Archive pour le Tag 'européenne'

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Voiture électrique : opposition entre la Chine et l’union européenne

Voiture électrique : opposition entre la Chine et l’union européenne

Des prix minimums pour les voitures électriques exigés par l’union européenne mais la Chine refuse.
L’Union européenne et la Chine n’ont donc pas encore trouvé d’alternatives aux droits de douane imposés sur les véhicules électriques chinois. 

Le problème c’est que la Chine est très en avance sur le plan des capacités de production et sur le plan technologique. L’union européenne risque d’être envahie par des importations d’automobiles en provenance de la Chine.

L’une des options envisagées consiste à fixer un prix minimum pour les voitures électriques importées de Chine afin d’augmenter leur prix, dont l’UE a conclu, après une longue enquête, qu’il était artificiellement bas en raison des subventions accordées par l’État chinois.

Pour répondre à ces subventions, l’Union européenne a augmenté le mois dernier les droits de douane sur les véhicules électriques construits en Chine jusqu’à 45,3% dans le cadre de sa plus importante enquête commerciale, une décision qui a divisé l’Europe et suscité des représailles de la part de Pékin. La Chambre de commerce de Chine auprès de l’UE avait exprimé sa profonde déception face à cette mesure, la qualifiant de « protectionniste » et « arbitraire ».

 

Les agriculteurs en face des contradictions de l’union européenne

Les agriculteurs en face des contradictions de l’union européenne

 

L’accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) pourrait être adopté en décembre 2024 par l’Union européenne. En France, les agriculteurs français se mobilisent pour s’opposer à cette décision. Les normes sanitaires et environnementales imposées aux agriculteurs européens ne sont pas respectées par les pays du Mercosur. Cette différence a des conséquences importantes sur les coûts de production. L’Europe envoie donc un message contradictoire, demandant aux agriculteurs de respecter des normes strictes tout en ouvrant ses portes à des produits bien moins contrôlés. L’agriculture française (et européenne) est l’une des plus sûres au monde grâce aux normes sanitaires et environnementales imposées par le régulateur français et européen.

 

par
Bertrand Valiorgue
Professeur de stratégie et gouvernance des entreprises, EM Lyon Business School

Xavier Hollandts
Professeur de stratégie et entrepreneuriat, Kedge Business School dans The Conversation

Une simple comparaison des pratiques agricoles actuelles avec celles des années 1990 permet de prendre la mesure de ce saut qualitatif (abandon de certaines molécules, prise en compte de la biodiversité, qualité de l’alimentation du bétail, par exemple).

On a tendance à oublier que ces démarches d’amélioration ne se réalisent pas sans investissements ni surcoûts. La substitution d’une technique de production par une autre n’est pas qu’un simple changement d’habitude.

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On oublie aussi régulièrement que ces investissements et surcoûts sont très difficilement répercutés sur les prix, du fait de la structure et du fonctionnement des marchés des matières premières agricoles.

Un agriculteur soucieux de l’environnement et de ses pratiques n’est pas un agriculteur qui est mieux rémunéré. C’est un agriculteur qui doit fournir un effort supplémentaire qui n’est pas intégré dans le prix de vente des denrées alimentaires qu’il produit.

Cette dure loi économique, que l’on retrouve dans le secteur agricole, porte le nom d’« effet tapis roulant ». Elle a été introduite pour la première fois par l’économiste Willard Cochrane.

Pour rester compétitifs et présents sur les marchés, les agriculteurs doivent procéder à des investissements et à l’incorporation de nouvelles technologies qui les rendent plus productifs. Cela engendre une plus grande disponibilité de denrées alimentaires commercialisées sur les marchés des matières premières et une baisse concomitante des prix.

Il faut alors procéder à de nouveaux investissements et à l’incorporation de nouvelles technologies pour rester sur le marché. On a, à l’arrivée, des agriculteurs toujours plus efficients mais dont les rémunérations stagnent. Ils doivent toujours courir plus vite sur le tapis roulant sans que leurs situations économiques progressent pour autant.

Le même effet (tapis roulant) s’observe au niveau de la préservation de l’environnement.

Les agriculteurs incorporent des normes environnementales toujours plus exigeantes sans jamais bénéficier d’augmentation des prix.

L’UE en pleine contradiction
La signature du traité de libre-échange du Mercosur touche directement à cette question en faisant entrer sur le territoire européen et français des denrées alimentaires produites selon des normes bien moins strictes, voire tout simplement interdites aux agriculteurs hexagonaux : utilisation d’antibiotiques comme activateurs de croissance, variétés issues de la transgénèse, farines animales, recours à certaines molécules chimiques, culture de céréales génétiquement modifiées…
Cet accord pourrait contribuer à déverser sur le marché français et européen des matières premières agricoles et des denrées alimentaires moins chères et produites dans des conditions peu soucieuses de l’environnement et dans des proportions très significatives.

Liste des matières premières agricoles concernées par le traité Mercosur :

99 000 tonnes de viandes de bœuf

160 000 tonnes de viande de volaille

25 000 tonnes de viande porcine

180 000 tonnes de sucre

650 000 tonnes d’éthanol

45 000 tonnes de miel

60 000 tonnes de riz

Si le traité venait à être ratifié, les filières et les agriculteurs concernés devront faire face à une concurrence déloyale et un dumping environnemental orchestré par l’Union européenne qui au même moment renforce ses exigences environnementales et sanitaires à l’égard des producteurs agricoles localisés dans la zone Europe.

Cette réalité brutale pousse les agriculteurs français et européens à descendre dans la rue afin de dénoncer une concurrence déloyale, réalisée au détriment de l’environnement et de leurs exploitations. L’Europe envoie un message contradictoire à ses agriculteurs, leur demandant de respecter des normes strictes tout en ouvrant ses portes à des produits bien moins contrôlés.

Elle accélère de la sorte la vitesse de rotation du tapis roulant tout en augmentant les charges que doivent supporter les agriculteurs. Ces derniers progressent de manière continue sur le respect de l’environnement sans que les marchés récompensent les efforts accomplis.

L’opposition des agriculteurs français à l’égard du Mercosur est emblématique d’une inquiétude croissante à l’égard des politiques menées par l’Europe.

La littérature sur le management des paradoxes a montré qu’à partir d’un certain niveau de contradiction, les acteurs exposés à des injonctions paradoxales s’engagent dans des dynamiques de repli et de contestation de l’autorité jugée comme étant à l’origine de la situation dans laquelle ils se retrouvent plongés.

Quand le niveau de contradiction est trop fort, la conflictualité devient la seule issue possible afin de retrouver une situation plus équilibrée et cohérente.

La contestation des agriculteurs à l’égard du traité Mercosur est révélatrice d’un niveau de contradiction fabriqué par les politiques de l’Union européenne que les agriculteurs français n’arrivent plus à supporter.

Ce niveau de contradiction est vécu avec intensité par les agriculteurs français qui mettent une pression politique sur leur gouvernement.

Il en va autrement dans les autres pays européens, comme l’Allemagne ou l’Espagne, favorables à l’accord avec le Mercosur. Sans mouvement des agriculteurs à l’échelle de l’Union et sans veto d’au moins 4 pays de l’Union européenne, il est probable que le traité soit validé en décembre prochain.

Cette ratification placerait les agriculteurs français dans un grand désarroi et enclencherait de nouveaux mouvements de contestation susceptibles d’être de plus en plus virulents.

Frédéric Courleux, agroéconomiste et conseiller au sein du Parlement européen, est co-auteur de cet article

Adhésion de la Moldavie à l’Union européenne : scrutin serré

Adhésion de la Moldavie à l’Union européenne : scrutin serré

 

Après le dépouillement d’environ 90% des bulletins, il semble que 53% des Moldaves ont voté «non» dimanche lors d’un référendum au principe de l’adhésion à l’Union européenne (UE). La tendance pourrait toutefois s’inverser alors que de nombreux votes restaient à compter à l’étranger, où vit une importante diaspora.

D’une certaine manière il s’agit d’un revers pour la présidente de la Moldavie qui milite  pour l’adhésion à l’union européenne mais qui doit affronter dans son pays les forces pro-russes

 

 

Commission européenne : Macon lâche Thierry Breton !

Commission européenne : Macon lâche    Thierry Breton !

 

On sait certes que les relations entre la présidente de la commission européenne et le commissaire français Thierry Breton étaient loin d’être idylliques. Cependant la démission de Thierry Breton constitue un événement politique qui marque le lâchage de Macron. En effet ce sont les Etats qui désignent leurs propres candidats à la commission européenne. Pourtant Thierry Breton était considéré , et de loin, comme l’un des meilleurs commissaires européens s’efforçant notamment de soutenir une plus forte politique industrielle et voulant  également réguler davantage les grandes sociétés numériques type GAFA; lesquelles ne sont pas certainement pas innocentes dans la mise à l’écart de Thierry Breton.

La commission européenne sera toujours présidée par Ursula von der Layen ( notons qu’elle avait été initialement imposée par la France contre l’avis même de l’Allemagne dont elle est originaire !)

La présidente profite actuellement de la faiblesse politique de certains des Etats affrontés à des problèmes internes comme l’Allemagne et la France. Remplacer Thierry Breton à la fois efficace et charismatique par le très mollasson Séjourné traduit l’affaiblissement de la France au sein de l’Europe.

Les tensions entre la présidente et son commissaire sont manifestes dans la lettre de démission de Thierry Breton. Le Français accuse ainsi la dirigeante allemande d’avoir proposé son remplacement « pour des raisons personnelles qu’en aucun cas, vous n’avez discutées directement avec [lui]« . « C’est très inhabituel et un affront direct au style de gouvernance d’Ursula von der Leyen, jugé pas assez collectif », résume la directrice des études pour l’Institut Jacques Delors à Bruxelles.

« J’ai pris note et accepté la démission de Thierry Breton. Je le remercie pour son travail durant son mandat de commissaire », s’est exprimée Ursula von der Leyen sur X, lundi soir.

 

L’autorité de la présidente avait été mise en cause durant l’été. Sa demande aux Etats membres de lui envoyer deux noms, celui d’un homme et celui d’une femme, était restée lettre morte. Résultat : la promesse d’un collège de commissaires paritaire s’est envolée, mettant à mal la parole de la dirigeante conservatrice.

la Commission, cette dernière accusée d’avoir trop pris la lumière lors de son premier mandat. L’eurodéputé socialiste Christophe Clergeau a ainsi qualifié sur X de « camouflet pour Emmanuel Macron » la démission de Thierry Breton. « C’est inquiétant pour l’influence de la France en Europe », s’alarme de son côté Nathalie Loiseau. L’eurodéputée Rassemblent national Mathilde Androuët déplore auprès de franceinfo « l’influence d’Ursula von der Leyen sur Emmanuel Macron », estimant qu’elle « dicte ses choix à des exécutifs nationaux ».

Un destin en France pour Thierry Breton ?
Alors que plusieurs voix, dont l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint sur X, appelaient le président français à proposer une femme au poste de commissaire, le chef de l’Etat a finalement désigné l’actuel ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. Preuve qu’Emmanuel Macron ne veut pas se faire dicter son choix par Ursula von der Leyen ? « Ce qui est certain, c’est que c’est l’un de ses proches », remarque Sophie Pornschlegel. Ce choix « permet à Emmanuel Macron de garder de l’influence à Bruxelles et donc à la France aussi », résume un député macroniste auprès de France Télévisions, qui note que le chef du Quai d’Orsay « s’entend bien » avec la présidente de la Commission.

L’ancien président du groupe Renew Europe au Parlement européen est un fin connaisseur des institutions européennes. « C’est une forme d’évidence, il est un européen convaincu et possède des talents de négociations et de diplomatie », relève l’eurodéputée et actuelle cheffe de Renew Europe Valérie Hayer, auprès de franceinfo.

Reste à savoir quel portefeuille obtiendra le chef de la diplomatie française. « C’est avant tout ce qui compte et je pense que l’on peut être confiant sur ce qui sera proposé à la France et la confirmation de son influence », espère Valérie Hayer. « Il sera une figure importante de la nouvelle équipe », prédit de son côté l’analyste Mujtaba Rhaman sur X.

En France, la démission de Thierry Breton a immédiatement déclenché une vague de questionnements sur une potentielle participation au gouvernement, que le nouveau Premier ministre Michel Barnier doit annoncer d’ici à la fin de la semaine. Tandis que Matignon se garde de tout commentaire, « Michel Barnier et [Thierry Breton] s’entendent bien », souligne toutefois un député Ensemble auprès de France Télévisions. « Sans doute Thierry Breton a-t-il trouvé un atterrissage ailleurs », suppute auprès de franceinfo une députée européenne macroniste.

Immigration : L’Allemagne s’assoit sur la politique européenne commune

Immigration : L’Allemagne s’assoit sur  la  politique  européenne commune  

Sans en référer à ses partenaires européens, l’Allemagne a délibérément décidé de mettre en cause la politique européenne  à matière d’immigration. Un changement complet de politique et une rupture avec les règles communes. Brutalement l’Allemagne décide en effet de rétablir les contrôles de tous les étrangers à l’ensemble de ces frontières.
En cause évidemment la montée de l’extrême droite dans certaines régions allemandes. C’est évidemment un virage à 180° pour Berlin qui avait largement favorisé pendant un temps l’arrivée massive d’immigrés. L’objectif officiel du rétablissement du contrôle des frontières serait justifié par le fait que le pays ne veut plus accueillir de migrants en situation irrégulière. La mesure concerne tous les pays frontaliers y compris la France. Il s’agit d’un revirement majeur de l’Allemagne et sans concertation de la politique européenne commune concernant l’immigration. Le problème c’est que cette entorse délibérée aux règles européennes pourrait inciter d’autres états à s’affranchir également de certaines règles communes.
Lundi, l’Allemagne a annoncé qu’elle étendrait les contrôles à l’ensemble de ses frontières, incluant désormais la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Belgique et le Danemark. Berlin considère cette mesure indispensable pour la «protection de la sécurité intérieure ». Cela peut-il vraiment permettre d’enrayer l’immigration illégale ?Rien n’est certain si on prend l’exemple de la croissance de l’immigration en Grande-Bretagne pourtant dispose de frontières naturelles autrement plus importantes qu’en Allemagne. Cette mesure pourrait se révéler davantage politique que réelle

 

La Chine veut punir l’agriculture européenne

La Chine veut punir l’agriculture européenne

Conséquence directe de la décision de l’Union européenne de taxer  davantage les importations de voitures électriques chinoises qui dominent le marché, Pékin lance une grande enquête pour dénoncer les avantages de l’agriculture européenne considérée comme trop subventionnée. Un comble d’une certaine manière quand on sait que la totalité des activités économiques bénéficient  de l’aide de l’État chinois lors des exportations.

 

« Le ministère du Commerce a décidé d’ouvrir une enquête antidumping sur certains produits laitiers importés depuis l’Union européenne à compter du 21 août 2024 », a ainsi indiqué le ministère chinois du Commerce, dans un communiqué.

Cette annonce intervient au lendemain de nouvelles taxes douanières annoncées mardi par l’Union européenne (UE) sur les voitures électriques provenant de Chine, y compris celles du constructeur américain Tesla qui possède une usine à Shanghai.

Bruxelles estime en effet que les prix des véhicules chinois sont artificiellement bas, du fait de subventions d’État qui faussent le marché et nuisent à la compétitivité des constructeurs européens.

Ces nouvelles surtaxes, mises en place d’ici fin octobre (sauf vote contraire des 27 États membres de l’UE), peuvent atteindre jusqu’à 36%. La majeure partie des constructeurs chinois est concernée par ces nouveaux droits de douanes européens. Bruxelles imposera ainsi des surtaxes de 17% au fabricant chinois BYD, de 19,3% à Geely, et de 36,3% à SAIC.

Dans la foulée, la Chambre de commerce chinoise dans l’UE avait fustigé le « protectionnisme » et les pratiques commerciales « injustes », induites par ces droits de douanes spécifiques.

 

Automobile : la Chine attaque l’union européenne pour concurrence déloyale !

Automobile : la Chine attaque l’union européenne pour concurrence déloyale !

La Chine qui attaque l’union européenne pour concurrence déloyale ! d’une certaine manière, c’est le monde à l’envers quand on sait que l’économie chinoise est totalement dans les mains de l’État et donc subventionnée. En cause,  la perspective d’augmenter les taxes de 38 % sur les importations de voitures chinoises. Une taxe qui s’ajoute aux 10 % existants. Notons qu’aux États-Unis on est passé à 100 % de taxes. L’enjeu porte évidemment maintenant essentiellement sur les voitures électriques dont les exportations chinoises sont l’ enjeu important et qui font chuter la croissance de Pékin. Cela d’autant plus que les consommateurs européens notamment ne semblent pas très enthousiastes pour acheter une voiture électrique ( les immatriculations des véhicules électriques en Allemagne s’écroulent par exemple).Pékin a annoncé ce vendredi avoir saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après la décision de l’Union européenne (UE) d’imposer en juillet des surtaxes sur les importations de véhicules électriques chinois. Pour rappel, Pékin est accusé d’avoir favorisé illégalement ses constructeurs.

 

En Europe, les marques chinoises progressent vite grâce à des tarifs compétitifs, mais jugés artificiellement bas par l’UE. Elles y sont passées de moins de 2% du marché des voitures électriques fin 2021 à près de 8% fin 2023, selon le cabinet spécialisé Jato.

À ce jour, la Commission européenne dispose encore de quatre mois pour décider de surtaxes définitives, ce qui laisse ouverte une fenêtre de dialogue. Ces droits définitifs, qui devront être avalisés par les Vingt-Sept, seraient valables cinq ans. À l’issue d’une enquête antisubventions entamée en octobre, Bruxelles avait annoncé ces surtaxes le 12 juin, tout en lançant des discussions avec Pékin pour tenter de résoudre le problème et désamorcer les risques de guerre commerciale.

Des taxes dépourvues de tout « fondement factuel et légal », selon Pékin
La Chine avait annoncé dès le lendemain qu’elle « se réserv[ait] le droit » de porter plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pékin avait assuré qu’une telle décision était dépourvue de tout « fondement factuel et légal ».

« Cette mesure nuit non seulement aux droits et intérêts légaux de l’industrie chinoise des véhicules électriques (…) mais créera aussi une distorsion des chaînes de production et d’approvisionnement à travers le monde, y compris dans l’Union européenne », avait affirmé He Yadong.

« Les actions de l’UE sont soupçonnées de violer les règles de l’OMC et constituent un comportement protectionniste pur et simple », avait-il ajouté. L’UE affirme se conformer aux règles de l’OMC avec ces taxes visant à freiner les importations de véhicules électriques chinois sans les bloquer complètement, contrairement à la politique menée par Washington. Les Etats-Unis avaient annoncé mi-mai une hausse des droits de douane sur les véhicules électriques chinois à 100%, contre 25% précédemment.

France: Procédure européenne pour déficit excessif

France: Procédure européenne pour déficit excessif

Sept Etats membres, dont la France, , l’Italie la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et Malte Vont faire l’objet de sanctions de la part de Bruxelles au motif du dérapage budgétaire et de la dette.

Ces pays  devront prendre des mesures correctrices pour respecter à l’avenir ces règles budgétaires, sous peine de sanctions financières. Ces règles ont été mises en sommeil après 2020 à cause de la crise économique liée au Covid puis à la guerre en Ukraine. Elles ont été réformées et réactivées cette année. Les déficits les plus élevés de l’UE ont été enregistrés l’an dernier en Italie (7,4% du PIB), en Hongrie (6,7%), en Roumanie (6,6%), en France (5,5%) et en Pologne (5,1%).

La France, dont la dette atteint 110% du PIB, a été la plupart du temps en procédure de déficit excessif depuis la création de l’euro au tournant des années 2000. Elle en était toutefois sortie en 2017. Il y a deux semaines, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie du gouvernement français démissionnaire, avait indiqué que la France doit économiser 25 milliards d’euros en 2024 pour redresser ses finances publiques. Quelque 15 milliards d’économies ont déjà été «exécutés» mais il reste à trouver 10 autres milliards en réduisant les dépenses des ministères et des collectivités locales ainsi que par l’effet d’une taxation des rentes plus efficace sur les énergéticiens, selon M. Le Maire.

En terme de déficit public, Paris promet de revenir dans les clous en quatre ans. Bruno Le Maire a fixé l’objectif de 5,1% de déficit en 2024 (après 5,5% en 2023), alors que Bruxelles table sur 5,3% cette année et 5% en 2025. 

 

Concurrence déloyale : la Chine attaque l’union européenne !

Concurrence déloyale : la Chine attaque l’union européenne !

Réponse du berger à la bergère : l’union européenne a lancé plusieurs enquêtes contre des pratiques chinoises illicites et Pékin réplique en attaquant l’union européenne pour concurrence déloyale

De quoi évidemment sourire quand on sait que la totalité de l’économie et sous le contrôle de l’État et du parti communiste qui soutiennent à bout de bras l’ économie par des subventions, des réglementations et des restrictions aux productions étrangères importées. Sans parler des questions environnementales et des conditions sociales. La Chine est toujours l’usine du monde dans nombre de produits manufacturés précisément grâce à ce soutien de l’État

Le ministère chinois du Commerce a fait savoir qu’il « enquête sur les pratiques de l’Union européenne en matière d’obstacles au commerce et à l’investissement pour des entreprises chinoises », selon un communiqué publié ce mercredi.

La Commission européenne a lancé ces derniers mois une série de procédures visant la Chine, notamment dans le cadre de sa nouvelle réglementation anti-subventions entrée en vigueur mi-2023. Objectif ? Empêcher les subventions de pays tiers soupçonnées de créer une concurrence déloyale dans le cadre d’appels d’offres.

Bruxelles a notamment pris la décision la semaine dernière d’imposer jusqu’à 38% de droits de douane supplémentaires sur les importations de voitures électriques chinoises, le niveau variant selon les constructeurs. Une taxe qui s’ajoute aux 10% déjà appliqués par l’UE aux véhicules fabriqués dans les usines en Chine.

Cette mesure doit permettre de freiner les importations de véhicules électriques chinois sans les bloquer complètement, selon l’UE. Bruxelles affirme se conformer aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle espère ainsi protéger une filière qui emploie 14,6 millions de salariés dans l’UE, tout en évitant un conflit mortifère avec son deuxième partenaire économique (derrière les États-Unis).

Ce qui n’a, sans surprise, pas plu à la Chine. La Chambre de commerce chinoise dans l’UE a fustigé une « mesure protectionniste motivée par des facteurs politiques », espérant que les pourparlers débouchent « le plus tôt possible ». Le dialogue reste ouvert. Bruxelles a quatre mois pour décider de maintenir ou non ces surtaxes sur le long terme, à savoir pendant cinq ans.

Pour rappel, l’Empire du milieu avait déjà annoncé en janvier enquêter sur une infraction supposée à la concurrence des eaux-de-vie de vin, comme le cognac, importées de l’UE et en particulier de la France, qui avait donné l’impulsion à l’enquête de Bruxelles. En juin, elle a aussi lancé une enquête antidumping sur les importations de porc et de produits porcins en provenance de l’UE, des marchandises principalement produites en Espagne, en France, aux Pays-Bas et au Danemark.

 

Union européenne: surtaxe des véhicules électriques chinois

Union européenne: surtaxe des véhicules électriques chinois

 la Commission européenne a officiellement annoncé la mise en place de droits de douane provisoires sur les importations de véhicules électriques à batterie (BEV) en provenance de Chine. Une taxation très critiquée par Volkswagen qui a passé des accords particuliers avec la Chine !

S’échelonnant de 17 % à 37 % selon les montants de subventions publiques perçues par les entreprises chinoises, ils viennent s’ajouter aux taxes de 10 % déjà appliquées par l’UE. Ces nouveaux droits, dits « compensateurs », entreront en vigueur à partir de vendredi et ouvrent une période de quatre mois à l’issue de laquelle l’UE doit décider d’imposer ou non des droits définitifs.

Une décision assez critiquée en Allemagne et notamment par Volkswagen qui entretient des liens particuliers avec les Chinois dans la filière électrique.

.L’Allemagne, très engagée en Chine, avait bataillé avec la Suède et la Hongrie pour éviter des sanctions dans ce dossier, craignant des représailles – à l’unisson des inquiétudes des constructeurs automobiles allemands Audi, BMW, Mercedes et Volkswagen qui réalisent près de 40% de leurs ventes mondiales en Chine.

Le premier constructeur automobile européen Volkswagen a déclaré ce jeudi « rejeter » ces droits de douane, que le groupe allemand juge « préjudiciables ». . La France et l’Espagne ont au contraire poussé pour des mesures proportionnées.

Ursula von der Leyen reconduite à la tête de la Commission européenne

 Ursula von der Leyen  reconduite à la tête de la Commission européenne

Les dirigeants européens se sont réunis jeudi à Bruxelles et ont trouvé un accord pour reconduire Ursula von der Leyen à la tête de la Commission, dans le cadre d’un accord sur les postes clés de l’UE.

Après des discussions sur les questions de politique étrangère, Ukraine et Proche-Orient, et de défense, les chefs d’État et de gouvernement ont endossé l’«agenda stratégique», fixant les priorités du bloc pour les cinq prochaines années. Ils ont entamé peu avant 22 heures le débat sur la répartition des «top jobs».

 

Déficit excessif : Un avertissement de la Commission européenne

Déficit excessif : Un avertissement de la  Commission européenne

Même sans dissolution de l’assemblée nationale, la France aurait sans doute reçu un sérieux avertissement de la commission européenne à propos de sa dérive des déficits. Il est clair que la décision de Macron d’organiser des élections législatives va peser sur le prochain avertissement de la commission européenne dans la mesure où les programmes annoncés sont encore synonymes de fuite en avant financière.
« La France va être mise en procédure de déficit excessif », prévoit Christopher Dembick, économiste chez Pictet Asset Management. « Le déficit pour 2024 a été révisé à 5,1% au printemps par le gouvernement mais cela reste optimiste. L’effort budgétaire à accomplir en fin d’année est de 10 à 15 milliards d’euros et de 20 à 25 milliards d’euros l’année prochaine. Cet effort sera sans doute supérieur à la période 2010-2013 »

Dans ses dernières prévisions, la Banque de France a révisé à la baisse son chiffre de croissance du PIB à 1,2% contre 1,5% en 2025. Les coupes budgétaires et les prix de l’énergie plus élevés que prévus ont amené les conjoncturistes à noircir leurs projections. Quant à la zone euro, les perspectives sont loin d’être favorables. « Nos prévisions pointent vers une légère progression de la croissance, voire une stabilisation ».

Autant d’éléments conjoncturels qui ne vont pas contribuer à améliorer la situation financière très dégradée de la France.

 

Biodiversité : une loi européenne sur la restauration de la nature

Biodiversité :  une loi européenne sur la restauration de la nature

Les Etats de l’UE ont voté en faveur de la loi sur la restauration de la nature, lundi 17 juin. Cette législation impose d’instaurer d’ici à 2030 des mesures de rétablissement des écosystèmes sur 20% des terres et espaces marins à l’échelle de l’UE, et de restaurer au moins 30% des habitats (zones humides, forêts, etc.) en mauvais état.
D’autres dispositions visent à améliorer les critères mesurant la santé des forêts, à retirer les obstacles sur les cours d’eau et à stopper le déclin des abeilles. L’impact en milieu rural avait suscité de houleux débats au Parlement européen l’an dernier et alimenté la colère agricole début 2024 malgré les vastes flexibilités introduites. Le texte, largement amendé et critiqué, avait finalement été validé par le Parlement.

 

Luca de Meo ( Renault) : Pour une politique industrielle européenne

Luca de Meo ( Renault) : Pour une politique industrielle européenne

Luca de Meo,  passé par Toyota, Fiat, Audi et Seat qui a réussi depuis 2020 à redresser un groupe éprouvé par de multiples crises souhaite une politique industrielle à l’échelle de l’Europe dans le domaine de l’automobile ( dans La Tribune)

 Les élections européennes ont lieu aujourd’hui. L’interdiction de ventes des voitures thermiques neuves en 2035 suscite des interrogations à Bruxelles. Qu’en pensez-vous  ?

LUCA DE MEO - Un retour en arrière se traduirait par un refus du progrès. Car la voiture électrique est un meilleur choix pour l’environnement. C’est une certitude. En outre, l’industrie automobile, qui repose sur des choix technologiques de temps long, s’accommode mal de brusques mouvements de balancier. Beaucoup d’interlocuteurs nous expliquaient il y a trois ans que ne pas opter pour l’électrique entraînerait la disparition du groupe. Les mêmes nous demandent aujourd’hui si notre stratégie dans ce domaine est pertinente. Or des entreprises telles que Renault ne peuvent pas virer de bord en un clin d’œil. Nous sommes un paquebot, pas un hors-bord. Nous avons besoin de perspectives cohérentes et de mécanismes d’ajustement, si nécessaire.

À quels obstacles vous heurtez-vous  ?

Le débat en cours part dans toutes les directions, ce qui n’est pas rassurant. L’écosystème tout entier doit nous aider à atteindre nos objectifs. Si on n’installe pas des superchargeurs sur les autoroutes, il est difficile de vendre de voitures électriques. Si le prix de l’électricité ne peut être garanti, nos clients remettront en question leur décision d’achat. Les infrastructures de recharge sont pour l’instant concentrées à 80 % aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. En Italie, ou en Espagne, entre autres, elles demeurent inexistantes. La transition énergétique est un sport d’équipe. Elle exige une coordination des différents secteurs industriels.

 

Zéro débris dans l’espace: Amazon d’accord avec l’agence spatiale européenne

 Amazon rejoint l’agence spatiale européenne et une entreprises qui ont signé jeudi la charte européenne visant à faire émerger une activité spatiale neutre en débris.

A l’occasion du Salon aéronautique de Berlin (ILA), Amazon a apposé sa signature aux côtés de quarante autres entreprises pour rallier la charte « Zéro débris » portée par l’Agence spatiale européenne.

Présenté à l’automne 2023 à l’occasion du sommet de Séville, ce texte appelle à faire changer les comportements dans l’espace pour atteindre une activité en orbite neutre en débris à l’horizon 2030. Ce qui passe par le fait de ne pas laisser délibérément des objets non fonctionnels en orbite et ensuite par la réduction des risques de collision et de rentrée non contrôlée dans l’atmosphère terrestre.

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