Archive pour le Tag 'faim'

Ne pas oublier le « virus » de la faim

Ne pas oublier le « virus »  de la faim

 

Le directeur général d’Alima, une ONG qui apporte des soins médicaux d’urgence dans des zones de conflit, souligne l’urgence d’agir contre la faim dans le Sahel, alors que la malnutrition atteint cet hiver des niveaux bien plus élevés du fait, notamment, de la pandémie.

 

Tribune.

 

 L’état d’urgence n’est pas le même pour tout le monde : en Afrique, notamment, il s’agit d’insécurité alimentaire. On parle de « malnutrition aiguë sévère » (MAS), lorsque la vie d’une personne, bien souvent des enfants de moins de 5 ans, est en péril imminent parce que ceux-ci ne sont pas en mesure de s’alimenter de manière adéquate et, ou, parce qu’ils font face à certaines maladies.

Ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas à se présenter dans les hôpitaux et dans les centres de récupération nutritionnelle dans le sud du Niger. Les six cents lits disponibles sur la zone ne suffisent plus ; nous sommes débordés par un afflux d’enfants dont la majorité vient de l’autre côté de la frontière, au Nigeria.

Ce pic d’hospitalisations est alarmant pour les humanitaires présents sur le terrain depuis des dizaines d’années. Certes, cette période « de soudure » entre juillet et octobre entraîne toujours un pic de malnutrition : les stocks alimentaires des récoltes précédentes sont presque épuisés et la saison des pluies favorise une plus forte transmission du paludisme qui affaiblit en particulier les très jeunes enfants. Mais, cette année, quelque chose de plus grave s’annonce, qui menace notre long combat contre la faim et la malnutrition dans cette région du Sahel.

 

En effet, les chiffres des organisations internationales – Organi­sation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Organisation mondiale de la santé (OMS), Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef)… – confirment cette aggravation dramatique de la situation depuis 2020 et la survenue de la pandémie de Covid-19. Le rapport 2021 sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde estime à 118 millions l’augmentation des populations victimes de la faim – dont près de la moitié pour l’Afrique – par rapport à 2019.

Cette tendance s’explique par la conjonction de quatre crises : le Covid-19 et ses impacts économiques sur les revenus des foyers et le coût des denrées alimentaires ; les conflits engendrant des millions de déplacés dans la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) et dans le nord-ouest du Nigeria ; le changement climatique et ses conséquences sur les rendements agricoles  ; et enfin les coupes budgétaires pour les actions humanitaires nutritionnelles et pédiatriques.

 

Ce cocktail des « quatre c » est le poison contre lequel nous devons nous battre avec nos partenaires locaux et internationaux pour empêcher que la faim ne tue davantage que le virus en 2021 et 2022. C’est pourquoi notre priorité doit être double : vacciner contre le Covid-19 et, en même temps, traiter et prévenir la malnutrition.

En grève de la faim Navalny en danger

En grève de la faim Navalny en danger

Assuré désormais de pouvoir exercer le pouvoir jusqu’à 85 ans, Poutine– qui en a 68– assume désormais totalement la torture qu’il fait subir au principal opposant Navalny. D’abord empoisonné, ce dernier est maintenant emprisonné dans les pires conditions pour avoir manqué un contrôle judiciaire !

 

Jusqu’à maintenant c’est assez mollement que les occidentaux ont réagi notamment l’Allemagne qui au contraire ne cesse de multiplier les occasions de collaborer davantage avec la Russie. Dernier exemple l’insistance de l’Allemagne à vouloir utiliser le vaccin Spoutnik russe.

Navalny, 44 ans, un opposant de premier plan au président russe Vladimir Poutine, a annoncé une grève de la faim la semaine dernière pour protester contre ce qu’il a dit être le refus des autorités pénitentiaires de le traiter correctement pour des douleurs aiguës au dos et aux jambes. Il se remet de ce que les médecins disent être une intoxication aux agents neurotoxiques qui s’est produite avant d’aller en prison en février pour purger deux ans et demi.

Son avocat, Vadim Kobzev, lui a rendu visite mercredi dans la colonie pénitentiaire qui le détenait dans la région de Vladimir à l’est de Moscou et a déclaré que Navalny avait reçu un diagnostic de hernie discale.

«Alexei se promène. Il ressent de la douleur en marchant. Il est très préoccupant que la maladie progresse clairement en termes de perte de sensation dans ses jambes, ses paumes et ses poignets », a tweeté Kobzev.

Dans une publication sur Instagram, Navalny a déclaré que les autorités pénitentiaires tentaient de saper sa grève de la faim en faisant rôtir du poulet près de lui.

Navalny, qui a été transféré dans un service médical de la prison, s’est plaint d’une température élevée et d’une mauvaise toux.

Kobzev a déclaré que sa température oscillait et avait atteint 39 degrés Celsius (102 degrés Fahrenheit) lundi, bien qu’elle soit tombée à 37 degrés Celsius (98,6 degrés Fahrenheit) mercredi.

Navalny s’est plaint de douleurs aiguës au dos et aux jambes et a accusé les autorités de lui avoir refusé l’accès à son médecin choisi et de refuser de lui fournir le bon médicament pour une condition qu’il a plaisantée sombrement pourrait le priver de l’utilisation des deux jambes.

La Maison Blanche a déclaré mercredi que les informations selon lesquelles la santé de Navalny se détériorait étaient inquiétantes et a exhorté les autorités russes à assurer sa sécurité et sa santé.

Le groupe de défense des droits humains Amnesty International a déclaré mercredi plus tôt que Navalny avait été incarcéré dans des conditions qui s’apparentaient à de la torture et pourrait lentement le tuer.

Moscou a jeté le doute sur son empoisonnement et dépeint Navalny comme un fauteur de troubles soutenu par l’Occident déterminé à déstabiliser la Russie.

Manifestation de la faim au Niger

Manifestation de la faim au Niger

L Niger l’un des pays les plus autres au monde connait sa première révolte de la faim. Des dizaines de milliers d’opposants au président Mahamadou Issoufou ont manifesté samedi à Niamey pour dénoncer les conditions de vie au Niger, l’un des pays les plus pauvres au monde. Il s’agit de la plus importante manifestation au Niger depuis les rassemblements de 2009-2010 contre le président de l’époque, Mamadou Tandja, qui souhaitait effectuer un troisième mandat jusqu’à son renversement par l’armée en février 2010. La police a estimé le nombre de participants samedi à 20.000 tandis que les organisateurs ont fait état de 30.000 manifestants. Cette manifestation est la première démonstration de force de l’Alliance pour la République, la Démocratie et la Réconciliation (ARDR), une coalition de 15 partis d’opposition formée en octobre. « Mahamadou Issoufou avait promis la fin de l’insécurité alimentaire mais la population continue d’être décimée par la faim et la soif », a déclaré Amadou Hama, président de l’Assemblée nationale dont le Mouvement démocratique nigérien (Moden) a rompu avec la coalition au pouvoir cette année. Le Niger, pays de 17 millions d’habitants, est le quatrième producteur mondial d’uranium. Il est engagé dans des négociations avec Areva sur une nouvelle convention encadrant l’extraction d’uranium.




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