Archive pour le Tag 'faillite'

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Crise du lait : vers la faillite du secteur agricole

  • Crise du lait : vers la faillite  du secteur agricole

 

 

 

Une crise qui s’ajoute aux autres viande, blé etc. La crise du lait mène le secteur vers la faillite. 26 euros le litre à peine quand il faudrait 30 centime pour équilibrer et 35 centimes   pour dégager un revenu. Une crise qui n’est pas réellement nouvelle puisqu’elle découle directement de la surproduction organisée par l’Europe depuis la suppression des quotas laitiers en mars 2015. À cela il faut ajouter les restrictions des importations chinoises et russes. Nombre de pays en ont profité cependant pour augmenter leur production et les prix se sont écoulés. Selon le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière, au moment où la production laitière avait progressé de 2,2 % en 2015, elle a bondi de 5,6 % les trois premiers mois de 2016. La palme du débit est décrochée par l’Irlande, avec un flux en hausse de 32 %, suivie de la Belgique (+ 21 %) et des Pays Bas (+ 15 %), alors que la France se limitait à + 0,5 %. Pour résumer les prix étaient de l’ordre de 400 euros pour 1000 l de lait en 2014 ce qui permettait de couvrir les coûts or en 2016 les prix pourraient tourner en moyenne autour de 250 €. En France les critiques des éleveurs visent surtout Lactalis premier producteur du marché avec 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le groupe cristallise ainsi les critiques des agriculteurs de la filière laitière, toujours sous tension. Lactalis, numéro un du marché avec 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a insisté début juillet, face à la multiplication des critiques, sur la mise en place d’un «soutien financier allant au-delà des conditions contractuelles» et représentant «un complément de prix de 30 euros/1000 litres sur le prix de base» pour le mois de juillet. Pas suffisant, ont estimé les fédérations agricoles. À noter aussi que cette crise se superpose à celle du blé secteur ou du fait des conditions climatiques  la production a baissé de l’ordre de 40 %.

Baisse du Tourisme : attentats et manifs responsables

 

En dépit de l’euro de foot organisé en France,  l’activité touristique a encore régressé au second trimestre. En cause, les conséquences des attentats, aussi les blocages et autres manifs qui ont contribué également à ternir l’image de la France. Les premières indications de l’été laissent supposer une nouvelle baisse pour le troisième trimestre notamment de la part des étrangers. La fréquentation touristique en France a donc rechuté au deuxième trimestre sous les effets d’une météo maussade et d’un faible nombre de jours fériés, même si l’Euro de football a permis de limiter les dégâts dans les villes de province qui ont accueilli des matches, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre de nuitées dans les hébergements touristiques a ainsi chuté de 4,8%, à 92,4 millions, sur avril-juin par rapport à la même période de l’an passé, après une hausse révisée à 1,1% (1,0% estimé précédemment) au premier trimestre 2016. L’Insee souligne que le deuxième trimestre a compté cette année deux jours fériés, contre cinq en 2015. La baisse a été particulièrement marquée pour les nuitées étrangères (-8,5% contre -2,7% au 1er trimestre), atteignant une ampleur comparable à celle du 4e trimestre 2015, qui a été touché par les attentats de Paris et de Saint-Denis. La fréquentation des seuls hôtels a reculé de 3,5%, effaçant son rebond du 1er trimestre (+1,9%). La clientèle étrangère, en baisse pour le troisième trimestre consécutif, s’est encore contractée de 7,3%. Seuls les hôtels situés dans les grandes villes de province ont vu leur fréquentation augmenter (+1,5%) en partie grâce à l’Euro de football. Mais ceux de l’agglomération parisienne (-10,3%) ont été plus pénalisés par la défection de la clientèle étrangère. La fréquentation des autres hébergements collectifs touristiques (résidences, villages vacances) a chuté de 6,4%, là aussi en raison de la défection des étrangers (-20,2%). Les campings ont connu de leur côté un début de saison difficile avec un recul de 6,8% de leur fréquentation par rapport au printemps 2015.

(Avec Reuters )

 

EDF : après Hinkley Point, la faillite ?

EDF : après Hinkley Point, la faillite ?

 

Après le vote favorable du conseil d’administration en faveur du projet Hinkley Point,  la question se pose de savoir si EDF ne s’engage pas dans la voie de la faillite. La situation financière est déjà catastrophique et ce projet d’une vingtaine de milliards risque de plonger l’entreprise dans une crise financière ingérable. Une crise qui d’ailleurs avait provoqué la démission de son directeur financier. « Ce choix mène l’entreprise tout droit vers la faillite et conduira à un sous-investissement dans la sûreté nucléaire pour le parc français », a estimé Greenpeace France dans un communiqué. La recapitalisation de l’ordre de 4 milliards et la vente de 50 % de RTE (qui pourrait rapporter autan)  ne suffiront pas à faire face aux besoins de financement de l’entreprise. La décision de prolonger la durée de vie des centrales jusqu’à 40 ou 50 ans va nécessiter un grand carénage coûteux. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. Il faut aussi apurer une énorme dette de 40 milliards, et financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

Terrorisme : la faillite du renseignement

Terrorisme : la faillite du renseignement

 

Après le meurtre d’un couple de policiers, Alain Bauer un  des meilleurs spécialistes en criminologie avait fait le procès de l’inefficacité de la lutte antiterroriste et souligné en particulier la faillite du renseignement. Après la tuerie de Nice, les propos d’Alain Bauer prennent encore une autre résonance. Pour Alain Bauer,  ces attentats révèlent non seulement des failles mais une véritable faillite de la lutte anti terroriste. L’expert distingue trois phases dans cette lutte : le recueil des données, leur analyse et l’action des autorités policières et judiciaires. Pour lui la grande insuffisance provient des faiblesses de l’analyse. Certes on ne peut nier les difficultés qu’il y a à anticiper les actes d’individus au psychisme dérangé et par ailleurs fanatisés et de ce point de vue de grandes insuffisances sont à signaler dans la gestion judiciaire de personnes potentiellement très dangereuses et qu’on ne peut sanctionner qu’après passage à l’acte) Le gouvernement français avait  cependant écarté mercredi toute faille des renseignements dans le suivi du tueur d’un couple de policiers à Magnanville (Yvelines), soulignant la difficulté de déceler le passage à l’acte « solitaire » en matière terroriste. Un argumentaire difficile à soutenir compte tenu des antécédents de l’intéressé. Larossi Abballa, 25 ans, était parfaitement connu de la justice antiterroriste et du renseignement français. Dès 2011, il disait vouloir partir « à la chasse » aux mécréants, et menaçait de « faire tomber la tête » d’un avocat. Placé sur écoute à plusieurs reprises, il était toujours surveillé, lundi, quand il a revendiqué le double assassinat. « Je ne laisserai pas dire qu’il y a eu de la part de nos forces chargées de la lutte contre le terrorisme la moindre négligence ni le moindre manque de discernement », avait  déclaré sur France Inter le Premier ministre, Manuel Valls, soulignant la difficulté de la tâche. En mai 2011, Larossi Abballa a été incarcéré pour sa participation à un réseau d’acheminement de djihadistes vers le Pakistan. Derrière les barreaux, il s’est fait remarquer pour son prosélytisme radical, et à deux reprises, le bureau du renseignement pénitentiaire a transmis des éléments le concernant à la justice et aux renseignements, a fait savoir Jean-Jacques Urvoas. . Interrogé à ce sujet devant une commission d’enquête parlementaire, Jean-Jacques Urvoas a récemment jugé cette question légitime. « Ce n’est pas une question de volonté, ni d’intention, ni même de droit », a-t-il dit. « C’est la question des moyens. » Une sorte de d’aveu d’impuissance concernant l’efficacité des services de renseignements notamment en matière d’analyse des informations. Il conviendrait sans doute aussi de faire sérieusement le ménage dans le fichier qui recense environ 14 000 personnes potentiellement dangereuses, fichiers qui rassemblent un peu tout et n’importe quoi. Et pas forcément tous les vrais terroristes potentiels comme celui de Nice qui apparemment n’était pas fiché S mais était bien connu des services de police.

(Avec Reuters)

Assassinat de policiers : la faillite du renseignement

Assassinat de policiers : la faillite du renseignement

 

C’est le constat de Alain Bauer un  des meilleurs spécialistes en criminologie fait hier sur BFM. Pour Abballa et bien d’autres les attentats terroristes révèlent non  seulement des failles mais une véritable faillite de la lutte anti terroriste. L’expert distingue trois phases dans cette lutte : le recueil des données, leur analyse et l’action des autorités policières et judiciaires. Pour lui la grande insuffisance provient des faiblesses de l’analyse. Ce que confirme le cas d’un Abballa,  clairement identifié comme un terroriste potentiel notamment par les autorités pénitentiaires mais qui n’a fait l’objet que d’un banal suivi. L’intéressé s’est même vanté auprès de son ex campagne compagne de n’être pas du tout inquiet du fait que ces téléphones étaient écoutés. Et pour cause on sait que les terroristes utilisent rarement les portables qui sont écoutés. Certes on ne peut nier les difficultés qu’il y a à anticiper les actes d’individus au psychisme dérangé et par ailleurs fanatisés et de ce point de vue de grandes insuffisances sont à signaler dans la gestion judiciaire de personnes potentiellement très dangereuses et qu’on ne peut sanctionner qu’après passage à l’acte) Le gouvernement français a cependant écarté mercredi toute faille des renseignements dans le suivi du tueur d’un couple de policiers lundi soir à Magnanville (Yvelines), soulignant la difficulté de déceler le passage à l’acte « solitaire » en matière terroriste. Un argumentaire difficile à soutenir compte tenu des antécédents de l’intéressé. Larossi Abballa, 25 ans, était parfaitement connu de la justice antiterroriste et du renseignement français. Dès 2011, il disait vouloir partir « à la chasse » aux mécréants, et menaçait de « faire tomber la tête » d’un avocat. Placé sur écoute à plusieurs reprises, il était toujours surveillé, lundi, quand il a revendiqué le double assassinat. « Je ne laisserai pas dire qu’il y a eu de la part de nos forces chargées de la lutte contre le terrorisme la moindre négligence ni le moindre manque de discernement », a déclaré sur France Inter le Premier ministre, Manuel Valls, soulignant la difficulté de la tâche. En mai 2011, Larossi Abballa a été incarcéré pour sa participation à un réseau d’acheminement de djihadistes vers le Pakistan. Derrière les barreaux, il s’est fait remarquer pour son prosélytisme radical, et à deux reprises, le bureau du renseignement pénitentiaire a transmis des éléments le concernant à la justice et aux renseignements, a fait savoir Jean-Jacques Urvoas. . Interrogé à ce sujet devant une commission d’enquête parlementaire, Jean-Jacques Urvoas a récemment jugé cette question légitime. « Ce n’est pas une question de volonté, ni d’intention, ni même de droit », a-t-il dit. « C’est la question des moyens. » Une sorte de d’aveu d’impuissance concernant l’efficacité des services de renseignements notamment en matière d’analyse des informations. Il conviendrait sans doute aussi de faire sérieusement le ménage dans le fichier qui recense environ 14 000 personnes potentiellement dangereuses, fichiers qui rassemblent un peu tout et n’importe quoi.

(Avec Reuters)

Terrorisme arrestation Abdeslam : la faillite totale des services de renseignements

Terrorisme arrestation  Abdeslam : la faillite totale des services de renseignements

 

 

Certains en France s’offusquent de l’inefficacité des services de police belges mais il faut bien convenir que dans notre pays les services de renseignements sont tout aussi inopérants. L’arrestation d’ Abdeslam a donné lieu à un florilège d’autosatisfaction de la part des autorités politiques, policières ou juridiques. En réalité l’organisateur supposé des attentats de Paris aurait été dénoncé par un de  ses amis qui a pris  peur. En cause,  le caractère inopérant de service de renseignements quantitativement insuffisants et qualitativement obsolètes. Contrairement à ce qui est affirmé la plupart des attentats récents ne sont  pas l’œuvre d’une stratégie organisée directement par l’État islamique mais le produit de l’action de petits groupuscules agissant de leur propre chef ;  de ce point de vue, l’interrogatoire d’ Abdeslam ne nous apprendra pas grand-chose. La plupart des terroristes viennent  de quartiers sensibles complètement délaissés par les services de l’Etat et les collectivités locales. En France on compte quelques milliers d’individus radicalisés potentiellement dangereux et qui peuvent commettre des actes criminels (anciens djihadistes, candidats pour rejoindre l’État islamique ou simplement des individus radicalisés). Ce qui pose la question fondamentale de la philosophie du renseignement, renseignement qui ne peut reposer sur le seul  travail des professionnels actuels  mais qui doit s’appuyer sur un maillage serré de l’ensemble du territoire et en particulier des quartiers sensibles.

fermeture des frontières en France : la faillite assurée

fermeture  des frontières en France : la faillite assurée

Dans les économies modernes le taux d’internationalisation est largement supérieur à 50 % (imports plus  exports sur PIB) un phénomène lié à la structuration de l’appareil de production dans un espace de plus en plus élargie. Dans l’industrie manufacturière comme dans l’industrie alimentaire ou même l’agriculture les produits nécessaires à la production viennent de nombreux pays. Certes cette mondialisation est loin d’être toujours cohérente notamment sur le plan environnemental voir au niveau de la santé. Pour autant fermer les frontières à tout commerce international conduirait inévitablement le pays à la faillite. Ceci n’interdisant pas évidemment de mieux réguler des flux dans une problématique économique, sociale ou environnementale ; entre une mondialisation incontrôlée et sans limite et un repli total sur les frontières du pays il y a forcément un chemin équilibré à trouver. Les services du Premier ministre ont tenté une évaluation de cette fermeture des frontières. Une étude sans doute assez approximative car vraisemblablement le coût  en serait beaucoup plus considérable qu’annoncé puisque le pays retomberait en récession avec une dévaluation en prime qui affecterait le pouvoir d’achat d’au moins 20 %. Cette tentative d’évaluation des services du Premier ministre montre quand même que le rétablissement des frontières serait très couteux pour l’économie. Selon le document réalisé par Vincent Aussilloux et Boris Le Hir, de France Stratégie – un organisme d’expertise auprès du Premier ministre – l’abandon de l’espace Schengen, actuellement mis sous pression par la crise des réfugiés, aurait des conséquences à court terme sur le travail frontalier, le tourisme et le transport de marchandises. La baisse des recettes touristiques est estimée entre 500 millions d’euros et un milliard d’euros par an. France Stratégie estime par ailleurs que le rétablissement des contrôles aux frontières pourrait réduire les opportunités de travail frontalier. L’organisme évalue la baisse du nombre de travailleurs frontaliers entre 5.000 et 10.000, avec une perte pour l’économie de 150 millions à 300 millions d’euros, des chiffres qui ne tiennent pas compte des coûts liés à l’accroissement du chômage. Il y aurait aussi un impact sur les flux de marchandises, chiffré entre 62 millions d’euros par an à l’import et autant à l’export en cas de contrôles réduits des camions aux frontières, et le double en cas de contrôle systématique. A moyen et long terme, une pérennisation des contrôles d’identité aux frontières aurait des conséquences beaucoup plus lourdes sur le commerce extérieur: « Le PIB serait dégradé de 0,50% en 2025 par rapport à la situation soit près de 13 milliards d’euros constants et le coût pour l’espace Schengen serait de 0,79 point de PIB au total, équivalant à une perte sèche de plus de 110 milliards d’euros », écrivent les auteurs de l’étude. Il y aurait aussi un impact « sur les investissements étrangers et les flux financiers, mais ceux-ci restent difficiles à évaluer », concluent-ils. L’espace Schengen est une zone de libre circulation où les contrôles aux frontières ont été abolis pour les voyageurs, sauf dans des circonstances exceptionnelles.  Mais ces derniers mois, face à un afflux de réfugiés parfois incontrôlable, plusieurs Etats membres de l’UE, dont la France, ont réintroduit des contrôles provisoires à leurs frontières.

Un fonds de 50 millions pour éviter la faillite des départements

Un fonds de 50 millions pour éviter la faillite des départements : une aide ridicule

L’Assemblée nationale vient de décider d’une aide ridicule pour éviter la faillite des départements. Faillite qui pourrait concerner au moins cinq départements des 2015 et une trentaine au moins des 2016. À titre de comparaison il manque dans le budget actuel d’un département comme le Maine-et-Loire de l’ordre de 20 millions en 2015. À tout le moins c’est une aide d’environ 1 milliard qui aurait été nécessaire pour éviter que les départements ne se retrouvent en situation de cessation de paiement. Une situation largement provoquée par la hausse de toutes sortes des aides sociales et en particulier du RSA. Dans le cadre du projet de budget rectificatif 2015, les députés se sont donc prononcés en faveur d’un amendement du gouvernement créant un fonds de soutien de 50 millions d’euros pour plusieurs départements où « la situation financière peut être qualifiée de tendue « . Dans son amendement, le gouvernement propose que les départements éligibles à ce fonds de soutien répondent à deux critères : avoir « un taux d’épargne brute inférieur ou égal à 7,5% en 2014 » et « un rapport entre le montant des dépenses sociales et le montant des dépenses de fonctionnement supérieur ou égal à la moyenne nationale ».  Selon la rapporteure générale du Budget Valérie Rabault (PS), les départements visés sont notamment le Pas-de-Calais, le Nord, l’Aisne, la Seine-Saint-Denis, le Val d’Oise, le Gard, le Cher, la Guyane, la Martinique  ou la Réunion. Le fonds, financé par un prélèvement sur les ressources de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, comprend deux parts chacune dotées de 25 millions d’euros. L’une sera directement attribuée aux départements tandis que l’autre sera affectée « en fonction du rapport entre le nombre de bénéficiaires d’aides sociales et la population totale du département », selon le gouvernement.

Faillite de banques ; les clients vont payer

Faillite de banques ; les clients vont payer

Après les décisions de l’UE, si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou « bail-in » s’appliquera, par opposition au « bail-out » privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l’argent public, creusant ainsi les déficits. Les premiers à payer seront les actionnaires puis les créditeurs (autrement dit, notamment les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque avant que l’on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire. Les dépôts seront garantis jusqu’à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.  Lors de la crise bancaire, pour rassurer les épargnants, l’UE avait relevé dans l’urgence cette limite de 20.000 à 50.000 euros, et elle était passée à 100.000 euros fin 2010. Le 17 décembre, les représentants des Etats et le Parlement européen ont précisé les modalités de la garantie des dépôts bancaires. Dans un délai de 10 ans à partir de l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, chaque mécanisme national de garantie devra disposer d’un montant égal à 0,8% des dépôts couverts. Le délai pourra être allongé si la garantie doit être activée dans la période initiale de 10 ans. Quant aux déposants, ils recevront leur argent dans un délai de sept jours ouvrables après la faillite de la banque, contre 20 jours actuellement, même si des exceptions sont possibles jusqu’en 2024. Les Etats auront 12 mois pour transposer cette directive dans leur législation nationale à partir de son adoption définitive, désormais imminente. Les règles du « bail-in » entreront quant à elles en vigueur au 1er janvier 2016.

Transformer les clients floués des banques en faillite en actionnaires !!! (FED)

Transformer les clients floués des banques en faillite en actionnaires !!! (FED)

La Fed fait une bien curieuse proposition !  On comprend celle qui consiste à renforcer les fonds propres  pour compenser les actifs à risque par contre on comprend mois bien que les pertes des clients soient transformées en actions. Des actions évidemment très dévalorisées ; Un position qui aboutit en fait à empêcher le sauvetage par des fonds publics et à laisser la banque s’effondrer ; Dans ce scénario envisageable à partir de 2016, les créanciers d’une banque en difficulté en deviendront les actionnaires plutôt que de voir leurs pertes prises en charge par les pouvoirs publics comme cela a été le cas à la faveur des plans de sauvetage du secteur pendant la crise financière de 2008-2009. « Cette proposition, couplée à d’autres travaux (…), réduirait substantiellement le risque pour les contribuables et la menace que la faillite des ces entreprises fait peser sur la stabilité financière », a commenté la présidente de la Fed, Janet Yellen, lors d’une réunion sur cette réglementation qui doit entrer en vigueur par phases, en 2019 et en 2022. Huit banques (Bank of America, Bank of New York Mellon, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, State Street and Wells Fargo) pourraient être concernées par le nouvel arsenal qui leur imposera au final un matelas de sécurité correspondant à 18% de leurs actifs à risque.

Des départements en faillite ?

 

Des départements en faillite ?

Paradoxalement c’est maintenant la Cour des Comptes qui s’inquiète de la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales notamment au département. Cinq départements pourraient se retrouver en faillite dès 2015, une bonne vingtaine en 2016 et au total une quarantaine en 2017. En cause des charges non compensées financièrement aux collectivités locales. En particulier le coup du RSA. RSA dont le nombre de bénéficiaires a augmenté de près de 1 million depuis 2009 entre parenthèses 1,5 bénéficiaires en 2009, 2,5 millions de bénéficiaires en 2015. Et s’ajoute maintenant la baisse globale des dotations de l’État. Une situation qui en outre va peser sur les investissements publics et donc l’emploi local. La Cour des comptes s’inquiète de la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales. Dans un rapport révélé par Les Échos, l’institution juge que les conséquences sont « alarmantes ». « Les perspectives d’évolution des finances locales mettent en évidence les limites d’une baisse des dotations appliquées selon la logique du coup de rabot« .  Entre 2015 et 2017, l’État devrait verser 11 milliards d’euros mais cela pourrait entrainer un « recul inquiétant de l’épargne brut des collectivités locales », rapporte Le Figaro. La Cour des comptes évoque aussi la baisse des investissements locaux. Les Sages de la rue Cambon ont ainsi étudié 33 villes de plus de 100.000 habitants. Une vingtaine d’entre elles prévoit une baisse moyenne de 15% de leurs dépenses d’équipements.  Cette moyenne pourrait être plus élevée pour Paris, Dijon, Lyon, Marseille et Le Havre. À noter que les collectivités réalisent environ 70% de l’investissement public. D’ici à 2017, « les communes verraient leurs capacités de désendettement grimper à 12 ans, contre 7,8 en 2014. Le ministre des Finances, Michel Sapin, estime que l’on peut « faire des économies notamment en baissant les frais de fonctionnement. Et les frais de personnel en font partie ».

La moitié des villes et des départements en faillite d’ici 2017

La moitié des villes et des départements en faillite d’ici 2017

Doucement mais sûrement on va vers la faillite des collectivités locales, en cause des coûts de fonctionnement incontrôlés aussi des dépenses sociales qui dérapent. Si les collectivités avaient le statut d’une entreprise, elles devraient déposer leur bilan en raison de dettes abyssales. En cause, surtout la dérive à la fois des frais de fonctionnement (notamment dus à des embauches inconsidérées) et à des investissements excessifs (dont beaucoup inutiles et couteux). Jusqu’à la moitié des villes de plus de 10.000 habitants et des départements pourraient se trouver en difficulté d’ici à 2017 si rien n’est fait pour corriger une dérive de leurs finances qui sera accentuée par la baisse des dotations de l’Etat, estime un rapport du Sénat publié mercredi. Le gouvernement a décidé de faire contribuer les collectivités locales pour 11,5 milliards d’euros, sous la forme d’une baisse des dotations de l’Etat, à l’effort de 50 milliards sur les dépenses publiques programmé sur la période 2015-2017. Ces dotations ont déjà diminué de 1,5 milliard d’euros en 2014. Le rapport souligne que, avant même ces annonces, la trajectoire des finances des collectivités locales se dégradait depuis plusieurs années, avec des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 3% depuis 2011 pendant que la progression des recettes était comprise entre 1,5% et 2% l’an. En parallèle, la dynamique des investissements locaux a repris après un ralentissement en 2010, avec pour conséquence que le recours à l’emprunt a connu une progression continue, l’épargne brute des collectivités diminuant de 5% par an. Résultat, entre 10% et 15% des communes de plus de 10.000 habitants et des départements affichaient en 2013 « un encours de dette représentant plus de quinze années d’épargne brute », ce qui signifie qu’elles étaient techniquement en situation d’insolvabilité, souligne le rapport. Il prédit que la proportion pourrait atteindre entre un tiers et la moitié à l’horizon 2017 si rien n’est fait, en tenant compte de la baisse des dotations de l’Etat. Pour y remédier, les auteurs du rapport estiment que le retour d’une évolution des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation, une option évoquée par le gouvernement, sera insuffisante car il ne permettrait pas notamment un retour au statu quo pour la capacité de désendettement. Dès lors, ils soulignent que la question d’une baisse de l’investissement des collectivités se pose, d’autant plus que c’est un levier plus facilement mobilisable à court terme que les dépenses de fonctionnement. Le rapport retient pour cela l’hypothèse d’une baisse de 30% des investissements locaux par rapport à 2013 qui, combinée avec des dépenses de fonctionnement calées sur l’inflation, permettra « tout juste » de compenser la baisse des dotations de l’Etat.

 

 

Les départements bientôt en faillite (Dominique Bussereau)

Les départements bientôt en faillite (Dominique Bussereau)

Dominique Bussereau a rencontré Hollande pour attirer son attention sur la situation catastrophique des départements (Dominique Bussereau est président de association des départements de France). Dès 2015, il prévoit la faillite de 5 départements. La vérité c’est que la moitié de ces départements pourraient être en faillite d’ici 2017.

 

Un an après la proposition de Manuel Valls de supprimer les conseils départementaux, l’ADF a-t-il normalisé ses relations avec l’exécutif ?

Ce discours a disparu. Les élections départementales ont connu moins d’abstention que prévu, le nouveau mode de scrutin a entraîné un rajeunissement et une féminisation des élus départementaux qui ont retrouvé une légitimité nouvelle.

 

L’Etat partage-t-il vos préoccupations financières ?

Nous partageons le même diagnostic. Depuis 2010, la montée du chômage a entraîné une hausse annuelle de 13% de nos dépenses sociales. Cette année, le RSA devrait encore grimper de 8%, l’allocation personnalisée d’autonomie de 1,6% à cause du vieillissement. Nous avons aussi insisté auprès du président sur la hausse de 9% des prestations sur le handicap. Or, nos recettes fiscales stagnent et les dotations de l’Etat baissent. D’autant que le gouvernement vient d’annoncer qu’il nous supprimera à terme la moitié de notre contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), soit 3,9 milliards d’euros en moins chaque année pour les départements.

 

Que réclamez-vous au gouvernement ?

L’Etat n’a pas compensé l’intégralité des versements que nous faisons pour son compte aux prestataires sociaux. Nous avons calculé qu’à fin juillet, le reste à charge cumulé pour les départements est de 8 milliards d’euros. De un à cinq départements risquent de se déclarer en faillite d’ici à la fin de l’année si rien n’est fait. Le plus critique est le Nord, dont la précédente présidence n’avait budgété que onze mois de RSA sur douze. Le cabinet Klopfer estime qu’une trentaine de départements pourraient être dans cette situation fin 2016. Nous souhaitons donc des mesures à court terme dans le projet de loi de finances 2016, mais aussi une refonte plus profonde du financement des aides sociales. Un groupe de travail va être mis en place avec Matignon sous la supervision d’Alain Lambert, mon prédécesseur au ministère du Budget et président de l’Orne.

 

Un tel travail avait déjà été annoncé début mars…

Rien n’a été fait.

 

Quelles pistes proposez-vous  ?

Il faut accorder des moyens supplémentaires aux départements les plus en difficulté. Maurice Leroy, président du Conseil départemental du Loir-et-Cher, propose par exemple de ne plus comptabiliser la dotation aux amortissements. A plus long terme, si l’on ne trouve pas de moyens pérennes, nous nous résoudrons à une recentralisation du financement social. Nous pourrions conserver une fonction de contrôle par exemple.

 

Avez-vous senti le président concerné ?

Le président a bien conscience que le risque qu’en 2017 des départements soient contraints de stopper les versements sociaux n’est pas souhaitable…

 

La réforme des compétences des collectivités vient d’être adoptée. Quel bilan en tirez-vous  ?

Contrairement aux deux réformes de décentralisation majeures de 1982 et 2004, celle-ci ne restera pas dans l’histoire. Le législateur a accouché d’un dispositif très complexe qui exigera de très nombreux textes d’application. Je pense que la réforme ne se stabilisera pas avant cinq ans. Je vous cite un exemple. Dans mon département, nous avons 52 établissements portuaires pour la pêche, le commerce, la plaisance, etc. On ne sait pas encore lesquels seront repris par la région, lesquels on transfère dans des syndicats mixtes. Il va falloir beaucoup de réunions.

 

Il faut donc s’attendre à une longue période de transition ?

Les présidents de départements font preuve actuellement d’un certain attentisme dans l’attente des décrets d’application de la loi, mais aussi des futurs présidents de région et de la clarification du financement des conseils départementaux. Et de nombreux projets d’investissements sont ainsi gelés, ce qui a des effets économiques contracycliques. J’ai par exemple un projet en Charente-Maritime de doubler la capacité du port de pêche de La Cotinière à Oléron. Nous avions prévu un partenariat public-privé, mais il faut aujourd’hui attendre le positionnement du futur président de région ou des membres d’un éventuel syndicat mixte. Mon collègue de Seine-Saint-Denis explique avoir de nombreux collèges à construire mais il doit attendre. C’est pourquoi le groupe de travail doit déboucher rapidement sur des solutions.

 

Faudra-t-il une nouvelle réforme territoriale, comme certains candidats de votre camp à la présidentielle le souhaitent ?

Notre pays souffre déjà d’un excès de loi, alors ne bouleversons pas tout à nouveau après 2017. Il faudra certainement corriger quelques anomalies, notamment sur les transports scolaires.

 

Justement, pensez-vous que les régions vont transférer une partie des compétences dont elles héritent de la loi NOTre ?

Je pense qu’un maximum de régions va faire du conventionnement avec leurs départements. Je doute par exemple que le futur président de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes veuille gérer le transport scolaire à Felletin dans la Creuse.

(Interview Le Echos)

La France en faillite (Fillon)

La France en faillite (Fillon)

 

C’est le risque pour Fillon qui n’a pas tort sur ce point et souligne les contradictions de Hollande qui se sert évidemment de la Grèce pour masquer la situation dramatique du pays. Pour autant Fillon, Premier ministre pendant 5 ans n’a guère brillé pour empêcher le processus de paupérisation du pays. À la veille de la Fête nationale, l’ancien Premier ministre François Fillon exhorte cependant le Président de la République, François Hollande, à « déverrouiller la France » qui « se paupérise et recherche sa fierté perdue ». Dans une lettre ouverte au chef de l’État, publiée dimanche dans le JDD, François Fillon estime que « la France que vous promettiez de réenchanter va mal. La colère gronde. Entendez-la ! ».  « Alors que le chômage et la dette atteignent des pics historiques, la tragédie grecque montre que la menace de la faillite n’est pas abstraite« , poursuit l’ancien chef du gouvernement qui se désole plus loin en ces termes: « Il vous reste deux ans, et aucune grande réforme à l’horizon ».   À propos de la crise grecque, François Fillon pense qu’une « solution aurait peut-être été possible plus tôt si vous n’aviez pas joué un trouble jeu : rigoureux en compagnie d’Angela Merkel, complaisant en coulisses avec Alexis Tsipras« . L’auteur insiste: « Votre activisme pour sauver Athènes éclipse temporairement nos propres échecs économiques, sociaux et financiers. (…) nous sommes l’un des maillons faibles de l’Union européenne alors que nous devrions être un de ses leaders ».  Et de poursuivre sa critique: « Votre parole est inaudible et l’action de votre gouvernement à contresens des attentes du pays ». « Il est insupportable de voir la France glisser hors de l’histoire et perdre la maîtrise de son destin alors qu’elle dispose de tous les atouts pour jouer un rôle majeur au XXIe siècle ». François Fillon propose ensuite une série de mesures: « Oubliez les échéances présidentielles qui semblent guider vos moindres gestes. Pour la croissance et l’emploi, tout n’a pas été tenté. Déverrouillez la France de ses 35 heures, refondez le code du travail, modernisez l’État, revalorisez la voie de l’apprentissage en concentrant les moyens aujourd’hui dispersés dans les emplois aidés… Pour la République unie, engagez une politique d’immigration par quotas et faites de l’assimilation des étrangers une exigence pour vivre ensemble ».  L’ancien Premier ministre conclut sa lettre ouverte ainsi: « Pour tout dire, utilisez cette fin de quinquennat pour faire, si possible, une autre politique. Oui, une vraie politique qui libère les Français, qui par son audace étonnerait l’Europe et interpellerait tous ceux qui, par le monde, se demandent ce que nous devenons. »

 

Crise grecque : la faillite des experts

Crise grecque : la faillite des experts

 

Les grands médias où défilent les experts connus ou inconnus ont davantage ressemblé ces temps derniers à des bistrots du commerce qu’à des lieux information. Tout a été dit, le contraire aussi ! Le Grexit, pas le Grexit, la responsabilité  et l’inconsistance des grecs, les conséquences de l’expulsion de la Grèce,  au gré du temps : gravissimes ou complètement marginales. Bref on a hésité entre  une tempête dans un verre d’Ouzo et un tsunami mondial. En fait la question n’est pas simple et avant d’affirmer des conclusions hâtives (comme Giscard), on ferait mieux de tenter une  analyse un peu approfondie de la crise générale qui affecte l’ensemble de la planète (dimension économique et financière bien sûr mais aussi social, culturelle et environnementale). Aves ses spécificités européennes. Pour s’en tenir au strict plan financier (c e qui est très réducteur) la question centrale est  celle de incapacité de nombre de pays de la zone euro de faire face à leur dette. Ils ne pourront jamais rembourser (à commencer par la France, une dette de 31 000 euros par habitant !). En cause une dérive des comptes (justement depuis Giscard), provoquée par un manque de croissance, une administration pléthorique et une solidarité sociale que  plus personne ne contrôle. Et l’austérité au plus mauvais moment. Il en faut mais quand la croissance est là. La compétitivité de nombre de pays est plombée par la bureaucratie et la fiscalité. On ne parvient ni à faire la relation entre les différentes dimensions de la crise et ni entre l’approche macro économique et micro. Du  coup le pacte de responsabilité demeure un machin de tecno pas adapté à nombre de PME qui seules créent de  l’emploi tandis que les multinationales délocalisent. Bref, l’urgent ce n’est sans doute pas d’annoncer des solutions illusoires mais de réfléchir un peu. A cet égard les responsables politiques auront t été presque tous à limage des experts : nuls, contradictoires voire irresponsables. Peu importe on  va tourner la page grecque rapidement (on la rouvrira dans quelques mois), place au tour de France, aux grèves de rentrée, au grand show sur le climat et aux régionales.

Les collectivités locales en faillite financière ?

Les  collectivités locales en faillite financière ?

 

 

Si les collectivités avaient le statut d’une entreprise, elles devraient déposer leur bilan en raison de dettes abyssales. En cause, surtout la dérive à la fois des frais de fonctionnement (notamment dus à des embauches inconsidérées) et à des investissements excessifs (dont beaucoup inutiles et couteux). Jusqu’à la moitié des villes de plus de 10.000 habitants et des départements pourraient se trouver en difficulté d’ici à 2017 si rien n’est fait pour corriger une dérive de leurs finances qui sera accentuée par la baisse des dotations de l’Etat, estime un rapport du Sénat publié mercredi. Le gouvernement a décidé de faire contribuer les collectivités locales pour 11,5 milliards d’euros, sous la forme d’une baisse des dotations de l’Etat, à l’effort de 50 milliards sur les dépenses publiques programmé sur la période 2015-2017. Ces dotations ont déjà diminué de 1,5 milliard d’euros en 2014. Le rapport souligne que, avant même ces annonces, la trajectoire des finances des collectivités locales se dégradait depuis plusieurs années, avec des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 3% depuis 2011 pendant que la progression des recettes était comprise entre 1,5% et 2% l’an. En parallèle, la dynamique des investissements locaux a repris après un ralentissement en 2010, avec pour conséquence que le recours à l’emprunt a connu une progression continue, l’épargne brute des collectivités diminuant de 5% par an. Résultat, entre 10% et 15% des communes de plus de 10.000 habitants et des départements affichaient en 2013 « un encours de dette représentant plus de quinze années d’épargne brute », ce qui signifie qu’elles étaient techniquement en situation d’insolvabilité, souligne le rapport. Il prédit que la proportion pourrait atteindre entre un tiers et la moitié à l’horizon 2017 si rien n’est fait, en tenant compte de la baisse des dotations de l’Etat. Pour y remédier, les auteurs du rapport estiment que le retour d’une évolution des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation, une option évoquée par le gouvernement, sera insuffisante car il ne permettrait pas notamment un retour au statu quo pour la capacité de désendettement. Dès lors, ils soulignent que la question d’une baisse de l’investissement des collectivités se pose, d’autant plus que c’est un levier plus facilement mobilisable à court terme que les dépenses de fonctionnement. Le rapport retient pour cela l’hypothèse d’une baisse de 30% des investissements locaux par rapport à 2013 qui, combinée avec des dépenses de fonctionnement calées sur l’inflation, permettra « tout juste » de compenser la baisse des dotations de l’Etat.  

 

Vol MH17: Malaysia Airlines vers la faillite ?

Vol MH17: Malaysia Airlines vers la faillite ?

Le drame du vol MH17 déstabilise un peu plus la Malaysia Airlines. La perte, jeudi 17 juillet, d’un Boeing 777 intervient moins de six mois après la disparition d’un autre appareil de la compagnie en plein vol. Ces deux catastrophes pourraient entraîner la faillite de la compagnie malaisienne. La Malaysia Airlines est en pleine zone de turbulences. Bien qu’elle était bénéficiaires en 2010, la situation s’est très vite retournée. La compagnie a perdu près de 260 millions d’euros l’an dernier. Comme les autres acteurs du secteur elle doit faire face à la hausse du pétrole. Mais le carburant n’explique pas à lui seul la perte de compétitivité.  La direction de la Malaysia Airlines doit faire face à un cocktail détonnant: des sureffectifs, des syndicats hostiles à tout changement et un actionnaire, l’Etat, qui interfère dans la gestion de la compagnie. Ces deux catastrophes en moins de six mois risquent donc de compliquer la situation. Depuis la disparition du vol MH370 en plein océan, en mars dernier, de nombreux agents de voyages malaisiens se sont orientés vers d’autres transporteurs. Le drame de jeudi devrait amplifier le mouvement de défiance des voyageurs.

 

L’Agence publique pour la création d’entreprises en faillite !! Ou l’efficacité de l’Etat

L’Agence publique pour la création d’entreprises en faillite !! Ou l’efficacité de l’Etat

Exemple significatif de l’efficacité des politiques publiques en direction de l’économie, l’agence publique chargée de la création d’entreprise va tomber en faillite, vraiment un bel exemple de gestion pour encourager l’entreprenariat sur des bases saines. ! . L’Agence pour la création d’entreprises (APCE) sera fixée mercredi sur son avenir. Un conseil d’administration exceptionnel va essayer de trouver une solution pour lui éviter la cessation de paiement. Et il y a urgence. Car l’agence – qui emploie 42 salariés et dont la présidente a décidé de ne pas rempiler au bout de dix-huit mois de mandat – a de quoi tenir pendant encore trois semaines. Au-delà, faute de garanties et de nouveaux bailleurs de fonds, elle mettra la clé sous la porte. En cause? L’État qui, en cherchant par tous les moyens à tailler dans ses dépenses, s’est désengagé cette année de l’APCE, agence créée en 1979 et qui assure une mission d’aide à la création, à la transmission et au développement des entreprises. Et a donc décidé de lui couper les vivres en 2014 alors que sa subvention s’élevait à 3,95 millions sur un budget de… 6, il y a un an. L’agence a certes des ressources propres, grâce aux formations qu’elle dispense ou à la publicité, mais insuffisantes pour assurer son fonctionnement. La balle est dans le camp de Bercy, chargé d’organiser un nouveau tour de table pour remplacer l’État. «Ils y travaillent ardemment», affirme une source proche du dossier. Approchée, Bpifrance a opposé un «niet» catégorique. D’autres, comme Pôle emploi, la Caisse des dépôts, les chambres de commerce, ou l’Ordre des experts-comptables, ont été sollicités et doivent préciser, dans les jours à venir, la façon dont ils pourraient participer, ou non, au tour de table. «L’APCE a aujourd’hui un problème de trésorerie à court terme que nous sommes en train de résoudre, mais elle n’a pas de problème de financement à long terme, tente de déminer le cabinet d’Arnaud Montebourg, le ministre de l’Économie. Le tour de table va être bouclé et la philosophie de l’agence ne sera pas remise en cause.» En tout cas, la grogne monte du côté des entrepreneurs, très attachés à l’agence. «L’APCE va disparaître dans l’indifférence générale», s’insurge la Fédération des autoentrepreneurs, qui a lancé une pétition de soutien sur son site (change.org). Fort de 11 millions de visiteurs uniques par an – autant que celui du ministère de la Défense -, le site Internet de l’APCE est une mine unique d’informations précieuses. «Tout monde y est passé ou y passera. C’est une source de renseignement unique sur les statuts, les taux, les barèmes…, résume Grégoire Leclercq, le président de la Fédération des autoentrepreneurs. Mais à quelques jours de la cessation de paiement, on ne sait toujours pas si Bercy va lui accorder les 3 petits millions manquants.» Même critique du côté du Medef. «Le gouvernement a été léger. Alors que le sujet est sur la table depuis plusieurs mois, il va être réglé dans l’urgence, s’insurge Thibault Lanxade, en charge du pôle entrepreneuriat.

 

Ukraine : au bord de la faillite

Ukraine : au bord de la faillite

Conséquence du conflit avec la Russie mais aussi d’une gestion calamiteuse, l’Ukraine est au bord de la faillite. Le Fonds monétaire international pourrait débloquer 11 milliards d’euros pour aider l’Ukraine. Un plan d’aide global pourrait être mis en place.  Le bras de fer entre la Russie et l’Ukraine inquiète de plus en plus sur la scène internationale. Le Fonds monétaire international est susceptible d’annoncer jeudi un plan d’aide de quelque 15 milliards de dollars (11 milliards d’euros) pour l’Ukraine, rapporte mercredi le Financial Times, qui cite des responsables impliqués dans les négociations. Le FMI, qui avait envisagé dans un premier temps de verser d’abord en urgence un milliard de dollars à l’Ukraine, espère parvenir à un accord sur un plan d’aide global dès ce mercredi avant de l’annoncer jeudi, précise le quotidien. Le ministre ukrainien des Finances Oleksander Chlapak avait révélé mardi que son pays, dont l’économie est au bord de la banqueroute après des mois d’agitation politique et de mauvaise gestion, négociait avec le FMI un plan d’aide de 15 à 20 milliards de dollars

Ukraine : 25 milliards d’aides nécessaires pour éviter la faillite

Ukraine :  25 milliards d’aides nécessaires pour éviter la faillite

L’Ukraine au bord de la faillite ne peut plus compter sur l’aide russe et  sollicite  le FMI. Kiev a demandé, ce 26 février, au Fonds monétaire international de préparer avec elle un nouveau programme d’aide financière. En gage de bonne foi, le président de la Banque centrale ukrainienne, Stepan Koubiv, a assuré le pays prenait des mesures de son côté. Le nouveau gouvernement de Kiev prépare parallèlement un programme anticrise, qui sera bouclé incessamment, a-t-il promis. Et la Banque centrale prend des dispositions pour enrayer la fuite massive de capitaux qu’ont entraîné les manifestations contre le président Viktor Ianoukovitch déchu depuis, a continué l’argentier ukrainien. Ces marques de sérieux ont pour but de rassurer le Fonds, à qui l’Ukraine doit déjà 4 milliards d’euros au titre d’emprunts contractés en 2010. A l’époque, Kiev n’avait jamais mené les réformes économiques promises en contrepartie du soutien du FMI. Pour autant, sa directrice générale, Christine Lagarde, avait assuré ce week end, que le fonds « sera prêt à s’engager ».  Le pays est au bord de la faillite. L’Ukraine a chiffré à 35 milliards de dollars (25 milliards d’euros environ) ses besoins pour 2014-2015. Et elle aurait besoin dès cette année de 13 milliards de dollars pour rembourser ses créanciers internationaux, selon Standard & Poor’s. Or l’Union européenne, qui a réitéré son intention de l’aider en début de semaine, évoque pour l’instant un montant d’à peine 610 millions d’euros. En outre la Russie, qui lui avait promis 15 milliards de dollars, a annulé le versement d’une tranche de ce prêt de 2 milliards d’euros le 17 février, après la destitution de Viktor Ianoukovitch. La poursuite du soutien financier de Moscou est devenue plus qu’incertaine. Il pourrait reprendre après la formation d’un nouveau gouvernement, a indiqué le ministre russe des Finances. A condition que ce dernier favorise une alliance avec la Russie plutôt qu’avec l’Europe, a-t-il laissé entendre.

 

Ukraine : faillite financière proche

Ukraine : faillite financière proche

Après l’euphorie (légitime) de la révolution, retour aux réalités. L’Ukraine est en fait en quasi faillite financière. Les russes qui devaient aider l’Ukraine vont se retirer surtout si un accord commercial est passé entre l’UE et l’Ukraine. L’ UE va être contrainte de soutenir rapidement l’Ukraine ruinée par presque tous les oligarques, la corruption et la mafia. Presque toute la classe politique es  impliquée dans le pillage de l’Ukraine ( ce qui explique le discours très populiste et anti partis  de Ioula Timochenko, elle même oligarque). L’Ukraine se trouve au bord d’un défaut de paiement, a déclaré dimanche 23 février le président par intérim Olexandre Tourtchinov dans une adresse à la nation.   »L’Ukraine est en train de glisser dans le précipice, elle est au bord d’un défaut de paiement », a déclaré M. Tourtchinov, dénonçant la gouvernance du président déchu Viktor Ianoukovitch et de son premier ministre Mykola Azarov, qui ont « ruiné le pays ».  Un tel défaut de paiement est assez prévisible. En effet, l’économie du pays est sous perfusion, et comptait jusqu’à récemment sur des emprunts russes. En décembre, Moscou a promis de prêter 15 milliards de dollars, et a déjà versé 3 milliards, à rembourser sous deux ans avec un taux d’intérêt de 5%. « Ces 15 milliards auraient permis de couvrir les besoins de trésorerie jusqu’aux élections présidentielles jusqu’à alors  prévues en mars 2015″, relève Moody’s.  Mais, au vu des événements, Moscou n’a pas versé les deux tranches suivantes de 2 milliards chacune, attendues respectivement en janvier et mi-février.  Problème: selon Standard & Poor’s, il y a 13 milliards de dollars de dettes à rembourser en 2014, si l’on additionne la dette souveraine, celle de la banque nationale, et celle de Naftogaz, la compagnie publique de gaz.  L’agence de notation ajoute que les réserves de change du pays ont chuté de 20,4 à 17,8 milliards de dollars entre décembre et janvier, soit 2,6 milliards en un mois… La banque nationale a notamment dépensé 1,7 milliard de dollars de réserve de change durant le seul mois de janvier pour défendre la monnaie nationale. « La probabilité d’une dévaluation forcée s’accroît significativement », estimait Standard & Poor’s vendredi.  Face à cette situation, la note de la dette du pays a été dégradée le 31 janvier à Caa2 par Moody’s, puis le 21 février à CCC (le niveau équivalent) par Standard & Poor’s. Chez les deux agences, la perspective est négative. Cette note est celle juste au-dessus du défaut de paiement.  Standard & Poor’s dit « s’attendre à un défaut de paiement si le soutien financier russe n’est pas au  niveau promis. »  De son côté, Moody’s rappelle que « l’Ukraine avait auparavant cherché à obtenir 15 milliards de dollars du FMI, mais cela aurait été conditionné à une hausse du prix du gaz pour les particuliers, et un taux de change plus flexible ».

 

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