Archive pour le Tag 'évoque'

Macron, qui n’a pas fait son service militaire, évoque des «scènes de guerre»

Macron, qui n’a pas fait son service militaire, évoque des «scènes de guerre»

Celui qui n’a pas fait son service militaire  hystérise  la sémantique en parlant de scènes de guerre. Dommage,  il ne connaisse rien aux affaires militaires. Les scènes de guerre sont en effet autre chose qu’une manif même qui dérape. On n’y fait pas la guerre avec des jets d’eau, des grenades lacrymogènes ou des grilles de protection d’arbres. Toujours évidemment cette caricature et cette dramatisation ; le gouvernement se ridiculise. Et d’accuser en plus les journalistes et même les élus pour leur complaisance Emmanuel Macron a en effet profité du conseil des ministres pour fustiger «certains élus ou relais d’opinion» qui ont pu «avoir une quelconque complaisance à l’égard de ces casseurs». Les mêmes qui, «en même temps souhaitent attirer des investisseurs étrangers dans leurs territoires», a souligné le chef de l’État, citant notamment «la bataille industrielle en termes d’emploi, la bataille du réinvestissement dans nos territoires, dans nos entreprises». Pour un peu les gilets jaunes seraient responsables de la guerre en Afghanistan, en Syrie ou dans les colonies palestiniennes. Il serait aussi responsable du tassement économique mondial. Benjamin rivaux les a bien accusés d’être une sorte de peste brune, pourquoi pas responsable de la peste tout court voir de la grippe aviaire.

Fillon évoque encore Bérégovoy pourquoi pas Jeanne d’Arc ?

Fillon évoque encore Bérégovoy pourquoi pas Jeanne d’Arc ?

 

 

L’évocation comparative de Bérégovoy par Fillon est évidemment outrancière et même infamante. Il suffit de juxtaposer les deux « CV » des intéressés. Extraits de Wikipedia.   En 1937, Bérégovoy obtient son certificat d’études. En 1941, son père tombant gravement malade, il quitte le lycée, obtient un brevet d’enseignement industriel (BEI), un CAP d’ajusteur, un CAP de dessinateur industriel.  En 1941 il travaille à l’âge de 16 ans pendant neuf mois à l’usine de tissage Fraenckel en tant que fraiseur. L’année suivante, il entre sur concours à la SNCF. Il rencontre Roland Leroy. Il entre dans la Résistance via le groupe « Résistance-fer »1. Il s’engage également dans les jeunesses socialistes. En juin 1944 il participe à la libération de la banlieue rouennaise . En 1949 il est nommé au cabinet de Christian Pineau, ministre des Travaux publics et des Transports dans le gouvernement Henri Queuille, en tant que chargé des relations avec les syndicats. En 1950 il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial à Rouen, puis obtient en 1957 sa mutation pour Paris. En 1972 il est promu chargé de mission à GDF. En 1978 il termine sa carrière comme directeur adjoint à GDF. Fiilon, lui après se études de droit entre directement en politique, pas de trace d’engagement associatif, syndical ou humaniste, pas de trace de passé de résistant et pour cause il a fait son service militaire en 1980, pas de trace de carrière professionnelle hors la politique. Dès lors, sa comparaison avec Bérégovoy est outrancière et même infamante pour la mémoire de Bérégovoy même si ce dernier avait imprudemment emprunté de l’argent à un ami.  Pourtant Fillon instrumentalise Bérégovoy pour sa défense. « A je le redis calmement et fermement : Bérégovoy n’était pas du sérail et il fut bien ‘livré aux chiens’ pour reprendre l’expression du président de la République de l’époque. » « Je n’ai pas fait les grandes écoles, je n’ai pas été banquier, j’ai donné trente-six ans de vie publique à ma ville, à mon département, à ma région », a souligné l’ancien Premier ministre qui est aujourd’hui distancé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron dans les sondages d’opinion. « Aujourd’hui, je dis aux Français : ne me jugez pas d’après les actes d’accusation de ces nouveaux inquisiteurs, jugez-moi sur mon parcours », a-t-il ajouté. « 

Hollande évoque la garde nationale pour éviter de parler du service national obligatoire

Hollande évoque la garde nationale pour éviter de parler du service national obligatoire

A défaut de contenu la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes. Cette fois Hollande évoque la garde nationale quand il s’agit en fait de renforcer un peu les réservistes. Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police seront disponibles « d’ici la fin du mois », contre 12.000 actuellement, pour « assurer la sécurité des différents événements de l’été » a déclaré le chef de l’État.  Il est clair que le contexte pré électoral ne prédispose pas à poser la problématique d’un engagement actif au service de la république via un nouveau service national obligatoire.  Attentat après attentat, les pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles s sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur a sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. Il est clair qu’en période préélectorale personne n’ose ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dans les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

 

 

Gonflé, Hollande qui évoque une menace sur « la solidité du système financier européen

Gonflé, Hollande qui évoque une menace sur « la solidité du système financier européen »

Il est vraiment gonflé Hollande d’évoquer les menaces sur le système financier européen. lui qui a refusé de faire une vraie reforme bancaire séparant activités de dépôt et banques d’affaires (comprendre spéculation et investissements risqués). En fait le système est effectivement fragilisé mais de sa faute car la bulle immobilière pourrait bien éclater, en France par exemple aussi en Chine ou en Grande Bretagne. Et comme les banques se sont imprudemment engagés à l’étranger dans ce domaines (et dans d’autres) les conséquences pourraient être graves. Ceci étant Hollande n’a pas complètement tort de critiquer les Etats-Unis qui s’arrogent un droit de justice universelle sur ensemble du monde. François Hollande vole donc à nouveau à la rescousse de BNP Paribas. Face à l’amende de 10 milliards de dollars qui pourrait frapper l’établissement français pour avoir contourné un embargo américain sur plusieurs pays, le président français a pris la parole à l’issue de la première journée du G7 de Bruxelles. Il a insisté sur les conséquences potentielles d’une telle sanction dont les répercussions dépasseraient le simple cadre de la banque. Il a affirmé que ces sanctions visent « la première banque française mais aussi de la première banque de la zone euro ». Elles seraient d’une « hauteur telle, si on en croit certaines supputations, qu’elles pourraient avoir des conséquences économiques et financières sur l’ensemble de la zone euro », a-t-il mis en garde. Ces conséquences pourraient s’étendre à « d’autres banques qui pourraient être également visées, introduisant un doute, une suspicion sur la solidité du système financier européen », a ajouté François Hollande. Rappelant les négociations en cours entre l’Union européenne et Washington sur un traité de libre échange transatlantique, le chef de l’Etat a afffirmé que « nous sommes dans des négociations et nous avons de bons rapport avec les Etats-Unis » et une « bonne coopération » que « nous souhaitons garder ». « Je respecte la justice américaine, mais en même temps (…) rien ne doit compromettre le partenariat entre la France et les Etats-Unis, car nous sommes engagés dans d’autres discussions et nous attendons la réciprocité », a-t-il insisté. « C’est l’intérêt aussi des Etats-Unis car s’il y a une déstabilisation, pas simplement de la BNP mais d’autres banques qui pourraient se faire sanctionner à des niveaux qui ne correspondent à rien (…) on voit bien les conséquences que ça pourrait avoir pour nos économies », a-t-il encore fait valoir. « Nous attendons de la réciprocité et du respect », a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait de « faire valoir des droits » mais aussi de « faire prendre conscience qu’il s’agit d’emplois, d’activité économique, de financement, et qu’il y a lieu de prendre ces questions-là avec beaucoup de respect ». François Hollande a également affirmé avoir « noté », les déclarations du secrétaire d’Etat américain John Kerry qui a plaidé mercredi pour une solution « juste » et « adéquate » du litige autour de la BNP Paribas.




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