Archive pour le Tag 'exercice'

Macron sur TFI: un exercice nombrilique et de fausse contrition (opposition)

Macron sur TFI: un exercice nombrilique  et de fausse contrition (opposition)

Globalement l’opposition a considéré que Macron s’était livré un exercice égocentrique sans intérêt politique autre que celui de servir l’ego démesuré d’un président coupé des réalités.

L’écolo Yannick Jadot, a regretté qu’Emmanuel Macron n’ait «parlé que de lui». «Autosatisfaction, émotions surjouées, mensonges… « 

 De son côté, Éric Ciotti a dénoncé «une émission de propagande». «Je voudrais dénoncer l’exercice qui pose un vrai problème démocratique. Pourquoi cette émission a eu lieu ce soir ? C’est parce que l’Élysée a été saisie de panique par rapport à la candidature de Valérie Pécresse qui, aujourd’hui, apparaît comme celle qui peut battre Emmanuel Macron», a accusé le député des Alpes-Maritimes. Il a par ailleurs considéré que «sur le fond» de cette interview, «il n’y avait pas grand-chose : aucune proposition, pas beaucoup de vision».

En déplacement à Mayotte, Marine Le Pen a également vivement réagi à l’interview du chef de l’État. «Le coup du ‘j’ai changé’, on le fait à chaque fois (…). ‘J’ai appris à aimer les Français’, j’ai trouvé cette phrase terrible parce qu’on n’apprend pas à aimer les Français. On les aime, point»,. «Sur la forme, je l’ai trouvée bien léchée, ouatée, séductrice à souhait. Sur le fond, j’ai regretté qu’Emmanuel Macron parle surtout de lui et assez peu de la France», a-t-il expliqué, déplorant «cette espèce de numéro de narcissisme assez marqué» et de «nombrilisme».

Politique-Discours de Macron: un exercice d’autosatisfaction

Politique-Discours de Macron: un exercice d’autosatisfaction

 

 Le professeur de communication, Arnaud Benedetti, juge dans le Figaro  que cette allocution visait à dresser un bilan positif de son action en tant que président et lancer sa campagne en vue de sa réélection.

Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Il est rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Il publie Comment sont morts les politiques ?, Le grand malaise du pouvoir (éd. du Cerf, 4 novembre 2021).

Tribune

L’occupation du terrain est un exercice archétypal. Elle constitue, lorsque l’odeur de la poudre se rapproche, une condition de réassurance par rapport à l’adversaire. Ainsi faut-il considérer l’intervention présidentielle de ce mardi 9 Novembre. Le chef de l’État a voulu marquer son territoire et imposer sa définition de la situation. Plus que sur le contenu, c’est bien en fonction de la temporalité qu’il convient de la décrypter. Le message est dans le contexte et non dans le texte, le message est dans l’usage du moment et non dans celui des annonces.

Non que celles-ci n’existent, quoique relativement, mais elles existent d’abord au regard de la conjoncture. Ici l’occasion, le rebond covidien, a fait et autorise la communication, laquelle tient lieu et place de politique. Cette politique est celle de la présence, et dans le fond que voulez Emmanuel Macron, si ce n’est être présent dans une séquence où se précipite retour de la préoccupation sanitaire, mise en orbite progressive d’une candidature LR à venir, commémoration de la disparition du Général de Gaulle, droitisation du pays et poussée zemmourienne.

Emmanuel Macron est l’homme d’un présent perpétuel qui se recombine au gré des circonstances, réinventant ses propres illusions sur la trame d’un réel qu’il entend dompter par l’imposition de son imaginaire.

 

Il fallait donc être là, tout simplement, pour ne pas se faire invisibiliser au moment où se forge une partie de l’histoire à venir. Il fallait être là surtout pour de facto opérer le lancement d’une campagne qui ne se dit pas mais en présente toutes les caractéristiques. Macron a sur-souligné ; il a usé, au risque d’en abuser, de cette fonction de l’emphase pour déployer les enluminures de son mandat, pour l’héroïser comme s’il était sorti triomphant de la boue d’improbables tranchées. Pour ce faire, le sanitaire lui a servi de pente pour magnifier une action dont il s’est efforcé de nous convaincre qu’elle n’avait en fin de compte jamais connu de turbulences et autres trous d’air.

 

«Le discours de Macron est clairement orienté vers le centre droit»

Macron entend fabriquer de l’adhésion en distillant une atmosphère propice à l’amnésie. Il instrumentalise les propriétés constitutives d’un système médiatique où tout défile au rythme de l’immédiateté pour dissoudre les mémoires. Il parie sur l’oubli pour s’assurer de son avenir. Il parie sur la projection constante et tendue de l’après pour occulter l’avant. Il est l’homme d’un présent perpétuel qui se recombine au gré des circonstances, réinventant ses propres illusions sur la trame d’un réel qu’il entend dompter par l’imposition de son imaginaire.

Reste à savoir si la stratégie de l’autosatisfaction, apparemment pleinement assumée, n’arrive pas trop tôt d’une part et si elle peut être investie d’autre part du pouvoir vitaminant d’une heureuse contagiosité…

 

Son discours n’avait d’autre objectif que de suggérer une accélération du temps : faire campagne sans le dire mais comme pour tenter d’enjamber la campagne, la diluer dans une perspective autoréalisatrice, s’en affranchir comme si la reconduction du sortant allait de soi car en soi il n’y aurait pas d’autre alternative. Par petites touches pointillistes, le nudge macroniste vise à imposer l’évidence de son inéluctabilité. Reste à savoir si la stratégie de l’autosatisfaction, apparemment pleinement assumée, n’arrive pas trop tôt d’une part et si elle peut être investie d’autre part du pouvoir vitaminant d’une heureuse contagiosité…

Discours de Macron: un exercice d’autosatisfaction

Discours de Macron: un exercice d’autosatisfaction

 

 Le professeur de communication, Arnaud Benedetti, juge dans le Figaro  que cette allocution visait à dresser un bilan positif de son action en tant que président et lancer sa campagne en vue de sa réélection.

Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Il est rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Il publie Comment sont morts les politiques ?, Le grand malaise du pouvoir (éd. du Cerf, 4 novembre 2021).

Tribune


L’occupation du terrain est un exercice archétypal. Elle constitue, lorsque l’odeur de la poudre se rapproche, une condition de réassurance par rapport à l’adversaire. Ainsi faut-il considérer l’intervention présidentielle de ce mardi 9 Novembre. Le chef de l’État a voulu marquer son territoire et imposer sa définition de la situation. Plus que sur le contenu, c’est bien en fonction de la temporalité qu’il convient de la décrypter. Le message est dans le contexte et non dans le texte, le message est dans l’usage du moment et non dans celui des annonces.

Non que celles-ci n’existent, quoique relativement, mais elles existent d’abord au regard de la conjoncture. Ici l’occasion, le rebond covidien, a fait et autorise la communication, laquelle tient lieu et place de politique. Cette politique est celle de la présence, et dans le fond que voulez Emmanuel Macron, si ce n’est être présent dans une séquence où se précipite retour de la préoccupation sanitaire, mise en orbite progressive d’une candidature LR à venir, commémoration de la disparition du Général de Gaulle, droitisation du pays et poussée zemmourienne.

Emmanuel Macron est l’homme d’un présent perpétuel qui se recombine au gré des circonstances, réinventant ses propres illusions sur la trame d’un réel qu’il entend dompter par l’imposition de son imaginaire.

 

Il fallait donc être là, tout simplement, pour ne pas se faire invisibiliser au moment où se forge une partie de l’histoire à venir. Il fallait être là surtout pour de facto opérer le lancement d’une campagne qui ne se dit pas mais en présente toutes les caractéristiques. Macron a sur-souligné ; il a usé, au risque d’en abuser, de cette fonction de l’emphase pour déployer les enluminures de son mandat, pour l’héroïser comme s’il était sorti triomphant de la boue d’improbables tranchées. Pour ce faire, le sanitaire lui a servi de pente pour magnifier une action dont il s’est efforcé de nous convaincre qu’elle n’avait en fin de compte jamais connu de turbulences et autres trous d’air.

 

«Le discours de Macron est clairement orienté vers le centre droit»

Macron entend fabriquer de l’adhésion en distillant une atmosphère propice à l’amnésie. Il instrumentalise les propriétés constitutives d’un système médiatique où tout défile au rythme de l’immédiateté pour dissoudre les mémoires. Il parie sur l’oubli pour s’assurer de son avenir. Il parie sur la projection constante et tendue de l’après pour occulter l’avant. Il est l’homme d’un présent perpétuel qui se recombine au gré des circonstances, réinventant ses propres illusions sur la trame d’un réel qu’il entend dompter par l’imposition de son imaginaire.

Reste à savoir si la stratégie de l’autosatisfaction, apparemment pleinement assumée, n’arrive pas trop tôt d’une part et si elle peut être investie d’autre part du pouvoir vitaminant d’une heureuse contagiosité…

 

Son discours n’avait d’autre objectif que de suggérer une accélération du temps : faire campagne sans le dire mais comme pour tenter d’enjamber la campagne, la diluer dans une perspective autoréalisatrice, s’en affranchir comme si la reconduction du sortant allait de soi car en soi il n’y aurait pas d’autre alternative. Par petites touches pointillistes, le nudge macroniste vise à imposer l’évidence de son inéluctabilité. Reste à savoir si la stratégie de l’autosatisfaction, apparemment pleinement assumée, n’arrive pas trop tôt d’une part et si elle peut être investie d’autre part du pouvoir vitaminant d’une heureuse contagiosité…

Vote de confiance : exercice raté pour Valls

Vote de confiance : exercice  raté pour Valls

 

Vals a tenté  d’instrumentaliser l’assemblée nationale pour assoir son autorité sur le PS mais le pari est raté. D’abord parce qu’il n’a pas obtenu la majorité absolu et que trois fois plus de députés socialistes se sont abstenus. Du coup, sur chaque texte stratégique Valls devra batailler ferme pour obtenir la majorité. En clair négocier avec les différents courants de son propre camp. Une sorte de retour aux pratiques de la 4 ème république.  Son discours de ce point de vue était significatifs des concessions, des contradictions, des renoncements typiques de la quatrième république. En fait un discours comme à la Samaritaine où on trouve de tout et même son contraire : la rigueur mais le laxisme, le volontarisme mais l’immobilisme, la vérité mais auusi le mensonge. Exemple, sur le budget l’affirmation de la réduction des dépenses publiques mais l’abandon de l’objectif des 3% pour le déficit en 2015 comme en 2015 et sans doute les années suivantes. Autre exemple,  la reforme de l’Etat qui prend pour exemple d’une part la SNCF d’autre part la réforme territoriale ; pour la SNCF c’est vraiment un contre exemple car rien n’est prévu comme mécanisme d’apurement de la dette de 40 milliards ; pour les collectivités locales Valls a abandonné la suppresion des départements. dernier exemple concernant la rigueur, Valls décrété que d’ici 2017 il n’y aura ni impôts, ni réductions de dépenses supplémentaires, son volontarisme n’est que de façade car cela signifie clairement l’immobilisme. Les prévisionnistes de Matignon ont donc sous-estimé le nouveau rapport de force à l’Assemblée nationale. Manuel Valls tablait sur au moins 270 voix pour et espérait voir les frondeurs passer sous les 30, lors du vote de confiance. C’est raté.  Les parlementaires ont accordé leur confiance au Premier ministre par 269 voix contre 244, loin du seuil symbolique de la majorité absolue (289 voix).  Le chef du gouvernement doit donc composer avec le vote de confiance le plus faible depuis 1986. À partir d’aujourd’hui, la majorité absolue ne sera plus automatique à l’Assemblée nationale.  Peu importe, les amis du Premier ministre assurent le service après-vente.  »Cette majorité est celle qui est nécessaire pour tous les textes importants qui sont devant nous. Le budget de la Sécurité sociale, la loi sur le vieillissement, la loi sur la transition énergétique », veut croire le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen. « Je ne pense pas que le feuilleton de l’incertitude du gouvernement soit très crédible. Les choses sont positives », renchérit le député Christophe Borgel. Derrière cette belle assurance, il y a des doutes. Matignon s’attend à devoir batailler sur chaque texte. Le recours à l’arme de l’article 49.3 n’est plus tabou. Cela permettrait au gouvernement de faire adopter un texte sans passer par l’Assemblée nationale.

 




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