Archive pour le Tag 'exemple'

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Banque centrale : les Etats-Unis donne l’ exemple pour l’emploi

Banque centrale : les Etats-Unis donne l’ exemple pour l’emploi

 

Réunion aujourd’hui des grandes banques centrales et curieusement la FED va intervenir pour dire tout le bien qu’elle pense de sa politique monétaire au service de l’emploi. Un paradoxe, ce sont les Etats-Unis, pays libéral s’il en est,  qui fait la leçon  au pays plus à gauche. De fait la politique très accommodante des Etats unis a essentiellement été guidé par le souci d’améliorer l’emploi ; Un souci complètement ignoré en Europe où l’austérité et la fiscalité brutales ont en même temps croissance et emploi. Le gotha mondial des banquiers centraux se retrouvent lors de cette réunion qui est, depuis plusieurs années, suivie avec attention par les investisseurs. Cette édition 2014 revêt un caractère particulier car elle marquera la première participation des deux plus grands banquiers centraux: Janet Yellen, qui a succédé au début de l’année à Ben Bernanke à la tête de la Fed, et Mario Draghi, le patron de la Banque centrale européenne (BCE).  Les deux dirigeants sont à un carrefour de leur politique monétaire: alors que Janet Yellen doit gérer la diminution des mesures de soutien massives à l’économie et la normalisation de la politique monétaire, Mario Draghi, au contraire, fait lui face aux pressions pour prendre des mesures non conventionnelles.  Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a ainsi, dans une tribune publiée le 14 août dernier dans Le Monde, exhorté la BCE à aller « jusqu’au bout de ses possibilités, conformément à son mandat ».  Il reste cependant peu probable que de grandes annonces soient prononcées. Les économistes de Capital Economics s’attendent ainsi à ce que l’intervention de Janet Yellen, programmée pour 16h, heure de Paris, « donne peu de signes directs concernant les perspectives sur la politique monétaire ».  Véronique Riche Flores, économiste indépendante chez RF Research, jugeait également, le 19 août dernier sur Intégrale Bourse, que le discours de Janet Yellen devrait « pour une large partie laisser de côté la problématique de la hausse des taux ».  Le thème de l’intervention de la présidente de la Fed a pour titre « la réévaluation des dynamiques du marché du travail ». Le plein emploi étant un des objectifs assignés à l’institution, Janet Yellen pourrait néanmoins donner des signes indirects, en pointant, par exemple, le nombre important de chômeurs de longue durée, où la chute de la population active aux Etats-Unis.  Mario Draghi, lui, s’exprimera à 20h30, heure de Paris. La faiblesse de la croissance dans la zone euro couplée à une inflation toujours aussi faible (0,4% en juillet) sont autant d’éléments qui pressent le patron de BCE à dégainer la dernière arme qu’il n’a pas encore utilisé: l’achat de titres de dettes. Mais il est peu probable que Mario Draghi franchisse le pas dès ce vendredi.

 

BNP : un exemple de la république bananière en France

BNP : un exemple de la république bananière en France

 

La condamnation de la BNP à 10 milliards pose la question de la responsabilité des dirigeants de la banque et notamment de son PDG qui forcément ne pouvait ignorer ces infractions. Or Jean-Laurent Bonnafé est un exemple de cette république bananière. Ancien fonctionnaire, puis conseiller dans les cabinets ministériels, il doit sa promotion à ses amitiés politiques. Il n’a jamais mis un sou dans sa banque ; c’est sans doute pourquoi aus si il a négligé les risques. Qui va payer ? Les clients de la BNP évidemment, le personnel aussi et un peu les actionnaires. C’est le mal profond de la gouvernance des grandes entreprises française, la plupart dirigées par des anciens fonctionnaires passés par les cabinets ministériels. Une véritable mafia qui gangrène le pays.  . La banque française est donc  menacée d’une amende record et d’un retrait de sa licence bancaire aux Etats-Unis où elle est accusée d’avoir contourné l’embargo contre Cuba, l’Iran et le Soudan. La pénalité s’élèverait à plus de 10 milliards de dollars, affirmait jeudi le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier non identifiées. BNP négocierait pour payer un peu moins de 8 milliards de dollars, écrit le quotidien. L’amende serait en tout cas au-dessus de 5 milliards de dollars, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier ayant requis l’anonymat. Ces chiffres sont supérieurs aux quelque 4 milliards de dollars évoqués jusqu’ici et dépassent de loin l’amende infligée en 2012 à la banque britannique HSBC (1,9 milliard de dollars), accusée de complicité de blanchiment, et celle ayant frappé sa compatriote Standard Chartered Bank (670 millions de dollars) pour violation de l’embargo contre l’Iran. L’amende s’annonce en tout cas comme l’une des plus grosses jamais infligées à une banque aux Etats-Unis. Washington accuse BNP Paribas d’avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l’Iran, le Soudan et Cuba, en effectuant des paiements en dollars dans ces pays. Une enquête interne de la banque avait recensé au début d’année un « volume significatif d’opérations qui pourraient être considérées comme non autorisées au regard des lois » américaines. Les transactions incriminées ont été effectuées depuis l’Iran, Cuba et le Soudan, pays où ces opérations étaient légales, argue une source. Seul hic, elles l’ont été en dollars, autrement dit compensées à un moment donné sur le territoire américain, ce qui les rend délictueuses, les Etats-Unis imposant des sanctions à ces trois Etats. Une amende de 10 milliards de dollars représenterait plus de quatre fois le bénéfice net réalisé par BNP Paribas au premier trimestre (1,7 milliard d’euros).

 

Alstom : un exemple du massacre de l’industrie française

Alstom : un exemple du massacre de l’industrie française

 

Fiscalité, insuffisance des investissements, absence de politique industrielle autant d’éléments qui ont pesé sur la désindustrialisation en France. A cela il faut ajouter la domination de l’industrie financière qui a pris le pas sur les stratégies industrielles. Environ 2 millions d’emplois perdus en près de 25 ans certes dans des secteurs très concurrencés, des activités à faible teneur technologique mais auusi dans des secteurs de pointe.  Alstom est le dernier exemple en date du massacre de l’industrie française. En clair on a privilégié les intérêts à court terme par rapport aux stratégies à long terme et à l’indépendance nationale. Un document de la Direction générale du Trésor montre qu’entre 1980 et 2007 la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 14 %. «Un recul significatif », souligne l’étude, dans un bel euphémisme. L’Hexagone est ainsi passé d’une économie héritière d’une tradition industrielle à une économie principalement de services. Sur cette période, l’industrie a perdu 1 913 500 emplois (tombant à 3 414 000). Soit une baisse de 36 % de ses effectifs. «La majorité de ces pertes d’emplois a eu lieu dans l’industrie manufacturière (96 %) », précise l’étude. . Les services marchands ont suivi une évolution inverse. Leur poids dans le PIB est passé de 45 % à 56 % en valeur et l’emploi au sein de ce secteur a augmenté de 53 %.

Pause fiscale ; le mensonge permanent, exemple la complémentaire santé

Pause fiscale ; le mensonge permanent, exemple la complémentaire  santé

 

C’est le mensonge permanent à propos de la pause fiscale annoncée par le gouvernement. En fait c’est le ralbol fiscal autant des entreprises que des particuliers qui a converti très tardivement le gouvernement à annoncer un arrêt du matraquage fiscal qui étouffe l’économie. Un sorte de vocation tardive mais aussi rétive de la part des pouvoirs publics qui chaque jour ou presque annoncent  de nouveaux prélèvements ; après les retraites, les mutuelles santés ; Qui deviendront imposables, conséquences augmentation de l’impôt sur les revenus pour 13 millions de salariés (après aussi le figeage du barème de l’IR en 2012 et 2013). En fait il se confirme bien que derrière le discours officiels visant à faire payer les riches se camoufle la chasse aux couches moyennes  (c’est-à-dire ceux qui travaillent) ; la pause fiscale est une tartufferie sémantique car là on va encore argumenter qu’il ne s’agit pas d’une hausse dimpôts mais d’une suppression de déduction fiscale ! Et cela en attendant la très prochaine nouvelle concernant l’UNEDIC dont les finances sont encore pires que celle des retraites (24 milliards de déficit). La Cour des comptes en juin, le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) en juillet… cet été, plusieurs institutions composées pour l’essentiel de fonctionnaires rémunérés sur l’impôt  ont remis en cause la fiscalité liée aux complémentaires santé mises en place dans le cadre d’un contrat collectif d’entreprise. Le gouvernement serait sur le point de suivre leurs recommandations. Notamment celle concernant l’avantage fiscal des salariés bénéficiant de ces mutuelles.  Ces derniers l’ignorent souvent mais la signature d’un contrat collectif leur permet en effet de bénéficier d’une niche fiscale. L’intégralité de la participation qu’ils payent pour le financement du contrat de santé est déduite de leurs revenus imposables, même si l’employeur en prend en charge une partie. Cette niche est méconnue car elle n’apparaît pas toujours clairement sur les fiches de paie. Le gouvernement souhaite la supprimer en limitant la déductibilité fiscale aux seules cotisations effectivement prises en charge par les salariés.  Si elle est adoptée, la mesure entraînera une hausse des revenus imposables des 13 millions de salariés couverts par ces contrats, et par conséquent une hausse de leurs impôts sur les revenus. L’Etat devrait, lui, récupérer près d’un milliard d’euros.  L’exécutif estime que cette niche est de trop dans la mesure où les employeurs bénéficient en plus d’une exonération de cotisations sociales sur leur participation au financement des contrats collectifs. «L’inclusion de la participation de l’employeur dans le montant déductible de l’impôt sur le revenu du salarié aboutit à aider deux fois la même participation de l’employeur, d’abord au bénéfice de l’entreprise via l’exclusion d’assiette des cotisations sociales puis au bénéfice du salarié par la déduction fiscale de montants qui n’ont pas été effectivement payés par le salarié», dénonce le HCAAM. François Hollande avait déjà fait savoir l’an dernier qu’il fallait mettre un terme à ce «gâchis financier» qui profite plutôt «aux cadres des grandes entreprises qu’aux salariés à temps partiel». Cette double aide sur les contrats collectifs de complémentaire santé représente par ailleurs un manque à gagner total pour l’État et la Sécurité sociale de 3,5 milliards d’euros. Une facture qui, sans action du gouvernement, devrait s’alourdir à l’horizon 2016, lorsque toutes les entreprises seront dans l’obligation de proposer une couverture santé à leurs employés.

 

Tunnel Lyon Turin, nouvel exemple de gâchis financier

Tunnel Lyon Turin, nouvel exemple de gâchis financier

 

Après l’aéroport de notre Dame des landes, Ayrault s’apprête à faire encore une grave erreur en soutenant le tunnel Rhône Alpes. Pourtant un gouffre financier pour la Cour des comptes comme nombre de grands projets notamment dans le domaine des infrastructures. Toujours la même méthodologie pout justifier des projets inutiles : surestimation du trafic et sous estimation des dépenses. Une méthodologie utilisée partout tant au plan de l’Etat que des collectivités locales et qui exeplique en partie létat des fiances françaises. Le document de la Cour des Comptes qui vient d’être rendu public a en effet jeté un certain doute sur l’opportunité de ce projet compte tenu de l’équation coût-évolution du trafic et rentabilité socio-économique. Le Premier ministre a rappelé que le projet s’inscrit dans des engagements internationaux et stratégiques pour les relations entre la France et l’Italie.  « La liaison Lyon-Turin reste une cause sacrée en Rhône-Alpes. Et nous nous mobilisons », a riposté Jean-Jack Queyranne, président socialiste de cette Région, dès la publication, le 5 novembre dernier, du référé de la Cour des comptes relatif à cette ligne ferroviaire. Un vrai pavé dans la mare. Car de fait, la haute institution financière, présidée par Didier Migaud, n’y est pas allée par quatre chemins dans ses critiques à l’égard de ce projet, vrai serpent de mer qui refait surface à intervalles réguliers avant de retomber dans l’oubli. Ce dernier rapport – qui n’a que valeur d’avis consultatif – n’a pas manqué de réveiller les polémiques. Il stigmatise des coûts prévisionnels globaux passés de « 12 milliards d’euros en 2002 à 26,1 milliards d’euros, selon les données de la direction du Trésor ». Des surcoûts liés notamment « au renforcement des règles de sécurité des tunnels et au changement de tracé de la partie commune ». Le rapport relève, par ailleurs, que les prévisions de trafic, établies dans les années 1990 et sur lesquelles étaient basées ce projet voulu déjà par François Mitterrand « ont été fortement remises en cause, depuis ». Si bien que « le risque de saturation des lignes existantes n’est aujourd’hui envisagée qu’en 2035 ». L’accord franco-italien, qui a acté en 2001 la construction de cette ligne, stipulait une mise en service en 2025 – au terme de treize ans de travaux – du tunnel dit de base, long de plus de 51 km. Conséquence, compte tenu d’une rentabilité socio-économique jugée faible selon plusieurs expertises, la Cour estime qu’il n’y a donc aucune urgence à engager le chantier. De surcroît, au moment où le niveau des dépenses publiques doit être maîtrisé, il est recommandé au Premier ministre, destinataire de cette communication, de ne pas abandonner l’alternative consistant à améliorer les accès existants. C’est d’ailleurs le vœu des écologistes français, italiens et suisses qui espèrent voir leur position commune défendue par le parti Vert européen.  Néanmoins, si l’opération devait être poursuivie, la Cour préconise que soient étudiées des « mesures éventuellement contraignantes » de report modal du fret transalpin, de la route vers le rail. Vrai pour tous les nouveaux investissements ferroviaires, cet impératif l’est, d’après elle, encore davantage pour cette liaison. Dans une réponse point par point, Jean-Marc Ayrault, reconnaît la nécessité de certifier les coûts de la manière la « plus rigoureuse comme le prévoit le mémorandum franco-italien de 2003 ». Il réaffirme que « l’action du gouvernement s’inscrit dans le cadre d’engagements internationaux qui ont été récemment renouveles et contribuent pleinement à la dynamique de notre relation bilatérale avec l’Italie ». De fait, fin janvier 2012, les ministres des Transports français et italiens ont formellement signé à Rome l’accord indispensable à la finalisation du projet.

 

Elections : la tragédie démocratique, exemple la chute de Hollande

Elections : la tragédie démocratique,  exemple  la chute de Hollande

 

La démocratie est une valeur trop précieuse pour être remise en cause. Pour autant, on se saurait s’interdire de critiquer certaine de ses modalités notamment relatives aux élections. Une sorte de tragédie démocratique, tragi-comique parfois ; lors de l’élection présidentielle par exemple, les candidats se persuadent qu’ils sont élus pour leur programme ; c’est en parti vrai mais la majorité des électeurs sanctionnent en réalité la gestion précédente ; C’est le cas en France depuis notamment Giscard d’Estaing. En cette période crise, peu de gens croient d’ailleurs dans ces promesses. Du coup une fois au pouvoir, les heureux élus sont tout étonnés de voir l’opinion se retourner contre eux. C’est le cas de Hollande dont la chute de popularité est d’une  brutalité sans doute liée à la crise mais aussi à ses reniements (pacte budgétaire européen, TVA, compétitivité etc.).  Une opinion qui n’a pas non plus toujours raison.  La classe politique est maintenant tellement discréditée qu’on peut s’interroger sur l’évolution de la démocratie. Certes,  il ne s’agit pas tomber dans l’anti parlementarisme ou dans le piège des bienfaits des dictatures ; des représentant des citoyens sont nécessaires en tant que moyens de médiation. Sinon, c’est le populisme qui précisément conduit à différentes formes de pouvoirs totalitaires. Le phénomène n’est pas simplement français, il touche la plupart des pays qui se défoulent en systématisant (et en ridiculisant)  l’alternance sans que cela change grand-chose. Handicap supplémentaire de la France : la financiarisation (bien sûr) de la politique mais surtout   la professionnalisation des élus. Une confusion totale entre mandat et carrière ; confusion qui permet à l’ENA de placer ses diplômés dont on saurait quoi faire ailleurs (sauf à la tête des banques quand ils sont passés par les cabinets ministériels et avec les catastrophes financières que l’on sait). Du coup, le rééquilibrage peut se faire par le biais de la société civile. Non pas qu’il s’agisse de transférer le pouvoir politique, ce qui serait irresponsable et démagogique. Mais simplement de faire en sorte qu’une fois élus, les responsables soient contraints d’écouter ce que veut la société civile. Ce que propose par exemple Gallois dans le domaine économique et social. C’est possible notamment avec les nouveaux moyens de communication et en particulier internet. A l’écoute  du  journal de 20 heures à la télé, on se rend compte combien l’info  traditionnelle est devenue désuète, formatée par le pouvoir, les appareils et les forces économiques dominantes. Ce ne sont plus que des lecteurs de dépêches d’agences. La presse  écrite, elle, est en pleine décomposition économique. Des millions d’informations sont désormais disponibles sur le net ; certes contradictoires, encore confuses et surtout disparates. La structuration des mouvements d’idées sur le net serait une nette avancée de la démocratie. C’est elle qui, y compris en Chine (et ailleurs en dépit des  dictatures politiques),  a permis des avancées considérables. Encore une fois, les outils de médiation sont nécessaires, les élus notamment. Il faut cependant que ces élus mettent leurs programmes bidon dans leur poche et se mettent réellement au service de l’intérêt général. Cela vaut pour le niveau national comme local. Un maire y compris d’une très petite commune se croit mandaté  pour lancer des projets complètement surréalistes et ruineux ; On ne peut pas trop stigmatiser la fonction d’élu car la société est devenue complexe, mobile, fragile aussi du fait de son caractère systémique. Les adhérents et militants des partis représentent moins de 1% de la population  (10 fois moins que les syndicats pourtant bien faibles, hélas); ils sont nécessaires mais très insuffisants pour être porteurs des aspirations de la population ; trop politisés, trop sectaires, trop intéressés parfois. Incompétents surtout pour prendre en compte la complexité des problématiques contemporaines. La compétence est désormais partout et le pouvoir nulle part ; une compétence cependant trop éparpillée, non structurée ; La problématique de la démocratie est simple, les citoyens de convictions refusent le pouvoir et les politiciens, eux, pour la plupart n’en ont aucune. Dès lors, il faut imposer aux élus ce que souhaitent les porteurs d’intérêt général, de compétence et de cohérence. Bref, la démocratie, en ces temps de crise systémique reste encore davantage à réinventer.

Elections : la tragédie démocratique, exemple la chute de Hollande

Elections : la tragédie démocratique,  exemple  la chute de Hollande

 

La démocratie est une valeur trop précieuse pour être remise en cause. Pour autant, on se saurait s’interdire de critiquer certaine de ses modalités notamment relatives aux élections. Une sorte de tragédie démocratique, tragi-comique parfois ; lors de l’élection présidentielle par exemple, les candidats se persuadent qu’ils sont élus pour leur programme ; c’est en parti vrai mais la majorité des électeurs sanctionnent en réalité la gestion précédente ; C’est le cas en France depuis notamment Giscard d’Estaing. En cette période crise, peu de gens croient d’ailleurs dans ces promesses. Du coup une fois au pouvoir, les heureux élus sont tout étonnés de voir l’opinion se retourner contre eux. C’est le cas de Hollande dont la chute de popularité est d’une  brutalité sans doute liée à la crise mais aussi à ses reniements (pacte budgétaire européen, TVA, compétitivité etc.).  Une opinion qui n’a pas non plus toujours raison.  La classe politique est maintenant tellement discréditée qu’on peut s’interroger sur l’évolution de la démocratie. Certes,  il ne s’agit pas tomber dans l’anti parlementarisme ou dans le piège des bienfaits des dictatures ; des représentant des citoyens sont nécessaires en tant que moyens de médiation. Sinon, c’est le populisme qui précisément conduit à différentes formes de pouvoirs totalitaires. Le phénomène n’est pas simplement français, il touche la plupart des pays qui se défoulent en systématisant (et en ridiculisant)  l’alternance sans que cela change grand-chose. Handicap supplémentaire de la France : la financiarisation (bien sûr) de la politique mais surtout   la professionnalisation des élus. Une confusion totale entre mandat et carrière ; confusion qui permet à l’ENA de placer ses diplômés dont on saurait quoi faire ailleurs (sauf à la tête des banques quand ils sont passés par les cabinets ministériels et avec les catastrophes financières que l’on sait). Du coup, le rééquilibrage peut se faire par le biais de la société civile. Non pas qu’il s’agisse de transférer le pouvoir politique, ce qui serait irresponsable et démagogique. Mais simplement de faire en sorte qu’une fois élus, les responsables soient contraints d’écouter ce que veut la société civile. Ce que propose par exemple Gallois dans le domaine économique et social. C’est possible notamment avec les nouveaux moyens de communication et en particulier internet. A l’écoute  du  journal de 20 heures à la télé, on se rend compte combien l’info  traditionnelle est devenue désuète, formatée par le pouvoir, les appareils et les forces économiques dominantes. Ce ne sont plus que des lecteurs de dépêches d’agences. La presse  écrite, elle, est en pleine décomposition économique. Des millions d’informations sont désormais disponibles sur le net ; certes contradictoires, encore confuses et surtout disparates. La structuration des mouvements d’idées sur le net serait une nette avancée de la démocratie. C’est elle qui, y compris en Chine (et ailleurs en dépit des  dictatures politiques),  a permis des avancées considérables. Encore une fois, les outils de médiation sont nécessaires, les élus notamment. Il faut cependant que ces élus mettent leurs programmes bidon dans leur poche et se mettent réellement au service de l’intérêt général. Cela vaut pour le niveau national comme local. Un maire y compris d’une très petite commune se croit mandaté  pour lancer des projets complètement surréalistes et ruineux ; On ne peut pas trop stigmatiser la fonction d’élu car la société est devenue complexe, mobile, fragile aussi du fait de son caractère systémique. Les adhérents et militants des partis représentent moins de 1% de la population  (10 fois moins que les syndicats pourtant bien faibles, hélas); ils sont nécessaires mais très insuffisants pour être porteurs des aspirations de la population ; trop politisés, trop sectaires, trop intéressés parfois. Incompétents surtout pour prendre en compte la complexité des problématiques contemporaines. La compétence est désormais partout et le pouvoir nulle part ; une compétence cependant trop éparpillée, non structurée ; La problématique de la démocratie est simple, les citoyens de convictions refusent le pouvoir et les politiciens, eux, pour la plupart n’en ont aucune. Dès lors, il faut imposer aux élus ce que souhaitent les porteurs d’intérêt général, de compétence et de cohérence. Bref, la démocratie, en ces temps de crise systémique reste encore davantage à réinventer.

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