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Exportations d’armes :L’Allemagne n’est pas un partenaire fiable ?

Exportations d’armes :L’Allemagne n’est pas un partenaire fiable ?

Le groupe Vauban* évoque tous les dangers d’une coopération avec l’Allemagne, qui pourrait se montrer très rétive à l’exportation de matériels militaires vers certains pays. « Si l’Allemagne peut faire, de temps en temps, à son gré et à son rythme, certains compromis, elle n’a aucune intention de se faire forcer la main. Elle le fait quand elle le veut et quand elle le peut. C’est son droit souverain que Paris devrait respecter : on ne peut être pour la souveraineté de l’exportation et la dénier aux autres. Mais cela emporte une conséquence dont il faut tirer immédiatement les leçons : l’Allemagne n’est pas un partenaire fiable » .( groupe Vauban dans la Tribune.)

Lors de l’examen à l’Assemblée Nationale du rapport sur l’exportation, le 26 septembre, le ministre des Armées a estimé que la politique restrictive de l’Allemagne ne serait pas un problème pour la France. L’argument d’autorité peut en effet impressionner une opposition qui ne travaille pas mais il n’a aucune valeur en France et en Allemagne : le ministre le sait parfaitement. Mais nous nous croyons obligés d’écrire ici pourquoi les coups de menton à Paris ne valent rien à Berlin.

Premièrement, jusqu’à ample informé, la fameuse loi de contrôle de l’exportation d’armement (REKG selon son acronyme allemand) n’est toujours pas connue et pour une cause qui devrait inquiéter Paris : la coalition se déchire à pleines dents sur ses dispositions les plus sensibles et de toute façon maintient sa politique d’exportation responsable c’est-à-dire restrictive.
La coalition jamaïcaine est en effet toujours profondément divisée entre realos (réalistes) et fundis (dogmatiques) : les premiers assument une politique un peu plus décomplexée dans le domaine de l’exportation avec deux arguments de poids : ne pas laisser certains pays face au choix obligé d’acheter Russe ou Chinois et demeurer un partenaire fiable au yeux de ses alliés en arrêtant de déchirer des accords qu’elle a pourtant signés ; les seconds ont déjà avalé la couleuvre ukrainienne (vendre à un pays en conflit) et ne veulent plus en avaler d’autres (saoudiennes, émiriennes, qataries, égyptiennes, etc).

Il est bien difficile d’ailleurs de dresser une cartographie des partisans et opposants à l’exportation d’armement, tant les lignes de partage traversent les partis politiques eux-mêmes. C’est bien une coalition dirigée par une CDU (Mme Merkel) qui, par deux fois (2013 et 2018) a accepté un contrat de coalition déjà très restrictif pour gouverner et assumé aussi l’embargo unilatéral décrété en novembre 2018 contre l’Arabie et les EAU pour pouvoir continuer à gouverner ; c’est cependant un Vert (M. Habeck) qui, le premier (fait, totalement oublié) a souhaité armer de manière offensive les Ukrainiens AVANT le début de l’actuel conflit, position qui lui avait valu à l’époque les pires avanies de ses amis politiques…

Si M. Scholz a refusé d’exporter le Typhoon en Arabie saoudite, il n’en a pas moins allégé certaines exportations d’équipements de défense dans le cadre de sa réforme de l’Agrément Général depuis le 1er septembre et a laissé son ministre de la Défense s’exprimer à deux reprises de manière très décomplexée sur le thème de l’exportation d’armement sans être démenti. Bref, le thème de l’exportation d’armement est, pour la scène politique allemande, une dune qui change de forme selon les vents. En un mot : M. Lecornu devrait surveiller de (plus ?) près les débats allemands actuels sur ce sujet avant de juger que la France les a réglés définitivement à son avantage et surtout avant même que la coalition ait tranché elle-même ce dossier explosif. Rien ne serait plus faux et dangereux que de le croire.

Deuxièmement, certaines dispositions (déjà annoncées) de la future loi (en octobre 2022 dans un document énonçant ses principes directeurs) sont extrêmement inquiétantes à terme, notamment la proposition totalement baroque mais (hélas !) bien réelle, de création d’un comité composé des pays partenaires d’un projet d’armement où chacun d’entre d’eux aura un droit de vote proportionnel à son poids dans le programme.
M. Sven Giegold, secrétaire d’État au Ministère de l’Économie, auteur de cette idée loufoque, imagine que ce comité pourra prendre des décisions d’exportation à la majorité qualifiée et, pire, pourra permettre à un de ces membres de demander un nouveau vote sur un cas déjà décidé, s’il estime que les circonstances ont évolué de telle manière à remettre en cause la décision prise précédemment.

Ainsi l’actuelle coalition a-t-elle le projet insensé de proposer la création d’une usine à gaz bureaucratique qui installera l’insécurité juridique pour les industriels et diplomatique pour les États (acheteurs comme vendeurs). C’est, à ne pas en douter, la première étape vers l’européanisation des dispositifs de contrôle-export qui se prépare.
Cet objectif n’a eu de cesse d’être promu par Mme Hannah Neumann, député (verte) européenne (allemande) dans deux rapports fracassants au Parlement européen et a été intégré dans le contrat de coalition du 24 novembre 2021 (page 116 dans la version signée le 7 décembre suivant). La France ferait bien de rassembler ses alliés dès à présent dans cette future bataille où elle a tout à perdre au lieu de considérer le danger conjuré.

Troisièmement et en effet, au-delà du débat propre à la future loi allemande, il est une donnée qui s’imposera toujours à tout partenaire étranger : le contrat de coalition aura une valeur politique supérieure à tout accord bilatéral et pourra amener à une révision totale et unilatérale d’accords internationaux ou européens. C’est déjà la grande erreur des Britanniques que de ne pas l’avoir compris et de penser qu’une forte pression suffit à faire plier une coalition laborieusement constituée et soutenue à bout de bras ; c’est probablement, si l’on en croit les paroles fortes du ministre, une erreur que Paris s’apprête à commettre à son tour.

La France, pourtant, s’est déjà fait piégée en novembre 2018 et n’en est sortie que par le compromis boiteux du de minimis : célébrée pour son déblocage de certains dossiers épineux, cette solution s’apparente pourtant à une restriction sévère de sa souveraineté d’exporter… La vérité toute crue est ainsi bien loin des rodomontades des pays partenaires : Berlin n’agit qu’en fonction de ses intérêts politiques. Ni Londres ni Paris ne devraient oublier que l’exportation d’armement ne pèse que 0,11% des exportations totales de l’Allemagne : son poids ridicule ne justifie en rien la mise en danger d’une coalition politique ou de tout autre enjeu diplomatique ou éthique.

Si l’Allemagne peut faire, de temps en temps, à son gré et à son rythme, certains compromis – des moteurs en Inde, des chars en Ukraine, des avions de transport éventuellement en Arabie, pour prendre des exemples récents -, elle n’a aucune intention de se faire forcer la main. Elle le fait quand elle le veut et quand elle le peut. C’est son droit souverain que Paris devrait respecter : on ne peut être pour la souveraineté de l’exportation et la dénier aux autres. Mais cela emporte une conséquence dont il faut tirer immédiatement les leçons : l’Allemagne n’est pas un partenaire fiable.

Alors que faire ? Le ministre évoque la rupture si l’Allemagne ne respectait pas ses engagements à l’avenir, mais, outre le fait que les garanties nous semblent bien minces et peu fiables après 2025, cette option nécessite d’entretenir en permanence un plan B (sur l’avion et sur le char) pour être prêt à le mettre en œuvre en cas de nécessité, ou, encore plus coûteux, de remplacer les pièces, systèmes et équipements allemands par leurs équivalents français le jour où Berlin décide de bloquer tel ou tel projet d’exportation. Réalisée sur une petite échelle, cette politique de substitution est impossible à mener sur une grande et fera perdre aux armées un temps et un budget considérables, sans ne rien dire du pays-prospect qui aura trouvé ailleurs un produit similaire ou s’approchant chez la concurrence.

Alors ? Alors, c’est dès à présent qu’il convient de rompre avec l’Allemagne, au nom justement de l’insécurité juridique qu’elle entretient en permanence du fait de ses choix politiques ou éthiques, quand ils ne sont pas intéressés. Le ministre a raillé le RN en l’accusant de ne rien faire : on ne prendra pas ici la défense d’un parti politique qui ne travaille assez ses dossiers pour être capable de donner la réplique immédiate au ministre, mais on objectera au plus gaulliste des ministres du gouvernement que « le coup de la chaise vide » a existé par le passé (1er juillet 1965 – 1er janvier 1966) et que surtout « la politique des mains libres » a été menée par le général de Gaulle après la déception – déjà – que lui avait causé le fameux protocole interprétatif du Traité de l’Élysée, imposé par le Bundestag (qui, oui, a de vrais pouvoirs) un fameux jour de juin 1963 et qui en dénaturait totalement l’esprit et la lettre. On croit pouvoir affirmer que l’Allemagne de Mme Merkel et de M. Scholz a autant déçu la France que celle d’Adenauer. Tirons-en donc la même leçon.

En quoi consisterait aujourd’hui cette politique des mains libres ? Simplement à faire coïncider nos exportations avec nos projets de coopérations. La France, si elle a plusieurs clients export, n’a au fond que deux grandes alliées : les EAU et l’Inde qui, c’est heureux, s’entendent bien. Le chantier de modernisation du char Leclerc à Abu Dhabi, projet déjà considérable, pourrait facilement se transformer en une feuille de route dans le char de combat que d’autres pays rejoindraient ; de même, les futurs standards du Rafale pourraient se réaliser en partenariat étroit avec ces deux clients de l’avion de chasse français et dessiner ainsi une feuille de route vers un avion de 6ème génération commun.

Il est regrettable que la loi de programmation militaire n’ait pas conçu et financé cette grande politique-là, dépassant les limites étriquées d’une relation bilatérale épuisée : elle eût été de bien meilleur rapport pour la France, ses armées et son industrie. Il n’est pas trop tard pour l’élaborer, la négocier et la mettre en œuvre : en 2027, il sera encore temps. M. Lecornu se dit gaulliste : aussi croyons-nous bien volontiers qu’il se souviendra qu’envers et contre toutes les facilités et les lâchetés, les abandons et les trahisons, l’essence même du gaullisme est la promotion et l’ambition d’une « nation aux mains libres » et non liée en permanence par une coalition de partis politiques ou un Bundestag aux mains d’intérêts étrangers à ceux de la France.

[*] Le groupe Vauban regroupe une vingtaine de spécialistes des questions de défense.

Chine : rebond temporaire des exportations ?

Chine : rebond temporaire des exportations ?


Les exportations de la Chine ont rebondi en mars dans un contexte de reprise technique de l’activité économique dans le pays. Le risque de récession à l’étranger menace néanmoins la demande en produits chinois.

Les ventes l’étranger, qui étaient constamment dans le rouge depuis octobre, ont progressé en mars de 14,8% sur un an en dollars, selon des chiffres publiés ce jeudi 13 avril, par les douanes chinoises.

Des analystes interrogés par l’agence Bloomberg s’attendaient pourtant à un nouveau repli (-7,1%), après celui en janvier-février cumulés (-6,8%), seule donnée alors publiée.

Le rebond est « une surprise », souligne l’économiste Zhiwei Zhang, du cabinet Pinpoint Asset Management.
« Il s’explique en partie par un faible effet de base avec l’an dernier quand de nombreuses usines avaient été contraintes de fermer » à cause du Covid, avance-t-il.

Il y a un an en mars, le confinement de Shanghai en pleine pandémie avait lourdement pénalisé l’activité en Chine et fait chuter les exportations (-0,1%). Le pays a finalement levé en décembre l’essentiel de ses restrictions sanitaires, ouvrant la voie à une reprise progressive de l’activité.

Toutefois un répit de courte durée car la menace de récession aux Etats-Unis et en Europe, combinée à une inflation galopante, contribue en effet à affaiblir la demande internationale en produits chinois.

Les importations de la Chine ont, quant à elles, poursuivi leur repli en mars (-1,4% sur un an), mais à un rythme plus modéré, signe d’une reprise de l’activité qui peine encore à se stabiliser. En janvier-février, les achats de la Chine de produits étrangers avaient reculé de 10,2% sur un an.

La Chine devrait néanmoins représenter cette année environ un tiers de la croissance mondiale, avait indiqué le mois dernier à Pékin la directrice générale du FMI.

Allemagne : les exportations repartent

Allemagne : les exportations repartent


Alors que la France enregistre régulièrement un énorme déficit commercial, les exportations allemandes augmentent fortement ( la France est toujours sur une tendance d’environ 10 milliards de déficits par mois avec un record de déficit de 165 milliards en 2022; L’Allemagne, elle, est sur une tendance d’un excédent de 15 milliards par mois).

La première puissance européenne a exporté au total en février pour 36,7 milliards d’euros en données corrigées des variations saisonnières (CVS), soit une augmentation de 4% sur un mois, selon des données de l’Office fédéral de la statistique (ONS) publiées ce mardi 4 avril. Par rapport à février 2022, les exportations, pilier de la puissance économique allemande, ont progressé de 7,6%.

Les exportations allemandes ont augmenté plus que prévu en février grâce à une forte demande de la Chine, premier partenaire commercial de l’Allemagne (+10,2%). Mais aussi des États-Unis (+9,4%). Avec la Grande Bretagne, les exportations s’affichent aussi en hausse mais moins, de 2,5%. C’est presque pareil avec les pays de l’Union européenne (+2%).

Du côté des importations, elles ont augmenté de 4,6% en données CVS comparé à janvier, contre une hausse de 1,0% attendue par les analystes. La plupart provenaient de Chine, à hauteur de 13,6 milliards d’euros, soit en augmentation de 6,7% par rapport à janvier. Les importations avec les pays de l’Union européenne ont crû de 5,1% sur un mois et celles avec les États-Unis ont par contre baissé de 8,7%.

cependant m’Allemagne a vu fondre de plus de moitié en 2022 son excédent commercial, plombé par les hausses de coûts. Les dernières prévisions officielles, datant de janvier, prévoient toutefois une croissance de 0,2% en 2023, contre une récession de 0,4% prévu l’automne dernier.

Économie : hausse des exportations mais déficit record de la balance commerciale

Économie : hausse des exportations mais déficit record de la balance commerciale

La situation de la balance commerciale des échanges constitue l’indicateur le plus pertinent de la compétitivité d’un pays. De ce point de vue, on peut évidemment ce félicité de la hausse des exportations françaises sur les neuf premiers mois de l’année reste que le déficit de la balance commerciale atteindra quand même un record de leurs 150 milliards sur un an. En cause toujours le manque de compétitivité structurelle de l’appareil de production français et la hausse des marchandises importées.

Les exportations françaises de biens ont atteint 439 milliards d’euros sur les trois premiers trimestres de 2022, soit une hausse de 20% par rapport à la même période de l’an dernier, selon un bilan publié dimanche par Business France.

Au cours des trois premiers trimestres de 2022, l’ensemble des secteurs exportateurs ont vu leurs exportations progresser en valeur, par rapport à leur niveau pré-crise sanitaire sur la même période en 2019.

Les secteurs exportateurs français traditionnels – agroalimentaire et secteur agricole (+28%), textile (+30%), produits pharmaceutiques, chimiques, parfums et cosmétiques (+24%) -, en particulier, « consolident leur niveau d’exportations », selon le bilan.

Toutefois, l’inflation élevée, qu’elle vienne de l’énergie ou d’autres biens, plombe les chiffres du commerce extérieur, se traduisant par un déficit commercial historiquement mauvais en 2022. Le gouvernement français table ainsi sur un solde négatif de 156 milliards d’euros, d’après les documents du projet de loi de finances pour 2023.

Hausse des exportations chinoises

Hausse des exportations chinoises

 

En hausse de 18% sur un an, les exportations de la Chine ont augmenté de façon inattendue en juillet malgré une médiocre demande mondiale, mais les importations sont restées faibles en raison de la frilosité des consommateurs et des restrictions anti-Covid, selon des chiffres officiels publiés dimanche.

Cette croissance dynamique des exportations montre que les perturbations des chaînes d’approvisionnement induites par la pandémie du Covid sont en train de se résorber, et que les employés des usines et des ports chinois ont rattrapé le retard accumulé dans les expéditions des commandes. Quant aux destinations, les exportations vers l’Union européenne et les États-Unis, deuxième et troisième partenaires commerciaux de la Chine, ont respectivement progressé de 23,1 % et de 11 % en juillet par rapport à l’année précédente. De même, les expéditions vers la Russie, soumises à des sanctions économiques par les pays occidentaux, ont aussi augmenté le mois dernier, de 22 % par rapport à juillet 2021.

Importations à la traîne

Les importations ont pour leur part progressé de 2,3%, après s’être affiché à peine à 1% en juin. Cette hausse s’avère inférieure à la prévision moyenne des économistes (+4%) qui s’attendaient à ce que l’assouplissement des mesures sanitaires ces derniers mois se traduise par un rebond de la consommation intérieure. La Chine est la seule grande économie du monde à pratiquer encore une stratégie de zéro Covid, impliquant des confinements massifs au moindre cas et de longues quarantaines qui sapent l’activité économique et la consommation.

En juillet, l’excédent commercial du pays atteignait 101,26 milliards de dollars, contre 97,9 milliards en juin. La Chine a connu au deuxième trimestre sa plus faible croissance depuis le début de la pandémie, avec un PIB en hausse de seulement 0,4%. Les analystes jugent désormais très improbable que le pays atteigne en 2022 l’objectif de croissance officiel fixé à 5,5%.

 

Chine : Net ralentissement des exportations

Chine : Net ralentissement des exportations

La  hausse de 3,9% des exportations de la Chine en avril marque un net ralentissement puisqu’il s’agit de la plus faible augmentation depuis juin 2000 (+0,5%). Le contraste est saisissant par rapport au mois d’avril au cours duquel elles avaient progressé de 14,7%. L

Les importations sont restées stables, affichant un léger mieux après leur recul de 0,1% en mars et battant le consensus qui ressortait à -3,0%. Un an plus tôt, les importations de la Chine avaient bondi de 43,1%, sur fond de rattrapage économique, après une quasi-paralysie de l’activité lors de la première vague épidémique début 2020.

La balance commerciale de la Chine a affiché un excédent de 51,12 milliards de dollars le mois dernier (48,6 milliards d’euros), alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient un excédent de 50,65 milliards de dollars. En mars, l’excédent chinois s’élevait à 47,38 milliards de dollars.

Pour relancer une croissance plombée par les restrictions sanitaires, la Chine multiplie les gestes de soutien à l’activité sans renier une stratégie anti-virus coûteuse. Menacé par une croissance atone, le pouvoir chinois a adressé fin avril un signal rassurant aux puissantes entreprises du numérique, malmenées depuis la brutale reprise en main du secteur fin 2020. Pour relâcher la pression sur l’économie, Pékin a en effet offert un répit au secteur technologique, en lui épargnant de nouvelles restrictions qui entravent son développement.

La capitale économique chinoise reste aujourd’hui coupée du monde, ce qui pénalise lourdement la croissance du géant asiatique. En mars déjà, la métropole technologique de Shenzhen (sud) avait été brièvement mise sous cloche, tandis que le nord-est du pays, berceau industriel et grenier à blé, a été confiné près de deux mois.  Ces mesures mettent en péril l’objectif de croissance de 5,5% fixé par Pékin, dans une année politiquement sensible qui devrait voir Xi Jinping être reconduit à la tête de la seconde économie mondiale. Nombre d’économistes doutent que le géant asiatique parvienne à son objectif, qui marquerait en Chine la plus faible croissance depuis 1990 hormis 2020, année initiale de la pandémie.

Face au fléchissement de sa croissance, Pékin compte par ailleurs soutenir PME et auto-entrepreneurs, ses principaux viviers d’emplois, avec des mesures fiscales et des réductions d’impôt. Le gouvernement envisage également des aides pour les travailleurs migrants sans emploi, particulièrement vulnérables aux aléas économiques.

 

Brexit : les exportations du Royaume-Uni chutent vers l’union économique

Brexit : les exportations du Royaume-Uni chutent vers l’union économique

 

Selon les données d’Eurostat à fin juin, les importations européennes en provenance du Royaume-Uni se sont effondrées de 18 % sur les six premiers mois de l’année.

Si la pandémie a pu affecter les échanges, elle n’est pas responsable à elle seule de cette chute. D’autres régions du monde ont vu leurs exportations vers l’UE augmenter au premier semestre, comme la Chine (15,5 %) et les Etats-Unis (3,9 %).

 

Union européenne : menace d’interdiction des exportations de vaccins

Union européenne : menace d’interdiction des exportations de vaccins

 

Il est temps que l’union européenne réagisse car les laboratoires dans l’union européenne préfèrent exporter leur production plutôt que de satisfaire les demandes européennes conclues à  un moindre prix. La faute évidemment sans doute à l’union européenne qui a chipoté sur le prix dans le contrat passé avec les labos. À la différence des États-Unis ou encore de la Grande-Bretagne qui ont mis de l’argent sur la table immédiatement alors que les vaccins n’étaient même pas encore élaborés.

Du coup la commission européenne se rebiffe un peu et menace de bloquer les doses produites en Europe notamment celle d’Astra Zeneca qui ne fournira pendant des mois qu’un tiers de la production promise.

«Tout cela est dû à une frustration croissante avec AstraZeneca et à une pression accrue pour faire quelque chose à ce sujet. Nous n’avons pas assez de vaccins, nous exportons comme des fous sans rien obtenir », a déclaré l’un des diplomates qui a participé aux discussions.

La Commission a annoncé jeudi qu’elle envoyait une lettre à AstraZeneca dans ce qui pourrait être la première étape d’un combat juridique contre la société anglo-suédoise.

Les exportations de vins en recul de 14 %

Les exportations de vins en  recul de 14 %

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont reculé de 13,9% en 2020, souffrant de la crise sanitaire et des taxes appliquées sur les vins français aux États-Unis, leur premier marché à l’étranger, a annoncé jeudi la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

Les exportations de spiritueux ont fortement décliné (-19,4% en valeur) avec la fermeture des cafés, clubs, restaurants et hôtels dans le monde entier pendant les confinements. Les ventes de vins français à l’étranger ont elles baissé de 11,3% (dont un recul de 18% aux États-Unis), essentiellement en raison de la taxe punitive de 25% appliquée par Washington en réponse à un conflit transatlantique aéronautique, a indiqué la FEVS, qualifiant 2020 d’année «au-delà» du «difficile».

Vins: un recul des exportations de l’ordre de 20 %

Vins:  un recul des exportations de l’ordre de 20 %

Une double punition pour les vins français affectés d’une part par la fermeture et les restrictions concernant les bars et les restaurants du pays mais aussi par la diminution des ventes à l’étranger. En gros les exportations de vins vont avoir baissé de l’ordre de 20 % en volume et de 30 % en valeur.

La cause de cette baisse est à impliquer directement à la crise du Covid-19. En grande partie en raison de la fermeture des restaurants quasiment simultanément dans de nombreux pays du monde, où les vins français tiennent une bonne partie des cartes de vins. Mais la pandémie n’est pas l’unique responsable. La chute s’explique aussi par l’imposition de taxes de 20% aux États-Unis depuis octobre 2019 sur les vins tranquilles de moins de 14 degrés, ainsi que sur les incertitudes liées au Brexit, la Grande-Bretagne étant l’un des premiers clients de la France viticole.

Une série de mesures de soutien ont été décidées depuis le confinement pour la filière viticole, à commencer par des mesures de distillation de crise, financées sur fonds européens et français à hauteur de 155 millions d’euros. Le gouvernement avait en effet approuvé dès le mois d’avril la distillation du surplus de vin en alcool pour les vignerons français à la suite d’une baisse de la demande en raison de fermetures de restaurants et de bars et d’une baisse des exportations.

Croissance Chine : hausse des exportations mais recul des importations

Croissance Chine : hausse des exportations mais recul des importations

En août, le rythme de progression des exportations s’est encore accéléré sur un an (+9,5%). Sur un mois, les exportations marquent d’ailleurs un repli (-1%), relève auprès de l’AFP l’économiste Iris Pang, de la banque ING. Ce coup de frein « reflète une stabilisation de la demande (à l’étranger) pour des produits liés au Covid-19 tels que les masques » chinois, estime l’analyste Julian Evans-Pritchard du cabinet Capital Economics. Cependant les importations ont de nouveau marqué un repli en août sur un an (-2,1%), après une baisse de 1,4% le mois précédent. Ce chiffre, beaucoup moins bon qu’espéré par les analystes (+0,5%), est synonyme de faible demande sur le marché intérieur chinois. Car si l’activité dans le pays a largement repris, des secteurs entiers de l’économie tournent toujours au ralenti, notamment les transports et le tourisme.

 

Sur les huit premiers mois de l’année, les importations de viande ont ainsi bondi de 73,4% sur un an, à 6,58 millions de tonnes, selon les Douanes. Au final, l’excédent commercial en août s’est inscrit à 58,9 milliards de dollars, en repli par rapport à juillet (62,3 milliards).

Mais celui avec les Etats-Unis seuls – qui constitue une pomme de discorde avec le président Donald Trump – s’est creusé à 34,24 milliards de dollars. Un mois plus tôt, il s’affichait à 32,4 milliards de dollars.

En dépit de tensions grandissantes entre les deux pays, négociateurs chinois et américains ont convenu le mois dernier de faire avancer la première phase de leur accord commercial signé en janvier.

La Chine s’était alors engagée à importer pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits américains sur deux ans. En échange, l’administration Trump s’engageait à surseoir à toute nouvelle hausse de droits de douane sur des produits chinois. Un engagement finalement assez peu respecté.

 

Exportations Chine : en hausse

Exportations Chine :  en hausse

D’une certaine façon,  la Chine profite des mesures de soutien décidées dans les pays clients. Ces pays ont vu leurs stocks diminuer voire disparaître du fait de l’interruption d’une grande partie du commerce international. Il s’agit maintenant de les reconstituer grâce aux mesures d’aide à l’économie. De ce fait , les exportations de la Chine ont progressé de 7,2% le mois dernier sur un an, selon des chiffres publiés ce vendredi par les Douanes. Mais il n’est pas certain du tout que le phénomène soit durable une fois les stocks r constitués

Il s’agit pour juillet de la plus forte hausse depuis décembre 2019, lorsque les ventes de la Chine avaient augmenté de 7,6%, juste avant l’apparition du nouveau coronavirus dans le centre du pays.

Le chiffre de juillet est nettement meilleur qu’attendu par les analystes: les experts interrogés par l’agence financière Bloomberg misaient sur un recul de 0,7% des exportations en juillet. Ces dernières n’avaient augmenté que de 0,5% en juin.

Alors que le commerce de la Chine reste pénalisé par le recul de l’activité chez ses principaux clients, Europe et Amérique du Nord en tête, les experts ne s’attendent toutefois pas à ce que la reprise de l’export soit durable. En effet il s’agit en partie d’un phénomène de compensation de la faiblesse des exportations les mois précédents. Nombre de clients de la Chine recompose leurs stocks.

« La demande extérieure a commencé à se redresser en juin comme en juillet. Mais cette reprise sera précaire car nous savons que des foyers épidémiques ont fait leur apparition en août » dans plusieurs pays, relève l’économiste Iris Pang, de la banque ING.

Premier pays touché par le Covid-19 mais aussi premier à s’en sortir, la Chine a connu une reprise de l’activité au deuxième trimestre, avec une hausse de 3,2% du PIB, selon des chiffres officiels,

Mais des secteurs entiers de l’économie tournent toujours au ralenti, notamment les transports et le tourisme.

Signe de la faiblesse persistante de la demande intérieure, les importations ont reculé de 1,4% en juillet sur un an, selon les Douanes. Les experts s’attendaient à une hausse de 0,9%.

Les importations ont pu ralentir du fait de la baisse des achats de pétrole alors qu’augmentait le prix de l’or noir, remarque Iris Pang. La Chine avait profité de la baisse des prix en début d’année pour augmenter ses stocks.

Au final, l’excédent commercial s’est inscrit à 62,3 milliards de dollars, en forte hausse par rapport à juin (46,42 mds). Avec les seuls États-Unis, ce chiffre, qui constitue une pomme de discorde avec le président Donald Trump, a augmenté également à 32,45 milliards de dollars, contre 29,4 milliards en juin.

 

Croissance allemande : une chute de plus de 31 % des exportations

Croissance allemande : une chute de plus de 31 % des exportations

. Les exportations de l’Allemagne se sont effondrées en avril, au plus fort de la pandémie de Covid-19, de 31,1 %.

L’Allemagne a ainsi vendu à l’étranger des biens pour «seulement» 75,7 milliards d’euros. Conséquence du ralentissement de l’activité, les importations ont elles aussi reculé de 16,5 %, à 72,2 milliards d’euros. L’Allemagne affiche donc toujours un excédent commercial mais celui-ci s’est réduit à 3,5 milliards d’euros, contre 17,4 milliards en mars.

Les exportations avec les pays de l’Union européenne ont baissé de 35 % sur un an, avec une chute prononcée pour la France (- 48,3 %) et l’Italie (- 40,1 %). Les ventes vers la Chine n’ont, elles, baissé que de 12,6 %. L’économie de l’empire du Milieu a redémarré alors que l’Europe était encore confinée.

L’Allemagne pourrait voir son PIB se contracter de 10 % au deuxième trimestre, du jamais vu depuis cinquante ans.

Quant aux importations de l’Allemagne, elles ont progressé de 10 % en provenance de la Chine, et de 2,4 % pour les États-Unis, alors qu’elles se sont tassées de 37,3 % venant de France.

Les données du mois de mai devraient être meilleures pour la locomotive européenne, très dépendante de ses échanges extérieurs. Le ministère de l’Économie estimait dernièrement que le creux de la récession avait été atteint en avril. L’assouplissement progressif des mesures de confinement et la reprise de la production dans l’industrie automobile ont depuis favorisé un début de reprise économique.

L’Allemagne pourrait voir son PIB se contracter de 10 % au deuxième trimestre, du jamais vu depuis cinquante ans, selon les principaux instituts économiques allemands.

 

Chine : une croissance des exportations très conjoncturelles

Chine : une croissance des exportations très conjoncturelles

D’après les données communiquées jeudi par les douanes chinoises, les livraisons vers l’étranger ont progressé en avril de 3,5% en rythme annuel, soit leur première croissance depuis décembre dernier.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une contraction de 15,7% sur un an après un déclin de 6,6% en mars.

La chute des exportations et importations chinoises s’était atténuée en mars grâce à la reprise progressive de l’activité des usines mais les analystes s’attendent à ce que les pressions demeurent alors que la crise sanitaire a paralysé de nombreuses économies à travers le monde.

“Les livraisons en avril pourraient avoir été soutenues par des exportateurs compensant les pénuries du premier trimestre dues aux contraintes d’approvisionnement à ce moment-là”, a dit dans une note Louis Kuijs, économiste chez Oxford Economics.

“(Mais) dans tous les cas, comme le montre la faiblesse des nouvelles commandes à l’export dans les indices PMI, les exportations devraient reculer de manière importante dans un avenir proche alors que les principaux partenaires commerciaux de la Chine plongent dans une profonde récession, bien que nos prévisions de base montrent un rétablissement de la demande mondiale au second semestre”, a-t-il poursuivi.

Selon les données officielles, les importations ont décliné le mois dernier de 14,2% en rythme annuel, leur plus importante contraction depuis janvier 2016, après une baisse de 0,9% en mars. Le consensus donnait un recul de 11,2%.

L’excédent commercial de la Chine ressort ainsi à 45,34 milliards de dollars (environ 41,9 milliards d’euros), contre 19,93 milliards de dollars en mars, alors que les économistes anticipaient en moyenne un montant de 6,35 milliards de dollars.

Avec une crise sanitaire pratiquement sous contrôle en Chine et l’assouplissement des restrictions, l’activité a commencé à reprendre mais de nombreuses usines font face à des demandes réduites ou annulées de la part de clients à l’étranger. Leurs stocks s’accumulent, leurs profits diminuent, et certaines sont contraintes de licencier pour réduire leurs coûts.

Ecartant l’idée d’un rétablissement à court terme, de nombreux économistes ont revu drastiquement à la baisse leurs prévisions.

“Nous prévoyons un effondrement de 30% des exportations au T2 contre 13,3% en rythme annuel au T1 et une évolution du produit intérieur brut (PIB) de nouveau négative, à -0,5% en rythme annuel au T2”, disent ainsi ceux de Nomura dans une note de recherche diffusée avant la publication des données du commerce extérieur.

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude, le commerce extérieur a plombé la croissance française. Depuis de nombreuses années, bon an mal an, le déficit commercial atteint de l’ordre de 50 à 60 milliards. À l’inverse en moyenne l’Allemagne enregistre un excédent commercial de 200 à 250 milliards. Il est vrai qu’en 2019 l’Allemagne a vu ses exportations se tasser très nettement au point que la croissance n’a atteint que plus 0,6 % . Pour l’avenir le modèle allemand pourrait d’ailleurs être en question en particulier si le tassement du commerce international se confirme. Si la croissance française n’est pas catastrophique  (1,2 % en 2019), c’est en raison du fait que sa croissance repose beaucoup moins sur les exportations mais surtout sur la consommation intérieure.

La faiblesse de la capacité exportatrice de la France n’est pas nouvelle .   En cause évidemment un manque structurel de compétitivité. La balance des échanges constitue en effet le meilleur thermomètre de compétitivité d’un pays. Selon des chiffres dévoilés ce lundi 10 février dans le rapport annuel de la direction générale du Trésor (DGT), la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative en 2019 (-0,2 point). Ces mauvais résultats pour 2019 indiquent que, hormis comme d’habitude de quelques secteurs solides tels que l’aéronautique ou la construction navale, l’appareil exportateur demeure fragile.

L’examen sur plusieurs années des résultats enregistrés par les douanes montre que depuis 2013 le commerce extérieur a contribué de manière négative à l’activité (en moyenne de -0,1 point entre 2013 et 2017). 2018 reste avant tout une année exceptionnelle au regard de ces chiffres. Les auteurs du rapports notent que l’embellie des résultats du commerce extérieur observée en 2018 s’explique par des évolutions sectorielles spécifiques. En premier lieu, le solde des services a contribué de manière très favorable à la valeur ajoutée en 2018 (+0,4 point après -0,1 point en moyenne entre 2013 et 2017). Le secteur du tourisme a retrouvé des couleurs « après deux années de contribution négative à la suite des attentats ». L’énergie et l’agriculture ont également été des moteurs dans les résultats positifs en 2018 après des années plus moroses :  »les mauvaises récoltes de 2016 ont grevé les exportations en 2016 et 2017, et les importations d’énergie ont été modérées en 2018 du fait de températures clémentes ». En outre, la baisse de la demande intérieure a contribué à ralentir les importations comme l’expliquait l’économiste, Alexandre Mirlicourtois, du cabinet Xerfi.

« La contribution positive du commerce extérieur en 2018 ne doit pas faire illusion. C’est juste une histoire de circonstances liée à l’écrasement de la demande intérieure, ce qui a freiné les importations alors que la croissance eurolandaise restait encore assez robuste pour permettre aux exportations de progresser encore. Ce décalage conjoncturel ayant disparu, retour à la tendance de fond : celui d’un commerce extérieur qui plombe l’économie française depuis plus de 20 ans. »

Sur le front des biens manufacturés, quelques secteurs ont tiré leur épingle du jeu. La livraison de grands paquebots et Rafale ont permis à la construction navale et à l’aéronautique de connaître des résultats plus favorables.« Le secteur aéronautique avait pâti de problèmes d’approvisionnement en 2014 et 2015, qui avaient pesé sur les exportations »précise le rapport.

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