Archive pour le Tag 'européenne'

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Tribune européenne de Macron : inconnue pour la plupart des Français

Tribune européenne de Macron : inconnue pour la plupart des Français

 

D’après enquête Odoxa-Dentsu Consulting, 11 % seulement des Français ont lu la tribune européenne de Macron diffusée dans la plupart des pays de l’union économique. Une lettre qui ne laissera sans doute pas un grand souvenir pour plusieurs raisons. D’abord c’est la seconde fois que Macron utilise le support de lettre, d’abord dans le cas du grand débat national et maintenant dans le cas de la campagne électorale européenne. Par ailleurs, le support écrit n’est pas forcément le plus adapté pour toucher les masses compte  tenu des nouveaux moyens de communication. Enfin il y a le contenu. La lettre de Macron reprend en les recyclant de vieilles idées qui n’ont guère avancé comme l’harmonisation sociale, la protection de l’Europe, le salaire minimum européen avec aussi un machin administratif bien français comme la banque du climat. De toute manière toutes,  ces orientations ont bien peu de chances d’être soutenues par une majorité de pays européens. De ce point de vue la crédibilité de Macron est largement entamée par ses échecs jusqu’à maintenant à faire évoluer l’Europe. Le bilan de Macron est en effet aussi catastrophique que celui de Sarkozy ou de Hollande : en dépit des grands discours pratiquement rien n’a bougé en Europe. Pire, Macron  s’est fâché avec Merkel. Le couple franco allemand est paralysé. De sorte que les propositions de Macron sont considérées par les Français comme assez illusoires en particulier sur le salaire minimum. Enfin cette lettre confirme le grand désert politique en dehors de Macron puisque le parti en marche n’a même pas encore été capable de désigner un candidat. On parle de la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, et de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn,  qui ont l’une comme l’autre le charisme d’une limande et qui sont inconnues des trois quarts des Français

 

« Renouveau » des Républicains : Hortefeux et Morano en bonne place sur la liste européenne

« Renouveau » des Républicains : Hortefeux et Morano en bonne place sur la liste européenne

 

Brice Hortefeux et Nadine Morano, symboles des années Sarkozy et eurodéputés sortants, figurent dans les cinq premières places de la liste des Républicains aux élections européennes du 26 mai, approuvée mercredi par la commission d’investiture. Pas étonnant si un récent sondage et la pour BFM indique que le parti les républicains n’incarnent pas vraiment le renouveau en termes d’idées comme de personnalité. Pour preuve Le président du parti Laurent Wauquiez, qui a la haute main sur les investitures, a réservé les quatrième et cinquième places respectivement à Nadine Morano et Brice Hortefeux, dont les profils ne font pas consensus en interne. Certains représentants de la génération montante voient en effet dans ces deux ex-ministres sarkozystes un frein au renouvellement dont Laurent Wauquiez a fait un credo. Le parti républicain a quand même échappé à la candidature de Rachida Dati, l’archétype de l’oligarque qui semblent vouloir se consacrer à la politique parisienne les municipales en 2020 Suivent, en position éligibles, des sortants, comme Geoffroy Didier, Franck Proust et Anne Sander, et des nouveaux venus, à l’image de Laurence Sailliet, porte-parole de LR. Les sarkozystes sont représentés notamment par Frédéric Péchenard, proche de l’ancien président, et les centristes d’Hervé Morin, alliés à LR, ont une place éligible réservée – celle apparemment laissée libre par Rachida Dati.

« Renaissance européenne », Macron plus fort pour les campagnes électorales que pour la gestion

« Renaissance européenne », Macron plus fort pour les campagnes électorales  que pour la gestion

Ce qui fait la particularité des présidents français, c’est en général être beaucoup plus fort leur des campagnes électorales que pendant la gestion de leur mandat. C’est vrai en politique intérieure évidemment mais tout autant en politique internationale. Concernant l’Europe Sarkozy, puis Hollande enfin Macron avait promis des changements fondamentaux avant finalement de se coucher devant l’Allemagne complètement imperméable aux propositions françaises. Pire, aujourd’hui l’alliance entre l’Allemagne et la France n’a jamais été empirée ta concernant l’évolution de l’Europe. Merkel fait semblant de consentir quelques mesures tout à fait accessoire car elle est en désaccord sur le fond et en plus dans une situation politique plus précaire que précédemment. Les échecs répétés de Macron pour redynamiser l’Europe ne l’ont pas dissuadé de lancer une série de propositions dont on se demande par qui elle pourrait être soutenue. A moins de trois mois d’élections européennes qu’il juge “décisives”, Emmanuel Macron a dévoilé lundi soir une série de mesures concrètes en faveur d’une “renaissance européenne” et lancé un cri d’”alarme” pour une Europe qui selon lui n’a jamais été autant en danger. Dans une lettre aux “citoyens d’Europe” publiée simultanément dans des quotidiens des 28 Etats membres, du Guardian à El Pais en passant par le Corriere della serra, le chef de l’Etat français adresse une mise en garde contre la tentation du “repli” ou de la “résignation”. “Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger”, écrit-il, prenant pour exemple la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne programmée dans moins d’un mois. “Le repli nationaliste ne propose rien, c’est un rejet sans projet et ce piège menace toute l’Europe : les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettent tout et son contraire”, fustige-t-il. “Nous sommes à un moment décisif pour notre continent, un moment où, collectivement, nous devons réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme”, ajoute-t-il. “Aussi, résistant aux tentations du repli et des divisions, je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès.” Ces ambitions passent notamment par la création d’une agence de protection des démocraties et d’une banque pour le climat, la mise en place d’un salaire minimum européen ou encore l’interdiction en Europe des entreprises “portant atteinte aux intérêts stratégique européens”. (Pour voir l’ensemble des mesures :) .

Une taxe européenne sur le transport aérien ?

Une taxe européenne sur le transport aérien ?

Il y a déjà longtemps que la perspective d’une taxe sur le kérosène agite le monde aérien. On en parle surtout en Europe mais ceux qui s’y opposent avancent des arguments de concurrence internationale qui serait alors faussée si la mesure n’était pas appliquée partout dans le monde. Alors qu’on ne cesse de parler en permanence de la fiscalité sur le carburant et en particulier de la taxe carbone, le kérosène lui est pour l’essentiel exempté de taxe ; pourtant  le transport aérien contribue de manière significative au polluant. La question plus générale qui est posée est le coût du transport aussi bien des passagers que des marchandises. Un coup qui n’intègre pas les conséquences externes néfastes. Exemple pour les marchandises un container transportés deux Hong Kong à Anvers coûte à peu près le même prix que le transport du même container de Marseille à Paris. La sou tarification chronique du transport contribue largement à la folie de l’éclatement des modes de production qui coûte une fortune en énergie et participe à la croissance des émissions polluantes. De la même manière, pour quelques centaines d’euros un passager  peut faire des milliers de kilomètres. Grâce à des prix très bas le transport aérien a pu se démocratiser mais aussi permettre les échanges de marchandises (fleurs ou légumes à forte valeur ajoutée). Après les Pays-Bas, La Belgique compte proposer à ses 27 autres partenaires de l’Union européenne l’instauration d’une taxe européenne sur les transports aériens, a indiqué samedi le ministre wallon de l’Environnement, Jean-Luc Crucke à la télévision belge RTBF. Les Pays-Bas avaient lancé une idée semblable lors d’une réunion des ministres des Finances de l’UE le 12 février dernier. « Il n’y a pas de taxe sur le kérosène et sur les billets d’avion », a constaté Jean-Luc Crucke, dénonçant un mode de transport « polluant«, et plaidant pour aider « la conscience par le comportement qui est celui du portefeuille ». « Vous pourrez continuer à prendre l’avion mais alors vous saurez que vous payerez beaucoup plus », a-t-il dit.

Estimant que « des modes de transport plus respectueux de l’Environnement, comme le chemin de fer, sont davantage taxés que le transport aérien », la Belgique plaide pour une tarification plus juste.

 

 

Croissance européenne : tendance baissière

Croissance européenne : tendance baissière

 

Les perspectives s’assombrissent. Selon le dernier communiqué de la Commission européenne publié le 7 février dernier, la croissance a nettement ralenti à 1,9% dans l’Union européenne en 2018, contre 2,4% en 2017  et 1,6% en 2019. Dans la zone euro, l’institution basée à Bruxelles prévoit également un essoufflement de l’activité passant de 1,9% en 2018 à 1,3% en 2019. Les principales puissances économiques de l’Union monétaire devraient encore voir leurs croissances s’essouffler. L’organisation européenne a révisé à la baisse ses projections de croissance pour la France qui devrait passer de 1,5% à 1,3%. Pour l’Allemagne, le produit intérieur brut devrait marquer le pas passant de 1,5% à 1,1% avec un net coup de frein dans l’industrie outre-Rhin. La production automobile a connu de grandes difficultés au second semestre marqué, entre autres, par la mise en place de normes antipollution.

En Italie, le ralentissement devrait être encore plus marqué avec un PIB passant de 1% à 0,2%. Déjà, l’économie de la péninsule était en souffrance au cours du dernier semestre avec une entrée en récession après deux trimestres consécutifs de croissance négative. Enfin, l’Espagne devrait également connaître un fléchissement avec un PIB passant de 2,5% à 2,1% en 2019. En France on compte sur l’effet des mesures gilets jaunes qui pourraiat soutenir la croissance de 0.5% d’après l’OFCE mais sans doute sans prendre en compte l’effet impôt à la source qui immédiatement va donner l’impression d’une réduction des salaires et pensions.

Microplastiques: l’interdiction européenne

Microplastiques:  l’interdiction européenne

Minuscules polymères synthétiques et non biodégradables, les microplastiques s’accumulent dans les sols et dans les eaux, de surface comme souterraines. Même si leur impact sur la santé humaine n’a pas encore été clairement établi, ils sont désormais entrés dans la chaîne alimentaire et affectent certains animaux. Selon l’Agence européenne des produits chimiques, dans l’Union européenne, la quantité de microplastiques ajoutée intentionnellement aux produits qui s’infiltrent dans l’environnement chaque année « est estimée à environ 36.000 tonnes par an (dans une fourchette de 10.000 à 60.000 tonnes par an) ». Cela correspondrait aux microplastiques qui pourraient être libérés en un an par 10 milliards de bouteilles en plastique.

Martinez (CGT) critique la candidature de Laurent Berger comme président de la confédération européenne des syndicats

Martinez (CGT)  critique la candidature de Laurent Berger comme président de la confédération européenne des syndicats

Encore une querelle syndicale interne à la France avec la contestation du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez vis-à-vis la candidature unique de son homologue de la CFDT, Laurent Berger, à la présidence de la Confédération européenne des syndicats. Il y a quelque chose d’un peu surréaliste dans cette contestation. Certes on pourrait concevoir plusieurs candidatures mais il y a une très forte majorité de la ligne réformiste en Europe pour soutenir Laurent Berger. Cela d’autant plus que Laurent Berger a permis à la CFDT de devenir le premier syndicat en France aussi bien dans le public que dans le privé. Notons aussi que pendant très longtemps la CGT a adhéré à l’organisation internationale FSM d’obédience communiste. Après la chute du mur de Berlin nombre de syndicats ont rejoint la confédération européenne des syndicats. La CGT a fait longtemps de la résistance mais pour des questions de représentativité a bien été contrainte elle aussi de rejoindre en 1999 la confédération européenne des syndicats. Le problème c’est que Philippe Martinez aurait souhaité un président plus contestataire, de nature politique et qui ne recherche pas un compromis gagnant -gagnant entre les partenaires économiques. Bref une ligne syndicale en retard de 50 ans sur l’histoire et qui explique largement le dépérissement de la CGT. En outre la CGT s’est faite une réputation de pourrir les mouvements sociaux en les prolongements le plus longtemps possible afin d’épuiser les forces. Bref une stratégie irresponsable et improductive. À l’inverse la CFDT se refuse à toute politisation et a pour objectif central d’obtenir des résultats notamment au terme des conflits sociaux. Bref une ligne réformiste qui se pose à une orientation encore à caractère révolutionnaire tel que la soutient le parti communiste et surtout maintenant les gauchistes. Le sujet est sensible au sein de la CGT où une frange plus radicale de la base milite pour se désengager de la CES, jugée “réformiste” et “soumise au Grand capital européen et à la Commission européenne”. On croirait entendre le discours de Georges marchais, ancien secrétaire général du parti communiste !

Européennes : une réac tête de liste ou la fin des Républicains !

Européennes : une réac tête de liste ou la fin des  Républicains !

Il est clair que sous la houlette de Laurent Wauquiez, le parti des républicains se ratatine de plus en plus sur sa fraction réactionnaire comme si finalement il avait décidé de se suicider. En se radicalisant sur les positions les plus extrêmes, le parti des républicains efface de plus en plus les différences avec le front national. Ce qui faisait l’originalité de l’UMP, c’était de rassembler des gaullistes, des progressistes, des centristes et la droite plus traditionnelle. Cet assemblage a volé en éclats avec des républicains qui ont été absorbés par Macron, d’autres qui ont le cul entre deux chaises entre Macon et le RN et qui ne veulent pas choisir l’un ou l’autre camp. D’autres enfin qui sont très proches du Front National et même pour certains qu’ils rejoignent. Aujourd’hui les républicains ne pèsent plus que 10 % dans l’opinion publique. Ils vont forcément être écrasés par le rassemblement national qui, lui, peut revendiquer autour de 25 %. Pire s’il veut continuer d’exister et contrairement à ce qu’il affirme le parti de Wauquiez sera contraint de s’allier le moment venu lors des prochaines élections. Sinon il risque purement et simplement de disparaître laissant ainsi le champ à l’affrontement entre le pouvoir et le rassemblement national puisque la gauche est également dans état lamentable et qui lui faudra sans doute des années et des années pour se reconstruire si elle ne disparaît pas avant. C’est sans doute délibérément que Wauquiez a choisi un responsable particulièrement marqué à droite et il faut le dire : en plus en provenance de Versailles,  Tout un symbole.

 

Tapie porte plainte devant la Commission européenne

 

Tapie porte plainte devant la Commission européenne

 

Histoire de gagner encore un peu du temps, tapie  sollicite la commission européenne concernant l’affaire Adidas qui doit le contraindre à rembourser les 400 millions touchés indûment. Ainsi tapie pense encore faire durer l’affaire pendant quelques mois voir quelques années puisque maintenant cette histoire politico-financière qui  date de 25 ans ! On n’aura noté que tapie revient dans l’actualité aussi sur le terrain français avec son soutien à certains gilets jaunes qu’il a aidés à présenter une liste aux européennes. Une opération qui n’est pas neutre dans la mesure où cela constitue une sorte de petit cadeau au pouvoir en place puisque la liste en question est en fait appréciée et soutenu par le pouvoir et  portera surtout préjudice aux autres listes (très peu à la république en marche). Il s’agit évidemment d’une nouvelle manœuvre de procédure qui s’inscrit en outre dans une stratégie politique. Il est probable que la justice indépendante sera sensible aux pressions du pouvoir pour retarder encore le remboursement des 400 millions (plus 50 millions pour préjudice moral ! »C’est une fois de plus un écran de fumée. (…) La Commission européenne n’est pas là pour contrôler ce que la Cour de cassation a jugé », a réagi Me Jean-Pierre Martel, avocat du CDR, l’organisme chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais. En mai 2017, Bernard Tapie, actionnaire majoritaire du groupe de presse La Provence, avait été définitivement condamné à rendre l’intégralité des plus de 400 millions d’euros obtenus en vertu d’un arbitrage privé en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’arbitrage privé, contesté par l’Etat français sous la présidence de François Hollande par l’intermédiaire du CDR, a été annulé par la justice française en 2015.

Dans ce feuilleton judiciaire de plus de 25 ans, Bernard Tapie a essuyé un nouveau revers il y a dix jours en France. Le tribunal de commerce de Paris a rejeté le plan de sauvegarde de ses sociétés, dont dépend le remboursement des sommes attribuées au titre de l’arbitrage. Par ailleurs Tapie devrait comparaître devant un tribunal correctionnel.

Liste européenne gilets jaunes d’Ingrid Levavasseur : la nullité et la complicité

Liste européenne gilets jaunes d’Ingrid Levavasseur : la nullité et la complicité

 

 

La tête de liste gilet jaune aux européennes, Ingrid Le vavasseur a pu s’exprimer sur plusieurs chaînes de télévision au cours du week-end. On a pu ainsi mesurer le grand vide idéologique et intellectuel de l’intéressé. Interrogé sur ses orientations, Ingrid le Vavasseur a déclaré qu’elle n’avait pas de programme mais une plate-forme sur Internet pour recenser les revendications et construire ainsi ses orientations programmatiques. À titre personnel a-t-elle seulement indiqué, elle serait cependant un peu pour l’Europe. On n’en saura pas plus et pour cause car l’émergence Ingrid le Vavasseur relève d’un phénomène authentiquement médiatique. L’intéressée s’exprime de manière à peu près correct mais sur le fond le niveau est celui du bistrot. Elle se contente de faire des constats qui ne sont pas sans fondement sur l’injustice fiscale et sociale. Pour le reste, la problématique est simpliste et les objectifs et moyens complètement absents. L’intéressée indique cependant que sa mouvance comprend des experts qui l’aideront à s’approprier cette problématique.  Bref une formation accélérée en quelque sorte car il faudra transformer cette candidate sans aucune expérience sociale ou politique en responsable de dimension européenne en quelques semaines ! On aura compris évidemment que cette liste suscitée et aidée par Bernard Tapie n’est pas sans arrière-pensée pour permettre à la république en marche de se rétablir dans l’opinion publique. D’un point de vue démocratique, cette initiative ambiguë unilatérale d’une mouvance des gilets jaunes porte un grave discrédit sur l’ensemble du mouvement et démontre s’il en était besoin qu’il est facile de tomber dans les déviances d’un système qu’on dénonce par ailleurs.

 

 

Sondage européenne : la liste LaREM en tête ?

Sondage européenne : la liste LaREM en tête ?

 

On peut légitimement s’interroger sur la crédibilité des derniers sondages qui se caractérisent d’une part par la remontée de la république en marche pour les européennes ainsi que l’amélioration de la popularité de Macon. Concernant ce dernier point, il faut noter que les journaux que possède Lagardère entre (JDD, Paris-Match notamment), ont été particulièrement actifs pour diffuser une remontée de Macron dans l’opinion publique. Or on sait que la plupart des grands médias possédés par les financiers se sont fortement inquiets de la descente aux enfers de Macron, aussi des conséquences sur l’évolution de l’activité générale. De la même manière,  on constaterait dans les derniers sondages une remontée de la république en marche pour les européennes. Il y a seulement encore quelques semaines le rassemblement national semblait en tête avec un score proche de 24 % tandis que la république en marche stagnait à 20 %. D’un coup dans un sondage Elabe BFM on constate exactement le contraire à savoir que la république en marche serait proche des 24 % et le rassemblement national à peine un peu au-dessus de 20 %. Par ailleurs ce sondage indiquerait qu’une liste éventuelle des gilets jaunes obtiendrait autour de 13 % et porterait surtout atteintes au rassemblement national. Dans la période il convient sans doute de se méfier particulièrement de ses sondages qui tendent à prouver que le pouvoir remonte dans l’estime de l’opinion publique. En effet la perspective de déstabilisation de Macron, voire la perspective notamment d’élections législatives qui modifieraient la majorité sont source de grandes inquiétudes dans les milieux financiers qui évidemment ne souhaitent pas que soit remise en cause une politique fiscale qui leur est favorable. Selon le dernier sondage Elabe, la liste emmenée par la majorité se détache en tête des projections pour les européennes dans quatre mois. Avec 23,5% des intentions de vote, elle devance la liste du Rassemblement national, créditée de 20,5%. Pour les européennes, la liste LaRem/MoDem est ainsi créditée de 23,5% des projections, en hausse de quatre points par rapport à la précédente mesure, en novembre dernier. Derrière elle, vient le cortège du Rassemblement national, et ses 20,5%, comme il y a deux mois. Loin, très loin derrière ce duo dépareillé, on note la troisième position de la liste des Républicains: 12,5% des intentions de vote, après une chute de 2,5 points. : La France insoumise, obtiendrait 9,5%, les Verts 9%, le Parti socialiste 6%. , de Génération.s de Benoît Hamon, et de la liste communiste chacun 2% cent. Debout la France, 5%, la liste UDI 3%. 

Sondage réalisé sur Internet les 22 et 23 janvier 2019 sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Angela Merkel pour une vraie armée européenne.

Angela Merkel pour une vraie armée européenne.

C’est sans doute le seul sujet sur lequel Macon et Merkel sont effectivement d’accord. Sur les autres thèmes européens, les divergences sont par contre à peu près totales qu’il s’agisse du projet de budget commun de la zone euro, d’un éventuel ministre de l’économie et surtout d’une mutualisation des dettes. Berlin ne veut surtout pas entendre parler de cette dernière perspective qui en fait ferait payer par l’Allemagne les dérives budgétaires des Etats mal gérés y compris la France. Par contre Merkel soutient avec Macron le projet de véritable armée pour deux raisons. D’abord parce que l’Allemagne comprend que les États-Unis veulent sérieusement alléger le poids financier de l’OTAN pour le transférer sur l’Europe. La seconde explication tient au fait que l’Allemagne entend devenir un pays également exportateur d’une industrie d’armement puissante. Pour preuve Merkel a réitéré la nécessité pour les Européens de développer des systèmes d’armement communs et une politique d’exportation d’armements commune, “sinon nous ne pourrons pas nous présenter unis sur la scène internationale”.

Une Taxe numérique européenne: d’ici fin 2018 ?

Une Taxe numérique européenne: d’ici fin 2018 ?

 

Bruno Lemaire, ministre français des finances, prend sans doute ses désirs pour des réalités en annonçant une véritable taxe européenne concernant les GAFA en  2018. On sait que les divergences sont importantes sur cette question. Il y a les pays véritables paradis fiscaux qui font du low-cost fiscal un argument pour attirer les grandes sociétés notamment américaines et qui évidemment sont contre toute imposition des grandes plates-formes numériques et autres géants informatiques. À telle enseigne que l’Irlande s’est  mêmes alliée à Google dans une procédure judiciaire pour contester le redressement fiscal imposé à Google par l’union économique. Mais il y a aussi d’autres opposants et non des moindres à savoir l’Allemagne qui craint surtout le mesures de rétorsion sur les exportations allemandes aux États-Unis.Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a cependant déclaré vendredi penser qu’une décision serait prise d’ici la fin de l’année sur la question de l’instauration d’une taxation européenne des géants du numérique. Le commissaire européen Pierre Moscovici avait de son coté appelé  au compromis parce qu’actuellement il y a ceux qui sont opposée aux taxations des GAFA et autres  (et qui en profitent comme l’Irlande) et ceux qui la réclament comme la France. En fait pour l’instant la discussion est bloquée. Moscovici  s’était déclaré « ouvert au compromis » avec les Etats membres de l’UE pour parvenir à un accord sur sa proposition de taxer les géants du numérique sur leur chiffre d’affaires. « Nous sommes ouverts à des compromis, mais il faut rentrer dans la logique du compromis », avait-il en  appelant les Etats membres à ne pas attendre qu’une solution mondiale soit trouvée pour agir en Europe. « Je suis d’accord qu’il faille travailler dans le cadre de l’OCDE et dans celui du G20″, a-t-il expliqué. « Mais si nous attendons encore quelques années, nous allons nous retrouver avec un gruyère européen où un certain nombre d’Etats membres auront mis en place leurs propres taxes, pendant que d’autres continueront à développer des pratiques d’attractivité qui creuseront encore le fossé au sein du marché intérieur », a-t-il prévenu. Finalement, on pourrait se mettre d’accord sur un compromis mais avec uene taxe peu pénalisante pour les GAFA et autres.

 

 

Terrorisme : comment renforcer l’action européenne (Dimitris Avramopoulos)

Terrorisme : comment renforcer l’action européenne (Dimitris Avramopoulos)

Un article  Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la Migration, des Affaires intérieures et de la Citoyenneté. Dans le Tribune.

«  Terrorisme est un crime odieux contre l’humanité. Il s’attaque à notre mode de vie et à nos valeurs fondamentales. Le mois dernier, nous avons commémoré le deuxième anniversaire des événements tragiques survenus à Nice. Le 17 août, un an aura passé depuis les attentats de Barcelone et Cambrils. Alors que nos mémoires sont encore meurtries par ces souvenirs, nous faisons vœu de construire une Europe plus résiliente face à la menace terroriste. Une Europe qui protège ses citoyens.

Nous n’y parviendrons qu’en instaurant un climat de confiance et de solidarité entre nous, dans l’ensemble de l’UE. Nous arrivons mieux à travailler ensemble et à nous faire davantage confiance. L’année dernière, nos États membres ont signalé l’existence de 33 projets d’attentats terroristes djihadistes, dont 10 ont été concrétisés. Douze autres ont manqué leur objectif et 11 ont été déjoués. Nous en avons tiré des enseignements et instaurons cette confiance et cette solidarité, dont la contribution à la prévention et à la préparation est avérée. C’est à l’aune des 23 attaques qui n’ont heureusement jamais eu lieu qu’il faudrait désormais mesurer notre action. Nul ne peut promettre qu’il n’y aura plus jamais d’attaques mais nous ne devons pas relâcher nos efforts tant que nos concitoyens ne se sentiront pas totalement en sécurité.

Cette bataille, nous devons la livrer sur plusieurs fronts. En premier lieu, en refusant aux terroristes les moyens de nous nuire: en les privant de l’accès aux armes à feu, aux explosifs et aux capitaux dont ils ont besoin pour perpétrer leurs attentats; en durcissant les règles de sécurité dans toute l’Europe; en sécurisant nos espaces publics, y compris en finançant la construction de barrières contre les attaques au camion – comme celle de la Promenade des Anglais ou de La Rambla – et en faisant de la sécurité une composante essentielle de la conception de notre planification urbaine.

Nous devons ensuite renforcer la sécurité de nos frontières extérieures. Nous devons faciliter le franchissement de nos frontières aux voyageurs de bonne foi, mais identifier rapidement ceux qui représentent une menace pour notre sécurité et les envoyer en prison si c’est leur place. Notre corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, opérationnel depuis octobre 2016, va bientôt être considérablement renforcé en personnel et en ressources. De nouveaux systèmes d’information, tels que le système européen d’entrée/sortie, se développent rapidement afin que nos garde-frontières disposent d’informations essentielles pour mieux gérer nos frontières. Dans un avenir très proche, les bases de données de sécurité de l’UE vont devenir interopérables. Tous les liens nécessaires seront établis, ce qui rendra très difficile, voire impossible, aux combattants terroristes étrangers de rentrer en Europe sans être repérés.

En troisième lieu, pour garantir la sécurité intérieure il nous faut aussi nous intéresser à ce qui se passe au-delà des frontières de l’UE. La coopération avec les pays voisins et alliés est vitale à cet égard. Notre coopération en matière de sécurité avec l’allié stratégique naturel de l’Europe que sont les États-Unis est à nouveau sur les rails. Nous collaborons également avec des partenaires de notre voisinage. Nous sommes sur le point d’entamer des négociations avec le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et cinq autres pays clés en vue de pouvoir partager des informations essentielles, y compris des données à caractère personnel. Isolé, aucun pays ne peut relever le défi du terrorisme. L’Europe non plus.

Mais ce qui importe davantage encore, c’est de mener la bataille des idées en notre propre sein. Nous devons scruter les profondeurs de nos sociétés pour comprendre ce qui pousse des citoyens européens à prendre les armes contre leurs concitoyens. Cette bataille requiert une approche holistique qui commence avec l’éducation pour aller jusqu’à l’examen de notre système carcéral, sans oublier l’internet.

L’internet ne saurait continuer à être une caisse de résonance facile de la propagande terroriste. C’est sur cette question que nous devons tous, mais en particulier les entreprises du secteur des médias sociaux, être à la hauteur de nos responsabilités sociétales. Nous ne pouvons pas tolérer les contenus à caractère terroriste sur les plateformes en ligne. La menace est bien réelle et il est urgent d’agir. Des personnes sont mortes parce que certains se sont radicalisés du jour au lendemain en regardant des vidéos terroristes. A l’automne, nous présenterons une proposition législative afin que les contenus à caractère terroriste soient effectivement supprimés de la toile.

Nous avons tiré des enseignements, malheureusement à nos dépens, des attentats dont nous avons été victimes au cours des trois dernières années. Si nous nous bornons à lutter contre le terrorisme à l’intérieur des frontières nationales, nous serons collectivement plus vulnérables. La menace terroriste est transfrontière et doit être traitée comme telle. Nous commençons à nous en rendre compte. L’Europe construit désormais sa sécurité sur des fondations collectives grâce à une Union de la sécurité réelle et effective et à un renforcement de son rôle de sécurité dans son voisinage comme dans le monde entier. »

Magouilles sur l’éventuel accord entre l’union européenne et les États-Unis

  • Magouilles sur l’éventuel accord entre l’union européenne et les États-Unis

 

 

Il fallait  s’attendre à cette confusion sur  les éléments de négociation d’un éventuel accord entre les États-Unis et l’union européenne. Pas tellement étonnant puisque ces négociations ont  été entamés par Trame d’une part et par Juncker, le sulfureux président de la commission européenne. Il semblerait que Juncker ait surtout défendu notamment les intérêts allemands et accepté que l’agriculture figure dans sa futur traité ; ce que refuse délibérément la France. Du coup,  officiellement les autorités européennes estiment maintenant qu’il n’a pas été question que l’agriculture soit intégrée dans le futur accord mais à l’inverse les autorités  américaines affirment, elles,  que l’agriculture fera bien partie des négociations commerciales.   »Même s’ils préfèrent que l’agriculture soit en dehors (des discussions), il est tout à fait dans notre intérêt d’aborder cette question avec l’UE, en particulier sur les barrières non-tarifaires qu’ils continuent de mettre en place », a déclaré le ministre américain, Sonny Perdue.

Un responsable européen avait assuré la semaine dernière que l’agriculture ne faisait pas partie de l’accord conclu entre le président américain, Donald Trump, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Mais M. Perdue a affirmé lundi: « franchement, ce n’est pas ce que nous entendons ».

L’Union européenne principal ennemi des Etats-Unis (Trump)

L’Union européenne principal ennemi des Etats-Unis  (Trump)

 Il est clair que Trump a un peu de mal avec le langage diplomatique et le langage tout court. Il est connu qu’il ne lit rien pas, même les notes de ses collaborateurs d’où cette passion pour les tweets de quelques lignes qui économisent tout effort intellectuel notamment littéraire. Trump confond évidemment ennemi et concurrent mais dans sa dialectique primaire, c’est sa manière à lui de dire qu’il va taper sur les européens avec des droits de douane pour rééquilibrer sa balance commerciale. Mais Trump dit aussi  tout mais le contraire de ce qu’il avait affirmé aussi de manière aussi abrupte. Du coup d’ici quelque temps il pourra tout aussi bien qualifier l’Europe comme son meilleur allié commercial. Après avoir critiqué la gestion du Brexit de Theresa May la veille de leur rencontre à Londres, après avoir menacé de sortir de l’OTAN, le président américain récidive dans une interview accordée à la chaîne CBS, diffusée la veille de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, prévue à Helsinki. Le président américain Donald Trump a estimé que la Russie, l’Union européenne et la Chine étaient, pour différentes raisons, des « ennemis » des Etats-Unis.« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a estimé le chef de l’Etat.« La Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c’est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu’ils sont compétitifs« , a détaillé M. Trump, dans les propos avaient été recueillis par la chaîne CBS samedi. « L’UE est très difficile« , a poursuivi le président américain à qui l’intervieweur demandait de nommer « le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment ». « D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous« , a-t-il encore répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste« . « Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule », s’est-il encore révolté.

 

Migrants : l’Italie veut une vraie solidarité européenne

Migrants : l’Italie veut une vraie solidarité européenne

En dépit du pseudo accord européen la question migratoire n’a pas avancé d’un pouce et l’Italie lance un nouveau crie d’alarme  au président de la commission JC Juncker : « Dans ce contexte qui voit l’Italie toujours en première ligne face à l’urgence de sauver des vies humaines en mer, je te demande un signe clair de partage de la responsabilité de la gestion du phénomène migratoire et d’envisager la possibilité d’accueillir dans un port ou de prendre en charge une partie des quelque 450 personnes secourues », écrit M. Conte dans cette lettre également adressée aux autres chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE. Une embarcation de bois avec 450 migrants à bord partis depuis la Libye a été repérée vendredi à l’aube dans les eaux internationales mais dans la zone d’intervention maltaise. Dans un échange de messages, courriels et appels téléphoniques entre les autorités des deux pays Rome a tenté vendredi de faire prendre la responsabilité de ces migrants à Malte.

La Valette a répliqué en affirmant que l’embarcation était bien plus proche de l’île italienne de Lampedusa que de son propre territoire, soulignant que les migrants ne voulaient pas d’aide maltaise mais souhaitaient poursuivre leur route vers l’Italie. Malte a réitéré samedi avoir respecté « toutes les obligations prévues par les conventions internationales » en ce qui concerne les secours en mer. Une réédition de l’affaire du bateau !

Les immigrés pour sauver la démographie européenne

Les immigrés pour sauver la démographie européenne

C’est sans doute la contradiction sociétale la plus fondamentale de la période. Le sujet de l’immigration constitue en effet aujourd’hui l’une des principales préoccupations de l’union européenne. Elle explique en partie la montée des populismes et des partis réactionnaires au point d’ailleurs que l’Europe est paralysée, l’Allemagne y compris. Le sentiment général un peu partout en Europe est que les immigrés sont trop nombreux par rapport aux populations locales. La crise de 2009 qui a fait exploser les économies et le chômage a encore amplifié ce phénomène nourri par le fantasme que des immigrés venaient prendre le travail et la protection sociale des locaux. S’ajoute à cela les ambiguïtés générales des pays de l’Europe et de l’union économique à affirmer clairement les valeurs de la laïcité qui seules peuvent permettre aux résidents de toute culture de vivre en harmonie. Enfin la politique européenne en matière d’immigration est caractérisée par une grande pauvreté voir par une insuffisance coupable. Voire par exemple l’indigence des moyens de contrôle, de la politique de développement ou de l’implication dans les conflits des pays qui nourrissent une partie de l’immigration. Par ailleurs l’évolution des volumes d’immigration est complètement erratique, elle n’est pas réellement voulue dans l’union européenne mais essentiellement subie. Reste que sans cette immigration la démographie de l’union européenne est inexorablement amenée à dépérir. Cette démographie n’est sauvée que par les migrants c’est-à-dire de ceux e qui vont contribuer à nos grands équilibres économiques financiers et sociaux de demain. Ce que la chancelière Angela Merkel a bien compris mais à réalisé de manière bien maladroite et trop brutale. Ce qui nourrit aujourd’hui la crise allemande.  L’immigration set nécessaire et même indispensable pour renouveler les générations. Autant l’admettre pour mieux l’organiser la rendre supportable tant au plan économique que sociétal. Dans le même temps, il est tout aussi indispensable de s’attaquer réellement à la mise en place d’une réelle politique de développement en Afrique qui va fournir les principaux contingents de migrants économiques dans les décades à venir

 

Une allocation -chômage européenne (Olaf Scholz)

Une allocation -chômage européenne (Olaf Scholz)

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, propose la création d’un système d’assurance-chômage européen mais pas question qu’il soit financé par l’Allemagne. Il s’agirait d’un fonds auprès duquel pourrait emprunter les Etats pour financer le chômage. Mais pas question de la moindre solidarité financière européenne. Le seul intérêt serait pour les pays qui  auraient recours à ce fonds serait d’obtenir des taux plus favorables.  “ Si un Etat membre de la zone euro est confronté à une crise économique qui entraîne des licenciements massifs et coûteux en termes d’indemnités, il pourrait emprunter auprès de ce fonds de réassurance commun, précise-t-il. “Une fois la récession terminée, l’Etat en question remboursera les fonds qu’il a empruntés. En parallèle, tous les pays devraient faire en sorte que leurs filets de sécurité soient aussi prêts que possible à faire face à la crise”, souligne le ministre. Prié de dire si l’Allemagne se porterait garante de ce nouveau dispositif, il répond par la négative et ajoute: “Les réserves de l’Agence fédérale allemande de l’emploi resteront intactes et aucune dette ne sera mise en commun”. “Les choses fonctionnent de cette façon aux Etats-Unis. Les Etats financent l’assurance-chômage, mais alimentent un fonds fédéral. En temps de crise, ils peuvent emprunter de l’argent pour mieux répartir les coûts”. “Pourquoi ne devrions-nous pas appliquer cette expérience à la zone euro ? A mon avis, nous avons besoin de plus de solidarité dans la zone euro”, ajoute le ministre. Il se dit par ailleurs déterminé à instaurer une taxe sur les transactions financières et approuve l’idée de Paris, qui propose que les recettes viennent alimenter le budget de l’UE si tous les Etats membres la mettent en œuvre.

Taxes américaines : riposte européenne « mesurée »

Taxes américaines : riposte européenne « mesurée »

 

Une riposte « mesurée et proportionnée » dès juillet pour marquer le mécontentement de l’Europe mais sans toutefois prendre trop de risques de guerre commerciale. La Commission, qui a saisi l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) vendredi dernier, a parallèlement dressé une liste d’importations américaines d’un montant total de 2,8 milliards d’euros sur lesquelles pourraient s’appliquer des droits de douane. “La Commission, en coordination avec les Etats membres, prévoit de conclure la procédure avant la fin juin afin que les nouveaux droits commencent à s’appliquer en juillet”, a déclaré lors d’une conférence de presse Maros Sefcovic, vice-président de la Commission chargé de l’énergie. “C’est une réponse mesurée et proportionnée à la décision unilatérale et illégale prise par les Etats-Unis d’imposer des droits de douane sur les exportations européennes d’acier et d’aluminium. Nous regrettons que les États-Unis ne nous aient laissé d’autre choix que de protéger les intérêts de l’UE”, a souligné Cecilia Malmström, commissaire européenne chargée du commerce. Le plan européen prévoit également d’imposer des droits de douane allant de 10 à 50% sur des importations américaines supplémentaires représentant 3,6 milliards d’euros en mars 2021, voire plus tôt si l’OMC juge les décisions américaines illégales. Parmi les produits américains visés figurent le jus d’orange, le bourbon, les jeans et les motos.

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