Archive pour le Tag 'faillite'

Fournisseurs d’énergie : La faillite du système de concurrence

 

Fournisseurs d’énergie : La faillite du système de concurrence

Un papier de la Tribune souligne la faillite du système de concurrence des fournisseurs d’énergie et les conséquences néfastes  notamment pour l’utilisateur NDLR

C’est un scénario noir qui semblait, il y a quelques mois encore, hautement improbable. Et pourtant, les cours de l’électricité témoignent de la catastrophe énergétique à venir en France : pour décembre, le mégawattheure (MWh) s’échange ce vendredi à plus de 1.600 euros sur les bourses, contre 80 euros à la même période l’an dernier – un niveau déjà considéré comme anormalement haut. Alors que la guerre en Ukraine s’est couplée aux déboires actuels du parc nucléaire d’EDF pour former un cocktail explosif, le marché anticipe en effet une grave défaillance cet hiver.

Pris au dépourvu, les fournisseurs alternatifs d’électricité (c’est-à-dire autres qu’EDF) se trouvent dans la tourmente. Alors qu’une partie d’entre eux appellent désormais leurs clients à les quitter pour rejoindre le tarif réglementé de vente (TRV, l’offre d’EDF encadrée par les pouvoirs publics), d’autres décident d’augmenter brusquement les tarifs cet hiver, et de supprimer leurs offres au tarif indexé sur le TRV d’EDF. A les entendre, ces derniers n’auraient pas le choix : « La hausse exceptionnelle des coûts d’approvisionnement en électricité, liée à la crise de l’énergie, ne permet plus de maintenir les tarifs actuels », explique GreenYellow (groupe Casino) dans un mail envoyé jeudi informant d’une hausse de 70% à la rentrée. « Nous sommes obligés de se désindexer du TRV », fait-on valoir chez Ohm Energie, dont les clients ont découvert début août des doublements de leurs mensualités dès septembre.

Et pourtant, dans la jungle de la concurrence, l’un d’eux semble pour l’heure résister à la tempête : avec ses quelque 40.000 abonnés particuliers, Plüm Energie maintient de son côté ouverte la souscription à son offre indexée au TRV, contre vents et marées. Pourquoi alors certains se disent-t-ils forcés d’imposer des hausses drastiques des prix afin de survivre en ces temps troublés, quand d’autres affirment pouvoir « maintenir le cap » ?

Dans les faits, les fournisseurs devraient être capables d’approvisionner leurs clients abonnés à une offre indexée au même prix qu’auparavant cet hiver. Et pour cause, afin de permettre aux fournisseurs alternatifs de rivaliser avec EDF, la construction du TRV repose sur les conditions économiques théoriques d’un de ses concurrents. « Pour parvenir à un tarif équivalent, il suffit donc de le répliquer : on achète de l’électricité à l’avance pour couvrir les besoins des clients, en miroir de ce que la Commission de régulation de l’énergie affiche pour le TRV », explique Vincent Maillard, cofondateur de Plüm Energie.

« Ensuite, l’Etat compense financièrement la différence avec le TRV induite par le bouclier tarifaire : il n’y a donc aucune raison de faire face à des impayés cet hiver, et d’augmenter les tarifs », poursuit-il.

En avril dernier, le fondateur d’Ohm Energie, François Joubert, affirmait d’ailleurs lui aussi à La Tribune s’être couvert en conséquence, et pouvoir ainsi rester « solide quelle que soit l’évolution des conditions de marché ».

Comment se fait-il alors que ses clients soient informés en août d’une modification substantielle de leur contrat, qui, de l’aveu même de François Joubert, entraînera de nombreuses résiliations ? Pour nombre de connaisseurs du secteur, pas de doute : « Le but est justement de se défaire d’une partie des clients, malgré ce qu’en dit Ohm », glissent à La Tribune plusieurs sources.

Pourtant, il y a encore quelques semaines, la petite entreprise harponnait les clients avec d’importants rabais sur l’été, promettant des tarifs « toujours inférieurs au TRV ». A l’instar de Marc*, qui a souscrit à une offre « très alléchante » courant juin, avant d’apprendre en août que sa mensualité, initialement fixée à 109 euros, augmentera à 272 euros dès le 1er septembre.

« Concrètement, l’idée est de recruter un maximum de clients en été, puis de s’en délester dès septembre afin de maximiser les droits à l’ARENH pour 2023 », estime un expert du secteur.

L’ARENH, pour Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, est le quota d’électricité vendu à prix coûtant par EDF à ses concurrents, et que chaque fournisseur alternatif peut réclamer en fonction de la consommation de ses clients. Si de tels soupçons se portent sur Ohm Energie, c’est parce que le calcul de ces « droits ARENH », qui garantissent l’accès aux précieux électrons pour 46 euros seulement le MWh, sont calculés principalement en été, quand la consommation est la plus faible.

De fait, dans un mail daté de novembre 2021 qu’a pu consulter La Tribune, la jeune entreprise aux 250.000 compteurs informe l’un de ses clients d’une hausse provisoire des tarifs du fait de la flambée des cours, et lui conseille de rejoindre un autre fournisseur « pour éviter de payer plus cher que le tarif réglementé cet hiver ». Avant de lui proposer une « remise de 50 euros » sur son prochain contrat en cas de re-souscription chez Ohm Energie dès le 1er mai 2022, date à laquelle « l’offre reviendra à son niveau de remise initial ».

De son côté, François Joubert dément formellement toute pratique de ce genre, puisque l’ancien président de la filiale de trading d’EDF expliquait en avril à La Tribune ne jamais avoir modifié ses tarifs. Il n’empêche, le procédé semble se répéter cette année : alors que l’entreprise a fait valoir en août qu’elle serait « contrainte » d’augmenter substantiellement ses prix dès le 1er septembre, la grille tarifaire qui s’appliquera à nouveau à partir du 31 mars 2023, déjà disponible sur Internet, affiche des prix très compétitifs (alors même que les prix sur les marchés à terme flirtent avec les 600 euros le MWh sur la période). Une politique non liée à l’ARENH, affirme François Joubert, qui défend son « droit de proposer des offres attractives » et de les « modifier »,

Une chose est sûre : la pratique est vue d’un mauvais œil par le médiateur national de l’énergie, Olivier Challan Belval (chargé de recommander des solutions aux litiges entre les consommateurs et les fournisseurs). Celui-ci se réserve d’ailleurs la possibilité d’alerter la répression des fraudes pour contrôler ce qu’il estime être une « pratique trompeuse ».

« J’ai reçu jeudi François Joubert et lui ai demandé de prendre aujourd’hui l’engagement que les prix annoncés aujourd’hui et activables en avril ne seront pas modifiés. Mais il a noyé le poisson », explique Olivier Challan Belval.

Cependant, en l’état, cet éventuel arbitrage sur l’ARENH n’est pas répréhensible, malgré le contrôle de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). « Certains ont industrialisé le processus. Il existe bien une clause de complément de prix, censée vérifier qu’un fournisseur n’a pas trop demandé d’ARENH par rapport à la consommation de ses clients en été, avec une pénalité prévue. Mais il n’y a, pour l’heure, aucun mécanisme clair qui pénaliserait les fournisseurs attirant les clients entre avril et septembre », explique un acteur du marché. D’autant qu’il est toujours possible de vendre sur le marché à des prix pharamineux les MWh correspondant à ces droits ARENH acquis à moins de 50 euros.

Plus généralement, chacun peut, a priori, spéculer comme il l’entend sur les marchés en se délestant de clients au moment où l’affaire rapporte, y compris en-dehors de l’ARENH.

« Pour cet hiver, arbitrer sur le marché est, en toute hypothèse, plus rentable que de fournir. Si une entreprise a acheté fin 2021 des électrons pour 2022 à 120€/MWh et qu’il peut les revendre à 1.530€/MWh ce jour pour le premier trimestre de 2023, on comprend qu’il ne tienne spécialement pas à garder ses clients », pointe un connaisseur du secteur.

La faillite d’Hydroption à la fin de l’année dernière illustre ces lacunes profondes de la régulation : « Ce fournisseur s’était mal couvert, il a donc vu son autorisation de fourniture retirée. Par conséquent, il n’avait plus de client à approvisionner, mais conservait une certaine couverture d’achat d’électricité sur les marchés de gros. Quand il l’a vendue, il a donc récupéré de l’argent ! Dans ce système, un fournisseur qui n’est pas sérieux peut donc s’enrichir » souligne un alternatif.

Si ces arbitrages peuvent ne pas affecter immédiatement le client, étant donné que la résiliation en tant que telle n’implique pas de frais, le piège peut parfois se refermer sur certains d’entre eux. « Les fournisseurs ont le droit de changer d’offre en cours de route, mais cela doit se faire en toute transparence et loyauté, et chacun doit en être informé des nouvelles conditions un mois avant, en vertu de la loi », précise le médiateur de l’énergie. Seulement voilà : plusieurs clients d’Ohm Energie contactés par La Tribune affirment n’avoir reçu aucun mail, SMS ou appel les informant de la hausse du 1er septembre avant le 16 août, y compris en épluchant leurs spams. « Le mail a été envoyé à la base de clients en temps et en heure », assure de son côté François Joubert.

Quoi qu’il en soit, « c’est au fournisseur de prouver que l’information a bien été reçue, et que son destinataire n’est pas passé à côté, d’autant plus lorsqu’on parle d’augmentations de plus de 100% », fait valoir le médiateur de l’énergie. Sans quoi celui qui pensait jusqu’alors avoir fait une bonne affaire risque d’être pris au dépourvu en recevant sa facture.

Le prénom a été modifié.

Cryptomonnaie : nouvelle faillite

Cryptomonnaie : nouvelle faillite

Après la faillite de Voyager Digital la semaine dernière, c’est au tour d’un des principaux prêteurs de cryptomonnaies, Celsius Networks, de se placer sous la protection du chapitre 11 du régime des faillites aux Etats-Unis. Le krach du stablecoin Terra et l’effondrement des cours ont remis en cause le modèle de ces plateformes et enclenchent un vaste mouvement de consolidation du secteur.

Fin avril, Celsius Networks revendiquait quelque 1,7 million de déposants pour près de 12 milliards de dollars sous actifs sous gestion, ce qui faisant de cette plateforme l’un des plus importants acteurs du secteur de finance décentralisée. Une partie de ses placements étaient basés sur la blockchain Terra.

Du coup, Celsius est la principale victime de l’effondrement de Terra, et de son stablecoin Luna, l’un des principales contreparties des gestionnaires d’actifs cryptos. La chute vertigineuse des cours des cryptoactifs, frappés de plein fouet par la montée des taux d’intérêt – alors qu’en théorie le marché des cryptomonnaies devait être protégé des fluctuations des marchés financiers – a fait le reste. Le cours du bitcoin a ainsi perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de l’année, à environ 20.000 dollars (contre 69.000 dollars à son pic de novembre 2021).

 

Cette baisse des cours a entraîné un vent de panique parmi les investisseurs en cryptoactifs, souvent des jeunes inexpérimentés qui n’avait jamais connu de krach. D’où la décision de geler les retraits et les transferts pour éviter de voir les dépôts se volatiliser et de mettre la plateforme, souvent mal capitalisée, dans l’impossibilité d’assurer la liquidité. Plus grave, compte tenu de la profonde interconnexion des plateformes entre-elles, le risque d’un effet de contagion des faillites est élevé. Ainsi, un autre géant du secteur, BlockFi, est également en difficultés.

 

EdF renationalisée pour éviter la faillite ?

EdF  renationalisée pour éviter la faillite ? 

 

EDF serait depuis longtemps en faillite si l’État ne possédait pas 85 % du capital. Officiellement l’entreprise traîne une dette de leur de 50 milliards mais en réalité réévaluée par l’agence de notation SP  pour près de 100 milliards.

Il faut aussi prendre en compte une cinquantaine de milliards pour financer les six EPR décidés par le gouvernement sans parler du coût de l’enfouissement des déchets et du prix du Grand carénage entrepris dans les centrales anciennes afin de prolonger leur durée de vie.

Ceci étant depuis hier, le Parlement européen a inscrit dans la taxonomie l’énergie nucléaire. ( Catalogue des énergies reconnues vertes). Cela ouvre des possibilités pour attirer les capitaux non seulement pour les centrales à construire en France mais tout autant pour celle à construire à l’étranger.

Cette décision de renationalisation pourrait aussi dissimuler la volonté du pouvoir de scinder la répartition des responsabilités avec une société EDF recentrée uniquement sur la production d’électricité nucléaire et la mise en place de l’ouverture au marché pour la distribution ( sur le mode des télécoms). Une opération qui serait de nature à satisfaire Bruxelles mais évidemment pas les syndicats.

De toute manière ,au-delà des questions organisationnelles des enjeux centraux sont à prendre en compte comme la restructuration de la dette, la régulation du marché de l’électricité dont celle du nucléaire et surtout peut-être les conditions de financement des nouvelles centrales.

 

Défense de l’Europe : La faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre sécurité

Défense de l’Europe  : La  faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre sécurité

 

Inutile de tourner autour du pot,  ce n’est pas uniquement pour des questions techniques que l’armement des pays occidentaux ne parvient pas en quantité suffisante en Ukraine.

Certes il existe certaines difficultés logistiques mais depuis des semaines et des semaines, ces  problèmes auraient dû être résolus. Les problèmes sont moins techniques que politiques. D’abord une constatation évidente, ce sont surtout les États-Unis qui fournissent l’essentiel de l’effort à 90 %. L’Europe est particulièrement réticente entre dépit  de propos rassurants vis-à-vis de l’Ukraine. Et à l’intérieur de l’Europe la France mais aussi l’Allemagne et l’Italie freinent des quatre fers pour n’apporter que des contributions assez anecdotiques. Exemple une dizaine de canons pour la France quand il faut faire face aux centaines de la Russie.

Les raisons de ces atermoiements sont essentiellement politiques. Nombre de pays européens seraient bien satisfaits d’un accord favorable à la Russie ce qui suppose que l’Ukraine convienne d’abandonner presque un quart de son territoire. Le prix à payer à la folie du dictateur russe que les occidentaux ménagent depuis 20 ans alors qu’il ne cesse de tuer massivement dans et hors de ses frontières. Alors qu’il ne cesse sa politique d’expansion territoriale. La vérité sans doute c’est que l’opinion publique en tout cas une partie comme nombre de chefs d’État ont adopté une attitude munichoise.

Le problème c’est que cela démontre aussi l’inefficacité de l’OTAN incapable de faire face en moyens suffisants à un conflit finalement relativement localisé. Que se passerait-il si Poutine décidé une attaque d’envergure ? Si l’OTAN n’est pas capable de répondre en quelques jours au plus en quelques semaines autant dire que l’OTAN  est obsolète d’autant  il n’y a pas d’alternative de défense en Europe.

D’un certain point de vue, l’attitude de nombre de pays et de chefs d’État en Europe est assez pitoyable. Il faut dire que la plupart de ces pays n’ont pas pour beaucoup eu  à subir le joug de 50 ans d’occupation soviétique. Il faut aussi observer que nombre de chefs d’État compris Macron  n’ont jamais connu la guerre voir même le devoir militaire.

Il ne s’agit sans doute pas d’espérer ou de provoquer une guerre en Russie mais au moins d’assurer les moyens d’une défense face à une éventuelle attaque potentielle. De ce point de vue le concept de défense en Europe est aujourd’hui obsolète et constitue une grande fragilité par rapport au potentiel agressif de Poutine. Il serait temps que les experts patentés et autres politiques n’ayant jamais connu de guerre réelle en Europe se réveillent pour au moins préparer la guerre à fin de mieux l’éviter

Défense : La faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre sécurité

Défense : La  faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre sécurité

 

Inutile de tourner autour du pot,  ce n’est pas uniquement pour des questions techniques que l’armement des pays occidentaux ne parvient pas en quantité suffisante en Ukraine.

Certes il existe certaines difficultés logistiques mais depuis des semaines et des semaines, ces  problèmes auraient dû être résolus. Les problèmes sont moins techniques que politiques. D’abord une constatation évidente, ce sont surtout les États-Unis qui fournissent l’essentiel de l’effort à 90 %. L’Europe est particulièrement réticente entre dépit  de propos rassurants vis-à-vis de l’Ukraine. Et à l’intérieur de l’Europe la France mais aussi l’Allemagne et l’Italie freinent des quatre fers pour n’apporter que des contributions assez anecdotiques. Exemple une dizaine de canons pour la France quand il faut faire face aux centaines de la Russie.

Les raisons de ces atermoiements sont essentiellement politiques. Nombre de pays européens seraient bien satisfaits d’un accord favorable à la Russie ce qui suppose que l’Ukraine convienne d’abandonner presque un quart de son territoire. Le prix à payer à la folie du dictateur russe que les occidentaux ménagent depuis 20 ans alors qu’il ne cesse de tuer massivement dans et hors de ses frontières. Alors qu’il ne cesse sa politique d’expansion territoriale. La vérité sans doute c’est que l’opinion publique en tout cas une partie comme nombre de chefs d’État ont adopté une attitude munichoise.

Le problème c’est que cela démontre aussi l’inefficacité de l’OTAN incapable de faire face en moyens suffisants à un conflit finalement relativement localisé. Que se passerait-il si Poutine décidé une attaque d’envergure ? Si l’OTAN n’est pas capable de répondre en quelques jours au plus en quelques semaines autant dire que l’OTAN  est obsolète d’autant  il n’y a pas d’alternative de défense en Europe.

D’un certain point de vue, l’attitude de nombre de pays et de chefs d’État en Europe est assez pitoyable. Il faut dire que la plupart de ces pays n’ont pas pour beaucoup eu  à subir le joug de 50 ans d’occupation soviétique. Il faut aussi observer que nombre de chefs d’État compris Macron  n’ont jamais connu la guerre voir même le devoir militaire.

Il ne s’agit sans doute pas d’espérer ou de provoquer une guerre en Russie mais au moins d’assurer les moyens d’une défense face à une éventuelle attaque potentielle. De ce point de vue le concept de défense en Europe est aujourd’hui obsolète et constitue une grande fragilité par rapport au potentiel agressif de Poutine. Il serait temps que les experts patentés et autres politiques n’ayant jamais connu de guerre réelle en Europe se réveillent pour au moins préparer la guerre à fin de mieux l’éviter

La lâche faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre défense

La lâche faillite de l’OTAN en Ukraine met en cause notre défense

 

Inutile de tourner autour du pot,  ce n’est pas uniquement pour des questions techniques que l’armement des pays occidentaux ne parvient pas en quantité suffisante en Ukraine.

Certes il existe certaines difficultés logistiques mais depuis des semaines et des semaines, ces  problèmes auraient dû être résolus. Les problèmes sont moins techniques que politiques. D’abord une constatation évidente, ce sont surtout les États-Unis qui fournissent l’essentiel de l’effort à 90 %. L’Europe est particulièrement réticente entre dépit  de propos rassurants vis-à-vis de l’Ukraine. Et à l’intérieur de l’Europe la France mais aussi l’Allemagne et l’Italie freinent des quatre fers pour n’apporter que des contributions assez anecdotiques. Exemple une dizaine de canons pour la France quand il faut faire face aux centaines de la Russie.

Les raisons de ces atermoiements sont essentiellement politiques. Nombre de pays européens seraient bien satisfaits d’un accord favorable à la Russie ce qui suppose que l’Ukraine convienne d’abandonner presque un quart de son territoire. Le prix à payer à la folie du dictateur russe que les occidentaux ménagent depuis 20 ans alors qu’il ne cesse de tuer massivement dans et hors de ses frontières. Alors qu’il ne cesse sa politique d’expansion territoriale. La vérité sans doute c’est que l’opinion publique en tout cas une partie comme nombre de chefs d’État ont adopté une attitude munichoise.

Le problème c’est que cela démontre aussi l’inefficacité de l’OTAN incapable de faire face en moyens suffisants à un conflit finalement relativement localisé. Que se passerait-il si Poutine décidé une attaque d’envergure ? Si l’OTAN n’est pas capable de répondre en quelques jours au plus en quelques semaines autant dire que l’OTAN  est obsolète d’autant  il n’y a pas d’alternative de défense en Europe.

D’un certain point de vue, l’attitude de nombre de pays et de chefs d’État en Europe est assez pitoyable. Il faut dire que la plupart de ces pays n’ont pas pour beaucoup eu  à subir le joug de 50 ans d’occupation soviétique. Il faut aussi observer que nombre de chefs d’État compris Macron  n’ont jamais connu la guerre voir même le devoir militaire.

Il ne s’agit sans doute pas d’espérer ou de provoquer une guerre en Russie mais au moins d’assurer les moyens d’une défense face à une éventuelle attaque potentielle. De ce point de vue le concept de défense en Europe est aujourd’hui obsolète et constitue une grande fragilité par rapport au potentiel agressif de Poutine. Il serait temps que les experts patentés et autres politiques n’ayant jamais connu de guerre réelle en Europe se réveillent pour au moins préparer la guerre à fin de mieux l’éviter

RUSSIE : Bientôt en faillite

RUSSIE : Bientôt en faillite

 

 

Le conflit en Ukraine va sans doute s’éterniser et se durcir. Pour autant , Poutine pourrait bien être conduit à le geler pour un temps car la Russie est très proche de la faillite.La Russie a indiqué vendredi avoir effectué des versements en dollars sur des dettes en dollars, alors que le pays fait l’objet de sanctions occidentales du fait de son offensive en Ukraine, laissant craindre un défaut de paiement.

Le ministère des Finances a indiqué dans un communiqué avoir procédé à des paiements de coupons d’un total de 650 millions de dollars sur deux obligations arrivant à échéance en 2022 et 2042 « dans la devise d’émission des euro-obligations: le dollar américain ».

Au début du mois d’avril, Moscou avait tenté de régler en roubles une dette en dollars, le département américain au Trésor ne l’autorisant plus désormais à rembourser sa dette avec des dollars détenus dans des banques américaines.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a en conséquence abaissé la note de la Russie pour ses paiements en devises étrangères au niveau de « défaut de paiement sélectif ». La notation pour les paiements en devises étrangères a été abaissée à « SD » (dernier cran avant le « D » pour défaut), tandis que la note est restée à « CC » pour les paiements en roubles.

S&P a dans la foulée indiqué qu’elle cessait ses notations de la Russie, à l’instar des agences Fitch et Moody’s.

La gouverneure de la Banque centrale Elvira Nabioullina a assuré vendredi devant la presse qu’on « ne peut pas parler de défaut », tout en reconnaissant que Moscou fait face à des « difficultés de paiements ».

Russie: proche la faillite financière

Russie: proche  la faillite financière

 

D’après l’agence de notation Fitch ce mardi, indiquant que le défaut souverain est à ses yeux «imminent» pour la Russie.  impôts. Problème, une lourde pression économique sur sa population risque de faire sombrer le pays dans une spirale récessionniste.

Or, si les pays en défaut souverain sont majoritairement surendettés, ce n’est pas le cas de la Russie. Actuellement, sa dette publique ne représente que 19% de son produit intérieur brut (PIB), soit 250 milliards d’euros. «Si la Russie fait un défaut souverain, ce sera la première fois qu’un pays est aussi faiblement endetté», indique Marc Touati, économiste et président du cabinet ACDEFI. D’après lui, «le pays cherche à éloigner ses créanciers étrangers, qui détiennent environ 23% de la dette publique, soit 57 milliards d’euros».La Chine pourrait prendre le relais des créanciers privés mais ce serait alors une grave perte de souveraineté pour la Russie qui à terme pourrait ne devenir qu’une province chinoise. En 2021 , le PIB chinois  était de 25 270 milliards et 1700 pour la Russie!

 

 

Chine : la faillite prochaine d’ Evergrande ?

 

Chine : la faillite prochaine d’ Evergrande ?

 

Pékin a déclaré à plusieurs reprises que les problèmes d’Evergrande pouvaient être maîtrisés. Les mesures prises pour accroître les liquidités dans le secteur bancaire et les efforts du groupe pour alléger sa dette ont un temps rassurer les investisseurs mondiaux.

Mais Evergrande a annoncé vendredi qu’il ne pouvait pas garantir de fonds suffisants pour honorer ses remboursements de dettes, ce qui a incité les autorités chinoises à convoquer le président du groupe.

Le groupe devait débourser quelque 82,5 millions de dollars (73,3 millions d’euros) à l’échéance d’une période de grâce de 30 jours mais aucun détenteur d’obligations n’avait reçu de paiement de coupon ce mardi, a fait savoir une source.

Quatre autres sources détenant les obligations ont confirmé qu’elles n’avaient pas reçu de paiement.

Evergrande était le premier promoteur immobilier de Chine, avec plus de 1.300 projets immobiliers dans le pays. Mais avec 300 milliards de dollars de dettes, il se retrouve désormais au coeur d’une crise immobilière qui déjà a balayé cette année une douzaine d’entreprises de plus petites envergures.

 

Régionales : faillite totale de l’État pour l’envoi des plis électoraux

Régionales : faillite totale de l’État pour l’envoi des plis électoraux

 

Dans de nombreuses régions les électeurs potentiels ont dû se passer de l’information officielle concernant les élections régionales et départementales. En cause, le fait que la distribution habituellement assurée par la Poste a cette foie été sous-traitée à un exploitant incapable de remplir sa mission.

 

Une carence d’État qui a pu peser sur une élection locale vis-à-vis de laquelle nombre d’électeurs ne comprenne pas grand-chose quant aux compétences respectives des départements et des régions. Pas plus qu’ils ne connaissent d’ailleurs leur représentant  dans la circonscription où ils votent.

 

On se demande pour quelle raison avoir retiré cette mission à la Poste qui sans doute est l’administration la plus compétente compte tenue du maillage de son réseau de distribution. Sans doute pour quelques sous à la demande d’un énarque qui a voulu faire du zèle lors du dépouillement d’un appel d’offres ?

 

Pour cette simple raison, le vote mériterait d’être annulé car les électeurs ne sont pas à égalité devant l’information surtout lorsqu’il s’agit d’une échéance ou pas un électeur sur 10 n’est en capacité d’indiquer de façon même approximative les responsabilités respectives du département et de la région.

 

De ce point de vue les élections locales sont proches de la caricature aussi bien dans leur déroulement quantique qu’en ce qui concerne la participation par rapport aux inscrits et encore pire par rapport à la totalité du corps électoral potentiel incluant les non-inscrits. Le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a été auditionné cette semaine par la commission des Lois du Sénat au sujet des dysfonctionnements constatés au 1er tour et il le sera de nouveau mardi par la commission des Lois de l’Assemblée nationale.

Venezuela en faillite : Maduro dit oui pour rencontrer l’opposition

Venezuela en faillite : Maduro dit oui pour rencontrer l’opposition

 

À la faillite économique et à la misère sociale, s’ajoute évidemment une grave crise démocratique au Venezuela,  Maduro n’étant pas reconnu par nombre de pays comme le président légitime. Les négociations entre le régime de Nicolás Maduro et l’opposition sont au point mort depuis août 2019. Juan Guaidó, reconnu comme président par intérim par une partie de la communauté internationale (58 pays dont les États-Unis), a proposé mardi au pouvoir de négocier la levée des sanctions contre notamment «un calendrier pour des élections libres et justes», réclamant «un accord de salut national».

Faillite : 15 % à 20 % d’entreprises zombies

Faillite : 15 % à 20 % d’entreprises zombies

Stéphane Regnier, le directeur général de RCA Consulting, qui ne croit pas au scénario d’une reprise euphorique prévoit la faillite de 15 à 20 % des PME–TPE qui sont des entreprises zombies. Ce spécialiste de la trésorerie des TPE et PME analyse pour La Tribune l’équation particulièrement dangereuse de la sortie de crise.

 

Quelles sont les problématiques financières rencontrées par vos clients dirigeants de TPE et de PME ?

STÉPHANE REGNIER, directeur général de RCA Consulting - Le contexte que nous traversons aujourd’hui est très particulier et pourrait devenir explosif quand le gouvernement donnera un calendrier crédible de sortie de la crise sanitaire et des aides qui vont avec. Beaucoup d’entreprises ne savent tout simplement pas comment elles vont faire pour effectivement redémarrer leur activité ! Leur problématique c’est notamment de savoir comment sortir du PGE (prêt garanti par l’Etat) : est-ce qu’il faut le rembourser ou est-ce qu’il vaut mieux le garder et, si oui, avec quelles modalités ?

Le problème c’est que pour prendre une bonne décision, dans des situations qui peuvent être extrêmement différentes, il faut s’appuyer sur des simulations fiables. Or, les TPME et PME disposent de très peu d’outils de gestion prévisionnelle de la trésorerie. Elles sont donc très nombreuses à se retrouver dans le brouillard à bidouiller des tableaux Excel qui ne leur apportent pas de réponses !

Quels sont les principaux paramètres à prendre en compte avant de décider vis-à-vis du PGE ?

Le PGE concerne 670.000 entreprises, soit environ une entreprise sur six. Nombre d’entre elles sont aujourd’hui en demeure de prendre une position sur le PGE sans avoir les bonnes cartes en main. D’autant que, déjà avant la crise, les entreprises françaises souffraient d’une rentabilité moyenne inférieure à celles constatées dans la plupart des pays européens. Cela peut être lié à la fiscalité importante en France et à des besoins en fonds de roulement élevés à cause de structures lourdes. Mais cela signifie surtout que pour être en mesure de redémarrer leur activité tout en remboursant le PGE, ces entreprises vont devoir afficher une rentabilité plus élevée qu’avant la crise. En d’autres termes, il va leur falloir afficher un chiffre d’affaires équivalent à 120 % ou 130 % de celui enregistré 2019, et ça on se demande bien comment ça pourrait arriver !

Cela pourrait-être le cas avec un scénario optimiste de reprise vigoureuse dès le second semestre…

Je ne crois pas vraiment à un scénario de l’euphorie du jour au lendemain avec la fin de la crise sanitaire. Il va bien sûr y avoir un effet rebond mais, mécaniquement, il ne pourra pas durer très longtemps puisque depuis plusieurs mois les entreprises ont bloqué leurs investissements et leurs embauches tandis que, dans pratiquement tous les secteurs, les tarifs des matières premières ont explosé et que les capacités de transport maritime vont atteindre un plafond si tout le monde redémarre en même temps. Donc, techniquement, le redémarrage à plein régime de l’économie ne sera pas possible en trois mois, voire même en six mois à un an ! Ce n’est évidemment pas vrai pour tous les secteurs mais ce sont les secteurs les plus capitalistiques et industriels qui mettront le plus de temps à retrouver des conditions à peu près normales. Et avec 80 à 90 % du chiffre d’affaires de 2019 et une rentabilité encore plus dégradée qu’elle ne l’était déjà à l’époque, il me semble difficile d’imaginer de pouvoir rembourser un PGE qui représente parfois un quart du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise.

Dans ces conditions, faut-il s’attendre à ce que des reliquats de PGE restent dans le bilan des entreprises pendant encore cinq voire dix ans comme le disait Mikael Hugonnet, le président de l’Ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine ?

Oui, parce que quand l’Etat constatera l’impossibilité de rembourser ces PGE il va les décaler, à mon avis, au moins de trois à cinq ans de plus parce que le calendrier actuel est totalement improbable. Deuxièmement, il y a énormément d’entreprises aujourd’hui qui sont ce qu’on appelle des entreprises zombies, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas les moyens de ressortir de cette crise normalement, elles sont sous perfusion des aides publiques et toujours dans l’attente de l’aide d’après. C’est une réalité ! René Ricol, l’ancien Haut-commissaire à l’investissement, estimait ainsi que pour beaucoup de TPE qui vont se retrouver à la barre du tribunal de commerce l’Etat allait devoir tout simplement subventionner la dette pour éviter la liquidation et les garder en activité !

C’est justement le sens des récentes déclarations de Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des finances, qui évoque des annulations « au cas par cas »

Oui ça va dans le bon sens mais tout dépend de quelle partie de la dette et de quelle entreprise on parle ! Bruno Le Maire connaît mieux les grandes entreprises du CAC 40 que les TPE/PME mais en termes d’emploi et de nombres d’entreprises il vaut mieux s’occuper des millions de TPE. Selon nos estimations, 15 % à 20 % des TPE/PME sont des entreprises zombies qui ne survivront pas à la crise parce qu’elles n’ont la capacité ni de redémarrer sans aides ni de changer leur modèle économique !

Concrètement, de quel type d’entreprises parlez-vous ?

On peut citer l’exemple des sous-traitants de l’aéronautique, nombreux notamment en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Ce sont des entreprises qui font vite quelques millions ou dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires mais, quand elles doivent absorber une baisse de -30 % à -40 % de leurs carnets de commandes liés à des donneurs d’ordre comme Airbus, la situation devient très compliquée. Soit elles licencient la moitié de leurs salariés et se vident de leurs compétences, souvent très pointues ; soit elles ne peuvent pas s’en sortir dans un contexte où les perspectives de l’aéronautique ne sont pas riantes même à long terme alors que le coût des matières premières augmente. Ce sont des boîtes dont le modèle est complètement déstabilisé et pour longtemps !

Aurait-il fallu conditionner l’octroi d’un PGE à une réflexion en profondeur sur le modèle économique de l’entreprise, comme le suggéraient certains professionnels, pour éviter que le PGE ne serve qu’à gagner du temps ?

Oui, pourquoi pas. Mais schématiquement, il y a deux cas de figures : des entreprises qui ont souscrit un PGE par précaution et n’y ont pas touché ; et d’autres qui ont déjà consommé quasiment l’intégralité de leur PGE parce qu’elles n’avaient pas le choix et n’ont rien changé. Pour celles-là, la situation est dramatique parce que l’équation est impossible à résoudre en l’état, notamment parce que la transformation numérique est passée par là et s’accélère.

Quelle est la part de ces deux catégories d’entreprises dans votre clientèle parmi celles qui ont effectivement souscrit un PGE ?

Ce n’est pas un chiffre exact, mais selon des observations concordantes, on estime qu’il y a environ 50 % des entreprises qui n’ont pas touché à leur PGE et qui sont donc en capacité de le rembourser instantanément s’il le faut. L’autre moitié l’a consommé soit en partie, soit en totalité. Par ailleurs, lors des crises économiques précédentes, on a observé que 17 à 18 % des entreprises disparaissent à l’issue de la crise entre les faillites, les cessions et les fermetures pures et simples. Avec la crise actuelle, qui est aussi violente qu’inédite, on risque d’avoir plus que 17 % de disparitions. J’ai peur qu’à partir du second semestre 2021, les dégâts se matérialisent durement. Les efforts massifs des pouvoirs publics iront peut-être jusqu’à l’élection présidentielle du printemps 2022 pour des raisons politiques mais pas au-delà.

 

Vous parliez de la faiblesse structurelle de la trésorerie des entreprises françaises. Comment expliquez-vous qu’en mars 2020, lors du 1er confinement, beaucoup d’entreprises n’avaient même pas six semaines de trésorerie dans leurs caisses ?

Cela rejoint la question de la faible rentabilité et celle de la gestion de nos TPE/PME. Ces chefs d’entreprises sont souvent des bons techniciens mais pas forcément des bons gestionnaires. Ensuite, je pense aussi que les experts-comptables ne s’intéressent pas suffisamment aux enjeux de trésorerie parce qu’ils se concentrent sur les obligations légales et la gestion actuelle et passée. Sur ces aspects de pilotage budgétaire, la France est en retard notamment par rapport au monde anglo-saxon. Ensuite, rappelons-nous que 2019 a été une très bonne année pour de très nombreux secteurs ! Personne n’anticipait une mauvaise année 2020 et ne prévoyait donc d’épargne de précaution. Aujourd’hui, on est dans l’exact inverse.

La position d’attentisme de beaucoup d’entreprises se mesure notamment dans le recul – annulation ou report – de leurs investissements. Quelle est l’ampleur de ce phénomène chez vos clients ?

La vitesse de circulation de la monnaie se situe à un niveau historiquement faible ce qui diminue son effet multiplicateur pour l’économie et signifie que les acteurs économiques dépensent globalement moins. Chez les TPE/PME, les dispositifs d’aides en 2020 – reports de charges, chômage partiel, PGE, etc. – ont permis de gagner du temps mais pas d’écarter le danger. Tout l’enjeu est désormais de se projeter dans l’avenir et de gérer au mieux la trésorerie qui est un élément plus important que la rentabilité ou le chiffre d’affaires. Beaucoup de TPE et PME ont arrêté d’embaucher et d’investir par précaution et faute de visibilité.

Outre un effacement de tout ou partie de la dette par l’Etat, quelles sont vos conseils aux chefs d’entreprise qui se trouvent dans les situations que vous décrivez ?

Il faut se faire aider par un spécialiste qui sera capable de simuler plusieurs hypothèses de redémarrage plus ou moins optimistes pour permettre de se projeter et de prendre des décisions fondées. Dans plusieurs scénarios la boîte peut disparaître mais, pour l’instant, le chef d’entreprise ne le sait pas et n’est donc même pas en capacité de prendre des décisions pour éviter ces scénarios en modifiant le modèle économique avec des objectifs de court et moyen terme. L’urgence aujourd’hui est donc d’éviter de rester dans le noir et se contentant de répéter « jusqu’ici tout va bien » ! Sinon, il y aura une casse économique énorme. Les derniers chiffres du mois de mars 2021 esquissent à mon avis un retournement de la tendance sur les disparitions d’entreprises avec en particulier 80 % d’entreprises qui sont directement liquidées au tribunal de commerce ! Ça sent le roussi…

 

RCA Consulting, créé en 2006 et basée à Arès, sur le Bassin d’Arcachon (Gironde), compte parmi ses clients plusieurs centaines de cabinets d’expertise-comptable et plusieurs milliers d’entreprises principalement des PME jusqu’à 200 à 250 salariés. Avec une dizaine de salariés, l’entreprise vise un peu plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires en 2021 principalement grâce à ses prestations de consultants et l’édition de logiciels de suivi et de gestion de la trésorerie, dont Turbopilot.

Pandémie : la faillite de Macron

Pandémie : la faillite de Macron

 

 

Non seulement Macron n’entend pas comme Merkel s’excuser pour les faiblesses et les incompréhensions de sa politique sanitaire mais il persiste et signe en déclarant qu’il n’a aucun mea culpa à faire, ni aucun remords ni aucun constat d’échec. Pas étonnant pour celui qui a adopté la posture jupitérienne depuis son élection.

 

Pourtant la politique sanitaire de la France est une des plus dramatiques au monde proportionnellement au nombre d’habitants. En cause évidemment ce mouvement permanent de stop and go et de contradictions qui ont  commencé avec les masques, continué avec les tests et se poursuivent  maintenant avec l’indigence de la vaccination.

 

Pire Macon continue de nier la gravité de la situation. Et justifie son immobilisme. « Il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles », a plaidé le chef de l’Etat, malgré le regain épidémique de Covid-19 constaté actuellement en France. Plus tôt dans la soirée, Olivier Véran a annoncé que les nouvelles mesures sanitaires étaient étendues à trois nouveaux départements. Par ailleurs, Santé publique France a fait état de plus de 45 000 nouveaux cas confirmés de la maladie lors des dernières 24 heures.

 

« Je n’ai aucun mea culpa à faire, ni aucun remords, ni aucun constat d’échec. Nous avons eu raison de le faire, a toutefois estimé Emmanuel Macron lors d’une prise de parole depuis l’Elysée, à l’issue d’une session de travail du conseil européen en visioconférence. Le zéro virus n’existe pas (…à et nous ne sommes pas une île. [En janvier], nous considérions qu’avec les mesures de couvre-feu prises et les mesures de freinage, nous pouvions faire face sans qu’il y ait de flambée. C’est ce qui s’est passé. » 

 

Le président a toutefois reconnu que les « semaines qui viennent seront difficiles », a-t-il reconnu. « Dans les prochains jours et semaines, nous aurons des nouvelles mesures à prendre, tous ensemble » contre l’épidémie, a-t-il annoncé. Bref-le en même temps permanent qui dit tout et son contrair

Pandémie : la faillite de Macron

Pandémie : la faillite de Macron

 

 

Non seulement Macron n’entend pas comme Merkel s’excuser pour les faiblesses et les incompréhensions de sa politique sanitaire mais il persiste et signe en déclarant qu’il n’a aucun mea culpa à faire, ni aucun remords ni aucun constat d’échec. Pas étonnant pour celui qui a adopté la posture jupitérienne depuis son élection.

 

Pourtant la politique sanitaire de la France est une des plus dramatiques au monde proportionnellement au nombre d’habitants. En cause évidemment ce mouvement permanent de stop and go et de contradictions qui ont  commencé avec les masques, continué avec les tests et se poursuivent  maintenant avec l’indigence de la vaccination.

 

Pire Macon continue de nier la gravité de la situation. Et justifie son immobilisme. « Il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles », a plaidé le chef de l’Etat, malgré le regain épidémique de Covid-19 constaté actuellement en France. Plus tôt dans la soirée, Olivier Véran a annoncé que les nouvelles mesures sanitaires étaient étendues à trois nouveaux départements. Par ailleurs, Santé publique France a fait état de plus de 45 000 nouveaux cas confirmés de la maladie lors des dernières 24 heures.

 

« Je n’ai aucun mea culpa à faire, ni aucun remords, ni aucun constat d’échec. Nous avons eu raison de le faire, a toutefois estimé Emmanuel Macron lors d’une prise de parole depuis l’Elysée, à l’issue d’une session de travail du conseil européen en visioconférence. Le zéro virus n’existe pas (…à et nous ne sommes pas une île. [En janvier], nous considérions qu’avec les mesures de couvre-feu prises et les mesures de freinage, nous pouvions faire face sans qu’il y ait de flambée. C’est ce qui s’est passé. » 

 

Le président a toutefois reconnu que les « semaines qui viennent seront difficiles », a-t-il reconnu. « Dans les prochains jours et semaines, nous aurons des nouvelles mesures à prendre, tous ensemble » contre l’épidémie, a-t-il annoncé. Bref-le en même temps permanent qui dit tout et son contraire

La faillite de la recherche en France

La faillite de la recherche en France

Quatre professeurs de médecine dressent un bilan accablant de l’état de la recherche en France et appellent l’Etat à réagir en privilégiant la recherche fondamentale.

Tribune.

 

Que la patrie de Pasteur n’ait pas été capable de produire un vaccin contre le virus SARS CoV-2 est un échec qui implique autant le système public de recherche que son pendant privé, l’industrie pharmaceutique.

Cette situation n’est pas surprenante : on constate depuis de nombreuses années un désengagement des pouvoirs publics, avec seulement 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) consacré à la recherche, en deçà des 3 % affichés dans l’engagement de Bologne et des investissements des principaux pays européens et nord-américains. Les carrières de la recherche n’attirent plus, et les sites universitaires constatent l’exode de leurs diplômés vers des pays beaucoup plus attractifs quant aux salaires et aux moyens de travail.

La recherche publique mobilise des chercheurs d’organismes nationaux (CNRS, Inserm, Inrae, Inria…), des enseignants-chercheurs des universités, des ingénieurs, des techniciens, des doctorants et postdoctorants. Ces personnels passent une grande partie de leur temps à rechercher des moyens financiers, déposer des demandes de contrats, rédiger des rapports d’activité, remplir des tâches administratives croissantes. La mission d’enseignement des enseignants-chercheurs s’est considérablement alourdie au détriment du temps consacré à la recherche.

Ce déclin est remarqué par la communauté internationale et abondamment rapporté dans les médias étrangers. En témoignent la diminution de la sollicitation des chercheurs français dans la gestion internationale de la science (édition, congrès, évaluation) et notre très faible attractivité pour des chercheurs étrangers. Paradoxalement, la formation des jeunes diplômés dans nos laboratoires est universellement reconnue ce qui les rend largement courtisés par les universités étrangères.

Nos décideurs politiques n’ont pas conscience que la recherche, notamment celle dite fondamentale, est le moteur indispensable de l’innovation technologique, du développement industriel et du progrès social. Les propositions des gouvernements successifs de recapitaliser ce secteur et de revaloriser les carrières n’ont jamais atteint les standards internationaux.

Nos gouvernants privilégient la recherche appliquée conduisant à une commercialisation immédiate, une vision simpliste et à court terme qui nous rend tributaires des innovations étrangères. La situation actuelle ne peut que s’aggraver, car cette rupture de connaissance fondamentale se traduira pendant plusieurs années en affaiblissements des développements applicatifs. C’est la clé de compréhension que doivent avoir nos dirigeants pour une stratégie ambitieuse.

La faillite de la logistique de vaccination

La faillite de la logistique de vaccination

 

Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, président d’honneur de la Fédération des médecins de France, dénonce sur Europe 1 la faillite de la campagne de vaccination.

 

 

« Ça serait bien que l’ARS nous indique exactement le nombre de doses qu’ils vont nous donner. » Alors que Jean Castex a promis de « mettre le paquet » sur la vaccination contre le Covid, la campagne continue d’essuyer des échecs importants, forçant régulièrement à annuler des rendez-vous. Ce week-end devait permettre une vaccination massive mais pour Jean-Paul Hamon, médecin généraliste et président d’honneur de la Fédération des médecins de France, les promesses n’ont pas pu être tenues et il juge la situation « inacceptable ». Comme il l’explique au micro d’Europe 1, il a du composer, au dernier moment, avec un nombre de doses supplémentaires différent de celui annoncé pour le centre de Clamart.

Jean-Paul Hamon raconte avoir été sollicité jeudi par l’Agence régionale de Santé dans la perspective de ce grand week-end de vaccination. Selon cette dernière, le centre de Clamart allait recevoir 1.800 doses. Le médecin a finalement eu la surprise de constater qu’il n’en avait obtenu que 760. « C’est inadmissible de prévenir un jeudi à 13 heures qu’on va avoir 1.800 doses et de n’en avoir que 760 deux jours plus tard », dénonce-t-il, rappelant que « les médecins et infirmières se sont mobilisés pour ce samedi et ce dimanche ».

Vaccins : une faillite logistique

 

 

Pour Aurélien Rouquet, Professeur de logistique, le gouvernement n’a pas anticipé les questions de transport et de réception des doses, ni les contraintes de stockage, explique le professeur de logistique Aurélien Rouquet dans une tribune au « Monde ».

Lorsqu’on élabore une stratégie, il est crucial d’intégrer les contraintes logistiques. Si l’on ne le fait pas, le risque est de voir cette stratégie, une fois mise en œuvre, se fracasser contre le mur du réel. De toute évidence, c’est ce qui arrive à la stratégie vaccinale française, conçue par la Haute Autorité de santé (HAS) et mise en œuvre depuis dix jours par le gouvernement.

Sur le papier, la stratégie proposée par la HAS a consisté, face à des vaccins dont on savait qu’ils seraient initialement en nombre limité, à définir des publics prioritaires. Pour cela, les experts se sont basés sur deux critères de priorisation : « Le risque de faire une forme grave du Covid-19 et le risque d’exposition au virus. »

La priorité aux résidents des Ehpad

Cela les a conduits à proposer une stratégie fondée sur cinq phases successives. La première, dont le déploiement a commencé, devait cibler les résidents et personnels des Ehpad [établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes]. La deuxième phase prévoyait d’étendre la vaccination aux plus de 65 ans, ainsi qu’à certains soignants. Enfin, trois autres phases étaient prévues afin d’étendre peu à peu la vaccination, qui devait se conclure avec le public le moins à risque : les plus de 18 ans sans comorbidité.

Une telle stratégie peut bien sûr trouver des arguments sur le plan sanitaire. Même si d’autres pays ont fait des choix différents, il paraît a priori légitime de donner la priorité aux résidents des Ehpad, qui ont payé un lourd tribut au Covid-19, et que nous devons protéger, ainsi qu’au personnel médical correspondant. Cependant, déployer un vaccin au sein de plus de 10 000 Ehpad répartis sur tout le territoire est évidemment complexe. Cela l’est d’autant plus que le seul vaccin disponible pour l’instant, celui de Pfizer-BioNTech, doit être conservé à − 70 °C. En dix jours, seules quelques centaines de personnes ont ainsi été vaccinées, et la mise en œuvre de la vaccination dans tous les Ehpad va de toute évidence prendre des semaines.

Un stock de doses dans les congélateurs

Pourtant, plus de 500 000 doses ont déjà, fin décembre, été livrées par Pfizer-BioNTech, et selon le porte-parole du gouvernement, 500 000 doivent arriver chaque semaine de janvier. Ainsi, des centaines de milliers de doses dorment actuellement dans des congélateurs ! Sur le plan sanitaire, l’enjeu est pourtant aussi de déployer le plus vite possible les vaccins ! Plus le nombre de personnes vaccinées augmentera, plus on sera en mesure de ralentir la circulation du virus ! Ainsi, un critère qui aurait dû être intégré dans la stratégie vaccinale est la capacité à utiliser le plus vite possible les doses disponibles lorsqu’elles arrivent (tout en gardant bien sûr un stock de sécurité afin de faire face aux aléas qui peuvent survenir).

Faillites PME : une vague prévisible

Faillites PME : une vague prévisible

 

Dans un sondage réalisé en août et publié ce jeudi 22 octobre par la société de conseil McKinsey, 13% des petites et moyennes entreprises (PME) françaises interrogées s’attendent à faire faillite dans les six prochains mois. Et pour cause : dans l’échantillon de 502 PME sollicitées, 17% s’inquiètent de ne pas pouvoir rembourser leurs prêts, alors que de nombreuses sociétés ont emprunté pour compenser les pertes liées à la crise du Covid-19. Deux tiers de ces sociétés ont ainsi vu leur chiffre d’affaires emputé par la pandémie, dont 27% rapportent une « considérable baisse » de leurs revenus auprès de McKinsey.

Parmi celles interrogées par la société de conseil, 80% qualifient d’ailleurs de « faible » l’état actuel de l’économie française, qui serait même « très ou extrêmement faible » pour un tiers des répondants. Et pour pallier aux difficultés des prochains mois, ces PME comptent largement sur l’aide de l’Etat : 38% indiquent vouloir profiter des mesures prévues par le gouvernement à l’avenir, alors que 21% disent y avoir déjà eu accès.

Les inquiétudes des PME françaises coïncident avec celles observées chez nos voisins européens, où McKinsey a également interrogé un échantillon de sociétés. Le nombre de répondants à craindre pour leur survie dans les six prochains mois est légèrement inférieur dans les autres pays, allant de 9% au Royaune-Uni à 11% en Espagne, en passant par 10% en Italie et en Allemagne.

. Parmi les 2.200 sociétés européennes interrogées, 55% craignent de devoir mettre la clé sous la porte d’ici septembre 2021 si « les revenus devaient rester stables« . Et même en imaginant un rebond économique, la proportion de pessimistes reste élevée : 39% anticipent devoir se retirer à cette échéance même si les ventes augmentaient « de 10% à 30%« .

TPE-PME : 50 % craignent la faillite

TPE-PME : 50 % craignent la faillite

On pourrait assister à une véritable hécatombe des petites entreprises qui certes ont pu bénéficier de prêts aidés mais qui ne pourront renouveler l’opération comme le fait l’État d’autant que les banques auront plus que des réticences à porter à bout de bras des entreprises financièrement condamnées. 47% des petites et moyennes entreprises se sentent menacées, selon une enquête de la CPME. Plus du tiers estiment même qu’elles auront des difficultés à rembourser leur PGE une fois arrivées à l’échéance. Dans le secteur de l’hôtellerie-restauration particulièrement éprouvé par la crise, près de la moitié prévoit même de diminuer ses effectifs, et ce malgré l’approche des fêtes de Noël.

 

Les prévisions des dirigeants de TPE-PME pour la fin de cette année doivent « nous alerter », prévient la CPME. C’est la mise en garde de l’organisation patronale qui a cherché à mesurer l’impact de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus ainsi que la confiance des entreprises dans l’avenir, dans une enquête réalisée auprès de 1950 d’entre elles, entre le 9 au 21 septembre 2020. Les résultats sont catastrophiques depuis la crise sanitaire et les prévisions d’activité ne sont guère réjouissantes.

Faillite : 100 000 sociétés d’ici à la fin de l’année

 

L’économiste Nadine Levratto anticipe, dans une tribune au « Monde », une envolée des défaillances de petites entreprises qui, tenues à bout de bras par les aides publiques, sont au bord du précipice, et ce sans bénéficier des capacités d’adaptation des grandes entreprises.

Tribune. Au premier semestre 2020, alors que la France et le reste du monde sont plongés dans la plus grande crise sanitaire et économique depuis un siècle, le niveau des faillites d’entreprises n’a jamais été aussi faible. Selon le cabinet Altares Dun & Bradstreet, à la fin du mois de juin, on dénombrait 5 766 ouvertures de procédures collectives (– 53 % par rapport à l’an dernier à la même époque), parmi lesquelles 4 300 liquidations judiciaires directes, un chiffre correspondant… au boom des années 2000. Ces résultats globaux semblent, de prime abord, indiquer une bonne résistance des entreprises françaises à la crise.

Mais ils cachent d’importantes disparités. Les plus commentées aujourd’hui dans les médias concernent, bien sûr, les grandes entreprises, qui annoncent de nombreuses destructions d’emplois. André, La Halle, Camaïeu, etc. sont emblématiques de ces enseignes du commerce qui, bien installées dans le paysage, sont en état de cessation de paiements.

Cependant, comme tous les ans, la très grande majorité des procédures collectives, mais aussi des fermetures simples, concernent les entreprises de moins de cinq salariés. Et les perspectives pour le second semestre de 2020 pourraient bien creuser encore cet écart.

Près de 100 000 sociétés pourraient disparaître d’ici à la fin de l’année, entraînant dans leur sillage la disparition de 250 000 emplois, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques. Les entreprises de toutes tailles, de tous les secteurs et de toutes les régions seraient touchées par l’accumulation de pertes de chiffre d’affaires observées dès le mois de janvier. La constitution de réserves comptables et le maintien d’une trésorerie viable, favorisés par les dispositifs d’urgence mis en place par l’Etat (chômage partiel, prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité pour les très petites entreprises, augmentation du délai de constatation du défaut de paiement, etc.), ont permis de passer les premiers mois de la crise. Les mesures de soutien à l’activité économiques prévues dans le plan de relance pourraient également conforter la situation de certaines entreprises. Mais malgré cette intervention publique importante, le tissu productif risque néanmoins de sortir radicalement transformé de cette crise.

Les petites entreprises familiales et les microentreprises seront les premières à faire les frais de la recomposition de l’activité. D’une part, en raison de la baisse de la consommation : l’augmentation sensible du taux de chômage ne peut qu’exercer un impact négatif croissant sur les petites structures des secteurs du commerce de détail, de l’action sociale, de la culture et des loisirs, déjà atteintes par le confinement. Et la hausse massive de l’épargne va encore accentuer ce mouvement. D’autre part, en raison de la diminution de l’activité des entreprises, notamment dans l’industrie, l’ensemble des activités de services aux entreprises (ingénierie, analyses techniques, recherche et développement scientifique, etc.), dominées par des PME, prévoient une baisse de leur activité au cours des prochains mois. Il en est de même des sous-traitants industriels – souvent des PME –, qui risquent de pâtir de la baisse des commandes des grands groupes. En effet, même en cas de reprise, les donneurs d’ordre et les clients pourraient préférer s’adresser à des fournisseurs dont le pronostic de survie n’est pas engagé par la crise.

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