Archive pour le Tag 'faible'

Journée d’action des syndicats : faible mobilisation

Journée d’action des syndicats : faible mobilisation

 

 

Finalement la journée d’action des syndicats ce mardi n’aura pas mobilisé davantage de monde que lors  du 5 février. Pourtant cette fois le mouvement était lancé non seulement par la CGT mais aussi par FO ainsi que Solidaires, la FSU, l’Unef et l’UNL. Le nombre de grévistes a été relativement insignifiant sauf 10 à 15 % parfois dans l’enseignement et le nombre de manifestants se situe dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. À Paris, 17.500 personnes ont battu le pavé, selon le pointage du cabinet indépendant Occurrence pour un collectif de médias, contre 50.000 selon la centrale de Montreuil. Une journée d’actions également peu suivie en province avec 5000 manifestants – dont 200 «gilets jaunes» – enregistrés à Marseille par la police, 5000 à Lyon, 4200 à Bordeaux ou 2500 à Montpellier. Le faible succès de cette opération tient sans doute au caractère un peu tout des revendications qui concernaient des salariés, les retraités, les lycéens et les étudiants. Les syndicats majoritaires (notamment la CFDT) avait refusé de se joindre à cette journée. Après ce  relatif échec, se pose évidemment l’avenir des syndicats dont l’audience ne cesse de diminuer tant en ce qui concerne la syndicalisation que la participation aux mouvements revendicatifs nationaux. La responsabilité n’en incombe peut-être pas entièrement aux syndicats mais aussi au patronat et au gouvernement qui ont tendance à faire l’impasse sur ces corps intermédiaires. Ce qui d’une certaine façon alimente les mouvements spontanés comme ceux des gilets jaunes. Pas sûr cependant qu’on y gagne en démocratie et en efficacité économique et sociale.

Chine: L’inflation très faible en raison de la croissance

Chine: L’inflation très faible en raison de la croissance

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable en février, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans.L’indice des prix à la production (PPI) n’a augmenté que de 0,1% sur un an en février, montrent les statistiques officielles publiées samedi, au même rythme annuel qu’en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un ralentissement moins net, à 0,2%.D’un mois sur l’autre, les prix à la production ont baissé de 0,1% après un recul de 0,6% en janvier. Il s’agit de leur quatrième mois consécutif de baisse en rythme mensuel.Parallèlement, les prix des matières premières ont diminué de 1,5% le mois dernier en rythme annuel.Selon les données des douanes chinoises publiées plus tôt dans la semaine, les exportations chinoises ont connu en février leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté pour un troisième mois consécutif.Les données du Bureau national de la statistique (BNS) publiées samedi montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 1,5% en février en rythme annuel, en deçà de sa progression sur un an en janvier (+1,7%) et à son rythme le plus faible depuis janvier 2018.

Macron : un président a fort intellect mais à faible intelligence

 

 

Les grands médias habitués aux sentences réductrices considèrent en général que le président de la république est intelligent. C’est évidemment confondre l’intellect et l’intelligence. L’intellect est une capacité à enregistrer des connaissances tandis que l’intelligence est la capacité de résoudre une question ou un problème. Au fond, Macron est un exceptionnel répétiteur de leçons et de mode. Une sorte d’éponge qui absorbe l’enseignement dispensé et qui le restitue sans modification quand on la presse. En fait, l’archétype de l’énarque comme l’ont prouvé différentes évaluations de cette institution dont les élèves se caractérisent par un grand déficit de créativité et de contestation des choses établies. Par contre, la capacité de Macron à régler des problèmes complexes à dimension systémique est assez insignifiante. Finalement, Macon reprend les vieilles recettes de l’ultra libéralisme et confie au seul marché le soin de résoudre non seulement les problèmes économiques mais aussi sociaux voire sociétaux. (Voir par exemple la question du climat envisagé essentiellement sous l’angle de la fiscalité voir aussi la manière dont le rapport de Borloo sur les banlieues a été jeté aux orties). S’ajoutent à ces déficiences de Macron, son absence de formation dans le domaine économique puisque son cursus est essentiellement littéraire. L’intelligence suppose évidemment de prendre en compte les aspects technologiques mais également les dimensions humaines qui vont gérer, utiliser, bénéficier ou subir ces évolutions techniques. Cela suppose un minimum de vécu et pas simplement une culture livresque. Un vécu dans le monde réel des Français et non dans le monde confiné des salons parisiens dont la réassurance identitaire est fondée sur la répétition en boucle des tares du peuple. Tout dans la posture de Macron démontre cette grande insuffisance d’intelligence. Pour preuve, il ne sait pas écouter. Pour preuve, il ne sait s’exprimer que de manière professorale un peu comme un évangéliste mais de façon mécanique sans aucune humanité. On ne sent pas chez Macron la moindre ouverture sur l’autre. C’est l’égocentrisme porté au plus haut niveau. Notons par exemple le nombre de « «  ou de « je » dans ses discours. Quand les médias auront compris qu’il y a une grande différence entre l’intellect et l’intelligence, on aura peut-être fait un progrès en France pour comprendre et éventuellement modifier la sociologie politique.

Laurent Wauquiez sur France 2. : Une audience encore plus faible que Le Pen et Mélenchon !

Laurent Wauquiez sur France 2. : Une audience encore plus faible que Le Pen et Mélenchon !

Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, comptait bien sur «l’Emission politique» sur France 2 pour  préparer la grande réunion du parti de samedi, le premier conseil national depuis son élection. Malheureusement pour lui l’audience de l’émission télévisée a été catastrophique. Pas vraiment étonnant car l’intéressé n’est guère charismatique ni même très compétent sans parler de ses position ultra droitières très proches du Front National.  Seulement 1,49 million de téléspectateurs ont suivi sa prestation, ce qui représente seulement 6,8 % de PDA. À titre de comparaison, le premier ministre Edouard Philippe avait rassemblé 3,16 millions de téléspectateurs et Jean-Luc Mélenchon 2,05 millions de personnes. Avant l’émission de jeudi soir, c’était Marine Le Pen qui avait fait le moins bon score, avec 1,74 million de téléspectateurs. Une intronisation médiatique pour Laurent Wauquiez qui n’a pas vraiment été une réussite mais qui correspond à son image très dégradée comme le révèle  un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro. Seuls 41% des sondés trouvent compétent le nouveau président du parti Les Républicains, contre 57% qui le jugent incompétent. Laurent Wauquiez n’apparaît sympathique que pour 37% des Français, contre 61% qui ne lui prêtent pas cette qualité. C’est une perte de quatre points à chaque fois, par rapport au dernier sondage réalisé le 7 décembre dernier. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’est jugé honnête que par 34% des sondés, contre 64%, soit un peu plus de six personnes sur dix qui le trouvent malhonnête. Laurent Wauquiez perd là deux points d’opinion positive par rapport au mois de décembre 2017. Une personne sur deux estime que le président du parti Les Républicains imite le Front national : 51% des sondés le pensent contre 47%, soit une augmentation de trois points, si l’on se réfère au sondage précédent du 7 décembre.

 

*L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet, les 24 et 25 janvier 2018. Il s’agit d’un échantillon de 980 personnes représentatif de la population française âgée de18 ans et plus, parmi lesquelles 202 sympathisants de gauche, 150 sympathisants LREM, 105 sympathisants LR, et 156 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas.

États-Unis : la faible inflation fait douter de la croissance

États-Unis : la faible inflation fait douter de la croissance

 

La faible inflation constatée aux États-Unis fait douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique.
Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis.
« Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%). Sur les projets de réformes de l’administration Trump, le FMI reconnaît que le système fiscal devrait être simplifié mais insiste pour qu’il « réduise les inégalités des revenus » et suggère d’augmenter les recettes de l’Etat par l’institution d’une taxe carbone et d’un relèvement des taxes sur les hydrocarbures, des mesures qui ont très peu de chances de trouver un écho favorable à Washington. Sur le plan du commerce, alors que l’administration Trump est tentée par des mesures protectionnistes, le FMI admet qu’il y a « une marge » pour améliorer les accords commerciaux y compris celui de l’Aléna avec le Mexique et le Canada, dont la renégociation va bientôt commencer. Mais il ajoute que les Etats-Unis « auraient intérêt à rester ouverts ». Alors que le dollar apparaît « modérément surévalué » (de 10% à 20%), la banque centrale (Fed) devrait « continuer à relever graduellement les taux d’intérêt » au vu des données économiques, affirme par ailleurs le FMI. Mais elle devrait être prête à supporter que l’inflation dépasse un peu sa cible de 2%. Une inflation qui stagne pourtant.  Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont été inchangés en juin, le coût de l’essence et des services de téléphonie mobile ayant encore baissé, selon les statistiques officielles publiées vendredi susceptibles de remettre en question le rythme de hausse des taux de la Réserve fédérale. L’indice des prix à la consommation (CPI) du département du Travail a été virtuellement inchangé le mois dernier après une petite baisse de 0,1% en mai. L’absence de rebond de l’inflation pourrait inquiéter certains membres de la Fed qui avaient jugé précédemment que la modération de l’inflation était un phénomène passager. Sur les 12 mois à juin, le taux d’inflation ressort à 1,6%, son niveau le plus bas depuis octobre 2016, contre 1,9% en mai. L’inflation faiblit depuis le taux de 2,7% atteint en février.  Le dollar a accentué ses pertes face à un panier de devises de référence et le rendement des Treasuries à 10 a baissé en réaction à cette statistique, ainsi qu’à celle des ventes de détails, également décevante.

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

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  • Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

 

Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

 

Inégalités : croissance mondiale trop faible

Inégalités : croissance mondiale trop faible

 

 

Croissance mondiale insuffisante pour réduire les « inégalités persistantes », a prévenu mercredi l’OCDE qui appelle les États à lancer des réformes pour y remédier. « Nous avons besoin d’une mondialisation qui inclut tout le monde, qui soit fondée sur des règles et au service de tous, qui soit axée sur le bien-être des populations », a affirmé le secrétaire général Angel Gurria lors de la présentation des perspectives économiques de l’organisation basée à Paris. L’organisation internationale a relevé de 3,3% à 3,5% ses prévisions pour la croissance mondiale cette année, par rapport à sa dernière publication en février, se félicitant de la reprise du commerce mondial l’année dernière, même s’il reste à des niveaux inférieurs à ceux de la crise. Elle a maintenu sans changement la prévision de croissance pour 2018 à 3,6%. « Cette amélioration cyclique, qui demeure modeste, n’est toujours pas assez robuste pour permettre une amélioration durable de la croissance ou pour réduire les inégalités persistantes », a estimé Catherine Mann, la cheffe économiste de l’OCDE. Le Premier ministre danois, Lars Rasmussen, qui préside cette année la réunion ministérielle de l’OCDE, a également lancé un appel pour que les États prennent en compte les victimes de la mondialisation. « Nous devons nous rendre compte que les défis de la mondialisation ont besoin d’une réponse à l’échelon national, non pas pour faire du protectionnisme, mais pour effectuer des réformes », a-t-il affirmé, plaidant notamment pour une meilleure formation professionnelle. « Il faut lancer des initiatives pour créer des emplois plutôt que de les préserver », a estimé Lars Rasmussen, qui a rappelé que « les entreprises au Danemark peuvent facilement embaucher et licencier des salariés », ce qui permet, à ses yeux, une meilleure adaptation aux besoins de l’économie.

La valeur de l’euro trop faible !!!! (Merkel)

La valeur de l’euro trop faible !!!! (Merkel)

 

D’une certaine manière Angela Merkel est gonflée de se plaindre de la faiblesse de l’euro. En effet, c’est cette faiblesse qui permet à l’Allemagne d’obtenir chaque année des records en matière d’excédent commerciaux avec toutes les conséquences positives que cela entraîne sur la croissance, sur les équilibres financiers et sur l’emploi. Comme l’Allemagne est en campagne électorale, Merkel reprend ainsi l’argumentation des financiers orthodoxes comme son ministre des finances, Schäuble. En même temps elle tente de rassurer les rentiers allemands. Compte  tenu des résultats économiques, une monnaie allemande type Mark aurait sans doute aujourd’hui une valeur supérieure de l’ordre de 20 % à celle de l’euro. Mais l’Allemagne bénéficie aussi de la politique monétaire européenne qui permet à des pays comme la France et bien d’autres d’acheter produit et services outre-Rhin. Un discours donc un peu hypocrite car l’Allemagne ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre Angela Merkel a admis samedi que la valeur de l’euro était trop basse ce qui pose un « problème » à l’Allemagne mais a souligné que Berlin n’avait pas les moyens de le résoudre, la politique monétaire étant définie par la Banque centrale européenne (BCE). »Nous avons en ce moment dans la zone euro bien sûr un problème avec la valeur de l’euro », a déclaré la chancelière allemande lors d’une conférence sur la sécurité à Munich à laquelle assistait le vice-président américain, Mike Pence. L’euro a perdu environ 25% de sa valeur face au dollar au cours des trois dernières années. Il est tombé le mois dernier à 1,034 dollar, son plancher en quatorze ans, mais s’est repris depuis d’environ trois centimes. Les propos d’Angela Merkel ont paru répondre aux commentaires d’un conseiller commercial du président Donald Trump, Peter Navarro, qui a accusé l’Allemagne de bénéficier d’un euro « largement sous-évalué » par rapport au dollar. Dans son intervention, la chancelière n’a pas souhaité s’étendre sur la question de l’excédent de la balance commerciale de l’Allemagne, reconnaissant toutefois que ce sujet fera partie des échanges que les autorités de Berlin et Washington auront dans les semaines et mois qui viennent. Mais elle s’est attirée les applaudissements en faisant remarquer que les Etats-Unis n’avaient aucune raison de se plaindre du niveau des importations allemandes. « Si vous regardez dans cette salle le nombre d’iPhones et de produits Apple qu’il y a, je pense que le vice-président (Mike Pence) peut-être pleinement satisfait, et il y a sans doute encore de la place dans la 5e Avenue pour des voitures allemandes ». S’agissant de la BCE et de sa politique en matière de changes, un domaine qu’elle évoque rarement, Angela Merkel a estimé que « la BCE a une politique monétaire qui n’est pas orientée vers l’Allemagne mais plutôt adaptée au Portugal, à la Slovénie ou à la Slovaquie ». « Si nous avions encore le deutsche mark, il aurait certainement une valeur différente de celle de l’euro en ce moment. Mais il s’agit d’une politique monétaire indépendante sur laquelle je n’ai pas d’influence en tant que chancelière allemande », a-t-elle ajouté à peine faux-cul !

En 2017, nouveau record de faible temps de travail en France

En 2017, nouveau record de faible temps de travail en France

 

Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y aura en effet en 2017 six weekends de trois jours., le temps moyen serait donc autour de 1600 heurs par an.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux weekends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

Croissance plus faible en France que dans la zone euro en 2016 et 2017

Croissance plus faible en France que dans la zone euro en 2016 et 2017

 

Le gouvernement désavoué par la BCE et la banque de France concernant ses prévisions de croissance. La Banque centrale européenne est d’accord avec les prévisions de croissance de la Banque de France, qui a revu celles-ci à la baisse, pour l’économie française, a déclaré vendredi à Europe 1 Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. « On est d’accord avec la Banque de France. La croissance sera plus faible en France que dans le reste de la zone euro, malheureusement, 1,3% en France, 1,7% dans la zone euro », a-t-il déclaré. « Donc la France est à la traîne. » La Banque de France a revu en baisse ses prévisions de croissance pour l’économie française et anticipe désormais une progression du produit intérieur brut (PIB) de près de 1,3% cette année et de 1,3% en 2017, avant des hausses de 1,4% en 2018 et 1,5% en 2019.

Zone euro: croissance stable mais faible

Zone euro: croissance stable mais  faible

 

 

Preuve que l’Europe est  engluée dans la croissance molle : le PIB  de la zone euro n’a progressé que de 0,3 % au troisième trimestre (0, 2 % en France). Du coup la croissance devrait tourner autour de 1,6 % (pour 1,2 % en France) en 2016. En 2017 la croissance européenne devrait se tasser par rapport à 2016 d’après les prévisions du FMI La croissance économique dans la zone euro reste donc  stable au troisième trimestre, Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes interrogés par Factset, qui tablaient sur une hausse du PIB de 0,3% de juillet à fin septembre dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique.       Dans les 28 pays de l’Union européenne, la croissance est également restée stable au troisième trimestre. De juillet à fin septembre, le PIB de l’UE a crû de 0,4%, comme au trimestre précédent.  L’inflation dans la zone euro a encore légèrement accéléré en octobre. Les prix progressent de 0,5% sur un an, taux le plus élevé depuis 27 mois, a annoncé lundi l’Office européen de statistiques Eurostat, selon une première estimation. Le chiffre, en hausse par rapport à septembre (0,4%), atteint son plus haut niveau depuis juin 2014. Il est supérieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, qui visaient 0,4%. Il reste tout de même très éloigné de l’objectif que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE) d’une inflation de presque 2%, niveau jugé bénéfique à l’activité économique.   Les prix de l’énergie continuent de freiner le taux d’inflation même si leur baisse ralentit nettement. Ils reculent de 0,3% en octobre, contre des baisses de 3% en septembre, 5,6% en août et 6,7% en juillet. L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac) –plus révélatrice de la tendance car elle ne comprend pas les produits les plus volatils– est restée stable, comme depuis août, à 0,8% en octobre.

 

Croissance Europe du secteur privé : faible progression au second trimestre

Croissance Europe du secteur privé : faible progression au second trimestre

 

 

En juin mais cette faible progression donne à penser que la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été sur l’ensemble du deuxième trimestre moitié moindre que sur les trois premiers mois de l’année, montre l’étude mensuelle de Markit auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI composite, rassemblant secteur manufacturier et services, s’est établi à 53,1 en juin dans sa version définitive, comme le mois précédent. Il est supérieur à sa version flash, qui était de 52,8. Cette enquête a été conduite pour l’essentiel avant le référendum du 23 juin en Grande-Bretagne, qui a débouché sur une victoire des partisans d’une sortie de l’Union européenne. Les conséquences de ce vote sur l’activité économique ne se reflètent donc pas encore dans ces indices. « Ce rapport indique une croissance du PIB de seulement 0,3%, similaire à la tendance atone de l’année dernière », a commenté Chris Williamson, chef économiste chez Markit. Malgré une progression tardive des nouvelles activités, dont le sous-indice est passé de 52,5 dans sa version flash à 52,8 dans sa version définitive, la croissance mesurée par ces indices reste modeste et inférieure de plusieurs points aux niveaux de fin 2015. L’enquête montre en outre que les entreprises ont continué de réduire leurs tarifs, avec un indice des prix en recul à 49,1 après 49,3 en mai. L’indice PMI des services est tombé en juin à 52,8, son plus bas niveau depuis janvier 2015, après 53,3 en mai.

(Reuters)

Plan d’urgence emploi : trop faible et trop tardif (la presse)

Plan d’urgence emploi : trop faible  et trop tardif (la presse)

 

C’est globalement l’avis  de la presse après les annonces de François Hollande concernant son plan d’urgence sur l’emploi. Un plan qui se réduit à quelques mesures dont beaucoup ne sont pas inutiles mais un plan trop partiel et qui manque par ailleurs d’ambition. On peut par ailleurs s’étonner que ce plan soit si tardif alors que la problématique du chômage est posée depuis bien longtemps  (depuis environ 40 ans !). Ce plan s’inscrit dans la stratégie molle de François Hollande qui n’a pas voulu renverser la table et engager des réformes structurelles radicales proposées notamment par le ministre de l’économie Macron lequel a d’ailleurs été écarté pour la présentation de ce plan au profit de la ministre du travail considéré comme moins libérale. Ces mesures ne sont pas inutiles mais elles apparaissent trop partielles et même trop floues (hormis la prime de 2000 € à l’embauche mais dont la pertinence est discutable en raison de son effet d’aubaine). En outre ces différentes dispositions ne sont pas planifiées avec précision. Elles pourront difficilement créer le choc de confiance qui pourrait relacer la demande et inciter les entreprises à embaucher de manière significative . .

·         Un milliard pour la formation de 500.000 chômeurs

« L’Etat dégagera un milliard d’euros pour mobiliser tous les acteurs. Pôle Emploi déploiera de nouvelles formations, l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) et d’autres organismes seront mobilisés pour cette mission et les partenaires sociaux apporteront leur propre contribution et définiront les formations liées branche par branche, région par région aux besoins des entreprises ».

·         Le CICE transformé en baisse définitive de charges

François Hollande veut transformer le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en « baisse définitive de charges sociales » au-delà de 2017.  »Ma volonté, et je l’ai annoncé dès 2014, c’est de transformer aussi vite que possible le CICE en baisse définitive des cotisations sociales ». « Le pacte de responsabilité a produit des résultats significatifs mais encore insuffisants », a-t-il par ailleurs jugé, estimant qu’il fallait en « faire l’évaluation ».

·         De nouveaux assouplissements du temps de travail

La future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a annoncé François Hollande. Les accords d’entreprises pourront « fixer les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d’heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l’année ». Il a précisé que ces accords pourraient « s’imposer au contrat de travail », quand ils sont « conclus dans l’intérêt de l’emploi ».

·         Une prime à l’embauche de 2.000 euros pour les PME

François Hollande a promis aux entreprises de moins de 250 salariés une prime immédiate de 2.000 euros par an pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de 6 mois de salariés payés jusqu’à 1,3 fois le Smic.  »Toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera un jeune ou un demandeur d’emploi, c’est-à-dire un salarié, payé entre 1 et 1,3 fois le Smic en CDI ou en CDD de 6 mois et plus se verra verser une prime de 2.000 euros par an ».

·         50.000 contrats de professionnalisation

François Hollande a annoncé une augmentation des contrats de professionnalisation, qui devraient passer à 50.000 bénéficiaires, contre 8.000 actuellement. Le contrat de professionnalisation est un contrat de formation en alternance, associant formation pratique en relation avec la qualification recherchée, et formation théorique dans un organisme de formation externe ou interne à votre entreprise.

·         Etendre les compétences des régions

François Hollande s’est dit « prêt à modifier la loi si nécessaire » pour « étendre les compétences des régions » sur la formation et l’apprentissage, au cœur de son plan d’urgence pour l’emploi.  »Je sais que les présidents des régions souhaitent faire des propositions, voire expérimenter de nouveaux dispositifs (…) Le gouvernement est prêt à faciliter toutes les expérimentations possibles, et même à modifier la loi si c’est nécessaire pour étendre les compétences de ces grandes collectivités », a déclaré le chef de l’Etat, rappelant que les régions disposaient de « compétences importantes » en matière de formation et d’apprentissage.

·         Le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement

François Hollande a confirmé que les indemnités prud’homales de licenciement seraient plafonnées. La mesure faisait partie de la Loi Macron, mais elle avait été retoquée en août par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement s’était toutefois engager à rapidement la remettre sur la table.

(Avec AFP)

Croissance chinoise : stabilisation à un faible niveau

Croissance  chinoise : stabilisation à un faible niveau

Un petit rebond de l’activité chinoise qui constitue en fait une stabilisation à un faible niveau alors qu’en octobre la progression niveau,  en effet la production manufacturière a progressé de 6,2 % en novembre contre 5.6% en octobre sur un an.  L’activité économique en Chine a donc été un peu plus forte qu’attendue en novembre, la production manufacturière atteignant un plus haut de cinq mois, selon des statistiques publiées samedi. Cette bonne tenue laisse penser que les mesures de soutien décidées par les autorités ont enrayé le ralentissement mais des analystes estiment cependant que des décisions politiques supplémentaires seront nécessaires, notamment sur le marché de l’immobilier et pour contrer les risques liés au poids de l’endettement chinois ainsi qu’à la faiblesse de la demande mondiale. « Les taux d’intérêt réels sont encore élevés du fait de la chute des prix producteurs », note Wang Jun, économiste au China Centre for International Economic Exchanges (CCIEE), un centre d’études basé à Pékin. « Réduire les taux d’intérêt pour soutenir la croissance économique et combattre la déflation reste nécessaire. » Quant aux ventes au détail, elles sont en progression sur une base annuelle de 11,2% en novembre, du jamais vu depuis le début de l’année (le taux était de 11,0% en octobre et les analystes s’attendaient à une hausse de 11,1%). En revanche, l’investissement immobilier n’a crû que de 1,3% sur les onze premiers mois de l’année contre 2% sur la période janvier-octobre. C’est son plus bas niveau depuis début 2009. « Ces statistiques illustrent des signes d’une stabilisation, quoiqu’à un faible niveau », indique Zhao Hao, économiste de la Commerzbank à Singapour.

Chine-croissance : une très faible inflation qui confirme le tassement économique

Chine-croissance : une très faible inflation qui confirme le tassement économique

Nouvelle confirmation du tassement économique en Chine avec une très faible inflation. C’est la conséquence logique de l’atonie de la demande tant intérieure qu’extérieure comme en témoigne le recul des importations mais aussi des exportations. L’inflation en Chine a fortement reculé en octobre, pour le deuxième mois consécutif, tombant à son plus bas niveau depuis mai, selon des chiffres officiels publiés mercredi et confirmant l’essoufflement de la demande dans la deuxième économie mondiale.   La hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation, s’est établie le mois dernier à 1,3% sur un an, contre 1,6% en septembre et 2% en août, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). L’économie chinoise a ralenti à son rythme le plus bas depuis la crise financière globale. Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) est tombé à 6,9% au troisième trimestre, sa pire performance depuis 2009, accentuant ainsi les inquiétudes pour les perspectives de l’économie mondiale. Les importations chinoises ont reculé en octobre de 16% sur un an, à 833,14 milliards de yuans, selon des données officielles publiées dimanche qui confirment le ralentissement de la demande au sein de la deuxième économie mondiale. Comme c’est le cas depuis juillet, les exportations ont chuté elles de 3,6% au mois d’octobre, à 1.230 milliards de yuans dans un contexte de morosité de la demande internationale, ont annoncé les douanes chinoises. La balance commerciale s’est appréciée de 40,2%, à 393,22 milliards de yuans.

Législatives Egypte : faible participation et victoire de Sissi

Législatives  Egypte : faible participation et victoire de Sissi

 

 

Ce n’est pas une grande victoire de la démocratie mais c’est une victoire quand même ; En cause la faiblesse de la participation notamment due à la non participation des courants proches des frères musulmans. « Pour l’amour de l’Egypte », coalition d’une dizaine de partis politiques favorables au président Abdel Fattah al Sissi, a remporté comme prévu les soixante sièges attribués au scrutin de liste lors du premier tour des élections législatives égyptiennes de dimanche et lundi derniers, boudées par l’opposition, selon les résultats officiels publiés mercredi. La participation s’est établie à 26,56%, a précisé la Commission électorale, inférieure à celle de l’élection présidentielle de 2014, remporté par Sissi, et surtout à celle des législatives de 2011/2012, dominées par les Frères musulmans. Ces élections se déroulent en deux étapes — le premier tour de la première étape a eu lieu les 18 et 19 octobre, le second tour se déroulera les 26 et 27 octobre. Le premier tour de la deuxième étape aura lieu les 22 et 23 novembre, le second tour est fixé au 1er et le 2 décembre. Le futur Parlement sera composé de 568 élus — 448 au scrutin uninominal et 120 au scrutin de liste. En outre, 28 autres députés seront nommés par le président Sissi à l’issue du scrutin, ce qui portera à 596 le nombre total de députés. La confrérie des Frères musulmans, qui avait remporté près de la moitié des sièges en 2012, est aujourd’hui considérée comme un groupe terroriste. Des milliers de ses membres sont en prison et ses partisans ont boycotté les élections. Des formations socialistes et libérales qui auraient pu attirer les voix des opposants ont finalement décidé de ne pas se présenter, ce qui a laissé le champ libre aux partisans du chef de l’Etat.  Pour ce qui est du scrutin uninominal, seuls quatre des 226 sièges en jeu lors cette première étape ont été attribués. Pour les autres, il faudra attendre le second tour, les 26 et 27 octobre. Trois de ces quatre sièges sont revenus à d’anciens membres du Parti national démocratique (PND), le parti aujourd’hui dissous du président Hosni Moubarak renversé début 2011. Le quatrième a été remporté par un partisan de Sissi. Pour l’amour de l’Egypte », alliance dirigée par l’ancien général Sameh Seif Elyazal, devrait remporter les 22 et 23 novembre les 60 autres sièges attribués au scrutin de liste. L’Egypte se trouve sans Parlement depuis juin 2012 lorsque la justice avait prononcé la dissolution de l’assemblée démocratiquement élue et dominée par les Frères musulmans. Le chef de l’état-major, le général Abdel Fattah al Sissi, avait évincé l’année suivante le président Mohamed Morsi, issu de la confrérie et lui aussi démocratiquement élu.

Chômage et faible inflation : la zone Euro engluée

Chômage et faible inflation : la zone Euro engluée

Les chiffres les plus récents publiés ces derniers jours démontrent que la zone euro et engluée dans un fort taux chômage et dans une inflation inexistante. De plus indicateurs qui montrent l’atonie de l’économie. Faute d’insuffisance de demandes internes mais aussi extérieures la croissance demeure très molle. Du coup le chômage dépasse les 11 % en juin. L’inflation est quasi inexistante seulement 02 % du faite de la faiblesse de la demande. Ces deux indicateurs taux de chômage est inflation ne sont guère rassurants quant à l’évolution générale de l’économie pour la deuxième partie de l’année. En faite leur a s’enfonce doucement dans croissance molle et sans doute bien au-delà de 2015. Le taux de chômage est resté inchangé dans la zone euro en juin, à 11,1%, comme en avril et en mai, selon les chiffres publiés vendredi par l’office européen de statistiques Eurostat. Un an auparavant, le taux de chômage de la zone euro s’élevait à 11,6%. En juin dernier, la zone euro comptait 17,75 millions de chômeurs, soit 31.000 de plus qu’un mois plus tôt, mais 811.000 de moins qu’il y a exactement un an. Le taux de chômage le plus faible parmi les pays de la zone euro a été enregistré en Allemagne, où il est resté à son plancher de 4,7%. Malte s’impose à la deuxième place avec un taux de 5,5%, devant le Luxembourg (5,7%) et l’Autriche (6,0%).  Sans surprise, le taux le plus élevé a été enregistré en Grèce, où il culminait à 25,6% selon les dernières données disponibles, datant d’avril. Suivent l’Espagne (22,5%) et Chypre (16,2%). Le chômage des jeunes concernait en juin 3,18 millions de moins de 25 ans dans l’Union monétaire, soit 225.000 de moins qu’un an plus tôt.  Sur un an, le taux de chômage a le plus baissé en Lituanie (de 10,9% à 8,5%), en Espagne (de 24,5% à 22,5%) ainsi qu’au Portugal (de 14,3% à 12,4%). Les hausses les plus importantes sur un an ont quant à elles été enregistrées en Belgique (de 8,4% à 8,6%), en Italie (de 12,4% à 12,7%), en Autriche (de 5,7% à 6,0%) et en Finlande (de 8,6% à 9,5%). Dans l’ensemble de l’UE, le taux de chômage était de 9,6% en juin, soit 23,29 millions de personnes, parmi lesquelles 4,72 millions de moins de 25 ans.  L’inflation dans la zone euro est aussi restée stable en juillet, à 0,2% sur un an, a indiqué vendredi l’office européen des statistiques Eurostat en publiant une première estimation de cet indicateur. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes mais reste une déception pour la Banque centrale européenne (BCE), qui a mis en œuvre depuis plusieurs mois un vaste programme de rachats d’actifs pour faire repartir l’inflation à la hausse.  Parmi les principales composantes de l’inflation en juillet, les services devraient connaître le taux le plus élevé (1,2%, contre 1,1% en juin), suivis de l’alimentation, alcool et tabac (0,9%, contre 1,1% en juin), des biens industriels non énergétiques (0,5%, contre 0,3% en juin). En revanche, les prix de l’énergie ont continué de baisser en juillet (-5,6%, contre ?5,1% en juin). L’inflation sous-jacente – hors énergie, alimentation, alcool et tabac -, considérée comme plus révélatrice de la tendance, a toutefois légèrement accéléré à 1,0% en juillet contre 0,8% le mois précédent. Aucun détail n’a été donné à ce stade sur l’évolution des prix dans les 19 pays de la zone euro mais plusieurs d’entre eux ont déjà rendu public les chiffres d’inflation pour le mois de juillet.  En Allemagne, première économie de la région, l’inflation a ralenti pour le deuxième mois consécutif à cause d’une nouvelle baisse des prix de l’énergie et de l’alimentation, selon des données publiées jeudi. Les prix allemands décélèrent depuis deux mois et rompent avec le redressement entamé au printemps, après avoir glissé en territoire négatif en janvier (-0,4%). Cet épisode avait attisé les craintes autour de la menace d’une déflation, spirale à la baisse des prix et des salaires, synonyme de paralysie économique. En Espagne, l’évolution des prix a été nulle en juillet, affectée par la baisse des prix des carburants. En Belgique, l’inflation a ralenti en juillet, à 0,46%.

Croissance 2016 : Toujours faible en zone euro (FMI)

Croissance : Toujours faible en zone  euro (FMI) 

La zone euro condamnée dans la croissance molle pendant encore plusieurs années d’après le FMI. Pour 2016 en tout cas le FMI ne prévoit qu’une croissance de 1,7% au lieu de 1,5 en 2015. Le FMI recommande de poursuivre une politique monétaire accommodante compte tenu de l’endettement actuel tant  des entreprises que des collectivités publiques. En outre il constate que le haut  niveau du chômage constitue un handicap pour un redémarrage de la confiance des acteurs économiques. « Plusieurs facteurs pèseront sur la croissance au cours des cinq prochaines années », a déclaré Mahmood Pradhan, chef de mission pour la zone euro. « Il s’agit notamment du chômage élevé, surtout chez les jeunes, du lourd endettement des entreprises et de l’accroissement des créances improductives du secteur bancaire », a-t-il souligné. « L’assouplissement quantitatif a déjà amélioré la situation financière et rehaussé les anticipations inflationnistes, mais d’après l’expérience internationale, il y a lieu de penser qu’il lui faudra plus longtemps pour produire ses effets sur l’économie réelle », a-t-il ajouté. Selon M. Pradhan, « une crise de confiance modérée du fait de la baisse des anticipations de croissance ou de l’aggravation des tensions géopolitiques pourrait plonger la zone dans une stagnation prolongée ». Le FMI appelle notamment à un nouvel assainissement des bilans des banques pour leur permettre de relancer le crédit à l’économie en utilisant trois moyens: le renforcement du « contrôle prudentiel », des réformes du régime d’insolvabilité pour accélérer les procédures judiciaires et faciliter les règlements à l’amiable, et la création d’un marché des créances douteuses pour faciliter la restructuration des entreprises. Le FMI a rappelé qu’il prévoyait 1,5% de croissance dans la zone euro cette année et 1,7% en 2016. L’Allemagne affiche un taux de croissance légèrement supérieur à 1,5%, l’Espagne connaît un rebond vigoureux, l’Italie sort de trois années de récession, et l’activité s’est affermie en France au début de l’année, souligne le rapport.

France-Croissance trop faible : 0.4% en 2012, 2013 et 2014

France-Croissance trop faible  : 0.4% en 2012, 2013 et 2014

 

Depuis l’arrivée de Hollande c’est une catastrophe, la croissance en France ne décolle pas. Autour de 0.4% depuis trois ans. Mais désormais c’est l’optimisme béat tout simplement parce qu’on va atteindre 1% en 2015 et peut-être  même un tout petit peu plus. Malheureusement avec 1% ( uen moyenne pour l’ensemble de l’économie qui cache de fortes  disparités ), ce n’est pas un vrai redémarrage, pour preuve la production industrielle n’a pas redémarré en France ( contrairement à la zone euro). En outre les prix du secteur industriels sont tirés vers le bas , du coup les marges des entreprises se dégradent encore . En 2014,  avec des investissements une nouvelle fois en baisse, une stagnation n’a été évitée sur les trois derniers mois que grâce à la consommation des ménages et aux exportations, mieux orientées du fait de la baisse des prix pétroliers pour les premiers, de celle de l’euro pour les secondes.  Le taux de marge des entreprises a bondi de 0,4 point sur le trimestre, à 29,9%, mais accuse un recul décevant de 0,1 point sur l’ensemble de 2014, à 29,7%, malgré l’impact du Crédit d’impôt compétitivité emploi. Sur la base des chiffres du dernier trimestre, l’acquis de croissance pour 2015 atteint 0,2%. Axelle Lacan (Crédit agricole) estime toutefois qu’ »un certain nombre de facteurs se mettent en place qui confortent le scénario d’une accélération de la croissance. »   »Le regain de confiance signalé par les enquêtes de l’Insee se traduit enfin dans les chiffres », dit-elle en insistant sur le rebond des marges des entreprises et la baisse de l’épargne des ménages qui a soutenu la consommation en fin d’année. Pour l’économiste, « les baisses de l’euro et du pétrole ont commencé à jouer en toute fin 2014 et permettent d’aborder 2015 sur une base plus dynamique », même si à ce stade, « l’investissement reste un gros point noir ». A partir de là, Michel Sapin estime que « le 1% de croissance pour 2015, il est acquis ». Mais le ministre s’est bien gardé d’aller plus loin que la prévision sur laquelle le gouvernement a bâti son budget, là où le Premier ministre Manuel Valls a assuré jeudi que la France ferait « bien mieux ».

 

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