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Union européenne : un pacte de stabilité obsolète

Union européenne : un pacte de stabilité obsolète

Devenu obsolète parce que rarement respecté par nombre de pays, le pacte de stabilité européen doit être revu.

Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) a été adopté par les pays de la zone euro en 1997, en vue de l’arrivée de la monnaie unique, l’euro, au 1er janvier 1999. L’objectif premier était le suivant : imposer aux pays de l’UE d’avoir, à terme, des budgets proches de l’équilibre ou excédentaires. En coulisse, le PSC était particulièrement poussé par l’Allemagne adepte de la rigueur budgétaire : celle-ci souhaitait éviter que les différentes économies de l’UE mènent des politiques budgétaires laxistes et donc risquées pour l’équilibre économique de la zone.

Ce pacte de stabilité reprenait des critères du traité de Maastricht (1992), fondateur de l’UE (composé à l’époque de seulement 12 membres) avec deux règles emblématiques : il impose aux États membre un déficit des administrations publiques limité à 3% du PIB national, et une dette plafonnée à 60% du PIB. En cas de non-respect des sanctions théoriques étaient prises à l’encontre des pays ne respectant pas les règles

Mais dans les faits, ces sanctions n’ont jamais été appliquées pour ne pas aggraver la situation des Etats en difficulté. Par exemple, l’Italie, qui l’année dernière a enregistré le déficit le plus élevé de la zone euro (7,5% de son PIB), n’a subi aucune sanction. Même traitement pour la France, aujourd’hui comptable d’une dette à 112,3% de son PIB, et qui a été en procédure de « déficit excessif » entre 2009 et 2018.

 

Comme solution alternative, les Etats en dehors des clous du Pacte sont censés proposer une trajectoire dite « corrective » sur plusieurs années, qui fait l’objet d’une négociation avec la Commission. Le problème c’est que cette trajectoire dite corrective est également peu respectée dans certains pays. La difficulté réside sans doute dans le fait de bien distinguer les dépassements financiers liés à des investissements structurels qui garantissent l’avenir et les dépenses de fonctionnement courantes  souvent incontrôlées.

 

France : une illusoire économie de guerre

 

« Cette fameuse “économie de guerre”, dont Macron a lancé l’expression, n’a en réalité toujours pas vu le jour »par Sylvie Kauffmann, Editorialiste au « Monde »

 

En sortant du bâtiment de l’OTAN à Bruxelles avant de remonter dans sa voiture, jeudi 4 avril, à l’issue de deux jours de discussion avec ses collègues ministres des affaires étrangères, David Cameron a tenu à expliquer « ce qu’il faut faire maintenant » dans une vidéo vue 4,5 millions de fois sur X. Visiblement, le fiasco du Brexit n’a pas entamé l’assurance de l’ex-premier ministre britannique, reconverti en chef de la diplomatie. Avec l’aisance d’un vendeur de Bentley, il énonce les prochaines mesures à prendre pour continuer à soutenir l’effort de guerre de l’Ukraine. « Il faut faire davantage », scande-t-il.

 

C’est simple, direct. En matière d’aide militaire à l’Ukraine, les Britanniques ont eu une ligne assez constante depuis 2014, date du début de l’agression armée russe. Londres dit avoir formé 60 000 soldats ukrainiens. Pour les Français, le chemin a été plus compliqué. Ils ont d’abord choisi la voie de la négociation, menée par la chancelière allemande Angela Merkel et le président François Hollande avec leurs partenaires russe et ukrainien, à l’époque où le conflit était localisé dans le Donbass. L’objectif était d’éviter la guerre, la grande, « la guerre à grande échelle ». Ce fut aussi l’objectif du dialogue mené par Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine à partir de 2019. Tout cela a échoué. Le 24 février 2022, Poutine, ayant assez joué au négociateur, a lancé la guerre à grande échelle pour conquérir l’Ukraine.
Berlin et Paris ont dû changer de stratégie. Le chancelier Olaf Scholz a décrété la « Zeitenwende », le « changement d’ère », et a tiré les conséquences de cette rupture. Le président français a opéré plusieurs revirements ; il s’est prononcé pour l’élargissement de l’Union européenne à l’Ukraine et à la Moldavie ; il s’est rapproché des pays d’Europe centrale et orientale qui dénonçaient la menace russe depuis deux décennies sans être entendus. Il prend le contrepied de Washington et de Berlin en prônant l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Et depuis le début de l’année, il est sur une ligne beaucoup plus dure à l’égard de la Russie qui, dit-il, n’attaque pas seulement l’Ukraine mais l’Europe. Il ne faut donc plus rien exclure pour affronter cette menace, pas même l’envoi de « nos » troupes.

Bayrou et Édouard Philippe sur la liste européenne pour remonter le score ou couler les intéressés ?

Bayrou  et Édouard Philippe sur la liste européenne pour remonter le score ou couler les intéressés ?

 

 

Officiellement il s’agirait de redonner du crédit à une liste du pouvoir en perte de vitesse puisque les sondages ne lui octroient que moins de 20 % des voix. Le problème est que cette défaite pourrait aussi être imputée aux deux intéressés par la suite, histoire de ternir un peu leur image  en comparaison de celle du  chef de l’État.

L’objectif du président de la République avec cette proposition est de montrer que toute la majorité est mobilisée derrière l’eurodéputée sortante. À l’heure actuelle, les sondages l’indiquent encore bien loin derrière Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national.

« Tout ce que je peux faire pour aider, je le ferais », a indiqué le maire de Pau.
Du côté du maire du Havre et fondateur du parti issu de la majorité présidentielle, Horizons, la porte n’est pas du tout fermée non plus.

 

Si François Bayrou et Édouard Philippe acceptaient officiellement de participer en ajoutant leur nom loin derrière celui de Valérie Hayer, ils seraient colistiers, mais en positions inéligibles. Même en cas de victoire du camp présidentiel, ils ne seraient donc pas amenés à siéger au Parlement européen.

Bire du camp présidentiel, ils ne seraient donc pas amenés à siéger au Parlement européen.

Dernier sondage de mars élections européennes: RN toujours nettement en tête

Dernier sondage de mars élections européennes: RN toujours nettement en tête

 
D’après une enquête Ifop-Fiducial pour LCI, « Le Figaro » et Sud Radio, le Rassemblement national est toujours largement en tête des intentions de vote pour les élections européennes. À gauche c’est le PS qui domine. Les écolos et les Insoumis s’écroulent. 

Le Rassemblement national toujours largement favori des élections européennes. À un peu plus de deux mois du scrutin (9 juin), la liste portée par Jordan Bardella caracole en tête de la nouvelle enquête Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. D’après ce sondage, le parti anciennement dirigé par Marine Le Pen recueille 30% des intentions de vote, soit un point de plus que lors de la dernière vague, fin février.

Derrière, le camp présidentiel tente de résister et conserve une dynamique. La liste conduite par Valérie Hayer (Renaissance, MoDem, Horizons, UDI) recueille 21% des intentions de vote (+2), un niveau proche de celui obtenu par la majorité présidentielle en 2019 (22,42%).
Elle devance celle du Parti socialiste, qui complète le podium et s’impose comme la première force de gauche. La liste portée par Raphaël Glucksmann obtient 11% des intentions de vote (+2), et fait mieux que les autres partis de gauche représentés à l’Assemblée nationale : les Écologistes (7%, -1), la France insoumise (6%, -2) et le Parti communiste (3%, -0,5).

À droite, les Républicains restent au-dessus de la barre des 5%, nécessaire pour envoyer des élus au Parlement européen. La liste conduite par François-Xavier Bellamy recueille 7% des intentions de vote (-1). Reconquête, le parti d’Éric Zemmour, flirte également avec cette barre. La liste conduite par Marion Maréchal obtient 6% (=).

 

Sondage réalisé par Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio en ligne entre le 19 et le 20 mars 2024 auprès d’un échantillon de 1112 personnes inscrites sur les listes électorales. La méthode des quotas a été utilisée. La marge d’erreur est comprise entre 1,1 et 2,5 points.

Union européenne : candidature de la Bosnie acceptée

Union européenne : candidature de la Bosnie acceptée

 Les dirigeants des Vingt-Sept ont donné, jeudi 21 mars, leur feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion avec l’ancienne république yougoslave. Celles-ci ne commenceront qu’une fois réalisées un certain nombre de réformes par ce pays des Balkans.

 

Les discussions ne pourront débuter qu’après l’aval de tous les gouvernements des États membres à ce cadre de négociations. Cette décision des Vingt-Sept, réunis en sommet à Bruxelles, est la dernière en date d’un mouvement vers l’élargissement de l’UE qui a gagné en vigueur depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. De telles négociations d’adhésion ont été ouvertes avec la Serbie, le Monténégro, l’Albanie et la Macédoine du Nord.

La Bosnie-Herzégovine, pays de 3,5 millions d’habitants, a obtenu le statut de candidat en 2022 après l’avis favorable de la Commission, qui avait identifié 14 « priorités essentielles » pour des réformes. Celles-ci consistent notamment à améliorer le fonctionnement des institutions centrales, renforcer l’État de droit et les droits fondamentaux, la lutte contre la corruption et la criminalité organisée dans ce pays, l’un des plus pauvres d’Europe.

La menace russe

La menace russe

 

« Si un géant comme la Russie peut impunément attaquer son voisin plus petit, qui nous dit que cela ne se reproduira pas ? »

Un collectif de parlementaires de pays de l’Alliance atlantique et membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN appelle, dans une tribune au « Monde », les gouvernements européens à faire livrer plus de missiles de longue portée et d’avions de combat à l’armée ukrainienne.

« Nous, parlementaires de pays de l’Alliance atlantique et membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, cosignataires de cette tribune, appelons instamment nos gouvernements à intensifier l’aide militaire à l’Ukraine. Alors que nous entrons dans la troisième année de l’ignoble guerre russe en Ukraine, le bilan est accablant : des dizaines de milliers de morts, civils et militaires, des millions de personnes déplacées, des infrastructures détruites, une situation humanitaire dégradée.

Deux ans, dans le temps médiatique actuel, c’est une éternité, et nous avons bien conscience du risque de lassitude de l’opinion publique à l’égard de l’Ukraine et de ses habitants. Pour autant, il est impératif de poursuivre et même d’amplifier le soutien militaire des pays européens envers notre allié ukrainien. En effet, les intentions impérialistes de Poutine et de son gouvernement ne font aucun doute. Ne nous voilons pas la face : si l’Ukraine tombe, c’est l’intégrité des frontières européennes qui sera menacée.

L’objectif de l’Alliance atlantique, au travers des articles 4 et 5 du traité, est d’assurer la protection et la défense collective de tous ses membres. C’est pourquoi nous nous réjouissons, après la Finlande il y a quelques mois, de l’entrée effective de la Suède au sein de l’OTAN. Face à l’agression russe qui nous menace indirectement, nous enjoignons donc à nos décideurs gouvernementaux, en plus de soutenir les coalitions sectorielles existantes et les traités bilatéraux, de faire livrer de façon urgente à l’armée ukrainienne plus de missiles de longue portée et davantage d’avions de combat.

Avant le prochain sommet de l’OTAN à Washington les 9 au 11 juillet 2024 − qui sera crucial tant pour l’issue du conflit que pour l’avenir de l’Alliance − nous souhaitons collectivement attirer l’attention de nos gouvernements respectifs sur la nécessité de fournir de telles armes, puisque nous en avons la possibilité, avec, pour les missiles de longue portée, les SCALP-EG et les Storm Shadow franco-britanniques, ainsi que les Taurus allemands, et, pour les avions de combat, les F-16, les Gripen et les Mirage 2000.

L’Europe entière – non la seule Union européenne – doit impérativement aider à rééquilibrer le rapport de force entre Russes et Ukrainiens. L’armée russe dispose actuellement d’un avantage écrasant en matière de munitions, d’artillerie et d’armes à longue portée. De telles livraisons permettraient aux forces ukrainiennes de riposter plus efficacement et de reprendre l’initiative sur le champ de bataille. Elles leur donneraient également la possibilité de mieux cibler les bases arrière russes et la logistique qui soutiennent l’effort de guerre, perturbant ainsi les lignes d’approvisionnement et le commandement russe.

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Politique- L’Ukraine dans l’Union européenne et l’OTAN : le véritable clivage

Politique -L’Ukraine dans l’Union européenne et l’OTAN : le véritable clivage

S’il y a des différences notoires en matière de soutien militaire et économique à l’Ukraine par contre il y a un gouffre entre ceux qui souhaitent l’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN et ceux qui s’y opposent. L’opposition est justifiée par le maintien actuel des zones d’influence d’un côté de la Russie, de l’autre de l’Occident. Et de proposer rapidement des négociations qui entérinent de fait le transfert des territoires occupés par les Russes. Quand le pacifisme se met au service de l’impérialisme russe. Une situation qui n’est pas sans rappeler le pacifisme des extrêmes à la veille de la seconde guerre mondiale.

Une position qui pourrait se comprendre si les deux camps internationaux respectaient les frontières et la paix  dans ces zones d’influence . La Russie a délibérément attaqué un pays en remettant en cause ses frontières sans parler des autres avancées impérialistes dans plusieurs régions.

Du coup, l’appartenance à l’union européenne apparaît comme la seule perspective pour obtenir une paix durable. Ce que pensent  aussi des pays comme la Suède qui vient de rejoindre l’OTAN.

À noter que les deux principales forces françaises qui s’opposent à savoir, le RN et les Insoumis sont par ailleurs très en retrait par rapport à l’existence même de l’union européenne.

L’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN : le véritable clivage politique

L’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN : le véritable clivage politique

S’il y a des différences notoires en matière de soutien militaire et économique à l’Ukraine par contre il y a un gouffre entre ceux qui souhaitent l’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN et ceux qui s’y opposent. L’opposition est justifiée par le maintien actuel des zones d’influence d’un côté de la Russie, de l’autre de l’Occident.Et de proposer rapidement des négociations qui entérinent de fait le transfert des territoires occupés par les Russes. Quand le pacifisme se met au service de l’impérialisme russe. Une situation qui n’est pas sans rappeler le pacifisme des extrêmes à la veille de la seconde guerre mondiale.

Une position qui pourrait se comprendre si les deux camps internationaux respectaient les frontières et la paix  dans ces zones d’influence . La Russie a délibérément attaqué un pays en remettant en cause ses frontières sans parler des autres avancées impérialistes dans plusieurs régions.

Du coup, l’appartenance à l’union européenne apparaît comme la seule perspective pour obtenir une paix durable. Ce que pensent  aussi des pays comme la Suède qui vient de rejoindre l’OTAN.

À noter que les deux principales forces françaises qui s’opposent à savoir, le RN et les Insoumis sont par ailleurs très en retrait par rapport à l’existence même de l’union européenne.

L’Arménie aussi vers l’Union européenne

L’Arménie aussi   vers  l’Union européenne

Le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan a déclaré que l’Arménie serait candidate pour entrer dans l’union européenne. Le problème est que le processus d’entrée dans l’union européenne est habituellement relativement long,  de l’ordre d’une dizaine d’années. C’est par exemple le temps qu’il faudra à la Géorgie pour accéder enfin à l’union européenne. Cependant le contexte géopolitique évoluant rapidement et les menaces impérialistes de la Russie se renforçant, il est possible que ces délais soient nettement raccourcis. Poutine aura au moins réussit l’exploit progressivement de rapprocher des anciens pays de l’empire soviétique vers l’Occident.

Menacé par l’Azerbaïdjan directement pris par la Russie ( son ancien partenaire)indirectement, l’Arménie choisit le camp de la démocratie et du progrès.

Ararat Mirzoyan a notamment souligné l’existence d’un «partenariat stratégique» avec les États-Unis et l’Union européenne. «L’Europe est très impliquée dans les affaires sécuritaires de notre pays, une mission de surveillance est déployée à la frontière avec l’Azerbaïdjan (annoncée le 23 janvier, NDLR). Depuis, la tension a diminué et nous pouvons entrevoir une stabilité», a-t-il expliqué.

 

À ce jour, neuf États ont le statut officiel de «candidat» : la Turquie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, l’Ukraine, la Moldavie, la Bosnie-Herzégovine et la Géorgie. L’Arménie pourrait-elle être un dixième ? Le processus est en tout cas long, déjà pour candidater, mais surtout, après, pour rejoindre formellement l’Union. Au total, plus de 10 ans peuvent s’écouler et, à l’image de la Turquie, le parcours peut se gripper, l’unanimité étant la règle au sein des 27.

Reste qu’il est difficile, en évoquant une candidature de l’Arménie, de ne pas penser au cas de son voisin géorgien. Naguère dominée par la Russie, la Géorgie s’est rapprochée de l’Occident après la brève guerre de 2008 relative aux provinces d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

« Il est de notre devoir d’aider l’Arménie à protéger ses populations civiles en cas d’agression »

Sébastien Lecornu

Parmi les pays européens, plus ou moins attentifs au sort de l’Arménie, la France fait figure de partenaire privilégié. Lors de la visite de Nikol Pashinyan à Paris pour la panthéonisation de Missak Manouchian, Emmanuel Macron a rappelé le lien qui unissait les deux pays. «Nous réaffirmons le soutien indéfectible de la France à l’indépendance de l’Arménie, son intégrité territoriale et son aspiration à la paix», avait-il déclaré.

Surtout, le 23 février dernier, à l’occasion de la visite en Arménie du ministre des Armées Sébastien Lecornu, la France a livré du matériel militaire à Erevan et a signé un nouveau contrat d’armement avec le pays du Caucase. «Il est de notre devoir d’aider l’Arménie à protéger ses populations civiles en cas d’agression», a alors souligné le ministre des Armées. Un soutien qui reste toutefois une exception parmi les membres de l’UE, comme le relève la députée européenne Nathalie Loiseau, membre de la délégation française lors de la visite à Erevan. «Il faudrait que l’Europe finance l’envoi d’équipements militaires à l’Arménie», espérait-elle.

À lire aussi«Arméniens, visez une voie rapide vers l’adhésion à l’Union européenne»

Une distance inédite avec la Russie

Ce basculement de l’Arménie vers l’Occident intervient dans un contexte de refroidissement des relations avec la Russie. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la méfiance est de mise entre les deux partenaires historiques, Erevan doutant de la volonté et de la capacité de Moscou de remplir ses engagements à l’endroit de la protection du territoire arménien. L’inquiétude s’est confirmée quand le rempart russe s’est avéré inefficace face à l’offensive Azerbaïdjanaise dans le Haut-Karabagh, le 19 septembre dernier.

Les deux pays entretiennent depuis lors des rapports plus distants. Ainsi, le 7 mars dernier, lors d’une conférence de presse, Ararat Mirzoyan a confirmé avoir demandé le retrait des agents du FSB de l’aéroport de la capitale arménienne. L’Arménie a aussi rejoint le 8 février 2024 la Cour pénale internationale, qui, un an auparavant, a lancé un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine. Un acte fort, qui obligerait en théorie l’Arménie à arrêter le président russe en cas de visite sur son territoire. Même si une telle éventualité reste improbable, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait regretté «une décision erronée» et «regrettable» de ses homologues arméniens.

À lire aussiEn adhérant à la Cour pénale internationale, l’Arménie se détourne un peu plus de la Russie

Enfin, le 23 février dernier, le premier ministre arménien Nikol Pashinyan a pris la décision de suspendre la participation de son pays à l’OTSC, organisation politico-militaire pilotée par la Russie, réunissant plusieurs pays de l’ex-URSS. Et ce malgré la dépendance énergétique et militaire du petit pays enclavé vis-à-vis de la Russie. Plusieurs infrastructures énergétiques arméniennes particulièrement stratégiques sont possédées par le champion russe du nucléaire civil, Rosatom, tandis que 95% des armes arméniennes proviendraient de la Russie, rappelle le géopolitologue Tigran Yegavian.

Quatre villages revendiqués par l’Azerbaïdjan

L’appel du pied du chef de la diplomatie arménienne à l’Union européenne, s’il n’a encore rien d’officiel, intervient alors que la situation militaire entre Erevan et Bakou est loin d’être apaisée et pourrait au contraire se dégrader de nouveau. Le 7 mars, le vice-premier ministre azerbaïdjanais, Shahin Musatfayev, a réclamé la «restitution à l’Azerbaïdjan» de quatre villages frontaliers de la région de Tavush, dans le nord-est de l’Arménie. «Ces villages appartiennent incontestablement à l’Azerbaïdjan et devraient être restitués immédiatement», a-t-il affirmé.

«Un climat de paix règne depuis plusieurs mois à la frontière des deux pays», clamait pourtant le président Azerbaïdjanais Ilham Aliev, le 1er février dernier, dans une déclaration relayée par l’agence de presse Azerbaïdjanaise Azertac. Un retour sous giron azerbaïdjanais des villages de la région du Tavush pourrait engendrer la «perte de contrôle de l’axe commercial Erevan-Tbilissi-Mer Noire, ainsi que l’un des principaux gazoducs qui alimentent la capitale», met en garde le média francophone Le Courrier d’Erevan.

L’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN : le véritable clivage politique

L’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN : le véritable clivage politique

S’il y a des différences notoires en matière de soutien militaire et économique à l’Ukraine par contre il y a un gouffre entre ceux qui souhaitent l’entrée de l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN et ceux qui s’y opposent. L’opposition est justifiée par le maintien actuel des zones d’influence d’un côté de la Russie, de l’autre de l’Occident.

Une position qui pourrait se comprendre si les deux camps internationaux respectaient les frontières et la paix  dans ces zones d’influence e. La Russie a délibérément attaqué un pays en remettant en cause ses frontières sans parler des autres avancées impérialistes dans plusieurs régions.

Du coup, l’appartenance à l’union européenne apparaît comme la seule perspective pour obtenir une paix durable. Ce que pensent  aussi des pays comme la Suède qui vient de rejoindre l’OTAN.

À noter que les deux principales forces françaises qui s’opposent à savoir, le RN et les Insoumis sont par ailleurs très en retrait par rapport à l’existence même de l’union européenne.

« Insoumis » et « RN » contre l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN

 

« Insoumis » et « RN » contre l’Ukraine dans l’union européenne et l’OTAN

Toutes les forces politiques affirment leur soutien à l’Ukraine mais de manière relativement différente et avec une intensité très contrastée. Certains insistent sur la nécessité d’une négociation tout en sachant qu’elle n’est pas possible actuellement. Mais le principal clivage demeure la possibilité ou non de faire entrer l’Ukraine dans l’union européenne et dans l’OTAN. Pour des raisons presque identiques « insoumis »  et RN sont contre cette perspective.

Dans sa déclaration de cet après-midi, le chef du gouvernement a présenté l’accord de sécurité franco-ukrainien du 16 février. Conclu pour une durée de dix ans, il comprend un renforcement de la coopération militaire, en particulier dans les domaines de l’artillerie et de la défense aérienne. De plus, l’exécutif a promis de fournir, en 2024, « jusqu’à 3 milliards d’euros de soutien supplémentaire », un financement que pourraient interroger les oppositions alors que le gouvernement vient d’annoncer une série de coupes budgétaires. « Notre sécurité a un prix », répond le ministre des Armées Sébastien Lecornu dans Le Parisien.

Le groupe de Marine Le Pen s’est abstenu lors du vote, a annoncé son président Jordan Bardella, évoquant des « lignes rouges » parmi lesquelles l’envoi de troupes au sol et l’adhésion possible de l’Ukraine à l’Otan et à l’Union européenne.

De son côté, LFI a d’ores et déjà annoncé que ses députés voteront contre ce mardi. Le groupe affirme ainsi voter « contre la guerre » et « contre l’élargissement de l’Otan et de l’Union européenne » à l’Ukraine, revendiquant leurs divergences avec les socialistes, qui soutiendront de leur côté l’accord de sécurité scellé entre Paris et Kiev.

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Politique agricole européenne : 20 ans d’échec

Politique agricole européenne : 20 ans d’échec

 

Une énième crise agricole ? Une version moderne des jacqueries d’antan ? Peut-être pas. La colère du monde agricole s’exprime certes par résurgences, au gré de l’évolution des prix ou des catastrophes naturelles ou climatiques. Mais les observateurs du secteur remarquent que cette crise diffère des précédentes pour au moins deux raisons.

 

par 

Professeur de stratégie et entrepreneuriat, Kedge Business School dans The Conversation 

D’une part, on a relevé une convergence assez inhabituelle de tous les syndicats agricoles sur le terrain, avec des revendications proches si ce n’est communes. Et pour la première fois dans l’histoire, la manifestation devient « coordonnée » au niveau européen puisque presque tous les pays ont connu au même moment des mouvements sociaux liés au monde agricole. Auparavant, ceux-ci étaient souvent locaux et ne concernaient parfois qu’une filière (le lait, la viande) : jusqu’à présent aucune crise agricole n’avait connu une telle cohésion.

Une lecture rapide pourrait nous faire croire que les crises agricoles se succèdent les unes aux autres avec une fréquence variable. Il n’en est rien. Le monde agricole est en crise permanente depuis 20 ans. Et le point de départ de cette crise constante de l’agriculture correspond au démantèlement progressif de la Politique agricole commune (PAC) originelle. Celle-ci date de 1962 et était prévue dans le traité de Rome de mars 1957 qui fondait la Communauté économique européenne (CEE). Elle avait la particularité d’être « réellement » commune et surtout d’offrir des outils de pilotage et des filets de sécurité aux producteurs.

Les objectifs initiaux de cette politique européenne étaient ambitieux : augmentation de la compétitivité, sécurité des approvisionnements, stabilisation des marchés et revenus décents pour les paysans. Elle était commune car elle disposait d’outils de régulation au niveau européen qui permettaient aux États membres de la CEE de penser leur politique agricole au niveau national mais également à une échelle supranationale.

La régulation du marché constituait le premier pilier de la PAC. Des quotas annuels étaient ainsi définis au niveau européen et ventilés ensuite par pays puis par exploitation agricole. Ces mécanismes offraient aux paysans une certaine visibilité et une relative stabilité des prix, chose plutôt rassurante pour une activité en proie aux aléas climatiques et aux maladies. Cette régulation européenne qui consistait à encadrer volumes de production et indirectement les prix a toutefois peu à peu été démantelée et les quotas ont officiellement disparu en 2015. Le second pilier relatif à l’orientation de la politique agricole permet d’aider au développement rural et parfois d’infléchir les productions. Ce second pilier (qui ne représente qu’un quart du budget de la PAC) s’appuie sur des aides et des subventions.

Les dernières filières à avoir été régies par les quotas furent le lait et le sucre alors que les filières fruits et légumes les abandonnèrent beaucoup plus tôt. La PAC s’est alors trouvée privée d’un levier puissant. L’Europe s’étant engagée dans une approche désormais plus libérale, a, en effet, privilégié une approche plus ouverte et dérégulatrice qui s’est soldée pour nombre d’observateurs par plus de volatilité sur les marchés de matières premières agricoles.
Les marchés agricoles européens ont ainsi été plutôt fragilisés, d’autant que l’absence de régulation au niveau européen (notamment des volumes) a conduit à une concurrence intraeuropéenne, parfois délétère. Les agriculteurs, mis en concurrence les uns avec les autres, quand ils savaient auparavant qui produirait quel volume et pour quelle rémunération, n’ont pas pu compenser l’érosion des prix et ont retrouvé plus d’aléas dans leurs revenus. Concrètement, le lait irlandais s’est trouvé en concurrence directe avec le lait danois, belge ou français. Cela a conduit les grandes coopératives et industriels à s’engager, comme nous l’observons dans nos travaux, dans une course à la taille afin de préempter des marchés et prendre des positions.

Conséquence directe, certaines filières ont connu des crises de surproduction, se traduisant par un effondrement des prix. Par ailleurs, comme l’Europe n’admet plus la constitution de stocks stratégiques (même si leur intérêt a été démontré pendant la crise Covid). Les marchés se trouvent sans mécanismes jouant le rôle de tampon ou d’amortisseur comme cela existait par le passé.

La déstabilisation du marché se répercute sur l’ensemble des maillons de la chaine agricole : chaque acteur va stratégiquement avoir intérêt à se couvrir en déportant une partie de son problème et des risques inhérents au secteur sur un autre acteur. Ceci explique pour partie pourquoi les négociations commerciales à l’intérieur des filières agricoles sont souvent tendues, chacun essayant de préserver sa marge au détriment de quelqu’un d’autre.

Le centre de gravité de la régulation des marchés s’est ainsi déplacé de l’Europe et de ses outils communs vers les marchés nationaux et internationaux, en laissant libre cours à des rapports de force déséquilibrés. À titre d’exemple, un exploitant laitier réalisant un million de litres va générer pour son exploitation 400 à 500 000 euros de revenus. En face de lui, il va devoir « négocier » avec par exemple Lactalis qui pèse 25 milliards d’euros et qui lui-même négocie par exemple avec le groupement Leclerc, qui lui représente 45 milliards d’euros. Autant dire que le rapport de force est clairement en faveur de l’aval des filières (la transformation et la distribution) et que les paysans n’ont en réalité aucun pouvoir pour négocier ou peser dans les discussions.
Face à ce rapport de forces inégal, l’Europe comme la France ont tenté d’apporter des réponses. La première réponse fut assez mécanique et a consisté à massifier l’amont en permettant le regroupement de producteurs afin qu’ils pèsent davantage. Des organisations de producteurs se sont constitués mais doivent affronter l’hostilité d’une partie des industriels notamment.
La seconde réponse visait à sécuriser la couverture des coûts (plus que le revenu) des agriculteurs par les distributeurs au travers de la série de lois Egalim (depuis 2019). Ces lois comportent un concept (le seuil de revente à perte) qui est censé garantir un prix plancher aux agriculteurs afin qu’ils ne perdent pas d’argent. Mais force est de constater qu’une partie des acteurs cherchent avant tout à contourner ces lois afin de maintenir leur position dans les négociations et d’être en mesure de préserver leurs marges.

Ainsi, une partie de la réponse au malaise paysan semble se trouver à mi-chemin entre l’Europe qui doit retrouver une capacité de régulation, voire d’intervention, beaucoup plus forte et au sein des États qui doivent arriver à rééquilibrer même artificiellement les pouvoirs de négociation entre les acteurs des différentes filières agricoles.

Européenne : Glucksmann pour limiter la casse à gauche

Européenne : Glucksmann pour limiter la casse à gauche

 

Une nouvelle fois les socialistes avanceront masquer derrière Glucksmann plus présentable que la plupart des autres dirigeants socialistes. De toute manière, la gauche s’apprête à recevoir comme le pouvoir une belle déculottée. On pourra donc faire porter le chapeau à Glucksmann qui n’appartient pas au PS mais à un micro parti.(Place publique) 

 

Dans tous les sondages, le rassemblement national vient nettement en têteaux alentours de 25 % d’intentions de vote , le RN a depuis largement consolidé sa place de leader dans les sondages, flirtant désormais avec la barre des 30 %. Dans une étude d’opinion réalisée début février pour le Huffington Post, YouGov place même le parti lepéniste à 32 %.

La majorité présidentielle, elle, peine à combler son retard sur son principal opposant. Donnée à environ 19 % en mai, elle a entamé une lente remontée dans les sondages avant de repasser nettement sous la barre des 20 % courant novembre. Depuis, Renaissance stagne. L’absence de tête de liste, qui tarde à être désignée, semble jouer en la défaveur de la liste macroniste, récemment créditée de 16,5 % d’intentions de vote par Elabe, son plus faible total.
Derrière le RN et Renaissance, plusieurs listes se battent pour la troisième place, autour des 10 % d’intentions de vote. Le Parti socialiste est régulièrement donné entre 9 et 10 %. La France insoumise, sondée au départ aux alentours de 10 % également, a dégringolé dans les études d’opinion jusqu’en décembre (7 %), avant de remonter légèrement depuis aux environs de 8 %. Europe Ecologie Les Verts stagne, lui aussi, autour de 8 % depuis décembre.

A droite, Les Républicains  peinent désormais à dépasser la barre des 7 %. Ils pourraient bientôt jouer des coudes avec Reconquête. La courbe d’évolution du parti d’Eric Zemmour oscille depuis dix mois entre 6 et 7 %. Pour le reste des listes sondées, la barre cruciale des 5 % des suffrages, seuil minimal pour envoyer des élus au Parlement européen, n’a jamais été atteinte.

 

Union européenne et Pacte de stabilité : Un accord ambigu

Union européenne et Pacte de stabilité : Un accord ambigu

Il faut rappeler au préalable que le précédent accord concernant la stabilité financière fixait un déficit maximum de 3 % du PIB et la dette à un maximum de 60 %. En fait, un objectif qui n’était pas respecté par nombre de pays dépensiers comme la France. Du coup, on sera moins exigeant sur l’ampleur annuelle du déficit en retirant une partie des investissements. Par contre , on va durcir les conditions nécessaires pour réduire la dette. Par parenthèse, voit mal comment on peut à la fois autoriser davantage de déficits et en même temps exiger davantage d’efforts pour réduire la dette !

De toute manière, ce pacte ne sera pas mieux respecté que précédemment car tout dépend de la réelle volonté des Etats mais aussi de l’environnement économique notamment de la croissance côté recettes

Les contraintes porteraient donc désormais surtout sur l’évolution des dépenses, un indicateur jugé plus pertinent que les déficits qui peuvent fluctuer selon le niveau de croissance. Mais l’Allemagne et ses alliés « frugaux » ont obtenu de durcir ce cadre budgétaire en imposant un effort minimum chiffré de réduction de la dette et des déficits pour tous les pays de l’UE, malgré les réticences de la France et de l’Italie. Ces modifications ont en partie dénaturé le projet et ont grandement complexifié le texte.

Pour simplifier on voit mal comment on pourrait rétablir des équilibres en permettant toutefois de dépenser davantage sous prétexte d’investissements qui évidemment vont servir de faux prétextes pour faire croître les déficits. Il suffira pour cela de qualifier d’investissements d’avenir y compris des dépenses de fonctionnement qui n’ont rien à voir avec la problématique.

Politique-Pacte de stabilité : Un accord ambigu de l’Union européenne.

Politique-Pacte de stabilité : Un accord ambigu de l’union européenne.

Il faut rappeler au préalable que le précédente accord concernant la stabilité financière fixait un déficit maximal de 3 % du PIB et la dette à un maximal de 60 %. En fait, un objectif qui n’était pas respecté par nombre de pays dépensiers comme la France. Du coup on sera moins exigeant sur l’ampleur annuelle en retirant une partie des investissements. Par contre ,on va durcir les conditions nécessaires pour réduire la dette. Par parenthèse voit mal comment on peut à la fois autoriser davantage de déficits et en même temps exiger davantage d’efforts pour réduire la dette !

De toute manière ce pacte ne sera pas mieux respecté que précédemment car tout dépend de la réelle volonté des états mais aussi de l’environnement économique notamment de la croissance côté recettes

Les contraintes porteraient donc désormais surtout sur l’évolution des dépenses, un indicateur jugé plus pertinent que les déficits qui peuvent fluctuer selon le niveau de croissance. Mais l’Allemagne et ses alliés « frugaux » ont obtenu de durcir ce cadre budgétaire en imposant un effort minimum chiffré de réduction de la dette et des déficits pour tous les pays de l’UE, malgré les réticences de la France et de l’Italie. Ces modifications ont en partie dénaturé le projet et ont grandement complexifié le texte.

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