Archive pour le Tag 'existentielle'

Démocratie : une crise existentielle

Démocratie : une crise existentielle

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste et simpliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laissé aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie si n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. Pour évoluer, il faudrait sortir du clivage relativement primaire entre élus et citoyens, dirigeants et exécutants enfin entre autorités administratives et administrés. Cela suppose de mettre en place des structures d’information, d’évaluation participative et d’association aux décisions dans les champs économiques politiques et administratifs. Bref une sorte de cogestion qui permet aux parties de comprendre et d’intégrer la problématique de l’autre.

 

XV de France : désamour et crise existentielle

XV de France : désamour et crise existentielle

Globalement la cote de popularité du 15 de France de rugby masculin ne cesse de s’écrouler dans l’opinion publique. En cause évidemment des résultats catastrophiques depuis plusieurs années. Le mal est cependant plus profond car la violence de ce sport éloigne de plus en plus les enfants. Il n’est pas rare de voir des joueurs de 150 kg faire exploser leurs adversaires d’où le nombre incalculable de blessures. En 20 ou  30 ans,  le physique des rugbymans a complètement changé, ils ont notamment pris du poids grâce à une musculation grandement servie par la prise d’hormones. Les Français ont voulu imiter les joueurs de l’hémisphère sud en substituant la puissance à leur créativité. Physiquement ils n’ont pas atteint la puissance des joueurs du Sud et tactiquement ils ont perdu ce qui faisait leur originalité notamment leur vitesse et leur inventivité. Bref le jeu français est devenu encore plus triste que celui du rugby mondial et  encore moins efficace. Les Français n’ont pas compris que la puissance n’a d’intérêt que si elle est servie par la vitesse. Or les demis français (ceux  qui déclenchent  le mouvement) mettent des heures avant de récupérer la balle et d’ouvrir le jeu. Un temps évidemment utilisé par l’adversaire pour organiser la défense. Bref le rugby français est devenu ennuyeux, inefficace mais aussi dangereux que le rugby mondial. . Un sondage réalisé pour RTL et Groupama par l’institut Odoxa révèle une très forte désaffection du public pour son équipe nationale. 60% des personnes interrogées déclarent avoir une bonne opinion des Bleus, soit 29% de moins qu’il y a douze mois. La dégringolade (-39%) est encore plus marquée chez les amateurs de rugby qui sont 59% seulement à conserver cette bonne opinion des hommes de Jacques Brunel. En février 2017, 96% des amateurs de rugby avaient une bonne opinion des rugbymen tricolores contre 89% pour l’ensemble des Français. Si la vitrine du rugby français est en mauvais état, le rugby dans son ensemble souffre aussi d’un déficit d’image préoccupant. 37% des parents sont ainsi réfractaires à l’idée de voir jouer leur enfant au rugby (22% chez les amateurs de rugby). La violence des chocs, toujours plus intenses au plus haut niveau et la multiplication des «protocoles commotion cérébrale» en match, contribuent à alimenter les doutes. Ces interrogations ont d’ailleurs des conséquences directes sur le nombre de licenciés. En juin 2017, Le Midi Olympique avait relayé une baisse notable du nombre de licenciés (environ 16.555 pratiquants) après plusieurs années de hausse.

Science-po en recherche existentielle…et sexuelle ! !

Science-po en recherche existentielle…et sexuelle ! !

 

 

Science po  enseignement pluridisciplinaire qui comme l’Ena prépare à tout et à rien est en recherche existentielle mais aussi sexuelle. Une filière privilégiée aussi pour les futurs oligarques : un peu de droit,  d’économie, d’histoire et de science politique notamment et l’art de la com.  Bref de quoi briller sur l’Agora ou dans les bistrots de haut standing évidemment. Mais on n’y traite aussi de l’importante question des modalités de la sexualité. Une déviance programmatique qui a fait réagir des élèves  Un collectif d’étudiants de Sciences Po dénonce la tenue de la Queer Week (traduction: la semaine «bizarre, de travers, homosexuelle»). Parmi eux, Charles-Hugo Lerebour, étudiant à Sciences Po et Rémi Tell, élu «Les Républicains», étudiant à Sciences Po. Cet événement, créé en 2009 à Sciences Po se définit ainsi: «un collectif d’étudiants de Sciences Po et d’ailleurs, rassemblés autour d’un projet: proposer chaque année un espace d’action et de réflexion autour des genres et des sexualités, pendant une semaine de conférences, d’ateliers, d’expositions et de rencontres.»

Cette année encore, nous n’y aurons pas échappé. A Sciences Po, la Queer Week, semaine «des genres et des sexualités», vient toujours avec le début du printemps.

Si l’édition 2016 est un peu plus sobre que les précédentes, les élèves de la rue Saint Guillaume auront tout de même pu assister au cours de la semaine écoulée à des conférences aux intitulés de choix: «Eco-orgasme: comment jouir dans le respect de l’environnement et de soi?», «Réappropriation de ses fluides corporels» -dans le but de «les sublimer, les déguiser, les intégrer à une production plastique/artistique»-ou encore «Théories, pratiques et solidarités chez les féministes islamiques». Ces thématiques, notons-le, ont également été l’objet de débats au sein de «groupes de discussion en non-mixité personnes non-binaires». Contrairement aux crus passés, nous aurions pu nous réjouir qu’aucune «messe noire» ne soit prévue au programme de cette année. De même, plus de Bibles brûlées dans le jardin de l’école, d’ateliers sur «la sodomie et les jeux de cordes» ou d’expositions mêlant représentations sado-masochistes et photographies de fillettes de 5 ans accompagnées de la légende: «je suis une grosse gouine». Ouf! La Queer Week serait-elle en train de se soumettre à la société «coloniale blanche patriarcale et hétéro-normée»? Rien n’est impossible.

 

Nous voulons exprimer notre colère, et dénoncer la promotion par Sciences Po d’une telle manifestation, alerter aussi sur la prise d’otage idéologique dont sont victimes ceux qui y étudient.

Pourtant, nous ne pouvons nous satisfaire de ce «moindre mal». C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité prendre la plume aujourd’hui. Nous voulons exprimer notre colère, et dénoncer la promotion par Sciences Po d’une telle manifestation, alerter aussi sur la prise d’otage idéologique dont sont victimes ceux qui y étudient.

D’une façon plus globale, nous nous insurgeons contre la volonté de Sciences Po de faire de l’idéologie du genre une vérité générale: programme PRESAGE, relatif à la recherche et à l’enseignement des «savoirs» sur le genre, utilisation de la novlangue orthographique «non sexiste» dans les mails d’un nombre croissant d’enseignants, mise à l’index des étudiants qui osent interroger la pertinence de ce militantisme politique….

Nous n’avons que faire des pratiques sexuelles des uns et des autres, et ne nous donnons pas le droit d’en juger. Néanmoins, nous estimons qu’un établissement d’enseignement supérieur, financé par de l’argent public, sort de son rôle lorsqu’il organise, supporte, et assure le relais d’un événement comme la Queer Week. L’éducation doit être une affaire de pédagogues, non d’idéologues.

 




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