le gouvernement ne devrait pas franchir, selon Jean-Claude Mailly. Parmi celles-ci, la possibilité pour les dirigeants d’entreprise de consulter leurs salariés par référendum pour décider d’un accord qui n’aurait pas pu être conclu avec les délégués syndicaux. « C’est du court-circuitage », explique Jean-Claude Mailly. « Ça veut dire que vous remettez en cause un principe démocratique qui est que les syndicats sont les structures de négociation. » Le gouvernement n’en a pas fait l’annonce, mais le sujet avait été abordé par Emmanuel Macron dans son programme. Les organisations syndicales comptent également demander au gouvernement que les partenaires sociaux puissent décider ensemble des thèmes qu’ils pourraient « verrouiller » au niveau de la branche. Cela signifie que ces thèmes ne pourraient pas être négociés en entreprise, sauf si les employés en retirent des bénéfices supplémentaires. Bref le contraire de ce que souhaitait macro y proposait dans sa campagne une inversion des normes, c’est-à-dire la suprématie des accords d’entreprise sur les accords de branche.

PV route : 2 milliards de recettes pour quoi faire ?

PV route : 2 milliards de recettes pour quoi faire ?  

 

 Le nombre de tués augmente depuis trois ans comme les recettes des PV qui atteignent presque 2 milliards. De quoi s’interroger sur la politique de sécurité routière. Le volume de recettes des PV ne saurait être un objectif. Le plus grave c’est qu’on ne sait toujours pas  analyser de manière scientifique les facteurs explicatifs de la hausse de l’insécurité. En 2016, les amendes au titre de la circulation et du stationnement ont permis de rapporter 1,817 milliard d’euros à l’Etat, relève la Cour des comptes, dans une note d’analyse, publiée fin mai, révélée par Le Parisien et que nous avons consulté. Cela représente une augmentation de 11,5% par rapport aux recettes dégagées en 2015, à 1,6 milliard d’euros.  Dans le détail, les contrôles automatisés, c’est-à-dire avec radar, sont ceux qui rapportent le plus. Qu’il s’agisse d’un radar vitesse, feu rouge ou à un passage à niveaux, les recettes s’établissent à 920,3 millions d’euros, l’année passée. Soit une augmentation de 14%. Les recettes «hors contrôle automatisé», dégagées à partir de procès-verbaux électronique ou papier, sont en hausse de 8,7%, à 897,6 millions d’euros. «L’augmentation significative des recettes constatées en 2016 s’explique par le dynamisme des amendes du contrôle automatisé (radars)», expliquent les sages de la rue Cambon. Et pour cause, depuis 2013, l’Etat a mis en place deux nouveaux types de radar automatique, le radar feu rouge et le radar chantier. Pour rappel, ce dernier a été mis en place en 2015, avec pour vocation de protéger les ouvriers à proximité des chantiers de construction. Au total, on compte près de 5000 radars sur les routes de France. Pour les magistrats, la forte hausse des recettes est également attribuée à une amélioration de l’encaissement des recettes, mais surtout à la hausse des infractions routières constatées. Excès de vitesse, téléphone au volant, stationnement dangereux… Elles se sont en effet accrues de 10,4%, par rapport à 2015. Selon la Cour des comptes, cette tendance devrait encore se confirmer en 2017. Les sages prévoient une augmentation des recettes à 1,848 milliard d’euros cette année. Si cette augmentation des recettes est «positive pour le budget de l’Etat» et témoigne «d’une meilleure efficacité» des radars, elle doit être «analysée (…) au regard de l’objectif gouvernemental de diminution de la vitesse sur les routes, première cause d’accidents mortels», indiquent-ils encore. Autre point soulevé par le rapport: l’affectation de ces recettes qui arrivent dans les caisses de l’Etat. L’argent finance «des dépenses diverses, ventilées sur cinq programmes distincts, dont la finalité est pour certains éloignée de l’objectif stratégique de diminution de la mortalité sur les routes», indiquent les magistrats. Selon la Cour des comptes, «plus de 50% des recettes des amendes (837,1 millions d’euros) ne sont pas directement affectées à la mission». Malgré l’accroissement du nombre de PV et de radars, le nombre de morts sur la route continue donc d’augmenter. «En 2016, les résultats de la mortalité routière ont été confirmés à la hausse pour la troisième année consécutive avec près de 3500 tués sur les routes françaises en métropole (+ 2,3 %) et une estimation de 8 victimes hospitalisées pour une tuée», rappelle la Cour des comptes. En avril dernier, ce chiffre a explosé de 18%, avec 287 personnes tuées mais c’est toujours la même incurie concernant les facteurs explicatifs. De là à penser que les PV ont surtout pour objet de remplir les caisses de l’État !

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